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 Souvenirs familiers et souffrance vont de pair | Solo

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Kyra Lemingway
~ Déchu ~ Niveau III ~

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◈ Parchemins usagés : 1355
◈ YinYanisé(e) le : 22/03/2016
✭ Activité : Tenancière d'un Bar à vin (rang I) ; sauveuse de conte chez Tyr ; dévoreuse de livre à mi-temps

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MessageSujet: Souvenirs familiers et souffrance vont de pair | Solo   Mer 08 Nov 2017, 13:02




Inlassablement et dans l'incertitude tu attends, avec l'espoir d'en apprendre plus. Enfin tu obtients ce que tu désires. Enfin des nouvelles et une lueur qui commence à briller au loin. Enfin tu sauras ce qu'il s'est passé et ce qu'il se passe à présent.

Souvenirs familiers et souffrance vont de pair


Cela faisait quelques jours que je tournais en rond en Avalon. Peut-être une semaine. Plus ? Ça me paraissait une éternité depuis que la nouvelle s'était répandue. Comment louper une information comme celle-ci. Toute les terres du Yin et du Yang furent au courant probablement aussi rapidement qu'à l'annonce de la victoire de l'Unique. Je me dirigeais, avec un air contrarié en direction du marché. Il n'y avait rien à faire. J'avais beau réussir à me contrôler de mieux en mieux, dans des cas comme celui-ci, mon péché reprenait toujours le dessus. Je ne savais même pas ce que je voulais ! Mais peu importe. Je rentrais quand même chez moi les bras chargés de victuaille pour préparer de quoi manger pour vingt personne au moins. Pourtant j'étais bien seule dans ce petit appartement. Peu de temps avant la Coupe des Nations Yovan avait repris une vie de nomade. Avalon n'était pas une ville pour lui, j'aurais dû me douter qu'il partirait tôt ou tard. Quant à Alisha, elle ne supportait plus mon comportement de ces derniers temps et avait préféré partir pour éviter de détruire le mobilier. Mais aussi caractérielle soit-elle, je savais qu'elle reviendrait.

Je terminais en mettant un chiffon sur deux culs-de-poule différents, et vérifiais où en était la cuisson de mon cochon avant de refermer la cocotte. Il n'y avait plus qu'à attendre pour les deux premiers. J'étouffais le feu du troisième. Je le ferais réchauffer tout à l'heure. L'avantage c'est que le temps de quelques heures j'avais oublié ce qui me contrariait tant. Entre les premiers plats que j'avais préparés – puis que je n'ai pas pu m'empêcher de trop goûter – et les derniers, mon esprit était ailleurs, occupé, et savourait les choses du temps présent, notait les qualités mais surtout les défauts de mes préparations pour que j'arrange ça la prochaine fois. Avec l'ouverture prochaine de mon bar à vin je me devais de préparer de bons plats et il fallait que j'en teste de toutes sortes pour sélectionner ceux que je réussissais le mieux. Ça aussi ça m'occupait l'esprit. Mais à présent je n'avais plus qu'à attendre. Je me décidais alors à sortir. A nouveau.  

Je déambulais à travers les rues de la cité Déchue, perdue dans les tréfond de mon esprit. Mais en vérité, même dans ses plus petites ruelles, Avalon a toujours été agitée. Et ce que j'avais besoin actuellement c'était de calme. De l'air et du calme. Après un long soupir je déployais mes ailes pour enfin prendre mon envol et quitter la ville. Je m'arrêtais cependant en cours de route pour prendre quelques pommes. J'avais envie de pommes... Même avant ma déchéance ce fruit a toujours été mon péché mignon. Mais à l'époque je me modérais tout de même plus dans sa consommation. C'est une fois dehors que je m'installais à l'ombre d'un arbre, sortant un petit livre de ma sacoche. J'en étais déjà à la moitié. Il sera peut-être terminé aujourd'hui. Surement. Je croquais dans une pomme, continuant l'ouvrage. Mais je n'eus le temps de lire que deux ou trois chapitres avant d'être contraint d'arrêté. Avant de me dire que ce ne sera vraiment pas aujourd'hui que je finirais ce livre. Ni demain probablement. Je levais une seconde les yeux de la ligne que j'avais commencé le temps de me saisir d'un énième fruit. Une seconde qui me permit d'apercevoir une silhouette qui se découpait au loin. Oui. Elle était encore loin. Mais je la reconnaîtrait entre mille. Je lâchais tout avant de me précipiter vers lui, les yeux pleins de larmes.

L'enlaçant de toute mes forces, je sentais sa surprise à notre contact. Je pense comprendre. Imaginer qu'en s'approchant des terres Déchues la première personne qui viendrait à sa rencontre serait moi relevait plus de la chance que du hasard. Un formidable hasard. Mais une fois la surprise passée, il y a la joie qui s'installe. Le bonheur des retrouvailles. Mais surtout le soulagement. Et à son tour il serra ses bras autour de ma taille, cependant avec bien plus de douceur que je ne le fis, avant de reprendre de la distance. « Bonjour petite sœur. ». La gorge encore bloquée par les sanglots, je ne trouvais à lui répondre que par un sourire. Finalement c'est après avoir avalé avec difficulté ma salive que j'arrivais enfin à articuler mes premiers mots. « Sympan soit loué... Je croyais que tu étais... » - « Morts ? Oui, moi aussi pendants quelques minutes je dois dire. ». Puis il sourit. Un de ces sourires qu'il faisait à chaque fois que moi ou mes sœurs avions besoin d'être réconfortées. Pourtant je voyais que cette fois-ci c'était lui qui avait besoin qu'on le soutienne. D'un revers de la main j'essuyais mes yeux rougis par les larmes. « Pourquoi tu es ici ? Je veux dire.... Il me fixa pendant une seconde en silence, comme si ma question n'avait aucun sens et qu'avec un peu de réflexion la réponse aurait dû me paraitre évidente. Mais non. Rien ne me venait à l'esprit. Après un soupir, j'obtins enfin ma réponse. « Je devais te voir. Te parler. Il s'est passé beaucoup de choses depuis ton départ. ». Je ne disais rien. Je décelais dans ses yeux et dans sa voix qu'il avait pris cette décision depuis longtemps déjà. L'unique raison pour laquelle je ne l'avais pas vu plus tôt, c'était à cause des derniers événements qui avaient déchirés le monde. Il était alors évident nous n'aurions pas une conversation banale entre un frère et une sœur qui prenaient des nouvelles l'un de l'autre après presque dix années de séparations.  Malheureusement...

Une idée folle me traversa l'esprit. Au vu de la discussion qui nous attendait, il me parut évident que nous ne pourrions pas rester planté là. Mais pouvais-je réellement m'autoriser une telle chose ? Après une seconde d'hésitation, je prenais finalement la décision de lui exposer mon idée, aussi farfelue soit-elle. « Viens. Nous serons plus tranquilles chez moi. ». Un silence suivit cette proposition des plus saugrenue. « Chez toi ? Là-bas ? », me fit-il sceptique en scrutant avec attention la cité Déchue. Je levais les yeux vers la ville. Bien sûr que jamais je n'aurais songé à proposer à Nefi de discuter tranquillement au cœur même d'Avalon en d'autres temps. Mais les choses avaient changé. Les Anges ont manqué de peu être réduit à l'état de Légende. « On ne va pas rester ici. Ça paraîtrait louche et on attirerait l'attention. ». Pour cette fois il ne trouva rien à répondre. Mais il se mura dans un silence de mort, fixant sans siller la cité des plaisirs.

Pendant près d'une minute, aucun de nous deux ne fit le moindre mouvement, ni ne dit le moindre mot. Puis, avec étonnement je le voyais finalement s'avancer pour prendre les devants après un long soupir. « Alors, tu viens ? Ce n'est pas moi qui vit ici. ». Il me fallu une seconde pour que ses mots daignent atteindre mon cerveau afin que je puisse lui répondre. « Donc tu acceptes ? », demandais-je tout sourire mais surtout surprise. En effet. La tentation et le péché imprègne la moindre parcelle du sol de la cité. Autant dire que ce n'est pas une terre faite pour un Ange. Mais j'avais confiance en Nefi. Je savais que lui ne se laisserai pas avoir. Je savais aussi qu'il n'oserait pas déclencher un scandale en plein milieu des rues. « Tu l'as dit toi-même. L'endroit ne se prête guère à une discussion sérieuse. », continua-t-il toujours les yeux rivé sur la capitale Déchue. Je passais devant lui, heureuse qu'il accepte une proposition si inconcevable. La route qui nous séparait des murs d'Avalon se fit en silence. De toute façon, bien des choses seraient dites plus tard.

En arrivant au niveau de l'arbre duquel je me trouvais quelques minutes auparavant, j'y fis un détour pour y récupérer tout ce que j'y avais laissé lorsque mon attention s'était déportée vers mon frère. En voyant mon sac de provision, je voyais le visage de Nefi se contracter en un haussement de sourcil avant que celui-ci ne me fasse la remarque. « Des pommes ? » - « Et un livre ! Je lisais surtout... », ajoutais-je précipitamment en montrant le conte que j'avais rangé dans ma sacoche. Il ne rajouta rien. Je me souvenais alors que c'était également des pommes que j'avais avalée en premier en attendant mon jugement le jour de ma déchéance. Un sujet fâcheux qui serait surement à l'ordre du jour. Pourquoi je me sentais mal comme ça. Depuis le temps j'avais pris le temps de me remettre en question, de comprendre et d'assumer qui j'étais à présent. Mais subir le jugement de mon frère ainsi et me voilà à me justifier, essayant de nier ma nature actuelle. C'était ridicule et pourtant... Les yeux rivés au sol, je n'osais dire un mot de plus jusqu'à ce qu'on arrive face à la porte monumentale du mur protégeant la cité. « Nous y voilà... Tu sais, c'est pas aussi mauvais que la réputation le dit. » - « Mmmmh. ». J'essayais de le rassurer, ou du moins d'atténuer un peu les nombreux à priori que mon frère pouvait avoir sur les Déchus et leur capitale. Mais bien sûr, ça ne sera pas chose aisée. Et à présent que nous étions au plus proche d'Avalon, son regard, qui ne s'était vraisemblablement pas détaché de la cité, était plus dur et méfiant que je ne l'avais jamais vu. Je poussais un soupir. Non. Ce ne serait vraiment pas simple.
Toute nouvelle vérité naît malgré l’évidence.

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MessageSujet: Re: Souvenirs familiers et souffrance vont de pair | Solo   Mer 08 Nov 2017, 13:13




Inlassablement et dans l'incertitude tu attends, avec l'espoir d'en apprendre plus. Enfin tu obtients ce que tu désires. Enfin des nouvelles et une lueur qui commence à briller au loin. Enfin tu sauras ce qu'il s'est passé et ce qu'il se passe à présent.
Tu sais que les nouvelles seront mauvaises. Qu'elles viennent de lui ou de toi. Et si tu veux en parler, tu redoutes le temps où le premier prononcera les mots fatidiques. Tu le savais qu'elles seraient mauvaises. Mais tu ignorais qu'elles briseraient ton coeur. Et une seconde tu cru voir le fantôme des disparus. Le fantôme de ton père.

Souvenirs familiers et souffrance vont de pair


Après une route qui me parut une éternité, on montait enfin les dernières marches de l'escalier menant à mon foyer. Face à la porte je marquais une pause. Et si Alisha était revenue entre-temps ? Ce serait une catastrophe. Je n'ai pas mentionné à Nefraïm que je vivais en colocation. Je fermais les yeux. Non, elle n'était toujours pas là. Du moins il me semblait. J'ouvrais la porte, à moitié sûre de moi et une fois rassurée du vide total des lieux, je laissais passer Nefraïm devant. « Tadaaa ! Voilà. C'est pas grand-chose, mais on y est bien. Installe-toi je vais finir ça. », fis-je en me dirigeant vers ma cuisine. « Que... Qu'est-ce que ?... », entendis-je Nefi marmonner alors que je soulevais le torchon couvrant ma brioche encore cru. Je me tournais vers lui afin de voir ce qui l'étonnait tant, quand je le vis encore dans l'entrée, mon miroir entre les mains. « C'est bizarre hein ? J'ose pas regarder à cause de ça justement. » - « Ou as-tu eu un tel objet ? », me demanda-t-il tout en reposant le miroir. « Dans une sorte de jeu sensé mettre un terme à la guerre des dieux auquel j'ai participé. », lui répondis-je nonchalamment, retournant à ma brioche pour oublier cet épisode. Parce qu'en réalité j'avais plus eu l'impression de participer à une mise à mort qu'à un duel entre deux partis pendant ces "jeux". Mais c'était inutile de préciser ce détail...  « Mettre fin à la guerre des dieux hein ?... Tu as pris le parti de Sympan toi n'est-ce pas ? ». Je me tournais à nouveau. C'était facile de le déduire. C'est l'une des premières choses que j'ai dites en le voyant... Je baissais les yeux, me souvenant que la position des Anges avait été en faveur des Aetheri. « Et bien, le Daedalus avait des arguments plutôt convainquant... J'étais un peu perdu à ce moment tu sais. On nous demandait de nous positionner... ». Plus j'argumentais, plus je me perdais dans mes propres pensées ne sachant plus trop ce que je voulais dire au départ. Je finis alors par me taire, concluant que c'était la meilleure des choses que je puisse faire. Un long silence s'en suivit alors que je m'afférais à mes préparations avant que j'entende à nouveau la voix de Nefi. « Laisse-moi t'aider. ». Il semblait perturbé. Je décidais donc de le laisser faire. Et je ne regrettais pas cette décision en le voyant créer un feu sous ma cocotte. « C'est nouveau ça tiens ! » - « Plus ou moins. ». Je regardais le feu avec envie. Qu'est-ce que j'aimerai l'avoir ce pouvoir de création du feu. Ça me simplifierai bien la tâche en cuisine tiens !  

La brioche à chauffée et le porc à réchauffé, Nefi me fit signe de le suivre sur le fauteuil. Ce que je fis sans broncher et en silence. « Arrêtons de repousser l'échéance. Je ne suis pas venu pour parler cuisine et pâtisserie. ». Ça je le savais. Et il était vrai que je n'avais pas hâte à discuter du véritable objet de sa visite. Mais je le laissais continuer, toujours en silence. Cette fois c'était lui qui avait la parole et je ne le couperai que si c'était nécessaire. « Je... On peut désapprouver mon choix de venir te voir. Beaucoup t'ont déjà renié tu sais. Si ce n'est presque tous.  ». Un soupir lui échappa. Lui n'attendait qu'une réponse de ma part pour savoir quoi penser. Allais-je revenir ? Ou était-ce trop tard ? Mon cœur appartenait-il encore au peuple Angélique ou avait-il été capturé par celui aux ailes noires ? Je baissais les yeux, n'arrivant pas à soutenir son regard. Je ne savais quoi lui dire pour qu'il ne soit pas blessé en entendant la vérité. En entendant le choix que j'avais fait. Alors il reprit d'un air plus solennel. « Le monde est déjà au courant. C'en est fini de la grande époque des Anges. Les Démons se sont montrés fidèles à eux-mêmes : sans pitiés. ». Son regard qui jusque-là était plongé dans un horizon invisible à mes yeux se tourna alors vers moi. « Finalement, c'est le point positif que je peux retirer de ta déchéance et de ta décision de soutenir le Dieu-Roi. Tu n'as pas eu à subir ça et tu es resté en sécurité, loin de cette guerre. ». Mes yeux commencèrent à se noyer de larmes. A nouveau. Je commençais seulement à vraiment comprendre ce qu'il avait dû endurer pour en venir à être soulagé que je ne sois pas retourné parmi eux plus tôt. Me voyant les yeux larmoyants, il m'adressa un petit sourire avant  de me serrer dans ses bras. Une étreinte douce et apaisante qui m'aida à calmer ces larmes qui perlaient abondamment sur mes pommettes. Et je comprenais alors l'origine de cette initiative. Car bien plus qu'apaiser les cœurs, elle permettait également de donner plus de force à l'esprit. Une force dont mon frère avait eu besoin pour m'annoncer cette affreuse, non, cruelle nouvelle. Une force dont j'avais eu besoin pour pouvoir l'encaisser, alors que l'émotion me submergeait déjà. Mais une force qui ne fut malheureusement pas suffisante. Car peut-on rester de marbre face à des mots si douloureux ? A nouveau un flot de larmes envahit mon visage. Un flot de larmes qui cette fois-ci ne trouva aucun barrage pour les estomper.

Je me lovais dans l'épaule rassurante de mon grand-frère, ses mots transperçant encore mon esprit et déchirant mon être tout entier. J'avais perdu toute capacité à parler ou agir. J'étais juste là à souffrir et je ne pouvais m'empêcher de penser que si j'avais été présente ce funeste jour, peut-être que les choses auraient tournées différemment. Peut-être serait-il toujours en vie aujourd'hui ? La dernière fois que je l'ai vu, le dernier souvenir que j'ai de lui, c'est un regard mêlant tristesse et déception. J'aurais aimé le retrouver au moins une fois, mais qu'il me regarde cette fois-ci avec fierté. Mais ça n'arrivera pas. Ce jour n'arrivera jamais. « C'est pas juste ! C'est pas vrai... C'est pas juste... Pourquoi ?... C'est aux autres que ça arrive non ?... ». C'est toujours ce que l'on dit. "C'est aux autres que ça arrive.". C'est rassurant. Mais c'est douloureux quand "l'autre" devient "nous". « Il ne peut pas... Il... ». Un long silence s'ensuivit à nouveau.

Je m'étais placée face à la fenêtre. Le soleil entamait doucement sa descente abandonnant sa place à son homologue nocturne. J'observais ce lent spectacle en silence, les joues sèches de ces larmes que j'avais épuisée. Nefraïm était tout aussi silencieux que moi. Lui n'avait pas bougé du canapé. Est-ce qu'il pleurait ? Qui sait. Il ne se laissait que rarement faiblir face aux autres. Pourtant il avait vécu l'horreur, la peur, l'exode, la tristesse et la mort. Et c'est lui qui m'avait sourit en me voyant tout à l'heure. Je me pinçais la lèvre inférieure en y pensant. J'avais été égoïste. Toute ma vie je n'avais agis que par égoïsme. Un égo qui m'a amené où je suis aujourd'hui. Je suis reconnue du peuple aux ailes noirs. Formidable. Je suis libre de faire exploser ma rage, de danser jusqu'au bout de la nuit, de me saouler jusqu'à oublier même qui je suis ou de m'abandonner aux charmes d'un inconnu le temps d'une nuit sans conséquences directes. Splendide. Mais j'ai surtout perdu ma propre famille, mes amis, ma terre de naissance. Ceux qui m'ont vu naître et qui m'ont vu les quitter.

« Pardonne-moi. J'aurais dû être là. Pardonne-moi... ». Face à Jeriel qui disparaissait dans l'horizon, je me fis une promesse silencieuse. La prochaine fois je serais présente. La prochaine fois je leur montrerait la souffrance qu'ils ont fait subir à ma famille, à moi-même. J'ai trop longtemps profité de l'oisiveté que pouvait offrir ces murs. Il était plus que temps que j'agisse autrement.
Toute nouvelle vérité naît malgré l’évidence.

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