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 [Q] - La belle au bois dormant

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Jämiel Arcesi
~ Alfar ~ Niveau I ~

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◈ Parchemins usagés : 652
◈ YinYanisé(e) le : 01/03/2019
◈ Activité : Étudiant à plein temps ; Luthier en parallèle
Jämiel Arcesi
Dim 20 Sep 2020, 19:50

Partenaire : X
Intrigue/Objectif : Jämiel va chercher à comprendre et trouver la raison au sommeil dans lequel s'est enfermée Bellone
The veil of death par Anato Finnstark
La belle au bois dormant


Jämiel refermait l'ouvrage d'un claquement sec en poussant un soupir comme il poussa la porte de la demeure pour signifier son retour. Ce "Facilier" était ridicule. C'était un bon manipulateur et pourtant cet Imbécile s'était laissé avoir par le jeu des sentiments. Pire ! Un coup de foudre ? Réellement ? De toute façon la moitié des personnages de ce Conte n'étaient qu'une vaste blague. Celui dont on lui avait affublé le visage en faisait partie. Celui-ci s'était laissé dévorer par ses propres ambitions qu'il voyait déjà à portée de main tant son ego était démesuré. À comparaison, c'était comme s'il s'était lancé à la conquête du Monde dès le jour où on lui eu remit une Acanthys, officialisant son statut d’Élu d'Hel'dra. Un plan voué à l'échec, donc, n'importe qui pouvait le constater. Oui, la moitié des protagonistes lui sortait par les yeux. Cette "Mei" trop innocente pour qu'une telle personne puisse exister - ou si c'était le cas, ne vivrait-elle jamais assez longtemps. Ce "Shan Yu" qui avait bien trop de cartes en main et qui n'en eût jamais utilisé une seule - ou bien trop tard - le poussant à la fuite alors qu'il aurait pu tenir le monde dans le creux de sa main. Ce "Aladdin" qui pensait plus avec - et pour - ses organes génitaux qu'avec son crâne probablement vide de toute matière grise. Et tant d'autres encore. Mais malgré ce défilé d'insupportable protagonistes, il avait fini par trouver un intérêt à ce livre. C'était un jeu auquel il avait, bien malgré lui, prit part. La partie s'était conclue sur un échec, certes. Qu'importe. Car il ne s'agissait là que d'un conte, une fiction, et une nouvelle partie s'était déjà lancée depuis lors, réelle elle. Plus intense, moins visible - pour l'instant. Celle-ci, il ne se laisserait pas mener comme un pantin. Une voix l'attira tandis qu'il rejoignait le jardin. « Bonsoir Jämiel. Tu rentres tard ce soir. ». Le Sarethi tourna son regard en direction de son paternel. « Je n'ai pas vu le temps passer. Et je devais parler à Nóirín. » - « Hum, je vois. Ne tardes pas trop, le dîner ne devrait pas tardé à être servi. ». Jämiel approuva silencieusement d'un signe de tête avant de rejoindre le jardin. Un coup d’œil lui fit comprendre qu'Auth ne s'y trouvait pas. Il déposa néanmoins la pitance qu'il avait récupéré pour la bête. Il savait qu'il reviendrait.

Jämiel fronça des sourcils face à l'absence de Bellone autour de la table. C'était étonnant. « Bellone n'est pas encore rentrée ? » - « Je pensais que tu le saurais mieux que nous. » répondit Líadan sans même poser un regard sur son fils. « Il n'y a pas une chaîne qui nous lie l'un à l'autre. Je ne suis pas au courant de tout ses faits et gestes. ». Même si ça pouvait se discuter. Le regard que lui jeta l'universitaire poussa le jeune Sarethi à s'expliquer plus. « Je n'ai pas besoin de la surveiller. J'ai plus confiance en elle qu... ». Il s'arrêta brusquement avant que les mots ne lui échappent, un mince rictus esquissant alors la commissure des lèvres de son paternel. « Qu'en nous. C'est ça ? ». Jämiel ne dit rien, détournant le regard. C'était exactement ça qu'il s'apprêtait à dire. Il n'était cependant pas tout à fait sincère en songeant cela. Il savait que ses parents ne seraient jamais ceux qui causeraient sa perte ou sa mort. Mais il restaient Alfars. Quant à Bellone, elle lui était liée. Alors c'était une certitude : il avait bien plus confiance en son Lien avec l'Orine qu'en ses liens du sang. Il poussa un soupir. Elle devait simplement s'être attardée en quelques lieux. Il le saurait s'il lui était arrivé quelque chose, non ? C'est ce qu'il se demanda en rejoignant sa chambre. « Owen. » appela-t-il, le Mur se présentant à lui rapidement. « Tu me l'aurai immédiatement dis si quelqu'un s'en était prit à Bellone ? » - « Bien sûr. » - « Tu es certain que ta liste se met à jour automatiquement. » - « Absolument. ». Pour preuve il fit apparaître l'épais grimoire entre ses mains et l'ouvrit, dévoilant une page à moitié noircie à l'encre. Jämiel ne doutait pas un instant que l'on puisse s'en prendre autant à elle qu'à lui. Dans la théorie, elle y était également préparée. Mais il n'avait pas songé aussi tôt. Pas alors qu'il n'avait même pas été jugé par Dothasi. Il donna quelques coup léger à la porte. Pas la sienne. « Bellone ? ». Il n'avait pas envisagé cela plus tôt. Peut-être était-elle juste rentrée avant tout le monde. Malgré l'absence de réponse, il poussa la porte et tomba sur une pièce plongée dans le noir, faiblement éclairée par quelque rayons lunaire, et l'Orine déjà assoupie. Un soupir de soulagement gonfla la poitrine du Sarethi qui fit marche arrière.

Pourtant ce sentiment ne dura pas longtemps. Lorsque Jämiel put constater situation similaire le lendemain, il s'adressa à nouveau au Mur, en d'autres termes cette fois-ci cependant, plus rude, après avoir refermé la porte de sa chambre derrière lui. « Surveille Bellone. Je veux savoir pourquoi elle passe inaperçue aux yeux de tous ici et qu'est ce qui peut tant l'épuiser. Quand quitte-t-elle la maison et quand revient-elle ? Comment, et pour aller où ? Pour faire quoi ? ». S'il la veille il s'était inquiété de la situation de l'Orine, ce soir il se trouvait blessé. Il ne s'était jamais senti le besoin de la faire surveiller. Aujourd'hui, pourtant, il doutait d'elle. Après tout il n'était pas grand monde dans cette hiérarchie et elle n'était même pas censée être liée à lui. Ce qu'il y avait de pire ? Il avait dit, le jour d'avant, qu'il lui accordait plus de confiance même qu'à sa propre famille qu'il savait ne le trahirait jamais de la sorte. Si elle avait réellement retournée sa veste, probablement ne l'excuserait-il jamais pour un tel acte, liés ou non.

Le visage en appui sur le poing, son regard ne se détachait pas de la carte. Une adolescente aux long cheveux roux et à l'air méprisant. « Jämiel ? » - « Quoi ? » répondait ce dernier sur un ton agressif. Rohán arqua un sourcil. « Inutile de m'agresser. Je voulais juste te faire remarquer que c'était inutile de continuer la partie actuellement. » - « Ah ? Tu as quelques choses de prévu ? » - « Non. Mais tu n'es pas concentré dessus, je le vois bien. Autant arrêter maintenant parce que c'est ennuyant. ». L'Arcesi poussa un soupir. Inutile de nier, il avait raison. Ça avait été le cas toute la journée. « Par curiosité, t'avais qui ? » - « La Princesse Salvatore. » répondait Jämiel en lui rendant le plateau. « Princesse, hum. Le genre de personne absolument détestable et condescendante pour être née avec une cuillère en argent dans la bouche et avoir son avenir tout tracé. » - « Ça ne doit pas l'empêcher de veiller sur ses arrières. Princesse ou pas, les opportunistes n'hésiterons pas à l'évincer à la moindre occasion. » - « Tu défends les Sorciers toi maintenant ? Tu as peut-être raison remarque, si cette alliance prend. Je me demande si ça va se faire ? » - « Ce n'est pas ça la question. Ce qu'il faut se demander c'est, si ça se fait, qui sera le premier à tenter la faire à l'envers à l'autre ? ». Un sourire narquois se dessina sur le visage du Drielsha. « Tu n'as pas tort. ». Ponctuant cette remarque, Jämiel recula sa chaise pour se lever. « Tu t'en vas du coup ? » commenta Rohán en appuyant sa joue contre son poing, son regard ne quittant pas la silhouette du Sarethi. « Je vais m'occuper de ce problème qui me prends la tête avant que ça ne me dépasse. » - « C'est si grave que ça ? » - « Je n'en ai pas la moindre idée pour dire vrai. ».

En rentrant chez lui, Jämiel trouva Auth en train de se disputer avec Patoune. L'éternel conflit entre chien et chat. Il les laissa pourtant se débrouiller dans leur désaccord animalier. Ce ne sera pas la première fois qu'ils se croiseraient, autant qu'ils s'habituent chacun à la présence de l'autre. « Maître. ». La voix aussi déformée que son corps d'Owen attira l'attention du Sarethi. Toutefois il ne répondit rien, se contentant d'attendre. Depuis son réveil il était dans l'attente de ce moment. « Elle n'a pas bougé de la journée. ». L'Arcesi fronça des sourcils. « Comment ça elle n'a pas bougé ? » - « Depuis hier soir elle est toujours allongée et plongée dans son sommeil. ». Jämiel marqua un temps, celui pour assimiler les mots du Mur. « De quoi ? ». En réalité il n'était juste pas certain d'avoir comprit ce qu'il venait d'entendre, ce qui se lisait clairement sur son visage. « Tu es en train de me dire qu'elle a passé sa journée à dormir. Qu'elle ne s'est pas réveillée une fois depuis hier. C'est ça ? ». Ce que le Hère confirma. A nouveau Jämiel resta silencieux pendant plusieurs secondes avant de reprendre la parole. « Continue à la veiller. Je reviens. » ordonna-t-il enfin en faisant demi-tour sans même prendre le temps de poser ses affaires. Il n'arrivait pas à imaginer qu'une telle chose soit possible. Ce devait être autre chose. Aussi se dirigea-t-il en direction de l'université où il savait son paternel s'y trouver encore.

Sur place, il dû faire des pieds et des mains pour qu'on le laisse s'adresser à son propre père, lui-même étonné de le voir se présenter à lui. Leur relation n'était pas des plus cordiale en même temps, cela pouvait donc se comprendre. Toutefois, il avait quelque chose à lui demander. Quelque chose qui transcendait ce ressentiment qu'avait Jämiel à son encontre. « Jämiel. Je ne m'attendais pas à te voir ici. » - « En fait... J'avais une question. » - « Ça ne pouvait pas attendre que je rentre ? » - « Non. » trancha le jeune Alfar avec plus d'assurance qu'il n'avait justifié son arrivé, attirant par la même la pleine attention de Líadan. « Bien. Je t'écoutes. » - « Est-ce que c'est possible de plonger quelqu'un dans un sommeil perpétuel ? ». L'universitaire prit une inspiration, le temps de réfléchir à la réponse à offrir à son fils. « Probablement. Il n'y a que peu de choses irréalisables avec la magie. » - « Dans ce cas, qu'est-ce qui pourrait plonger une personne dans cet état de sommeil ? ». Le Nerethi arqua un sourcil. « Il y a bien des sorts de contrôle des rêves. Améliorés, peut-être peuvent-ils forcer la victime au sommeil. Mais ce serait de la magie de haut niveau et maîtrisable par peu de personne. Qui plus est, il y a le facteur durée. La magie d'un homme n'est pas illimité et à l'épuisement de celle-ci le sort prendra fin, réveillant la victime. » - « Alors quoi ? Si ce n'est pas un sort, elle est où la cause ? » - « La cause ? ». Líadan dévisagea quelques instants son fils avant de reprendre. « La solution alternative aux sorts. Les potions pour la majorité du monde. Les parfums pour un Alfar. ». Jämiel fronça des sourcils. Si ça avait été un parfum, il l'aurait senti, non ? A moins qu'elle n'en ait été victime hors de la demeure. « A mon tour de te poser une question. Tu as quelqu'un en particulier en tête qui aurait été touché par un tel sort ? » interrogea Líadan en s'enfonçant dans son assise, entrecroisant ses doigts face à lui. Le jeune Alfar resta silencieux, aussi le Nerethi insista-t-il, se répétant d'un ton autoritaire. « Jämiel. A qui pensais-tu en me demandant toutes ces informations ? ». L'adolescent leva les yeux qu'il planta dans ceux de son père. « Bellone. ». Le visage de l'universitaire se durci. « Tu en est certain ? » - « J'ai demandé à Owen de garder un œil sur elle aujourd'hui. Elle n'a pas ouvert l’œil depuis hier soir. » - « Et elle est en vie ? » - « Evidemment ! Il me l'aurait dit si c'était un cadavre qu'il avait surveillé ! » s'agaça le Sarethi. Et il l'aurait su, tout simplement. L'Arcesi resta silencieux plusieurs secondes à ces paroles, le regard perdu sur Jämiel, en pleine réflexion. « Rentre. Je vais voir ce que je peux faire. ».

Lorsque Jämiel fut de retour, il rejoint la chambre de l'Orine et s'apprêtait à donner quelques coups à la porte avant d'entrer, par réflexe, avant de se souvenir. Poussant la porte, il la trouva comme le lui avait dit Owen. S'installant à ses côtés, il l'observa un instant. Elle ne semblait pas en souffrance. Non, c'était exactement ça. Elle dormait. « Il n'y a toujours rien sur ton livre ? » demanda-t-il à l'attention du Mur qui nia, tandis qu'il posa son regard sur la pièce, à la recherche d'indice ou de ce qui aurait pu cause son état. Le Sarethi fit claquer sa langue sur son palais à cette réponse. Evidemment. Ce serait trop simple. Ça n'avait aucune importance. Peu importe le temps que ça prendrait, mais il retrouverait cette personne. Il ne laisserait personne s'en prendre trop facilement à lui. Il ne laisserait encore moins le monde s'en prendre si facilement à Bellone.
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Jämiel Arcesi
Lun 05 Oct 2020, 20:19

The veil of death par Anato Finnstark
La belle au bois dormant

Le menton dans le creux de son bras, affalé sur son  bureau, Jämiel fit un instant tourner l'anneau entre ses doigts, ce dernier roulant sur la table de bois telle une toupis dans un roulement sourd avant d'y retomber de même. Le jeune Alfar resta à l'observer quelques secondes avant de froncer des sourcils. Alors il s'en saisit et le remit où il l'avait rangé pendant des mois avant qu'il ne l'en sorte pour en découvrir la magie renfermée dans l'artefact. Mais justement. Le Démon qu'il devenait en mettant cette bague était trop impulsif. Sous son emprise, il agissait bien trop sous le coup des émotions et des passions qui en faisait son essence et dont il avait la pleine maîtrise. Hors, actuellement, ce n'était pas une bonne chose. Trop d'éléments venaient perturber son esprit et mettre son sang froid à l'épreuve. Aussi chercherait-il à comprendre cette part démoniaque qui était à présent sienne plus tard. Quand les choses se seront apaisés. Le Sarethi exhala un souffle puis se leva de son assise pour quitter les lieux. L'endroit était trop oppressant. Comme il attrapait un carnet et une mine avant de s'échapper de sa chambre, il croisa un Alfar qui quittait juste celle de Bellone, ce dernier venu ausculter l'Orine et potentiellement la guérir. Il n'était pas le premier à avoir été appelé pour ça. « Morchant en Hel'dra Arcesi » salua l'homme en voyant l'étudiant qui l'observait avec une attention sévère. Il ne l'avait nommé ainsi que pour la forme. Il n'y avait pas une once de respect dans sa voix. Rien d'étonnant. Comment un gamin pouvait avoir été choisi pour être élevé au rang de Roi des rois. Le pire étant qu'il n'était pas le seul dans ce cas-là. Les lubies des déités étrangères étaient décidément bien étranges aux yeux du peuple des ronces. Quoi que la Hiérarchie, soit, la Grande Dothasi en personne, commençait à prendre des décisions peu compréhensibles aux yeux du peuple, que ce soit la volonté de créer une alliance avec les Mages Noirs, concéder la victoire à cet Ange ou ouvrir la porte à la plèbe étrangère. « Alors ? » demanda Jämiel en simple réponse d'un ton sec. L'homme se serait-il montré courtois, sa réaction aurait été la même. Il n'avait aucune confiance en aucun de ces hommes venu pour aider sa rose noire. « Il n'y a rien à faire. Il n'y a aucune trace de maléfice ou de poison. Elle dort, c'est tout. » - « C'est tout ? ». Une boule de colère commença à enfler dans la poitrine du Sarethi. Qu'on essai de lui dire que ce soit normal d'enchaîner les jours et les nuits de sommeil comme elle était en train de le faire. Il se ferait une joie de montrer à ces personnes que leur sens de la normalité était toute relative et surement pas la plus sécurisante. Alors, sans un mot supplémentaire, il dépassa le guérisseur d'un pas rapide et quitta la demeure, claquant la porte derrière lui. Ces gens n'étaient que des hyènes dilettantes qui se moquaient totalement du sort de Bellone tant que ça leur était profitable oui.

Installé sur un banc dans l'un des jardins, Jämiel dessinait sur son carnet Auth qui jouait - du moins c'est là ce qu'il supposait être - avec un Ungol. Le chiot avait fini par aller au-delà des murs de la demeure familiale, suivant le jeune Arcesi de temps à autre s'il n'apparaissait tout simplement pas à proximité. Le Sarethi tourna la tête en voyant du coin de l’œil une silhouette approcher. « Nóirín ? Qu'est-ce que tu fais ici ? » - « J'habites aussi sur ce Plateau tu sais. J'ai bien le droit et la possibilité de venir ici, non ? » fit-elle d'un ton neutre en s'installant à côté de Jämiel. « Et puis, je te cherchais aussi. Je suis allée chez toi et on m'a dit que tu n'y étais pas alors... » - « Alors ton premier réflexe ça a été de venir ici, comme par hasard ? » coupa le Sarethi en arquant un sourcil. Un mince sourire se dessina sur les lèvres de la jeune Déléis sans qu'elle ne détache son regard du chiot, comme hypnotisée par ce dernier. « Non, pas par hasard. Depuis le temps, je commence à te connaître. Il m'a suffit de savoir si tu étais parti les mains vides ou non et le chemin était tout tracé. » conclut-elle en se tournant enfin vers son vis-à-vis qui tirât la grimace. Au moins son message était clair. Il était temps de casser les habitudes. « Et qu'est-ce que tu voulais ? » reprit Jämiel après un court silence en fermant le carnet qu'il délaissât à ses côtés. La Déléis ne répondit pas immédiatement, portant son regard sur le combat - du moins c'est là ce qu'elle supposait être - que se livrait le chien et l'araignée. « J'ai appris pour Bellone. Je suis désolée que les choses en soit arrivée là. » fit-elle d'un air navré. Pourtant c'est un rire bref qui échappât au Sarethi alors qu'à son tour il détournât son attention de son interlocutrice, surprise par la réaction de l'Arcesi. « Ah ! Ne te moques pas de moi. Tu ne l'as jamais appréciée. Comment tu pourrais en être désolée ? » - « Parce que je sais que toi tu tiens à elle. » répliqua la Déléis d'un air sévère en portant sur lui un regard critique. Un court flottement suivi ces mots avant qu'elle ne se saisisse des mains de l'Arcesi afin d'attirer sa pleine attention. « Souviens-toi. On marche en équipe. C'est ce qu'on s'était dit lorsqu'on nous a lié. J'ai fais une erreur la dernière fois, j'en ai conscience et tu me l'as bien rappelé. Alors ne fais pas la même erreur. Ne m'écarte pas parce qu'il s'agit de Bellone et que nos rapports ne sont pas aux beaux fixes. » fit Nóirín d'un ton ferme. Jämiel exhala un souffle. « Tu as raisons. » répondit l'Arcesi avec un sourire en coin. Un nouveau silence ponctua la réplique du Sarethi avant que la Déléis ne se lève. « Viens. J'ai une idée. » fit-elle en tirant Jämiel à sa suite qui attrapait le carnet à la volée, comprenant que toute forme de résistance était vaine.

Auth sur les talons, le duo se dirigea en direction de l'auditorium de l'école. « C'est ça ton idée ? » interrogea Jämiel tandis qu'ils pénétraient le bâtiment, abandonnant le chiot à l'extérieur qui ne s'attarda pas plus longtemps dans les parages un fois laissé à sa solitude. « Tu extériorises plus facilement avec la musique. Je me suis dis que ce serait une bonne idée de venir ici. » - « Je serai déjà venu depuis longtemps si le but était d'extérioriser. » répliqua Jämiel en arquant un sourcil. « Peut-être. Mais ce n'est pas bon. Regarde. À tout garder pour moi j'ai fini par me délester auprès d'Èibhlin. Je me rends compte à quel point c'était idiot. Mais tu n'imagines pas à quel point ça me pesait. ». Le Sarethi ne répondit rien. « Et puis, Bellone n'est qu'une goutte d'eau en plus dans un vase qui ne fait que se remplir, je me trompe ? ». Jämiel attarda son regard sur Nóirín à ces mots. « Si l'on veut marcher côte à côte, je ne dois pas être la seule à faire des efforts. » ajouta la jeune Alfar en posant un regard appuyé sur Jämiel, toujours muet, dont un rictus vint marquer les lèvres. Il avait toujours globalement tout partagé avec elle en vérité. Il n'y avait qu'un ou deux détails qu'il avait passé sous silence. Rien qui ne fasse partie de ces contrariétés. Hormis le Conte qu'il n'avait toujours pas évoqué. La situation était particulière. Il voulait en savoir un peu plus sur ce Monde des Contes avant toute chose. Lorsqu'ils montèrent dans les coulisses, chacun alla chercher son instrument de prédilection. Jämiel vérifia l'accord du sien avant de rejoindre sa compagne qui fît de même sur le violoncelle qu'elle tenait avec douceur contre elle. Puis elle posa son regard sur lui, une main sur les cordes et l'archer en attente. « A toi l'honneur. » fit-elle en se plongeant dans ses iris d'ambre. L'Arcesi exhala un souffle avant de caler le violon sur son épaule. Son regard se perdit dans le vide un instant, à la recherche de la juste note, puis il vint se poser sur l'instrument comme ses doigts vinrent jouer avec les cordes tandis que l'archer glissait le long de celles-ci dans des mouvements vifs. A peine eut-il posé les premières notes fut-il rejoint par Nóirín, l'accompagnant dans des gestes plus ample, ses doigts palpitants le long du manche à la recherche de tonalités plus grave la majeur partie du morceau, se permettant de furtifs regard en biais de temps à autre à son compagnon, croisant parfois le sien lorsqu'il faisait de même. Tout aussi furtif, un mince sourire se dessinait sur les lèvres de la Déléis. Elle le savait. C'était un monde qui le captivait et lorsqu'il s'y plongeait c'était corps et âme. Il n'était sincère avec lui-même et avec le monde qu'en ces instants où il se perdait dans la musique. Peut-être était-ce pour cela qu'il n'aimait pas jouer en public.

La dernière note raisonna dans l'air, suspendue dans un souffle. Les jeunes Alfars restèrent ainsi, silencieux, quelques secondes durant. « Ça va mieux ? » demanda finalement Nóirín. « Hum. » fut la seule réponse qu'elle obtint. Le regard de la Déléis s'attarda sur le Sarethi, les sourcils froncés. Peut-être pas ? En fait ça n'avait pas grand chose à voir. Il songeait à un duo d'un autre genre. Celui qu'il avait fait avec Bellone avant même qu'elle ne soit liée à lui. Ce n'était pas tant par nostalgie qu'il avait fait resurgir ce souvenir. Plutôt qu'il s'était rendu compte d'une chose. Nóirín avait joué à ses côtés, de la première à la dernière note, s'imposant parfois, s'effaçant en d'autres temps. Lorsque Bellone l'avait accompagnée, elle avait magnifié les lamentations du violon du velours de sa flûte sans empiéter sur son jeu, malgré sa prestation qui valait le coup d'être écoutée. Alors il tourna son regard en direction de la Sarethi. « Nóirín. » - « Oui ? » - « Aide-moi à trouver ce qui a put causer ce mal à Bellone. ». La Sarethi ne répondit pas immédiatement, dévisageant son compagnon un instant tandis qu'une lueur nouvelle brillait dans son regard. « Bien sûr. ». Un mince sourire se dessina sur le visage de l'Arcesi. Peut-être avait-elle eut raison et ces quelques minutes de musiques avaient été nécessaire. Cela faisait quelques temps qu'ils ne marchaient plus au même rythme, que leurs voix et leurs idées étaient décalées. Se mettre au diapason était une nécessité s'ils voulaient continuer à avancer loin.
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Jämiel Arcesi
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Jämiel Arcesi
Dim 18 Oct 2020, 09:24


The veil of death par Anato Finnstark
La belle au bois dormant


Jämiel referma délicatement l'ouvrage de médecine après en avoir dévoré chacune des lignes qui emplissait l'ouvrage. Il ne comptait même plus le nombre d'entre eux qu'il venait de décrypter, un dictionnaire à ses côtés afin de l'aider à en comprendre certains termes trop techniques pour qu'il puisse saisir ce que la phrase cherchait à lui expliquer. Ça ne l'avait pas mené à grand chose jusque maintenant. Il avait même été jusqu'à chercher les moyens utilisés chez les Humains. Il n'y avait rien trouvé de probant. Ses doigts pianotant sur la table, le Sarethi réfléchi aux pistes qu'il n'avait pas encore étudié et celles ayant le plus de chance d'aboutir après celles qu'il venait de creuser. Elles n'étaient pas nombreuses. À quelques mètres de là, Noírin riva son regard sur le garçon. « À quoi tu penses ? » demanda-t-elle, attirant l'attention du jeune Alfar. « Je pense que c'est agaçant de ne faire que trouver des impasses à la fin de chaque livre que j'ouvre. C'est une perte de temps que je n'ai pas. Que Bellone n'a pas. » répondit l'Arcesi sèchement. La Sarethi resta silencieuse quelques instants avant de reprendre « Qu'est-ce que tu vas faire ? ». Jämiel ne répondit pas immédiatement. Il prit une profonde inspiration et se tourna vers la Déléis. « Je ne sais pas encore. Je vais commencer par rentrer. Pour l'instant ces recherches ne mènent à rien. Je reprendrai probablement plus tard. » fit-il en se levant comme il se saisit du livre et du dictionnaire pour aller les remettre à leur place. En vérité, il ne rentrerai pas immédiatement. Il devait avant cela faire un détour. C'était hypocrite de sa part de le cacher à la Déléis alors qu'il y a quelques minutes de ça elle lui avait fait remarquer que le secret n'avait pas sa place entre eux. Toutefois, il n'avait lui-même pas la moindre idée de ce à quoi pouvait ressembler ce lieu dans lequel il comptait se rendre, ni même de sa dangerosité. Lorsqu'il en saurai plus alors il lui en parlerai, comme il lui parlerai du conte et de ce que son implication avait entraîné pour lui, par extension, pour eux.



Lorsqu'il posa le pied au sein du Monde des Contes, sur cette terre qui lui fût confiée en même temps que sa couronne, la première chose qui s'étendit sous ses yeux fut une immense étendue verte. Et c'est tout. Simplement le vert de la terre et le bleu du ciel. Le jeune Alfar, qui avait perdu tout les traits de son peuple, se tourna en voyant une silhouette au coin de sa pupille. Une Fae se tenait à ses côtés. « Où je me trouve exactement ? ». Il ignorait d'où celle-ci pouvait bien sortir. Peut-être même était-elle déjà présente avant son arrivée. « Pourquoi un enfant ? » rétorqua-t-elle plutôt en dévisageant l'Arcesi, un mince rictus aux lèvres. Elle le savait parfaitement. Elle ne le lui avait demandé que par pure provocation. Car ce qu'elle savait aussi, c'était les sentiments et le ressentiment qui rongeait l'Arcesi. Il ne tarda pas à le lui montrer d'ailleurs, répondant sèchement. « Et pourquoi pas ? ». Sans tenir compte de l'agressivité de l'enfant, la Fae reprit à son tour « Nous sommes dans le Monde des Contes. N'est-ce pas là où vous désiriez aller ? ». Jämiel laissa quelques secondes passer avant de reprendre la parole. « Je ne m'imaginais pas l'endroit comme ça. » commenta-t-il en fronçant des sourcils. « C'est un air bien sérieux pour un enfant. ». Le Sarethi se tourna vers la Fae avec un air courroucé. Rapidement il se détourna néanmoins. Elle dégageait une aura qui ne prêtait pas à la défiance. « Ce n'est qu'un terrain de base. Il ne tient qu'à vous de le modeler à votre guise. » - « A ma guise ? Donc si je veux que le ciel soit mauve... » commença le jeune Alfar en tournant son visage vers la Fae. Celle-ci planta son regard dans l'ambre de celui de Jämiel. Quelques secondes plus tard, la luminosité diminua. Le jeune Alfar leva les yeux vers les nues et découvrit ceux-ci teintés d'un sombre lie de vin. Une lueur ravie illumina son regard. Une question brûla alors ses lèvres. « Jusqu'à quel point j'ai pouvoir de changer cet endroit ? Est-ce que j'y ai les pleins pouvoirs ou suis-je restreint dans mes créations ? » - « À votre avis ? » - « Si je demande c'est que je n'en suis pas certain. ». Un sourire malicieux se dessina sur le visage de la jeune femme. « A partir du moment où vous respectez vos devoirs de Souverains, ce territoire est entièrement le vôtre. » - « Mes devoirs ? ».



C'est en douceur que la porte se referma derrière lui lorsque Jämiel rentra chez lui avant qu'il ne se dirige dans la cuisine. Attrapant un premier fruit dans lequel il mordît, il arrêta son geste en faisant demi-tour, son regard se posant sur le set de couteau de cuisine. Il en manquait. Encore. Son regard balaya la pièce. Elle n'était pas ici. Il commença alors à traverser la demeure à la recherche de la poupée pour finalement la trouver au milieu du couloir, à quelques pas de la porte de la chambre de Bellone, bloquant l'accès à un parfait inconnu. Pas si inconnu en fait puisqu'il s'agissait du guérisseur qu'il avait croisé avant de sortir plus tôt. Un rictus aux lèvres, le Sarethi croqua dans le fruit, attirant l'attention de l'individu. L'irritation marquait son visage quand les scarifications des lames que la poupée avait volé imprimaient sa peau. « Vous avez fait la connaissance de Charlène on dirait. » lâcha enfin Jämiel. « C'est une entrave à mon travail et à la possibilité de soigner votre Orine que de m'empêcher de passer. » rétorqua l'Alfar sèchement. « Sur accord de votre père je reviens pour des examens plus approfondis. ». Le Sarethi resta silencieux. Si c'était vrai, son père avait eu tort de faire revenir cet homme. Aussi laisserait il ces couteaux à la poupée pour cette fois. Il dépassa le guérisseur et Charlène sans un mot et rejoint la chambre de Bellone. Il s'arrêta néanmoins devant la porte avant d'entrer, puis tourna le visage vers l'Alfar. « Mon père n'a aucun droit en ce qui concerne Bellone. ». Enfin il pénétra la pièce. Ses iris se posèrent sur Owen qui continuait à veiller l'Orine. « Elle n'a toujours pas bougé. » répondit-il au regard appuyé du jeune Alfar. Alors il porta son attention sur la Disgracieuse. Il songea un instant que les Orines devaient, malgré leur condition, jouer de favoritisme pour nommer ainsi l'une des leur sur le seul principe que celle-ci préférât l'obscurité à la lumière. A ses yeux, elle n'avait rien de Disgracieuse et il ferait ravaler sa langue au prochain qui se prendrai à la nommer de cette façon. Le Sarethi posa un œil sur la porte avant de s'approcher de sa Rose Noire. Même si Owen avait un œil continuellement rivé sur elle, il n'avait pas l'esprit tranquille. Le sommeil profond dans lequel elle se trouvait ne la gardait pas en sûreté et lui en avait l'esprit troublé.



Pour la deuxième fois dans la même journée - jamais il n'aurai songé revenir aussi rapidement en ces lieux -  Jämiel rejoint le Monde des Contes. Néanmoins, le paysage était différent de la première fois qu'il y eût mit le pied. Avant de le quitter précédemment, il avait prit le temps d'y faire quelques aménagements en vu de son retour finalement précipité, comme cette forêt au derme chatoyant mais au cœur sombre. Cette maisonnette également, cachée quelque part sous l'épaisse canopée et derrière les entrelacements de branches lourdes et de larges racines, ou encore cette tour trônant au cœur du bois ténébreux. Mais en plus du décors, il y avait cette fois-ci encore une autre différence par rapport à son premier voyage en ces lieux. Il n'était pas venu seul en son Royaume. « C'était donc pour ça. » commenta la même Fae lui ayant expliquée ce que voulait dire être Roi du Monde des Contes tandis que le Sarethi recula du nouveau couchage de l'Orine. « Ça est une personne qui porte le nom de Bellone » rétorqua Jämiel agacé en se tournant vivement vers la jeune femme, cette dernière esquissant un sourire amusé face à la réplique du garçon. Alors, après un dernier regard sur Bellone, le jeune Alfar quitta les lieux, traversant la forêt avant de s'arrêter à l'orée du bois lorsqu'un jappement connu arriva à ses oreilles en même temps que l'animal qui en était à l'origine apparu à son regard. « Auth ! » s'exclama Jämiel surpris en accueillant l'animal presque aussi grand que lui sous cette apparence. Il ignorait comment il avait fait pour le rejoindre ici. Le fait étant qu'il le pouvait et c'était amplement suffisant à ses yeux pour l'instant. Il s'occuperai de se renseigner à ce sujet quand il aurai trouver la solution au problème de Bellone. Une chose après l'autre. Après quelques cajoleries, l'Arcesi  se redressa et fixa d'un oeil autoritaire le chiot. « Sois sage. Si quelqu'un s'invite ici, chasse le. » lui fit-il en lui tendant la main sur le museau. La bête répondit d'un nouvel aboiement que le jeune Alfar considéra comme une confirmation de son ordre. Il ne laisserai personne approcher Bellone tant qu'une solution ne serai pas trouvée, même si cela signifiait la cacher aux yeux de tous.



Doucement, Jämiel referma la porte de la chambre sur lui comme il quitta cette dernière. Son regard se porta vers le couloir où se tenait la poupée et le guérisseur un peu plus tôt. Les deux avaient disparus. Il était temps de retrouver Charlène et les couteaux qu'elle avait volée alors. C'était un coup à ce qu'elle s'en prenne à quelqu'un qu'il ne valait mieux pas attaquer. Il la trouva à l'entrée du salon, immobile et moqueuse. Il la saisit sous les bras d'une main tandis que la paire de couteau alla dans la seconde. Puis il se dirigea vers la cuisine où il y rangea ces derniers avant de délaisser la poupée sur une commode de la demeure. Avec le temps il avait compris qu'il était inutile de s'obstiner à la placer à un endroit précis. Une heure plus tard elle n'y était plus. Le Sarethi prit finalement la direction de sa chambre. À l'instant où il posait la main sur la poignée de celle-ci, une voix l'interpella. Sa mère. « Jämiel. ». Le jeune Alfar tourna son visage en sa direction. « Crois-tu qu'il soit de meilleur augure de faire disparaitre Bellone que de chasser ceux que l'on charge de trouver un remède pour elle ? » fit-elle en s'approchant à pas lent. Il ne sut dire si elle était en colère et qu'elle lui exposait une simple question rhétorique ou s'il s'agissait d'une véritable question d'opinion. « Je n'ai aucune confiance en ces personnes qui passent leurs temps à défiler dans sa chambre. Et je n'ai aucune confiance au monde non plus. ». Un mince sourire marqua le visage d'Ailill avant qu'elle ne fasse signe à son fils qu'il pouvait retourner à ses occupations.
:copyright: ASHLING POUR EPICODE




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[Q] - La belle au bois dormant

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