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 [A] - Les Grands Méchants Wargs

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Mar 18 Aoû 2020 - 3:14




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Intrigue/Objectif : Première mission officiel mais encadrée pour Omos. L'équipe de Corbeaux est appellée pour enqueter sur une soit disante attaque de loups géants à proximité d'un village dans les Terres Emeraude.






- Debout Omos ! On arrive bientôt en vu de la côte. Prépare-toi et rejoins-nous - sur le pont. Tu as cinq minutes.


-Oh, s'il te plaît Az… Laisse moi dormir encore un peu… À cause de la leçon avec Deckard qui as finis tard je suis crevé…


-Pauvre crevette… Tu veux un câlin ? Un petit-déjeuner servi au lit ? Un massage des pieds peut-être ?


-Ca va… Ca va ! J'arrive !


Omos entendit les pas de son mentor s'éloignait et monter les escaliers qui allaient donner sur le pont. L'Ondin se força à sortir de la couchette, car si Azrina était une personne qui aimait plaisanter, elle avait des limites et elle était responsable de lui. Il faisait partis de son équipe désormais et elle devait prendre en charge sa formation, de plus, elle ne devait pas le laisser se ramollir. Après avoir enfilé une armure complète de cuir, offerte par Azrina lors de son intégration, il prit son épée et se rendit sur le pont.


- Tu as deux minutes de retard. Pour la peine, tu seras de corvée de nettoyage pour le voyage de retour.


Omos leva les yeux en l'air, puis il se rapprocha du bastingage et observa la ville et le port qu'ils approchaient.


- Du coup ? On débarque là et on se rend à cheval au village qui nous a contactés ?


Taril Gilgane toussa et raconta à Omos qu'ils devraient faire le trajet à pied. Réduction budgétaire apparemment.


- Génial… J'ai regardé sur la carte et à partir de la ville, on en a pour deux jours de marche…


- Cela fortifie le corps un peu de marche ! Et puis faire autant de cheval, ça me fait mal là où je pense donc arrête de pleurer.


Omos ne put s'empêcher de regarder le Vieux Deckard du coin de l'œil. Ce dernier dû sentir le regard de l'apprenti et lui adressa un simple sourire. Après quelques préparatifs, l’équipe débarqua enfin et traversa rapidement la ville portuaire, sac sur le dos et armes à la ceinture. Jusqu’à ce qu’ils aient passé, la dernière maison, le groupe de corbeaux, ne prit pas de formations spécifiques, mais après dépassés la maisonnette d’un chasseur : Hemeryck le familier de Traqueuse partit en éclaireur, Azrina et Omos prirent les devants du groupe, Taril et Deckard en seconde position et ensuite, légèrement en arrière, Cassandra se plaça pour fermer la marche. Régulièrement, Omos se retournait pour voir si tout allait bien, il était d’ailleurs étonné de voir que le vieux spécialiste était tout frai alors que lui commençait à fatigués. Azrina le rappela à l’ordre.


- Regarde devant toi. Les autres savent ce qu’ils ont à faire ne t'inquiète pas.


- Oui, mais …


Le ton d’habitude joyeux d’Azrina se fit dur et autoritaire.


- Ne discute pas mes ordres. Nous sommes désormais des cibles potentielles, alors ne me fait pas regretter de t’avoir fait venir. Si les autres derrière ont besoin d’aide, ils nous le disent point. Tu m’as compris ?


- Oui Azrina…


Vers la fin de l’après-midi, le groupe s’écarta du chemin pour trouver un endroit dans lequel passer la nuit. Très rapidement, ils tombèrent sur un terrain suffisamment dégagés pour poser leur campement. Omos fut envoyé pour récolter du petit-bois afin d’alimenter le feu de camp. L’Ondin revint les bras chargés et s’occupa d’allumer le feu pendant que les autres finissaient d’établir le campement. Azrina et Cassandra partirent pour installer des pièges et les autres s’installèrent autour du feu, chacun installé sur sa couchette, discutant de banalités en attendant que les deux membres manquants reviennent pour pouvoir se restaurer. Au bout de quelques minutes, Azrina et la Traqueuse revinrent et le groupe put manger. Pendant le repas, l’équipe se mit à parler de la mission.


- Donc si j’ai bien compris, c’est une attaque de loup ?


- D’après les informations transmises, ils penchent plus pour des Wargs.


- C’est-à-dire ? Interrogea Omos. Une meute de loups dirigée par un Warg ?


- Non. Toute une meute de Loups géants.


- Ah…


Les Loups Géants, appelés communément Wargs, étaient des loups faisant la taille d’un cheval adulte pour les plus grands. Les plus jeunes quant à eux, étaient équivalents à un poney. Ces loups-là, Omos les avaient étudiés, il y a quelque temps à l’Althiass. Généralement, un Warg est l’alpha d’une meute de loup, il n’est pas seulement plus grand et plus fort, mais aussi doté d’un instinct plus pointu et d’une intelligence dépassant celle de leurs cousins, certains spécialistes de la confrérie déclaraient même que les Wargs avaient un sens de la cruauté ressemblant étrangement à ce qu’il était possible d’observer chez certains humanoïdes du monde. Un hurlement de loup se fit entendre au loin qui fit sursauter Omos. Azrina étouffa un petit rire.


- Ne crains rien Omos, ce n’est qu’un loup. Bien les enfants, on éteint le feu et au lit. Omos tu prends le premier tour de garde et ne t’avise de fermer l’œil. Tu viendras me réveiller quand cela sera mon tour.


- Et je saurais ça comment ?


Azrina leva les yeux au ciel.


- Euh… Tiens ! Tu vois le sommet de cet arbre ? Quand la lune y sera, ça sera bon. Allez ! Elle lui fit une tape dans le dos. Bonne nuit gamin !




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Sam 12 Sep 2020 - 0:28

La garde de l’Apprenti se déroula sans aucun problème particulier. Omos n’avait pas peur, car il se trouvait au milieu de ses compagnons et les alentours du camp avaient été sécurisés par des pièges sonores de ses mentors. Au bout de quelques heures, il réveilla Azrina qui devait le relever et put enfin se poser sur sa couche pour dormir. L’Ondin fut réveillé au lendemain de son sommeil sans rêves. Ils mangèrent rapidement un morceau avant de ranger leurs affaires, récupérer les pièges et de se remettre en chemin.


- On sait quelque chose sur ce village ?


- Un petit village de fermiers… Rien de particulier. Ils labourent leurs champs de blé, pêchent dans le lac qu’il y aurait juste à côté et élèvent du bétail… Quoi d’autre ? C’est un village d’une centaine d’habitants.


- Un village banal quoi ?


- Voilà.


- J'y pense, quel genre de personnes vit là-bas ?


- Eh bien des paysans, quelques artisans, je crois…


- Non ce que je voulais savoir, c'était la nature… C’est des humains, des elfes, des chiens, des chats ?


- Il s'agirait d’Orishas indépendants de la couronne.


- Des Traîtres ?


- Pas forcément Omos. C’est juste des individus qui souhaitent vivre pour eux-mêmes que pour leur Roi ou Reine. La plupart des membres de notre communauté sont des personnes qui ont décidé de désolidariser de leur peuple d’origine, car le mode de fonctionnement de certaines races n'est pas en accord avec nos idéaux ou notre façon de fonctionner.


- Je vois. Je me posais une autre question. C’est : pourquoi une attaque de Wargs ?


- Bien qu’ils soient plus évolués que leurs cousins… Ils restent des animaux.


- Et donc ?


- Fais un effort Omos… Ils n’y a pas de loups dans cette région. Les loups sont des prédateurs qui migrent en fonction du déplacement de leurs proies. Les Wargs, c’est le même fonctionnement.


- Mais s'il y a jamais eu de loups dans cette région, ça n’a rien voir avec les déplacements d’une proie ? Sinon il y aurait des loups dans cette région ? Du moins plus souvent que maintenant…


- Eh bien, le gibier que doit habituellement chasser ces bêtes s’est rendu sur ces terres et leurs prédateurs ont suivi, mais en arrivant dans ce nouvel environnement, ils se sont rendu compte qu’il y avait d’autre choses à dévorer.


- Comme des villageois ou leur bétail ?


- Exactement.


- Il y a un truc qui me questionne Taril… Pourquoi est-ce que les proies habituelles sont venues ici ? Qu’est-ce qui les poussent à venir ici ? S’ils étaient restés là d’ou ils viennent, les loups géants ne seraient pas venus ?


- C’est une question intéressante.


La voix de Deckard interrompit la conversation.


- Vous oubliez une hypothèse mes amis. Et si c’était un plus gros prédateur qui avait chassé les Wargs de leur territoire ?


Omos et l’Alchimiste Taril Gilgane se regardèrent.


- C’est vrai que c’est une théorie plus que plausible.


Vers la fin de la journée, le groupe de chasseurs arriva enfin au village qui les avaient fait mander. Il s'agissait d’un village de campagne posé à moitié sur un très grand lac. Omos s’attendait à voir des villageois terrorisés et planqué chez eux, mais il fut surpris de voir que les Orishas qui peuplaient ce village allaient et venaient tranquillement à leurs occupations. Ils voyaient même des hommes travailler dans des champs. Le groupe de corbeaux fut accueilli par des villageois armés de lances qui gardaient l’entrée du village. Azrina décrivit son identité et montra la lettre qui avait été envoyée à l’Althiass. Les gardes les emmenèrent voir l’ancien du village. Ce dernier tenait lieu non pas de chef, mais plus de guide pour les autres villageois de part son âge avancé.


- L’Ancien ! Les Chasseurs de monstres sont là.


La porte s’ouvrit et la personne qui apparut correspondait exactement à l’idée de ce que se faisait Omos d’un ancien dans un village perdu dans la campagne. Effectivement très vieux, doté d’une longue barbe argenté et d’un crâne dégarni, il s’appuyait debout à l’aide d’un bâton. Omos, qui était à l’arrière avec Deckard, se pencha vers ce dernier et murmura


- Tu ne trouves pas qu’il te ressemble un peu ?


- Tu insinues que je serai vieux ?


- Non ! Enfin, tu ne parais pas… Je voulais dire non ... Euh oui !


- Ah ah ! Je rigole petit jeune, bien sûr que je suis vieux et …


Azrina se retourna et invectiva Omos.


- Omos vient avec moi, les autres je vous laisse établir le camps vers …


L’Ancien lui tapota l’épaule.


- Cela ne serait pas là peine. Ma petite-fille tient avec son mari la taverne du village. Ils ne disposent pas de chambres, mais ils ont des aménagements permettant d'accueillir les rares voyageurs qui viennent nous voir.


- Je ne voudrais pas déranger votre famille Ancien...


- Ne vous en faite pas, tout est déjà prévu est vos couches vous attendent vous pourrez de ce fait vous reposer et travailler convenablement demain. Nekar et Barim ? Vous pouvez les accompagner, je vous pris ?


- Bien sûr l’Ancien.


- Maintenant Madame vous souhaitez me poser quelques questions, c’est ça ?


- Oui j’aimerai quand même savoir tout de suite ce que vous savez.


- Bien rentrons à l’intérieur. J’ai du thé à la vanille encore chaud si vous désirez.


La chasseuse et l'apprenti s'engouffrèrent dans le hall. Ils s'aperçurent que la pièce bien que grande, était divisé en plusieurs espaces, cuisine, petit séjour et au fond se trouvait un grand rideau rouge cachant le reste de la salle. Omos remarqua que la maison était en désordre et de la poussière se voyait de partout. Azrina murmura à son oreille.


- Évite de tirer cette tronche. Je ne t'ai pas fait venir pour juger le ménage de cet homme, alors tiens-toi à carreau.


- Désolé Az…


Ils furent invités à s’asseoir et l’Ancien se mit en face d’eux.


- Qui est ce jeune homme qui vous accompagne ?


- Je vous présente Omos. C’est mon apprenti et c’est sa première vraie mission avec nous. Cela ne vous dérange pas qu’il reste ?


- Non-bien sûr ! Ils faut que la jeunesse apprenne de ses prédécesseurs. Je vous écoute. Posez vos questions.




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Dim 13 Sep 2020 - 1:40

- Bien pour commencer vous étiez assez évasif dans votre lettre. À quand remonte la première l'attaque ?


L'Ancien bu une gorgée de thé et réfléchit quelques secondes.


- Il y a plusieurs semaines déjà… Je dirais il y a un mois. Oui, c'est ça. Un mois, un mois et demi.


- Rien d'exceptionnel à ce moment ? Quelque chose qui sortait de l'ordinaire ? Comme de nouveaux animaux ou bien autre chose ?


Le vieil homme secoua la tête.

- Rien madame. Il y avait rien de particulier qui sortait de l’ordinaire.


- Hum. Dans votre lettre, vous avez mentionné qu’il y avait quatre attaques…


- Cinq pour exact. Entre le moment ou j’ai envoyé la lettre et le moment ou vous êtes arrivés, il y a eu une cinquième attaque.


Omos se racla la gorge.


- Toutes mes condoléances monsieur.


- Oh, ce n’est pas à moi qu’il faut dire ça mon garçon. Il s'agissait du fils de Frustia. C’est la dame qui fait des ménages et qui garde de temps à autre les enfants de ses voisins pendant que les parents travaillent. C’est Frustia qui en temps normal s’occupe de nettoyer mon logis. À cause de mon âge, je ne peux plus me pencher aisément pour balayer sous les meubles ou autre, mais lorsque son fils à était attaqué puis est mort de ces blessures, je lui ai dit de rester chez elle.


- Pour qu’elle puisse faire son deuil…


- Exact.


- Excusez-moi monsieur. Vous avez dit que ce garçon avait été attaqué, mais qu’il est mort quelque temps plus tard ?


- Exact. Des patrouilles ont entendu les hurlements du malheureux. Ils sont arrivés avec des torches et en hurlant de tous leurs poumons en espérant que les bêtes s’enfuit. Que grâce soit rendue à Zénithaär & Kimahri, cela a marché, mais le fils de Frustia était mortellement blessé, il est décédé dans la nuit qui a suivi l’attaque.


- Vous pouvez effectivement remercier vos dieux Ancien, les Wargs sont des prédateurs qui ne s’enfuient pas en règle générale et encore moins en laissant un repas derrière eux. Ou les attaques ont lieu ?


- Tout en-dehors du village. Les trois premières ont eu lieu en même temps dans la forêt que vous avez du apercevoir en arrivant. C’est là-bas que nous chassons… Enfin que nous chassions plutôt.


- Pourquoi donc ?


- Eh bien tout simplement parce que personne ne veut que d’autres chasseurs ne meurent pas ?


- Oui, c’est vrai pardonnez-moi.


- Et les deux autres ?


- La quatrième était un marchand itinérant qui venait commercer avec nous et la dernière était dans nos champs au nord.


- Vous avez déjà enterrés les corps je suppose ?


- Oui.


- Nous pourrions les voir ?


- Omos !


- Ne vous énervez pas madame. Je crains que cela soit impossible. Les pertes ont été tragiques et nous ne tenons pas à désacraliser les corps de nos morts… Cela serait sacrilège.


Omos sentit le pied d’Azrina lui écrasait légèrement le sien.


- Maintenant si vous permettez … Cela réveille en moi une certaine tristesse et j’aimerais me reposer. Je vous assignerai un guide demain pour vous indiquer les lieux. Néanmoins, personne ira dans la forêt. Nous supposons que c’est là qu’ils y ont fait leur tanière.


- Faudra que mon équipe s’y rendre… Mais rien ne coûte d’aller voir les autres lieux avant. Nous avons assez abusé de votre patience. Reposez-vous Ancien.


Azrina et Omos prirent congés du vieil homme et sortirent de la maison. La nuit était tombé le temps de leur conversation et des braseros avaient été allumés. Juste avant de refermer la porte, l’Ancien leur indiqua le chemin pour aller à la taverne dans laquelle leur équipier se trouvait déjà. L’Apprenti se fit sermonner… Et bien comme il faut. Azrina lui reprocha son manque de tact à l’encontre du vieil homme et Omos rétorqua qu’il ne voyait pas en quoi, c’était si grave. Si l’étude des corps pouvait leur donner de précieuses indications pour leur chasse, c’était important. Et puis sur l'île d’Özgürlük, il avait vu Sylbille soigner un cadavre vieux de plusieurs semaines. Azrina argua que c’était différent. Là, les corps avaient déjà reçu des rites et reposé en paix et la chasseuse ne voulait pas avoir des villageois armés de fourches dénoncer des actes ignobles aux dirigeants de leur Ordre. Cela entacherait l’image de la compagnie. Ils retrouvèrent leurs compagnons d’aventures, Deckard dormait déjà, Cassandra et Taril jouaient aux cartes. À leur retour, on leur passa de quoi manger et ils discutèrent de ce qu’ils avaient appris. Hemeryck, qui rognait un os dans un coin, leur apprit qu’eux aussi avaient appris quelque chose. Apparurent, avant de rendre l’âme, la dernière victime avait déclaré qu’ils avaient été attaqué par trois loups géants, mais Cassandra m’était à crédit cette information car le pauvre hère était apparement fiévreux et en pleine crise de démence.


- Je vois. Nous en reparlerons demain matin. Reposons-nous demain nous irons voir les lieux sur de la quatrième et dernière attaque, puis on devra s’aventurer dans la forêt. Taril tu restera ici avec le Vieux Decard pour préparer des pièges, je ne veux pas limiter les risques. Omos tu viendras avec Cassandra, Hemeryck et moi explorer.





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Dim 20 Sep 2020 - 4:44

La nuit à l’auberge fut plus agréable que la nuit précédente qui s’était passé sur la route. Au lendemain matin, on leur apporta de quoi manger et boire et l’équipe se réunit donc pour le petit-déjeuner et discutait des ordres donnés par Azrina la veille. Alors qu’Omos buvait une gorgée de café, Deckard rompit le silence matinal.


- Dis-moi Azrina ? Tu y vois un peu plus clair avec les explications de l’Ancien ?


- Pas vraiment non. Je lui ai demandé si lors de la première attaque, il s’était passé quelque chose de particulier et ... rien. Rien qui ne sortait de l’ordinaire.


- Pourquoi ne pas aller voir directement dans la forêt ? Y a pas trente-six endroits ou ces loups géants pourraient être. On va vraiment s'emmerder à aller voir les autres lieux de l’attaque ?


Aussitôt dit, aussitôt Omos reçut une tape à l’arrière de la tête de la part de son mentor.


- Tu te tais et tu suis ce que l’on te dit le Bleu. Quand bien-même cela mènerait à rien, nous nous devons de suivre ces pistes. La traque d’un monstre, c’est comme une enquête pour élucider un mystère. Ils faut explorer toutes les pistes pour limiter ce genre d'erreur et… Ah Deckard ! Tu fumes encore cette merde ?


Le vieux Deckard avait sortit une longue pipe en bois et s’était mis à fumer un tabac parfumé à la lavande. Un jour Omos lui avait demandé s’il pouvait goûter, car il était intrigué par cette odeur, il avait vite déchanté et il s’était juré de ne plus fumer quoique se soit.


- Ca finira par te tuer !


- Je me suis confronté à bien des ennemis et ce n’est pas du tabac aromatisé qui va me tuer ! Azrina à raison de Omos. Il y a des années, une équipe de corbeaux était engagée pour éliminer un campement de bandit. Après une enquête négligée, ils sont tombés dans un piège qui aurait put être facilement évité, du coup ils sont presque tous morts et les bandits pour se venger se sont attaqués aux villageois. Tout ça aurait put être évité s’ils avaient écoutés les indications d’un des villageois… Bref, tu comprends mieux ce que veut dire Azrina ? Peut-être que cela ne donnera rien, mais hormis du temps, cela nous coûte rien et pour le moment, le temps est une ressource que l’on peut utiliser.


Omos baissa la tête, presque honteux d’avoir était raisonnée sur un sujet qui au final était logique. La stratégie, la connaissance de la faune et de la flore… Mis à part se battre et quelques notions simples, il ne savait pas grande chose. Lors de ses années d’études à la capitale du peuple régnant sous les mers, il s’était toujours maintenu à la moyenne… À la grande honte de sa famille. Alors quand il fut forcé à entreprendre le voyage de recherche de la perle, ce fut à la fois un fardeau et une libération, mais forcé de constater que les années à ne pas travailler assidûment, commençait à lui porter défauts. Si les mois passés dans la compagnie des chasseurs de monstres avaient commencé à annihiler le racisme naturel dont sa race faisait preuve à l’égard du monde extérieur, ils n’avaient pas su lui apporter une sagesse suffisante. C’était une chose qu’il devrait vite y remédier. Azrina le secoua par l’épaule.


- Tu t’endors ? On y va. On va commencer par l’endroit ou se trouvait le marchand, c’était plus loin sur une route un guide va nous y emmener, il nous attend. Hâtons-nous. Taril, Deckard, on se donne rendez-vous pour midi pour aider à finir les pièges.


À la sortie de la taverne, un homme semblait les attendre.


- C’est vous les Corbeaux qui êtes arrivés hier ?


Azrina s’avança.


-C’est exact. Pouvez-vous nous amener dès maintenant sur les lieux, je vous pris ?


- Ouais… Il jeta un œil suspicieux à Omos, puis revint sur Azrina. Vous êtes sûr que vous êtes taillés pour ça ? Je veux dire, on entend beaucoup parler de vos exploits, mais je me suis toujours demandé si ce n'était pas un peu des fadaises pour pouvoir prendre gonfler votre réputation et ainsi vous permettre de prétendre un meilleur revenu de la part de gens comme nous.


- Nous sommes tout à fait qualifiés pour ce genre de travail. Maintenant, pouvez-vous nous emmener là ou le marchand a était agressé ?


L’homme maugréa dans sa langue et fit signe au groupe de le suivre. Ils sortirent du village, qui bien encore peu illuminé par le soleil, était déjà bien actif. Omos rattrapa Azrina et lui demanda discrètement.


- C’est toujours comme ça ? Les gens sont toujours aussi aimables avec nous ?


- Non, c’est assez rare, mais des réactions de ce genre existent. N’en tiens pas compte et fait ton travail.



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Dim 4 Oct 2020 - 3:42


Le paysan emmena les deux Corbeaux à l’extérieur du village, sur le lieu de l’attaque qui avait eu raison du marchand itinérant. Alors que le trio avançait prudemment, guettant le moindre signe de la présence d’un warg, de sombres nuages commencèrent à se former non loin d’eux et un léger vent se souleva. Pestant contre ce changement météorologique, ils pressèrent le pas, effrayants un chat qui dormait au pied d'une barrière en bois. Au bout de quelques minutes de marche, le villageois, Azrina et Omos, arrivèrent à destination.


- Voilà. C’est ici qu’on a trouvé le corps… Ou ce qu’il en restait.


L’homme pointa du bout de sa fourche, un arbre en bordure de la route. Alors qu’Azrina commençait à examiner les environs à la recherche d’informations, Omos, poussait par une curiosité morbide osa poser une question.


- Monsieur ? Vous avez dit que vous aviez trouvé ce qui restait du corps ?


- Ouais. Et alors ?


- Eh bien… De quelle partie vous parlez ?


L’homme, qui jusqu’à maintenant s’était montré froid, eut une grimace qui semblait démontré du dégoût et Omos crut même le voir retenir un haut-le-cœur.


- J’ai fait partis des gens qui l’ont trouvé. Il y avait une jambe-là, l’autre ici, mais ce qui était le plus horrible, c’était ce qu’on a trouvé contre l’arbre…


Suspendu à ses lèvres, comme un croyant aux paroles d’un ecclésiastique. Omos, d’une voix légèrement tremblante, incita le villageois à continuer.


- Son torse avait été éventré et … tout ce qui était à l’intérieur était par terre… Mais le plus dérangeant… C'était le visage du pauvre bougre figé dans une expression horrible alors que le haut que son crâne avait été broyé et…


- Ca suffit !


Omos sursauta. C’était la voix d’Azrina qui avait retentit. Cette dernière se tenait dernière eux et regardait son apprenti d’un encore plus sévère qu’auparavant.

- Combien de fois je fais devoir te demander de faire preuve de tact ? Il faut que je te frappe ? Que je te laisse à jamais à l’Althiass ?


Omos baissa la tête. Le paysan quant à lui semblait perdu dans ses pensées et avait l’air de parler à lui-même.

- Il n’avait plus de cerveaux… Plus de …. Blurp…


Il se retourna vers les fourrées et se mit à vomir.


Omos et Azrina attendirent qu’il finisse et essayèrent de le rassurer et de l’aider à aller mieux, petit à petit, il avait l’air de se ressaisir.


- Je ne suis pas le plus à plaindre… L’autre corps aussi ... Dans les champs était dans cet état apparemment. C’est son frère qui l’a découvert.


Azrina tiqua.


- Dans cet état ? Déchiqueté ?


- Ouais.. Et sa tête était dans le même état que le marchand… Figé dans un état de stupeur et… vidé, si je puis dire.


Azrina fit un signe à Omos de s’éloigner pour lui parler en privé. Croyant qu’il allait se faire engouler, il eut mouvement de recul quand il vit Azrina lever le bras. Il ferma les yeux et attendit que le coup tombe.


- Qu’est-ce que tu fous ?


L’Ondin ouvrit l’œil.


- Tu ne me frappes pas ?


Azrina, qui était en réalité, entre de se gratter le menton, le regarda avec des yeux ronds.

- Ce n'est pas l’envie qui me manque, mais non. Sérieusement Omos.. Le faire revivre ce genre de souvenir ce n'est pas bon…


- Désolé Azrina…


- Cependant… Ta curiosité a soulevé une question…


- Ah oui ?


- Il a dit que le corps qui a était découvert ici avait été coupé en plusieurs morceaux d’accord ?


- Ouais, une parti pour chaque wargs, je suppose ?


- Ce n'est pas ça qui m’intéresse. Il a dit que le visage avait été bloqué dans un état de peur et de douleur intense et son cerveau avait été arraché…


Et donc ?


Azrina se frappa la tête.


- Mais qu’il est con ce garçon. Et il a dit que le corps qui avait retrouvé dans les champs avait subi le même traitement. Tu trouves pas ça bizarre que des animaux, même si c’est une version plus évolué d’un animal, semble autant se préoccuper d’une partie spécifique d’un corps ?


- Euh… Oui sans doute.


- J’ai jamais entendu ou lus que des loups ou des wargs avait des préférences. Ils mangent tout sur leur proie, hormis certaines parties indigeste et là, on entend parler de wargs qui vont jusqu’à briser le crâne pour accéder au cerveau..


Omos ne savait pas trop quoi en penser, ses lacunes sur les créatures terrestres ne lui permettaient pas d’imaginer des théories solides. Néanmoins, ne voulant pas passer complétement pour un demeuré, tenta quelque chose.


- C’est peut-être une nouvelle espèce ?


- Mouais. Peut-être.


Un grondement sourd les interrompit. Pendant qu’ils parlaient, les nuages s’étaient avancé et un orage était clairement sur le point d’exploser.

- On devrait y aller, de toute façon, je n'ai rien trouvé… Eh mon gars ! Elle s’était tourné vers le villageois. On va devoir partir si on ne veut pas être mouillé.


- Vous avez trouvé quelque chose ?


- On a un début de quelque chose oui…


Alors qu’ils repartaient en direction du village en marche rapide, Omos glissa à Azrina.


- C’est peut-être pour ça que l’Ancien avait l’air si perturbé à l’idée de déterrer les corps ?


- Effectivement. Cette affaire m’a l’air bien plus sombre que prévu…



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Lun 12 Oct 2020 - 0:02


Azrina et Omos arrivèrent au village sous une pluie battante. La femme qui tenait l'établissement dans lequel ils s'étaient établis, leur donna des vêtements secs en attendant qu'elle puisse s'occuper de ceux qui étaient mouillés. La chasseuse et son apprenti rentrèrent donc dans la pièce qui leur servait de chambre. Cassandra, Taril et Deckard étaient toujours en train de préparer des pièges.


- Maudite pluie hein ?


- Je ne te le fais pas dire Cassandra. Du coup, on va pouvoir vous aider, vous avez pu avancer de votre côté ?


- On vient de finir le premier piège là.


- Ah bien ça ! Montrez au gamin comment il marche et après, je vous dirai ce qu'on a découvert.


- Vous avez pu voir tous les sites ?


- À cause de ce temps de merde non, mais on a appris quelque chose d'intéressant… Mais d'abord le piège.


Deckard déposa au centre d'une table un paquet de cordes et à côté une petite bourse en cuir.


- C'est quoi ? Demanda Omos en pointant du doigt le piège.


- Plus tard. Dis-moi Omos ? As-tu étudié les Wargs en cours ?


- Il ne me semble pas. Par contre les loups oui.


- Bon. Petit cours rapide. Assieds-toi. Tu sais déjà que les Wargs sont une espèce proche de loups, à ceci près qu'ils sont plus grand, plus intelligents et aussi plus… horrible, dirons-nous.


- Oui, l'un de vous m'avait dit que contrairement aux loups, ils n'hésitent pas à tuer pour le plaisir.

- Exact. De plus, il n'est pas si rare que ça de trouver à la place d'un loup, un warg en tant qu'alpha d'une meute. Ensuite, ils faut savoir une chose, c'est qu'il n'existe aucune warg femelle. Ce sont tous des mâles, du moins on a jamais trouvé de cas contraire. On sait que les wargs se réservent les femelles d'une meute pour l'accouplement. Deckard marqua une pause pour reprendre son souffle. Bien. Ça, c'était pour l'introduction, maintenant le sujet qui nous intéresse. Tu, nous n’as pas étudié les Wargs, mais est-ce que l’Aconit tue-loup cela te dit quelque chose ?


Omos se creusa la tête.


- Ca ne me dit rien, mais ça ressemble à une sorte de plante, je suppose ?


Taril repris le relai.


- Omos… C’est une plante de base dans l’enseignement de tout apprenti. Si tu n’es pas capable de retenir, écrit sur parchemin ce que tu apprends en cours. Omos se mit à regarder ses pieds et attendit le soupir de l’Alchimiste. L’aconit tue-loup est une des nombreuse variante de l’Aconit. Tous les aconits sont toxiques, à divers taux de toxicité, mais là ou l’Aconit tue-loup se distingue, c’est pour ?


L’alchimiste laissa planer la dernière syllabe, enjoignant de ce fait Omos à compléter sa phrase. L’Ondin sentait que la réponse devait être logique, mais il se demandait s’il n’y avait pas un piège quelque part.


- Parce qu’elle est utile contre les loups ? Ou toute espèces qui s’en approche ?



- Oui, c’est ça. Il ne fallait pas hésiter, tout était dans le nom. Hormis le fait que distiller, elle peut être un poison particulièrement efficace à enduire sur une lame ou une pointe de flèches, l’odeur qu’elle dégage sous sa forme de plante est dérangeante pour les loups ou les wargs et dans la très grande majorité des cas, ils vont aller dans la direction opposée de l’endroit d'où ils reniflent l’odeur.


- Mais les Wargs restent sensibles aux poisons ? Ou juste l’odeur les dérange ?


Taril eut un léger sourire.


- Excellente question ! L'aconit étant assez difficile à distiller sous forme liquide, quand on prépare du poison d’aconit pour une espèce en particulier nous faisons en sorte qu’il y est la dose nécessaire. De ce fait, une dose pour un loup ne serait pas mortelle pour un warg. Il faudrait vraiment qu’ils reçoivent plusieurs flèches pour que cela lui fasse des dégâts. Du coup, il faut des doses pour un Warg et c’est encore plus difficile, car il faut beaucoup de fleurs d’aconit tue-loup pour en fabriquer.


- Eh on en n’a pas, c’est ça ?


- Si ! Mais seulement une dose. Ce qui sera suffisant pour tremper une dizaine de flèches. Cependant, nous ne pouvons pas baser notre plan sur quelques flèches pour trois wargs. Même si je ne doute pas des talents de Cassandra.


- Je t’en pris !


- D'accord, mais au final. À quoi vas servir ce piège et qu’est-ce qu’il y a dans ce sachet ?


- Le piège nous servira à attraper l’une de ces bêtes. Quand une pression se fera sentir dessus, le piège se referma et emprisonner la bête à l’intérieur qui sera tiré en l’air. Ensuite, on l'endormira pour mieux la maîtriser. Le sachet contient de la poudre d’aconit. On en disposera à certains endroits pour leur bloquer le chemin et les guider là où l’on voudra.


- Mais de ce que j’ai compris, ces bêtes sont plus intelligentes que le loup de base. Ca va suffire ?


- Ce n'est pas tout. Nous allons créer d’autres pièges, mais pendant que vous étiez toi et Azrina, entrain d'enquêter, j’ai appris que les loups étaient seulement dans une partie de la forêt. Nous, on va installer les pièges et préparer notre attaque dans une partie et ensuite… Faudra aller les chercher ou les faire venir.


- On pourrait utiliser un appât ? J’ai vu qu’il y avait des chèvres…


- Je ne suis pas sûr que cela fonctionne. Il faudra quelque chose de plus appétissants. C’est là ou Cassandra et Azrina entreront en jeu. Si ça te va Az ?


- C’est bon pour moi.


- Pourquoi Azrina et Cassandra ? C’est dangereux ! Je veux y aller aussi !


- C’est non Omos. Cassandra et moi sommes les plus rapides. Quand on aura attiré leur attention, il faudra faire vite. Mais tu auras ton utilité ne t’inquiète pas. Bien maintenant que ça s’est dit. À nous de vous dire ce qu’on a découvert ! Et ce n'est pas franchement une bonne nouvelle.



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Lun 2 Nov 2020 - 2:48


Azrina et Omos racontèrent ce qu’ils avaient découvert. Cassandra, Taril et Deckard écoutèrent, demandant des détails à certains moments. Le groupe de corbeaux échangèrent beaucoup d’idées et au fur et à mesure de l’heure qui se déroula, ils ne savaient pas trop quoi en penser. Azrina demanda à Deckard si cela lui disait quelque chose, ou s’il avait entendu des histoires du même genre.


- Il y a plusieurs années, j’ai entendu une histoire sur des Béluas extrémistes.


- Béluas ?


- Les Hommes-bêtes Omos. C’est un peuple dont ses membres peuvent se transformer totalement en animaux pour les sangs-purs et partiellement pour les sangs mêlés. Tu connais leur déesse-mère, il s’agit de Phoebe.


- Qui ?


- Phoebe. Aether de la nature et de la lune ?


- Ah oui ! Je ne connaissais pas ce nom-là, nous, on l’appelle Mæhilda par chez nous.


- Oui bon. Donc il y avait un groupe de Béluas extrémistes qui s’étaient totalement désolidarisés du pouvoir royal. Pour eux, la race ne pouvait trouver son plein potentiel seulement en s’abandonnant complètement à leur état animal et cela passait par divers moyens, notamment à base de rituels sanglants.


- Et il y aurait une similitude entre ça et notre cas ?


- J’en sais rien Omos, je te parle d’une histoire qui s’est passé il y a une centaine d’années environ et entre temps, on a eu aucune affaire du même genre.


- Qu’est-il arrivé à ce fameux groupe d’hommes-bêtes ?


- On raconte qu’ils ont étaient traqués et tués, mais ne basons pas notre chasse sur ça. Ca peut tout aussi bien être une espèce plus intelligente, restons sur notre plan de base. Si on peut en capturer un pour le ramener, tant mieux, cependant n’oublions pas que nous devons protéger ce village.


Azrina hocha la tête.


- Tu as raison.Elle frappa dans ses mains. Bien ! Nous avons des pièges à fabriquer.


Le groupe se mit donc au travail. Cela leur prit tout le reste de l’après-midi. Omos ne chôma pas et il apprit beaucoup de ses aînés sur la fabrication de pièges. L’Ondin eut comme tâche principale de couper et de tailler des morceaux de bois à l’aide d’un couteau qu’il devait régulièrement aiguiser afin d’en garder le tranchant. Alors qu’il était en train de tailler son trentième épieu, Cassandra arrêta son travail et déclara qu’une personne s’approchait rapidement. Quelque seconde plus tard, un homme débarqua dans la pièce, faisant quand même sursauter Omos, malgré l’avertissement de la traqueuse.


- Attaque… Loup… Un homme … La forêt !


Azrina se leva d’un bond et s’empara de son épée.


- Merde ! Oubliez les pièges. Omos prend le sachet d’aconits en poudre. On se dépêche.


Omos prit le sachet, son épée et se lança à la suite de son mentor. Taril, Cassandra, Hemeryck et Deckard les suivirent. Quand ils furent dehors, le soleil était déjà en train de se coucher, commençant à plonger la terre dans une relative obscurité. Un petit attroupement de personne était devant l’établissement, dont l’Ancien. Cassandra s’avança vers ce dernier et lui demanda des explications, sur qui était cet homme et depuis quand il était partit. Une femme en pleurs s’approcha en hurlant et en pleurant, Cassandra tenta de demander quelque chose à la mère, mais elle était dans l’incapacité de parler correctement. Très rapidement, un homme se tenant derrière la femm éplorée, s’avança.


- Vous êtes des connaissances ?


- Je suis l’oncle de cet abruti! Sauve le ! Je vous en conjure !


- Avez-vous un objet lui appartenant ? N’importe quoi ! Un vêtement, un bout de tissus qu’il aurait porté récemment, un truc avec son odeur !


- Oui oui, tenez !


L’homme lui tendit une echarpe en laine, à sa vue, la femme redoubla en cris et en larmes et tomba à genoux. Cassandra s’empara du vetement et le tendit à Hemeryck.


- Allez  mon grand, tu sens un truc ?


Le chien renifla la peluche et huma l’air et très rapidement, il partit en courant.


- Venez ! Venez !


Le groupe partit à la suite du chien parlant qui partait en direction de la forêt, laissant des villageois apeuré. Dans la course, Omos demanda.


- Mais du coup …. Sans pièges… On fait comment ?


- On improvise. Tu restes derrière avec Deckard et Taril.


- Mais non ! Je peux vous aider.


Azrina s’arrêta brutalement et tout le groupe stoppa sa course. Omos n’eut même pas le temps de voir la gifle arriver, la reprouvé l’attrapa par les épaules et lui lança avec colère.


- Tu n’es qu’un bleu bordel ! Tu écoutes ce que je te dis point barre ! On n’est plus en entraînement là ! Tu m’obéis point barre. Si je te demande de fuir, tu fuis ! Si je te demande de rester, tu restes et si je te demande rester en arrière. Tu. Restes. En. Arrière !


Hemrecyck aboya.


- Dépechez-vous !


Azrina lâcha l’Apprenti et tout le groupe reprit sa course dans le silence.


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Jeu 5 Nov 2020 - 0:52

Le groupe arriva en lisière de la forêt assez rapidement. La gifle que lui avait mise Azrina lui faisait encore mal, bien qu’Omos se doutait fortement qu’elle n’y eût pas mis toute sa force. Il ne comprenait pas pourquoi son mentor s’était autant énervé sur lui. Pour l’apprenti, cela lui semblait normal de vouloir participer et pas que normal, mais primordial, sinon il n’allait jamais évoluer. C’était quelque chose qu’il avait remarqué. Depuis les Okurte et l’expédition, elle était devenue beaucoup plus protectrice. Quand elle l'entraînait au combat, elle n’y allait pas de main morte, mais une fois qu’ils étaient contre de vrais adversaires, Azrina le mettait en arrière. D’après elle, c’était pour qu’il observe les combats, mais Omos se demandait vraiment s’il n’y avait pas une autre raison pour qu'elle le mette autant en retrait. De ce qu’il avait compris, le fait d’être blessé, voir à mourir était des risques indissociable de Corvus. Il voulut l'interroger, mais la peur d’une réprimande le fit se taire, il attendrait d’être sur le chemin de retour pour lui demander.


- La piste est proche.


Omos s’avança avec le reste du groupe, épée à la main. Ils ne parlèrent plus. Le silence s’imposait, mais les bruits inquiétant d’une forêt au crépuscule étaient là. Des hululement de chouettes, des craquements sonores et ce qui faisait un peu frissonnés Omos, c’était le bruit du vent qui soufflait légèrement entre les arbres. Ils étaient dans un lieu diamétralement opposé à la mer, mais la présence de ses compagnons le rassurait.


- Haaaaa !


Azrina tendit le poing pour que le groupe arrête la marche. Omos n’entendait rien, mais il voyait que ces compagnons sur qui avaient l’air d'écouter.L'apprenti chuchota.


- Vous entendez quelque chose ?


- Des bruits… De lutte… C’est par là !


Ils débouchèrent sur un endroit dégagé. Ce que vit l’ondin lui donna envie de vomir. Trois personnes nues étaient penchées sur une carcasse, ils étaient trempés de sang et semblaient manger une grosse bête, ça avait l’air d’un cerf, car Omos voyait des bois dépassé de derrière un des sauvages. Il vit Cassandra tapotait l’épaule d’Azrina et lui montrait un arbre. Sur une branche, à environ quatre mètres du sol, se trouvait un homme, ce dernier ne les avait pas non plus remarqué, il semblait fiévreux et pour cause, il lui manquait une jambe. Azrina désigna Cassandra et un endroit de la clairière, à Taril et Deckard elle leur désigna leurs besaces et deux points de la clairière, puis elle se retourna vers lui et lui murmura à l’oreille.


- Écoute. Ils ne nous ont pas vus. Si ce sont les fameux Wargs, on doit les attaquer maintenant avant qu’ils ne se transforment. Dès que j’aurai engagé le combat, tu fonces vers le gars et tu le fais descendre de sa branche et tu cours au village. Compris ?


Omos voulut contester, mais il sentait qu’il n’allait pas avoir son mot à dire.


- Faites attention à vous.


- T’en fais gamin. Allez prépare-toi.


Elle s’avança et dégaina son épée. Même s’il était derrière elle de quelques pas, il pouvait sentir l’aura d’anti-magie de la lame en orishalque. La tension était palpable, Omos commençait à stresser de plus en plus. Puis Azrina poussa un cri guerrier et se rua dans un élan frénétique vers les trois sauvages qui se retournèrent, encore hébété par l'interruption de leur repas. Omos courut vers son objectif, il ne faisait pas attention à ce qu’il passait autour, bien que l’envie de regarder le titillait furieusement. Il arriva rapidement au pied de l’arbre.


- Eh ! Toi !


L’homme semblait reprendre maître de lui-même et bégaya quelques paroles qu’Omos ne comprenait pas.


- Sautez ! Je dois vous mettre à l’abri !


La pauvre âme glissa plus de sa branche qu’elle ne sauta. Bien campé sur ses appuis, Omos réceptionna tant bien que mal l’homme qui arracha un cri de douleur, car l’apprenti du mettre sa main sur ce qui restait de sa jambe. Il tourna la tête et vit qu'Azrina était aux prises avec un homme pas encore transformé, plus loin un loup géant tournait autour de Cassandra qui le tenait à distance à l’arc et Taril ainsi que Deckard tenait à distance le troisième warg à l’aide de sorts et de potions explosives. Omos savait qu’il devait partir le plus vite possible. Soudain, il eut une idée.


- Hemeryck ! Hemeryck t’es ou !


Il vit le chien arrivait vers lui.


- Il y a un problème ? Dépêche toi de l’emmener gamin !


- Je sais ! Mais prends ça et donne le à qui en aura besoin !


Il lui donna le sachet qui contenait l’aconit en poudre.


- Ça pourrait leur servir !


Le canidé prit le sachet dans la gueule et partit. Omos lui se retourna vers son fardeau et le prit sur son dos et commença à se diriger le village, il ne pouvait pas aller plus rapidement car le poids supplémentaire du paysan l’handicapé, mais il faisait tout ce qu’il pouvait pour mettre de la distance. Tout en priant les Ætheride protéger ses compagnons. Au bout de dix minutes, il arriva en bordure du village, il vit d'ailleurs une foule de paysans armées de lances qui avait commencé à installer des barricades de fortunes. Quand ils le virent, ils se précipitèrent vers lui pour l’aider. On lui indiqua l’endroit où se trouvait l’Ancien qui était en train de coordonner la protection de son village.


- Alors ? Jeune homme dites-moi !


Omos reprit son souffle et débita tout ce qu’il avait vu et indiqua que ses compagnons s’occupaient des bêtes-humaines.


- Très bien. Nous devons continuer les défenses et attendre vos compagnons.


L’ondin se rejoignit à l'effort collectif. Puis ils se mirent à attendre silencieusement à la lueur des torches. La lune s’était levée et tous regardaient en direction de la forêt. Omos luttait pour rejoindre ses compagnons. L’Ancien vit la peur sur son visage et le rassura.


- Priez vos dieux jeunes hommes et ayez confiance en vos amis. Tout ira bien.


Pour seule réponse, Omos hocha la tête avec un léger sourire.




Finalement, au bout d’une trentaine de minutes, Omos crut voir quelque chose au loin. Au fur et à mesure des secondes, il commença à retrouver le sourire. Il reconnut Azrina qui semblait aller bien, malgré quelques blessures, Cassandra tenait dans sa main son arc brisé, Hemeryck boitait et de leur côté, Deckard soutenait Taril. Sans se préoccuper des barricades ou d’un quelconque danger. Omos s’élança et se jeta sur Azrina qui le prit dans ses bras.


- Pas bête l’idée du sachet gamin… Eh, mais tu chiales ?


- Non. C’est parce que j’ai une poussière dans l’œil…


Le groupe de corbeaux éclata d’un grand rire. En tout, ils restèrent trois jours de plus dans le village pour se reposer et soigner leur blessure. L’homme qu’Omos avait ramené survécut. Ils apprirent que ce dernier voulait faire la vengeance en s’attaquant seul aux bêtes. Il fut sévèrement réprimandé par l’Ancien. À l’aube du quatrième jour, le groupe de chasseur prit la route de la ville portuaire dans laquelle ils avaient laissé leur navire. Sur le trajet du retour, Omos fut laissé tranquille et il put passer ses journées à contempler la mer par-delà le bastingage. Une nuit Azrina le rejoint.


- Tu vas bien petit ?


- Oui. Ça va.


- Tu ne parles pas beaucoup depuis que nous sommes partis.


- Je pense à mon chez-moi, à ma famille. Rien de bien passionnant.


- C’est important la famille. Je voulais te dire quelque chose. C’est Deckard qui m’en a parlé et il a raison. La raison de pourquoi je te mets autant en arrière ces temps-ci.


- Je voulais aussi t’en parler.


- Bon, je me lance. J’avais un apprenti avant toi, plusieurs années avant toi. Tu n’étais peut-être pas né à l’époque. C’était sa dernière mission avant de passer Corbeau. J’avais même déjà son arme pour célébrer son rite de passage. La mission était de se débarrasser d’un demi-géant qui terrorisait des habitants d’un village. Je le pensais prêt alors je l’ai laissé en autonomie, mais la mission ne s’est pas déroulé comme prévue. Il y avait en réalité deux demi-géants et mon apprenti… Il s’était senti pousser des ailes. Tout ce que j’ai retrouvé de lui c’était ses vêtements qui étaient mélangés à de la bouillie d’os et de …


Omos mit la main sur l’épaule de son mentor.


- Tu n’es pas obligé de continuer Az…


- Merci. Nous avons pu continuer la mission, mais au prix d’un élément prometteur. J’aurai dû lui enseigner la patience. Deckard faisait partit de mon équipe à ce moment, à chaque fois que je pense à ça, il me rassure en disant que c’était le destin, que ce n'était pas ma faute.


- Et du coup depuis les deux dernières grosses mission tu es plus protectrice ?


- Voilà. Je comprends que tu veux faire plus, mais ne laisse pas… Comment il dit Deckard déjà… Ah oui ! Ne laisse pas la foudre de la jeunesse te consumer.


- Je comprends mieux. Merci d’avoir partagé ce moment avec moi.


Ils restèrent silencieux en regardant les vagues. Azrina lui donna un coup de coude.


- On s'entraîne ?


- Avec plaisir !


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