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 [Q] - Un Lapin à califourchon sur une table basse | Dorian

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Lun 08 Mar 2021, 00:29

[Q] - Un Lapin à califourchon sur une table basse | Dorian 7mau
« You're my flantastic friend. »

Intrigue : Laysa et Zoya décident qu'il est temps que les grands dadais qu'elles ont pour fils prennent leur responsabilités. La nouvelle qui les attend chamboulera à jamais le destin des deux hommes (MDR).



Je t’attraperais contre vents et marées, foie de canard. Envers et contre tout, j’avais promis de ne plus laisser une seule proie se soustraire à mes griffes acérées. Je grandissais de jour en jour et je portais une foi inébranlable en mon instinct, vif comme celui de la gazelle. C’est d’ailleurs pour cette même raison que je sautais de tous les côtés, car ton adversité me prenait les tripes. Moi, le plus grand de tous les Vampires avec mes deux mètres de haut, j’accusais le coup à chaque fois que tu prétendais m’échapper. Je reconnaissais ta force, elle m’impressionnait bien plus que tu ne le penses avec ses cabrioles d’une extrême précision. Je crois bien que dans toute ma — courte — carrière, tu es celui qui m’incitait le plus au surpassement de soi. Quand bien même j’essayais de prévenir tes prochaines escarmouches, tu me surprenais toujours avec un ou deux coups d’avance. J’aurais aimé être à la hauteur de tes attentes en te prouvant à quel point je supplantais les mortels, mais dès que je couvrais la main pour te saisir, tu parvenais à me filer entre les doigts à la toute dernière seconde. En tant que l’élu de Lubuska — d’après une Sorcière — je ne tolérais un tel affront. Pas un cinquième d’affilé en tout cas. Tu me mettais au défi. Très bien. J’acceptais ton challenge pour cet ultime reprise. J’allais tout donner dans cette charge, alors prépare-toi bien camarade, car je ne saurais me retenir de raser entièrement cette forêt en perdant le contrôle de mes émotions. Mes orteils s’enfoncèrent dans le creux d’une petite cavité qui me prêta l’essor nécessaire à la poursuite de ma proie. Axant une infime portion de ma magie à la base de mes mollets, ma vitesse fut tellement rehaussée qu’elle me propulsa contre l’épais tronc d’un chêne centenaire.

En dehors de la migraine qui me flanqua durant une bonne partie de la matinée, la victoire se tint à mes côtés. À force de persévérance, mon ennemi se referma désormais dans le creux de ma main, paralysé et affolé par l’aura sulfureuse que je dégageais. Oui, il m’avait infligé un supplice, mais que pouvais-je faire d’autre sinon de le garder auprès de moi ?« Faust. Quand t’auras fini de t’amuser avec ta sauterelle, dépêche-toi de venir là. » « A vos ordres, madame ! » Oups. Généralement, quand elle prenait ce ton, c’était pour m’enfermer dans un grenier bien miteux le temps qu’elle se rende quelque part, histoire d’éviter les désastres quotidiens. J’appréhendais toujours ces moments-là, par crainte de devoir me retrouver à converser avec les cafards qui — et j’en témoigne — n'étaient pas très loquaces. « Pas la peine de me tourmenter davantage avec ton regard de chien battu. Nous partons pour Merhoneän. Inutile de me harceler de questions hors de propos, elles ne trouveront aucune repartie. » « Han, l'autre ! Trop pas mon genre en plus. » La pression redescendit aussitôt. Ouf, me voilà rassuré. Je préférais ça que de subir les intempéries de ma mère, qu’importe où nous nous rendions. En fait, je sentais la fébrilité monter en moi, car je sortais rarement de ma zone de confort, à savoir Myngrimu. Je sautillais tel un petit enfant à qui on venait de proposer d’aller au parc d’attractions. Glissant l'insecte dans ma poche, je m’empressais de venir auprès de Zoya, qui d’un simple contact sur le buste nous mena directement jusqu’à la cité qui resplendissait de dizaines, non, de centaines de commerces.

Je ne savais où donner de la tête tant j’aurais voulu me rendre dans tous les stands pour demander quelle était cette chose étincelante, ou encore cet objet difforme qui s'apparentait à un Grendel, ou bien cette sculpture qui ressemblait trait pour trait à ma douce Mireille. Cela dit, avant même que je ne puisse semer ma Créatrice, celle-ci me ramena illico presto sur la bonne voie en m’attrapant le poignet à l’aide d’un fouet confectionné à partir de son sang. Ingénieux. Et fourbe. C’est qu’elle commençait à maitriser un sujet aussi laborieux que moi avec l’expérience. « Reste tranquille. On appelle ce quartier Warminea, et contrairement aux niveaux supérieurs où ils sont moindres, ici les étrangers sont légion. Économiquement, nombreux sont les nôtres à tirer parti de la générosité des visiteurs. Pour faire plus court, calme-toi. » « Ah ouais. Autant chercher une pucelle dans une maison close quoi. » Oh. Ceci expliquait l’odeur du pain grillé qui chatouillait ses narines. Quoiqu’il en soit, je la suivis sans me lamenter, de toute façon trop obnubilé par ce qui m’entourait. La prochaine fois, je viendrai seul pour profiter pleinement des exploitations commerciales. En attendant, Zoya s’arrêta devant la porte d’un joli édifice. Elle frappa et nous patientâmes. Si au départ, je fus surpris par la présence d’une jeune femme aussi impressionnante que Zoya, toute mon attention fut rapidement volée par l’attrait d’un homme qui m’était curieusement familier. Ce pelage d’ébène, ces pectoraux saillants et ce sourire crispé. Oui, oui, oui. Je me précipitais vers lui, manquant de m’étaler par terre. Je me relevais, un grand rictus sur le visage. Gagné par l’émotion, j’empoignai la locuste que je fourrai dans ma bouche. Je lui tendis sa jumelle. « T’en veux une ? Elles sont délicieuses. » Je la mastiquais lentement, mon tarsier se dévoilant à son tour en se juchant sur mon épaule. Lui aussi mâchonnait une sauterelle. La naissance d’un trio magistral. Voilà ce à quoi nous allions assister.


940 mots | Post I

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Astriid
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Astriid
Mar 23 Mar 2021, 14:44

[Q] - Un Lapin à califourchon sur une table basse | Dorian Q8yf
Un Lapin à califourchon sur une table basse





Dorian Lang

Race : Vampire (Douria)
Taille : 185cm
Âge apparent: 25
Niveau : II | Zvyar

Spécialités :
- Agilité : 10
- Force : 10
- Charisme : 10
- Intelligence : 11
- Magie : 10
«Il faut vraiment les rencontrer ?» Râlais-je avec ma bonne humeur habituelle tandis que Laysa remettait de l'ordre dans mes cheveux. «Ne sois pas ridicule. Ils étaient aussi au banquet et l'offre du vieillard Sanguice nous concerne tous les quatre. Tiens vérifie mon maquillage au lieu de discuter.» La perte de reflet était probablement ce que regrettait le plus Laysa. J'avais trouvé ça déstabilisant au départ mais ça ne me gênait plus tant que ça. De toute façon, la Vampire ne me laissait jamais bien longtemps avec un air débraillé et veillait à ce que j'ai toujours l'air propre. Je me demandais encore pourquoi elle avait prit un paysan pour cible quand elle cherchait à créer un nouvel Enfant de la Nuit si c'était pour essayer d'en faire quelqu'un de distingué. «C'est bon.» Répondis-je, sûrement trop rapidement car elle devina que je n'avais jeté qu'un bref coup d'oeil et elle demanda à Selyne de vérifier à ma place après m'avoir servi un regard polaire. Boudeur, je croisais les bras sur mon torse et insistait. «Et je ne suis pas ridicule. J'ai déjà rencontré ce Faust au Dîner dont je t'ai parlé. Il est bizarre, je n'ai pas envie de le revoir.» Je geignais et Laysa soupira, exaspérée. «Mais qu'est-ce qu'il t'a fait à ce Dîner, pour l'amour de Lubuska ?» Elle perdait patience mais je ne fus pas assez malin pour le remarquer et rétorquais avec un soupçon d'insolence en trop : «Ce n'est pas que je le déteste. Tout ce que je dis, c'est que s'il devait mourir empoisonné, je serai celui qui verserait le poison.» Selyne gloussa et se reprit en voyant l'air glacé de Laysa qui ne goûtait pas la plaisanterie. «Ça ne me plait pas plus qu'à toi de rencontrer ces culs terreux de Thanos.» Reprit la Vampire d'un ton ferme. «Mais ça ne coûte rien d'échanger avec eux. J'ai déjà discuté avec Zoya au banquet, je n'irai pas jusqu'à dire que nous sommes devenues les meilleures amies du monde mais je n'ai pas eu envie de lui arracher la tête.» Je marmonnais à voix basse : «Il faut bien que quelqu'un compense la stupidité de son rejeton... Oui d'accord ça va j'arrête, je vais bien me tenir, c'est promis.» Je levais les mains en signe de défense pour éviter les ongles acérés de la Vampire puis ajoutais en mon for intérieur : «Du moment qu'il ne fait rien d'étrange.»
[Q] - Un Lapin à califourchon sur une table basse | Dorian Zktc
Les yeux écarquillés, je fixais avec une fascination horrifiée le Vampire mâchonner l'insecte en me souriant. Je me sentais avalé par les paillettes dans ses yeux. J'avais reculé pour remettre de la distance entre lui et moi, craignant une nouvelle action démesurée de sa part. Cet homme était toujours dans l'excès. Laysa se retourna pour nous regarder, elle était quelque peu perplexe mais essayait de le masquer. Le sourire crispé s'était transformé en un rictus et je lançais à ma Créatrice mon regard : «Qu'est-ce que je t'avais dit ?» C'est à cet instant précis que je découvris le goût de la trahison. Un sourire torve déforma ses lippes et elle haussa les épaules avant d'inviter la blonde de Thanos à l'intérieur. «Entre Zoya, il fait plus chaud à l'intérieur. Je te fais visiter pendant que nous laissons les garçons à leurs retrouvailles ?» À cet instant, je devais afficher l'air douloureux d'un chiot abandonné derrière des détritus. Je vis Laysa partir avec la Créatrice du l'hurluberlu sans même m'accorder un autre regard et je sentis mon sang se glacer dans mes veines. Me retournant vers Faust, je le détaillais des pieds à la tête avant de conclure que si tout le monde avait le droit d'être un idiot, ce Rahzdens abusait de ce privilège. Je lâchais sur un ton dégoûté : «Me colle pas.» Je préférais ne pas le questionner sur son penchant alimentaire, j'avais déjà compris qu'il était décalé et qu'il valait mieux ignorer ses excentricités.
Me rappelant la promesse faite à Laysa, je fis un effort qui sembla aspirer toute mon énergie : «Je te fais visiter aussi ? Tu as soif ? Tu préfères aller t'asseoir en attendant qu'elles décident de notre avenir sans nous demander notre avis ?» Proposais-je d'une voix aigre avec l'impression de jouer la nounou pour un enfant particulièrement tumultueux. Puis je pointais du doigt la bestiole sur son épaule : «C'est à toi ce truc ? Pourquoi tu ne le mange pas ?» J'espérais qu'il n'allait pas pisser dans la maison surtout car c'était à moi qu'il revenait de faire le ménage - ma punition pour avoir rendue ma soeur ivre et l'avoir faite vomir sur Laysa. Je me demandais soudain ce qu'il pensait de cette guerre. Réalisait-il simplement ses implications ? Est-ce que, comme moi, il n'en avait rien à faire et regrettait d'avoir été invité au banquet ? Laysa m'avait dit que Sanguice faisait partie de Thanos, je présumais donc qu'ils n'avaient peut-être pas d'autre choix qu'accepter l'offre du vieux croûton. Pour ma part, j'espérais que Laysa refuserait. Moins je trempais dans ce conflit, mieux je me portais.
À cet instant, nous croisâmes nos Créatrices qui revenaient du sous-sol et prenaient l'escalier pour aller jusqu'au salon à l'étage. Visiblement, elles étaient déjà en train de parler du conflit car j'entendis le nom du marquis prononcé plusieurs fois. Laysa pinçait légèrement les lèvres ce qui me redonna espoir sur mon avenir. Silencieusement, j'enjoignais à Faust de les suivre, je voulais entendre la suite pour savoir à quelle sauce on allait se faire manger.

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Dim 28 Mar 2021, 19:52

[Q] - Un Lapin à califourchon sur une table basse | Dorian 7mau
« You're my flantastic friend. »




Quelle gentillesse ! Le timbre de sa voix, sa façon de me regarder, la pétulance lisible dans ses pupilles. Nous n’avions pas besoin de parler pour nous comprendre ; il m’adorait. J’étais comme un camarade de cœur pour lui, un confident à qui il pourrait livrer tous ses secrets les plus inavouables. Nous étions en phase, car je ressentais exactement les mêmes choses pour lui, un amour fraternel qui me donnait au moins autant d’ailes que mon affection pour ce gobelin sexy pour qui j’éprouvais une attirance sans limites. Il me perturbait un peu de par sa douceur lorsqu’il s’adressait à moi, mais j’étais devenu assez fort pour me retenir de rougir. Ma timidité partie en fumée, rassure-toi mon ange, plus aucune barrière ne nous refrénera désormais. « Inutile, copain. Je t’apprécie beaucoup, mais je ne suis pas encore prêt à passer le cap. Faisons les choses dans l’ordre et apprenons d’abord à nous connaitre. Si nous devons aller plus loin par la suite, ça se fera naturellement. » Je posais une main conviviale sur son épaule. Le visage fermé, j’évitais son regard pour ne point me laisser corrompre par ses appas. Je savais mieux que quiconque de quoi il était capable. Il me connaissait si bien alors qu’il s’agissait tout juste de notre second rendez-vous. J’espérais sincèrement ne pas l’avoir vexé. Me promenant dans la maison, j’observais le décor histoire d’avoir plus d’éléments en ma possession sur les gouts et les passions de mon ami. Pour que nous puissions être en parfaite harmonie, j’avais besoin d’en apprendre plus sur l’homme, que dis-je, sur l’animal.

Curieux comme pas deux, je touchais à la plupart des objets qui se logèrent rapidement entre mes doigts. Mon côté kleptomane resurgissait ; un vestige de ma mission sauvetage Mireille, où mes vols avaient contribués à la grande majorité de mon accoutrement actuel. Par mégarde, je cassais trois ou quatre objets vraisemblablement plus fragiles que la moyenne. Caressant la tête de mon fidèle compagnon, je répondis – la fierté retrouvée – à Dorian. « Lui, c’est Grozyeux, en rapport avec ses oreilles. Il est accro à moi et ne me quitte pas d’une semelle. Je l’aime bien, il te ressemble un peu je trouve. Vous avez tous les deux une seule expression sur le visage. Il servira à faire rigoler nos adversaires durant la guerre. » Son éventail de compétences réduites à son strict minimum, c’est bien l’unique avantage qu’il serait en mesure de nous apporter. Le rire, un atout considérable qui allait nous suivre dans tous les cas. Quand ils nous verront tous les deux débarquer sur le champ de bataille en tant que porte-étendard de la race, j’imagine que ce n’est pas l’effroi qui marquera leurs visages, mais plutôt l’amusement et la bagatelle. Avec Dorian, nous avions cependant un point commun : notre singularité. C’est pourquoi je redoutais très peu cette guerre contrairement à d’autres.

Fourrant un machin dans ma veste pour le garder en souvenir d’êtres venu dans la tanière de la bête avec un B majuscule, mon aspect de fanboy s’en voyait comblé. Je ripostais affirmativement à sa requête d’aller les espionner. Au passage, je le gratifiais d’une frappe dans le dos. « T’en fais pas, camarade. Je te protégerais du mieux possible. C’est mon devoir en tant qu’élu que d’assurer un avenir plus radieux pour vous, les gens d'en bas. » Je me positionnai en face de lui, glissant ma main sur sa nuque. « Ne sois pas abattu, je ferais tout ce que je peux pour survivre. » Mon index afflua sur ses lèvres de sorte à l’empêcher de prendre la parole. « Chuuut. Les mots sont à la flute ce que le silence est au violon. Je sais ce que tu ressens. » Trêve de parlotes, nous étions de toute façon trop prudes pour supporter des charges émotionnelles aussi lourdes. Montant les marches en catimini, je jetais ma cape en avant de manière à me dérober à la vue de tous. Et à la mienne fatalement, dans la mesure où j’y voyais comme à travers une pelle. L’erreur d’un débutant qui me couta cher puisque je fonçai dans la porte, anéantissant par la même notre expectative d’écouter discrètement leurs discussions. Vautré en plein milieu de la pièce, je relevais doucement le visage, remarquant une sorte d’apitoiement se dresser sur moi, nos Créatrices me toisant du regard dans un mélange de déconsidération et de fatigue.

Me redressant sans faillir, j’essayais de préserver le peu de dignité qu’il me restait, époussetant mes vêtements au détour d’une accalmie malaisante. « C’est la faute à Dodo. J’ai tenté de le retenir, en vain. » Toujours accuser l’autre personne avec qui on trimait. La délation demeurait l’un de mes vices les plus malsains. Par réflexe, je louchais en arrière afin de mesurer l’indignation de mon ami qui… tira la même tronche qu’à mon arrivée. Hélas, cet homme ne laissait jamais rien transparaitre, sinon un état de dépression excessif. « Inutile de te fondre en excuses, Faust. Nous nous sommes prononcés sur votre sort. » « Mais on vient à peine d’entrer. » « Pas ça, crétin. Vous n’êtes pas sans savoir que le marquis Sanguice vous à la bonne. Il nous a demandé de rallier à sa cause en qualité de soutien tactique. Quand bien même il nous assure une place de choix, il n’est pas dans nos habitudes de jeter nos enfants en pâture de la sorte. Par ailleurs, nous refusons de donner à manger à ce vieux pigeon croulant. J’espère que vous ne manquerez pas à votre devoir pour autant, c’est pourquoi je vous suggère de vous tenir à carreau et de vous entraider, ne serait-ce que pour vous détacher du lot. » En voilà une excellente nouvelle. Je n’eus aucune idée ce dont elle parlait, mais je retins l’essentiel ; à savoir celui de nous battre côte à côte, moi et ma tendre moitié. Me plaçant au flanc de l’individu sombre, je passais mon bras le long de son épaule, m’y accoudant avec sérénité. « Vous en faites pas, maitresses. On s’est déjà assuré de se sauver les miches mutuellement. Notre dévotion l’un envers l’autre est irremplaçable. » Ceux qui auront le malheur de se dresser contre l'originalité de notre duo tomberaient des nues. Oh que oui. Devant cette composition, ils ne pouvaient être qu'effarés.




1031 mots | Post II
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Mar 20 Avr 2021, 11:28

[Q] - Un Lapin à califourchon sur une table basse | Dorian Q8yf
Un Lapin à califourchon sur une table basse





Dorian Lang

Race : Vampire (Douria)
Taille : 185cm
Âge apparent: 25
Niveau : II | Zvyar

Spécialités :
- Agilité : 10
- Force : 10
- Charisme : 10
- Intelligence : 11
- Magie : 10
Je le sentais. Du plus profond de mon être, je savais que j'allais atteindre la syncope. Tout en lui me donnait la nausée et l'envie irrépressible de l'étrangler. Je n'arrivais toujours pas à me décider sur ce qu'il était : un poète raté gentiment fou ou un génie souffrant de troubles du comportement sévères. Quoi que ce soit, il me brisait fortement ce que je ne pouvais plus utiliser depuis ma transformation. Je renonçais rapidement à l'empêcher de toucher à tout. Je n'étais la nounou de personne et surtout pas de ce grand hurluberlu insupportable. S'il devait casser un inestimable vase millénaire, alors soit. J'avais déjà conclus que je n'en avais plus rien à foutre, je dépensais déjà trop d'énergie à le supporter, lui et sa bestiole pleine de puces. Pour une raison que j'ignorais, il m'appréciait et imaginait que c'était réciproque. Si le second constat était risible, le premier était incompréhensible. Habituellement, les gens me détestaient et je faisais tout pour que le sentiment perdure. Face à cette soudaine adoration, j'étais légèrement désœuvré. Peut-être pourrais-je l'utiliser à mon avantage si nous devions faire face à quelque monstre tueur de Vampires en lui demandant de se sacrifier pour moi. Autrement, je ne lui voyais pas d'autre utilité.
Je trébuchais en avant quand il me frappa dans le dos, surpris qu'il ose me toucher. Je découvris les dents, franchement remonté et allait le prévenir que la prochaine fois qu'il posait la main sur moi, il perdrait sa main dans le même temps quand il s'invita au plus proche de mon espace personnel. Il parvint alors à m'insulter tout en me susurrant qu'il me protégerait. Incapable de savoir quoi répondre à cette insolite tirade, je gardais le silence en lui servant mon regard noir favori. Il était pire qu'Orion. Bien pire. J'en regrettais presque ce blanc bec. Je balayais sèchement son doigt de mes lèvres et sa main de ma nuque, perdant patience plus vite qu'un Luxurieux perdait sa virginité. «Cesses de me toucher et reste loin de moi.» Répétais-je, conscient toutefois que ça ne servirait pas à grand chose, il ne m'écoutait déjà plus pour suivre nos Créatrices. Il exécuta une danse étrange avec sa cape. «Qu'est-ce que tu fabriques ?» Chuchotais-je furieusement. Trop tard, il passa outre la discrétion en déboulant dans le salon, interrompant la discussion de Laysa et Zoya. Déjà épuisé, je me pinçais l'arrête du nez. Laysa haussa un sourcil quand Faust m'accusa et je ne me fatiguais pas à protester. S'il avait cessé d'évoluer passé son quatrième anniversaire, je n'allais pas me charger de corriger le tir, c'était le rôle de sa Créatrice. Cette dernière étant passablement effrayante, songeais-je en détournant le regard face à la blonde. Entre elle et Laysa qui nous toisaient, j'avais connu situation plus confortable.
Refusant obstinément de m'excuser pour notre intrusion cavalière, je croisais les bras et lançait un silencieux appel au secours à Laysa, laquelle faisant mine de ne pas me voir. La fourbe. Dans ce monde, il n'y avait personne en qui faire confiance. Je me renfrognais. Quelle belle journée de merde. Sûrement la pire. J'avais tort, bien sûr, mais je ne le savais pas encore. Comment pouvais-je deviner que d'ici quelques jours, une magie stupide allait échanger nos corps et que Faust allait ruiner ma réputation pour les prochaines centaines d'années ? Il valait mieux ne pas le savoir en un sens, il fallait laisser les visions du futur aux Rehlas, chacun son boulot et les Aetheri seront bien priés. Mais je digresse et il fallait me concentrer car Zoya était en train de nous informer de leur décision. Je ne pus retenir un soupir de soulagement. Je n'avais aucune envie de servir de paillasson pour un vieux Vampire qui s'était mis en tête de lancer la race dans une guerre. Essuyer la bave d'un vieillard ne faisait pas partie de mes objectifs de vie mais si par malheur ma Créatrice décidait que je dusse le faire, je n'aurais pas eu le choix. Je préférais conserver ma dignité, ou ce qu'il en restait. Avec une ferveur assez inhabituelle chez moi, j'acquiesçai à ce que disait la blonde. Quelle femme de bon sens, je l'aimais déjà. Son seul défaut était son enfant mais tout le monde fait des erreurs. Laysa poursuivit : «J'ajouterai que ça ne me plaisait pas que tu sois sous les ordres d'un membre aussi... eh bien vous avez vu le Marquis comme moi. Mais au delà de ce détail, il fait partie de la lignée de Thanos et je suis certaine que Zoya comprend ce que je veux dire. Dans tous les cas, la contrepartie qu'il offrait pour faire de vous ses esclaves ne me convenait pas. Toutefois, je suis prête à parier que nous n'avons pas fini d'entendre parler de Durienrisda. Dorian, c'est surtout à toi que je m'adresse. Il va falloir que tu fasses un effort et que tu soutiennes Faust comme il te soutiendra. Tu es encore trop jeune pour avoir conscience du clivage entre Lignées alors ça ne devrait pas être trop compliqué pour toi.» Ce n'étaient pas les conflits internes de la race qui m'inquiétaient, pensais-je, désespéré à l'idée de devoir continuer à côtoyer l'individu à mes côtés. Entre un vieux croûton et un enfant insupportable caché dans le corps d'un homme, je ne savais pas la punition que je préférais. J'acquiesçai mon accord sans chercher à dissimuler ma contrariété. Faust tenta à nouveau de me toucher et je me décalais sèchement sur le côté en lui lançant un regard dégoûté. Comment avait-il pu survivre si longtemps ? Cachait-il quelques capacités insoupçonnées ? Une force hors du commun ? Une double personnalité ? Il était un mystère. Je n'aimais pas les mystères.
À cet instant, Selyne passa la tête dans le salon. Son fin visage sournois s'illumina lorsqu'elle vit mon air pincé. La sale vipère se réjouissait de mes malheurs. «Bonjour.» Minauda la brunette en affichant un sourire éclatant. «Vous devez être ceux de Thanos ? Enchantée, je m'appelle Selyne.» Elle offrit sa main à Faust et j'en profitais pour reculer un peu plus, heureux qu'une autre personne détourne l'attention du Vampire collant. Ma soeur, sa silhouette enveloppée d'une robe en satin vert émeraude, s'apprêtait visiblement à sortir avec ses amis mais sa curiosité avait eu raison d'elle. Elle ajouta sur le ton de la confidence : «Je vous souhaite bien du courage avec mon frère. Il peut être écœurant parfois. Mais vous m'avez l'air d'être de bonne composition. N'hésitez pas à nous faire part si vous rencontrez le moindre problème avec lui. Il a tendance à faire preuve de mauvaise volonté, il faut toujours un peu le forcer.» Elle m'adressa un sourire mauvais. Je levais les yeux au ciel. Quel comble. C'était moi qui allait devoir supporter cet abruti. Que n'aurais-je pas donné pour qu'elle soit à ma place pour s'occuper de l'Enfant de Thanos. Cette hypocrite faisait la coquette devant lui uniquement car elle voyait à quel point la situation m'agaçait au plus haut point.


Message II | 1248 mots

Selyne est dans mes PNJ, c'est la soeur aînée de Dorian et c'est une peste /sbaf Tu peux la jouer si tu veux




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