Partagez
 

 Les formidables et immanquables conversations d'une amoureuse de courges et d'un adorateur de plumes.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Adam Pendragon
~ Déchu ~ Niveau IV ~

~ Déchu ~ Niveau IV ~
◈ Parchemins usagés : 966
◈ YinYanisé(e) le : 13/01/2015
Adam Pendragon
Jeu 01 Oct 2020, 16:48



Les formidables et immanquables conversations d'une amoureuse de courges et d'un adorateur de plumes. S28i

Les formidables et immanquables conversations d'une amoureuse de courges et d'un adorateur de plumes


« Franchement, je ne sais pas si c’est tellement important, d’être monté comme un cheval. Je veux dire… Si tu me prends comme exemple, c’est sûr que je ne suis pas aussi bien doté qu’Auguste. Pourtant, si je voulais, je le serais. C’est juste que c’est chiant pour s’habiller. Ça prend de la place et faut trouver des pantalons sur mesure. »

J’étais en train de siroter un verre de grenadine. Les bords de ce dernier comportaient du sucre glace que j’adorais lécher.

« Je préfère m’adapter à l’instant. Surtout que si c’est bien pour certaines pratiques, c’est moins bien pour d’autres. »

J’ouvris la bouche pour faire comprendre ce que j’entendais par là.

« Un coup de dents par inadvertance est plus vite arrivé quand on s’appelle Auguste je pense. Je ne dis pas ça par jalousie. »

Forcément, je ne l’étais pas. Être né avec la faculté de changer d’apparence et de muer permettait d’être moins regardant sur le physique.

« Après, je ne dis pas que je n’ai pas essayé lorsque j’étais plus jeune. Tout bon Luxurieux l’a déjà fait je pense mais ce n’est vraiment pas pratique. Toi tu t’en sors bien avec Auguste parce que tu es… »

Élastique ? Facilement excitable ? Très humide ?

« Expérimentée. Mais je pense que d’autres auraient mal. À moins d’être une Eversha jument. Là ça serait adapté. »

Je me mis à rire. Il faut dire que Jil n’avait pas menti par rapport à Auguste. Ce qu’il avait entre les jambes était impressionnant, sans parler du fait qu’il me dépassait d’au moins deux têtes. Il devait avoir du sang démoniaque dans les veines. J’étais trop lourd pour qu’il me soulève d’une main mais lorsqu’il manipulait Jil, c’était étonnant. L’avantage c’est qu’aucune fantaisie ne pouvait résister à l’homme.

Torse nu sur un espèce de gros coussin qui semblait vouloir m’avaler davantage à chaque fois que je bougeais, je finis par poser mon verre par terre et par me retourner. Mes yeux rencontrèrent le plafond. J’avais un sourire stupide sur le visage. J’étais en vacances, en quelque sorte. Ma prochaine mission diplomatique ne serait pas pour tout de suite. Ça me permettait de passer du temps avec Jil et ça faisait quelques minutes que l’on discutait de tout et de rien, en passant du sérieux au pas sérieux. Elle me parlait de Basphel puis on abordait la fellation, avant de passer au dernier gratin qu’elle avait réalisé.

« Tu crois qu’Auguste se tape des juments ? »

Je ris à l’idée. La zoophilie n’était pas autorisée à Avalon mais comme chacun avait sans doute déjà pensé que le nom de la ville portait à confusion, tous les Luxurieux avaient au moins une fois envisagé de se taper autre chose qu’un humain. Les Evershas permettaient de réaliser certains fantasmes en s’assurant du consentement de l’autre partie. C’était pratique.

477


Les formidables et immanquables conversations d'une amoureuse de courges et d'un adorateur de plumes. Esca
Les formidables et immanquables conversations d'une amoureuse de courges et d'un adorateur de plumes. 1844408732 :
Revenir en haut Aller en bas
http://yinandyangpower.forumactif.com/t34469-adam-pendragon
Jil
~ Lyrienn ~ Niveau 40 000 ~

~ Lyrienn ~ Niveau 40 000 ~
◈ Parchemins usagés : 465
◈ YinYanisé(e) le : 23/07/2014
◈ Activité : Prof de Botanique, Puff-Puff Gueurle (Équipe C), Patronne de la Tendre Miche
Jil
Jeu 01 Oct 2020, 20:59

« C’est le yoga ! Entre ça et les entrainements avec les filles, tu finis par être capable de prendre tout et n’importe quoi ! »

Elle était debout, les seins à l’air, vêtue d’un pantalon bouffant typique des femmes du désert, et d’une large ceinture rouge. Le petit salon privé dans lequel ils se trouvaient était régulièrement réservé par les membres des Puff-puff Geurles, à tel point qu’elles disposaient d’un arrangement particulier avec le patron de la taverne, qui leur prêtait gratuitement l’endroit si elles y officiaient pour la soirée. Ce soir-là, elle ne travaillait pas, elle profitait simplement de sa soirée en compagnie d’Adam.

« Auguste, à ce niveau-là, c’est plus pour la performance qu’autre chose : au jour le jour, c’est plus handicapant qu’autre chose. Au final, la bonne solution c’est de jouer sur les petits pénis au repos, ceux qui se métamorphose avant de passer à l’action ! Il ne t’a jamais expliqué pourquoi il faisait ça ? »

Penchée par-dessus un tonneau décoratif, Jil attrapa une bouteille rectangulaire, remplie d’un liquide ambré à l’odeur sucrée.

« En fait, à la base, c’était un pari. Pas pour lui, hein ! A la base, il est bien foutu, pas besoin de plus. Mais Michonne – la petite brunette aux cheveux bouclés ? Celle qui s’est fait poser un anneau sous le nez, totem de la vache ? Bon ; elle se vantait de pouvoir avaler n’importe quoi jusqu’aux boules. Et le fait est qu’elle a toujours été douée pour ça, m’enfin même les plus grandes ont des limites, tu vois. Il l’a mise au défi de faire pareil pour lui, en sachant qu’il partait déjà avec une *longueur* d’avance, mais ça ne l’a pas empêchée de dire oui, la Michonne. Sauf qu’il a fait le malin, il lui a proposé ça juste avant une mue, et quand il est ressorti de chez lui une semaine après, il était doté d’un engin aux proportions mythiques. Il est taquin, Auguste. »

La rousse s’approcha pour remplir son verre, et se servit ensuite dans une longue chope incurvée.

« Sauf que ce qu’il avait pas prévu, c’est qu’elle réussirait. Parait qu’elle louchait sur la fin, mais c’est la larme à l’œil qu’elle a lâché un gargouillis triomphant, et il a bien été obligé d’admettre sa victoire. Conclusion, en gage, elle l’a forcé à la garder comme ça jusqu’à la fin du siècle. Faut croire que ça a fini par lui plaire à Auguste, parce qu’il est jamais redevenu comme avant. Il aura fallu une vache pour en faire un cheval. »

Elle faillit cracher sa boisson par le nez quand le Déchu évoqua les juments, mais secoua la tête en pouffant ; une Eversha, à n’en pas douter, mais l’animal lui-même ? Non, Auguste l’Orgueilleux n’en était pas là. Tout en fouillant dans un sac de bonbons en papier à la recherche d’une langue de chat rose et bleue, elle songea à voix haute :

« Qu’est-ce que ça doit être ennuyant pour les autres races, de devoir naitre avec une taille de pénis fixée dès la naissance… Et si elle te va pas ? Pareil pour les seins ! Moi, j’aime bien comme ils sont, mais j’en connais plein qui supportent pas le poids, ou qui préfère les avoir énormes. »


Les formidables et immanquables conversations d'une amoureuse de courges et d'un adorateur de plumes. 3TFZNQ
♫ :

Revenir en haut Aller en bas
http://yinandyangpower.forumactif.com/t35022-jil
Adam Pendragon
~ Déchu ~ Niveau IV ~

~ Déchu ~ Niveau IV ~
◈ Parchemins usagés : 966
◈ YinYanisé(e) le : 13/01/2015
Adam Pendragon
Ven 02 Oct 2020, 11:37



Les formidables et immanquables conversations d'une amoureuse de courges et d'un adorateur de plumes. S28i

Les formidables et immanquables conversations d'une amoureuse de courges et d'un adorateur de plumes


À l’entente de l’histoire, je me mis à rire. C’était bien un comportement de Déchu. La mue était pratique pour remporter des paris avec des non-initiés cette tendance. De façon générale, nous étions bien pourvus en termes d’outils pour gagner les défis. Puisque nous touchions aux sens et que nous n’avions pas besoin d’être honnêtes, jouer avec nous revenait bien souvent à perdre. Pourtant, Auguste n’avait pas gagné. Les Orgueilleux échouaient souvent, emportés par l’élan de leur Péché. Ils se pensaient au-dessus de tous les autres et étaient faciles à dompter puisque facilement manipulables aussi.

Les yeux pétillants d’espièglerie, je tendis le bras en arrière. Ma main, à l’envers, tâtonna pour attraper la friandise que je désirais. Je la reconnaissais à sa forme, bien caractéristique. Ces formes-là n’étaient pas trouvables partout dans le monde. Les races coincées évitaient d’en fabriquer. Ça se comprenait, même si manger un bonbon en forme de pénis n’avait rien de particulièrement sexuel. Ça restait un bonbon.

« Jusqu’à la fin du siècle ? C’est vache quand même ! »

Je ne pus m’empêcher de lâcher un rire, le genre de rire idiot dont j’avais le secret, celui du type qui fait une blague un peu nulle mais qui se fait rire lui-même. Généralement, mes interlocuteurs suivaient, parce qu’il y avait quelque chose de communicatif. Certaines de mes anciennes étudiantes s’insurgeaient parfois mais ça me faisait d’autant plus rire. Elles se révoltaient beaucoup moins lorsque venait leur majorité et que je leur faisais revisiter le placard à balais.

« D’un autre côté, c’est sûr qu’avec le machin qu’il a, c’est devenu une sorte d’attraction. Les femmes et les hommes doivent se presser vers lui, juste pour tester la chose. Ça doit gonfler son ego et tout le monde en sort gagnant. Sans parler des compétiteurs qui cherchent à relever tous les défis. »

Il y avait des Déchus particulièrement friands de compétitions sexuelles chez les Luxurieux. Tant que ça se faisait dans la joie et la bonne humeur !

« C’est bien de pouvoir varier les plaisirs, c’est clair. »

Je penchai un peu la tête en arrière. Jil m’apparut à l’envers. La pointe de ses seins me fit rire. Je me retournai de nouveau et la regardai.

« Tu sais que chez certains peuples les tétons des femmes posent problème ? C’est quand même dingue. Tu nais, t’es nourri au sein. C’est ça qui te maintient en vie et sous un prétexte que je ne comprends pas, les femmes devraient cacher leurs tétons. »

Je soupirai.

« Franchement, moi ça me plaît de voir des seins. Quand je vais chez les Magiciens, ça me déprime, même si les corsets mettent le haut de la poitrine en valeur. Au moins on peut dire que les Magiciennes ont plus de liberté que les Sorcières, avec leur col serré. On dirait des religieuses asséchées. Ça me donne envie d’aller humidifier tout ça. Les plantes ça s’arrose, sinon ça meurt. »

Je ris stupidement.

« Y a un truc qui m’amuse chez certaines danseuses. C’est les cache-tétons. Y en a vraiment de toutes les formes : ronds, en étoile, en forme de fleur. Je ne sais pas si j’aime bien ou pas. C’est juste amusant. »

Je l’avais dit, pensif, avant d’avaler mon bonbon pénis.

« T'en penses quoi, toi ? »

548


Les formidables et immanquables conversations d'une amoureuse de courges et d'un adorateur de plumes. Esca
Les formidables et immanquables conversations d'une amoureuse de courges et d'un adorateur de plumes. 1844408732 :
Revenir en haut Aller en bas
http://yinandyangpower.forumactif.com/t34469-adam-pendragon
Jil
~ Lyrienn ~ Niveau 40 000 ~

~ Lyrienn ~ Niveau 40 000 ~
◈ Parchemins usagés : 465
◈ YinYanisé(e) le : 23/07/2014
◈ Activité : Prof de Botanique, Puff-Puff Gueurle (Équipe C), Patronne de la Tendre Miche
Jil
Dim 04 Oct 2020, 23:26


Jil pouffa en levant les yeux au ciel en écoutant les jeux de mots éculés du Déchu, dont il était fier, à raison. Elle agita le doigt en poursuivant :

« Et puis c’est un cœur, Auguste. Toujours là pour donner un coup de main, ou un coup de reins. »
La rousse s’avança vers Adam pour lui piquer une sucrerie – nommée par les confiseurs des Halles sous le nom évocateur de ‘Rikekette’ – en lui tirant la langue. Celle-ci avait prit une couleur bleue sous l’effet des colorants alimentaires qui teintaient les bonbons. Il rit, et changea de sujet ; après quelques mots seulement, Jil arborait un regard horrifié.

« Les tétons ?! Entre toutes choses, les tétons ça pose problème ?! Mais… Les vaches, on voit leurs tétons, les cochons, on voit leurs tétons, et les chats ! Et même les chiennes on voit leurs tétons ! Pourquoi on pourrait pas… T’es sûr ? L’autre jour à Basphel, j’était bien seins nus, ça posait de problème à personne, je crois. Non, ils étaient même contents, ils souriaient ! Enfin, normal, quoi. »

Elle ne put qu’acquiescer à l’évocation des tristes habitudes vestimentaires des Magiciennes et des Sorcières. Il y avait bien cette petite, Cendres, qui lui avait semblé bien intriguée par les Puff-puff Gueurles, mais elle n’était qu’une perle rare dans un océan de puritanisme. À l’évocation des caches tétons, elle redressa la tête :

« Ah d’ailleurs, on a fait un partenariat sympa, récemment, attends, je vais voir si elles sont là, juste pour te montrer. »

L’inarrêtable Lyrienne bondit en direction de la porte, l’ouvrit et cria dans le couloir, l’oreille dressée en attendant une réponse :

« Lilith, Eve ?! Vous êtes en bas ? »

Difficile d’imaginer comment elle pouvait espérer une réponse ; le vacarme qui montait du rez-de-chaussée était atténué par l’escalier en colimaçon, et pourtant il laissait très bien supposer du brouhaha qui devait régner dans la salle principale. Pourtant, après avoir attendu quelques secondes, un large sourire naquit sur le visage de l’institutrice qui recula et fit entrer les deux intéressées, deux Faes pas plus grandes qu’un chat, qui pouffaient de rire d’une voix aiguë. Elles tournoyèrent autour de Jil en éructant quelques potins croustillants sur un jeune homme qui habitait les Quais, avant de se taire en voyant Adam. L’instant d’après, Lilith murmurait quelque chose à l’oreille d’Eve, et elles éclatèrent à nouveau de rire. Jil agita la main en faisant mine de les gronder :

« Arrêtez deux secondes, et aidez-moi à montrer à ce privilégié notre nouveau petit numéro. »

Elles hochèrent la tête, et rétrécirent jusqu’à pouvoir rentrer dans la main. La Rousse alla enfiler une chemise, la boutonna à la va-vite, et commença à danser lascivement comme pour une représentation. Très rapidement, elle commença à ôter son haut, et dès que le bout de ses tétons faillit apparaitre, les deux Faes vinrent se poser devant, commençant à leur tour chacune une danse évocatrice, tout en faisant luire leurs corps d’une chaleureuse lueur rouge. Elles faisaient littéralement office de cache-téton vivants, tout en n’hésitant pas à révéler leur corps nu à l’observateur le plus aguerri. De loin, c’était une lueur, de près, le spectacle prenait toute sa mesure. Le trio continua un instant pour le plaisir du Déchu, puis le tour prit fin et elles éclatèrent de rire en saluant. En soufflant un baiser chacune à Adam, Lilith et Eve prirent congé.

« Alors ? Pas mal, hein ? Tu l’as déjà fait avec une Fae ? On en a pas tant que ça, mais quand elles s’y mettent, elles sont douées ! »


Les formidables et immanquables conversations d'une amoureuse de courges et d'un adorateur de plumes. 3TFZNQ
♫ :

Revenir en haut Aller en bas
http://yinandyangpower.forumactif.com/t35022-jil
Adam Pendragon
~ Déchu ~ Niveau IV ~

~ Déchu ~ Niveau IV ~
◈ Parchemins usagés : 966
◈ YinYanisé(e) le : 13/01/2015
Adam Pendragon
Mer 07 Oct 2020, 16:47



Les formidables et immanquables conversations d'une amoureuse de courges et d'un adorateur de plumes. S28i

Les formidables et immanquables conversations d'une amoureuse de courges et d'un adorateur de plumes


Je me mis à rire devant la tirade de la Lyrienne. Bien sûr que les élèves de Basphel étaient heureux. Rien de mieux pour égayer l’ambiance que de montrer une paire de seins à des adolescents. D’après les rumeurs, ce n’était pas les seuls à avoir apprécié l’instant. Le concierge connaissait aussi le placard à balais. À ma différence, il y allait seul. Il n’y avait pas meilleur que lui pour astiquer. Je me rappelai la fois où je l’avais surpris en ouvrant la porte, accompagné d’une jeune diplômée. Nous avions dû faire vœu tacite de silence.

« Ah oui ? »

J’étais soudainement curieux. Je me redressai, attendant avec impatience de voir ce dont il s’agissait. Lorsque les deux Faes arrivèrent et s’agitèrent, plusieurs idées passèrent dans ma tête. La petitesse pouvait être une bonne chose.

« Lilith et Eve, hein ? »

Forcément, j’avais envie de m’amuser avec. Je restai néanmoins stoïque, du moins, jusqu’à ce que Jil se mette à danser, accompagnée des deux Faes. Une partie bien précise de mon anatomie décida de bouger de son propre chef. Je souris. Ça aurait été difficile de cacher mon désir et je n’essayai même pas de le faire. Mon bas-ventre aurait aimé que les Faes se trémoussent autour, en s'y frottant.  

« Ce n’est pas parce que je l’ai déjà fait que je n’ai pas envie de recommencer. »

Je fis un clin d’œil espiègle à Jil, l’air de dire qu’on pourrait le faire tous les quatre si tout le monde était partant.

« En tout cas, c’est sympa comme spectacle. Vous l’avez déjà produit publiquement ? Ce serait peut-être bien de le montrer à Laëth Belegad, juste pour voir sa tête. »

Je me pris à rire davantage en imaginant une configuration particulière.

« En fait, ce serait sympa si tu arrivais à la faire participer à un spectacle de Puff-Puff Gueurles. Ce serait rigolo. Si elle le fait, je ne baise pas pendant deux mois complets. On inviterait son coincé de copain aussi. »

Et il m'en devrait une. Mon amusement s’éteignit progressivement, avec l'arrivée de la pluie.

« Tiens… Il pleut. »

Ça avait commencé doucement mais les gouttes étaient en train de s’accentuer. Le bruit était agréable.

« La pluie, ça me donne envie de le faire. Une fois, j’ai tellement fait de compliments à Bae-Bibaba Bottey qu’elle a fini par succomber. Je l’ai collée seins nues contre l’une des vitres de Basphel, j'ai soulevé sa jupe et je l’ai prise comme ça, alors que la pluie battait le carreau. Un élève de dernière année est passé par là et il nous a vu, depuis l’extérieur. Il en a lâché son parapluie. Je crois qu’il fait partie du gouvernement de son peuple aujourd’hui. J’espère qu’il pense à moi parfois et que ça l’a inspiré. »

Je me mis à rire, encore. Je ne faisais que ça quand j’étais avec Jil. Les anecdotes succédaient aux anecdotes. Nous étions tous les deux si vieux que nous en avions encore des milliers à partager.

« Tu as une histoire à propos de la pluie toi ? Et Eve et Lilith… Tu crois qu’elles m’aiment bien ? »

Mon regard se tourna vers les yeux de la rouquine, les seins toujours à l’air.

« Je pourrais faire pousser des fleurs sur moi pour les attirer. Idée du siècle ! »

J’étais surtout très con quand je m'y mettais.



Les formidables et immanquables conversations d'une amoureuse de courges et d'un adorateur de plumes. Esca
Les formidables et immanquables conversations d'une amoureuse de courges et d'un adorateur de plumes. 1844408732 :
Revenir en haut Aller en bas
http://yinandyangpower.forumactif.com/t34469-adam-pendragon
Jil
~ Lyrienn ~ Niveau 40 000 ~

~ Lyrienn ~ Niveau 40 000 ~
◈ Parchemins usagés : 465
◈ YinYanisé(e) le : 23/07/2014
◈ Activité : Prof de Botanique, Puff-Puff Gueurle (Équipe C), Patronne de la Tendre Miche
Jil
Ven 09 Oct 2020, 13:36


La rousse afficha un sourire entendu :

« Après demain, alors ? Je les inviterai, à mon avis tu les as déjà convaincus. Non, c’est encore tout neuf ; on a mis ça au point le mois dernier, la première représentation publique aura probablement lieu à la prochaine lune, on a un petit contrat avec un village humain. »

Elle souleva un sourcil quand la sœur de Priam fut mentionnée ; son sourire s’élargit. Adam semblait presque obsédé avec cette jeune femme. De souvenir, jamais elle ne l’avait vu se donner tant de mal pour « taquiner » quelqu’un, et il semblait tout aussi intéressé par l’homme qui partageait sa vie. Qu’il soit prêt à renoncer au sexe pendant deux mois au nom de ce petit pari ne faisait que renforcer cette impression.

« J’ai bien essayé de recruter la cocotte qui a détruit ta maison, mais tu as tout fait pour éviter ça… Tu avais peur de ce qu’elle pourrait faire sans culotte ? Et puis j’ai pas forcément envie que tu t’abstienne de sexe, ça n’arrange pas du tout mes plans ! »

La pluie commença à battre doucement contre le carreau. Un moment passa entre eux, tandis que la Lyrienne sirotait sa boisson, la main dans le sac de sucreries, et qu’ils observaient sans rien dire les gouttelettes glisser sur le verre. Le Déchu fut le premier à briser le silence. Il partagea avec elle une de ses petites histoires de coucherie qu’ils aimaient s’échanger à l’occasion, à la fois pour en rire et pour s’échauder mutuellement. Elle pouffa en imaginant l’élégante et droite Bae-Bibata Bottey en train de haleter bruyamment, plaquée contre une vitre froide, trop occupée à exprimer son plaisir pour ce soucier de sa parure. Jil, quant à elle, n’avait pu profiter qu’un court instant des charmes de la professeure d’enchantement, au détour d’un couloir, après une soirée de fin d’année assez arrosée. Elles s’étaient contentées d’un baiser et de quelques caresses, mais ça n’était pas allé plus loin, comme l’expliqua à Adam, avant de poursuivre :

« Généralement, le sexe sous la pluie ça finit pas bien avec moi ; ça attire la foudre. Donc parfois, il y en a que ça déconcentre ; mais tu serais étonné de savoir combien d’hommes peuvent parvenir à jouir après avoir été électrocuté ! En fait, ça semble même avoir quelques effets bienvenus sur l’érection. Je te jure que dès fois, ça prend de court de passer d’une saucisse à une matraque en l’espace d’un instant, mais c’est pas désagréable. »

À vrai dire, c’était une sensation assez particulière ; au-delà même de la stimulation physique qui s’en accompagnait, il y avait une satisfaction certaine à sentir son partenaire s’arquer sous l’effort et le plaisir. Elle se promit d’essayer de faire comprendre à Adam ce qu’elle voulait dire par là, la prochaine fois. De son côté, il revient subtilement à la charge en évoquant Eve et Lilith. En s’esclaffant, elle lui jeta un coussin au visage.

« Tu m’en fais une belle de fleur ! Je devrais peut-être te coudre une petite collerette de pétales, pour qu’elle sache où aller butiner ! Tu sais, j’ai déjà fait quelques trucs avec elles, et le plus amusant, c’est qu’elles peuvent se mettre à la taille idéale pour qu’une langue leur fasse le même effet qu’un pénis ; c’est pas banal de pouvoir provoquer un orgasme vaginal avec la langue, et elles, elles adorent ça ! Tiens, ça me rappelle ; j’ai « travaillé » récemment avec une sorcière qui utilisait des portails. Apparemment, elle avait un arrangement avec une bande de démons. Elle a confié à trois d’entre eux des anneaux à garder « sur eux », et quand ça lui chante, elle les active, et ça forme des petits portails pour qu’elle puisse se faire prendre par les trois à fois, sans avoir à faire le déplacement en enfer et sans avoir à s’embarrasser de la présence de ses amants. Perso, je trouve ça un peu triste de se priver des doigts et de la langue, mais pour elle qui travaille en permanence, ça lui permet de se détendre sans avoir à arrêter de bosser, tu mets un ou deux portails sur ta chaise, un autre au niveau de la bouche et tu peux continuer de lire ou d’écrire. Très inventif ! »


Les formidables et immanquables conversations d'une amoureuse de courges et d'un adorateur de plumes. 3TFZNQ
♫ :

Revenir en haut Aller en bas
http://yinandyangpower.forumactif.com/t35022-jil
Adam Pendragon
~ Déchu ~ Niveau IV ~

~ Déchu ~ Niveau IV ~
◈ Parchemins usagés : 966
◈ YinYanisé(e) le : 13/01/2015
Adam Pendragon
Jeu 22 Oct 2020, 16:55



Les formidables et immanquables conversations d'une amoureuse de courges et d'un adorateur de plumes. S28i

Les formidables et immanquables conversations d'une amoureuse de courges et d'un adorateur de plumes


« Avec ou sans culotte. »

Je ne lui avais toujours pas rendu la Bague. Retrouver l’Empereur Noir dans les bordels d’Avalon, en femme, habillé n’importe comment et en train de faire n’importe quoi m’aurait beaucoup amusé jadis mais ce n’était plus le cas. Son amour du risque montait en flèche durant ces instants et le risque majeur n’était pas pour lui mais surtout pour ceux qui croisaient sa route. Il s’autopunissait et je n’étais pas très sûr de vouloir savoir ce qu’un Déchu de sa puissance qui ne maîtrisait ni son Péché ni sa magie pourrait faire à Avalon dans le pire des cas.

« Pourtant tu as Auguste. »

Je la taquinais.

« Puis Laëth ce n’est pas l’autre. Elle est moins enragée… même si ça se discute. Tu imagines si l’Aile d’Acier commençait à boire de l’alcool et à se tatouer des insultes sur le corps ? »

Je réfléchis.

« Je crois que j’aimerais bien qu’elle finisse par devenir une Déchue. »

Ça serait tout de suite plus simple.

« Dommage que les coincés aient mis à mal la tradition. »

Je soupirai. Ça aurait été mieux pour tout le monde, sans parler du fait qu’il y avait eu un premier rêve où nous l’avions fait, puis un second. Je ne voulais pas me prendre la tête avec ça mais pour une femme que je ne devais normalement pas approcher, les occasions ne cessaient de se multiplier.

« Une matraque, carrément ? »

Ça m’excitait de parler de cul. Comme j’en parlais souvent, j’étais souvent excité.

« Tant que la saucisse ne finit pas carbonisée… »

Je ris, en imaginant une erreur de voltage. C’était comme cette pauvre table qui n’avait rien demandé à personne, lors de notre première rencontre. Elle avait fini noircie, cramée par la fougue de la Lyrienne.

Je réceptionnai le coussin.

« C’est une idée. J’ai rien contre une collerette autour si ça suffit à attirer toutes les Faes et les Ygdraë qui passent. »

Je me redressai un peu pour entendre la suite des histoires. Celle avec la Sorcière m’arracha un rire.

« Je connais quelqu’un qui travaille beaucoup aussi. Si jamais t’arrives à en savoir plus et à chopper l’un de ces anneaux, je te serais reconnaissant. »

Je souris.

« C’est dingue ce que la magie permet n’empêche. J’ai entendu une histoire comme ça aussi. C’est un homme qui ne désirait plus sa femme. Il a inventé des lunettes capables de lui faire voir une autre qu’elle pendant le sexe. Ça a considérablement aidé le couple, sauf lorsqu’elle a découvert le pot aux roses. Entre plusieurs figures célèbres, il adorait choisir la silhouette de la sœur de son épouse. Tu m’étonnes qu’elle n’ait pas apprécié, surtout que ça s’est produit chez un peuple très à cheval là-dessus. »

Je réfléchis quelques secondes.

« D’ailleurs ça me fait penser que j’ai un livre qui permet de faire apparaître quelqu’un et de lui faire tout ce que je veux. »

Je n’étais pas le seul à en avoir un. Kaahl aussi, avec la femme de Raeden Liddell. Ça faisait un moment qu’il ne m’en avait pas parlé. Il avait réussi à trafiquer l’objet pour lui permettre de garder Sylbille plus longtemps avec lui. Apparemment, la personne qui apparaissait ressentait tout ce qui était agréable et rien d'autre.

« Je ne l’ai jamais utilisé. Je ne sais même pas qui il fait apparaître. On pourrait découvrir ça ensemble si ça te dit ? »


Les formidables et immanquables conversations d'une amoureuse de courges et d'un adorateur de plumes. Esca
Les formidables et immanquables conversations d'une amoureuse de courges et d'un adorateur de plumes. 1844408732 :
Revenir en haut Aller en bas
http://yinandyangpower.forumactif.com/t34469-adam-pendragon
Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas
 

Les formidables et immanquables conversations d'une amoureuse de courges et d'un adorateur de plumes.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» [Q] - Les plumes écarlates
» [Événement] Les Petites Plumes
» [Événement] La Beauté des Plumes
» [Q] - Plumes marron | Solo
» [Q] Les plumes de l'espoir | Maya & Bellone.
Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Le pouvoir du Yin et du Yang :: Zone RP - Océan :: Continent Naturel - Ouest :: Côtes de Maübee :: Avalon-