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 [IX] - La liberté du vent

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Edwina Nilsson
~ Magicien ~ Niveau VI ~

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◈ Parchemins usagés : 3699
◈ YinYanisé(e) le : 07/03/2010
✭ Activité : Ultimage

Caractéristiques
◤ ◤: Agilité : 30, Force : 22, Charisme : 51, intelligence : 31, Magie : 70
◤ ◤: Deux dagues
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MessageSujet: [IX] - La liberté du vent    Mar 08 Mai 2018, 17:58

Catégorie de quête : IX. Apprentissage
Partenaire : X
Objectif : Après s'être réveillée aux Jardins de Jhēn, Edwina décide de se téléporter sur le plus haut plateau afin d'essayer d'apprendre à voler. Elle y rencontre Erwan et discute avec lui, apprenant à se familiariser avec sa condition d'Ange qui change légèrement sa vision des choses. Il finit par essayer de l'initier au vol.

______

« Où est-elle ? » demanda l’homme d’un ton un peu plus pressant qu’il ne l’aurait voulu. Cela faisait quelques jours qu’il venait la voir dès qu’il en avait l’occasion, si bien que des rumeurs commençaient à courir. Jusqu’ici, elle n’avait fait que dormir. Il s’était habitué à son visage et avait grand-peine à se détacher d’elle. Il aimait la contempler et tout le monde s’en était aperçu. « Je ne sais pas. » admit l’Ange qui prenait soin de ceux qui étaient revenus des Terres Démoniaques il y a peu. L’ignorance allait le rendre fou. « Dîtes à Gideon que je le rejoindrais plus tard s’il me demande. Elle ne peut pas être loin… ».

Elle était sur le sommet de l’un des plus hauts plateaux des Terres du Lac Bleu. Debout, contemplant le vaste territoire, ses seuls compagnons étaient les oiseaux de proie qui volaient dans le ciel, se laissant bercer par les courants. Ils tournoyaient en cercles, le soleil faisant briller leurs ailes aux couleurs dorés et brunes. Le lac paraissait bien plus petit d’ici. Le vent faisait virevolter ses vêtements et elle avait décidé de laisser, sciemment, de côté l’anxiété qui lui enserrait la poitrine. Cela faisait quelques jours qu’elle n’avait donné aucune nouvelle au Nylmord et elle ne doutait pas qu’il la faisait actuellement rechercher de façon discrète. Elle sourit. Le vieil homme se préoccupait bien trop d’elle, même si elle avait failli mourir. Elle ignorait qui était ce Démon, en réalité, mais elle s’occuperait de son cas plus tard. La liberté à laquelle elle goûtait actuellement était la plus exquise qui soit. Si elle avait décidé de se téléporter ici, c’était pour une unique raison : apprendre à voler. Les deux ailes blanches présentes dans son dos lui semblaient néanmoins être un véritable fardeau. Elle ressentait l’air à travers ses plumes immaculées. C’était étrange ; comme si, du jour au lendemain, de nouveaux membres lui avaient été offerts, lourds, difficiles à manier. Elle devait essayer de comprendre leur fonctionnement. Ce don, nouveau, cette partie d’elle-même qui faisait à présent qu’un avec le reste de son corps, lui semblait tout particulier. Le ciel avait toujours eu ses faveurs. Elle aimait s’élever vers les hauteurs, à dos de dragons. Les choses étaient néanmoins différentes à présent. Elle n’avait plus besoin de magie ou de monture. Elle inspira profondément, son regard courant sur les paysages paradisiaques de son propre territoire. Elle se sentait étrangement en paix, moins sujette à ses démons ; pour cause : elle était une Ange. Penser au Monarque Démoniaque ne provoquait plus cette sensation délicieuse mais ô combien déplacée au creux de son bas ventre. Pire, l’homme lui semblait être une menace à écarter au plus vite. Pourtant, elle n’était pas haineuse à son endroit. C’était un sentiment différent qui enserrait son cœur, plus sain sans doute, plus pragmatique.

« Je vous ai cherchée. » fit une voix qu’elle connaissait bien derrière elle. Edwina se retourna, un moment que le vent choisit pour faire voleter les cheveux d’Erwan. Elle ne savait plus que penser de lui. Elle le détestait jadis mais, à présent, cette tension existante semblait s’être éteinte. Elle n’était simplement pas d’accord avec lui. « Tout le monde me cherche toujours. » dit-elle en souriant. Il passa l’une de ses mains dans ses cheveux pour les replacer, geste qui fut vain tant le vent n’en faisait qu’à sa tête ici. « Que faites-vous ici ? ». « J’avais besoin de prendre l’air, ce qui marche plutôt bien. » répondit-elle en riant, l’air faisant danser ses longues mèches dans une valse tumultueuse. « Et vous ? ». « Pour être franc… J’avais envie de vous voir. ». Comme elle ne disait rien, il continua. « Nous n’avons que très peu eu l’occasion de discuter depuis notre rencontre. Je suis l’Olori qui gère les Jardins, Erwan Galathiel. ». Elle le savait déjà et se contenta de sourire. Elle ignorait si elle souhaitait qu’il parte ou qu’il reste. « Et vous ? ». Edwina ouvrit la bouche pour donner une réponse qui eut bien du mal à sortir. Elle n’avait pas envisagé de décliner son identité si vite. « Oh je… Perséphone Liddell. ». Elle baissa les yeux un moment. « Je n’avais plus l’habitude de le prononcer. » murmura-t-elle simplement. Ce n’était pas très malin en réalité mais elle avait légèrement paniqué et le seul nom de famille angélique qui lui était venu à l’esprit, hormis celui de la Reine et celui de son interlocuteur, était celui de Raeden. Erwan sembla légèrement surpris, chose qu’elle comprit aisément. « Il s’agit du nom de mon mari… ». « Oh. ». Il n’avait pas pu s’en empêcher. Il sentait une sorte de déception le saisir. « Je le ferai prévenir alors dès que j’en aurai l’occasion. ». « Oh non. Il est… mort. ». « Durant la guerre ? ». « Non bien avant. ». Elle essayait de faire en sorte, en utilisant son expression et sa posture, qu’il cesse son interrogatoire. « Veuillez pardonner ma curiosité. Simplement… j’aimerai que vous ne manquiez de rien et si vous avez de la famille, peut-être pourrai-je faire en sorte de la retrouver pour vous… si elle est encore en vie bien sûr. ». « C’est gentil mais… disons que j’ai quitté ma famille il y a longtemps pour épouser mon époux. Nous n’avons pas eu d’enfant et aujourd’hui, il ne me reste personne. Je n’étais pas Ange avant et… ». « Alors peut-être pourriez-vous venir vivre avec moi ? ». Il ajouta immédiatement : « Le temps, bien sûr, de vous trouver un endroit où loger et une activité qui vous permettra de vivre. J’ai à cœur d’intégrer au mieux ceux qui reviennent de l’Enfer. ». Il n’essayait pas de se trouver des excuses, simplement de faire en sorte qu’elle accepte. « Je ne sais pas si… ». « Je vous assure que cela ne me dérange pas. Ma bâtisse est l’une des plus grandes et vous jouiriez de tout ce que vous voudrez. Je suis un homme occupé et je ne suis pas souvent chez moi. Disons que vous pourriez cuisiner pour moi le temps de votre séjour et me tenir compagnie. ». Elle se voyait mal refuser. « Très bien dans ce cas… mais à une condition. ». « Laquelle ? ». « Apprenez-moi à voler. ». C’était étrange car elle le trouvait étonnement gentil. Elle qui l’avait toujours dépeint comme un homme sans cœur, en proie à la facilité de l’extrémisme, voilà qu’il lui offrait le gîte et le couvert. Était-ce à cause du baiser ? Elle en doutait pour le moment. Il n’avait pas brandi son sexe devant elle comme le Monarque Démoniaque, ni même fait des attouchements. Le Diable devait fabuler, pour mieux la tenter. Cela ne fonctionnerait pas.

Quelques secondes plus tard, l’Olori était positionné derrière elle, ses mains sur les plumes blanches de ses ailes. Il lui donnait des directives simples qu’elle essayait de reproduire, manquant de perdre l’équilibre à chaque instant. Il se rapprocha, se collant presque à son dos pour attraper ses épaules et la maintenir. L’odeur de sa peau lui parvint avec délice. Il aimait être près d’elle, c’était un fait qu’il ne pouvait nier. Son contact l’électrisait et cela faisait bien longtemps qu’il n’avait pas ressenti une attirance semblable. Il avait l’impression de l’aimer et l’idée de baiser son cou fit une entrée plutôt inattendue en son esprit. « Peut-être serait-il préférable de passer à la pratique. Je suis mauvais pour inculquer la théorie. Je pense que voler est semblable au maniement des armes : apprendre sur le tas est la meilleure technique. ». « Vous combattez ? » demanda-t-elle. Il sourit, s’écartant d’elle. « Plus maintenant mais j’espère reprendre bientôt. M’occuper des Jardins n’est pas aisé pour moi. Le côté diplomatique est difficile. Je ne suis pas doué pour me faire des amis. ». Il retira son haut, dévoilant son torse, couvert de cicatrices. « Oh ! » fit Edwina. Elle n’avait jamais pris en compte ce volet de la personnalité d’Erwan. Il avait dû connaître la souffrance, une souffrance qui l’avait forgé. Aujourd’hui, il était fort et impitoyable avec le peuple démoniaque. Elle n’avait vu en lui, jusqu’ici, qu’un idiot prétentieux. Finalement, peut-être était-elle la seule à être stupide. Elle déglutit, s’avançant vers lui pour poser le bout de ses doigts sur la plus grosses des balafres. Elle était proche de son cœur. « Pourquoi ne pas les effacer ? » fit-elle, sans s’apercevoir de la façon dont il s’était mis à la regarder. Il resta silencieux. Que pouvait-il lui dire ? Qu’effacer ce qui marquait son corps ne suffirait pas à le débarrasser des traces que ses combats avaient laissées sur son psychique ? Effacer ces marques n’enlèverait pas les horreurs qu’il avait vu. Il ne se pardonnerait pas plus de n’avoir su se montrer à la hauteur. La seule chose qu’il pouvait faire, maintenant, c’était éliminer le mal de toutes les façons possibles et inimaginables.

Il l’attrapa par la taille et sortit ses ailes, n’attendant pas son consentement pour l’attirer vers les cieux. Il n’était pas homme à y aller en douceur. Il serait là, quoi qu’il se produise, mais il voulait la laisser essayer de se sortir d’une situation périlleuse. Les yeux dans les siens, il monta toujours plus haut. Il voulait être avec elle, ainsi, pour toujours. Alors que son regard semblait lui souffler qu’il allait prendre soin d’elle, Edwina commença à se sentir dépossédée de ses moyens. Elle n’arrivait pas à comprendre l’étrange impression qui la tiraillait, comme un malaise latent. « Vous êtes prête ? ». « Pourquoi ? » cria-t-elle à cause du vent. Il se fit malicieux et la lâcha, simplement. Voler ou s’écraser, là était le choix qu’il lui laissait en quelque sorte. Bien entendu, la nouvelle Ange savait parfaitement qu’elle ne risquait rien. Sa magie pourrait la sauver mais… mais c’était l’occasion d’essayer. Tombant à pic, elle eut l’idée de tenter d’ouvrir ses ailes au maximum. Ce fut à cet instant qu’elle sentit le vent s’engouffrer sous ces dernières. Sa chute ralentit et elle se mit à planer, doucement, délicieusement. L’air la caressait et l’expérience nouvelle la fit sourire, puis rire. Ses yeux reflétaient une forme d’émerveillement. Son sentiment était semblable à celui qui s’imposait à elle lorsqu’elle entendait les Magiciens chanter en chœur l’hymne à la gloire de Sympan. Ce petit moment d’éternité ne dura néanmoins pas. Lorsqu’elle voulut changer de cap, ses ailes faiblirent en même temps que sa conscience. La Couronne des Cieux rappelait à sa propriétaire qu’elle n’était pas prête à endosser un si grand changement sans en payer le prix. Erwan fixa quelques fractions de seconde le corps de Perséphone plonger avant de se téléporter juste en dessous d’elle. Là, il la rattrapa au prix d’un rapprochement plus rapide du sol qu’il minimisa en contrôlant l’air jusqu’à ce qu’il puisse se poser en douceur, la femme dans les bras. Elle lui semblait instable psychiquement. Bien sûr, il n’allait pas le lui avouer mais il avait vérifié l’état de son corps pendant qu’elle était inconsciente dans les premiers jours. Aucune trace de violences physiques. Il se demandait ce qu’ils lui avaient fait endurer et le découvrirait tôt ou tard. Il disparut, amenant l’Ange chez lui. Il savait que les rumeurs seraient nourries par sa décision mais celles-ci resteraient bienveillantes. Il espérait simplement qu’elles ne dérangeraient pas sa colocataire si elle venait à les entendre.

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