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 Le travail c'est la santé | Lysange

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Erza Taiji Stark
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Erza Taiji Stark
MessageSujet: Le travail c'est la santé | Lysange   Le travail c'est la santé | Lysange EmptyDim 25 Mar 2018 - 18:34

Jason s’affala sur la table d’un air hautement désespéré. Depuis que sa mère était partie, il avait du mal à joindre les deux bouts pour se nourrir correctement. Aussi, son ventre lui rappela de la plus bruyante des manières que ses apports caloriques étaient bien en dessous de ce qu’il aurait dû consommer normalement. Comment pouvait-il se forger une musculature digne de ce nom s’il était incapable de rester en vie ? Ses yeux rouges se posèrent un instant sur le sachet de drogue qui était posé en face de lui. Hier, il n’avait rien vendu. Peut-être devrait-il chercher un travail un peu plus honnête ? Après tout, sa mère avait laissé une place libre au marché. Il se voyait mal vendre du poisson toute la journée mais, au moins, il pourrait manger à sa faim et faire quelques économies le temps pour son organisme de reprendre du poil de la bête. « Saloperie de vieille rombière. » grogna-t-il a l’intention de sa génitrice. La vie avait été relativement facile avant qu’elle ne parte. Depuis, c’était l’enfer. Il n’était ni doué pour faire le ménage, ni doué tout court. S’il avait souvent frappé sa mère, autant qu’elle l’avait frappé, il la regrettait amèrement maintenant. Aussi, après quelques longues minutes à ruminer, il finit par attraper sa veste, dévaler les escaliers et se jeter dans les rues bruyantes et puantes de Sceptelinôst.

L’endroit était mal famé et tout le monde le savait. Les hommes et les femmes venaient pour ça. Pour se rouler dans le foutre, respirer la drogue à pleins poumons et pour perdre leur argent aux jeux de hasard. L’Enfer en miniature sur certains aspects, en plus grandiose sur d’autres. Sceptelinôst était une façon de vivre qu’il ne regrettait pas. Simplement, il voulait, lui aussi, s’attirer tous les regards et faire en sorte que son commerce prospère. Il voulait être riche et baiser Sceptelinôst jusqu’à la moëlle pour en tirer tous les profits. « Fais attention où tu marches connard ! » clama un homme sur le chemin de Jason. Il lui aurait bien fendu le crâne à celui-ci s’il n’était pas deux fois plus costaud que lui. Heureusement qu’il mourrait de faim, sinon, peu importe les considérations de muscles et de gabarie, il se serait vraiment mis en travers de sa route pour essayer de lui coller un pain. Il aurait échoué et ce serait fait défoncer, c’était une évidence, mais ce genre de pulsion ne se contrôlait pas. Malheureusement, aujourd’hui, sa mère n’était plus là pour exercer sa magie de soin sur lui, ni pour lui remettre une rouste par-dessus pour lui apprendre à jouer aux petits cons.

« Je cherche du travail. On m’a dit qu’une place s’était libérée y a pas longtemps… ». L’homme fixa la tronche de Jason d’un air à la fois intrigué et désolé. Intrigué par la marque qu’il avait autour du cou. C’était fréquent chez les Réprouvés. Le suicide faisait partie des mœurs car la condition n’était pas aisée à supporter tous les jours. Beaucoup y avaient déjà pensé une fois dans leur existence ; certains avaient passé le pas. « Désolé fiston. Depuis que la concurrence s’est développée dans la rue parallèle, on a beaucoup moins de travail. Reviens d’ici quelques jours, j’aurai peut-être quelque chose pour toi. Je vais parler de ton cas autour de moi. ». Jason hocha la tête sans rien dire. Le commerçant était dans sa phase angélique et voulait bien faire. Seulement, il n’était pas dupe, demain, il serait différent et n’aurait plus envie de l’aider. Il repasserait quand même mais il n’espérait pas grand-chose. Il finit donc par tourner les talons et à se mettre en quête d’une idée.

En parcourant quelques ruelles, il trouva un morceau de bois rectangulaire à l’abandon. Et s’il… ? Il alla vers lui, sortit son poignard et s’assit pour tailler le bois de la façon la plus confortable possible. Il inscrivit un message clair sur ce dernier avant de se relever. Il devait aller dans l’une des rues les plus fréquentées. Une fois sur place, il se rassit et posa sa pancarte devant lui. « Je cherche du travail » était inscrit dessus. Il espérait que quelqu’un s’arrête et lui propose quelque chose. Il se fichait bien de la tâche à accomplir. Il savait simplement que s’il continuait à manger des restes de panais tous les jours, il finirait par mourir.

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Le travail c'est la santé | Lysange 145916signaErza2
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Lysange
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MessageSujet: Re: Le travail c'est la santé | Lysange   Le travail c'est la santé | Lysange EmptyLun 2 Avr 2018 - 17:16


Son père lui arracherait les ailes, s’il apprenait qu’elle s’était encore aventurée toute seule dans la Cité. Néanmoins, les conséquences de ces agissements lui importaient peu. Peut-être y songera-t-elle quand la nuit débutera son festin solaire. Pour l’heure, la réprouvée avait bien d’autres préoccupations à fantasmer, dont la principale était de découvrir quels rejetons avaient été abandonné par la chance et la vie. Lysange affectionnait parcourir les ruelles sombres et sales de Sceptelinôst pour y découvrir de nouvelles carcasses abandonnées, rire au nez des infortunés et se valoriser face aux délogés. « Le malheur des uns fait le bonheur des autres » et la Kiir’Sahqon s’enivrait de la variété des fléaux que lui offraient les divers quartiers. C’était certes un jeu malsain, mais qui enchantait son orgueil. Elle avait tout pour être heureuse : elle avait un abri qui la protégeait des caprices des intempéries, suffisamment de moyen pour ne pas ressentir la faim dévorée ses entrailles et quelqu'un qui la chérissait comme le plus beau des joyaux. Que rêver de plus ? La petite n’était toujours pas parvenue à trouver une réponse acceptable à cette question. Ce qui expliqua probablement la raison de son insatiable appétit de drame.

Lysange se faufilait aisément entre les âmes errantes, qui n’avaient pas tous conscience que l’épée de Damoclès trônait sur leurs misérables existences. Personnes ne faisaient attention à elle, réalité qu’elle ne désirait en rien apporter des modifications. Marchant et parfois sautillant, elle passa de ruelle en ruelle, en quête de nouvelles mésaventures à contempler. La première chose qui l'intrigua fut un être assis, avec quelque chose posé devant lui. Même avec l’intervention de sa vision sur-développée, elle ne pouvait distinguer la nature de l'objet. Intriguée, elle s’approcha d’un pas déterminé vers l’étranger, pour ensuite lui faire face sans la moindre gêne ou crainte. Elle resta plantée devant lui, les yeux rivaient sur l’écriteau. Au premier abord, les mots rédigeaient ne représentés qu’un magma d’incompréhension. Il lui fallut bien plus de temps que la norme, pour que ces lettres prennent un sens logique pour elle. Lorsque son déchiffrage fut réussi, un large sourire se dessina sur sa frimousse, tandis que ses mirettes glissèrent vers le propriétaire de la pancarte « La vie est injuste… Si tu avais hérité d’une poitrine, tu aurais pu facilement vendre ton corps et le problème aurait été résolu. » Mais à peine avait elle exprimait l’une de ses fameuses remarques désobligeantes, qu’une bousculade la propulsa vers l’avant. « Bouge de là ! » Heureusement, ses réflexes n’étant pas aussi lents que sa capacité d’analyse, la réprouvée eut le temps de tendre les bras et ainsi se rattraper in extrémiste contre le mur, sans piétiner le nécessiteux qui était à ses pieds. Les êtres grouillants à Sceptelinôst n’étaient pas réputés pour leur courtoisie ou leur délicatesse, et puisque la jeunette restait figée au milieu de la ruelle, la suite des événements étaient plus qu’évident. « Dreell » murmura-t-elle, les dents serraient. Habituellement, elle se serait énervée et aurait poursuivit son offenseur en l’insultant dans sa langue natale – même au risque de se prendre une raclée en retour –. Toutefois, la situation était quelque peu insolite, actuellement, elle était pratiquement nez à nez avec un homme dont elle venait fraîchement de se moquer et qui ne pouvait l’ignorer, puisqu’elle faisait tranquillement du gainage juste au-dessus de lui. La disposition était plus qu’embarrassante. Le juste retour des choses, sans doute. « Hum. On t’a déjà dit que tu avais de jolis yeux ? » Elle prononça ces quelques mots sans réellement réfléchir et sans se rendre compte de l’absurdité de ses propos. Faire diversion, c’est tout ce qu’elle désirait. Juste le temps qu’elle puisse s’entortiller, dans l’espoir de se décaler sur le côté sans créer un désastre ou que l’homme ne décide d’en profiter pour la cogner. Une fois sa pathétique acrobatie achevée, elle se laissa glisser le long du mur en soupirant. Avec cette petite mésaventure, ses jambes étaient devenues du coton et la demoiselle n’avait plus le courage de se montrer éffronté envers son congénère. Croisant ses jambes sous ses cuisses pour se mettre à son aise, elle plaça son coude sur l’un de ses genoux, pour que la paume de sa main soutienne son menton. Comme si de rien n’était, elle fixa quelques secondes le miséreux. Subitement, Lysange ce sentie obligée de faire preuve de bienveillance. Comme si le cas du réprouvé l’intéressait vraiment. « Sérieusement… Tu es si désespéré au point de croire que quelqu’un va te tendre la main ?» Il n’était pas difficile de comprendre que la petite réprouvée était vraiment découragé pour le destinataire de cette interrogation.  


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Le travail c'est la santé | Lysange Jingyu11
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Erza Taiji Stark
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Erza Taiji Stark
MessageSujet: Re: Le travail c'est la santé | Lysange   Le travail c'est la santé | Lysange EmptyLun 21 Mai 2018 - 1:03

Pendant un instant, Jason crut que la jeune femme qui venait vers lui allait lui donner du travail. Il l’espéra ; sans doute trop. La chute n’en fut que plus brutale. Il plissa les yeux et étouffa une sorte de grognement, ne sachant pas si elle plaisantait ou non. Il n’arrivait pas à se convaincre qu’il s’agissait là d’une farce. Allait-il devoir la frapper pour qu’elle calme sa joie ? Le simple fait qu’il se pose la question montrait que son côté démoniaque n’était pas franchement le plus présent. Il avait faim et le manque de glucide le rendait plutôt mou. Heureusement, comme si les Grands Zaahin avaient décidé de défendre sa cause, la rue se chargea du cas de son interlocutrice. Il lui aurait bien éclaté de rire au nez si elle n’avait pas failli tomber sur lui. Elle se tenait à présent dans une position qui obligea l’homme à s’écarter légèrement. C’est qu’il en fallait peu pour provoquer chez lui des réactions physiques basiques. Il n’avait pas couché depuis des lunes et il était presque certain que la moindre femme qui lui serait tombée sous la main aurait fait son affaire. Pourtant, rares étaient celles qui se laissaient séduire par un pauvre type sans argent… ou les nécessiteuses, celles qui entraient dans sa catégorie et qui n’étaient pas forcément les plus belles à regarder. Il en avait vu, des étrangères arpenter les rues, hantées par les effets de la drogue. Certaines n’avaient plus de dents, d’autres avaient la peau brûlée après s’être fait rouler par des escrocs. Sceptelinôst grouillait de contrefaçons, de produits dangereux et de magouilles en tout genre. Lui aussi voulait se prêter au grand jeu. Seulement, il n’avait ni l’argent, ni la force, ni le prestige. Il n’était qu’un pauvre quidam, comme la majorité de ceux qui roulaient leur bosse ici.

Le commentaire de son « agresseur » eut le mérite de créer une sorte de sourire amusé sur ses lèvres. Elle avait l’air déjantée. Finalement, sa présence n’était pas si mal que ça. Au moins, ça lui faisait une sorte de distraction. « Et toi ? Tu vis dans quel monde ? Sans doute dans celui des poneys et des rendez-vous galants. » fit-il en la fixant après avoir posé son coude sur sa cuisse. Il espérait bien trouver du travail comme ça. Après tout, rien ne s’opposait au fait qu’un homme ou une femme ait besoin de faire appel à quelqu’un discrètement. Cela dit, là où il devait bien lui donner raison, c’est que ça faisait quelques longues heures qu’il était planté là et que rien ne venait. Un passant lui avait même craché dessus quelques temps auparavant. S’il n’avait pas eu la flemme de se lever, il l’aurait poursuivi et lui aurait éclaté le crâne contre le pavé. Le problème majeur était que la théorie ne se confondait que très rarement avec la pratique. Dans la majorité des cas, il était le seul à saigner du nez – et d’un peu partout ailleurs – à la fin de la rixe. Il soupira, essayant de trouver une solution à son calvaire. Avec de la malchance, quelqu’un allait venir pour la recruter elle. La prostitution battait son plein à Sceptelinôst et, curieusement, en ce qui concernait les hommes, c’était rarement de jolies jeunes femmes qui payaient. Sinon, il aurait essayé. Seulement, il avait trop peur de se retrouver à quatre pattes devant un gus renfrogné, gras et pervers. Il avait d’autres idées, d’autres volontés d’avenir. « Bon tu vas rester là longtemps ? C’est pas que tu me gênes mais bon, c’est pas comme si on créchait ensemble. T’as que ça à faire de tes journées de faire chier ton monde ? Si t’as pas de travail à me proposer, j’ai pas besoin de toi moi. ». C’était honnête, au moins. Sauf que, comme d’habitude, après avoir ragé quelques minutes, il se sentit soudain d’humeur plus magnanime. « Je m’appelle Jason et… ». Il allait dire et toi mais une femme à l’allure instable venait de s’appuyer contre le mur. Ce qui sortit de sa bouche s’étala par terre, créant sur la face de l’homme une expression de dégoût. Vu l’odeur, il pariait sur de l’alcool fort mélangé à des huîtres ; un cocktail aussi néfaste pour celui qui l’avalait que pour ceux qui en sentaient le résultat une fois que s'était ressorti. Il tapota sur l’épaule de la fille pour lui faire comprendre qu’il était temps de se tirer. Tant pis, il trouverait du travail autrement. « Et toi ? » finit-il.


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Lysange
MessageSujet: Re: Le travail c'est la santé | Lysange   Le travail c'est la santé | Lysange EmptyLun 25 Juin 2018 - 17:19


Comme une gentille fille, la réprouvée ce leva sans se faire prier et s’engouffra dans la ruelle. « Oh arrête de te plaindre, j'suis sans doute la meilleure chose qui te sois arrivé de la journée. » Murmura-t-elle avec une pointe d’agacement. Elle tourna la tête pour désigner du menton la femme ivre, qui s’allongea sans vergogne dans la substance douteuse qu’elle venait de régurgiter. Un frisson de dégoût parcourût l’enfant qui s’identifia par un bref bruit d’écœurement. Sans faire de remarque désobligeance, elle détourna le regard de ce piteux spectacle, forçant ses mirettes à se focaliser sur le chemin qui se dressait devant elle. « Lysange » soupira-t-elle. « J'm’appelle Lysange et je n’aime pas les poneys. » Ce n’est pas parce qu’elle n’avait pas répliqué au premier abord, qu’elle n’avait pas d’avis sur la question. « Franchement, à quoi ils servent, tu peux m’le dire ? C’est court sur pattes, grassouillet et en plus ça ne ce mange pas ! Aucun intérêt. » Son regard dériva vers son partenaire de route. « Par contre… Les bicornes et les cerfeuils, eux… » Sa langue effleura sa lèvre inférieure avec une sonorité de salive ravalait. Pour sûr, elle tuerait pour un morceau de chair – en réalité, elle ferait n'importe quoi pour de la nourriture ou de l'alcool, sauf vendre son corps –. Suite à cette allusion, une image de ragoût aux cerfeuils germa dans son esprit, alarmant l’orchestre qui résidait au creux de son ventre. Simultanément, la faim s’incrusta parmi tous ces ressentiments contradictoires, qui se bousculaient et s’empressés de vouloir trôner dans sa conception. À tour de rôle, l’agacement, la tristesse et l’irritation prirent le contrôle de ses émotions, déboussolant l’esprit de la concerné. Elle n’était plus d’humeur à plaisanter.

Contrariée, la bipolaire regarda avec empressement les murs qui l'entouraient. Puis, sans prendre la peine de solliciter son avis, Lysange saisit le poignet de l’homme qui l’accompagné et le tira vers elle, pour l'entraîner dans une intersection qui reliait une ruelle plus sombre. La voie semblait plus discrète, quoi que plus étroite, néanmoins, ils seraient moins amènes d’être dérangé par les passants. Si la tatouer se faisait encore bousculer sous prétexte qu’elle "gênait le passage", elle ne répondrait plus de rien. « C’est agaçant de marcher sans savoir où aller. T'sais ce que tu vas faire maintenant que "ton plan à la pancarte" à foiré ? » C’était la première interrogation qui lui venait à l’esprit pour l’occuper quelques instants. Elle se voyait mal lui demander poliment de s’arrêter pour qu’elle puisse vérifier quelque chose. À coup sur, il en aurait profité pour s’enfouir ou aurait trouvé un absurde prétexte pour la laisser en plan. Oui, pour sûr, elle était obligée de faire diversion. La petite avait enfin trouvé un compagnon d’ennui, il était donc hors de question de le laisser s’échapper. C’était sa proie. Son bien. Il était à elle. Du moins, jusqu’au coucher du soleil.

S’auto-pratiquant une fouille corporelle, elle s’empressa de trouver un objet bien précis, qui était censé être en sa possession. Sa prompte panique se dissipa pour un bref sentiment de soulagement, lorsqu’elle sortit de sous son haut un morceau de tissu réduit en bouillie. Elle entrouvrit légèrement ce dernier pour vérifier son contenu et une fois la tâche accomplie, un sourire espiègle se dessina sur sa frimousse. « Tu ne m’avais pas parlé d’un rendez-vous galant ? » La Kiir'Sahqon lui fit les yeux doux, en battant énergiquement des cils, puis elle se mit à dandiner ses hanches de gauche à droite pour avoir un style aguicheur. Elle se voulait "mignonne", voir "attirante", mais sa tentative de séduction fut si grotesque, que même elle ne pût s’empêcher de rire à gorge déployée. Difficile de croire que cette mise en scène n’était qu’une vaste farce. Elle-même était certaine qu’elle serait tout aussi ridicule, si un jour elle désirait réellement charmer un homme. Après tout, c'était bien connu que les fées de l’éloquence et de la séduction ne c’étaient pas penchées sur son berceau à sa naissance. Quelles garces. « Hum… » Elle essuya une larme qui perlait au coin de son œil, dû à son précédent fou rire incontrôlé. « Et pour répondre à ta question, j’ai du temps à perdre. J’ai même tout la journée devant moi. Ça devrait largement te suffire pour me blablater ta vie et pour continuer de te plaindre, non ? » Elle rangea sa bourse à l’endroit initiale, avant de porter à nouveau son intention sur Jason. « Mais avant que j’ne croule sous tes lamentations, on va éviter que tu t’écroules sous ton propre poids. » Elle désigna des yeux le bas de son bassin. « Ton ventre fait du boucan. C’est insupportable. J’pourrais jamais me concentrer sur ce que tu me racontes avec ce bruit de fond. » Bien évidemment, elle exagérait, peut-être même qu’elle n’avait entendu aucune sonorité – mise à part les siennes –. Mais quand il s’agissait d’être désagréable, la réprouvée savait faire preuve d’imagination « En plus, si tu t’écroules maintenant, j’devrais trouver une nouvelle occupation pour la journée… » À cette idée, son minois se crispa de déception. Mais ce sentiment aléatoire disparut en un claquement de doigt. Elle jeta un bref coup d’œil vers l’extérieur de la ruelle, guettant la potentielle venue d’un gêneur, puis regarda une nouvelle fois tout autour d’elle.  « Bon allez, passe devant si tu veux vite bouffer quelque chose. Je me perds toujours dans ces ruelles. » C'était la stricte vérité, elle était complètement désorientée et ne pouvait dire où ils étaient.


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Le travail c'est la santé | Lysange Jingyu11
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MessageSujet: Re: Le travail c'est la santé | Lysange   Le travail c'est la santé | Lysange EmptyMer 1 Aoû 2018 - 18:47

Un sourire carnassier se dessina sur les lèvres de Jason. Elle parlait beaucoup. Il n’était pas sûr de survivre. Il allait la bouffer. D’un autre côté, bien malgré lui, elle lui plaisait. C’était paradoxal. Il voyait ses lèvres bouger et, dans sa tête, ce qu’elle disait pouvait facilement être remplacé par « bla bla bla, bla bla bla, bla bla bla ». Seulement, elle n’avait pas tort. Il ne lui était rien arrivé de bon dans la journée et il ne pouvait plus retourner s’asseoir dans la rue, vu que la gueuse avait fini par se rouler dans son propre vomi. C’était répugnant. Parfois, il se disait qu’il aurait préféré naître avec une cuillère en argent dans la bouche au lieu d’avoir à travailler pour gagner sa vie. « Ah ouais ? Pourtant je trouve que tu ressembles à un poney avec ta tignasse. » répondit-il d’un ton amusé, sans doute trop bas pour qu’elle puisse l’entendre. La perspective de manger de la viande de bicorne lui fit oublier le côté agaçant de sa compagne. Quel âge avait-elle ? Sans doute trop jeune pour qu’il puisse éventuellement tirer un coup. Quoi que… Il n’en savait rien. De toute façon, elle ne voudrait pas. Les femmes n’aimaient pas trainer avec les hommes fauchés comme lui. Il n’était pas spécialement attirant, ce qui réduisait considérablement ses chances. Il soupira, obligeant ses pensées à revenir sur le bicorne. Il avait faim et s’il continuait à ne pas se nourrir, il ne pourrait pas travailler et, par voie de conséquent, encore moins manger. C’était un cercle vicieux. Heureusement qu’il avait le logement de sa mère. C’était déjà ça. « Te suivre jusqu’à ce que tu me trouves un travail. » dit-il simplement. En vrai, il n’avait pas franchement de plan B. Qu’il trouve un plan A relevait déjà du miracle. Il ne fallait pas trop lui en demander. Il avait des rêves, de grandes ambitions, mais il n’avait aucune idée de comment les atteindre. Peut-être resterait-il un perdant toute sa vie, devant faire la manche pour réussir à s’acheter une vieille miche de pain moisie ? « Je pourrai me prostituer. » fit-il. Ce n’était pas ce qui manquait à Sceptelinôst. Seulement, il n’était pas sûr de gagner beaucoup. Son corps ne devait pas valoir grand-chose.

Les yeux de Jason regardèrent les mains de Lysange fouiller son propre corps. Que faisait-elle ? Ça faisait si longtemps qu’il n’avait pas touché une femme que tout prenait rapidement des airs luxurieux à ses yeux. Ce qu’il ne voyait pas, il l’imaginait. En revanche, quand elle commença son manège, il prit une mine bien plus surprise que lubrique. « Oh tu fais quoi gamine ? ». Elle se foutait de sa gueule en fait. Elle devait avoir compris qu’il avait envie d’une bonne partie de jambes en l’air et se farcissait sa face allégrement. Il se renfrogna légèrement. Ces bonnes femmes, toutes des vipères. L’autre était morte de rire. Pas lui. Vexé, il l’écoutait à moitié, jusqu’à ce qu’elle désigne le bas de son ventre. Au début, il pensa à autre chose mais dut bien se résigner. Elle parlait bien de son estomac. « Ouais c’est ça. Mon ventre fait moins de bruit que toi, je te signale. ». Il commençait à être fatigué et sa répartie – déjà pas fameuse – en prenait un sacré coup. Quand il comprit qu’elle voulait l’inviter à manger, il se radoucit. Finalement, elle n’était pas si mal. « Humpf. Puisque tu payes le repas, j’essaierai de ne pas te fausser compagnie juste après avoir mangé alors. Tu as qu’à me considérer comme à toi pour la journée. Homme de compagnie, ce sera mon job. Et je ne suis pas cher ! Sois heureuse ! ». C’était peut-être une idée finalement. Il était à peu près sûr qu’il y avait des vieilles femmes seules qui seraient bien contentes d’avoir un peu de compagnie. C’était une forme de prostitution légère, une prostitution de son temps. Il se demandait si ça marcherait.

Quand elle lui dit de passer devant, il ne se fit pas prier. Il traversa quelques rues, coupant par des ruelles, afin d’arriver dans un quartier où la nourriture était peu chère. C’était des plats simples qui étaient proposés sur des terrasses où étaient disposées des tables basses de mauvaises qualités, entourées de tabourets à l’assise située à trente centimètres du sol. On y servait du riz, baigné dans de la soupe de légumes avec quelques morceaux de viande. Ce n’était pas un festin de roi mais ça remplissait bien l’estomac. Le menu était le même pour tout le monde et c’était comme ça que le restaurateur pouvait faire des prix bas, tout en ayant des bénéfices. Il achetait tout en gros, ce qui lui revenait bien moins cher. Jason s’assit, commanda deux bols et reporta son attention sur Lysange. « Bon. Je n’aime pas trop dire ça mais tu m’as donné une idée. J’essaye de faire des affaires tu vois, dans la drogue, tout ça. Seulement, ça ne marche pas fort en ce moment et y a tellement de concurrents que pour se faire un nom c’est dur. Alors je me dis, en attendant d’avoir assez d’argent pour ne pas travailler seul, je pourrais vendre mes services à de vieilles dames ou à des femmes, comme toi qui, visiblement, n’ont rien à faire de leur journée et s’ennuient. Tu penses que ça marcherait ? ».


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MessageSujet: Re: Le travail c'est la santé | Lysange   Le travail c'est la santé | Lysange EmptyMer 8 Aoû 2018 - 21:28


Gamine ? À cette appellation, elle se retenu de lui faire un croche-pied. Pourtant, elle aurait jubilé de le voir s’éclater contre le sol, mais son humeur taquine avait été dévorée par sa propre faim. Elle n’avait plus envie, ni de provoquer, ni de répliquer. De ce fait, elle le suivie sans dire un mot, passant sous silence ses remarques désobligeantes. Il était à elle pour la journée ? Bien. Cette idée lui plaisait. Lui, par contre, ne se rendait pas compte dans quel pétrin il se mettait. Lysange était loin d’être une compagnie des plus agréables et s’il ne l’avait toujours pas compris, il l’apprendrait bien vite.  Peut-être même qu'il s’en rendrait compte trop tard. Néanmoins, bien qu’elle ne lui souhaitait rien de bon, elle ne pouvait s’empêcher de sourire bêtement depuis cette annonce. Pour une raison qui lui échappé, quand elle le regardait, une bouffée de joie l’enivrait. Comme quand elle était au côté de Vaan.

Ils étaient arrivés dans un quartier qu’elle ne connaissait pas. Enfin, peut-être que si. Sans doute était-elle déjà passait par là, sans réellement sans rendre compte. Possible, mais elle serait incapable de le dire. Tout ce ressemblé par ici. Même les gens. D’un autre côté, elle ne cherchait pas non plus à en savoir davantage. Elle avait faim et il était très peu probable qu’elle décide de revenir dans ce coin un jour. Une fois installé, elle n’eut pas besoin de se torturer les méninges pour trouver un sujet de discussions, le temps que leur commande arrive. L’homme prit les devants, ce qui n'était pas pour lui déplaire. Pour la peine, elle fit l’effort de l’écouter et de s’intéresser à ses propos. Elle était pour ainsi dire, suspendue à ses lèvres. Malgré cela, même avec toute la bonne volonté du monde, elle ne put s’empêcher de se moquer de lui. Sa question lui paraissait être une blague, mais en vue de l’expression de son partenaire, son rire s’étouffa bien vite dans un raclement de gorge « Oh… Tu étais sérieux. » Dans un soupir de lassitude, Lysange cessa de faire l’enfant et regarda avec intention les personnes qui l’entouraient. Son esprit détraqué prit au sérieux l’interrogation de l’homme. Elle voulait l’aider et pour y parvenir, son jugement la forçait à dévisager chaque visage que ses mirettes pouvaient contempler. Elle scruta avec intention les attitudes, les postures et l’allure des individus qu’elle apercevait. Durant tout ce temps, elle ne dit un mot. Toute sa concentration était condensée dans ses yeux et dans le peu de capacités de déduction qu’elle détenait. Après plusieurs minutes de silence religieux, elle porta à nouveau son intention sur Jason et lui dit, sur un ton des plus sérieux : « Ton idée est complètement conne. »

Des bols avaient était déposer devant eux, pour son plus grand plaisir. Sa faim lui réclamait son dû et bien que c'était loin d’être la meilleure chose qu’elle n’est mangée, ça avait le mérite d’être comestible. Elle avala quelques gorgées de son bouillon avant de lui exposer son point de vue. « J’dis pas, tout s’achète. Même les gens… et surtout à Sceptelinôst. Mais r’garde autour de toi ! T’as plus de chance de trouver une vierge dans le cartier des putes, qu’une p’tite veille en manque de compagnie dans cette ville. » Du menton, elle lui fit signe de regarder derrière lui. « Les gens en manque d’argent se battent pour garder le peu de bien qu’ils ont… Après, s’ils sont cons, ils dépensent leur moindre piécette dans la drogue ou l’alcool. Voir dans les jeux d’argent, pour ceux qui croient encore à leur bonne étoile. Quant aux moins abrutis, ils pensent à s’acheter juste de quoi survivre, pour ne pas finir en festin pour les verres et les mouettes. Eux, ils t’intéressent pas, parce que toi, tu ne les intéresses pas non plus. ‘Fin, si, plus tard, quand tu auras des stupéfiants à leur fournir. Mais en attendant, ils s’en foutent d’être seuls ou non. Toi, c’que tu vises, c’est les riches, ou tout du moins, ceux qui ne sont pas dans le besoin ou qui font dans l'sentiments. Et eux, ils visent un minimum la qualité. » Elle trempa ses doigts dans son bouillon pour attraper un morceau de viande et le fit glisser dans sa bouche. Cela lui demanda une certaine concentration pour massicoter la chair tout en continuant son monologue.  « Ouais, allez, j’veux bien admettre qu’ils doivent se sentir seul dans leur fauteuil de velours. Et encore… Elle se lécha les doigts avant de poursuivre, Mais ils ne s’attardent pas sur les catins que l’on croise dans nos rues. Il regarde plus haut et franchement, sans vouloir te vexer, dans la hiérarchie t’es pas supérieur aux rats et aux cafards. T’as aucune chance de te faire repérer. Après, j’dis pas, p’t-être que j’me plante complètement. Que comme tous ces crevards, j’vois que c’que la Cité veut bien me montrer. P’t-être qu’il y a un trafique "d’humain de compagnie", sous nos pieds, et que tu auras juste à te pointer pour être embauché. Mais bon… avec ta tronche, t’as pas l’air d’être de très bonne compagnie. » Ses mirettes désignèrent la cause de cette pensée : la cicatrice, qui marquer son cou. La question lui brûlait les lèvres. Sa curiosité la poussait à savoir s’il c’était infliger ça de lui-même, à l’inverse du fil de ses pensées, qui lui, aller se briser si jamais elle changeait de sujet. Décidément, elle qui détestait réfléchir, la voilà servit. Pour limiter la venue d’une migraine indésirable, elle engloutit la fin de son bouillon d’une traite et posa son bol vide non sans ménagement. Il ne fallait pas qu’elle se disperse. « J’comprends pas. À ce niveau-là, pourquoi s’emmerder ? C’que tu veux, c’est du fric. Alors autant te faire adopter. Trouves-toi une famille qui s'est déjà faite un nom grâce aux drogues ou qui est réputer pour crouler sous l’or. S’ils n’ont pas d’enfant, arranges-toi pour devenir l’héritier parfait. Et s’ils en ont déjà un, débrouilles-toi pour l’éliminer. C’est pas plus compliqué qu’ça. » Sans même attendre la réponse de Jason, elle pointa son couvert vers lui. « Oh et ne m’dit pas que c’est contre tes mœurs de tuer quelqu’un ! La drogue c’est comme le Kurbus et tu comptes t’élever grâce à ça. Donc t’la ramène pas avec tes histoires d’éthique ou j'ne sais quelle autre connerie. » Lysange ne voyait pas plus loin que le bout de son nez. Pour elle, son idée était meilleure, mais à aucun moment, elle ne prenait en considération les conséquences d’un tel plan. Son côté naïf lui faisait croire que tout se passerait forcément bien. « Enfin… Même si j’crois pas en ton projet, ça reste quand même plus réaliste que celui de te prostituer. Personne ne voudra de toi, même si ont les payer. Et là, j’m’en fou de te vexer. » Elle ne pensait pas le moindre mot de cette dernière tirade. En réalité, elle était agacée qu’il songe à vendre son corps ; qu’il soit si désespéré, au point de tomber si bas. « Tout s’achète, mais peu de personnes y pensent. » Mumura-t-elle, en levant les yeux vers le ciel. Quelqu’un lui avait dit cette phrase, un jour. Elle ne savait plus qui, ni quand. Pourtant, parfois, cette citation lui revenait à l’esprit, sans pour autant qu’elle comprenne le sens cacher. « Les gens comme moi... » Répéta-t-elle ensuite, songeuse. Ce terme, qu’il avait employé, lui revenu à l’esprit. Avait-elle vraiment répondu à sa question ? Hum. Pas tellement. Elle voyait uniquement Sceptelinôst tout en noir ou tout en blanc : les pauvres et les riches. La classe sociale grise existée, pourtant, elle ne l’avait que très vaguement mentionné lors de son discours. Allez savoir pourquoi. Son esprit cogita silencieusement sur la question et puis, soudainement, une autre phrase de Jason lui revenu à l’esprit. « Attends... J’ai rêvé où t'm’as comparé en même temps à une vieille timbrée en manque d’amour et à une gamine en quête d’intention ? » En une fraction de seconde, son sang entra en ébullition. Tel un volcan, prêt à cracher sa rage enfouie et insoupçonné, elle voulait brûler l’homme qui lui faisait face, sans plus de cérémonie ou de raisonnement pousser. « Que ce soit bien clair, j’t’ai pas acheté, j’t’ai juste aidé parce que j’avais rien d’autre à foutre et que tu me faisais pitié. Si tu veux partir, tu peux t’casser. J’te retiens pas. Ne crois pas que j’ai besoin de toi. Personne n’a besoin de toi. Si tu crève, ça n’changerait rien. Alors si t'avais comme projet de rester avec moi juste par pitié ou par bienveillance, tu peux te le foutre là où j’pense. » Sa langue claquée à chacun de ses mots, mais ses phrases n'étaient pas aussi crue qu'elle l'aurait espéré. Elle voulait être blessante et désobligeante. Aussitôt, elle le détestait. Lui, comme le reste du Monde. Elle se sentait trahie. La tatouer souhaitait que ses mots deviennent des poignards, qu'ils le blessent, le haches et l’éventres. Aussi bien lui, son corps, que son orgueil, ses rêves. Sa souffrance devenait soudainement son unique obsession et ses membres réagissaient en conséquence. Son pied la démanger, elle désirait donner un coup dans la table, la faire valser, la renverser. Que la vaisselle éclate et que sa soupe le crame. Elle désirait sentir ses griffes se plantaient dans sa peau, sentir son épiderme se défaire de sa chair. Lui transpercer les orbites à l’aide de ses doigts, pour que plus jamais il ne la regarde et lui arracher la langue à coup de dent, pour ne plus l’entendre se plaindre. Lysange exigeait palper ses tourments et s’exalter de ses cris. Pourtant, aucun de ses fantasmes ne se réalisèrent. Le temps s’interrompit dans son petit univers. Si dans son esprit, les scènes de torture tournaient en boucle, dans la réalité, seul un regard noir, dédié à son interlocuteur, c’était manifester. Ses yeux étaient perdus dans les siens. Elle était bloquée, paralysée, comme hypnotisée. Elle fixait la prunelle de ses yeux, puis ses lèvres, son cou et ses mains. Sa rage meurtrière se muta en un tout autre ressentiment. Plus exotique. Plus doux. Elle désirait toujours se jeter sur lui, mais d’une tout autre manière. Il n’était plus question d’une boucherie meurtrière, mais d’étreint passionnait. Cette envie, elle la fuyait et faisait tout pour l’assassiner. Elle y arrivait pourtant bien, du moins, c’est ce qu’elle croyait. Au final, toute sa haine se retourna contre elle. Elle se détestait d’éprouver de telles pulsions romantiques. Surtout à cet instant. Il fallait qu’elle le désire, qu'elle souhaite soudainement être sienne, juste après avoir fait en sorte qu'il la rejette. Foutu bipolaire.


1 792 mots


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MessageSujet: Re: Le travail c'est la santé | Lysange   Le travail c'est la santé | Lysange EmptyJeu 10 Jan 2019 - 22:10

Jason commençait à en avoir sa claque de cette fille. Bon, il restait parce qu’elle lui payait à manger mais, sincèrement, elle parlait trop pour lui. Il ne lui avait pas demandé de démonter son idée, ni de lui sortir un monologue qu’il n’arrivait, de toute façon, pas à suivre. Qu’est ce qu’elle disait, bon sang ? La concentration n’avait jamais été son fort. Aussi, il finit par avaler son bol tout en l’écoutant d’une oreille distraite. Il hochait la tête de temps en temps, juste parce qu’il était d’humeur sympathique et qu’il voulait éviter de la blesser dans son amour propre, si elle en avait un. De toute façon, comme la plupart de ceux de son espèce, il était bipolaire. Deux bipolaires ensemble, d’un rang si bas, n’était jamais une bonne idée. Il savait, quelque part, que tout était possible, aussi bien la prendre entre deux disputes, qu’en tomber amoureux bêtement avant de regretter ses choix. Il devint un peu plus présent psychologiquement lorsqu’elle pointa l’un de ses couverts sur lui. Que disait-elle juste avant ? Hériter ? Fils ? Adoption ? Il commençait à avoir la migraine, ce qui ne l’empêcha pas de reculer lorsqu’il sentit une forme de danger. Il n’aimait pas trop que des objets pointus soient tournés en sa direction. « Oh, on se calme. » fit-il à mi-voix, n’étant pas très sûr qu’elle l’ait entendu. Il leva les yeux au ciel quand elle continua comme si de rien n’était, prêt à se plonger de nouveau dans un état second, très loin du sens que revêtaient ses mots. Il pouvait réfléchir mais, là, tout de suite, il n’avait pas envie. Il se demandait pourquoi est-ce qu’il lui avait demandé son avis au juste. Peut-être qu’il était fautif après tout, dans la façon dont cette fille lui avait répondu. Il aurait dû se taire… ça aurait mieux valu. Ou pas. Il ne savait pas.

Soudain, le ton de la jeune fille changea. Son instinct lui prédit un danger imminent. Qu’est ce qu’il avait fait encore ? Sans doute rien mais « rien » chez les Réprouvés n’existait pas franchement. Il ouvrit des yeux tout d’abord ronds qui finirent en fentes. Il ne savait pas si elle l’avait blessé mais il se sentait soudainement particulièrement soûlé. Qu’y avait-il de mal à rester avec elle par pitié si elle-même lui payait à manger par pitié ? Est-ce qu’il ressentait de la pitié pour elle, ou pas ? Toutes ces questions lui semblaient sans fin. « Ce que je sais, c’est que je ne sais rien », lui avait dit un homme instruit un jour. C’était exactement son cas à ce moment précis. Il n’était pas sûr de comprendre cette fille, ni lui-même. Elle semblait lui en vouloir, son regard en témoignant, mais quelque chose lui disait que ça ne tarderait pas à s’améliorer. C’était toujours comme ça. Une pluie précédait un orage qui précédait un soleil éclatant. Le plus rancunier des Réprouvés finissait par pardonner. Dans le fond, les plus faibles étaient de véritables girouettes. Un changement se produisit néanmoins, quelque chose qu’il perçut sans trop de mal. Les yeux de Lysange, ce qu’elle dégageait, tout ça lui colla une érection. « Qu’est-ce que t’as ? » demanda-t-il, d’un ton qui montrait clairement qu’il était de mauvais poil. « Tu veux que je crève ou que je te baise ? Faut savoir à la fin ! ». Il finit son bol, le déposant sur la table avec une douceur un peu étrange. « Remarque, je pourrais me venger en te prenant violemment. Ça te ferait la leçon. Sale garce. ». Il sentait un sentiment destructeur au fond de lui. C’était à son tour d’avoir envie de la blesser. Seulement, cela ne dura pas longtemps. Soudain abattu, il émit un soupir. « Bon écoute… c’est n’importe quoi, là. On ne peut pas continuer comme ça. ». Il se décala afin de se mettre à côté d’elle. « Je connais juste ton prénom. Je préférerais que tu me parles de toi plutôt que tu m’engueules pour je ne sais pas quoi. Et puis, si tu veux coucher, ça peut toujours s’arranger, t’es pas trop mal. Je crois. En tout cas, tu m’as fait de l’effet. Sinon on peut juste être amis… Tu sais genre... s’entraider dans la vie. Tu pourrais même venir vivre avec moi… Ça serait une idée, nan ? ». Il passa une main dans sa tignasse, se demandant pourquoi il lui avait proposé ça au juste. « M’enfin, vu ton âge, tu dois encore crécher chez tes parents. T’es ptêtre même vierge. ».

753 mots
Du coup je vais le reprendre en compagnon. Ce sera plus simple et comme ça on pourra éventuellement développer quelque chose si ça te dit =)


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MessageSujet: Re: Le travail c'est la santé | Lysange   Le travail c'est la santé | Lysange EmptyDim 13 Jan 2019 - 10:37


Les paroles de Jason la piquèrent au vif. Jamais auparavant, elle n’avait imaginé être si expressive – ou tout du moins, que sa libido ne soit si criante. Ses joues virèrent instantanément aux rouges, tandis que sa mâchoire se crispa, obligeant ses larmes à ne pas s’exprimer. « T'es vraiment qu’un Gowno ! » Grogna-t-elle, le regard remplit de haine. Même si elle crevait d’envie d’être la proie de ses pulsions sexuelles, un désir de réduire son espérance de vie se manifestait également dans son esprit. Tout son être avait beau le réclamer, elle le détestait et il était hors de question qu’il s’en tire à si bon compte. Intérieurement, elle se promit de lui faire payer cet affront. Un jour. Mais pas aujourd’hui. L’humeur changeante des deux réprouvés fit facilement valdinguer leur conversation vers d’autres horizons. Glissant maladroitement par la même occasion, une proposition que Lysange n’était pas certaine de comprendre. « Attends… quoi ? » Incapable d’aligner plus de deux mots, elle se contenta de le fixer silencieusement, battant des cils, interloqués. Des millions de questions fusèrent dans son esprit détraqué, valsant ses émois d’un antipode à l’autre d’un claquement de doigts. Avait-elle bien entendu ? Perplexe, elle se sentit obligée de lui demander confirmation à haute voix. « Je rêve ou t’m’as proposé de vivre avec toi ? » Son regard se détourna de son interlocuteur et nerveusement, elle passa ses mains dans ses cheveux, qui peu à peu, reprirent leur teinte naturelle. Inconsciemment, elle perdit le contrôle de son pouvoir. Perdue dans son intense réflexion et sous l’effet de ses virulentes sautes d’humeur, elle ne se rendit compte que son imposante crinière blonde avait repris le dessus, délaissant de se fait ses fidèles mais inégales mèches rosées. « T’fou d’ma gueule… ‘Fin, j’sais pas… Ce s'rait une idée… Mouais. Et puis, j'suppose que tu vis seul… » La tatouée n’était pas certaine de la véracité de sa demande. Elle était bipolaire, tout comme lui, et bien que son intelligence était dès plus discutable, elle n’était pas pour autant une ahurie. S’il avait été sincère, d’ici quelques instants, il changerait ; lui et son avis pour le même prix. Sa réplique ne devait pas se faire attendre, si elle voulait que cette demande devienne importante. C’était maintenant ou jamais – voir quitte ou double. Pourtant, c’était idiot. Elle n’avait pas à se torturer les méninges pour cette vaste blague. La réponse était des plus évidentes.

« J'suis une Kiir’Sahqon. Je n’ai pas de famille non plus. » Finit-elle par murmurer. Cette phrase alcaline était sans appel. D’un battement de cils, elle renia sa famille. Ses proches. Et même Sarah. Elle eut soudainement la sensation que toute cette mascarade n’avait été qu’un pathétique mirage. Un tissu de mensonges créait de toutes pièces. En y repensant, elle avait toujours eu cette impression de ne pas être à sa place, de n’avoir jamais fait partie des leurs – et le souvenir de ses nombreuses altercations avec Azazel ne l’aida pas à retrouver la raison. « D’accord. Faisons ça. T’es peut-être moins con qu’t’en as l’air... On verra bien ou ton idée nous mène. Après tout… » Elle partirait avec lui. Quoi qu’il arrive. Si en prime, son approbation pouvait l’emmerder, tout ne serait que bénéfique.

Son geste irréfléchi pouvait se traduire en une innocente fugue – avec un potentiel amant. Si les évènements dérivaient bien trop dans la malséance, elle pourrait toujours rentrer chez elle. Auprès de son père. Qui ce soir, serait fou de rage en comprenant sa disparition. Mais tous ceux-ci, elle n’y songea pas. L’espace vide contenu dans sa boîte crânienne était saturer par divers pensés dédiées à Jason. Lysange ne pouvait clairement expliquer ce qu’elle attendait de ce réprouvé. Néanmoins, ce dont elle était certaine, c’est que son envie d’indépendance avait été dévorée par le charme qu’il dégageait. Elle avait toujours clamé n’avoir besoin de personne, à cet instant, elle songeait bel et bien à faire un bout de chemin avec cet étranger. Et même, pourquoi pas, lui faire confiance. Sans doute allait-elle amèrement le regretter, malheureusement, son côté angélique ne lui permit pas de conserver une onde de méfiance.

La fugueuse sortit sa bourse de sa cachette et y déposa quelques piécettes sur la table pour tenir sa promesse – et au passage, pour éviter toutes malencontreuses poursuites dans les ruelles. « Bon. Et maintenant, c’est bien beau tout ça. Mais on fait quoi ?  » Son postérieur glissa le long du banc, pour se rapprocher de son interlocuteur. Elle n’attendit pas une quelconque réponse de sa part pour déposer sa main sur son épaule. Cherchant à attirer toute son intention, le sourire aux lèvres et le regard provocateur, elle attira légèrement Jason vers elle, tout en se penchant vers lui pour murmurer à son oreille : « Oh et puisque ce détail semble t’intéresser, effectivement, je suis vierge. »


815 mots
Bah écoute, vue le déroulement des événements, j'suis pour haha ~


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MessageSujet: Re: Le travail c'est la santé | Lysange   Le travail c'est la santé | Lysange EmptyDim 17 Fév 2019 - 22:03

Jason fit une drôle d’expression. Les choses étaient allées un peu trop vite pour lui. Il était demeuré stoïque, telle la pierre au milieu de l’étang qui attend d’être rongée par le liquide sans rien faire. Vierge. Les mots résonnèrent dans son esprit comme une révélation. Il n’allait tout de même pas héberger une fille vierge chez lui. Il allait finir par lui faire des choses peu recommandables et puis… Sincèrement, il n’était pas à la hauteur. Il la ferait pleurer, cette gamine. Bon, elle n’était pas si jeune que ça. Elle pourrait aussi s’avérer consentante… N’était-ce pas le provoquer que de se comporter de la sorte ? Ses réflexions modifièrent légèrement ses traits et un rictus d’indécision prit la place de la neutralité choquée qui s’y était affichée plus tôt. En même temps, si elle venait crécher chez lui, ils pourraient partager les frais. Ils pourraient s’entraider si, comme elle le prétendait, elle n’avait pas de famille. Sa mère lui avait laissé assez de place pour deux. « Bon… madame la vierge effarouchée… » commença-t-il, encore peu certain de sa décision. « Déjà, chez moi c’est pas un palace alors si tu t’attends à une vie de princesse, tu peux toujours courir. C’est pas très grand, compris ? Ensuite ouais, je vis seul. Ma mère s’est barrée je ne sais pas trop où. Elle a oublié de laisser une adresse. ». Dans un sens, il espérait qu’elle ne revienne jamais, surtout sur la Réprouvée venait vivre avec lui. « Enfin, si tu veux rester, faudra que tu contribues. Je te connais pas trop mais j’imagine que t’essaieras pas de me tuer dans mon sommeil. Si t’essayes, tu seras servie. Et puis, on ne va pas aller chez moi tout de suite, d’accord ? Faut que tu récupères tes affaires et moi faut que je fasse du rangement ; que j’aère, tu piges ? ». Il se demandait si, une fois qu’elle aurait vu l’endroit, elle souhaiterait encore rester. « Bon mais en fait, faut que tu réfléchisses avant de venir. Je ne veux pas que tu me dises oui et que d’ici deux lunes tu me dises non. C’est soit tu viens et tu restes, soit tu viens pas. Chez moi c’est pas un hôtel quoi. ».

Comme il avait pas mal parlé, il s’étira un moment, tendant ses bras vers le haut et se penchant pour faire craquer ses articulations. « T’façon faut que je trouve un boulot. Si tu viens, je ne serai pas le seul qui dépend de moi. Enfin, je veux pas que tu dépendes de moi, ok ? Juste… ce sera la honte si t’as plus de fric. Et puis faut qu’on soit allié dans l’adversité… qu’on forme une sorte de famille quoi. ». Il ne savait pas trop encore comment il la voyait. Une sœur ? Une amie ? Une amante ? Un truc non identifié ? Ils ne se connaissaient pas si bien et le projet avait été décidé en quelques minutes à peine. Maintenant qu’il était sur la table, il devait gérer le morceau. Ça lui plaisait bien de se dire qu’en se réveillant le matin, il ne rencontrerait pas que le silence. Peut-être qu’elle pourrait donner plus de sens à sa vie ? Une sorte de motivation ? S’il ne réussissait pas pour lui, il réussirait pour elle, à peu de choses près. Seulement, il s’enthousiasmait sans doute un peu trop vite. Rien n’était fait et les mots restaient bel et bien que de simples mots. Lysange n’était pas encore chez lui et changerait sans doute d’avis d’ici ce soir. La mine de Jason devint un peu plus sombre. « Bon voilà, je t’ai dit ce que je pensais. Chez moi c’est… pas génial mais bon, on peut y vivre à deux simplement ! Et puis si on devient riche on pourra… ben… changer de lieu. ». Il soupira. « Enfin tout ça quoi. Je te propose juste qu’on se quitte là. Je te dis juste où je crèche comme ça tu viens quand t’as envie. ». Il réfléchit un moment. « Nan je vais te faire un dessin, attends. ». Il prit un couvert et traça quelques bâtiments imaginaires sur la table. « Tiens tu vois. Là t’as la taverne du vieux port. Et si tu prends cette rue là, tu vas arriver à un magasin de réparation de voiles… Ben j’habite à l’étage. ». Il reposa l’ustensile et se leva, remarquant d’un même temps qu’elle avait changé de couleur de cheveux. Il aurait été un peu plus idiot, il aurait pu ne pas la reconnaître. « Enfin voilà la blonde. Tu sais où je vis maintenant donc prends ta décision ! Je t’attendrais là bas. Et si je suis pas là, t’auras qu’à entrer, la clef est sous le paillasson. ». Il lui fit un signe de la main. « Merci pour le repas au fait ! ».

Du coup je te propose de finir le rp là et on pourra reprendre quand Lysange vient vivre chez Jason si elle décide de venir ^^



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