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 [Q] - Vertige | Dorian & Bae

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Astriid
~ Ygdraë ~ Niveau II ~

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◈ YinYanisé(e) le : 03/04/2020
◈ Activité : Empoisonneuse
Astriid
Lun 31 Aoû 2020, 00:51

[Q] - Vertige | Dorian & Bae Fm3t
Vertige




Intrigue/Objectif : Laysa souhaite aider Dorian à s'habituer à sa condition de vampire. Elle profite de la soirée privée organisée à sa Maison de Jeux pour voir la réaction qu'aura son nouveau protégé et l'aider à gérer ses pulsions.





Dorian Lang

Race : Vampire (Douria)
Taille : 185cm
Âge apparent: 25
Niveau : I | Rahzdens

Spécialités :
- Agilité : 6
- Force : 7
- Charisme : 7
- Intelligence : 7
- Magie : 7
«Je veux que tu viennes cette nuit.» Quelque chose dans le ton de Laysa me fit lever les yeux de mes calculs. Elle m'observait depuis son fauteuil, analysant ma réaction. Malgré son affirmation, je crus voir un soupçon de doute sur son visage. D'humeur taquine, je ne pus m'empêcher de répondre. «Alors on en est déjà là dans notre relation. C'est un peu prématuré.» Une lueur malicieuse s'alluma dans les prunelles rougeoyantes de la vampire et elle se passa sa langue sur ses lèvres fines en me faisant un clin d'oeil. «Fais attention jeune homme, un jour je pourrai malencontreusement ne pas comprendre que tu plaisantes.» J'eu un mince sourire, à peine perceptible, elle comme moi aimait jouer sur l'ambiguité de notre relation. Laysa avait pris un rôle de mère au tout début de notre relation, s'occupant de moi lors de mes premières crises, me donnant les premiers éléments d'éducation, me rassurant. Puis, comme nous apprenions aussi à mieux nous connaître, elle développa une tendresse envers moi qui m'était parfois pénible. Je souffrais encore trop de mon deuil pour supporter les attentions d'une autre personne. Je m'étais même promis de ne plus me lier. Je ne souhaitais à personne la douleur de la perte d'un être cher. Peu désireux de me laisser aller à mes morbides réflexions, je refermai presque allègrement mon livre et rangeai soigneusement mes feuilles couvertes de notes ensemble. La distraction qu'elle m'offrait était la bienvenue. J'avais perdu beaucoup de mes notions en algèbre depuis ma Transformation ; tous mes cours avec mon ami et mentor oubliés au profit de ma nouvelle obsession pour le sang. Je me souvenais encore de plusieurs principes mais je devais réapprendre d'autres, m'exercer pour qu'il devienne naturel de résoudre les formules. J'avais lu dans mes recherches que l'apprentissage de l'art des potions requérait ces notions et j'avais donc replongé dans les méandres de l'algèbre. Je m'étais aperçu que cette activité me permettait, temporairement, d'oublier la Soif qui m'étranglait en permanence, même si sa brûlure était moindre ces dernières semaines, comme si mon corps commençait à accepter les changements opérés. En revanche, étudier me provoquait des migraines plus rapidement et je m'agaçais aussi plus promptement qu'auparavant lorsque je n'arrivais pas à mes fins. D'ordinaire de nature patiente, l'instabilité de mon statut de Rahzdens remettait en cause la nature même de ma personnalité.
«Il y a quoi cette nuit ?» La vampire eut un sourire mystérieux et elle ne répondit pas tout de suite, prenant le temps de décroiser ses jambes pour les recroiser dans l'autre sens puis de rajuster sa robe pour que les plis en soie noire retombent parfaitement sur son corps trop maigre. Inconsciemment, je comptais les secondes qui s’égrenaient en attendant qu'elle daigne répondre. Elle eut un sourire en coin, parfaitement consciente qu'elle avait obtenu mon attention. Sa voix à peine aussi audible qu'un murmure, je l'entendis malgré tout dans le silence de notre salon, seulement perturbé par les claquements des sabots des chevaux et des roues sur les pavés au dehors. «C'est une soirée spéciale. Entrée sur invitation uniquement.» Elle attisait ma curiosité en délivrant ses informations au compte goutte. La vampire savait que mon intérêt pour toute autre chose que le sang était très limité et éphémère, voire inexistant et elle avait appris à tourner autour du pot pour capter mon attention. J'avais un peu l'impression d'être un chat avec lequel on s'amuse à faire traîner un fil de laine sans jamais le laisser l'attraper. Pourtant, j'entrai dans son jeu sans ressentir d'agacement ni rébellion sans quoi elle aurait été capable de me jeter dans la gueule du loup sans m'expliquer les règles. Je la relançai et elle se délecta du ton impatient dans ma voix. «Mais encore ? Il y aura beaucoup d'argent en jeu ce soir ?» Elle rit et renversa sa tête en arrière, offrant sa gorge blême mais peu attrayante pour moi. Il manquait les veines vibrantes de vie des êtres humains, le fluide vital au goût si atrocement délicieux. Reprenant son sérieux, la vampire me répondit d'une voix où flottait encore son amusement. «Oh Dorian, tu es si innocent parfois, c'est adorable en un sens. Du moment que ce n'est qu'au début.» Légèrement vexé de cette pique gratuite, je fronçais les sourcils et elle reprit. «Oh ne prend pas ton air constipé. Il est temps que tu te comportes un peu plus comme nous au lieu de subir ta condition comme une victime. Les victimes, c'est les autres, il serait temps que tu te le rentre dans le crâne. Bref, pour cette nuit, comme chaque soir, il y aura un certain nombre de vampires et un certain nombre d'autres... eh bien la vermine habituelle si tu veux. Sauf que nos jeux seront différents. Pas de cartes, pas d'argent en jeu, pas de jetons colorés, juste des désirs qui se rencontrent et du plaisir, beaucoup de plaisir.» Perplexe, je la regardais par dessus mes lunettes sans comprendre. De quels jeux voulait-elle parler ? Quel plaisir ? Je n'en voyais qu'un pour nous mais j'imaginais mal des personnes consentir à la morsure. Ou bien elles n'étaient pas au courant ? Un million de questions se pressait maintenant sur mes lèvres mais elle coupa court en se levant brusquement. «Va t'habiller, j'aurai besoin de toi pour accueillir les invités.» J'acquiescai lentement, je restai sur ma faim mais Laysa avait déjà détourné son attention de moi pour rejoindre sa propre chambre.
Chaque nom était rayé par mes soins sur la liste et j'avais renvoyé fermement chaque client qui se présentait sans son carton. Aucun invité n'avait décliné au dernier moment ce qui éveilla à nouveau ma curiosité sur la nature de cette soirée. Je comprenais plus ou moins la teneur des activités mais je bloquais complètement sur cette question : Pourquoi des personnes saines d'esprit acceptaient-elles une telle aberration ? À mes yeux, il était impensable que l'on veuille d'une telle chose, j'avais encore en souvenir la douleur cuisante que j'avais ressentie quand Laysa avait plongé ses crocs dans ma gorge. Je me rappelai aussi les cris de mes propres victimes, la violence avec laquelle je m'étais nourri. Comment pouvais-t-on payer pour subir ça ? Perplexe, je secouais la tête, le monde ne tournait pas rond.
Pour l'occasion, j'avais revêtu mon trois-pièces sur mesure, cadeau de Laysa un mois après mon arrivée à Merhoneän. Plus qu'un véritable présent, c'était une nécessité car Laysa tenait à ce que notre apparence soit correcte en public. Notre image était la base de notre commerce, sans un minimum d'esthétique, nous aurions moitié moins de clients. Ils payaient autant pour l'ambiance que pour les jeux d'argent. Mais Laysa n'avait pas vraiment besoin de se préoccuper sur ce sujet car Selyne était une femme coquette et j'étais moi-même peu adepte du style nonchalant et débraillé des jeunes qu'on peut voir dans la rue. Je l'étais avant mais c'était un temps différent, avec un différent Dorian, le paysan qui voulait devenir un docteur, plus j'y pensais et plus c'était tristement comique. Le plus de différences je pouvais installer entre cet ancien moi et le nouveau moi et plus je saurai m'adapter à ma nouvelle condition et supporter mes nouveaux instincts. Ma créatrice avait un instinct maternel étonnant pour cette femme qui, pour autant que je sache, n'avais jamais eu d'enfants. Elle prenait soin de toujours apporter sa touche finale avant que nous descendions, refaisant mon nœud de cravate ou ajustant la hauteur des bretelles de la robe de ma soeur. Je ne me plaignais pas, c'était utile quand on ne peut pas se voir dans un miroir.
Finalement prêt, il ne manquait plus que moi. Je descendis lentement les marches étroites qui menaient au sous-sol, le coeur de la Maison de Jeux. Les couloirs sombres laissèrent place à la moquette aux longs poils sombres qui étouffaient le bruit de mes pas. Les murs d'une intense couleur rouge faisait presque mal aux yeux et les machines en bois noir habituellement prises d'assaut par les clients étaient toutes inoccupées. Persuadé d'être accueilli par les épaisses et malodorantes fumées de cigares que je détestais tant, je m'aperçus au contraire que presque aucun invité n'avait envahi les multiples tables rondes. Les chaises en velours rouge et noir, aux couleurs de la Maison, étaient toutes vides et seule une une poignée de clients demeurait au bar. Ils  sirotaient un cocktail, assis sur les hauts tabourets, des habitués qui cherchaient à se détendre ou des nouveaux curieux qui voulaient engager la discussion j'imagine. Je notais que l'absence des bruits qui donnaient leur ambiance feutrée à notre salle de jeux n'empêchait pas une énergie particulière de flotter dans l'air, mettant mes nerfs à vif. Peut-être était-ce la simple curiosité qui faisait divaguer mes sens ou bien une réelle excitation sur la nuit à venir. Je jetais un regard interrogateur au barman pour savoir où trouver Laysa. Sans un mot, il m'indiqua le mur sur ma droite et poursuivit son nettoyage de verres.
Nous possédions un certain nombre de petites pièces cachées astucieusement par des tentures aux couleurs vermeilles et des portes coulissantes  en bois noir laqué importées de Maëlith. Avec un soupçon d'appréhension logé dans le ventre, je soulevais le lourd rideau pour faire glisser le pan sur ses gonds huilés. Presque aussitôt, une odeur métallique envahit mes narines et je sentis mon esprit chavirer, comme drogué en une seule seconde. J'inspirais avec bruit, goûtant presque la saveur du sang sur ma langue. Une folie douce s'empara de moi et je fermai les yeux pour m'en imprégner, les mains soudain tremblantes sur le chambranle de la porte. Le contrôle que j'avais sur moi s'effondrait et je me mordis la joue intérieure pour essayer me faire revenir à la réalité. La bête en moi, comme j'aimais appeler ma Soif, avait sorti les griffes et était aux aguets, prête à prendre le pas à la moindre ouverture de ma part. Je ressentais soudain cette soirée comme une véritable épreuve. Je ne devais pas décevoir la confiance de Laysa.
Je pénétrais alors dans la salle plongée dans la pénombre. Bien que l'obscurité ne soit pas un problème pour mes nouvelles pupilles, je n'arrivai pas à voir la scène avec netteté. Plusieurs bougies parfumées étaient disposées à différents endroits et participaient à réchauffer la salle déjà surchauffée. Elles semblaient être installées plus à but décoratif que pour réellement éclairer les invités dispersés en petits groupes de deux ou trois. J'entendais leurs chuchotis et, plus choquant encore pour moi, des gémissements, non de douleur mais de plaisir. Je me sentis rougir ;  j'avais la vague impression que quelqu'un allait soudainement éclairer les lieux pour s'écrier "Bouh ! C'était une plaisanterie !", je l'espérais presque.
Au centre de la pièce trônait un vaste bassin en pierre d'où s'échappaient d'épaisses brumes de vapeur odorantes qui m'empêchait de voir l'identité des personnes s'y prélassant. Je devinai à l'odorat un mélange capiteux de rose et de cannelle qui tentait de camoufler l'odeur caractéristique du sang. De chaque côtés, d'autres invités se prélassaient sur des méridiennes en velours bleu nuit. Je ne discernai que des silhouettes au travers de fumées d'encens, la plupart allongées. Le mot "orgie" me vint à l'esprit, dans le sens vampire du terme et je sentis les poils se dresser sur mes bras, l'excitation parcourant mes nerfs comme des décharges. La bête en moi ronronna de plaisir ; la Soif qui brûlait ma gorge et mes entrailles serait satisfaite cette nuit, au delà de ce que j'aurai pu imaginer.
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Sam 31 Oct 2020, 13:12


Image réalisée par Patrick Westwood

Vertige

Bae s’engouffra derrière la tenture que lui avait indiqué l’homme derrière le comptoir. Son cœur battait la chamade, tambourinait bruyamment contre sa poitrine. Un mélange d’excitation et d’appréhension l’étreignait. L’interdiction tacite de mettre sa vie en danger et sa présence en ce lieu – dans le repère des pires prédateurs – n’était pas étrangères à ses émotions. Il n’était pas raisonnable. Il le savait. Si Hector s’était douté de la raison pour laquelle il leur avait fait faire machine arrière pour venir jusqu’à la cité vampirique, jamais il n’aurait accepté de se rendre à Merhoneän. Il n’était pas non plus au courant des plans que l'écervelé avait pour ce soir : le garde du corps était allé faire quelques emplettes pour leur prochain voyage, mais lorsqu’il retournerait à la chambre de l’auberge, il n’y trouverait plus son protéger. Il s’inquiéterait sans doute. Il le chercherait certainement. Bae savait qu’il aurait le droit à une belle réprimande de sa part, une fois qu’ils se retrouveraient – s’ils se retrouvaient un jour. Sa fascination et sa curiosité n’effaçaient pas de sa conscience les risques qu’il encourrait. Les buveurs de sang étaient des êtres imprévisibles. D’une simple colère, ils pouvaient lui briser la nuque, ou le vider de son sang par simple caprice : dans un cas comme dans l’autre, il serait tout bonnement incapable de se défendre. Malgré tout, la sottise avait été plus forte que la sagesse et il avait décidé de répondre à l’invitation qu’il avait reçu quelques semaines auparavant. Il ne comprenait d’ailleurs pas comment les organisateurs avaient pu le retrouver. Comment avaient-ils eu l’idée de le convier à cette soirée privée ? Est-ce que Kaga et sa créatrice avaient perçu l’attrait éprouvé par leur cible ? L’avaient-elles recommandé ? Les reverrait-il ?  Une part de lui l’espérait. Il se languissait du souvenir de leur échange et désirait réitérer l’expérience, malgré la petite voix d’alerte qui ramenait à ses souvenirs les lettres qu’il avait échangé avec Hanako – celles où son amie lui racontait son épreuve à la Coupe des Nations des Vampires, où elle avait cru le perdre plusieurs fois aux griffes de monstres assoiffés… En se rendant ici, il avait un peu l’impression de trahir sa camarade et de se jeter dans la gueule du loup. Le blond inspira profondément et refoula toutes ces réticences.

L’atmosphère, derrière le rideau, le prit immédiatement aux tripes. Il y avait quelque chose de sensuel et de sauvage à la fois. D’envoutant et d’obscure. L’Orine resta immobile quelques instants, observant le reste des convives. Quelques scènes firent monter le rouge à ses joues : les gémissements de plaisir et les suppliques pour continuer provoquèrent une embardée dans son ventre. Il avait soudainement conscience du sang pulsait à chaque battement de son organe cardiaque, de la chaleur qu’il provoquait contre ses pommettes, de ce liquide vital qui bouillonnait dans ses veines et qui ne demandait qu’à s’évader par la délivrance de canines aiguisées. A nouveau, le jeune homme se sentit fébrile. Un sourire nerveux s’installa sur son faciès et il avança de quelques pas sur le côté pour essayer de se fondre dans le décor tout en observant ce qu’il se déroulait devant lui. Il avisa un homme à la beauté éclatante, le visage éclaboussé de sang, se pencher sur la nuque d’un jeune Eversha. Pourtant, les yeux du prédateur étaient braqués sur la silhouette fine et androgyne de l’enfant de Kennocha. Ce dernier se mordilla les lèvres. Il avait la furieuse envie de se jeter à ses pieds et de l’implorer de se servir, de cueillir quelques gouttes de son propre sang et de boire directement à la source. Sa raison essayait de se convaincre que cette envie pressante était due à son besoin de savoir d’où venait cette obsession pour ce souvenir macabre, au Fjörd. Etait-ce le fruit d’une puissante hypnose, ou était-il simplement fou ? Si Hanako était au courant de sa présence en ce lieu, aucun doute que la seconde option aurait été évoquée, sans aucune autre alternative. Bae se força à détourner le regard et se décida à continuer un peu sa marche. Il déambula entre les méridiennes qui avaient été installées. Il flâna entre les duos et les trios, croisant puis détournant systématiquement le regard dès que la tentation devenait trop intense. Il cherchait les Vampires qui les avaient piégé dans les Fjörd sans les trouver pour autant.

Son attention était stimulée dans tous le sens. Son odora était saturé par l’odeur de rose et de cannelle. Son ouïe fourmillait des soupirs de délectations. Sa vue percevait les trainées sanglantes et les regards assoiffés, emplis de désirs de convoitise. Il ne doutait pas une seule seconde que dans son regard céruléen se reflétait sa propre envie de prendre part à cette mascarade morbide. Le Hanatsu était si captivé par l’une des scènes qu’il s’était mis à fixer qu’il ne regardait plus devant lui. Il bouscula sans le vouloir l’un des autres convives. « Oh, pardonnez-moi. » s’excusa-t-il à voix basse. Il n’osait pas s’exprimer à voix haute – comme si cela risquait de briser le charme. Ses yeux bleus se rivèrent à ceux, rougeoyant, de la personne qu’il avait importunée. Il sut sans l’ombre d’un doute qu’il se trouvait face à un vampire. Son cœur s’affola davantage. Il ouvrit la bouche pour parler mais rien ne lui vint à l’esprit : il se contenta donc de se taire et d’esquisser un sourire timide, ne sachant quoi faire d’autre.

Encore désolée pour l'attente.


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Astriid
Sam 07 Nov 2020, 11:50

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Dorian Lang

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Sentant que je perdais pied, je me décidais à me promener parmi les couples formés pour chercher Laysa. Je me forçais à respirer par la bouche, persuadé que cela atténuait ma Soif. Je la sentais qui fourmillait dans mes veines, caressant mes nerfs et je peinais à conserver un visage impassible. Mes prunelles rougeoyaient et je sentais que mes crocs s'étaient épaissis dans ma bouche, impatients de s'enfoncer dans quelque chair. Je marchais lentement pour ne pas rentrer malencontreusement dans quelqu'un, certain que le moindre attouchement me ferait perdre la tête. Je voulais que Laysa puisse me retenir si cela arrivait. Elle se serait sûrement moquée du cheminement de mes pensées, à quoi bon se préoccuper de la vermine ? Ils n'étaient que des sacs à sang, tout juste bons à consommer aux yeux de ma Créatrice. Mes souvenirs de ma vie d'avant encore trop ancrés dans ma mémoire, je peinais à agir avec une telle désinvolture. Je l'aperçus enfin, installée dans un bassin, les traits détendus. Sa victime - je me repris - son partenaire de la nuit reprenait ses esprits, à moitié affalé et respirant faiblement. Du sang maculait sa gorge et le haut de son torse mais un sourire extatique ornait ses lèvres. Je frissonnais et restais ainsi sans oser m'approcher plus.
À ce moment, un jeune éphèbe me heurta et je baissais les yeux vers lui. Sa peau pâle invitait à la contemplation des veines qui parcouraient sa gorge, là où la peau se faisait fine et délicate. L'ambiance y jouait pour beaucoup certainement mais j'étais fasciné par ses traits fins, rehaussés par des iris d'un bleu intense. Il ne paraissait pas à sa place, créature pure perdue au milieu des loups. D'une voix basse et rendue rauque par le désir de le posséder, je répondis à ses excuses. «Ca ne fait rien.» Ne voulant pas le laisser s'échapper, je repris rapidement. «Voudriez-vous vous asseoir ?» Je sentais vaguement le poids du regard de Laysa sur nous mais mon esprit était accaparé par le blond et je lui fit un simple signe de tête avant de mener mon partenaire sur une méridienne non loin de Laysa. De cette manière, elle saurait intervenir si je m'oubliais dans les bras du garçon.
Le silence s'éternisa entre lui et moi et je fixai les brumes qui s'échappaient du bassin, fasciné par leur danse lente et sensuelle dissimulant les ombres de ma Créatrice et de l'homme avec elle. J'étais conscient de la présence du blond à mes côtés, peut-être trop. Sa présence m'électrisait et je me sentais comme un jeune garçon qui découvre pour la première fois les plaisirs charnels, maladroit et éperdu du désir de le toucher et de goûter son sang. Je me grattais nerveusement la nuque en soupirant. Pourquoi était-ce si compliqué ? Je réfléchissais probablement trop. Je n'avais jamais été doué pour les discussions, préférant le silence aux bavardages. Pour autant, je ne pouvais pas simplement arriver à mes fins sans lui délivrer un peu de moi en retour. «Je m'appelle Dorian. Et vous ?» Je n'osais le regarder, de peur que mes pulsions prennent le dessus soudainement et que je l'effraie en lui bondissant dessus comme une bête. La relation que j'essayais de construire était bien différente de celles dont j'avais pris l'habitude lors de nos sorties avec Laysa. Je me servais, sans réfléchir à ce que pourrait ressentir ma victime, que je finissais par tuer au final. Seule Isahya avait survécu à mes pulsions et c'était son statut de cliente et la présence de Laysa qui avaient sauvé la Sorcière de mes crocs.
«Que faites-vous dans la vie, Bae ? Êtes-vous venu seul ici ?» Je jetais un coup d'oeil en biais vers lui pour entendre sa réponse. Je caressais des yeux la courbe de son cou et soudain, je n'avais plus envie d'attendre. La Soif en moi s'impatientait, n'ayant cure de ces civilités. Sans que je puisse m'en empêcher, une de mes mains se leva pour aller cueillir la mâchoire du blond. La délicatesse de mon geste fut contrebalancée par la dureté avec laquelle je me saisis de son poignet pour immobiliser toute fuite. Mes instincts de prédateur reprenaient le dessus mais je fis un effort pour murmurer, mes prunelles plongeant dans les siennes. «Ca vous dérange si... Je ne sais pas si je vais pouvoir me retenir plus longtemps.» Sans attendre sa réponse, j'approchais son visage et penchait le mien pour atteindre plus facilement sa gorge. Mes crocs transpercèrent aisément la barrière de sa peau tandis que je humais son parfum avec délices. Un râle m'échappa quand enfin le goût métallique de son sang effleura ma langue et je raffermis ma prise sur lui. Ma main vint creuser le bas de son dos pour le rapprocher de moi alors que j'aspirai avec de plus en plus d'avidité son fluide vital. Enivré par les sensations, j'oubliais tout le reste, entièrement dominé par mes pulsions. Il me fallait m'arrêter, éventuellement, et cette pensée même fit naître un grondement sourd en moi. Je ne voulais pas le lâcher et mes crocs s'enfoncèrent plus profondément en lui comme si j'avais peur qu'on me l'enlève.

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Sam 07 Nov 2020, 18:04


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Vertige

« Bae. » se présenta le garçon d’une voix faible. Assis à côté de l’enfant de la nuit, il se sentait étrange, ne sachant comment se comporter. Malgré l’invitation à se joindre à lui et ses interrogations, le blond avait l’impression que son hôte ne savait pas davantage quelle attitude adopter, si bien qu’il se demanda un instant s’il ne s’était pas fourvoyé : peut-être s’agissait-il d’un autre invité et non pas d’un Vampire. Incertain, il observa le jeune homme à ses côtés. Il était beau. Pas à la façon des Orines, mais il y avait indéniablement quelque chose qui attirait l’éphèbe. Plus il le détaillait, plus son doute se dissipait. Non. Il ne s’agissait pas de n’importe quel client. C’était bien un être de la nuit : le Hanatsu en était certain. Un léger sourire se dessina sur ses lèvres et, discrètement, il glissa plus près de son partenaire. Il se mordilla la lèvre inférieure. L’obstination avec laquelle le brun détournait le regard l’irritait légèrement : il désirait au contraire devenir le centre de son attention. Il voulait être la source de son désir, devenir son obsession : finalement, il souhaita que la fascination qu’il nourrissait à son encontre devienne réciproque. A cette distance, l’inconscient parvenait à humer le parfum de son comparse. L’effluve sembla raviver ses envies morbides – en pensées, il s’imaginait déjà entre ses bras, subissant sa délicieuse morsure. Tout, jusque dans l’odeur de cette créature envoutante, semblait fait pour renforcer sa tentation.

« Quelqu’un m’attend à l’extérieur. » mentit le blond, toujours dans un murmure, se penchant subtilement vers sa conquête. Un dernier élan d’instinct de survie l’avait poussé à inventer ce mensonge. S’il savait que quelqu’un se trouvait en dehors de l’établissement, prêt à venir le secourir, peut-être que le buveur de sang se montrerait plus docile, moins gourmand. Peut-être était-ce une sécurité supplémentaire pour s’assurer de sortir d’ici en vie. « Et vous ? » demanda le blond. Son regard était descendu sur la bouche de l’homme, maintenant qu’il tournait enfin le visage dans sa direction. Il n’y eut pas de réponse : de toute manière, le novice n’en aurait pas entendu le moindre mot car ses pensées vagabondaient sur le délice que pourraient provoquer ces lèvres sur son épiderme. Un frisson le secoua. Il se rapprocha davantage encore, si bien que l’écart entre eux était devenu intimiste. La tension des corps était poussée à son paroxysme.

La main qui se posa sur sa mâchoire lui arracha un hoquet de surprise. Soudainement, son cœur s’était élancé dans des palpitations incontrôlées. La prise sur son poignet lui arracha une légère plainte, qui n’avait cependant rien de contrariée. « Non… Allez-y. » autorisa l’Orine. C’était presque une supplique, ou bien l’ordre d’exhausser ses demandes muettes. Sa prière trouva réponse et Bae gémit. La douleur n’avait pas eu le temps de s’installer : le pincement sur sa peau fut vite submergé par la sensation exquise qui l’avait déjà transi lors de sa dernière altercation avec des Vampires. Le blond soupira de bien-être et ferma les yeux. Son corps convulsa un instant avant de se détendre. Lentement, il glissa une main dans le dos de son assaillant tandis que la seconde remontait vers ses cheveux : d’une prise ferme, il en agrippa une poignée. Au lieu de tirer dessus pour s’arracher à l’étreinte, la victime semblait d‘avantage s’y cramponner, comme pour s’assurer que son partenaire ne s’arrêta pas. A les voir dans cette position, il était difficile de savoir lequel des deux hommes appréciait le plus cet échange. L’enfant de Kennocha avait entendu parler du plaisir des corps, d’unions physiques permettant d’atteindre un plaisir transcendant. Il se demandait s’il s’agissait de cela. Tout semblait lui indiquer que oui. Plus cela durait, plus il semblait s’y perdre, espérant que la sensation ne s’arrêtât pas. Il s'entendait soupirer d'aise sans que l'embarras vienne le déranger.

Les limites du corps cependant s’imposèrent au visiteur. Privé de son fluide vital, et malgré la jouissance que cette privation produisait, il valsa entre conscience et étourdissement, sa prise se faisant de plus en plus fébrile. On lui avait conseillé de prendre une boisson avant de s'adonner à ce genre d'activités mais le blond avait craint qu'on pusse le droguer et s'était abstenu, sans réaliser que cela lui aurait permis de prolonger son plaisir. Finalement, ses doigts retombèrent sur le matelas : dans un dernier râle, il s’était évanoui.

733 mots


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Dim 08 Nov 2020, 12:00

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Une part de moi haïssait toujours ce côté animal et primaire qui me possédait quand je me nourrissais. Enlisé dans les principes de mon ancienne vie, je détestais perdre ainsi le contrôle et prendre tant de plaisir à boire le sang de mes victimes. Bien que mon corps embrassât ma nouvelle condition, je demeurais réfractaire à cette nature sombre et perverse qui menaçait de me submerger. Persuadé de m'enfoncer dans la noirceur de ma condition en enfonçant mes crocs sans retenue, les gémissements de Bae contre mes oreilles me surprirent tant que je manquais relever la tête pour voir son expression. Sa main dans mes cheveux m'en empêcha et je restais perplexe face à sa réaction. Bien qu'ayant vu les autres couples autour de nous, je n'étais toujours pas convaincu de cette théorie selon laquelle la morsure pouvait procurer du plaisir. Pourtant, les réactions de l'éphèbe ne laissaient pas de place au doute, chassant mes doutes et hésitations. L'étreinte intime de nos corps engourdissait mon esprit pour ne laisser la place qu'aux sensations et je mis du temps à remarquer la mollesse soudaine du blond contre moi. Je voulais m'arrêter, non, si je cessais, j'allais certainement en mourir me soufflait une petite voix sournoise. La confusion assombrissait mon esprit, rien d'autre n'existait que le nectar de son sang. Les paupières closes, je vis soudain la déception s'imprimer sur les traits de ma Créatrice quand elle me verrait incapable de lutter contre ma Soif. Ce fut ça, peut-être plus qu'autre chose qui me fit reculer enfin. Je ressentis presque une douleur physique à m'arrêter en si bon chemin mais le remords m'assaillit quand je vis la pâleur de mon partenaire. J'espérais m'être arrêté à temps et je me penchais vers lui. Je soupirai de soulagement en sentant sa lente respiration effleurer mes doigts.
Sans réfléchir, je l'installais plus confortablement sur la méridienne avant d'utiliser une serviette propre pour essuyer son cou, puis ma bouche avant de m'arrêter dans mon mouvement. Qu'est-ce qui me prenait à être si prévenant ? Ce garçon n'était rien pour moi et je ne voulais pas montrer la moindre faiblesse devant mes pairs. Je ne devais pas m'attacher à mes proies, c'était contraire à ce que Laysa tentait de m'inculquer. Regrettant ce relâchement, je jetais la serviette sur le sol, contrarié contre moi-même. À tout remettre en question à chaque instant, j'allais devenir fou. Un mouvement à mes côtés me ramena dans la réalité et je tournais la tête pour plonger dans les prunelles bleues du blond. Je sentais encore la douceur de sa peau contre mes lèvres, je mourrais d'envie de terminer ce que j'avais commencé. Je baissais les yeux pour qu'il ne voit pas le désir assombrir mon regard. Je n'avais jamais passé autant de temps avec une victime de ma morsure - les morts ne parlent pas - et je ne savais pas comment réagir ni quoi dire. Sans parler du fait qu'il n'était pas vraiment une victime et qu'il remettait en question tout ce que je croyais savoir. Je me serais giflé à agir ainsi comme une jeune fille doutant de tout. Alors que j'aurai dû être en position de force, je me sentais étrangement petit devant l'éphèbe. Hésitant, je finis par forcer un début de conversation. «Je suis désolé de ne pas avoir su m'arrêter avant, c'est tout nouveau pour moi.» Ce n'était pas du tout ce que je voulais dire et sans la voir, je savais que Laysa avait du lever les yeux au ciel. Je me mordis les lèvres, cherchant les miettes de ma confiance en moi. «Êtes-vous un habitué de la morsure ? J'ai cru sentir... Mais je me trompe peut-être.» Ses réactions mais surtout une sensation sur laquelle je n'arrivais pas à mettre de mot suggérait que je n'étais pas le premier Vampire dans sa vie. Cette idée me déplut aussitôt.

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Message III




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Ses oreilles bourdonnaient. Peu à peu, les bruits ambiants perçaient la bulle d'obscurité dans laquelle il s'était enlisé. Il reprenait lentement conscience des sensations qui traversaient son corps : la nausée qui remontait jusqu'à sa gorge, la fébrilité et la lourdeur de ses membres, sa bouche pâteuse, sa tête engourdie. Il se sentait encombré d'une fragilité ridicule et sans comprendre pourquoi, l'agacement le submergea. Son esprit encore à moitié embrumé, il lâcha un grognement avant de revenir à lui et de rouvrir les yeux. Bae observa la figure qui se tenait au-dessus de lui. Pendant une fraction de seconde, il ne la reconnu pas - il se serait davantage attendu à apercevoir Ran ou Hanako ; Hector peut-être. Avec difficulté, il déglutit. « D-Dorian... » murmura le Hanatsu, réalisant d'où provenait sa frustration. Les souvenirs lui revenaient. Avec eux, l'embarras colora ses joues et, dans un vain effort de faire bonne figure, le garçon se redressa - erreur : sa tête se remit presque aussitôt à tourner, obligeant le blonde à fermer les yeux un instant et à inspirer profondément par le nez. La sensation de gêne passa et il pu se concentrer sur son hôte. « Ce n'est rien. » rassura-t-il le Vampire en lui adressant un sourire qu'il désirait réconfortant. Il ne devait pas être très convainquant. Il n'avait pas besoin de se voir dans un miroir pour deviner avoir pâle figure. Son éducation l'empêchaient cependant d'abandonner les convenances et, malgré l'envie de se rouler en boule sous une couette épaisse et rassurante, il s'efforça de paraître propre sur lui. Avec des gestes aussi gracieux que possible, l'Orine réarrangea le col de son kimono - effleurant au passage la zone endolori de son cou : deux plaies symétriques pulsaient désagréablement dans sa nuque. Si le baiser qu'il avait reçu avait été des plus agréable, les effets secondaires étaient bien moins appréciables. Le sang sur sa tenue trahirait ses activités nocturnes : il allait recevoir un sacré savon lorsqu'il retournerait auprès de son gardien. Ce n'était pas le moment de s'en préoccuper ceci dit, car la soirée n'était pas encore terminée.

« Habitué... » Bae leva les yeux au plafond pour réfléchir - observer l'enfant de la nuit semblait le déstabiliser, lui embrouiller l'esprit : ses pensées divaguaient vers ce qu'ils venaient de faire, cet instant partagé ; l'envie sotte de réitérer l'expérience faisait trembler tous ses muscles. Il se savait néanmoins trop faible pour se relancer dans l'aventure. « Je pense que c'est un bien grand mot. » continua-t-il. « Mais il m'est déjà arrivé d'y goutter avant ce soir, oui. » admit-il en souriant légèrement. « Ce n'est arrivé qu'une seule fois ceci dit, alors, je suppose que c'est encore nouveau pour moi aussi. Je ne connais pas non plus mes limites. » L'Orine fronça les sourcils, réalisant avec retard ce qu'avait dit le buveur de sang. « Mais vous... Vous avez sentit quelque chose... Dans mon sang ? » Son cour sembla rater un battement. « Est ce qu'il n'était pas à votre convenance ? » Un pincement dans sa poitrine témoigna de son orgueil blessé. Une grimace passagère troubla également ses traits fins. « Je... Je pensais que... Enfin, j'avais supposé que c'était ces Vampires qui m'avaient recommandé pour venir ici. » avoua-t-il d'un air piteux. Un peu naïvement peut-être, il en avait conclu que son sang devait avoir bon goût. Il s'était visiblement fourvoyé. Honteux, il baissa le regard.

« Oh je... » La contrariété provoqua de nouveaux tournis et le blond porta une main à sa tête. Il prit de grandes inspirations pour retrouver son calme. Lorsque ce fut fait, il s'empara du pichet posé sur une table à côté de la méridienne. Il se servit un verre de ce qui semblait être du jus de fruit et le bus d'une traite. La fraîcheur du liquide lui fit du bien. Le goût sucré sembla apaiser  l'amertume de son cœur. Mécontent, il glissa un coup d’œil vers celui qui s'était nourri.

690 mots


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Dorian Lang

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Faisant taire l'inquiétude qui menaçait d'émerger en le voyant faire des efforts pour rester éveillé, je l'observais avec curiosité. Maintenant que j'étais rassasié, je notais des détails qui m'avaient échappé quelques minutes plus tôt, pris dans le tourbillon de nos envies. Sa tenue suggérait une appartenance aux Orines mais ça ne voulait rien dire. Ce peuple exportait leurs créations dans le reste des terres du Yin et du Yang et je n'avais jamais eu vent d'Orines mâles. Selon mes connaissances, les membres de ce peuple avaient également des gardes du corps et j'excluais finalement cette hypothèse bien que la délicatesse de ses traits était assez frappante pour qu'elle ne balaie pas entièrement mes doutes. Il était indéniablement bénéfique si j'en jugeais la qualité de son sang. Je penchais la tête pour mieux l'observer, un Magicien peut-être ?
En voyant l'embarras teinter ses pommettes, je fus soulagé de ne pas être le seul dans cette situation. L'étrangeté de la situation me frappa et j'imaginais soudainement la réaction de mon ancien moi, de mes parents, de Suna s'ils me voyaient aujourd'hui. Je passais la main dans mes cheveux, soudain irrité du cheminement de mes pensées, lassé du ressassement incessant de mon passé, comme une lame qui continue d'asticoter une plaie infectée. Je reportais mon attention sur le blond, satisfait de le voir suffisamment remis pour parler et ainsi ignorer les fantômes dans ma tête. Il avait une jolie voix, plaisante à écouter et je me surpris à regarder le mouvement de ses lèvres. Quel goût le sang aurait-il sur ces dernières ? L'idée ne tarda pas à se loger dans un coin de mon esprit et je me promis de la mettre à exécution aussi tôt que possible.
Je haussais un sourcil surpris à sa question et échouait à éteindre le rire qui monta. Pas à ma convenance ? Se moquait-il de moi ? À en croire le sérieux dans ses yeux, il était évident que non et je le rassurais avec un sourire. «Non je peux vous assurer que votre sang était particulièrement savoureux. C'était une torture pour moi de m'arrêter et je ne serais pas contre une seconde morsure.» Je me dépêchais d'ajouter pour ne pas l'effrayer. «Pas cette nuit, vous n'y survivriez pas. Mais ça peut s'arranger pour plus tard.» Je ne lui demandais pas son avis. Son sang était bien trop délicieux pour que je ne puisse me résoudre à ne plus jamais y goûter, ce serait offenser Lubuska que laisser une telle proie de choix s'évanouir dans la nature. Non, mon seul ennui était qu'il soit déjà marqué par un autre Vampire. Je ne voulais pas le partager. Je le regardais boire goulûment, fasciné par les mouvements que cela créait sur sa gorge. Puis je clignais des yeux pour reprendre contenance avant de relancer sur un ton faussement léger. «Je ne sais pas qui vous a recommandé mais je l'en remercie. Connaissez-vous le nom de ces Vampires ? J'aimerais les rencontrer en personne, peut-être connaissent-ils des personnes aussi intéressantes que vous.» Peut-être désirais-je les tuer. Je réalisais que je réagissais comme un enfant possessif mais c'était plus fort que moi. Je ne connaissais pas Bae depuis longtemps mais je désirais déjà avoir l'exclusivité de son sang. «Dites-moi, je suis curieux car c'est la première fois que je rencontre quelqu'un pour vous, ressentez-vous réellement du plaisir lors de la morsure ? Ou bien est-ce du masochisme ?» La question était peut-être trop directe ou intime, j'espérais ne pas vexer le jeune homme.

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Message IV




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Dim 08 Nov 2020, 21:42


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Bae cligna des yeux sans décrocher son regard du buveur de sang. Sa réponse l’avait légèrement rassuré mais il n’était toujours pas satisfait : il ne comprenait pas ce qu’avait voulu dire le brun, plus tôt, et une part de lui craignait que cette réponse n’eût pour effet que de la rassurer sans être honnête. Nerveusement, son indexe tapota le bord du vers qu’il avait gardé en main. « Une seconde morsure… » répéta à nouveau la proie. Le blond était également charmé par l’idée de s’offrir une fois de plus aux crocs de son prédateur. C’était, de toute cette phrase, l’élément qui le rassurait le plus. Ses ardeurs furent cependant vite éteintes par la suite du dialogue. Boudeur, le garçon replongea le nez dans son jus de fruit et en termina complètement le contenu, croisant ensuite les bras sur sa poitrine. « Une prochaine fois… Peut-être, oui. » Non. Il n’y aurait pas de prochaine fois. Lorsqu’il repartirait de cet établissement et rejoindrait Hector, le gardien mettrait un point d’honneur à ne plus jamais recroiser la route de l’une de ces sangsues sur patte, pour assurer la protection du jeune Hanatsu. Ce soir était sans doute sa dernière chance de goûter à ces Baisers. Une fois qu’il aurait rencontré Cassiopée et que l’Orisha aurait répondu à son énigme, il ne vivrait plus que pour la servir. Ses propres désirs passeraient au second plan et il doutait sincèrement que sa future maîtresse désira voir son Orine se vider de la moitié de son sang pour contenter quelques délires macabres et dangereux. Las, il soupira tout en reposant la tête contre le dossier. Aussi frustrant que cela puisse être, Dorian lui avait sans doute fait expérimenter son dernier éclat d’extase : malgré son envie, Bae était forcé de reconnaître que le brun s’était montré un peu trop enthousiaste. Il ne lui avait plus laissé grande force. Un vague à l’âme, l’enfant des arts reposa son regard sur le buveur de sang.

« Amarie et ses descendants… Kaga Mikori est celle avec qui j’ai pu... Enfin, c’est elle qui m’a mordu. » répondit Bae. Le visage de poupée de l’infant de la nuit s’imposa à ses pensées et le blond chercha instinctivement la silhouette enfantine de celle qui lui avait fait ressentir ce frisson pour la première fois. Il ne parvenait cependant pas à percer l’obscurité ambiante et les visages étaient étrangement bien dissimulés, derrière quelques chevelures ou autres apparats. Kaga était-elle ici, quelque part dans cette pièce ? En train de goûter le sang de l’une de ces personnes « aussi intéressantes » que lui ? La jalousie lui tordit les boyaux. Il se sentait puéril, d’être autant piqué à vif par cette remarque. Pour se donner contenance et s’empêcher de regarder jalousement son partenaire, le blond se servi un verre supplémentaire.

« Je ne suis pas masochiste. » répondit du tac au tac le jeune Orine, tournant subitement le visage : la torsion sur sa nuque tira sa peau endommagée et lui arracha une grimace douloureuse. Il y plaqua la main tout en se réinstallant. « Je… Je ne ressens pas vraiment de douleur, sur le moment… » reprit-il avec calme, observant plus posément son interlocuteur. Il se sentait embarrassé de devoir répondre mais ne pouvait s’extraire à la demande. L’envie de conserver ce contact avec la créature de la nuit le poussait à alimenter la conversation. Il voulait garder le brun à ses côtés. Ne pas le voir partir, se perdre dans les bras d’un autre. Il voulait entretenir l’illusion d’être le seul capable de le contenter. Au moins ce soir-là. « En réalité, c’est même plutôt agréable… Je ne saurais pas vraiment l’expliquer mais… Ce n’est pas comparable à du masochisme, non… » Cette possibilité aurait pourtant été plus simple à accepter. Cela aurait souligné une tare qu’il aurait été capable de corriger. Or, ces morsures l’obsédaient, un peu à la manière d’une addiction. Il rêvait déjà de la prochaine fois, alors même que les effets de la précédente s’évanouissaient à peine. Il avait désormais la réponse qu’il était venu chercher. Il ne s’agissait pas seulement d’une hypnose. C’était lui, qui était simplement… tordu. Sa gorge se noua. Il se sentait étrange. Une part de lui culpabilisait : ne pouvait-il pas simplement être comme tout le monde, et rester loin de ces prédateurs nocturnes ?

« Est-ce qu’il existe beaucoup d’événements de ce genre ? » questionna le brun. Lui aussi était curieux. Il ne connaissait pas bien la culture vampirique – même s’il en avait étudié la base, il ne s’y était jamais vraiment intéressé en profondeur puisqu’aucune de ses potentielles Maîtresses ne faisaient partie de cette race.

« Pensez-vous… Pensez-vous que vous pourriez m’aider à retrouver Kaga ? Si elle est ici ce soir… J’aimerais pouvoir la revoir… » Il esquissa un sourire gêné. Il était encore hanté par sa beauté cristalline. « Si je la manque à cette occasion, je ne pourrai pas la revoir avant longtemps. » De nouveau, ses yeux essayèrent de percer l’assemblée d’inconnus. « Je partirai sans doute d’ici dans peu de temps. » expliqua-t-il vaguement à son acolyte. Le musicien se redressa lentement en position assise. Ce simple geste sembla lui prendre toutes ses forces. Il se sentait épuisé.
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Lun 09 Nov 2020, 21:29

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Kaga Mikori. Moi qui étais mauvais à me souvenir des noms, je gravais dans mon esprit celui-ci en me le répétant inlassablement dans ma tête. Laysa avait peut-être entendu parler d'elle ou d'Amarie et je me promis de lui demander dès que j'en aurais l'occasion. Si elle ne savait pas, je pourrais toujours demander à Magnus, le Vampire avait bonne mémoire. Il serait compliqué de dissimuler mes réelles motivations derrière mes interrogations mais je me creuserais la tête sur le comment plus tard. De toute manière, si Amarie n'était pas de Douria, ce n'était pas Magnus qui allait me retenir de mettre fin à l'éternité d'une de ses morveuses.
Tout en réfléchissant, je conservais mon attention sur Bae qui semblait chercher un regain de vitalité dans le fond de son verre. Je regrettais que sa constitution ne soit pas plus solide ; comme tous les Rahzdens, j'étais gourmand et le sentiment d'être rassasié commençait déjà à s'estomper. Penser à cette Vampire semblait le plonger dans ses pensées et je fronçais les sourcils, contrarié qu'un autre Enfant de la Nuit occupe ses pensées alors que j'étais là juste à côté de lui. Décidé à lui rappeler ma présence, je me rapprochais de lui l'air de rien et mon bras fut rapidement en contact avec sa cuisse. Si le contact n'éveilla aucun désir charnel de mon côté, j'espérais qu'il ramènerait son attention sur moi. D'une voix douce pour ne pas le briser dans son élan - j'aimais bien les confidences, il se mettait à nu alors même que j'étais un inconnu, ou bien justement parce que j'étais un inconnu - je lui répondis. «Je vois. C'est très surprenant, j'ai toujours cru que ce que je faisais était mal. Que...» Que mon existence était indésirable et aberrante. Je ne pouvais pas admettre ça, pas devant lui, il me regarderait de haut après une telle déclaration. Voir le mépris ou la pitié dans ses yeux n'était pas envisageable. «Peu importe. Je préfère parler de vous, vous êtes bien plus intéressant.» souris je finalement. «Laysa en organise quelques fois dans l'année mais c'est la première fois que je suis autorisé à participer. Ce n'est pas si fréquent non plus car nous préférons chasser bien évidemment mais je crois que j'apprécie de pouvoir me nourrir sans efforts.» J'étais feignant et je n'avais pas beaucoup apprécié les chasses nocturnes à Fjörd. C'était un peu salissant et je n'étais pas endurant.
Mon visage s'assombrit malgré moi à la demande du blond. Voilà qu'il remettait cette Kaga sur le tapis. J'émis un bref grognement qui ne voulait dire ni oui ni non. Si je l'aidais à la retrouver, je la tuerais et je n'étais pas sûr qu'il apprécie vu comment il tenait à la revoir. La jalousie se fit bouillonnante en moi, réduisant en cendres toute raison. L'espace d'un instant, je me vis même le vider de son sang pour le faire taire. «Qu'a-t-elle de si particulier cette Kaga pour que vous désiriez tant la revoir ?» J'avais posé la question sèchement, irrité contre moi-même, contre Bae pour la mentionner à nouveau, contre elle pour envahir ce moment sans même être là. J'inspirais profondément pour calmer la fureur qui montait en moi. Tout allait bien, j'allais simplement éliminer cette suceuse de sang et m'assurer qu'un autre Vampire ne pose pas ses pattes sur Bae. Apaisé par cette pensée, je pus reprendre sur un ton plus égal. «Vous partez déjà ?» Je ne cherchais pas à dissimuler ma déception, cependant, ce n'est pas comme si je pouvais à nouveau l'utiliser. D'un autre côté, je rechignais à le voir me quitter. J'étais le premier surpris de ce constat, était-ce le résultat d'un manque affectif ? Est-ce que j'allais m'attacher à la première personne venue car je n'avais pas d'autre contact social que celui avec Laysa ? C'était franchement pathétique.
Bae voulut se redresser et je le vis pâlir un peu plus dans son mouvement. Comme mu par un réflexe instinctif, j'approchais soudain ma main de son cou pour y effleurer les marques de ma morsure, fasciné par la délicieuse teinte sombre qui englobait la blessure, parfaitement visible sur sa peau opaline. «Je vous ai vu grimacer tout à l'heure, j'essaierai de me montrer plus délicat une autre fois.» Il était assez peu probable que je réussisse à tenir cette promesse. J'éprouvais un certain plaisir à provoquer la souffrance, même minime, chez mes proies. Que Bae retire du plaisir à se faire sucer était agréable aussi bien sûr mais j'aurais aimé joué avec ses sensations plus longtemps et essayer de trouver un juste milieu entre lui faire mal tout en lui provoquant l'extase. Malheureusement, j'étais bien trop novice pour de tels projets mais je n'allais pas oublier l'idée pour autant. J'avais l'éternité devant moi.

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Message V




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Sam 21 Nov 2020, 00:30


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« Elle n’a rien de spécial… » commença le garçon. « Je désire simplement la saluer. Après tout, c’est grâce à elle que je suis ici, n’est-ce pas ? Il serait impoli de ma part de venir jusqu’ici et de simplement l’ignorer. Même si nous ne sommes guère plus que de simples connaissances, je n’aimerais pas qu’elle m’en tienne rigueur dans le futur. » Ce n’était pas simplement pour lui dire bonsoir que Bae désirait revoir Kaga, mais il avait perçu la pointe d’agacement dans la voix de son interlocuteur. Il avait donc jugé plus simple de se tenir à une excuse banale mais crédible. Après tout, la politesse exigeait effectivement qu’il se présente lui-même face à celles qui avaient rendu possible son apparition à cette soirée. S’il pouvait y avoir quelques Baisers au passage, l’Orine ne s’y serait pas opposé, mais cela allait plus loin que la courtoisie qu’il évoquait effrontément.

« Oui… » répondit l’Orine d’un air vaguement contrarié. Il n’était pas plus emballé par la perspective que son hôte. Pourtant, il s’agissait là de la chose la plus sûre à faire. « Je ne voudrais pas faire patienter trop longtemps mon… mon camarade. » prétexta le blond, se souvenant du mensonge qu’il avait proféré plus tôt dans la soirée. « S’il se sent oublié, il pourrait bien débarquer ici sans être invité. Ce serait embarrassant. » Le Hanatsu laissa un rire lui échapper à cette idée. Même si cela ne se produirait pas, il imaginait facilement Hector s’imposer à cette soirée privée pour venir le chercher et le ramener de force jusqu’à leur chambre d’auberge. Si un tel scandale devait se produire, le jeune garçon mourrait effectivement de honte. Malgré tout, il ne désirait pas affoler son gardien trop longtemps : il serait sage de rentrer rapidement pour ne pas l’inquiéter plus que nécessaire.

« Merci. C’est très… attentionné de votre part. » commenta le musicien à la remarque du buveur de sang. Le contact de la main sur sa plaie l’avait frissonné. Il aurait voulu que le contact se prolonge mais le brun avait retiré ses doigts. Bae retint de peu un soupir. Peut-être était-ce le manque d’hémoglobine qui le déstabilisait autant. Ou bien la simple idée de se trouver en compagnie d’un Vampire suffisait-elle à le mettre dans un état aussi fébrile ? Une fois de plus, il maudit sa propre faiblesse. Il lui restait encore beaucoup de choses à apprendre. « Je suppose qu’à force, je m’y ferai également. » S’endurcir était une étape obligatoire s’il désirait pouvoir profiter pleinement du Baiser. Ce ne serait probablement pas utile, ceci dit.

Bae laissa ses jambes pendre de la méridienne sur laquelle ils étaient installés. Dans cette position, son épaule frôlait celle de son camarade. Il avait envie d’y poser la tête mais se retint. Il releva les yeux sur son interlocuteur et en oublia la poupée de porcelaine : ce n’était pas en restant assis ici qu’il la retrouverait, alors autant profiter de la présence de l’homme en attendant de pouvoir se relever et de reprendre les recherches. « Alors... Que pensez-vous de cette première… soirée vampirique ? » demanda gauchement le blond. Il ne savait trop comment appeler ce genre d’évènement. « Répond-t-elle à vos attentes ? » Curieux, l’invité marqua une courte pause avant d’oser ajouter : « Comment se fait-il que vous n’ayez jamais participé à l’une de ces soirées, auparavant ? »

552 mots



[Q] - Vertige | Dorian & Bae B6vi

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Lun 23 Nov 2020, 19:04

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«Je crois que je l'ai croisée en venant ici. Elle partait.» mentis-je sans le moindre scrupule. «Mais si tu y tiens, je peux me renseigner et entrer en contact avec elle pour que vous puissiez vous revoir.» Jamais. Je la tuerai avant. Mais ce serait une bonne raison pour revoir le blond. «J'aimerai la remercier aussi, c'est grâce à elle si je t'ai rencontré.» La remercier d'un revers tranchant de mes crocs dans la gorge oui. Je réalisais avec retard que j'avais tutoyé l'éphèbe. «Désolée, je ne voulais pas vous tutoyer.» déclarai-je froidement, irrité contre moi-même de m'être senti suffisamment à l'aise avec lui pour baisser ma garde sans m'en rendre compte. Laysa essayait de me faire rentrer dans le crâne la base de la politesse pour ne pas lui faire honte en société et je voyais parfois dans ses prunelles écarlates le regret d'avoir transformé un paysan sans la moindre manière. Déjà, elle avait réussi à me convaincre d'enfiler un maudit costume toutes les nuits, il ne fallait pas trop en demander.
J'étendis mes jambes devant moi, plongé dans mes pensées tout en écoutant d'une oreille les propos du blond. C'était peut-être la première fois que j'entretenais une conversation avec une personne autre qu'un vampire depuis ma Transformation. La sensation était étrange, comme si elle dépoussiérait de vieux réflexes bien que la situation soit bien différente de tout ce que j'avais vécu jusqu'ici, à discuter avec une proie qui n'en étais pas vraiment une, bien que Bae en ait tous les attributs physiques. Toutefois, je découvrais que bien que je souhaitasse devenir une nouvelle personne, je conservais un talent exécrable à entretenir une conversation. «Mmh» approuvai-je assez lamentablement. Je me serai giflé. À mes côtés, le jeune homme se redressa à nouveau pour prendre une position assise et je maudis le silence gêné qui s'était formé entre nous. Devais-je lui proposer de le raccompagner ? Relancer un sujet de conversation ? L'indécision hérissait mes nerfs comme le crissement d'un ongle sur un meuble et je ressentis une vague de soulagement quand Bae reprit à nouveau la parole. Lubuska le bénisse.
Curieusement, il m'était plus facile de me détendre maintenant que je ne sentais plus son regard sur moi et je sentis les muscles de mes épaules se décontracter lentement tout en réfléchissant à une réponse suffisamment spirituelle pour lui faire oublier le malaise que je devais transpirer par toutes mes pores. «Je crois que, grâce à vous, je l'ai appréciée. Pourtant, je partais avec de sérieux doutes.» J'eu un sourire amusé, Bae avait été sans le savoir l'instrument de Laysa pour m'ouvrir les yeux sur un monde que je n'avais pas imaginé ou que je refusais de voir jusqu'à cette nuit. L'espoir qu'il n'y avait pas que du mauvais en nous, que nous étions capables d'inspirer autre chose que le dégoût, la peur ou la mort. Cela dit, cela éveillait d'autres dilemmes, devais-je rechercher ce nouveau plaisir ou prendre du plaisir à donner la mort ? Pouvais-je lier les deux ? Il était vrai que je ressentais une légère insatisfaction à ne pas avoir pu étancher complètement ma Soif en saignant l'éphèbe jusqu'à son trépas mais j'avais malgré tout apprécié cet échange. Je pressentais que cet évènement allait occuper mes pensées lors de mes prochaines insomnies. «C'est ma première fois car auparavant, je pense que je n'aurai pas pu m'arrêter à temps.» J'étais conforté à l'idée que j'étais désormais capable de me retenir. Peut-être pour la première fois, je n'allais pas décevoir Laysa. Un sourire s'invita sur mes lèvres à cette pensée et j'avais hâte de tester à nouveau la nouvelle maîtrise de mes pulsions. L'avenir ne me semblait désormais plus si sombre. Avec une joie non feinte, je me relevai. «Je ne voudrai pas que votre ami s'inquiète de votre absence prolongée et vous avez besoin de repos. Laissez-moi vous raccompagner jusqu'à la sortie, je ne voudrai pas que vous vous évanouissiez dans les escaliers, ce ne serait pas une bonne publicité pour notre enseigne.»
«Tenez-vous à mon bras si vous ne vous sentez pas la force de marcher.» L'euphorie que j'avais ressentie plus tôt me rendait presque agréable et j'eu un sourire en coin en imaginant la jalousie que cela inspirerait à Laysa. Elle qui avait du mal à supporter que quiconque pose les mains ou même un regard sur moi, me voir souriant et prévenant avec un inconnu l'aurait rendue folle à coup sûr. «Je crois qu'avec tout ça, je ne vous ai même pas demandé mais que faites-vous dans la vie ?» Avoir des indications sur ses occupations m'aideraient peut-être à le retrouver. J'avais pu lire à propos de la Marque dans certains livres mais dans la pratique, je ne savais pas avec quelle facilité je pourrais le pister, toutes les informations étaient donc bonnes à prendre. En outre, j'étais réellement curieux de savoir à quoi le blond passait ses journées, travaillait-il ? Il paraissait assez jeune alors c'était peu probable. «C'est là que nous nous séparons. Je ne vois pas votre ami, voulez-vous que je fasse venir une calèche ? Je ne vous conseille pas de rentrer à pied en pleine nuit.»

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Message VI


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Eiko
Lun 30 Nov 2020, 20:55


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Vertige

Le Hanatsu s’empara du bras que lui proposa le Vampire. « Merci. » dit-il avec un sourire. L’aide était appréciée. Il se sentait si épuisée qu’il avait envie de s’endormir sur la première chaise à sa portée. Ce n’était pas raisonnable, cependant : un second buveur de sang viendrait sans doute terminer le travail de Dorian, dépassant les limites que le brun avait respecté avec tant de retenue et de difficulté. Prenant de grandes inspirations, le garçon s’engouffra dans les escaliers, s’appuyant de tout son poids sur la rambarde et sur son camarade.

L’air froid de l’extérieur sembla revigorer le blond, qui frissonna légèrement en refermant le tissu autour de son torse. Il inspira : l’air empli douloureusement – et délicieusement – ses poumons. Le temps d’une seconde, il oublia l’angoisse de justifier l’absence de son camarade. « Oh, je suis une sorte de… nomade. Pour l’instant, je me contente de voyager, de découvrir le monde. » Bae se retint de préciser : jusqu’à trouver ma Maîtresse. Un drôle de sentiment étreignit sa poitrine. Le temps d’une seconde, l’Orine souhaita, pour la toute première fois, ne pas avoir à rejoindre sa future Maîtresse. Ce n’était pas seulement une question de désirer être libre un peu plus longtemps. Non. Il désirait rester libre, tout simplement. Il avait envie de s’intéresser à des personnes qui n’étaient pas mentionnées sur la Liste que lui avaient distribué les Muses. Il désirait rester au contact de Dorian et des Vampires, qui parvenaient à lui faire tourner la tête – et pas simplement à cause des vertiges dû à son manque de sang. A peine eut-il analysé cette espérance que le Hanatsu regretta d’avoir pu formuler de tels désirs. Le rouge lui monta aux joues et il se hâta de retirer son bras de celui de son camarade, regardant le sol plutôt que d'oser affronter le regard carmin de l'enfant de la Nuit.

« Oui, vous avez sans doute raison. » confirma-t-il. « Mon ami a dû s’impatienter et décider de rentrer seul jusqu’à l’auberge, plutôt que de m’attendre. » L’éphèbe soupira. « Je suppose que je vous ai fait vous dépêcher pour rien. Désolé. » Etait-il vraiment désolé ? Sans doute pas. C’était, après tout, l’occasion pour lui de passer davantage de temps avec l’être de ses désirs. « J’apprécierais que vous m’appeliez une calèche, oui. Merci. » Le blond fronça les sourcils. Son cœur s'emballa avant qu'il ose ajouter : « En réalité… Serait-ce abuser de votre… hospitalité, que de vous demander de me raccompagner jusqu’à mon auberge ? » Sa voix trembla légèrement tandis qu’il s’entendait parler. Pourquoi devait-il toujours faire ça ? Valser entre inconscience et prudence ? C’était idiot de sa part. Sans oublier qu’en se montrant ainsi impulsif, il se risquait à un refus de la part de Dorian. « Je… J’ai entendu dire que la cité était plus magnifique encore une fois la nuit tombée mais… Je n’ai jamais osé l’arpenter en dehors des rayons du soleil… » essaya-t-il de se justifier. « Alors… Je me dis qu’en votre compagnie, je ne craindrai rien… Et puis, quoi de mieux que de visiter une ville en compagnie de quelqu’un qui y vit, n’est-ce pas ? » Un rire gêné échappa à l’adolescent. « Enfin, je comprendrais, si vous refusiez. Vous avez sans doute envie de retourner à l’intérieur – vous devez avoir d’autres personnes qui vous attendent. Alors, ne vous sentez pas forcé. » Offrir une porte de sortie donnait l’impression à l’impulsif de regagner un peu le contrôle de la situation, bien qu’il ne s’agisse que d’une fragile illusion.

Embarrassé, le blond croisa les bras sur sa poitrine tout en attendant de voir si le brun allait partir chercher une calèche pour le ramener, seul.

610 mots



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Astriid
Mer 02 Déc 2020, 13:05

[Q] - Vertige | Dorian & Bae Fm3t
Vertige






Dorian Lang

Race : Vampire (Douria)
Taille : 185cm
Âge apparent: 25
Niveau : I | Rahzdens

Spécialités :
- Agilité : 6
- Force : 9
- Charisme : 7
- Intelligence : 7
- Magie : 7
«Vous aimez voyager dans des endroits dangereux alors.» Il n'en avait pourtant pas l'air. «Ce n'est pas un très bon ami que vous avez.» Observai-je sur un ton désapprobateur. J'essayais de masquer mon irritation mais j'en voulais à son ami de ne pas se montrer plus prévenant envers l'éphèbe. Était-il inconscient des dangers de Merhoneän ? Je baissais les yeux sur Bae et, bien que n'ayant pas la capacité de voir l'avenir, j'étais à peu près sûr du destin du blond si je le laissais repartir seul. C'était une proie de choix, déjà affaiblie par les récents évènements. Il n'avait pas terminé de parler que j'avais déjà pris ma décision et je retournai brièvement à l'intérieur récupérer mon manteau pour mieux affronter le froid mordant qui balayait la ville. «Vous avez raison, c'est mieux si je vous raccompagne. Quel est le nom de votre auberge ?»
En marchant à ses côtés, je dus admettre que je n'étais pas mécontent de prolonger cette rencontre. L'air glacial me remettait les idées en place après avoir baigné dans les vapeurs parfumées du sous-sol et j'inspirai profondément, laissant le froid brûler mes poumons. Je regardai ensuite Bae à la dérobée. «Vous n'avez pas peur de sortir en compagnie d'un Vampire ? Je commence à m'interroger sur votre sens de préservation.» J'avais pris un ton léger et légèrement taquin mais j'étais mortellement sérieux au fond de moi. Rien ne m'empêchait après tout d'entraîner le blond dans une ruelle sombre pour finir ce que j'avais si bien commencé sans compter qu'une partie de moi le désirait ardemment. Je n'avais plus à suivre les règles de la soirée qui imposaient d'essayer de ne pas tuer son partenaire. Il me suffisait de le guider dans un des multiples recoins ténébreux, il ne me repousserait probablement pas vu la confiance qu'il plaçait déjà en moi. Je l'avais fait plusieurs fois déjà sur des touristes étourdis qui se promenaient sans escorte en pleine nuit. Mais Bae n'était pas n'importe quel touriste et je braquai mon regard sur mes pieds avant de passer les mains dans mes cheveux pour me défaire de cette idée qui rampait sournoisement dans ma tête. Je n'étais pas destiné à avoir beaucoup d'amis si je saignais à mort tous ceux qui m'approchaient. «Venez, c'est par là.» Dis-je d'une voix quelque peu résignée et déçue en l'éloignant de la tentation des ruelles sombres qui m'appelaient et tous mes sens semblèrent hurler de frustration. Serrant les dents jusqu'à les faire grincer, j'enfonçais les mains dans les poches, un air grognon imprimé sur le visage.
Les rues étaient illuminées pour le bénéfice des non Vampires et de nombreuses boutiques attiraient les visiteurs avec des devantures étincelantes qui me faisaient mal aux yeux. Plus nous approchions du centre et plus la rue devenait animée et je me rapprochai de Bae pour ne pas le perdre de vue au profit des Vampires qui arpentaient le quartier. Mon regard fut attiré par la façade familière d'un magasin et je ralentis. «Si vous n'êtes pas pressé, j'aimerai vous montrer quelque chose.» J'entrai et l'odeur du bois vernis nous enveloppa. La Vampire qui tenait le commerce leva les yeux un instant de la flûte sur laquelle elle passait un chiffon, s'attarda une seconde trop longue à mon goût sur Bae avant de nous ignorer. C'était, selon moi, une des plus grandes qualités de la boutique, j'avais en horreur les vendeurs qui bondissaient sur les clients. J'entraînais Bae vers le fond de la boutique où une centaine d'instruments de musique agrémentaient les murs. Le laissant s'imprégner de l'atmosphère et découvrir les différents instruments, j'observais ses réactions. Quand il se tourna vers moi, je l'informai avec un vague sourire en coin. «J'aimerais acquérir un instrument pour apprendre à en jouer. On dit que la musique apaise et soigne l'esprit en plus d'apprendre la discipline. C'est un peu la thérapie dont j'aurais besoin mais j'attend de gagner ma vie avant de pouvoir en acheter un. Je ne m'y connais pas très bien mais j'aime beaucoup le violoncelle.» J'avais vu une Vampire en jouer une fois dans la rue et depuis, j'étais hanté par le son qu'elle avait réussi à produire et sa mélodie m'était restée en tête un moment. «J'ignore pourquoi je vous raconte ça, nous ferions mieux d'y aller, vous devez avoir envie de dormir.» J'avais honte soudainement de m'être ouvert ainsi à un quasi inconnu et je dissimulai dans ma gêne en feignant me perdre dans la contemplation d'une clarinette au dessus de ma tête.

845 mots
Message VII


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Sam 06 Fév 2021, 07:33


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Vertige

Bae, les yeux rivés sur la porte de l'établissement de jeu, attendait le Vampire. Son cœur pulsait contre sa poitrine, pompant le sang qui ne lui avait pas été ôté. A chaque nouveau battement, les membres du blond lui paraissaient davantage engourdis, ,fébriles, comme s'ils menaçaient de ne plus le supporter d'une seconde à l'autre. Le garçon se demandait s'il s'agissait là d'un contre-coup dû à son statut de repas, ou s'il était simplement anxieux à l'idée que le buveur de sang ne remonte pas pour le rejoindre. Peut-être un mélange des deux ? En tout cas, la seconde hypothèse fut vite vérifiée : dès que ses yeux azurés rencontrèrent la silhouette de son camarade, le soulagement fit tomber le poids qui semblait opprimer sa poitrine la seconde précédente. Un sourire se dessina aussitôt sur ses lippes et il donna le nom de l'auberge, comme le lui avait demandé l'habitant de Merhoneän.

La remarque de Dorian arracha un rire bref au voyageur. « Je suppose que vous n'êtes pas le seul à vous poser des questions à ce sujet. » répondit-il sur le ton de la plaisanterie. En réalité, c'était une réponse tout à fait sérieuse. En rentrant, il aurait le droit à un sermon et il ne doutait pas une seconde qu'on lui rappellerait une fois de plus qu'il avait des penchants suicidaires et autodestructeurs. Hanako se montrerait peut-être plus compatissante, par lettres - quoi qu'elle ne comprendrait pas sa position : la blonde s'était trouvée forcée à côtoyer des vampires après avoir été sous l'emprise de leur envoûtement. Bae, lui, s'était rendue dans l'antre des prédateurs de son propre chef - il doutait que la missive contenant son invitation eut été enchantée, dans le cas contraire, il aurait sans doute eu beaucoup plus de difficulté à quitter le casino. « Mais non, je n'ai pas peur. Je vous fait confiance. » Il espérait que ce n'était pas une grossière erreur. « Si vous aviez voulut me saigner jusqu'à la mort, vous auriez pu le faire tout à l'heure. Or, vous vous êtes donné du mal pour vous arrêter avant que ma situation devienne... trop dramatique. Seul un fou ferait ensuite croire à sa proie qu'il le relâche, non ? » Un fou, ou bien un chasseur avec un penchant sadique. Rien ne lui disait que Dorian n'appartenait pas à cette catégorie. Un frisson glacé le secoua. « Mais je vous fait confiance. » répéta le blond pour chasser les doutes qui commençaient soudainement à s'immiscer en lui.

Bae suivit son guide dans la rue principale. Elle était beaucoup plus illuminée et plus bondée, également. Les yeux de l'Orine s'écarquillèrent d'émerveillement. Les rumeurs n'étaient pas fausse. De jour, la cité était agréable, si l'on omettait la température et les intempéries. De nuit, elle se transformait, l'ambiance devenant presque enchanteresse à ses yeux encore naïfs - dans sa candeur, le visiteur ne percevait pas les regards gourmands qui glissaient sur les silhouettes avec un cœur bien fonctionnel. Le duo avança à travers la veine principale, l'éphèbe devant lutter pour ne pas courir devant chaque nouvelle vitrine pour s'extasier devant les articles mis en avant. L'invitation de Dorian le surpris mais il acquiesça. « J'ai tout mon temps. » Il n'était plus à ça prêt. Son gardien lui arracherait sans doute la tête dès qu'ils se retrouveraient, alors autant en profiter au maximum. Bae suivit l'homme dans une boutique d'instruments de musique. Il en reconnu aussitôt l'odeur caractéristique et ne put retenir son sourire de s'agrandir. Ses yeux amateurs se posèrent sur plusieurs œuvres, lui donnant envie de sauter dessus à chaque fois pour les essayer - sa nature d'Orine le rapprochait naturellement de toutes les formes d'art, en particulier de la musique, étant donné qu'il en avait fait son Art Divin. Curieux, tel un enfant, il fit le tour de la boutique, dévorant des yeux les instruments qui coûtaient bien trop cher pour qu'il puisse se les accorder. A Maëlith, il n'avait pas connu ces choses - là-bas, l'entraide primait sur tout et l'on se donnait volontiers les instruments sans demander quoi que ce soit en retour. En quittant sa cité natale, il avait dû se heurter à la réalité des choses et si Hector n'avait pas été là pour surveiller sa bourse, il aurait dilapidé tout son argent en quelques semaines. Se mordillant la lèvre, Bae tourna les talons pour faire de nouveau face à son guide. « Je ne savais pas que vous aimiez la musique. » commenta-t-il doucement. Il écouta les explications de son interlocuteur. « Le violoncelle est un très bon choix ! » approuva-t-il. Plusieurs filles, à Maëlith, en avaient joué. Il avait toujours aimé cet instrument, même s'il n'était pas lui-même capable d'en jouer. « Lorsque vous serez devenu un virtuose, j'espère que j'aurais le droit à une démonstration ! » déclara-t-il. Une façon peu subtile de lui faire comprendre qu'il espérait pouvoir le revoir, un jour.

La réalité le rattrapa, avec les paroles de Dorian. « Oui... Et puis, mon ami va finir par se poser des questions s'il ne me voit vraiment pas revenir... » Bae se mordilla les lèvres. Il cherchait un prétexte pour pouvoir rester plus longtemps ici mais n'en trouva aucun. « Je suis content que vous m'ayez fait découvert cette boutique. J'y repasserai sans doute avant de partir. » A contre cœur, mais ne voulant pas paraître capricieux, il se dirigea vers la sortie. Dehors, il reporta son attention sur le brun plutôt que sur les devantures. « Depuis combien de temps vivez-vous ici ? » demanda-t-il, pour se faire une idée de la durée de sa vie vampirique. C'était idiot de croire que les deux informations étaient forcément corrélées, mais il n'osait pas lui poser la question directement. « Avez-vous une grande famille ? »
1010 mots



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Mer 10 Fév 2021, 18:45

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Dorian Lang

Race : Vampire (Douria)
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Spécialités :
- Agilité : 6
- Force : 9
- Charisme : 7
- Intelligence : 7
- Magie : 7
Un rire bref m'échappa. Il était doté d'un optimisme naïf que j'enviais. Il me rappelait une personne dont je voulais anéantir le souvenir. Non, il était illusoire d'imaginer que je puisse devenir un virtuose. Je ne pensais pas en être capable. J'avais d'autres priorités. Mais peut-être avec le temps... Ce n'était pas ça qui me manquait. Il s'était animé dans la boutique, la musique avait un pouvoir qui fonctionnait sur tous les cœurs, quelle que soit la race ou n'importe quel facteur. En voyant son regard exalté, je songeais que je voulais créer plus dans ses yeux que la crainte ou l'envie. Je voulais voir ses prunelles céruléenne s'illuminer d'admiration pour moi. C'était une motivation suffisante pour que j'envisage avec de plus en plus de sérieux l'apprentissage de cet instrument. Mais Bae serait-il toujours à mes côtés à ce moment là ? Si je voulais lien son destin au mien, est-ce que je ne risquais pas de contempler son corps sans vie un jour où je n'aurais pas su m'arrêter à temps ? Je n'étais pas quelqu'un de fréquentable et je me sentais égoïste de vouloir m'imposer à lui. Pire, il pouvait se lasser de moi. J'avais une personnalité morne et ennuyeuse. Lui était jeune et le monde s'offrait à ses yeux candides. Qu'avais-je à lui offrir sinon une vie de ténèbres et de sang et où il serait amené à souffrir ? Ce n'était pas le cadeau qu'on souhaitait donner à un ami. Je n'aimais pas beaucoup le chemin que prenaient ma réflexion tout à coup et comme d'ordinaire, mes pensées s'étaient emballées plus loin et j'en oubliais le moment présent. Je forçais un sourire pour finalement lui répondre. «J'aimerai davantage que vous puissiez suivre l'évolution de mes progrès.» Malgré mes nobles inquiétudes de lui épargner les souffrances qu'il vivrait à mes côtés, ma faiblesse emportait tout ça avec insolence et sans égards pour mes remords et il ne restait que le désir de garder le jeune homme auprès de moi. Cette attirance me terrifiait autant qu'elle me fascinait. C'était toxique. Etais-je condamné à ressentir ça pour chaque victime que je ne tuais pas ? Il me semblait bien injuste que je sois le seul à en vouloir plus. J'aurais voulu être dans ses pensées autant qu'il était dans les miennes. Laysa me disait toujours que nous nous nourrissions de ce jeu de séduction lorsque nous chassions. Mais qui séduisait qui ? Je reculais d'un pas. C'était à moi d'être en position de force mais je me sentais au contraire ridiculement petit. Pitoyablement faible. Je ne pouvais pas le tolérer. Je devais, maintenant plus que jamais, me montrer robuste et sans pitié si je voulais me faire une place parmi les Enfants de la Nuit. Je me ferai dévoré si je faisais un seul faux pas. Ma Créatrice était la seule qui me soutenait dans ce combat quotidien et sans elle, je ne serais déjà plus. Je ne pouvais pas me permettre de me laisser aller à ce sentimentalisme qui étouffait mes sens et ma volonté et réduire en cendres les efforts et espoirs de Laysa. Peut-être devais-je tuer Bae pour mettre fin à ce dilemme ? Je ricanais intérieurement. Comme si j'en étais capable. Tuer un inconnu pour lui sucer son sang ne me posait pas de problème. Mais serais-je capable de détruire de sang froid la vie d'une personne aux intentions pures avec qui j'avais échangé, bien peu c'est vrai, mais suffisamment pour accorder une valeur à son existence.
Inconscient du trouble qui agitait mes méninges, Bae me ramena les pieds sur terre. Je clignais des yeux. «Je... Suffisamment longtemps pour m'être habitué au climat. Et ma famille est assez grande oui. Mais je ne suis proche que de peu d'entre eux.» J'avais répondu vaguement. J'ignorais quel niveau de confidentialité mes Créateurs voulaient me voir adopter et je préférais en révéler le moins possible sur nous par précaution. Mais il y avait une autre raison. Je voyais le jeune homme différemment à présent. Une menace. C'est ce qu'il était pour moi et si Laysa l'apprenait, elle n'hésiterait pas et évincerait le blond. Plus encore si elle découvrait mon attachement pour lui. Elle tolérait mal que je noue des relations en dehors de notre nœud familial. Et si j'ajoutais à ça sa jalousie qu'elle contrôlait bien mal, j'obtenais un cocktail qui ne serait pas au goût de Bae. Je devais le préserver de ses griffes. Pour son bien et pour le mien, je devais le dissuader de me retrouver. Fort de cette conclusion, je serrais les dents. Mon visage se ferma. La gentillesse qui adoucissait le carmin de mes yeux s'évapora et je déclarais d'un ton polaire. J'ai perdu suffisamment de temps comme ça. Je vais vous ramener.» Je sortis sans vérifier qu'il me suivait. Il était compliqué de me détourner de l'unique personne avec qui je me sentais bien depuis le début de ma nouvelle vie en tant qu'Enfant de la Nuit. Lubuska était bien cruelle de m'imposer cette épreuve pour m'endurcir. Je ne décrochais pas un mot sur le chemin qui menait à son auberge. Mon visage disparaissait à moitié derrière le col relevé de mon manteau et je gardais les yeux résolument sur le sol devant moi pour couper toute tentative de discussion. Une fois arrivé, je marmonnais sans le regarder. Je me refusais de voir son expression. «Vous devriez rapidement quitter la ville. Ce n'est pas un endroit pour vous. Vous n'auriez jamais dû venir ici.» J'espérais que le message serait assez clair. J'aurai préféré le rassurer. Il était sensible, ça se voyait. Mais ça ne lui rendrait pas service et si je devais choisir un moment dans ma vie pour faire preuve de fermeté, c'était maintenant. Je tournais les talons et disparut de sa vue.

Message VIII | 1031 mots


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