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 [Q] - Le garçon et la bête | Feat. Omos

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Jeu 12 Nov 2020, 22:50

[Q] - Le garçon et la bête | Feat. Omos Jpbu
« Le garçon et la bête. »


Partenaire : Omos Nasatré
Intrigue : Devenant de plus en plus violent et assoiffé depuis sa captivité, Faust prend d'assaut un petit village où il se sert et abuse des habitants avec l'Aliénation. Toutefois, Omos qui fait partie des Corvus Aeris va rapidement se mettre en travers de son chemin


Mes paupières s’ouvrirent délicatement devant ce caniveau à moitié rongé par la pourriture. Une putain de migraine m’assaillait. Je souffrais d’un tel mal que c’est tout juste si j’arrivais a réfléchir convenablement. Tout ce dont je me souviens à peu de choses près, c’est que je ne devais pas ce sort à mes ennemis, mais au contraire à ma plus proche alliée ; Zoya. Ma Créatrice en avait marre de me voir aussi avenant et empoté avec mes proies. D’après elle, seul un choc émotionnel pouvait me libérer de cette entrave. Jusqu’à maintenant, j’avais toujours réussi à étouffer le monstre qui sommeille en moi. Mais désormais, comment résister alors que la faim me tenaillait à ce point ? Je sentais ma poitrine se comprimer, mes os se resserrer comme aux prises d’un étau. Et je ne parlais pas de mes autres sens qui étaient en train de décroître à une vitesse folle. Si je restais ainsi sans goûter au sang, je finirais par y laisser ma vie. Une grande partie de ma vigueur m’ayant déjà quitté, c’est tout juste si je réussissais à me tenir sur mes jambes sans flancher. Semblable à une vieille plante qu’on avait cessé d’arroser, je flétrissais doucement jusqu’à l’extinction. J’avais besoin d’une personne. D’une seule. Juste un peu de sang me contenterait, pas grand-chose. Mais comment faire pour sortir de cette cage avec le peu d'énergie qu’il me restait ? En approchant des barreaux et en essayant de les écarter, rien ne se produisit. Sans surprise.

Toutefois, tandis que je me laissais glisser contre la paroi dans l’intention de renoncer, la grille s’ouvrit d’elle-même. Un chevalier servant ? Un coup de vent ? La serrure qui avait rouillé avec le temps ? À vrai dire, je m’en fichais un peu sur le moment. Désormais libre, c’est tout ce qui m’importait. Longeant les murs pour m’appuyer contre ces derniers, je fus étonné de constater que la pleine lune surplombait le ciel. J’en étais maintenant sûr, ma libération n’était pas due au hasard. J’ignorais les motivations qui eurent poussé celui ou celle qui avait pris cette initiative, mais je m’en moquais bien. De toute façon, je n’étais plus apte à raisonner normalement, pas tant que je n’obtiendrais pas une dose décente de mon médicament fétiche ; les vierges. En posant l’extrémité de mes doigts sur mes lèvres sèches, je compris l’urgence de la situation. En revanche, si mes sens manquaient de clarté, un en particulier n’avait pas été touché par mon incarcération. À contrario, les effluves qui caressèrent mes narines semblèrent amplifiés. Une femme se trouvait à quelques pieds d’ici. Non, peut-être était-ce les odeurs d’un jeune homme. Le doute me prenait aux trippes car je devais être le plus prudent possible. J’avais à maintes reprises essuyé les revers des soldats qui guettaient la nuit ou des personnages outrageusement fort. Pour la première fois de ma vie, mon instinct me hurlait d’être précautionneux, de ne pas me lancer impunément à la chasse sans peser le pour et le contre. D’un autre côté, mon appétit fut tel qu’il m’était impensable de rester plus longtemps sous le joug de cette soif infernale. Qui sait combien de minutes, combien de secondes il me restait avant de retourner à l’état de poussière.

Les Vampires — et plus particulièrement les Rahzdens — se contrôlaient difficilement dans ce genre de situations. Je n’étais pas l’exception qui confirmait la règle, parce qu’aussitôt séduit par le repas qui m’attendait, je fonçais sans perdre une seconde. Non sans me fondre dans le décor en me dissimulant au travers de la pénombre, ma tenue noire ôtée de tous mes harnachements habituels me soutenait fermement dans cette voie. La silhouette de cette personne, pour ne point l’égarer, il me suffisait de me déplacer dans l’ombre, de ne faire qu’un avec elle. Alerté par la présence d’autres pas, je me jetais immédiatement dans le coin extérieur d’une maisonnée éclairée. Ce petit village, en plus d’être paisible, ne renfermait manifestement aucune garde rapprochée. Si je m’y prenais bien, je pourrais sans doute faire le carnage que j’attendais tant. L’homme qui avait rejoint la première personne, visiblement une femme, me laissa penser que j’avais affaire à un couple. Plus que jamais, je devais continuer de les traquer et saisir la meilleure opportunité pour planter mes canines acérées dans leur chair.

Au bout du compte, j’avais réussi à m’introduire chez eux sans produire le moindre bruit. Ils étaient à ma merci. Je m’abreuvais du sang de la femelle pendant que le mâle agonisait au sol, complètement desséché. J’avais repris des forces. Beaucoup de forces. J’aimais le retour de cette sensation, décuplé par le manque des précédents jours. C’était comme de recouvrer la vue après avoir été contraint de marcher à l’aveugle et de s’être heurté à plusieurs murs. Pas question de l’oublier de sitôt. Mais malgré mon euphorie, je perçus quelque chose d’anormal à l’extérieur. De quoi ou de qui s’agissait-il ? J’allais rapidement le savoir en sortant d’ici. Mes mains blanches se saisirent de l’encadrement de la porte, mon buste étant la première partie de mon corps à s’exposer à la lueur de la lune.

« Que puis-je faire pour vous ? »

Une question simple qui attendait la même sobriété.


930 mots
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Mar 17 Nov 2020, 02:38

Omos était depuis une semaine sur la route qui devait le conduire au village qui avait demandé les services de la guilde. La mission avait l’air simple, Omos avait donc demandé à y aller seul, mais les règles étaient claires chez les Corbeaux. Un apprenti ne devait pas partir seul, il devait être accompagné, que cela soit avec son mentor ou bien avec un autre corbeau plus expérimenté que lui. Azrina partit donc avec lui. Cela ne le dérangeait pas et au fond de lui, il comprenait, mais cela ne l'empêchait pas de ressentir une certaine sensation désagréable. Omos avait l'impression qu’on ne lui faisait toujours pas confiance et cela l’agaçait quelque peu. Afin de se motiver et éviter de déprimer, l’ondin décida de consacrer son temps libre à l’entraînement et à la préparation de la mission à venir. Le matin était destiné au combat à mains nues, l’après-midi à l’étude des créatures qu’il était possible de rencontrer dans les terres dans lesquelles ils se rendaient et le soir était dédié à l’entraînement à l’épée. Azrina était contente. Omos était plus vif et plus agile dans ses mouvements, cependant elle trouvait qu’il n’était pas réfléchi dans ses mouvements. Omos visait rarement autre chose que la tête alors que le corps d’une personne comportait tellement d’autres points faibles. Un coup dans le ventre pouvait couper le souffle et ainsi, couper l'élan d’un coup porté par un ennemi, viser les mains afin de faire lâcher son arme. Un combattant avisé pouvait aussi déceler d’autre points faibles bien plus caché aux yeux des guerriers moins expérimenté comme par exemple : viser la jambe de son adversaire, car ce dernier boite légèrement, laissant deviner une faiblesse ou bien éviter le combat le plus possible, car son adversaire à le souffle rapide, signe d’un problème au coeur ou aux poumons. Azrina poussait donc son apprenti à étudier non seulement l’art des armes, mais aussi le corps d’un homme. Au bout d’une semaine, ils arrivèrent à un port et après avoir pris deux chevaux, ils partirent en direction du village.


- On y arrivera dans combien de temps ?


- Trois jours grâce aux montures. Pensons à la mission, fais moi un résumé.


Quelque chose clochait. Azrina était pâle depuis qu’il avait débarqué, cela faisait que quelque heures, mais il lui semblait voir en cette force de la nature qu’était son mentor, des signes de faiblesses et cela l’inquiétait.


- Tu vas bien ?


- Oui… Juste un peu… Non tout va bien. La mission.


- Oui… Hésita Omos. D’après la lettre, un village subit des attaques répétés d’après leur dire. Des corps retrouvés exsangues, avec de violentes blessures. Ça me rappelle étrangement quelque chose.


- Oui… Mais ne soyons pas hâtifs. La lettre avait l’air d’avoir été écrite à la va-vite. Il faudra… Il faudra…


- Az !


Omos tira sur les rênes de son cheval et arrêta celui d’Azrina. Son mentor était pris d’une quinte de toux. Après cinq minutes de crise, la toux d’Azrina s'arrêta.


-On doit… Nous devons continuer…


- Non ! Tu es malade ! Tu as chopé un truc ! Je ne sais pas quoi, mais il faut que tu te reposes.


- Nous avons une mission. Allons-y ! Je me rétablirais sur la route.


- Mais…


- Il n’y a pas de “Mais” ! C’est un ordre.


Elle donna un coup de rennes et lança sa monture au galop, coupant de ce fait les protestations de l’apprenti qui n’avait pas d’autre choix que d’accepter. Les deux jours suivants n'arrangeaient pas la toux d’Azrina qui s’intensifiait à tel point qu’ils durent faire des pauses de plus en plus longues. À l’aube du troisième jour de leur voyage à cheval, ils arrivèrent à un petit hameau avec une auberge dont la fortune se faisait grâce aux différents voyageurs qui s'arrêtaient pour se reposer. Omos apprit du propriétaire que les voyageurs se faisaient de plus en plus rares à cause de ce qui se passait dans le voyage voisin, le fameux village qui était la destination d’Azrina et d’Omos. L’apprenti put donc négocier facilement un prix pour une chambre, afin que son mentor puisse se reposer au mieux.


- Je… Nous devons aller au village… La mission ...


Elle essaya de se lever du lit, mais Omos eut aucun mal à la repousser afin de la maintenir dans son lit. Azrina était en train de délirer. Omos était en proie au doute. Devait-il rester auprès de son mentor ? Repartir avec elle et annuler la mission ? Allez tout seul effectuer la mission ? Il hésita quelques heures et finalement, il décida à contrecœur de partir seul. Grâce à une partie des économies qu’il avait emporté, il paya grassement les propriétaires de l’auberge pour s’occuper de son mentor.




Omos arriva enfin dans le village qui avait demandé l’aide à la guilde. C’était le début de la journée. Un léger brouillard planait dans les champs alentour. Les sabots du cheval semblaient résonner dans la campagne. Alors qu’il rentrait dans le village, quelque chose l'intrigua : la quasi-absence de vie. Il y avait bien une ou deux personnes, mais ces dernières avançaient rapidement en baissant la tête. Omos aperçut un gamin au coin d’une ruelle.


- Eh petit !


Le jeune garçon eut un mouvement de recul.


- Non-non ! N’aie pas peur. Je ne te veux pas de mal.


Omos sauta du cheval et adopta la posture amicale. L’enfant se montra, tout en restant assez en retrait.


- Je fais partis des Corvus Aeris. Tu connais ?


L’enfant fit non de la tête.


- Ah… Si je te dis… Corbeaux chasseurs de monstres ?


Le visage de l’enfant s’illumina, mais rapidement s’assombrit.


- Vous devriez partir monsieur !


L’enfant disparut en courant dans la ruelle.


- Eh, attends ! Merde…


Attrapant la bride de sa monture, il marcha dans ce qui semblait être l’allée principale. Jusqu’à ce que…


- Monsieur ?


Omos se retourna et aperçut un homme à l’allure fatiguée et vieillissant.


- Vous faites partis des corbeaux ?


- Exact.


- Venez dans ma maison, il ne fait pas bon d’être dehors ces temps-ci.


Omos suivit l’homme, tout en ayant la désagréable sensation d’être observé.




Mots : 1004
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Mer 25 Nov 2020, 17:54

[Q] - Le garçon et la bête | Feat. Omos Jpbu
« Le garçon et la bête. »



Outre le fait que je m’étais soulagé à l’instant, une désagréable odeur chatouilla mes narines. Quelqu’un de louche venait manifestement de s’introduire dans mon territoire. Nous les Vampires, nous n’étions pas si différents que ça des êtres humains. Nous savions rester courtois et polis, mais dès lors que l’on touchait à notre nourriture, notre bien le plus sacré, plus aucune chaîne ne pouvait nous retenir. Je n’y avais jamais prêté attention auparavant, mais il semblerait que nous étions capables de déceler la puissance d’une personne par ce qu’elle dégageait. C’est fou ce que la perception peut changer lorsqu’on lui prête le plus doux des regards. J’ignorais à qui j’avais affaire, mais mon instinct me dictait de rester prudent. J’étais conscient du fait que malgré ma forte constitution, je ne faisais pas le poids face à la majorité des individus. Toutefois, dans cette configuration j’avais l’avantage du terrain. En étant le premier arrivé, j’avais eu le temps de me familiariser avec le village en plus de confectionner quelques pièges en avance. Certes, je n’étais pas le plus futé d’entre tous, mais je m’étais découvert un talent manuel assez étonnant lors de mes nombreuses confrontations avec ma Zoya. Dommage que je n’eus pas pensé à les placer au bon endroit et que tous les animaux des environs se prenaient les pattes dedans. Ces victimes collatérales allaient forcément me mettre dans l’embarras si je n’agissais pas en vitesse. Du haut de ma colline, j’analysais la présence de cet intrus. À cette distance, je ne distinguais qu’un faible point noir se mouvant sur la carte, mais j’étais sûr d’une chose, c’est que je devais me débarrasser de lui pour me délecter pleinement de mon buffet.

Me laissant glisser sur la pente que j’avais arpentée un peu plus tôt, j’appelais mes protecteurs à se rapprocher de moi. L’aliénation ne fonctionnerait pas éternellement, surtout sous mon commandement très limité, c’est pourquoi je devais tirer profit du surplus que j’avais siroté. Qui que soit mon adversaire, il m’était probablement supérieur si je m'opposais directement à lui. En revanche, en me servant de ces boucliers vivants, je pouvais rendre la partie plus équitable. Mes ordres étaient aussi simples que formels ; mes pantins devaient faire diversion pendant que je me glisserai dans son dos pour arracher sa gorge d’un coup sec. Mettant en place ma stratégie, je me rapprochais dangereusement du lieu d’habitation dont les effluves furent les plus forts. Devant la maison cerné, j’hésitais un instant. Si je manquais de prudence, même ne serait ce que durant une seconde, c’est avec un carreau d’arbalète entre les deux yeux que je finirais. Pas question de lui laisser cette chance. Le regard noir empli par la colère, je pris la décision de… choisir une autre voie. Une attaque directe me porterait préjudice, j’en avais l’intime conviction. Du coup, c’est vers un vieil homme aveugle vers lequel je me tournais. Ironiquement, ce dernier déambulait dans mon champ de vision juste avant que je ne passe à l’action. Il m’intriguait, mais au-dessus de tout, il me serait utile pour concocter un second plan. Pour être mon otage et mon complice à la fois. Quelques minutes plus tard, le vieillard se présenta devant la porte de l’homme chez qui l’autre s'était réfugié. Il frappa de sorte à créer un boucan d'Enfer.

« Edgar ! Edgar ! C’est moi, Gripsou ! J’ai à te parler, c’est très important, ouvre vite ! »

Soutenue par le grincement qu’elle occasionna à son échancrure, une tête se montra dans l’interstice.

« Que fais-tu ici à cette heure ? Entre vite, ce n’est ni l’heure ni le moment de traîner dehors. N’as-tu pas entendu ce qui se trame ? »
« Oh bien sûr. J’ai entendu le cri de quelques miséreux, et ma petite fille Veronica m’a prévenu du risque que j’encourais, mais… »
« Mais quoi ? »
« Un gentil monsieur m’a abordé pas plus tard que tout à l’heure. Il avait une voix si paisible si tu savais. Il m’a dit qu’il officiait en tant que saltimbanque pour offrir ses sévices aux plus nécessiteux. Du coup, il m’a donné ceci. »

Sortant ce qui ressemblait à s’y méprendre à un panier-repas, il ne suspectait pas un seul instant ce qui se trouvait à l’intérieur. Au loin, campé en tant que spectateur, j’attendais impatiemment de voir si mon stratagème allait fonctionner. Si tout se passait bien, mon cadeau leur exploserait entre les mains. Les indésirables avec.



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Sam 28 Nov 2020, 03:32


- Prenez place messire, je vous en pris.


Omos leva la main avec un air gêné.


- Je suis loin d’être un messire. Je ne suis pas de naissance noble et ma qualité de Chasseur chez les Corbeaux ne me permet pas d'accéder à un statut équivalent. Vous pouvez me tutoyer.


- Ah… Bien…


L’homme l’invita à s'asseoir à la table présente dans la pièce. La maison était petite, la porte d’entrée donnait sur ce qui semblait être la pièce principale. Il y avait un coin cuisine, la table, quatre chaises en bois et plusieurs placards. Omos nota aussi deux portes qui devaient probablement donner sur des chambres, car l’apprenti ne voyait aucune couche. Une fenêtre donnait sur la rue principale du village, mais Omos ne pouvait pas passer à coté des planches qui avaient été cloutées grossièrement afin que toute intimité et très vraisemblablement que toute sécurité aussi soient préservées. Son hôte avait visiblement très peur de quelque chose et il voulait s’en protéger. L’homme vivait pauvrement car peu d’objets étaient présents.


- Laissez-moi trouver de quoi nous éclairer.


- Vous vivez seul ?


- Non… Enfin si… Ma femme… Elle… Elle est morte il y a deux jours.


- Vous m’en voyez navré. Est-ce en rapport avec le mal dont souffre votre village ?


- C’est ça… Ah ! Je les ai trouvées.


L’homme sortit d’un tiroir une bougie et une petite coupe sur laquelle l'a posé. Il lui fallut quelques minutes pour l’allumer à l’aide d’un petit briquet.


- Vous souhaitez quelque chose à manger ? Ou À boire ? Je me manque à tous mes devoirs…


- Non merci monsieur, c’est très aimable à vous. Puis-je savoir votre prénom ?


- Edgar.


- Bien Edgar, je vous écoute : qu’est-ce qui se passe dans votre village ? La lettre parlait de corps retrouvés vidés de leur sang.


- C’est exact et les attaques sont de plus en plus nombreuses. La… Chose qui fait ça ne se contente plus d’attaquer les gens dans les rues, elle va chercher ses cibles directement chez elles, quand elles dorment.


- Quand elles dorment ?


- Oui. Ou alors a la fin de journée quand la nuit est tombée.


- Est-ce qu'une de ces attaques à eu lieu en plein jour ?


- Eh bien… Non, je ne crois pas. En tout cas, on retrouve les cadavres au petit matin ça oui.


- Hum. Quelqu’un a déjà vu une attaque ? Où s’en est échappé ?


- Pas à ma connaissance et nous avons que des victimes.


Cela commençait à ressembler fort à une affaire qu’Omos avait déjà vu. Dans ce genre de conditions, une étude des corps pouvait toujours s’avérer utile et révélatrice d’indice.


- Vous avez un cimetière ?


- À la sortie du village, mais… Comment dire … Au début, on les enterrait, mais vu que maintenant plus personne n’ose trop sortir s'il n'a pas des choses à faire, on les a donc envoyé dans une fosse commune. Comme ça, on peut vite rentrer chez nous.


Omos n’en revenait pas.


- Attendez une seconde. Vous n’enterrez plus vos morts ? Mais comment est-ce qu’ils peuvent reposer en paix ? Et les dieux ? Vous y avez pensé ?


Le ton avait légèrement monté. Pour l’Ondin, il était impensable de ne pas respecter les morts, surtout ceux qui avait subit une injustice comme le fait d’avoir été tué sauvagement. Les rites funéraires chez son peuple étaient scrupuleusement bien effectués, et même les familles les plus pauvres se devait de bien enterrer des membres de leurs familles. Voyant le visage outré du Corbeau. Edgar commença à se recroqueviller sur lui-même.


BOUM BOUM BOUM


Un bruit les vit sursauter. Quelqu’un frappait à la porte.






- Vous attendiez quelqu’un ?


- Non… C’est le vieux Gripsou… Attendez. Je vais lui ouvrir.


Un échange de paroles plus tard, un vieil homme rentra dans la maison, Edgar quant à lui jeta un dernier coup d’œil dehors et referma la porte, avant de la caler avec une chaise. Omos se leva par politesse et remarqua bien vite le handicap du nouveau venu, Edgar fit s’asseoir et discuta rapidement avec le dénommé Gripsou. Ainsi donc, ainsi donc un saltimbanque vagabondait en offrant des paniers repas ? Dans un village supposément sous domination d’une puissance obscure et malsaine ?


- Mais mon ami… C’est bien gentil de ta part et de cette personne… Mais maintenant que Christina… Que… Edgar sera les poings. Maintenant que Christina n’est plus des nôtres, je n’ai pas besoin de beaucoup de nourritures.


Le vieil homme chercha ses mots, il ouvrit la bouche et la ferma plusieurs fois d’affilé, comme s’il s'apprêtait à dire quelque chose, mais qu’il se ravisait au dernier moment.


- J’y pense. J’ai un invité. Il est en face de toi. Monsieur Omos, Gripsou. Gripsou, Omos. Il s’agit du corbeau envoyé par la guilde pour nous débarrasser de la chose qui nous tourmente.


- Ah bien… Oui bien…


- Ravi de faire votre connaissance l'Ancien.


- De même jeune homme. Bien ! Et si on prenait un bout de ce que ce joyeux personnage nous a offert ?


- Eh bien, profitons-en oui.


- Je me vois encore obligé de refuser. Pourriez-vous m’indiquer l’endroit ou se trouve cette fameuse fosse commune ? Si c’est là que se trouve les corps les plus frais, je pourrai, je l’espère, trouver des indices ou bien des informations.


- Mon garçon, vous devriez prendre des forces ! Comment comptez-vous nous aider sans manger auparavant ? Allez-y manger.


- C’est très agréable de votre part, mais de base vous avez offert le repas non à moi, mais Edgar ici présent. D’ailleurs : pouvez-vous m’offrir l’hospitalité ? Le temps que durera l’enquête ? J’ai juste besoin d’un endroit où je pourrai étaler mon duvet.


- Oui bien sûr… Mais vous êtes sûr de vouloir sortir ?


- Eh bien, oui, le jour commençait à se lever quand je suis arrivé dans votre village. Et il semble que la plupart des évènement tragique qui vous frappe se déroule la nuit, je ne crains donc, à priori, rien et je souhaite donc me mettre dès à présent à la tache.


- Bon… C’est vous le spécialiste après tout… Partez en direction du nord du village. Il y a un enclos avec des moutons normalement… S'ils sont toujours en vie… Passez-le et au bout de quelques mètres vous y trouverez la fosse. Elle est entourée par des barrières, mais vous pouvez facilement y descendre pour remonter un corps. Ce n’est pas profond, nous n’avons pas eu le temps de construire profondément à vrai dire. Et si vous ne trouvez pas… Suivez l’odeur.


- Je vous remercie. Je reviendrai quand j’en aurai terminé, je vous laisse mon cheval. Prenez en soin, car je dois le rendre à son propriétaire à mon retour et non monsieur. Dit Omos en se retourna vers le vieil homme qui tendez le panier. Ce n’est pas mon repas et je n'en ai pas besoin pour le moment. J’ai encore des rations pour subvenir à ma faim.


Edgar enleva la chaise et ouvrit la porte, laissant sortir Omos qui se dirigea vers l’endroit indiqué. La porte fut vite refermée et un bruit de raclement au sol laissa penser que la chaise avait été remise. Les premiers rayons de soleil commençaient à éclairer tout doucement le village et un coq chanta dans le village. Omos partit en direction du nord, trouva l’enclos des moutons, qui était encore bien en vie, un berger était visiblement en train de les surveiller, mais avec grande peine, car ce dernier dormait à moitié. Ce dernier avait dû veiller toute la nuit pour éviter tout danger sur sa personne ou ses proches. Effectivement, à un moment, une odeur nauséabonde lui arracha des hauts le cœur. Il venait de trouver la fosse commune.






Mots : 1268

Code couleur Omos : #0099ff
Code couleur Edgar : #006600

J'ai présumé que le code couleur de Gripsou était celui-ci, n'hésite pas à me l'indiquer dans ta réponse si c'est le cas.
Code couleur Gripsou : #9999ff


N'oublie pas que j'ai décris dans mon poste précédent que la journée commençait ^^ Il ne faudrait pas que tu brules ^^
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Lun 14 Déc 2020, 21:14

[Q] - Le garçon et la bête | Feat. Omos Jpbu
« Le garçon et la bête. »



Hm. Hmmmm. Grrr. Mon plan avait complètement foiré. Comment ? Pourquoi ? Par quel prodige ? Je n’en savais rien, mais je mettais ma main à couper que cet intrus n’y était pas étranger. Enfin, si. D’une certaine façon, c’était un étranger, mais étrangement, il n’avait d’étrange que sa coupe affreusement décalée avec le reste de son corps. Un avis forcément tronqué par la distance qui nous séparait. Et aussi parce que je ne l’avais vu que de dos jusqu’à maintenant. Quoiqu’il en soit, ce n’est pas avec ma piètre stratégie que j’allais pouvoir m’en débarrasser ici et maintenant. De plus, je n’avais aucune envie de subir le courroux de la fleur de feu qui gravitait dans les cieux. Tant que l’orbe argenté ne pointerait pas le bout de son nez, je serais bien incapable de prendre le dessus. Pour l’heure, je devais me retirer vers d’autres horizons en attendant sa venue. Cela me laisserait davantage de temps pour élaborer un autre plan. Me mouvant à l’aide des affleurements de roches qui sévissaient au-dessus de ma tête, je restais tant bien que mal à l’intérieur des voilages d’ombres qu’elles occasionnaient pour me mettre à l’abri, dans une petite cabane que j’avais pris soin de vider de son propriétaire lors de mon premier passage. Prenant place sur le fauteuil, je m’emparai d’un livre à la brochure dorée. Je ne savais pas lire, mais je distinguais une image sur la couverture. Celle d’une bête difforme sur laquelle étaient vissées des cornes torsadées. S’agissait-il d’un Démon aux desseins obscurs ? Ou bien d’une jeune fille aux traits éteints par la peur ? La première proposition me semblait plus envisageable. Mais qu’en était-il des écrits qu’il renfermait ? A première vue, pas de quoi se tailler les veines, car les différents schémas qui l’habitaient présentaient certains marquages, tel que j’en avais déjà perçu chez un alchimiste autrefois.

Glissant l’extrémité de mes doigts sur les sections qui attiraient courtoisement mon œil, j’en déduis qu’il s’agissait d’un vieil ouvrage qui contait la fabrication d’un breuvage aux propriétés dangereuses. En vérité, il renfermait plusieurs aspects prohibés par la science et l’occultisme. Si je m’essayais à leur confections, sans doute pourrais-je m’octroyer un surplus de puissance afin d’écraser l’insecte qui me faisait barrage. Je n’avais plus le droit à l’erreur, sinon c’est mon arrêt de mort que je signais. Le mieux à faire était d’attendre la nuit en composant avec le matériel que j’avais pu rassembler depuis mon apparition dans la vallée. Il me restait quelques hommes à disposition. Si je m’en servais bien, sans doute gagnerais-je quelques longueurs d’avance sur ce malotru. Sans me concerter avec moi-même, je pris donc la décision de me reposer. Juste ce qu’il fallait, en ne dormant que d’un œil. Depuis mes échecs répétés, j’avais appris à être vigilant. Je comprenais à présent les paroles de ma Créatrice qui favorisait à chacune de nos parties de chasse la discrétion. J’aurais d’ailleurs pu faire appel à elle pour me prêter main-forte, mais je préférais de loin me débrouiller par mes propres moyens pour conclure cette affaire. Je devais l’affronter seul. J’y tenais, pour la simple et bonne raison que ce n’est qu’en me confrontant aux dangers du monde extérieur que je pourrais espérer me hisser vers les plus grands. Quand ce serait le cas, je la rejoindrais pour lui démontrer combien j’étais différent et qu’elle pouvait compter sur moi.

Plus tard, lorsque la lune atteignit les horizons de sa splendeur, je sortis de ma tanière. Aussitôt, mes narines trémoussèrent à cause des effluves qui vinrent les caresser. Il était proche. Plus proche que je ne l’aurais espéré. Parfait. Me fondant derrière la maisonnée, je brisai le cadenas qui retenait la porte en bois, celle-ci menant au sous-sol. Ici, deux personnes en émergèrent. Leurs esprits corrompus par mon sort, elles titubaient comme des marionnettes privées de leurs âmes. Un rictus éclaircit mon visage.

« Je n’aurais jamais pensé qu’en vous enfermant ici, vous seriez toujours sous l’effet de l’aliénation. C’était un pari risqué, mais il semblerait que ce local servait autrefois à un Sorcier. Ou à un expérimentateur aussi tordu en tout cas. »

J’avais misé gros en les emmenant avec moi, mais elles étaient la seule chose qu’il me restait. Ces armes mobiles détenaient bien plus de valeur que ma propre vie, qui ne tenait qu’à un fil. Progressant jusqu’au sommet de la colline où je m’étais positionné un peu plus tôt dans la journée, j’observais en contrebas pour vérifier l’état de ma cible. Mes sens étant largement plus aiguisés que celui des hommes communs, je le distinguais sans peine grâce à mes sens olfactifs. Brandissant mon bras, je le pointais de mon index inquisiteur.

« Vous le voyez ? J’aimerais que vous l’attaquiez de toutes vos forces. Frappez-le, étranglez-le, distrayez-le. Faites ce que vous voulez de lui, mais je veux que vous l’occupiez suffisamment pour qu’il néglige ma présence. »

Le vrai tête-à-tête allait enfin avoir lieu.



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Lun 11 Jan 2021, 05:51

Après avoir régurgité ce qui lui restait du repas de la vieille, Omos se masqua tant bien que mal le nez et regarda la fosse. Des centaines de mouches dansaient dans les airs et sur les corps, ces derniers étaient, pour les plus vieux, habités par des grouillants d’une taille que l’Ondin n’avait jamais vu. L’Apprenti entrepris de prendre le cadavre qui lui semblait le plus récent, c’était une jeune femme, à peine sortie de l’adolescence apparemment. Il la tira un peu plus pour avoir de l’espace et surtout pour pouvoir respirer sans risquer de vomir une deuxième fois. Il essaya de chasser les mouches, mais au bout de dix minutes, il abandonna l’idée.


- Bon. Qu’as-tu à me dire…


Omos se demandait commença par réflexe le coup, mais étrangement, il n’y avait pas de trace de morsures ou de blessures. Il regarda tout ce qu’il était possible de voir sans ôter ses vêtements, cependant Omos dut retirer le seul vêtement qui protéger son corps froid. L’apprenti ôta donc la robe et examina en faisant abstraction des formes de la morte.


- Ah ah ! Je t’ai trouvé… Tu ne pouvais pas me dire tout de suite que c’était là ma grande ?


Voilà qu’il parlait à une morte maintenant. Omos avait entendu des histoires à propos de médecins travaillant les morts pour les cérémonies de passage dans la mort. À force de trainer toute la journée et de voir plus de morts que de vivants, ils finissaient par parler à leurs amis inanimés. Omos secoua la tête vigoureusement comme pour enlever quelque chose qui était sur son visage et observa la blessure. Ca ressemblait aux blessures faite par les vampires qui avait attaqué l’île, mais celle-là semblait différente dans le sens où la blessure était “propre”. Les malheureux de l’île d’Özgürlük avait été presque déchiqueté, là, on avait juste mordu pour aspirer du sang, on n'y avait pas mangé la chair autour.


- Eh ! Il est peut-être au régime.


En vérité, Omos en savait rien. Peut-être que la bête qu’il chassait voulait juste du sang, ou bien qu’il n’aimait pas la viande. Il haussa les épaules, dans tous les cas, c’était un monstre qu’il devait arrêter.


- C’est bien beau tout ça, mais tu ne m’apprends pas grand chose… Est-ce que tu as … Non, pas besoin de vérifier là.


Omos remis tant bien que mal la robe à la défunte et se leva et il commençait à se demander si ce n’était pas une idée de merde d’être venu seul. Pouvait-il se battre contre un vampire ? Il ne s’était jamais battu contre un adversaire de ce type et s’il en croyait ce qu’il voyait devant lui et dans la fosse plus loin, le vampire en question, ou du moins la créature qui y ressemblait beaucoup, se nourrissait quotidiennement et à satiété. Tant que l’astre solaire était levé, il était en sécurité, les vampires ne pouvait pas se déplacer le jour. Omos avait entendu des histoires comme quoi certains vampires âgés pouvaient se montre à la lueur du jour mais si cela avait été le cas, il aurait probablement rejoint cette fosse. Il pouvait tendre un piège ? Utiliser une maison vide de ses occupants et laissé une piste avec du sang pour l’attirer à lui ? Ca serait trop flagrant… Ou attendre que l’ennemi vienne à lui, mais c’était suicidaire et du même niveau que de se balader avec une cible sur la tête.


- Bon qu’est-ce que je vais faire de toi ?


L’ondin finit par décider de l’enterrer. C’était peut-être égoïste vis-à-vis des autres corps, mais il ne pouvait se résoudre à la remettre dans la fosse après l’y avoir enlevé. Omos prit une pelle et creusa une tombe rudimentaire. Ce n’était pas grand chose, mais au moins il aurait la conscience tranquille. Il entreprit pour le reste de la journée à essayer de trouver des informations, savoir s’il s’était passé des événements en particulier avant que les premières attaques ne commencent, si des personnes louches ou inconnues avaient été remarqué, mais quand il commençait à s’approchait d’une personne, cette dernière tournait les talons et partait s’enfermer dans sa maison. Dépité, il finit par retourner chez Edgar pour se reposer et manger un morceau.


TOC TOC TOC.


- Edgar ! C’est moi ! Omos !


Il eut des bruits de pas et Omos entendit qu’on enlevait quelque chose de derrière la porte, puis la porte en bois s’ouvrit légèrement et Omos vit la tête d’Edgar. Quand l’homme remarqua qu’il s’agissait bien du corbeau qui était venu en début de journée, il fit rentrer l’ondin.


- Alors vous avez découvert quelque chose d’intéressant ?


- Pour moi, c’est un vampire, mais je vous apprends rien, je pense. Je le soupçonne d’être puissant puisque votre village à l’air d’être un buffet à volonté pour lui et un vampire rassasié n’est pas à prendre à la légère et je pense aussi qu’il doit avoir une planque dans le village, ou tout du moins pas très loin pour être de sa nourriture.


Edgar prit sa tête dans ses mains.


- Pourquoi le sort s’acharne sur nous…


- Allons, tu vas bien se passer maintenant. Dès demain, je pars fouiller le village pour trouver où il pourrait se cacher et je vais avoir besoin de votre aide pour convaincre les villageois de m’aider.


- Bien… Je vous aiderai avec plaisir.


- Je conseille néanmoins d’instaurer un tour de garde cette nuit. Avez-vous dormi pendant la journée ?


- Oui… Je me suis assoupi quelques heures.


- N’ayez pas honte, c’est normal. Cela ne vous dérangerait pas de prendre le premier tour de garde ? Je vous propose des gardes de trois heures ?


- Très bien monsieur… Omos pardon.


Omos mangea un bout de pain avec un reste de soupe que lui servit Edgar et il partit dormir dans une couchette que lui avait préparé son hôte.






Il eut l’impression de n’avoir dormi que cinq minutes qu’on le secoua dans son sommeil.


- Hummm.


- Réveillez-vous… Y a du mouvement dehors, j’en suis sûr …


Difficilement, Omos ouvrit les yeux et se leva avec peine, prenant son épée.


- Vous êtes sûr de vous ?


- Je… Je crois…


- Bon autant s’en assurer. J’y pense ! Mon cheval vous l’avez mis ou ?


- Derrière. Il y avait du foin, je me suis dit que ça serait bien.


- D’accord. Bon ouvrez la porte, je vais inspecter. Vous avez une torche ?


Une fois, dehors, Omos était éclairé que la lueur de la lune et de sa torche. Omos dégaina son épée et avança lentement. Il tourna en rond pendant quelques minutes, jusqu’à…


- He ! Monsieur,


Un homme se tenait devant un puits et semblait regarder dedans. Omos s’approcha doucement.


- Vous m’enten…


Il n’eut pas le temps de finir sa phrase que quelque chose le plaqua par-derrière. Omos fut projeté en avant, la torche et l’épée tombèrent quelque mètres plus loin. L’apprenti commençait à paniquer, il essayait de se débattre, mais il n’arrivait pas à s’enlever de la prise qui le maintenait au sol. Omos ne pouvait même pas se retourner pour voir son opposant.


- Ahhhh !


Omos eut le souffle coupé, il venait de recevoir un coup dans les côtes, la douleur était forte, puis un deuxième. Chaque coup lui arrachait des cris et il commençait à voir la mort arriver. Sa condition d’Ondin commençait à apparaître, si ses ennemis ne pouvaient voir ses pupilles changer, ils pouvaient commencer à voir des changement opérait dans ses cheveux. Des mèches de sa chevelure blonde se nouaient par magie et des serpents prenaient vie à sa place, mais ce n’est pas ça qui arrêtait les coups. Petit à petit, sa vue se brouillait le goût âcre du sang emplissait sa bouche. C’est ainsi qu’il allait mourir ? Pris au piège comme un débutant ? Pour avoir fait trop le con pour attendre que son mentor se rétablisse ?


BING


L’ondin sentit la prise de son adversaire perdre en force et par un effort inconsidérable, il réussit à dégager son opposant, prit son épée et se mit en garde, ses cheveux oscillaient toujours entre les cheveux et des serpents de différents espèce, ses pupilles étaient devenus rectilignes. Les sens d’Omos étaient en alerte et il ne s’apercevait même pas de la présence d’Edgar qui s’était ramené avec une poêle en fer. Ses deux ennemis lui faisaient, deux menaces qu’il fallait tuer.





Mots ; 1380


Désolé pour le temps. [Q] - Le garçon et la bête | Feat. Omos 1980639861
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Jeu 11 Fév 2021, 23:32

[Q] - Le garçon et la bête | Feat. Omos Jpbu
« Le garçon et la bête. »



En dépit de toutes les tactiques que je m’étais efforcé à employer, aucune n’avait fonctionné, et mes pantins manquaient cruellement de puissance, j’en avais pleine conscience. J’aurais certainement pu l'asservir moyennant plus d’esclaves, mais je n’en avais ni les capacités ni l’opportunité maintenant qu’il déambulait sereinement dans la ville. De plus, le temps jouait contre moi, l’astre brillant m’obligeant à me dépasser ici et maintenant sans jamais flancher. J’aurais aimé que Zoya soit à mes côtés pour me montrer toute l’étendue de son savoir-faire, mes propres aptitudes étant en deçà de la nature de cet homme. Ça m’agaçait au plus haut point de ne pas être à sa hauteur, de le décevoir alors même que nous étions ennemis. Je ne pouvais tolérer pareille humiliation, et pour la première fois depuis ma naissance sous ces traits vampiriques, j’avais envie d’en découdre. Je devais me faire respecter en tant que prédateur sans égal, et pour ça, j’étais prêt à me surpasser pour lui faire mordre la poussière. Je devais puiser dans mes retranchements et le mettre dos au mur, mais comment m’y prendre contre un adversaire équipé et préparé contre des menaces encore plus grandes ? Je n’allais tout de même pas me sacrifier pour si peu.

Non, il me restait une dernière carte à jouer, l’ultime atout sous mon chapeau. Retournant près du repaire dans lequel mes réserves de nourriture furent logées, je passai par la cave afin d’emprunter quelques accessoires, notamment une chaine et un ou deux pièges qui m’avaient bien servi lors de ma chasse. Aussi, il restait un individu sur lequel je pouvais compter, même si je ne misais pas gros sur celui-ci, trop imprévisible et hors de contrôle à mon goût. En décoinçant un panneau amovible, la dernière victime de mon aliénation en ma possession se montra au grand jour, ses dents claquants les unes contre les autres à la façon d’un zombie dépourvu d’âme. Malgré ça, il manqua de me faire un gros câlin dans l’intention de m’embrocher avec une tige de fer plus grande que lui. Je ne dus mon répit que grâce à mes réflexes ainsi qu’au renforcement de mon contrôle sur lui, ce dernier s’affaiblissant de plus en plus au fil des minutes, ce qui me laissait très peu de temps pour en finir. Armé jusqu’au dents et maintenant prêt à en découdre, je me ramenais devant la cabane où le chasseur prenait ses aises, la grande chaine entre mes mains, et à son extrémité, la créature infernale. Là encore, il tenta à maintes reprises de m’arracher un morceau de bras, mais je restais assez prudent et habile pour ne pas me laisser avoir comme une brèle. Mon regard se tourna naturellement vers la porte, attentif au mouvement de la poignée que j’espérais voir se tourner très rapidement.

« Tiens. Prends ça. »

Je lui envoyais deux balles qu’il réceptionna, ses doigts se refermant progressivement autour de l’objet tel une charogne qui protégeait son buffet.

« Maintenant, attends mon signal et fonce de toutes forces dans cette direction. »

Je désignais la seule barrière qui me séparait de la victoire, quand soudain, un bruit lointain attira mon attention. Quelqu’un livrait un combat à proximité d’ici. Nul besoin d’être un génie pour saisir les acteurs qu’ils impliquaient ; je misais deux piécettes sur mes deux jouets, probablement en train de tout donner pour renverser l’âme errante. Parfait. J’aurais pu m’arrêter là et m’enfuir en supposant qu’ils en termineraient avec lui, mais je n’étais pas né de la dernière pluie. Je savais au fond de moi que sans l’intervention des renforts – nous – il s’en sortirait vivant. Et ça, je ne le tolérais pas. Engaillardi par ma fureur de vaincre, je tirais fermement sur la chaine pour contraindre la bête à me suivre en me situant grâce à la provenance des sons. Et puis… et puis mes iris reflétèrent sa silhouette, celle d’un Démon combattant mes frères sans aucune forme de pitié, son épée tranchant dans le lard avec une sévérité sans pareille. Je réalisais d’autant plus qu’il incarnait ma némésis, mon cauchemar ainsi que l’ennemi public numéro un de mon espèce. Profitant de l’intensité de son combat encore en cours, je donnais un puissant à-coup à la chaine afin de pousser ma création à passer à son tour à l’attaque, la libérant de ce fait de ses entraves. Au sujet des sphères qu'il tenait en main, elles auraient tôt fait de libérer de la fumée lorsqu'elles tomberaient à terre. Je n’avais plus qu’à observer le dernier opposant – le plus menaçant d’entre tous – se mêler à la troupe afin de divertir le chasseur. Quant à moi, et bien… je me dissimulais dans l’ombre dans l’attente de saisir ma chance, et surtout mon diner. Quand le vieillard fit son apparition pour soutenir son ami, je me glissais discrètement dans son dos, le saisissant par les membres de telle sorte qu’il ne puisse plus se retourner contre moi.

« Pas de chance, mon lapin. J’ai été plus malin cette fois. »

Sans faire durer le suspense plus longtemps, je plantai mes canines dans la gorge de cet imprudent, mes veines se gorgeant de son sang, certes immonde, mais diablement nourrissant pour mon organisme en demande. Son teint devint aussi livide que le mien, après quoi je m’en débarrassai comme une vieille chaussette en le dégageant sur le côté. Intérieurement, je jubilais. Mais pas pour longtemps, car mon action, aussi naturelle soit-elle, provoqua la colère de mon opposant qui se précipita vers moi pour terminer son travail avec les pions saccarifiables. Pas de chance pour moi, je ne tenais pas la comparaison avec eux, les soldats jouissant d’un pouvoir hors norme qu’ils eussent gagné par une magie qui me dépassait. Très vite, je me retrouvais confronté à ses assauts impitoyables, entreprenant tant bien que mal de bloquer ses coups à l’aide de ma rapière qui se détériorait à vue d’œil. La magie qui coulait en moi n’était pas suffisante pour faire naitre des illusions, et même si je disposais de tels ressources, je n’aurais jamais pu recourir à quoique ce soit d’éblouissant. Alors je subissais, encore et encore sans même pouvoir m’échapper de ce calvaire. Je sentais mes muscles contenir péniblement les assauts fulgurants du chasseur, à tel point que la peur commença à ronger mon cerveau. J’avais peur d’y laisser ma peau sans atteindre l’objectif que je m’étais fixé. En fait, je renonçai carrément à combattre. Mais c’était sans compter sur l’intervention de Zoya qui vint à ma rescousse, cette dernière bloquant le morceau de ferraille avec son épée avant de le repousser.

« Désolé d’intervenir, mais votre combat se termine ici pour aujourd’hui. Estime-toi heureux que je n’y prenne pas part. »

Je la reconnaissais bien là, tellement intimidante qu’elle parvenait à me faire frémir d’effroi. Quoiqu’il en soit, elle m’embarqua avec elle dans la forêt sans se retourner. Le terrain n’étant plus en sa faveur, il ne nous pourchasserait plus. Il était en sécurité, mais pour combien de temps ? Maintenant, j'allais devoir répondre de mes bêtises.



1147 mots | Post 4

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Dim 14 Fév 2021, 23:23


Trouvé sur le deviant art de JustMakinArt
« Le garçon et la bête. »



- Attention !


Omos reporta sa concentration sur ses deux agresseurs. Il aurait voulu avoir plus de temps pour analyser la situation, mais il en n’avait pas le temps. Ses adversaires n’étaient pas armés, mais il avait la motivation pour le blesser et le tuer aussi. Le premier s’élança vers lui en poussant un cri à peine compréhensible, étant encore sous le coup de la douleur des coups qu’il avait reçu tantôt, il n’eut pas la force de lever son épée. L’ondin esquiva le coup en roulant sur le coté et se jeta sur le second homme qui s’était élancé lui aussi. Omos enlaça la taille de l’homme et le plaqua violemment au sol, puis il se positionna sur lui afin de le maintenir, puis il entrepris de lui donner des coups, mais à peine, il eut le temps de donner le premier, que l’homme qu’il avait esquivé plutôt vint au secours de son compagnon. L’apprenti se sentit soulever et projeter en arrière, libérant ainsi son entrave sur l’homme qu’il avait plaqué au sol.


- Ça va ?!


L’ondin avait presque Edgar. D’ailleurs… Il ne se faisait pas attaquer ?


- Ils ne vous attaquent pas ?


- Ils reviennent !


Omos échangea ainsi plusieurs coups avec ses adversaires, assisté par Edgar. L’ondin ne voulait pas utiliser son épée, mais il commençait à se dire qu’il n’aurait pas le choix. Soudainement, il y eut un grand bruit suivi d’un hurlement. Un troisième adversaire était en train de le charger. Il avait été tellement pris avec son combat qu’il avait oublié de regarder les alentours, mais il n’eut pas le temps de se poser d’autres questions, car le nouveau combattant jeta quelque chose dans sa direction, Omos eut juste le temps de lever son bras au niveau de ses yeux que de la fumée envahit l’espace. Par mégarde, il respira un peu de fumée et fut prit d’une quinte de toux, malheureusement, ça laissa le temps au nouvel adversaire de se jeter sur lui. Ce dernier était beaucoup plus fort que les deux précédents, Omos le sentait. Pourtant, il n’avait pas l’air plus grand ou plus musclé.


ARGH !


Entre deux volutes de fumée, Omos vit qu’un quatrième homme avait approché Edgar par derrière et lui mordait la gorge ? Mais non, l’ondin comprit, c’était un vampire et il venait de planter ses abjects crocs pour récupérer le sang de ce pauvre hère.


- Non !


L’apprenti se décida enfin à user de son épée. Il devait sauver le fermier. Omos sortit de la fumée pour y voir mieux et il fut rapidement suivi par un des trois agresseurs, il attendit le dernier moment et esquiva le coup en se baissant, l’homme trébucha sur l’ondin et tomba en boule, Omos ne perdit pas de temps et abattit son épée de toutes ses forces. Une gerbe de sang gicla de la tête alors qu’il retira son épée, il n’eut pas le temps de jeter un regard en direction du vampire et d’Edgar que ses premiers adversaires le chargeaient en même temps. Il hurla de toutes ses forces et chargea lui aussi, juste avant l’impact, il fit un coup d’épée circulaire qui se planta dans le flanc gauche de l’ennemi qui sur sa droite, sur la violence du coup, ce dernier perdit son équilibre et percuta son allié. Omos ne perdit pas de temps et profita du fait que les deux étaient étourdis par leur chute pour asséner de violent coup d’épée sans viser de zones précises. L’ondin rageait, ses cheveux n’étaient toujours pas réapparus et les serpents qui s’y trouvaient à la place sifflaient avec la même colère. Il savait qu’au fond de lui, tout était de sa faute, il aurait dû attendre que son mentor se rétablisse et il y aurait sûrement eu moins de morts et Edgar aurait pu… Edgar ! Omos se détourna des deux cadavres pour contempler celui du villageois qui lui avait sauvé la vie quelques heures plutôt. Omos eut le teint livide. Il eut un flottement de quelques secondes avant qu’il lève les yeux vers l’investigateur de tout ceci. Oubliant toute précaution et entraînement, il s’élança avec pour seul objectif : détruire le vampire. Ce monstre résista au premier impact, sûrement dû au sang qu’il l’avait galvanisé. Par deux fois, quand les têtes des deux combattants étaient priches, les serpents essayèrent de mordent le suceurs de sang mais sans succès. Cependant, Omos sentait qu’il avait l’avantage. Il mit plus de cœur à l’ouvrage prenant la poignée de son épée à deux mains afin de bénéficier de plus de force. Encore un peu et le vampire n'aurait plus de tête. Profitant d’un moment pendant lequel le vampire avait perdu l’équilibre, Omos leva sa lame vers le ciel et fendit l'air.


CLING.


Pendant quelques secondes. Omos ne comprit pas. Une autre lame avait remplacé celle de son adversaire. Il leva les yeux et fit face à un nouvel adversaire. Une femme. Elle repoussa Omos sans difficulté. Cette fois, Omos sentait que c’était la fin, pour lui. S'il y avait, semblait-il, une grande différence entre lui et l’autre vampire, alors cette différence était doublé entre lui et la femme qui venait d’apparaître. L’ondin comprit à peine les paroles qu’elle prononça et ils partirent tous les deux avec une rapidité déconcertante vers les bois qui étaient non loin du village. Omos serra son épée jusqu’à s’en faire mal et hurla à plein poumon en direction de la forêt.


- YS YUL WIU’RAZ ! *




* ( " Je te détruirai "en Valærian )
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