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 [Annexe aux Portes V] - La fuite

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Kyra Lemingway
~ Déchu ~ Niveau III ~

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◈ Parchemins usagés : 4748
◈ YinYanisé(e) le : 22/03/2016
◈ Activité : Tenancière d'un Bar à vin (rang I) ; Négociatrice (rang I) ; Brasseur (rang I) ; Reine du monde des contes à mi-temps
Kyra Lemingway
Lun 24 Avr 2023, 16:18


La fuite

Lorsque la nuit touchait à sa fin, que les premiers rayons orangés du soleil se frayaient un chemin à travers les épais nuages, alors que seul le silence habitait les murs, et que seul grondait, lointain, l'orage et le vent, je m'extirpai des draps soyeux du lit et allumai une chandelle. Ainsi éclairées, les ténèbres me parurent moins angoissantes. Moins oppressantes. Doucement, je poussai la porte de ma chambre et m'enfonçai, pieds nus, dans les couloirs de la demeure pour rejoindre la buanderie où je savais pourrais trouver les vêtements que j'avais abandonnés plus tôt. S'il m'était évident qu'ils n'allaient pas être lavés, mais plutôt jetés, je supposai fortement que la chose n'avait pas encore été faite, la faute à la terrible météo qui jouait en ma faveur pour cela. Sur place, je ne mis pas longtemps à retrouver les habits boueux. Je fis alors rapidement demi-tour pour retrouver le couvert de ma chambre. Parfois, un craquement sourd déchirait l'air quelques secondes suivant un flash blanc qui éclairait la demeure, à travers les fenêtres du couloir, plus que ne pouvait le faire ma chandelle. Je déposai la tenue sur une chaise puis me défis de ma robe de nuit, avant remettre l'habit humide et crasseux, non sans une grimace. Je n'avais cependant pas le choix. Je ne pouvais pas prendre la route au côté de ma famille. C'était impossible. Pas pour l'instant. Je n'avais plus confiance en ma tante. Je réprouvais Zebella. Je ne comprenais plus Placide. Je craignais la présence de Rosette. Ou plutôt, je craignais ce que je pourrais également devenir si je devais passer des jours entiers en sa compagnie. Je serrai la mâchoire, un nœud douloureux étreignant mon estomac. Je devrais pourtant, au mieux, la plaindre pour cette relation qui ne verrait jamais le jour, non ? Mais le souvenir de cette façon dont Clémentin la regardait, cette façon qu'il avait de se perdre dans ses bras. C'était cette image, une vision qui n'avait duré que quelques secondes, qui nourrissait cette amère jalousie. J'exhalai un souffle, peinant à contenir l'affliction qui me ravageait.

Une fois habillée, je quittai à nouveau la chambre, toujours pieds nus pour être la plus silencieuse possible, mais pour rejoindre le hall de l'entrée cette fois. Ce fut seulement là que j'enfilai mes chausses. Il m'avait semblé entendre une porte s'ouvrir. Je devais me hâter avant que qui que ce soit n'arrive pour me retenir. Lénora avait eu raison finalement. J'en prenais seulement conscience maintenant. Je n'étais pas partie. J'avais bel et bien fui. Non pas ma famille, mais la terreur des événements qui s'étaient déroulés dans la soirée du bal. Je l'avais regretté par la suite. Regretté de n'avoir pas offert une dernière étreinte à mon père. De ne pas avoir été présente pour le supporter quand il en avait le plus besoin. De ne plus jamais pouvoir m'excuser ou me réconforter dans ses bras. Et à présent je fuyais le foyer, pour la même raison qu'au bal. J'étais terrifiée de ce qu'il se passait sous ce toit. Refermant l'épaisse porte derrière moi, en tentant de faire le moins de bruit possible, je me dirigeai à pas vif vers les écuries. J'avais perdu un cheval, mais la demeure des riches en regorgeait. Et c'est au galop que je quittai les lieux.

Avec force, je poussai les portes de la grange que j'avais quittée la veille. Une vive et soudaine douleur me brula le bras et, dans un réflexe idiot, je lâchai tout pour le plaquer contre moi, comme si ce geste pouvait atténuer cette souffrance que j'avais réveillée. Je n'eus pas plus de temps à accorder à ce détail, me faisant immédiatement agresser par la joie et la surprise de Louisa. « Votre Altesse ! Vous êtes en vie ! J'ai eu si peur pour vous. Mais pourquoi être revenue ? Vous n'auriez pas dû... ». Je souris, tendrement amusée de la réaction de ma confidente. « Je suis revenue parce que je te l'ai promis. » répondis-je en la saisissant par la main. Je la vis contrariée, et j'imaginai pourquoi. Je ne pouvais cependant pas lui révéler la véritable raison de mon retour. Pas de suite, alors que les événements et informations bouillonnaient dans mon esprit. « Votre cheval... » me fit-elle remarquer ensuite en constatant mon destrier différent de celui sur lequel je fus partie. « Il a pris peur dans la tempête et s'est enfui. » expliquai-je. Un peu comme moi. songeai-je par la suite. « Viens, il nous faut partir dès maintenant avant que toute la population ne soit réveillée si on veut pouvoir quitter cet endroit discrètement. » - « Mais pour aller où ? ». Elle paraissait inquiète, et cela se comprenait. « Il faut quitter cette partie du continent. Les royaumes à proximité sont trop cernés par Uobmab. C'est dangereux. Peu importe où nous irions, nous ne serons jamais véritablement en sécurité. ». Je marquai un silence avant de continuer. « Je n'en suis pas certaine, mais l'armée et les espions d'Uobmab doivent s'attendre à ce que l'on rejoigne un royaume voisin qui ne soit pas sous leur contrôle. ». Narfas, Erréil et tous les royaumes à l'est donc. « Leur vigilance sera, pour l'instant, principalement orientée sur Lieugro et nos voisins. C'est pour cela que nous irons vers le nord-est, à la jonction des terres à l'est et d'Uobmab. Si on arrive à passer la frontière avant que mon oncle et mon frère aient atteint Narfas, on devrait être tranquille. ». Plus ou moins. Du moins, le supposai-je. Mais pour cela, il fallait partir dès maintenant et ne plus perdre une seconde.
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Kyra Lemingway
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Kyra Lemingway
Mer 26 Avr 2023, 00:10


La fuite

[url=#]img[/url] par artist - je m'en occuperais demain

Fairy Tale | Adrian von Ziegler
Le regard perdu dans le feu de camp, tu te remémorais, soucieux, les derniers événements ayant frappé les terres de Lieugro. D'aucuns nieraient que le bal organisé par feu Montarville et son conseiller ait viré en un fiasco monumental. Quelque chose qui resterait dans les annales de ce royaume et pas seulement. Le soir même l'on t'avait suggéré qu'il valait mieux partir sans plus tarder. Ce que tu avais en partie approuvée. Tu craignais que ce à quoi tu avais pu assister ne soit que les prémices à quelque chose de pire. Judas était un oiseau de malheur et il n'était jamais bon signe de le voir s'inviter dans ce genre de festivité. Tu avais ainsi ordonné au convoi de se tenir prêt à partir sur-le-champ, bien que tu n'aies pas prévu de lever le camp immédiatement. Montarville aurait besoin de soutien, et demeurer autour du palais permettait d'être rapidement au courant de ce qui se tramait ainsi que des efforts qui seraient à fournir si nécessaire. Toutefois, tu avais été loin de songer ce qui allait réellement découler de ce bal, à savoir, la mort de Montarville. Ce fut à cet instant que tu fis mettre le convoi en marche. Le terrain allait devenir trop hostile pour plus s'attarder. On pouvait critiquer tant que l'on voulait Judas, il avait réalisé un coup de maître en se saisissant de la couronne de Lieugro ainsi que de celle des Trois Royaumes en un laps de temps si court. Cette dernière prise t'irritait d'ailleurs profondément, moins parce que l'accès à Pærsphöresst devenait compliqué qu'à cause de la disparition du roi. Tu avais cédé Rubilax pour la paix d'un royaume unifié. Une seule certitude te martelait maintenant l'esprit : la prophétie ne concernait pas soit Arthur, soit Rubilax. Ou alors la prophétie elle-même avait mal été interprétée, ce qui ne serait pas improbable. Tu t'étais même surpris à regretter les Sorcières. Leurs enchantements auraient pu aider à endiguer la vague destructrice de Judas et le maintenir un peu plus longtemps aux portes de Hi-hi-hi. Mais Ravenna était décédée et Maléfique disparu. Demeurait Hadès, certes, mais il vivait trop loin des mortels pour s'inquiéter de vos querelles. Tu exhales un souffle ennuyé. L'avancée d'Uobmab était inquiétante. Tes propres terres se trouvaient à présent voisines de cette dynastie vorace. Tu n'aimais pas ça.

Un camp avait été levé pour la nuit. Autour, les vestiges de la tempête que vous avez évitée de peu parsemaient les environs. Tu n'en étais pas incommodé pour autant. Ce genre de paysage avait été ton quotidien pendant trop longtemps. Un passé qui te semblait presque surréaliste tant les choses avaient changé depuis. « Majesté, vous ne devriez pas vous éloigner. » te conseilla l'un des gardes en te voyant t'éloigner du cœur du campement. Avant que tu n'aies le temps de répliquer quoi que ce soit, un second approcha de l'extérieur, tenant un cheval par la bride. Ce n'était pas un des tient. « Sire, nous avons trouvé ce cheval qui galopait en direction du camp. Il semblait paniqué. Que devons-nous faire ? ». Tu prends le temps de détailler l'animal. Outre son entretien, son attelage semblait être de très bonnes factures. « Où était-ce ? » interroges-tu le garde qui confia l'équidé aux bons soins d'un valet pour te guider dans la nuit, en compagnie de deux de ses semblables.

Le soldat s'arrêta là où il avait rencontré le destrier. Parcourant les lieux du regard, tu continues d'avancer jusqu'à un chemin de terre dégagé, probablement utilisé par les rôdeurs et les brigands. Mais pas que, à en juger les traces récentes de sabots. Celles du cheval perdu, à l'évidence. Tu entrepris de suivre la piste, oubliant que d'autres étaient normalement chargés de ça à ta place, ainsi que les gardes à ta suite. Tu sus que tu approchais du bout lorsque des cris désespérés déchirèrent l'air. Une alerte qui te fit accélérer le pas pour atteindre celui de course et rejoindre l'âme en peine. Tu découvris ainsi une scène écœurante et pourtant banale dans ce genre d'environnement. Une femme gisait, inconsciente. Une autre se débattait avec une impressionnante virulence pour se dégager de son agresseur qui la maintenait violemment au sol. D'un geste de la main, tu intimes aux soldats de demeurer en retrait. « Hé ! » interpelles-tu alors le vaurien. Après un court silence pendant lequel le malappris te dévisagea, celui-ci s'adressa à toi. « Quoi ?! T'es qui toi ?! Qu'est-ce que tu veux ?! » t'attaqua-t-il d'une voix étonnamment rauque, dissimulant de ce fait les plaintes de sa victime en larmes. « Relâche-la. » ordonnes-tu en t'approchant un peu plus. Il y avait des limites à la bonté, et les tiennes s'arrêtaient à ce genre d'individu. « Viens la chercher si tu la veux. » rétorqua plutôt le truand en se redressant, forçant d'un geste sec à relever la brune et la coller à lui, avant de lui glisser le couteau sous la gorge. Celle-ci tressaillit au contact rapproché du brigand et du métal froid contre son cou, plus encore en sentant le souffle nauséabond de celui-ci dans son cou. Tu fus alors frappé de surprise en pouvant enfin voir la face de la jeune femme. Voilà qui changeait bien des choses. Tu lèves pourtant les mains, en signe de résignation. Du moins était-ce ce que tu voulais laisser voir. Le but premier était surtout d'offrir, par un geste sec et vif de la main, un ordre que tu ne pouvais donner oralement aux soldats encore sous couverts. « C'est entendu. » fis-tu, illuminant le visage du mécréant d'un sourire victorieux et assombrissant celui de la brune. « C'est ça, casse-toi ! ». Tu poses une nouvelle fois ton regard dans celui désespéré de l'infortunée.

Malgré la menace, tu n'inities aucun mouvement de recul. Au contraire. Reposant une main sur la garde de ton épée, tu accroches tes iris à celles du mécréant. « Relâche-là. Je ne me répéterais pas. » le sommes-tu plus rudement que précédemment. Ce ne fut qu'un rire qui te répondit tandis que tu pouvais lire sur les lèvres de la captive un mot qui tournait silencieusement en boucle. Pitié. « Moi non plus je me répéterais pas. » se moqua le vilain en reprenant tes mots. « Soit. » lâches-tu après un court silence, ce que les gardes comprirent à raison comme le signal leur permettant de lancer l'assaut. Un premier surgit de côté, partant à l'attaque du vagabond et le forçant à se détacher de sa proie. Un second le surprit par-derrière pour l'immobiliser au sol tandis que le dernier réceptionnait la malheureuse. Le seul râle qui grondait à présent était celui du brigand en colère. Tu ne t'en soucias guère, t'approchant plutôt de la demoiselle qui reprit son combat pour échapper à ces nouvelles griffes qui la tenaient. « Ne craignez rien Princesse, je ne vous veux aucun mal. » tentes-tu de la rassurer en lui tendant une main avenante. Elle sembla surprise. Mais méfiante également. « Guidez là jusqu'au camp et offrez de quoi la couvrir, ainsi qu'à boire et à manger. » - « Pas sans Louisa ! » s'exclama-t-elle dans un mélange de colère, de désarroi, de tristesse et de frayeur. Tu tournes le visage vers la femme encore au sol. « Partez devant, je m'occupe d'elle. » insistes-tu tout en cherchant à la rassurer. Elle n'avait de toute façon plus assez de forces pour lutter et se vit ainsi contrainte à suivre le soldat.

Lorsque la rescapée disparue de ton champ de vision, tu daignes enfin tourner ton attention vers le malandrin. Pas longtemps toutefois. « Faites-le taire. Il va ameuter du monde à beugler de la sorte. Nous ne pouvons permettre cela, surtout en présence de ces dames. » ordonnes-tu en rejoignant la position de la confidente pour la porter dans tes bras. Aucun son ne laissa présager du sort du misérable. Seul le bruit sourd d'un corps lourd tombant au sol fit écho au geste du soldat.
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crédit avatar : Jirka Vinse Jonatan Väätäinen
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Kyra Lemingway
Mer 17 Mai 2023, 23:00


La fuite

Tears par Qistina Khalidah

Constellation | AURORA
Assise auprès du feu de camp, je détaillais chacun des êtres présents. Majoritairement des hommes. D'un geste inconscient, ma poigne se resserra sur la couverture que l'on m'avait tendue à mon arrivée ici. À nouveau je sentis mes yeux brûler de larmes tandis que mon corps se rappelait les mains sales qui... Je frissonnai, incapable de conclure ma pensée. L'aventure était moins palpitante que je me l'étais figurée. J'aurais dû m'en douter pourtant. Le monde est loin d'être rempli de bonnes gens. Je posai un œil sur un groupe à quelques pas seulement. Qui étaient-ils ? D'aucuns pourraient supposer à une bande de voleurs ou de brigand. Ils n'en avaient cependant pas la tenue. Sans parler du blond. Ses manières laissaient supposer une personne civilisée et son vêtement paraissait de trop bonne facture pour qu'il ne s'agisse que d'un vagabond. Et c'était omettre un fait important : il connaissait mon identité. Ces derniers jours, j'avais pu remarquer que plus on s'éloignait du palais, moins mon visage était connu. Si la population était capable de nommer la famille royale, elle s'avérait être incapable de poser un visage sur les noms. D'une certaine façon, cela m'arrangeait. L'accès à la culture ne m'avait jamais paru être une chose compliquée. Jusqu'alors, j'étais persuadée qu'il ne s'agissait que de volonté. Clémentin avait été l'exemple qui m'avait conforté dans cette idée.

L'arrivée de celui qui était, à l'évidence, le chef de ce groupe me tira de mes réflexions. « Louisa ! » m'exclamai-je alors en la découvrant dans ses bras. En un bond je me redressai, trop inquiète de son sort pour demeurer statique. Je n'osai pourtant pas approcher. « Installez là sous une tente. Et faites vérifier son état de santé également. » ordonna le blond en remettant ma confidente à l'un de ses subalternes, avant de s'asseoir auprès du feu, m'intimant de faire de même. Après quelques secondes à subir son regard insistant, j'obéis et repris ma position initiale. « Elle semble aller bien. Tout du moins, elle respire. ». Essayait-il de me rassurer ? Il faudrait plus que cela. Ma position comme l'identité inconnue de ces hommes n'aidait pas à me sentir apaisée, quand bien même il s'adressait à moi avec aménité. Je demeurai ainsi donc silencieuse, méfiante. « Peut-on savoir pour quelles raisons vous vous trouvez si loin du Royaume de Narfas ? Il est dit que la famille royale se dirige là-bas. » - « Parce que je n'ai rien à y faire. Vous êtes dans l'erreur en ce qui me concerne. Rien ne me rattache à la lignée de Lieugro. » mentis-je vivement avant de retrouver l'abîme des flammes. « Si vous y tenez. » répliqua mon vis-à-vis, ponctuant un rire bref qui avait suivi ma remarque. Je ne répondis pas, et lui-même n'ajouta rien plusieurs minutes durant. Nous n'entendimes alors plus que le bavardage des hommes autour, le crépitement du bois qui se consumait et l'agitation nocturne de la nature.

«
J'ai déjà vu votre tête quelque part. Qui êtes-vous ? » me résolus-je à demander, lasse de chercher une identité qui ne me revenait pas. « Vous pouvez me nommer Prince Charmant. ». Je papillonnai des yeux, essayant de deviner sur son visage s'il se moquait de moi ou non. « Il faut être particulièrement égocentrique pour se faire appeler ainsi. » déclarai-je finalement. Un rire répondit à mon commentaire, levant alors les yeux vers le blond. « Nous le sommes tous un peu. C'est d'ailleurs pour cela que le monde ne tourne pas rond. Certains le reconnaissent pourtant plus aisément que d'autres. » - « Vous semblez prendre ça comme une qualité. » - « Je le prends simplement comme un fait. » sourit-il. Cet homme était étrange. Néanmoins, il me fallait lui accorder une chose : charmant, il l'était, en effet. Physiquement tout du moins. Intérieurement, ça, je l'ignorais. Il était encore trop tôt pour le dire. « À votre tour maintenant. ». Mon tour ? De quoi parlait-il ? Mon incompréhension dû se lire sur mon visage, à en voir son expression rieuse. « Vous dites que je suis dans l'erreur et que je vous confonds avec la princesse Adolestine. Dans ce cas, qui êtes-vous ? ». Je m'ancrai dans ses iris. Il ne semblait absolument pas crédule quant à mon mensonge. C'était un problème. Je baissai les yeux, à la recherche de cette identité qu'il me réclamait. « Marie-Jane. » soufflai-je finalement. « Marie-Jane Gorgerouge. » me répétai-je avec plus de conviction. À nouveau, il sourit. Ce n'était cependant pas le même sourire que jusqu'alors. Il n'avait rien d'amusé ou de moqueur. Il semblait plutôt... Satisfait ? Je crois. « Ravi de faire votre connaissance, Marie-Jane. ». À nouveau je baissai les yeux. Marie-Jane avait été, à ses débuts, une aventurière intrépide. Aujourd'hui, elle était une fugueuse tourmentée. « Puis-je me permettre de vous offrir un conseil ? ». Je relevai les yeux sur son visage, intriguée. Son ton s'était fait plus sérieux et son visage s'était refermé en une expression plus solennelle. « Qu'importe le rang de la personne, il est dangereux pour une femme de se promener seule la nuit comme vous le faisiez. » - « Je n'étais pas seule. Louisa était avec moi. » me défendis-je. « Cela n'a pas changé grand-chose sur le sort qui vous semblait promis. ». Je me recroquevillai sur moi, un nœud serrant mon estomac alors que je sentis à nouveau le souffle fétide contre ma nuque et la froideur de la lame assassine contre mon cou. « Plus on s'éloigne du centre névralgique du pays, moins les gens paraissent être civilisés. » - « Je ne ferais pas demi-tour. » l'interrompis-je brusquement. Il n'en prit cependant pas ombrage. Au contraire. « Oh, je ne vous demande rien de tel. ». Les sourcils froncés, je ne le lâchais pas du regard, cherchant à comprendre où il comptait en venir. « Alors quoi ? » me braquai-je, la méfiance me regagnant. « Inutile de vous montrer si virulente. Je comptais seulement vous proposer de faire une partie du chemin avec nous, au moins le temps de rejoindre des contrées plus sûres. » - « Avec vous ? Alors que je vous connais à peine ? ». Encore une fois, il se mit à rire. La situation me paraissait pourtant n'avoir rien d'amusant. « Vous avoir sauvé n'est donc pas suffisant à vos yeux ». J'ouvris la bouche, prête à répliquer. Rien ne me vint cependant. Il marquait un point. « Pourquoi "au moins" ? » me décidai-je donc plutôt à revenir à la conversation précédente. « Parce qu'au mieux, ce serait le temps que vous appreniez à vous débrouiller en pleine nature, que vous puissiez survivre seule dans votre pèlerinage si vous voulez vous émanciper comme vous le faites. ». Encore une fois, je ne trouvai rien à redire. « Passez la nuit ici, reposez-vous et prenez le temps d'y réfléchir. » conclut-il la discussion en se relevant. Je le détaillai plus longuement de toute sa hauteur. Il était grand. Charismatique. Il n'avait rien d'un bandit. Qu'il s'agisse de sa posture, sa prestance, sa façon de s'exprimer ou, plus simplement, la toilette qu'il portait. Peut-être était-il sincère. Peut-être était-il réellement prince. Peut-être était-ce pour cela que son visage ne m'était pas inconnu. De quelle région était-il l'héritier cependant ? Là était la question.
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Mar 13 Juin 2023, 22:58


La fuite

Mon tendre petit frère,

J'ose enfin prendre une pause au milieu du tumulte pour m'adresser à toi et te faire savoir que je vais bien, même loin du confort des lits moelleux et de la chaleur d'une cheminée allumée, et qu'aussi loin tu puisses te trouver, chaque jour mes pensées dérivent vers toi.

J'espère de tout cœur que vous soyez tous arrivés sains et saufs à Narfas et que les choses s'y passent bien. Ça ne peut pas être pire que mes débuts d'aventurière de toute façon, du moins je l'espère. Je dois bien avouer que la réalité n'a pas grand-chose à voir avec ce qui peut se lire dans les contes. Je le savais déjà, mais je ne pensais pas tant. La situation politique actuelle n'est pas sans aider non plus. Cela dit j'ai fait une rencontre bien précieuse, une personne pour m'appuyer et m'apprendre le nécessaire afin que mon aventure se déroule de la meilleure des façons. Lorsque nous nous retrouverons, je te raconterais tout ça.

À ce propos, je te dois des excuses car je suis une bien piètre sœur. Par deux fois je suis partie et t'ai laissé sans un mot ni un baiser. Ce n'est ni digne ni attentif de ma part, et je te demande pardon pour cette décision somme tout égoïste, je l'admets.

J'imagine que Ludoric est présent ? Cette simple pensée me rassure. Son cœur est noble et son âme pure. Mais surtout, il est la personne qui t'aime le plus sur cette terre (après moi, bien sûr). Savoir que quelqu'un puisse t'offrir cet amour inconditionnel dans ce monde rude et hypocrite me réchauffe le cœur. Embrasse-le de ma part, ainsi que notre oncle et notre tante. Vous me manquez, tous.

Je t'aime, et t'envoie les mille baisers que je n'ai pas pu t'offrir depuis mon départ et que je ne pourrais t'offrir avant mon retour.



Ta grande sœur préférée.



PS : Si par hasard Clémentin a rejoint le convoi avec les domestiques, passe-lui le bonjour de ma part et dis-lui que la prochaine fois ce sera à mon tour de raconter des histoires de voyages.

Je scellai rapidement la missive et inscris d'un geste vif le destinataire : Placide de Lieugro. Alors je la confiai au gérant du relais qui la confierait lui-même au coursier en partance pour Narfas. Il y avait des tas de choses que j'aurais voulu écrire encore. Des choses que j'avais préféré passer sous silence pour l'instant. « Vous n'auriez pas dû faire cela, c'est risqué. » me fit le Prince Charmant lorsque je le rejoins à côté des chevaux. « Faire quoi ? » répliquai-je, mine de rien. Je tournai le visage vers lui en entendant un soupir amusé lui échapper. « De toute façon, je passe mes journées et mes nuits à faire quelque chose de risqué en vous suivant. » ajoutai-je en passant le pied à l'étrier. « Tiens donc ? ». Sur le cheval, je me tournai vers le blond qui me détaillait dans ce que je supposai être un mélange de surprise et d'amusement. « Je voyage seule avec un quasi-étranger. J'ai laissé ma confidente seule avec le reste de votre convoi. Ce parce que ce serait plus sûr, alors qu'il n'y a rien de sûr à traverser un Royaume sous la coupe de Judas. ». Je fronçai des sourcils en le voyant sourire, encore. Il ne me répondit qu'une fois lui-même sur sa monture, à mes côtés. « C'est vrai. Nous devons cependant rejoindre le nord et passer par les Trois Royaumes est bien plus rapide que de faire le tour par l'est. » - « Il y a tout de même une différence entre vitesse et précipitation. » rétorquai-je après un coup de talon sur les flancs du cheval pour rejoindre mon vis-à-vis qui avait déjà pris les devants. « À nouveau, vous avez raison. C'est exactement pour cela que nous nous sommes séparés du convoi. ». Je le fixai, songeuse, et c'est en croisant son regard lorsqu'il tourna le visage sur moi que j'obtins plus de détails. « Judas ne donnera jamais d'autorisation de passer sur son territoire, ne serait-ce que simplement pour le traverser, à moins de monnayer une contrepartie de valeur. ». Le regard appuyé qu'il posa sur moi me fit dresser les poils de l'échine. Le cuir des rênes dans mes mains me mordit la chaire tandis que mes doigts se serrèrent dessus. Il m'avait vite sauté aux yeux que sa présence était une nécessité pour l'instant. Néanmoins, il me parlait trop peu de lui pour que je sois certaine de pouvoir compter totalement et sans réticences sur lui. Seule face à lui et sa remarque, je me pris même à songer qu'il était peut-être temps que je me sépare de lui avant qu'il ne soit trop tard. « Le convoi n'est qu'un leurre. Il est possible que Judas sache que j'ai été présent à Lieugro au moment où il en offrit les terres à ses enfants. Il ne serait pas étonnant que ce convoi se fasse arrêter donc. Heureusement pour nous je connais plutôt bien les régions des Trois Royaumes pour y avoir vécu un certain temps, et les chemins à emprunter pour esquiver les patrouilles. Néanmoins, pour cela, il nous faut voyager en comité réduit. » détailla-t-il en tournant le visage vers l'ouest et la montagne glacée de Pétaouchnok. « Qui plus est, il est bien plus trépidant de partir à l'aventure de cette façon plutôt que de suivre docilement la grande route au milieu des gardes, non ? » ajouta-t-il en me jetant une œillade complice. Il dût saisir le trouble qui me gagna à ses mots puisque ses lèvres s'étirèrent en un rictus rieur. « Votre suivante a parlé pour vous. Elle est très attachée à vous et s'est grandement inquiétée en apprenant notre départ du convoi. ». Je me refermai sur moi. Je le savais ça. Néanmoins, elle n'aurait pas dû parler si ouvertement à cet homme sans nom. « Alors dites-moi, ma chère Marie-Jane. Cela fait longtemps que vous rêvez d'évasion comme ça ? Ou est-ce Judas qui en est à l'origine ? » - « Non. D'aussi loin que je me souvienne, elle a toujours été présente. » répondis-je en me plongeant dans mes souvenirs. Je revis ma robe de fillette débraillée et mes souliers poussiéreux à force d'escalader les arbres et de me prendre dans les buissons. Je revis ce garçon, anonyme lui aussi. Alors je souris, amusée de la ressemblance entre ma situation et mes jeux d'enfants. « Petite, je jouais beaucoup à cela. Déjà à l'époque je partageai mes aventures rocambolesques avec mon prince charmant. ». Qu'était-il devenu depuis le temps d'ailleurs ? Vivait-il toujours là-bas ? Son visage m'était devenu flou et ses traits incertains. Cela faisait trop longtemps maintenant. Je n'étais même pas certaine de pouvoir le reconnaître si je devais le recroiser. « Judas n'a fait que bousculer les événements. » ajoutai-je, mettant fin à cette tendre parenthèse enfantine. « Votre prince charmant. » releva plutôt le nommé, malicieux. Je ris à mon tour. C'était plaisant dans ce climat de tension permanente.
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Sam 26 Aoû 2023, 20:15


La fuite

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The Riders of Rohan | Eliott Tordo Erhu/Howard Shore
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Quel est ce château que l'on voit là-bas ? ». Tu tournes le regard vers l'immense édifice. Normalement resplendissant, il paraissait aujourd'hui terni par la présence d'Uobmab. « Le château d'Arthur de Caermaloyw. Celui de Judas aujourd'hui. » réponds-tu en ramenant ton attention sur la piste. Le silence ponctue ta réponse. Ton ouïe comme ta vue était rivée sur l'environnement. La présence de la milice d'Uobmab était plus importante que tu ne l'avais envisagé et la route avait été moins sereine qu'escomptée. « J'avais prévu de commencer mon voyage en parcourant les Trois Royaumes. » révéla Adolestine, le visage toujours en direction du palais. « Il va falloir revoir vos plans. L'endroit ne vous est plus conseillé. ». Elle approuva d'un signe de la tête, tout de même frustrée par cette réalité. « Vous qui connaissez bien ces terres, est-il vrai que des êtres y sont capables de magie ? » - « Autrefois ils étaient nombreux, oui. Néanmoins les mortels ayant la connaissance et la maîtrise de cette magie sont morts ou disparus. » - « C'est dommage. J'aurais aimé assister à la réalisation d'un sortilège. Ça doit être assez impressionnant. ». À nouveau tu portes un œil sur la princesse. Tu avais un rapport assez conflictuel avec les lanceurs de sorts et autres marabouts du genre, conséquence des maléfices que l'on t'avait infligé plus d'une fois par le passé. « Oui, ça peut être impressionnant. » admets-tu avant ajouter « Mais on ne peut pas leur faire confiance. ». Tu constates la mine aussi surprise que déçue de la brune. « Ne soyez pas si désappointée. Il y a bien d'autres régions de par le monde qui abritent mages, vaudous ou n'importe quel autre genre de jeteur de sorts. La Reine du Royaume de Vernal par exemple est de ceux-là. ». Le visage d'Adolestine s'illumina d'étonnement à cette révélation. « La Reine Olivia de Vernal ? Vraiment ? Nos tuteurs nous apprenaient qu'il s'agissait d'une femme abominable qui régnait de façon tyrannique, mais jamais ils n'ont évoqué ce don... » - « Vos tuteurs ne vous ont pas mentis quant à son caractère. » commentes-tu avec cynisme. Si tu entretenais des relations tout à fait cordiales avec le Roi de Vernal, tu avais bien du mal à apprécier son épouse. Quel dommage, une si belle femme. Heureusement que son époux était là pour tempérer les humeurs de la Dame de glace. Tu espérais tout de même pour lui qu'elle ne soit pas aussi frigide au lit qu'elle l'était sur le trône.

Les champs dorés des blés rayonnant au soleil étaient enfin visibles à l'horizon. Une tendre chaleur rassurante étreint alors ta poitrine à cette vision familière. « Nous arrivons enfin en terre libre. Bientôt vous n'aurez plus à craindre les hommes de Judas. » déclares-tu ainsi à l'attention d'Adolestine. « Quel royaume est-ce ? ». Tu lui souris. « Pærsphöresst. ». En même temps un cheval apparu au loin, se rapprochant rapidement depuis le post de gué visible depuis leur position. « Majesté. » fit le nouveau venu une fois à proximité en descendant du destrier pour poser un genou au sol. « C'est une joie de vous savoir de retour. La nouvelle de l'extension d'Uobmab nous a fait craindre le pire alors que vous étiez toujours à Lieugro. » déballa-t-il dans un seul souffle. « Ah ! Mais oui ! ». Toi et ton sujet portèrent votre attention sur la brune à son exclamation. « Je me souviens maintenant ! Vous êtes le Roi Florestan ! ». Tu souris à nouveau, amusé de l'expression ahurie de la jeune fille qui se rendait seulement compte de la personne auprès de qui elle avait passé tout ce temps. « C'est exact. Je suis le Souverain et garant de la sécurité de ce Royaume. ». Parlant de cela, tu avais bien des choses à organiser pour la maintenir. Mais avant tu offris une réponse au soldat en constatant les regards intrigués et réguliers qu'il jetait sur Adolestine. « Voici Demoiselle Marie-Jane Gorgerouge. Elle fait partie de ceux ayant cherché à fuir Lieugro. » - « Madame. » salua alors le soldat dont une partie de sa curiosité fut rassasiée. « Retournez au fort de gué. Vous y serez bien plus utile qu'à nous accompagner jusqu'au château. » ordonnes-tu finalement avant de te tourner vers Adolestine. « Si Mademoiselle accepte de me tenir compagnie encore un peu jusqu'au Palais. Le convoi doit déjà s'y trouver. » complètes-tu ta proposition pour l'inciter à te suivre.





« Mademoiselle. ». La Princesse se tourne vers toi lorsque tu l'interpelles. Tu avais mis le temps à la trouver et avais même songé une minute à ce qu'elle se soit déjà enfuie du château. Finalement, tu avais été surpris de l'apprendre se trouver aux écuries. « Vous semblez soucieux Sir. » fit-elle avant de tendre une pomme au cheval dont elle s'occupait. « Pas vous ? » - « C'est pour cela que je suis ici. Les chevaux me rappellent de bons souvenirs. J'ai un... Très bon ami, il est palefrenier. C'est un peu lui qui m'a redonné cette envie de voyager que j'avais perdue en grandissant. ». Adolestine baissa les yeux. « Il vous manque. ». Elle haussa alors des épaules, incapable de répondre. « Pourquoi ne pas lui avoir proposé de vous tenir compagnie ? » - « Je ne le pouvais pas. » déclara-t-elle avec aplomb. Un ange passa. Finalement tu te rapproches d'elle et de la monture. « C'est une jument. Elle s'appelle Nyx. » brises-tu finalement le silence en flattant l'encolure de l'animal. « Elle semble vous apprécier. ». La jeune fille leva le visage vers toi. « Quand vous serez prête à repartir, vous pourrez la prendre si vous le désirez. Et tenez, j'ai ça également à vous offrir. ». Tu lui tends une lame courte qu'elle saisit avec prudence. « Vous en aurez probablement besoin. N'hésitez pas à demander au maître d'armes de vous apprendre à la manipuler en attendant le retour de votre suivante. » - « Je ne sais pas si je serais capable de la sortir... » bafouilla-t-elle sans quitter l'épée du regard. Elle semblait être effrayée par l'arme. « C'est une bonne chose alors s'il vous paraît impossible de menacer quelqu'un avec. » - « Comment ça ? » s'étonna-t-elle. « Cela veut dire que vous n'en ferez que bon usage. ». À nouveau la princesse déchue baissa les yeux sur l'arme, ses poings se refermant rudement dessus. La crainte venait de céder sa place à la résolution. « Maintenant si vous voulez bien m'excuser. ». La main sur le torse, tu lui offres une courte révérence avant tourner les talons. « Merci. ». Tu t'arrêtes pour tourner les épaules et détailler la brune. « Pour tout. Pour ce que vous avez fait. Pour ce que vous faites. ». Tu souris. « C'est avec plaisir, votre Altesse. ».
©gotheim pour epicode


crédit avatar : Jirka Vinse Jonatan Väätäinen
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[Annexe aux Portes V] - La fuite

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