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 Vouloir, c'est Pouvoir ; Oser, c'est Avoir | Lardon

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Maximilien Eraël
~ Humain ~ Niveau III ~

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◈ Parchemins usagés : 2359
◈ YinYanisé(e) le : 18/09/2016
◈ Activité : Charpentier | rang II ; Ébéniste | rang II ; Soldat | rang II
Maximilien Eraël
Lun 07 Fév 2022, 23:44


Vouloir, c'est Pouvoir ; Oser, c'est Avoir

Une esquif fut mise à l'eau à l'aube. Trois marins menaient à terre les deux Humains présents, moins pour être sûr qu'ils arrivent sans problèmes jusqu'à la berge que pour atténuer leur Ma'Ahid et éviter les handicaper. Lorsqu'ils posèrent le pied au sol Maximilien tourna les yeux vers l'intérieur des terres. On pouvait y voir un sentier, à peine assez grand pour qu'un homme y passe sans être obligé de se tailler un chemin dans la flore envahissante. À première vue, l'endroit semblait toujours sauvage. S'il y avait ressources, il allait falloir aller les chercher, et ça les marins en avaient bien conscience ce qui avait tendance à les ennuyer passablement. Maximilien sorti une boussole et commença à s'orienter suivant l'aile d'argent servant d'aiguille, puis s'avança finalement vers les taillis, suivi de Luam. « Où vous allez comme ça ? On sait pas ce qu'il y a ici. » les interrompis l'un des marins. Le rouquin se tourna vers le groupe. « C'est gentil de vous inquiéter. » railla-t-il d'abord. « Mais je suis un grand garçon, je devrais pouvoir me débrouiller. » continua-t-il à ironiser avant reprendre sa route, l'Humaine sur les talons.

Plus ils avançaient dans les terres, plus la cacophonie d'un monde qui s'agitait leur parvenait avec intensité aux oreilles. C'était d'autant plus le cas une fois sortie de la forêt dont les arbres et arbustes étouffaient les sons extérieurs. « Par Sympan... » entendit-il Luam souffler une fois arrivée sur place. De loin c'était déjà impressionnant. Alors de prêt. La stupéfaction brillait dans son regard rivé sur la bâtisse en construction. Maximilien comprenait. Lui-même ne s'attendait pas à ça. Le chantier était encore en cours et pourtant on devinait déjà la majesté que serait ces prémices de monument. « Hey ! Vous êtes qui ?! ». L'attention des deux Humains se porta sur le mastodonte qui approchait. Il s'arrêta néanmoins à quelques pas d'eux, le reflux du Ma'Ahid autour du duo piquant de façon désagréable son être. « Y a pas de place pour les touristes. » grogna-t-il ensuite, son regard braqué sur la brune principalement. Un rictus sarcastique se dessina pourtant sur les lèvres de celle-ci. « Dit celui qui flanche devant "les touristes". ». Ces mots lui chatouillaient les lèvres, pourtant elle n'en dit rien. Elle n'était là que parce que son apprenti le lui avait demandé, rien de plus, rien de moins. Elle ignorait qui l'avait convié lui et préférait ainsi garder le silence plutôt que risquer attiser des flammes que Maximilien ne voulait peut-être pas allumer. « On vient pas en touriste, t'en fais pas pour ça. » commenta le Kaaiji à sa place en récupérant la missive de la Sùlfr. Il s'approcha alors pour la tendre au molosse, faisant fi du mouvement de recul qu'il initia. « On en aura pas pour long, juste le temps de quelques mesures. » ajouta-t-il, désinvolte, avant tourner les talons et avancer sur le chantier sous l'œil interdit de l'ouvrier qui s'était emparé du message. Luam le rattrapa d'un pas rapide. « Je suis étonnée que tu n'ais répondu que comme ça. » glissa-t-elle au rouquin. « J'ai fini par comprendre que ce qu'aimaient une majorité des races, et ce qu'elles attendaient, c'est que l'on ploie devant elles en admettant l'infériorité, l'inutilité et la faiblesse du Ma'Ahid et de la race. ». Bien qu'il énonça cette opinion de façon posée, Luam entendait la colère gronder sous ces mots et l'amertume qui les enrobait. « Je pense que toucher l'orgueil d'une personne en levant la tête à hauteur de la sienne est tout aussi efficace que lui expliquer d'un poing dans la gueule. ». Sur ce point, elle ne pouvait nier. L'orgueil était un sentiment terriblement dévastateur quand il nous saisissait ou se faisait démolir. Beaucoup de grandes épopées n'avaient eu lieu que pour satisfaire l'orgueil d'un homme ou punir celle d'un autre. « Tu t'es assagi dis-moi. » ria-t-elle. Maximilien ne releva pas le ton sarcastique de Luam. À une époque, très probablement, aurait-il sans attendre répliqué par la colère et la violence. Une attaque supplémentaire du bonhomme et son poing lui aurait échappé pour un résultat loin des attentes qu'il aurait attendu. À la stature du gars, celui-ci aurait peut-être réceptionné le coup sans trop broncher pour lui donner le revers, bien plus efficace, en remerciement. Toutefois, de là à se dire sage parce qu'il n'avait pas agit ainsi... Il suffisait de voir son court passage à Bouton-d'Or ou même sa simple présence ici. Ou encore la suite d'une conversation apparemment pas aussi inachevée qu'elle lui avait semblé être. « Au fait, tu comptes me dire un jour qui t'as demandé ici ? » - « Tu me croirais pas. » - « Essais touj... » - « Je vois qu'un seul nom là-dessus. » jeta l'ouvrier avec une forme certaine de satisfaction, interrompant la discussion entre les deux Humains. Il n'avait pas la moindre idée de ce qui était écrit sur le papier. Sans être analphabète, ça lui aurait quand même prit une plombe de tout déchiffrer. Il s'était contenté de relever les mots qu'il comprenait d'un coup d'œil, tâche aisée pour les noms. Maximilien braqua un regard sidéré sur lui. Quelle mauvaise foi. C'était vraiment chercher le détail pour faire chier l'autre et se donner raison. Bien plus agacé, le Kaaiji esquissa un mouvement en sa direction, prêt à faire face et répondre au fauteur de trouble. La main se posant sur son bras l'arrêta. « Je te laisse régler cette histoire avec les maître-d 'œuvres. On va en avoir pour la journée à débattre comme ça sinon. » souffla Luam d'une voix grave, son attention arrêtée sur le grognon. « Soit. Si ça peut vous soulager de plus me voir. » continua-t-elle plus fort en s'adressant à ce dernier. Puis elle retourna vers la forêt, abandonnant son disciple. Au moment de dépasser le videur, un sourire sardonique jailli sur ses lèvres. Elle s'arrêta pour lui confier une dernière parole. « Mais vous gagnez pas au change. Il mort bien plus fort que moi. ». Puis elle disparu dans la jungle, sans prêter un regard supplémentaire sur le chantier. Lui, porta un œil sur Maximilien qui le fixait toujours, la contrariété brillant dans se iris. Les derniers mots de l'Humaine eurent pour effet d'allumer une véritable flamme de défi chez l'homme plus que de méfiance. Il était probable qu'il savait "mordre", comme elle le disait. N'aurait-il pas la marque des Zaahin malgré son essence. Il n'était pas le seul dans ce cas là cependant, et certains pouvaient être plus agressifs encore, en particulier ici. Il s'éloigna cependant. Il verrait plus tard. Le corniaud allait se frotter à d'autres récalcitrants, et il avait à cœur de savourer ça.

Maximilien se détourna à son tour du vigile et s'enfonça un peu plus au cœur du chantier, son œil s'attardant sur les détails des charpentes et la façon dont elles étaient agencés. Cela n'avait rien à voir avec un bâtiment habitable quelconque, qu'il s'agisse de maisons ou de temples. Une voix lui tomba alors dessus comme un caillou ricochant. « Hey ! Toi ! Je crois que tu t'es perdu mec ! ». Maximilien porta son attention sur l'origine de la remarque. Après une œillade, il décida s'en moquer. « Où est le superviseur du chantier ? » demanda-t-il plutôt. Il n'en aurait pas fini sinon s'il devait répondre à chaque réplique sur sa présence non désirée. « C'est pour quoi ? » grogna l'autre dans ce que le rouquin comprit être une question. « Pour ç... ». Il s'interrompit au milieu de sa réponse. Il venait d'avoir une meilleure idée qui lui épargnerait perte de temps et abus de patience. « On s'en fout en fait. Léto est dans le coin ? ». En premier abord c'est la surprise qu'il reçu. Puis son vis-à-vis reprit son air fort aimable qu'il lui offrait depuis une bonne minute maintenant. Mais Maximilien renchérit avant qu'il ne prenne la parole. « On s'en fout aussi pourquoi. Je m'en fous aussi que tu veuilles pas de moi dans le coin ou même que tu veuilles juste me cracher à la gueule plutôt que répondre à ce que je demande. ». Sa tolérance aux critiques étaient déjà arrivée à terme. Peut-être ce serait-ce mieux passé avec la présence de Luam. Elle aurait servit de catalyseur. « Je veux qu'une chose et je vous lâcherai pas la basque avant qu'un de vous réponde. Où elle est ? Où je peux trouver Léto ? »
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Dim 13 Fév 2022, 20:12



" Les derniers combattants sont partis. "

Lar s'en assurait d'elle-même. Les navires quittaient la côte un à un, une direction assurée vers les fortifications de Gona'Halv. Dans le lot, Thorvard fixait les hauteurs d'Orahza s'éloigner, un signe de main à l'attention d'une quelconque âme les observant quitter ces terres pour un temps. Son frère, Billgrim, était déjà parti depuis longtemps, peu de temps après son retour du siège d'Arcadia. Il ignorait bien ce que Léto et lui s'étaient dit, mais ce qui était sûr, c'était qu'Oncle Billy avait à présent une puissante envie de se défouler ; en écartelant du Sorcier par la seule force de ses dents, par exemple. D'une certaine mécanique, l'Ange répondit à ce signe par un timide balancement de sa main. Après le campement militaire, tous ces guerriers fonderont comme une masse unie sur les remparts d'Amestris. Au fond, elle les regrettait déjà ; car elle n'était pas si sûre de les revoir.

" Une poignée d'ouvriers et artisans continua les travaux, mais les Réprouvés ont été très clairs : ils répondront à l'appel de la guerre. "

Elle hocha doucement de la tête, alors que le groupuscule s'en retournait vers la parcelle. Elle-même avait eu le droit à son invitation, en tant que Kendov d'Odon Do Dur, certes, mais aussi en tant que Fahdon ney Kril. Il n'aurait été qu'étrangeté de ne pas réclamer les poings d'Edmund'Faasnu en personne. Cependant, même si l'Ange fut la destinataire, elle hésitait encore à partir. Selon les racontars, ce n'était plus Elias le Roi, mais son ambivalence à son sujet la faisait douter. Serait-il vraiment judicieux pour elle de s'en prendre aux Sorciers ? Elle n'agissait plus en tant que représentante des Chamans, mais… C'était compliqué. N'était-ce pas inapproprié, finalement ? Tant qu'elle ne recevait pas la marque des Réprouvés, elle demeurait encore dans un brouillard où sa place dans ce monde lui échappait. La Mort pouvait être si implacable et troublante. Elle soupira dans le vide. Le temps ne lui manquait pas encore. Toutefois, bientôt, la décision devra être prise. Lardon était-elle une Réprouvée, ou était-elle une lâche ? À croire que même à des lieux d'elle, Oncle Billy la hantait encore, sûrement via ce serre-tête à cornes vissé sur son crâne.

Bientôt, les hautes structures du chantier la dépassèrent largement, elle et ses presque deux mètres de muscles. Rapidement au sein de la communauté, les rumeurs affirmaient que la taille démesurée des bâtisses était due à la taille de leur initiatrice. Et c'était tout à fait vrai, mais cela n'avait rien à voir avec un quelconque égo : elle en avait marre de se prendre une fois sur dix les encadrements de portes. Avec ces plans, au moins, elle était assurée de pouvoir circuler sur l'ensemble de la parcelle sans avoir à baisser la tête ou plier les gens une seule fois. Au moins, l'idée plût aux travailleurs, enhardis afin de donner naissance à la plus impressionnante œuvre de leur vie. Quelques-uns voulaient surtout ravir la Titanide en finalité, mais heureusement, ceux-là, elle ne les voyait pas encore. Passé un certain stade, les Aylimr retournèrent à leurs occupations, afin de gérer la suite du chantier et prévoir les évidents retards et potentiels mains d'œuvres à employer. Lardon les fixa partir, guère rassurée en leur présence. Elle ne comprenait pas pourquoi ils continuaient de l'aider, alors qu'elle n'était plus une Chamane, de plus décédée. Un nouvel Élu avait dû prendre sa place, pourtant ils évitaient le sujet et se concentraient sur Unum Prior. C'était sa volonté, arguaient-ils, incessants. Des paires de bras en plus ne leur firent pas de mal, mais l'association entre les Chamans et les Réprouvés lui apparaissaient toujours étrange. C'était bien parce qu'au fond, ils avaient tous à gagner, en lui offrant ce terrain ; ce tombeau.

S'attendant à un certain calme, un singulier boucan attira son attention et l'entraîna dans une autre partie du chantier. Lardon était décemment incapable de faire preuve de discrétion, mais elle ne dépassa pas entièrement ce pilier lorsque ses iris bicolores tombèrent sur une paire d'ailes entièrement blanches. Un Ange, crût-elle au tout début, avant de comprendre que la stature et la teinte capillaire lui évoquèrent une connaissance. Ce n'était définitivement pas un Ange comme elle, encore moins un Réprouvé, et surtout pas un Chaman. Les étrangers de la sorte se faisaient rares sur son territoire d'Orahza, même s'ils subsistaient. Son arrivée ne lui était pas surprenant, maintenant qu'elle y pensait.

" Où elle est ? Où je peux trouver Léto ? "

" Ici. "

D'un pas assez léger, la Réprouvée intérimaire se dévoila au regard de l'Humain et le rejoignit. Il semblerait qu'avec son tapage, il ait attiré quelques regards, certains ouvriers cherchant déjà à se rapprocher de la cohue. Visiblement gênée, Lar lui lança un air perplexe vis-à-vis de cette situation. Ignorer l'esprit échauffé des Bipolaires pouvait s'avérer fatal.

" C'est qui, lui ? " Leur question était légitime et la plupart comprenait bien que la Sùlfr devait leur apporter satisfaction.

" Du calme, je le connais. " Celui plus proche de l'Humain la héla.

" Il a commencé à me chauffer les basques ! " Elle lança une œillade au fameux fautif, ayant elle-même assisté de loin à la rixe.

" Je m'en occupe. Elle leva son poing, le bracelet des Braves pendant à son poignet, afin de canaliser toutes représailles. C'est moi qui l'ai convié à venir, il est mon consultant pour les travaux et mon invité. S'il vous a insulté, je l'obligerai à se faire pardonner. Retournez à vos tâches, votre pause, et qu'aucun d'entre vous nous dérange sans une bonne raison. "

Si une certaine animosité s'évertuait à tenir le front – en partie à cause de l'Anti-Magie – elle ne chercha pas à persister contre la volonté de la Souriante. Elle ne baissa son poing qu'une fois qu'ils firent tous demi-tour et que la tension retombât enfin. D'un coup d'un seul, la blonde retrouva un début de jovialité, le sourire qui la rendait si célèbre. Elle n'avait peut-être point trop la même "aura" qu'en tant que Chamane, bien qu'elle espérât ne pas l'incommoder par sa nouvelle nature.

" Vous m'avez trouvée. En vérité, avec cette missive, elle ne s'était pas attendue à recevoir une telle réponse. Bienvenue à Unum Prior ! Elle se tourna vers la plus haute structure. La fameuse arène… en pleine naissance. Son sourire s'agrandit un peu plus ; lorsqu'elle lui en avait parlé, elle ne pensait pas voir ce projet arrivé si vite. Il y a encore beaucoup de travail, c'est pourquoi j'ai sollicité l'aide de quelques spécialistes. Je suis au fait de votre propre expertise, et étant donné votre présence, j'imagine que je ne me suis pas trompée. Son attention retomba sur lui, droite et fière. Je vous avais promis de vous faire venir une fois le chantier terminé, mais bon, c'est bien d'y participer aussi, n'est-ce pas ? "

Une pause, le temps de lister intérieurement ses attentes. Mis à part le village Nohr qui était terminé – cela étant encore améliorable – le reste de la parcelle n'attendait qu'à revêtir sa forme finale. Lar pouvait l'emmener n'importe où, il aura sûrement son avis sur chaque recoin. S'il lui accordait autant de son temps, évidemment.

" Mis à part l'arène, j'ai comme projet de monter une école militaire. Tout est à faire de ce côté-là, même si les gars ont démarré il y a peu. Sinon, j'ai un enclos à lapins que j'aimerais rendre plus résistant, et plus spacieux, ils se multiplient vite, ces petites bêtes. Elle attendit une quelconque réaction, et poursuivit : Bien, ce sont nos trois grands sujets, on va dire. Je vous fais visiter entretemps, on pourra discuter, d'un peu de tout et de rien. Vu qu'elle s'éternisait sans raison, elle proposa de but en blanc : Par où souhaitez-vous commencer ? "


1379 mots ~ (sans les paroles de Maximilien)



By Jil ♪
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Maximilien Eraël
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Maximilien Eraël
Mar 01 Mar 2022, 22:55


Vouloir, c'est Pouvoir ; Oser, c'est Avoir

Helheim par Borisut Chamnan[/url]

Touch Ground | GRIEFJOY
Une surprise largement marquée s'imprima sur le visage de Maximilien lorsque la voix de celle qu'il demandait retentit derrière lui. S'il avait su, il ne se serait pas embêté avec le Bipolaire. En fait, comment il n'avait pas remarqué sa présence juste ? C'est pas comme s'il avait couru après un Nain. Il se tourna alors pour avoir la Souriante dans son champ de vision, sans totalement tourner le dos à son précédent interlocuteur. C'est pourtant principalement sur la Sùlfr que son attention était portée à présent, aussi ne put-il manquer l'expression qu'elle affichât et aisément traduisible. Certes. Elle n'avait pas tout à fait tort et peut-être aurait-il dû prendre un peu plus de pincettes, seuls au milieu de la masse magique présente. Mais, premièrement, il n'avait jamais été très doué avec des pincettes, ce qui ne facilitait pas ses interactions avec le monde extérieur à la race Humaine, il en avait conscience ; deuxièmement, il commençait à être sérieusement saoulé de cette attitude répulsive que les autres races, qu'importaient leur origine, avaient vis-à-vis de la sienne pour la simple raison qu'ils n'étaient pas pourvu de Kan'Ghar et pouvait annihiler le leur. D'autant que dernièrement il s'était souvent prit dans la gueule ces réticences. Il voulait bien se montrer conciliant. Mais ça devenait particulièrement gavant que cette conciliation ne soit qu'à sens unique. L'interrogation qui parvint à son oreille attira enfin son œil ailleurs que sur l'Orisha sur son précédent interlocuteur sur lequel il ne put retenir une œillade irritée à son affirmation. Il l'admettait, bien sûr. Il n'était pas totalement innocent. Bien que l'idée de base était de trouver une solution pour éviter de devoir faire front à tout le monde ici et que ça se finisse réellement en rixe généralisée dont il ne serait évidemment pas sorti indemne, il avait fini par déverser toute sa bile sur le Réprouvé. Toutefois ce type avait aussi sa part de responsabilité. Il y avait plus aimable façon d'interpeller un étranger qu'en lui grognant dessus pour avancer une vérité qui s'avérait fausse. Le rouquin retint cependant son argumentaire. Il avait eu satisfaction, inutile de plus envenimer la situation encore. Et puis, encore fallait-il pouvoir répondre à Léto quand elle vous accusez du regard comme ça. Alors il se contenta du silence, l'observant agir avec les ouvriers et sentant ses nerfs et son Ira s'apaiser lorsque la troupe s'éloigna. C'était une étrange sensation que sentir cet être, qu'il ne connaissait pas encore tout à fait, réagir à l'environnement et aux états d'âme du Kaaiji. Ainsi, après quelques secondes, il offrit sa pleine attention à la Titanide.

Maximilien exhala un soupir destiné à balayer définitivement la tension accumulée de ces dernières minutes. « Ça aurait été mieux si ça avait été vraiment le cas. » ironisa-t-il la situation. C'était pourtant vrai. Il imita alors la Souriante lorsqu'elle lui présenta comment avait été baptisé l'endroit et se tourna également vers l'imposante structure. Fameuse. C'était peu dire. Par sa taille, alors même qu'elle n'était pas terminée, il était évident que son existence ne resterait pas longtemps méconnue du monde. Il ne l'avait cependant pas imaginé ainsi le soir où elle l'avait évoquée. Il n'avait pas non plus souvenir qu'aucune arène de Yangin ait un tel périmètre, et pourtant celle utilisée lors de la Coupe des Huit était déjà d'une belle taille. « Un expert je sais pas si j'irai jusque là. Mais je dois admettre que j'étais curieux d'avoir un aperçu de la chose. L'invitation m'a un peu servi de prétexte. ». Un sourire en coin esquissa son visage. « Oui, c'est tout aussi bien. » confirma-t-il enfin. Il y avait toujours une certaine gratification à avoir une part de responsabilité dans la création d'un monument. C'était toujours un stress supplémentaire certes, il l'avait expérimenté avec le temple commandé par les Orines. Mais imaginer le rendu et savoir que la main avait créé une partie de l'édifice, même si son appartenance au projet serait oublié dans les ères à venir, avait sa part de satisfaction. Croisant les bras, il se mit à lister mentalement les éléments qui prenaient et prendraient naissance aux côtés de l'arène. Jusqu'à un détail surprenant. « Un enclos à lapin ? » releva le rouquin en posant un œil surprit sur la Sùlfr. C'est à cet instant qu'il su qu'il devrait éviter au plus ça. Ça risquait d'être problématique, mais c'était peut-être mieux. Rapidement son attention revint donc sur l'édifice. « Pourquoi pas commencer par l'élément principal ? ». Un large sourire étira ses lèvres. « L'enclos à lapin. » ajouta-t-il en tournant un visage rieur vers Léto. À l'évidence, ce serait difficile de ne pas éviter son regard.

Sur les pas de la Sùlfr, Maximilien attardait son regard sur les structures montées et celles en cours. « Pourquoi Unum Prior au fait ? Ça a une signification particulière ? » interrogea-t-il l'Orisha tandis qu'ils s'éloignaient de l'arène. Il hasarda un nouvel œil sur elle pendant qu'elle lui offrait une réponse. Après quelques secondes où son esprit parti rapidement à la dérive, il revint à l'admiration des alentours et se recentra sur ce pourquoi il s'était déplacé. L'enclos à portée de vue, il reprit la parole. « Je me pose une question depuis tout à l'heure. ». Une chose qu'il n'avait remarqué qu'une fois seul avec elle. Outre le fait que l'Ira avait cessé s'agiter, ce qui était peu commun en présence de Kan'Ghar massif, c'était quelque chose de plus profond, de plus ancré dans l'être que dans la matière. Ce n'était pas un sentiment inconnu qu'il ressentait de sa part. C'était en d'autres occasions qu'il s'était retrouvé face à ce sentiment. Il était cependant incapable de mettre le doigt dessus pour autant. « Y a quelque chose de différent chez vous. Vous avez changé quelque chose depuis ? » demanda-t-il tandis qu'ils arrivaient devant la structure. Avant qu'elle ne réponde, il laissa échapper un sifflement surprit face au spectacle qui les accueillis. « En effet. Y en a déjà quelques uns. » commenta-t-il en voyant les rongeurs s'agiter et grignoter dans leur abris.
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Mots 1018


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Dim 03 Avr 2022, 17:36



Approuvant fortement son intention, Lar commença à esquisser un pas vers le chantier.

" Oui, vous avez raison ! Allons voir l'arèn— "

" L'enclos à lapins. "

D'un coup d'un seul, elle pivota dans la direction opposée pour indiquer du doigt où se situait le fameux enclos.

" Vous avez le sens des priorités, expert malgré vous. Suivez-moi ! "

Depuis son assimilation à la réserve de Gona'Halv, l'Ange n'exprimait point autant cette part plus légère de sa mentalité. Publiquement, on reconnaissait pourtant la Souriante ainsi, mais les Réprouvés la formataient à n'être qu'une bête fière et assoiffée de massacre. En outre, soit à lui faire perdre le Souriant qui adoucissait sa hargne, soit à le conditionner en son origine primaire : la Souriante s'amusait de ses victoires, de son ascendance sur autrui, de peindre son cercle de combat de vifs jetées écarlates. La Peintre était avant tout une guerrière, rattachée à nul autre qu'elle-même jusqu'à aujourd'hui. En portant le cuir Réprouvé, elle laissait une faille sur ses attaches. Pourtant, les Réprouvés d'Orahza ne la tenaient pas plus en laisse qu'elle le faisait à leur attention, d'autant plus en les mêlant au mystique peuple des Chamans. Ils ne les voyaient guère beaucoup, ils ne se montraient vraiment que dans les souterrains, et même Lardon n'interagissaient que peu avec eux. Pour elle, la couronne ne lui appartenait plus. Ils étaient simplement volontaires, portés par une destinée murmurée par les Ætheri et les Esprits. Tout ceci ne la concernait plus, seul l'appel du sang l'encourageait à poursuivre les fondations d'Unum Prior.

" Hmm… Lar ne répondit guère aussi vivement à cette question. Dans le capharnaüm de ses rémanences, elle érigeait un picotement désagréable, telle une anomalie dans la matrice de son subconscient et de son existence. Ce nom m'est venue en rêve, ou en méditation, je ne saurai m'en rappeler correctement. Il est resté longtemps dans un coin de ma tête, avant même d'avoir une idée précise de cette arène. Sans s'arrêter, en biais, elle lui accorda un sourire fragile. Ce qu'il signifie n'a pas d'importance, il enjoint simplement les futurs combattants à accorder un dernier regard à leur Dieu, quel qu'il soit. Car à l'intérieur, celui-ci se détournera de lui pour l'éternité. "

La Réprouvée détestait parler du divin. En compagnie des Réprouvés, le panthéon lui apparaissait comme une chimère, un mirage qui n'avait plus lieu d'être. Le concept des Zaahins la tiraillait. Elle était perdue. Sa Foi, de ce fait vacillante, était mise de côté pour ne la focaliser plus que sur un seul objectif, une seule proie à abattre. Les fameux Chamans du Cœur d'Unum Prior préparaient cette chasse, qui décidera de l'avenir de cet endroit. Entre autres.

Enfin, pour le moment, le bien-être de ses lapins et la bonne avancée des travaux la préoccupaient bien plus. L'enclos se trouvait non loin du village Nohr, en retrait du reste de la civilisation, bien qu'un sentier l'y conduisait sans faute. Près du cercle d'élevage se tenaient encore deux structures distinctes : une cabane assez vaste, que Lar avait délaissé comme habitation initiale pour s'en servir de remise, et un cercle de combat sableux cerné par des galets assez gros et clairs pour les dissocier du paysage. En aparté, le local servait aussi à Ponpon d'abri quand il le désirait, le supposé Eversha étant assez libre de ses mouvements. Alors que la fausse Orisha dardait l'enclos de ses iris d'or et de rubis, l'Humain lui posa cette question qu'elle redoutait depuis son atterrissage à Gona'Halv. Maximilien dévia aussitôt sur un commentaire à propos des lapins, ce qui lui laissa l'occasion de reprendre le flambeau avec moins de mal.

" C'est de pire en pire, je n'ai pas trop le choix d'agrandir l'enclos. Mais mis à part l'espace, que pensez-vous de la structure en elle-même ? Elle effleura le bois de l'encadrement. Adolescente, j'étais bûcheronne comme mon père. Je n'ai pas eu trop de mal à trouver du bois de qualité dans les environs, néanmoins la découpe pour les constructions n'est pas mon fort. Je m'en suis remis au savoir-faire des Réprouvés. Une bonne partie d'entre eux provenaient de Lummnar'Yuvon, après tout. Pour ce qui est du toit, je n'ai trouvé que cette toile pour les protéger des intempéries et des rapaces. C'est très rudimentaire, je le reconnais, il faudrait que je puisse mieux couvrir tout ça, comme une sorte de cage… "

Et au cours de sa discussion, l'Ange se permit de retirer un pan de la toile – son textile si fin laissait à croire qu'elle était transparente – pour bichonner l'un des lapins qui la fixaient depuis tout à l'heure. Au fond, Lar ne se lasserait jamais de les caresser, tant elle les adorait. Bien sûr, dès le contact scellé, ses propres grandes oreilles de lagomorphes s'extirpèrent de sa crinière cendreuse, juste derrière le serre-tête à cornes.

" À propos de votre fameuse question. Elle réinstalla la protection et se redressa pour lui faire face, l'air plus ou moins grave. J'ai bel et bien changé depuis la dernière fois. Elle laissa planer un silence, croisant les bras ; point une nouvelle de gaieté de cœur. En fait, je suis morte et j'ai ressuscité sous la forme d'une Ange. Sans trop comprendre comment, j'ai ouvert les yeux chez les Réprouvés à Gona'Halv. C'est pour ça que nous travaillons ensemble. Une pause, afin de lui laisser le loisir d'assimiler le flot d'informations. Je suis bien au fait des rapports que les vôtres entretiennent avec les Anges. Mais sachez qu'aujourd'hui, je suis avant tout une Réprouvée. Je ne me sens pas… en phase avec les Vertus. Et étant donné mon image, je conçois que les Ailes Blanches ne préfèrent pas être associé à moi. Un sourire fleurit sur son visage, une lueur ternie dans les yeux. Je ne suis pas une bonne personne. "

C'était une vérité criante, qui la rongeait autant qu'une Kiir'Sahqon née avec des plumes immaculées. Il lui arrivait bien souvent de songer à parler avec l'une d'entre elles, pour savoir comment elle s'était débrouillée dès l'enfance, comment encaissait-elle le poids de cette culpabilité chaque jour, comment réagissait-elle aux péchés qui fleurissaient à sa face… Vivre en tant que Réprouvée, c'était comme marcher sur un fil tenu et perdre l'équilibre à tout comment. Comme une Hǫfðingi.

Son regard remonta sur Maximilien. D'abord sceptique, la Sùlfr comprit bien vite ce qui lui passait par la tête.

" … Vous… Vous fixez mes grandes oreilles toutes duveteuses ? Depuis qu'elle avait découvert ce phénomène, elle s'en accommodait à la perfection, d'où son envie d'y remonter une main pour jouer avec l'une d'entre elles, comme pour le narguer. Touchez-les, si vous le désirez. " L'Eraël n'allait pas être au bout de ses peines avec ses interrogations.


1202 mots ~ (sans les paroles de Maximilien)



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Maximilien Eraël
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Maximilien Eraël
Jeu 12 Mai 2022, 23:23


Vouloir, c'est Pouvoir ; Oser, c'est Avoir

Helheim par Borisut Chamnan[/url]

Mountains | SAINT PHNX
En même temps que Léto lui racontait la naissance de la structure, Maximilien posait une main sur le bois de l'abri pour l'y faire glisser, l'œil détaillant chacun des détails de la construction. Cela faisait tellement longtemps. C'était agréable de revenir à ses premières vocations qu'il avait peine à exercer aujourd'hui. Depuis qu'il avait intégré l'armée à vrai dire. Du coin de l'œil, la cabane se dessinait dans son champ de vision. L'usure du temps avait commencé à frapper la masure quoi qu'elle était encore loin d'être déjà fragilisée. Puis il pensa aux habitations qu'il avait vaguement aperçu en chemin. Et finalement le chantier qu'il avait commencé à imaginer s'évanouit à la vue des longues oreilles ornant à présent la tête de la Sùlfr. En voilà une bonne. Elle en était presque mignonne avec ses nouveaux appendices et à caresser avec une affection visible le rongeur. Une image qui adoucissait les traits que pouvait arborer la guerrière. Cependant, et de nouveau, la peintre réussie à balayer ses songes comme s'ils n'avaient jamais été présents par la réponse qu'elle lui offrit quant à sa précédente question. Une tempête balayant tout ce qui pouvait lui passait par la tête, ne laissant qu'un vide d'incompréhension. Son regard jusque là rivé sur sa silhouette — plus particulièrement sur les oreilles — commença à se promener du sol aux lapins, puis des lapins à l'Ange, avant retrouver le sol et recommencer le cycle à la recherche d'une logique à ses propos. Ça n'avait rien d'une blague ce qu'elle lui annonçait, pourtant ça en avait les airs. Mais entre le ton employé et l'expression qui allait avec, il était évident qu'elle pensait ce qu'elle lui avait annoncée, et maintenant qu'elle le disait, oui, c'était devenu une évidence. L'aura des Anges. C'était tout simplement ça. Mais quelques choses n'allaient pas. Pas pour lui. Léto Sùlfr, morte ? Rien que ça ça lui semblait improbable, si ce n'était impossible. Qui plus est, il avait en mémoire que c'était sur la Terre Blanche que les renaissances angéliques avaient lieu. Sûrement pas à Gona'Halv, en plein territoire Réprouvé. Ça n'avait simplement aucun sens. Alors comment ? Ce fut la dernière phrase prononcée qui le tira de ses réflexions sans réponses. Il resta ainsi en silence, ses iris partant trouver celles de Léto, avant répondre à son tour. « Au regard de qui ? ». Il se détourna vers l'un des lapins dont il se saisit, en partie pour échapper à l'intensité des yeux verrons de l'Immaculée. « Il est commun de songer qu'un Ange est fondamentalement bon, c'est vrai. Il leur arrive pourtant de tuer au nom des Vertus et "pour le bien de la race". Y compris des Humains. ». Une suspension marqua ces derniers mots alors qu'il se remémorait les révélations que lui avait faite Antonija et la colère qui avait succédée. « Nous ne sommes bon ou mauvais qu'aux yeux de la personne se trouvant en face. Tout n'est qu'une question de point de vue, que ce soit pour le bien ou le mal ou n'importe quoi d'autre. ». Et il était certain que si ces lapins savaient parler, ils lui diraient qu'elle est une bonne personne. Il retrouva finalement les iris dépareillées de Léto. Peut-être venait-il d'ailleurs d'y plonger trop rapidement et trop profondément tant il s'en extrait avec difficulté. Il usa ainsi des oreilles de sa vis-à-vis comme point d'ancrage, une question lui revenant soudainement l'esprit. Étaient-elles sensibles ? N'étaient-elles qu'un accessoire de magie ou une véritable extension de la physionomie de la peintre ?

C'est l'interrogation qui lui fut posée qui forçât à nouveau son attention sur le visage de la Sùlfr. Avait-il réellement besoin d'y répondre ? Ce n'est pas comme s'il pouvait nier l'évidence. Ce fut la suite qui fût légèrement plus déstabilisante par la main de la peintre remontant son oreille et l'idée que le geste lui était perçu de la même façon que s'il eut s'agit d'une autre partie de son corps qu'elle caressait ainsi, puis par la suggestion à faire de même. Il fallut à Maximilien une bonne seconde pour être certain d'avoir vraiment comprit ce qui lui était proposé alors même que l'instant d'avant quelque chose de moins mignon que l'apparence actuelle de la Sùlfr s'était imposée à lui. C'est ainsi qu'il se trouva tiraillé entre l'acceptation et faire à son tour glisser ses doigts sur la texture duveteuse des oreilles, ou le refus et rester sagement à une distance correcte de l'Ange-lapine. Quelques paramètres nouveaux en étaient la principale cause, la première étant qu'elle était Ange. Elle pouvait bien ne pas s'en considérer, le fait étant que son essence demeurait celle des Vertueux, quoi qu'elle en dise, et que s'il se devait d'admettre qu'il la désirait, ce n'était que sexuellement, ce qui n'était pas ce qu'il se faisait de mieux avec une Immaculée.

«
C'est dingue, on croirait... Elles sont vraies ? » demanda-t-il en faisant glisser une main sur la longue oreille une fois le lapin jusque là toujours dans ses mains reposé. Oui, il avait cédé, mais quoi ? Peut-être se torturait-il l'esprit pour rien car ce n'était que de la curiosité, non ? Ce furent là ses arguments et justifications, bien mis à mal par un frisson courant son épiderme. Il rangea alors son bras avant s'écarter d'un pas, distance minimum de sécurité, son attention se déportant sur la cabane des lapins. « J'espère pour vous que votre ouïe n'est pas développée de trop avec ça, ça doit être compliqué sinon avec tout les travaux qui se font partout ici. » ajouta-t-il en même temps, tentative à peine voilée de changer rapidement de sujet. Le Kaaiji prit une courte inspiration qu'il souffla d'un soupir. Un tocsin avait fait son apparition dans son esprit et il craignait l'instant où il sonnerait à répétition. C'est ainsi qu'il s'affaira à retrouver rapidement la raison qui avait tendance à rapidement filer et pour laquelle ils étaient ici, devant cet élevage incontrôlé. « Pour revenir à vos bestioles, puisque c'est pour eux qu'on est ici à l'origine... ». Un court silence suivi cette remarque, le temps de mettre un peu d'ordre dans ses idées ébranlées par... Trop de choses en fait. « Mieux vaut prévoir grand s'ils continuent sur cette lancée et finissent par former une véritable colonie. ». Ce qui avait de fortes chances d'arriver connaissant ces animaux. Il imaginait comme un mini-village adapté aux rongeurs. Cependant une telle tâche demanderai un peu plus de moyen qu'un simple agrandissement, le fait étant qu'ils ne pourraient pas tout faire de bois s'ils voulaient une structure durable. Il suffisait de regarder les parties de l'abri à hauteur des rongeurs et constater les planches grignotées de partout. « Il faut réfléchir à un autre matériau que le bois. ». À nouveau il marqua un temps. Une question revenait de façon récurrente à son esprit depuis tout à l'heure. Il préférait la passer sous silence malgré tout, même sachant qu'elle allait régulièrement venir tambouriner à sa tête. Il se tourna enfin vers Léto, ses oreilles venant marquer avant le reste la rétine de Maximilien. « Vous devriez les mettre plus souvent, la surprise passée elles vous vont bien. » ria-t-il des protubérance. Il était pourtant sincère.
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Ven 20 Mai 2022, 16:45



Ce furent des paroles douces, des mots chauds qui eurent tôt fait d'assaillir son cœur mélancolique. L'Ange avait beau faire preuve de son enthousiasme légendaire en présence des Réprouvés, cet élan de gaieté faisait plutôt pâle figure face à la jovialité constante et implacable de l'antique Léto Sùlfr. Avec son trépas, c'était comme si la force d'esprit de la Hǫfðingi s'était envolée, ne lui laissant en guise d'héritage qu'un miasme de remords, de déceptions et de fatalités. Elle n'était pas une bonne personne. Cette affirmation pouvait être si tranchante, blessante, même de sa propre bouche. Alors, quand un Humain – une engeance qui aliénait ce qui la glorifiait autrefois – la rassurait non pas par pure déférence mais avec une logique universelle, elle retrouva une partie de ce sourire franc. Il était vrai. Qui aujourd'hui pouvait la regarder dans les yeux et la calomnier de la sorte ? Qui oserait s'en prendre à la bonté incarnée qu'avait laissé la Chamane derrière elle ? Bien ou mal, ces notions n'asservissaient point autant sa nouvelle vie, tant elle œuvrait pour une cause qui lui tenait à cœur. Toute renaissance avait un but, toute seconde chance requérait un prix ; vis-à-vis des Héros ou de soi-même.

Dans un élan de réconfort, Lar passa ses doigts sur la longue oreille, d'un rythme lent et quasi sensuel malgré elle. La Lapine adorait profiter de cet unique attribut lagomorphe pour se relaxer, se perdre dans une longue et douce quiétude. Avec ce qu'elle avait forgé de son corps, il ne lui restait – presque – bien plus que ça de délicat. Et le quatuor d'ailes, plus ou moins. Toutefois, l'Ange ne s'avérait point habituée à ces appendices-ci. Tiens, voilà qui lui revenait : c'était ça qu'elle devrait étudier, un cours particulier pour le vol ! Vu comment elle s'était trop habituée à la téléportation, le choc n'en sera que plus terrible. Étaient-elles assez costaudes pour surélever toute sa masse musculaire ? Ceci était encore une question qui méritait d'être étudié.

" Aussi vraies que moi. Enfin, non pas que je serai vraie ou fausse comme une affirmation qui pourrait revêtir ces deux caractéristiques totalement opposées ou… "

L'égarement habituel s'écourta aussitôt l'initiative de Maximilien sur sa personne. En réalité, Lar n'avait jamais proposé à qui que ce soit de toucher ses oreilles de lapin jusqu'à aujourd'hui. Elle ignorait bien pourquoi une telle invitation, ça avait été spontané. Et puis, ce n'était pas comme si elle se posait vraiment la question. Par son caractère invasif, le contact du charpentier sur l'appendice lui procura un succinct frisson. Appréhension, regret ou félicité, la guerrière n'eût guère le loisir d'analyser ce qu'il venait de se passer. Elle avait toujours refoulé le toucher physique, ou du moins l'éviter au maximum. Au tout départ, les Réprouvés la révulsaient, et se retrouver avec comme porte-étendard de la nation une énergumène telle que Billgrim amplifiât l'épaisseur de sa carapace. Depuis Orahza, l'attitude Manichéenne s'installa peu à peu en son être, étouffant alors les Vertus qui aliénaient ses pensées. L'Ange se montrait plus accessible, presque autant que de son vivant. Presque.

" Les travaux ne m'ont jamais dérangée. J'ai depuis toujours une ouïe assez fine, vous savez. Sinon… De ses deux mains, elle joua à nouveau avec ses oreilles touffues. Elles n'ont aucune autre utilité qu'écouter les lapins. Un sourire mutin vint briser la neutralité de son ton. Et intriguer mes comparses. "

Elle n'était pas aveugle, elle le voyait bien souvent lorgner du côté de ses attributs lagomorphes plutôt que… tout le reste. Il semblait la fuir et elle ne comprenait guère vraiment pourquoi. Était-il gêné depuis leur dernière interaction ? Elle n'était plus Chamane pour savoir quoi en penser, d'autant plus qu'elle avait été victime d'une potion magique. Cette Léto au Fessetival, ce fut à la fois elle et pas elle. Y repenser fit naître un poids dans sa cage thoracique, ainsi se vida-t-elle la tête à nouveau grâce au soyeux de ses oreilles. Si seulement elle avait été réincarnée en lapine, elle vivrait sûrement sa meilleure vie. Même les prédateurs de ses semblables se prendraient une sacrée rouste. Elle serait alors devenue meilleure amie avec Chô, le plus puissant des lapins du Yin et du Yang.

Réceptive, Lar accueillit tous les bons conseils de l'Eraël, entièrement à son écoute. Le simple fait de ne pas avoir de limites en ressources aidait bien à évaluer chaque possibilité, chaque détail pour améliorer cette parcelle. Rien que pour ses lapins, elle serait capable d'ériger un palace. Hélas, l'œuvre finale de sa vie représentait une priorité bien plus cruciale qu'un confort démesuré.

" De quoi auriez-vous besoin ? " Matières premières, mains d'œuvre, elle irait les chercher rien que pour lui.

Ne s'attendant pas à revenir sur le sujet de ses oreilles toute duveteuses, l'Ange se retrouva bien bête à encaisser un compliment de la part d'une personne qui lui laissait des souvenirs contraires. Le sourire enjoué passé, l'Immaculée s'en retourna vers le bienfaiteur de ses camarades.

" À ce propos, vous… Vous comptez rester longtemps ? Je veux dire – ne le prenez pas mal, je ne m'exprime pas bien – vous comptez esquisser les plans et partir ou vous souhaitez aussi participer à la construction ? Elle ne lui laissa guère le temps de réfléchir, retrouvant son surnom équivoque d'antan, Brise-Tympans. C'est simplement pour savoir si vous avez besoin d'un toit, sur une certaine durée. Il vaudrait mieux que je m'occupe de ce détail parce que, vous l'avez vu, mes compagnons ne sont pas des plus… tolérants. Cela dit, votre Antimagie ne les dérangera pas, ils restent des soldats tout ce qu'il y a de plus brutaux. Seuls les muscles comptent. Mais ils restent des Réprouvés, avec leurs aprioris sur n'importe quels étrangers, qu'ils aient des ailes blanches, noires, ou pas, ou normalement pas mais quand même, comme vous. Je ne vous méprise pas, bien sûr, sinon je ne vous aurai pas contacté, ce serait malhonnête de ma part. Vous avez eu la bonté de m'accorder votre temps et de venir jusqu'ici, rien ne vous y obligeait. Puis, vous êtes toujours aussi mi… Elle se mordit presque la langue par réflexe. Mign… Cet aveu voulait vraiment sortir, mais l'Ange luttait contre une force qui la dérangeait. … Mirifique. D'où connaissait-elle ce mot en particulier ? Ce… ce n'est pas contre vous, je me sens bizarre en votre présence. "


1123 mots ~



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Maximilien Eraël
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Maximilien Eraël
Lun 01 Aoû 2022, 20:44


Vouloir, c'est Pouvoir ; Oser, c'est Avoir

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Shape of You | Ed Sheeran
Ce dont il aura besoin ? Comme ça il ne saurait entrer dans les détails. Il pouvait toujours indiquer le matériel qui serait nécessaire même s'il n'était pas certain que ça avance à grand chose en l'état actuel. Tant que les choses n'étaient pas concrétisées, tout pouvait être amené à changer. Un élément lui paraissait toutefois suffisamment indispensable pour qu'il mérite d'être au moins évoqué. « Du bois à l'évidence. D'autant que vous avez pas l'air dans manquer dans le coin. ». Mais ensuite ? Pour le protéger des dents affûtées des rongeurs il avait d'abord imaginé de la pierre à la base. Puis il ne put que se dire qu'il y avait plus pratique, surtout quand on parlait d'enclos à lapin. Il y avait suffisamment d'énergie à mettre dans la construction de l'arène pour en plus la dépenser dans un travail qu'un seul homme pourrait faire. Il n'en demeurait pas démuni pour autant et avait tout de même des idées de rechange. Il pensa d'abord aux habitations à Utopia — en particulier les foyers les plus modestes — dont les briques étaient recouvertes d'un mélange d'argile et d'herbes sèches. Puis il se demanda si le bois ciré suffirait finalement. Il ignorait si cela repousserait les lapins, mais il supposait ces animaux suffisamment intelligent pour ne pas grignoter un bois travaillé de la sorte. Il n'était malheureusement pas assez expert en construction de ce genre et ce n'était qu'un amoncellement d'hypothèses s'imprimait à son esprit. « Mais je pense vous tenir au courant dès que le plan sera finalisé,  ce sera simple comme ça. » en plus d'éviter une perte de temps non négligeable. Son attention se reporta alors sur l'Ange à l'interrogation. Bien sûr, la question se posait. La réponse allait cependant devoir se faire attendre, le rouquin se contentant d'attendre que la peintre ait fini de se mélanger les pinceaux à la recherche d'explications et de justifications quant à sa demande. Les bras croisés, il la dévisageait dans une distraction non dissimulée en la voyant régulièrement s'empêtrer dans ses pensées déroulées jusqu'à ce qu'elle finisse par franchement trébucher. Un sourcil levé c'est d'abord la surprise qui marqua son visage. Voilà bien une situation qu'il n'aurait jamais envisagé. Puis rapidement l'amusement prit le pas, un sourire en coin dessinant la commissure de ses lèvres. « Mign- ? » répéta-t-il à sa suite. Il aurait pu la sortir de cette affaire toutefois il y avait quelque chose de terriblement burlesque à la voir elle, la Titanide, avoir tant de mal avec un si petit et si innocent mot. Le verdict finit par tomber. Mirifique. Il n'était même pas certain de connaître la signification de ce mot. Un rire lui échappa avant qu'il ne prenne la parole. « Je vais prendre ça pour un compliment, même si j'ai pas la foutue idée de ce que ça peut vouloir dire. » souria-t-il. Il se chargerait de ce détail plus tard. L'échange était trop curieux pour s'attarder là-dessus et ce n'était pas son excuse qui allait arranger les choses. Voilà bien des paroles qu'il était loin d'imaginer, pas à son attention en tout cas. Un large sourire aux lèvres et les iris pétillants d'un rire contenu, il fut obligé de marquer un temps avant reprendre la parole. « Si vous vous sentez bizarre, essayez alors d'imaginer ma situation. ». N'aurait-elle pas eu cette essence angélique — Sympan, il avait encore bien du mal à assimiler cette nouvelle — aurait-il mit son soucis sur le compte du Ma'Ahid. Et encore, quelque chose lui disait qu'elle n'en aurait sans doute pas énormément souffert. Mais là, même cette excuse n'était pas valable. D'une certaine façon, il ne pouvait nier que cela avait quelque peu flatté son ego. Qui ne l'aurait pas été ? Ce n'était cependant pas l'objectif recherché lorsqu'il avait débarqué sur l'île, ainsi prit-il l'initiative de changer sans attendre de sujet et revenir sur des thèmes plus techniques et demandant à la partie émotive de moins s'exprimer. D'autant qu'il voyait la gêne dans laquelle s'était plongée sa vis-à-vis et n'avait pas pour volonté de l'y laisser plus longtemps. « Je resterai le temps qu'il faudra. » récupéra-t-il le sujet initial de conversation et le point de départ de cet aparté. Sa seule contrainte était la durée de sa permission. Et ses enfants. Surtout eux. « Si une fois les plans dessinés et acceptés vous n'avez plus besoin de moi, ou que les Réprouvés se lassent de ma présence, je partirai. » précisa-t-il avec un geste de la main illustrant ce départ. « Le mieux c'est encore d'aller sur le chantier pour voir si je vous serai d'une quelconque utilité autre que celle d'avoir le rôle de concepteur. » proposa-t-il en levant les yeux sur la construction monumentale surpassant les arbres. Il avait vu ce qu'il avait à voir ici. En l'état actuel des choses, il ne pouvait rien faire de plus tant que ne serait pas couché sur papier le devenir de cet enclos. À peine s'étaient-il éloignés de la colonie, Maximilien pu constater la disparitions des oreilles couronnant la tête de Léto. « Comment ça marche ? A chaque fois que vous vous approchez d'un animal vous en prenez un attribut ? » plaisanta-t-il, quoiqu'il rirait d'une réponse affirmative en plus de refuser de manquer l'occasion de voir ça.

«
Tous les Réprouvés ici viennent de Gona'Halv ? » lui demanda-t-il sur le chemin. Pour un chantier comme celui-ci, il ne s'attendait pas à cet effectif. Il les auraient imaginé plus nombreux. S'il avait s'agit d'une autre race, il ne s'en serait pas tant étonné. Mais concernant les Réprouvés, il avait cru comprendre que ce peuple n'était pas un grand fervent quant à l'utilisation de magie. Son regard se posa sur la structure et il n'empêcha pas un sourire satisfait lui échapper. Comme quoi, les autres races pouvaient dire ce qu'elles voulaient, il n'y avait nul besoin de magie ou autres subterfuges du genre pour élever de véritables monuments colossaux. Tout n'était qu'une question de volonté. Ce qui le conforta dans ses prises de positions quant au chantier lancé sur Volatys. Il avait catégoriquement refusé que les Magiciens soient présents pour élever les pierres et bâtir les habitations. S'ils voulaient accélérer la croissance de nouvelles plantes, qu'ils fassent. S'ils voulaient détourner une rivière pour un meilleur apport en eau dans la région, qu'ils creusent le canal ou érige un barrage si ça leur chantait.  Mais il avait eu l'occasion de voir la magie créatrice de ces Mages blancs et sa propre volonté se refusait à s'abaisser à telle facilité.
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Lun 17 Oct 2022, 15:12



" Je n'en ai pas une foutue idée non plus. "

Aucune âme alentour ne saurait leur décrire ce mot. Il fallait qu'elle parle, il fallait que ça sortît en constance, Léto était ainsi. Qu'importât sa forme, son âge, sa situation, la Sùlfr demeurait un véritable électron incontrôlable ; autant par autrui que par elle-même. Elle n'était plus assez lucide pour comprendre qu'un écrin de songes mystifiait leurs interactions. Elle connaissait l'importance des Rêves et leurs pouvoirs sur la réalité, et pourtant elle n'en fit plus grand cas ; sûrement parce que, pour elle, cela remontait aussi loin qu'une éternité. Ainsi, Lar se fit à l'idée que Maximilien ne faisait référence qu'à la Titanide, au mythe qu'on lui accolait, à ces histoires véridiques ou altérées qui forgeaient l'image instillée chez autrui. Alors que, pourtant, cet Humain fut l'un de ces élus à l'avoir vu à nu. Au fond, elle devait se sentir un peu déçue. Il semblerait que cette conformité ne lui était même plus accessible, même avec cette soi-disant seconde chance.

Malgré tout, l'Ange se ressaisit bien vite à son affirmation. Au moins ne lui faisait-elle pas peur, ni les brutes de tantôt par exemple. La Sùlfr demeurait une femme avec ses principes : si le moindre des guerriers touchait à l'un de ses cheveux, elle leur retournera son courroux. Sous un certain angle – mis à part lui – elle seule avait autorité sur sa présence. Elle n'avait qu'à faire en sorte de rester sous ses bonnes grâces. Ce qui lui apparaissait aussi aisé que de respirer tant l'alchimie se créait à merveilles. D'un acquiescement, Lar le suivit sur le chemin du retour, songeuse à l'idée que l'influence entre un Ange et un Humain lui semblait si merveilleuse, légère et attrayante. Elle ne l'avait pas compris jusqu'alors ; elle n'y avait que partiellement goûté lors de son excursion pour Amsès. Malgré tout, au-delà de sa résolution à embrasser le Manichéisme, la blonde chercherait à se détacher de cette chaîne. L'Eraël méritait mieux qu'être sous son aile.

" Hmm ? Elle n'avait pas remarqué la disparition de ses oreilles de lapine. Elles allaient et venaient ainsi. Oh, ça. Ça ne se manifeste qu'avec les lapins. Même si je ne serai pas contre de revêtir les cornes d'un taureau ! Ils croisèrent à nouveau quelques Réprouvés, de retour à la case départ. Au départ, ils l'étaient tous. Mais le bouche à oreille fit son effet et d'autres Réprouvés embarquèrent pour l'île. Ils sont plus rares. Il n'y a pas que des Réprouvés non plus, vous le remarquerez bien vite. "

À ce propos, on les croisait bien plus lorsque l'on se rapprochait du centre névralgique de la parcelle : l'arène en elle-même. Peinturlurés de la tête aux pieds, emmitouflés sous des apparats bestiaux et des fourrures parfois sanguinolentes, les Chamans ne communiquaient avec personne. Ils chuchotaient entre eux et murmuraient aux Esprits, tout en évitant le contact avec les étrangers, et avec elle autant que possible. Puisqu'elle n'était pas la Hǫfðingi à leurs yeux et elle en avait parfaitement conscience. Ils s'amoncelaient pourtant, se joignaient à la cause, puisqu'il était dans leurs intérêts de nourrir un lieu de culte.

D'un signe de la main, l'Ange l'invita à la suivre à l'intérieur du chantier. Les hauteurs d'Unum Prior s'avéraient déjà actées ; de leurs ombres menaçantes, elles engloutissaient le moindre fol y pénétrant. Ceci n'était qu'une prémices à sa véritable voracité, car en traversant son contour, ses longs couloirs d'une opacité effarante, le cercle de combat les accueillait à bras ouverts. Immense, finement aplani, le centre de l'arène leur offrait une vue à couper le souffle sur les premiers gradins, sur sa capacité à accueillir des jeux grandiloquents et un nombre indécent de combattants. À mesure que Lardon se rapprochait du centre et que ses sandales grattaient le sable fin, l'adrénaline lui montait à la tête et l'appel du sang se fit de plus en plus forte. Ces terres étaient encore vierges de leur véhémence, néanmoins elles étaient déjà assoiffées.

" Les jeux ne sont pas ouverts. La construction se poursuivait après tout, malgré l'impatience d'Unum Prior. Mais qu'est-ce que ça vous fait, de vous tenir ici ? Entendez-vous déjà l'acclamation des spectateurs ou leur déception ? Imaginez-vous déjà la férocité des monstres ou l'appétence des guerriers ? Appréciez-vous la frénésie des combats ou vous révulse-t-elle ? "

À mesure que l'Ange se laissait transcender par le mysticisme du cercle, elle s'était rapprochée de l'Humain, jusqu'à apposer sa main sur son torse lors de son ultime question. Puisqu'il lui paraissait encore lointain. Par ce toucher, elle se redessinait l'ensemble de sa carrure guerrière et se rendait à l'évidence qu'elle ignorait bien des choses sur lui, tant les Esprits se firent discrets à son sujet, autrefois.

" Vous joindrez-vous à mes jeux ? Elle rompit le contact et lorgna les cieux. Un jour, proche ou distant, cet endroit sera mon tombeau. Elle ferma les yeux et inspira le vicié de l'arène. Qui sait quelle lame y cueillera mon dernier souffle. " Les oracles savaient ; les Ætheri savaient.


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Maximilien Eraël
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Maximilien Eraël
Mar 25 Oct 2022, 18:31


Vouloir, c'est Pouvoir ; Oser, c'est Avoir

Helheim par Borisut Chamnan[/url]

Who I Am| The Score
«
Pas que des Réprouvés ? » répéta le rouquin, intrigué par la révélation de cette autre présence étrangère. Combien de race prenait part à ce chantier ? Probablement aurait-il la réponse avant la fin de son séjour, de même qu'il obtint réponse à son interrogation en pénétrant réellement dans le chantier de l'arène. Pour quelques secondes il ne put détacher ses iris de ces hommes et ces femmes devant lesquels ils passaient. Il n'avait pas mémoire avoir déjà vu des êtres comme eux. Ni de prés, ni de loin. Il y avait bien des choses qui se disaient à propos des habitants de Grimvarr qui les faisaient ressembler peu ou prou à ce groupe. Toutefois il lui était évident que ceux-ci n'étaient pas Humains. Une question pointa à son esprit : ce royaume existait-il encore ? Il était si silencieux qu'il y avait de quoi se le demander. Reportant son attention sur Léto, le Kaahi ouvrit la bouche, prêt à la questionner sur l'identité de ces personnes. La question se perdit dans un souffle tandis qu'elle l'invitât à le suivre au-delà des barrières établies et formant les murs en devenir du monument. Pourtant, alors qu'ils dépassaient les hauts échafaudages pour entrer dans le cœur de l'arène, ce fut comme si le projet était pour ainsi dire terminé. Les murs déjà érigés les cernaient d'une hauteur écrasante et le cercle de combat s'étendait sur une distance aussi importante que l'étaient ses murs. On aurait facilement pu faire entrer un village entier dedans, il en était certain. C'en était vertigineux. Il ne put ainsi retenir un sifflement impressionné avant poser les yeux sur la blonde, un sourire étirant ses lèvres, plus encore lorsqu'elle reprit la parole. Son attitude n'était pas différente de la première fois qu'elle avait évoqué ce projet avec lui. Aujourd'hui elle paraissait même plus exaltée encore de ce rêve qui devenait une réalité. Il ne releva les yeux qu'à la mention des spectateurs. En vérité, ceux-ci ne lui étaient pas difficiles à imaginer. Il lui suffisait de se remémorer la Coupe des Huit. En... Cinq, voir six fois plus nombreux peut-être ? L'effervescence qui s'en dégagerait aurait quelque chose de bien plus épique, c'était évident. Un frisson brûlant courra de façon inattendue sur sa nuque pour se répandre dans tout son être. Non, il n'était pas causé par la frénésie des combats. Simplement par le contact d'une main sur son torse et la proximité avec l'Ange qu'elle impliquait. Son regard se posa sur celle-ci et il n'eut aucune difficulté à imaginer son corps nu. Il se mit alors une gifle mentale, se fustigeant lui-même d'avoir songé à cela en connaissance de ce qu'elle était. « Si vous voulez mon avis, je pense que la personne qui arrivera pour votre fin n'est pas encore arrivée et que vous aurez bien le loisir de voir défiler les combattants. » affirma-t-il à son tour, en une difficile tentative de s'enlever l'image de la tête. « Et pour ce qui est de votre question, je vous ai déjà donné ma réponse, je crois. » continua-t-il, rieur, ses yeux accrochés au visage de la Sùlfr, bondissant de ses yeux à ses lèvres. Intérieurement il se livrait une bataille entre son esprit, qui lui intimait respecter les Vertus de sa race, et son corps, qui la désirait tout de même et ce malgré son essence. Le difficile combat entre raison et passion. Cette dernière avait cependant l'avantage. La tentation, quelle qu'elle fût, avait bien plus souvent guidé ses pas que la pondération. Preuve en était qu'une de ses mains était déjà venue chercher la hanche de la peintre. « Y a des évènements qui se manquent pas. » ajouta-t-il après une seconde de flottement. Il ignorait dans quoi il avait pu s'embarquer à l'époque. Il l'ignorait toujours aujourd'hui, quoique quelques contours commençassent à se dessiner devant ses yeux. Ce fut à son tour d'élever le regard, l'attardant sur les gradins comme s'il détaillait un public encore invisible, alors qu'il imposa les précédentes questions à son esprit. « Même si je commence à me demander si je suis le genre de combattant que vous cherchez. » sourit-il en s'écartant finalement, ignorant la pointe déçue d'un plaisir insatisfait comme il s'éloigna du centre de l'arène. « Que l'on dût me huer ou non, c'est bien là le cadet de mes soucis. » s'amusa-t-il. Sauf lorsque la chose venait de son peuple peut-être. « Quant à la frénésie des combats, la question s'est réglée à l'instant où j'ai abandonné l'habit de civil pour celui du soldat. ». Seulement alors il se retourna sur la Sùlfr. « Je ne pense pas que ce soit une bonne chose pour un militaire d'apprécier faire couler le sang et prendre des vies. Ce serait le premier pas vers une déviance malsaine et dangereuse, tant pour lui que pour sa race qu'il est censé défendre. » continua-t-il dans un haussement d'épaules, se plongeant par là même dans les iris de Léto. La guerre des crocs était encore bien assez proche pour qu'il se souvienne. Ce n'avait pas été de l'enthousiasme. Mais ce n'avait pas été de la répugnance non plus. C'était encore autre chose. Un état qu'il serait incapable de nommer ; un comportement amoral sans considération pour ce qu'il adviendrait de ceux qui finissaient sabrés par sa lame. Jusqu'à retrouver une pleine lucidité tout du moins. « Je me trompe peut-être cela dit. » ajouta-t-il avec un rictus, balayant les lieux du regard. Car il y avait quelque chose à quoi il ne s'était pas attendu en mettant les pieds dans le cercle de combat. Le fantôme de l'arène éveillait les fantômes de ses souvenirs. Il n'y avait pas pris garde à l'époque, sur Yangin. Il avait bien autre chose en tête à ce moment-là à vrai dire. Mais ici, au centre du monument en pleine construction, sans activité sinon celles des ouvriers, il voyait ce qu'elle cherchait à lui dire. Il sentait le sang pulser dans ses veines comme chaque fois qu'il se préparait à faire front. Comme contre Gargantua. Comme contre ce Lyrienn. Comme contre les Vampires. Le réveil d'un instinct primaire et sauvage, celui de la survie, qu'importaient les moyens, le corps prêt à réagir à quelques altercations que ce soit et de quelque façon que ce soit. « Même si je doute pas qu'il y ait une part de grandiose là-dedans, le détail du projet m'est encore inconnu. » ajouta-t-il en croisant les bras, un rictus dessinant la commissure de ses lèvres. « Est-ce que j'ai le droit d'être au courant ? À moins que l'information se mérite, dans ce cas il va falloir me dire ce qu'il faut faire pour ça. » l'interrogea-t-il, rieur. À vrai dire, il s'en foutait un peu de devoir se jeter dans l'inconnu. Il avait une première fois adhéré à l'idée sans rien savoir de ce qu'elle avait en tête. Il avait confirmé une seconde fois, toujours ignorant. Il vivrait tout aussi bien sans l'information.
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Latone
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Sam 26 Nov 2022, 18:24



Lèvres fragiles, Lardon n'expira qu'une trop brève esclaffe à l'affirmation pure et dure du charpentier. La pensait-il si redoutable ? Combien d'autres le pensaient autant ? Autrefois, elle ne fut qu'une jeune femme n'ayant eu d'autres choix que de se défendre, avant de resserrer l'étreinte sur sa lame et de prendre la décision d'attaquer, toujours et sans aucune retenue. Ce n'était pas elle qui avait forgé sa force ; c'était ce monde. Parce qu'en y acceptant sa faiblesse, on y succombait sans la moindre échappatoire, sans aucune once d'espoir et de rêve. À présent… "redoutable" ne suffisait pas à qualifier le degré de menace qu'elle représentait. Elle avait transcendé ses limites et touchait du doigt la brutalité des Ætheri. Demain, si Léto Sùlfr se décidait de se retourner contre un peuple, ce dernier frissonnerait face à sa véhémence. Il lui avait fallu du chemin pour que son propre nom portât tous ses efforts et le fruit de sa persévérance. Il fallait croire que même l'homme qu'elle avait pris soin de libéré peinait à soutenir la caducité de son humanité.

" Vous me flattez. Vous ne détenez hélas point les rennes de mon destin. " Entre ses mains, son avenir se serait, peut-être présenté comme plus radieux.

Qui plus est, si ce n'était plus du fait de l'Ange, l'Humain se retrouvait à perpétuer cette oscillation entre la sagesse et l'imprudence entre eux. Docile, la guerrière demeura à son côté, son toucher lui remémorant forcément le contact brûlant qu'ils créèrent par le passé. Lorsque le Péché se frayait un chemin, il agissait comme un poison auquel elle devait s'accommoder. Comme souligné, elle en avait la force, la bravoure, toutes les capacités pour supporter ce poids incessant contre son dos. Ironique, lorsqu'on imaginait bien que de telles ailes devraient pouvoir la porter dans les airs plutôt que l'alourdir sur terre. Se serait-elle trompée et n'y trouverait la réponse qu'avec l'Eraël ? Après tout, ainsi emprisonnée, la Sùlfr se sentait bel et bien légère. Il se fourvoyait tant sur son importance ici : il était parfait. Et c'était peut-être bien cela le problème, aux yeux de la Vertueuse sur une pente glissante.

Sans aucun essor nécessaire, l'Ange Réprouvée admira Maximilien confier son ressenti sur le sang versé, sur leurs statuts respectifs et leurs rapports à autrui. Cela lui était quelque peu étrange de se confronter à un tel discours, si réfléchi, si mûri à la fois par l'expérience et par une rare introspection. Après tout, elle côtoyait depuis trop longtemps la ferveur des Bipolaires et leur instabilité imprévisible ; quant aux chuchoteurs auprès des défunts, ils se fichaient éperdument du passé et encore moins du futur des sacrifiés. Son cœur bondit, autant par la rupture de l'étreinte que par la réalisation qu'un être singulier se joignait à sa bataille. Il lui semblait bien moins sage de le laisser s'enfuir maintenant qu'elle le connaissait mieux. D'autant plus qu'il se servait à merveille de ses sens ; qu'il comprenait sans le pouvoir. Encore fallait-il oser.

" Pensez-vous vraiment que je décide des gladiateurs d'Unum Prior ? Ironisa-t-elle avant de s'éloigner, dos tourné en sa direction. Cette arène les appellera. Tout comme elle vous a appelé en son antre. "

Bras tendu, une fraction de magie fila entre ses doigts afin de matérialiser la lame iconique de son arsenal. Si insignifiante par rapport à sa carrure, cette épée l'avait accompagnée toute sa vie et elle désirait encore danser avec elle après la Mort. Alors elle amorça son pas, dessinant avec ses jambes comme un jeu mortel où elle s'abandonnait. Sous les yeux seuls du Champion d’Ildirim, Edmund'Faasnu s'animait dans une guerre imaginaire, là où le fil de son arme la guidait. Paupières closes, elle dessina des coups aussi puissants dans les airs que des douceurs sinistres sur le sable ; les grains du terrain se soulevaient sur son passage, emportés par la seule force de son passage. Une grâce à laquelle on ne voudrait ô combien jamais croiser. Pour les Ætheri, la Chamane d'autrefois s'était abandonnée dans leurs rites, sous la frénésie des tambours et des orgies. Y compris à Ciel-Ouvert, elle s'était laissé plonger dans les bras de son mari, bercée et apaisée au sein de ses sempiternels maux. À présent, il ne demeurait plus que la ferveur des jeux pour stimuler ses muscles refroidis. Il n'était plus question de dépérir, ainsi accompagnait-elle tous ces fous dans cette chute. À la fin de sa prestation de guerre, Lardon immobilisa sa lame dans le sol. Celle-ci enterrée – prête à être cueillie une fois son heure venue – sa propriétaire rouvrit les yeux et s'en retourna sur son nouveau collaborateur.

" Je vous l'ai déjà dit : ce lieu sera mon tombeau. Elle releva son attention sur les gradins au-dessus d'eux. Mais comme vous pouvez le constater à sa taille… je ne serai pas seule dans ce cercueil. Elle écourta la distance entre eux, prudente. Sans doute aurez-vous raison ; je n'y tomberai pas la première, et si vous voulez tout savoir : c'est le but. Elle se planta devant lui, toujours confrontée à ce voile qui officiait en tant que barrière. Cette personne que vous évoquiez, je compte l'y défier. Elle se retint de le toucher à nouveau. Et vous, tout comme n'importe quel combattant foulant cette arène, vous vous mesurerez à lui. "

Son appétence l'avait maintes fois entraîné auprès de précipices. À la première occasion, la blonde s'y était de nouveau présentée, sans regret. Il lui était plutôt plaisant de constater que d'autres êtres tels qu'elle existaient encore sur ces Terres. Le dernier qu'elle connût fut son meilleur ami, avant qu'il ne disparût dans l'Oubli. L'Ange Réprouvée inspira, grandement incertaine des conséquences d'un tel audace. Hélas, rendue à ce point, il lui était inutile de s'enchaîner davantage. Le choix ne lui reviendra pas entièrement, ce qui saupoudrait cette hardiesse d'une singulière consolation.

" Tout à l'heure, vous pensiez vous tromper sur votre rapport aux combats. Elle s'ancra à ses iris, infaillible. Unum Prior… Elle se tut, secouant la tête afin de se corriger. Moi, je peux vous offrir la clé de vos réflexions. Tout comme votre droit vis-à-vis des secrets de ce tombeau. Toutefois… Elle tendit les mains en avant, afin d'y accueillir la fameuse clé. Ce mérite a un prix. "

En ses paumes, un heaume d'une facture particulière apparut. L'Humain s'avérait être le premier inconnu à découvrir son existence, même les guerriers de Gona'Halv n'y eurent l'honneur. Elle le lui présenta, impériale. Il n'y avait nul besoin d'évoquer davantage les risques, puisqu'il suffisait de tendre l'oreille pour anticiper les dangers d'une telle entreprise. Maximilien s'était lié à la Hǫfðingi en personne, il s'était laissé embarquer jusque dans les méandres de cet ouragan que représentait la Titanide. Jusqu'où ira-t-il pour elle ? Lardon lui offrait l'occasion de franchir une nouvelle étape, sans retour possible en arrière.

" Si vous êtes prêt à joindre mes jeux, enfilez ce casque et laissez-vous guider. " De toute manière, il n'aura d'autres choix que de se plier à cette volonté.


1252 mots ~
S'il accepte, il va falloir que tu me MP avant 8D



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Maximilien Eraël
Jeu 19 Jan 2023, 18:45


Vouloir, c'est Pouvoir ; Oser, c'est Avoir

Autant avait-il dû faire force de volonté pour s'écarter de l'Ange et la préserver de la Chute, autant une part de lui en était triste et plus encore lorsqu'elle-même s'éloigna, creusant un peu plus une distance qu'il souhaitait malgré lui bien plus courte, si ce n'était inexistante. Il savait pourtant que c'était le mieux à faire, d'autant qu'il sentait qu'à chaque contact, visuel mais surtout physique, c'était un peu de sa volonté qui s'effritait. L'Interdit prenait lentement mais rudement le pas sur la Retenue. Il préféra ainsi concentrer toute son attention sur les mots de Léto, dans l'espoir d'éteindre un feu dangereux. Parlait-elle au sens figuré ? Il était à peu près certain que ce qui l'avait mené ici c'était sa missive, non la volonté d'un lieu pas même terminé. Puis il y eut cette danse guerrière qu'elle commença à effectuer, vaporisant toute sa concentration pour reprendre le dessin du corps de l'artiste. Chacun de ses muscles sollicités dans la souplesse de ses gestes. Chacun des traits exprimés par son visage, transcrivant visuellement ce qui passait dans l'esprit de l'Ange. Il y retrouvait des airs de certains Mâdary. Un mélange de force et d'habileté, qui faisait appel à la moindre parcelle du corps et requérait long entraînement et droiture d'esprit. La magie de l'instant, prévisualisation des affrontements au sein de l'arène, cessa dans un ultime soupir avant que la Sùlfr ne reprenne. Une prise de parole dont le ton l'amena à s'y intéresser plus encore que tout ce qui avait été dit avant, non plus pour occulter un désir lattant, mais bien pour le sujet exposé, quoiqu'une nouvelle proximité initiée l'amenât à nouveau à lutter contre lui-même, l'œil perdu sur la courbe de ses lèvres et l'oreille rivée sur ce qu'elles exprimaient. Plus tôt, il avait songé que ça n'avait pas d'importance de se lancer tête baissée ou non dans son entreprise. À présent il se prenait à croire qu'il avait pensé trop vite. À moins que son imagination ne se fasse des idées. Il soupçonnait que non cependant. Elle avait bien trop évoquée ce lieu comme une porte vers Ezechiel pour que la mort n'y rode pas. En d'autres termes, s'affronter dans le sable de l'arène, c'était s'engager dans une lutte pour sa vie. Le Kaahi se mit à réfléchir à toute allure, promenant son regard sur les différents éléments les cernant, comme s'il pouvait y trouver un soutien à ses élucubrations. Tuer quelqu'un simplement parce qu'il se serait montré moins habile ou moins fort ? Peut-être même moins chanceux ce jour-là ? Il n'était pas certain de pouvoir suffisamment éteindre son cœur pour ça. Les uniques fois où il avait tué, ça avait été dans un contexte de guerre, non dans un contexte de jeu. Lui tuait par nécessité, non par plaisir. Et pourtant, tandis qu'il semblait s'affirmer sur cette position, son esprit se trouva étreint par le spectre de l'injustice. La remembrance de faits amers. Celui d'avoir été désisté au profit des Sorciers. Celui d'avoir été écarté pour la chute d'un empire. Ou encore celui d'avoir été floué par une race soutenue. Tout ça pour une unique raison. La même, encore et toujours, qu'importassent les âges. Peut-être en cela Elay n'avait pas tort. Il y a des choses qui ne s'expliquent pas, ou difficilement du moins, par le biais de la diplomatie. « Ce n'est pas juste une arène de jeu ce que vous bâtissez, n'est-ce pas ? ». Ce qui avait des allures de question n'était que rhétorique et ne cherchait que confirmation. Il n'en était pourtant pas plus étonné que ça. Après tout, il était peu commun de faire des constructions aux dimensions divines dans le seul but de faire les choses comme les autres. Autrefois il ignorait dans quoi il s'était apprêté à mettre les pieds, et il s'en moquait bien. Aujourd'hui il n'en était pas plus certain, mis à part qu'il pouvait s'agir d'une décision sans retour. Une inspiration. Puis Maximilien tendit les mains pour s'emparer de l'objet, non sans marquer une ultime hésitation en posant les mains dessus.

Avant de le porter, comme exhorté par Léto, le rouquin fit tourner le casque entre ses mains. Dans une œillade, il exprima sa pensée. « Un chemin sans retour. ». C'était, du moins, le sentiment qu'il avait face au choix qui lui était donné. Encore maintenant il pesait à nouveau les événements résultant de l'une ou l'autre de ses décisions. Chacune avait son point fort et son point faible, le menant indéniablement et continuellement à l'hésitation. Le regard perdu sur les fentes où se trouvait normalement le regard du combattant, un songe vint finalement mettre un terme à ce doute qui l'habitait et le faisait naviguer de prudence à audace. Certains disaient qu'il fallait essayer pour savoir. Que l'on n'obtenait rien en se satisfaisant du quotidien. Les événements passaient, mais ne s'arrêtaient pas. C'était au monde de les saisir au vol avant qu'ils ne soient hors de portée. « J'espère avoir droit à plus de détails en faisant ça. » commenta-t-il sa décision dans un sourire, tournant le heaume pour qu'il se trouve dans le bon sens. « J'ai un droit de rétractation si jamais ? » rit-il une dernière fois avant s'équiper. Le geste avait été simple et rapide, comme l'on revêtait un casque juste avant la confrontation. Rien ne se déroula comme ces fois où il avait effectué ce même geste cependant. À peine se fut-il équipé qu'un violent sentiment de malaise le gagna. Une confusion interne jamais subit encore. Quelque chose de trop fort, trop différent, trop intrusif. Dans une lutte vaine, il s'agrippa à la première chose à portée de main, soit, le vêtement de Léto. La diffusion de cette magie incontrôlable dans ses veines n'agissait pas seulement sur son être à lui. La rencontre de ces deux entités trop contraires pour qu'elles puissent s'entendre agitait l'Ira en son sein qui se débattait avec cette chose et cherchait à l'expulser de son hôte, comme un anticorps cherchant à annihiler un virus déjà trop diffus. Il n'y pouvait rien et, en cela, Esus s'en retrouvait plus agité encore, intensifiant ce bouillonnement intérieur, comme la mixture de ses sentiments qui ne faisaient que mijoter, explosant à présent hors de son contenant. « Tu... ». Mâchoire crispée, Maximilien tentait difficilement de refouler une colère insensée, née de l'impression d'avoir été en partie dupée pour l'omission de cet effet. Poings serrés, il essayait de taire ce désir irrationnel qui l'accompagnait depuis son arrivé et qui s'intensifiait à chaque caresse, tant de ses yeux que de ses doigts. Il se rapprocha, mais ne la lâcha pas. Il y avait cette rancœur inconsciente qui surgissait, agressive. De celle que l'on ressentait contre un monde qui n'avait passé son temps qu'à vouloir le diminuer, le rejeter, l'ignorer. Il prit une longue inspiration. Ça ne servit à rien. Plutôt qu'éteindre l'incendie naissant, l'action eut, au contraire, pour effet de l'attiser plus encore. Il se rapprocha encore, jusqu'à cette distance qu'il avait alors fuit. « C'est quoi c'te merde ? » gronda-t-il en écho à Esus qui se manifesta enfin en une volute de fumée noire à ses côtés, dont le grognement et l'attitude trahissait l'état profond de son hôte. Il lui aurait pourtant suffi de retirer le heaume pour mettre un terme ces effusions passionnées. Un geste qui ne lui traversa pas un instant l'esprit. Il en était incapable. C'était comme si toute lucidité en lui s'était évanouie sous le souffle destructeur de la magie.
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Note : Esus c'est son Ira ^w^


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