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 [Q] - Faire parler le fer pour en connaître la qualité | Solheim

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Lexa Blaise
~ Humain ~ Niveau III ~

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◈ Parchemins usagés : 535
◈ YinYanisé(e) le : 25/02/2019
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Lexa Blaise
Jeu 20 Aoû 2020, 09:28


Partenaire :Solheim [Léandra]
Intrigue/Objectif : Solheim est en plein service militaire, il doit amener des armes commandées par le domaine Extalia. Aiyanna est chargé de réceptionner les armes et de vérifier si elles sont de bonnes qualités. Bien entendue elle apprend tout juste et sera supervisée par un autre membre de sa famille, beaucoup plus expérimenté.



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Faire parler le fer pour en connaître la qualité

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« C'est bien Aya ! Continues comme cela ! » me lança mon oncle. Je me concentrais de toutes mes forces pour pouvoir atteindre l'aura de ma compagne Vytanie, mais c'est très compliqué. Je sens qu'elle est loin, j'ai du mal à la contacter et à lui demander de venir vers moi. Oui je m’entraînais pour apprendre à mieux contrôler et surtout à développer mon pouvoir d'Appel des Liens. Il peut me permettre d'appeler mes compagnons où qu'ils soient et qu'ils viennent rapidement vers moi. Le problème c'est que je ne suis pas encore assez puissante pour les appeler quand ils sont à plus de cinquante mètres de moi. C'est pour cela que je m'entraîne avec mon oncle Axel, il m'apprend à devenir plus forte et à ressentir le lien puissant que j'ai tissé avec mes trois chiens et mon renard élémentaire de la foudre. Mais là, je commence à fatiguer grave ! Je tombais à terre, à genoux, mes amis se ruèrent vers moi. Tout d'abord il y avait Merunès, un grand chien noir assez sombre, mais quand on le connaît, il est plutôt gentil et très protecteur. Ensuite, il y a Vytanie, une grande chienne au pelage doux et clair, elle est attendrissante et surtout elle a une fibre maternelle assez développé même si elle n'a jamais eu de portées. Le troisième et le dernier chien, se trouve être un chiot répondant au nom de Sacha. Il a aussi un pelage clair et il est très joueur malgré le fait qu'il peut tombé de fatigue assez rapidement et n'importe quand. Pour finir en beauté, il y a Vicktoria, mon renard élémentaire. On est très liées elle et moi, on est toutes deux du même élément, l'électricité. Selon les maîtres de maisons de ma famille, les renards élémentaires seraient la réincarnation des faes élémentaires qui veillaient sur les éléments éternelles qui accompagnaient quelques fois certains Lyrienns à l'époque.

Mon oncle posa sa main sur mon épaule. « Bon je crois qu'on peut en rester là pour aujourd'hui, en plus c'est l'heure pour toi d'aller réceptionner les armes que l'on a commandé. » Je me levais, dépoussiérais mes genoux avant de sortir de la grande salle d'entraînement. Je ne pris même pas le temps de me changer, après tout c'est pas comme si c'était une réception ou quelques choses d'officiels où il fallait être bien habillée. Non, là c'est juste des armes donc, je peux restée vêtue comme je suis. C'est à dire habillée d'un pantalon noir moulant, d'une chemise blanche avec un corset en cuir marron et des bottes, remontant jusqu'au niveau de mes genoux. J'avais attaché mes longs cheveux noirs, aux reflets bleus électriques, en un chignon avec quelques mèches lâches qui encadraient mon visage. Je m'étirais durant le trajet vers le lieu de rendez-vous pour me réveiller un peu. Heureusement, je suis suivie de près par mes quatre canidés. Qu'est ce que je ferai sans eux sérieusement. Je ne peux pas me passer d'eux, ils sont tellement attachants et adorables avec moi. Je regardais Sacha, le jeune chiot, jouer tout seul à courir après sa queue, de nous laisser avancer et de taper des sprinte pour nous rattraper. « Fais attention Sacha, tu risques de t'épuiser rapidement ! » Et j'avais vu juste. Quelques secondes après, le petit chiot s'étala à terre en lançant le plus gros bâillement qu'il n'est jamais fait jusque là. Je n'eus pas d'autres choix que de le prendre dans mes bras pour qu'il continue de rester avec nous tout en dormant. Au début cela m'impressionnait de voir à quelle vitesse le petit bout s'endormait, maintenant je me suis habituée et plus rien ne m'étonne avec ce chiot.

Je me trouvais enfin au point de rendez vous, devant la plus grande porte d'entrée du village économique d'Extalia. Il fallait bien entendu traverser tout le village avant de pouvoir entrer dans l'immense château des Blaise. Je pense que je ferais une petite visite guidée à notre fournisseur quand il arrivera. De toute façon, les maîtres des maisons me le conseil tout le temps, comme cela ils connaissent les lieux et en parleront forcément autour d'eux, ce qui nous fait encore plus de publicité et donc de clients potentiels. Heureusement que j'ai prit une longue cape bien chaude que j'ai mit sur le dos durant le trajet. Le temps n'est pas très clément aujourd'hui, enfin il ne l'ai jamais, tel est le climat au Berceau Cristallin.



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Léandra Y. Silvanyr
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Léandra Y. Silvanyr
Lun 21 Sep 2020, 21:35


Faire parler le fer pour en connaître la qualité



Spécialités :
- Agilité : 10
- Force : 12
- Charisme : 6
- Intelligence : 10
- Magie : 10

Pouvoirs :
- L'Invocation du Divin Chaos
- Sul Vulon
- Pruzah Aus
- Contrôle de la magie blanche
- Contrôle de la magie noire

Physique : Solheim est un réprouvé à l’allure imposante. Atteignant le mètre quatre-vingt-dix-huit pour une centaine de kilogrammes, il possède deux puissantes ailes duveteuses – l’une noire, l’autre blanche.  Il se balade actuellement torse nu, révélant ses muscles saillants et le tatouage d’aigle qui recouvre l’intégralité de son dos ainsi qu’une grande partie de son torse et de ses bras. Il est plutôt peu poilu au niveau du torse et du dos mais un sillon de poil prend sous son nombril pour se poursuivre vers la région pubienne. Il possède une pilosité plus importante sous les aisselles et sur les bras. Au niveau du bas du corps, il porte une longue culotte gris clair en lin ainsi que de bottes marron en cuir souple. Solheim noue sa chevelure d’un brun cachou en un chignon désordonné sur l’arrière de son crâne, ce qui libère son regard ambré teinté de rouge. Une balafre verticale barre la moitié gauche de son visage aux traits grossiers, formant une cicatrice nette et propre. Il porte autour du cou une sorte de chapelet.
« Solheim ! C’est quoi cette merde ?! » lança la voix tonitruante de mon maître.

Je relevai la tête de mon ouvrage, croisant ses yeux brûlants d’une flamme de colère. Ce n’était pas la première fois qu’il me réprimandait ; après tout, j’étais encore très jeune dans la profession et mes erreurs étaient nombreuses. Pourtant, je tiquai immédiatement. L’ire qui altérait ses traits étaient loin d’être habituelle. Je confirmai mon soupçon lorsqu’il balança une hachette dans ma direction. Le projectile fusa dans les airs avec une rapidité et une précision effrayante. J’eus à peine le temps de me jeter sur le côté pour éviter le choc, heurtant le sol avec violence. Un bruit sourd retentit. L’arme s’était figée dans le mur derrière moi.

« Non mais ça va pas ! T’aurais pu me tuer ! vociférai-je. C’est quoi ton problème ?!

— C’est toi mon problème ! » renchérit-il en me pointant du doigt.

Mes joues s’empourprèrent de carmin. Je me relevai prestement et gonflai le torse. Mon intimidation était vouée à l’échec. Aleifr me surplombait d’au moins deux têtes. C’était un homme de haute stature, aux larges épaules et à la musculature surdéveloppée. Il ressemblait à un homme primitif avec sa barbe et ses longs cheveux noirs graissés par la sueur. Ses deux yeux de braises m’observaient d’un air menaçant. Je frissonnai. Je ne doutai pas une seconde qu’il put me décapiter d’un simple coup de poing. Il s’avança. Je reculai. Il s’arrêta. Du coin de l’oeil, j’analysai les alentours : personne n’était présent pour me porter secours. Mes compagnons apprentis avaient quitté l’atelier bien avant notre altercation. Il ne restait plus que des fours éteints et des enclumes à l’abandon. Les outils avaient soigneusement étés rangés dans le placard prévu à cet effet. Je ne pouvais plus compter que sur mes propres capacités pour m’en sortir.

« Qu’est-ce qu’il y a ? finis-je par oser demander

— Il y a que j’en ai marre de reprendre tes erreurs ! Je t’ai déjà dit mille fois de vérifier la chaleur de ton four ! Ta dernière épée s’est encore brisée durant le test de solidité ! C’est pas compliqué bordel ! hurla t-il avant de donner un violent coup de pied dans un établi non loin de là. Je pensais que tu serais un gars attentif vu comment tu m’as presque supplié à genou de te prendre. Mais non, t’es qu’un abruti tout juste bon à fabriquer une hache médiocre !

— Hé ! l'interpelai-je à mon tour, extériorisant ma fureur. C’est pas si simple ! Vous me faites tous rire avec vos remarques stupides ! Vous m’apprenez que dalle et je dois toujours me débrouiller tout seul ! Puis j’utilise qu’un simple fourneau, MOI, j’ai pas tout un tas d’outils de mesure comme Sahqon !

— Parce que moi j’en utilise peut-être ?! me foudroya-t-il

— Non, peut-être mais vous…

— Vous quoi ? s'énerva-t-il, me coupant la parole

— Vous avez mille fois mon expérience ! »

Mon ultime réplique lui arracha un sourire qui se mua rapidement en un rire gras. Sa musculature se détendit soudain. Il semblait se rasséréner. Il n’y avait pourtant rien de drôle dans ce que je venais de dire. Je me demandais un instant s’il ne se foutait pas de moi. La moue vexée, je croisai les bras sur mon buste, patientant jusqu’à la fin de son hilarité.

« Désolé mon garçon. J’ai passé une journée pourrie. Je n’aurai pas dû passer mes nerfs sur toi, enfin c’est toujours mieux que sur ma femme, au moins toi tu risques pas de me les briser menu pendant des semaines.

— Vous n’en savez rien, protestai-je

— Peut-être, mais ça sera toujours mieux que ma femme. Enfin, bon, c’est pas le sujet. C’est vrai que j’oublie parfois que tu nous a tout juste rejoint… et que tu n’es présent que quelques heures par jour - quand tu n’es pas en vadrouille avec l’armée… Bref. Par rapport à ta remarque, ce n’est pas qu’une question d’expérience. Parfois, il faut simplement développer les bonnes aptitudes.

— Les bonnes aptitudes ? répétai-je sans réellement comprendre

— C’est exact. D’ailleurs, j’ai peut-être une idée. Tu pourrais livrer des armes pour moi à Extalia ?

— Encore ?! Mais comment voulez-vous que je m’améliore si à chaque fois vous m’envoyez ailleurs ! râlai-je. En plus, je ne vois pas en quoi ça va m’apprendre quoi que ce soit. Sans compter que l’armée ne sera pas très favorable à votre demande…

— Enfin mon garçon, rencontrer des gens est le meilleur moyen de progresser ! Pour l’armée, j’en fais mon affaire. Ils ne s’opposeront pas à ma demande bien longtemps.

— Si vous le dites… admis-je sans conviction. J’irai.

— Bien. Rentre préparer tes bagages. Tu pars demain. »SéparateurJe n’étais plus qu’à quelques lieues des portes du village. Voyager dans cette vaste étendue de glace était un vrai calvaire. Je luttai à chaque instant contre le vent. Ses assauts répétés projetaient de gros flocons dans mes yeux et à travers ma tunique. Il faisait froid et mon fardeau était lourd. Je regrettai déjà d’avoir accepté cette expédition stupide. Je resserrai ma cape autour de mes épaules. Mes doigts glacés me faisaient mal. Je les portai à ma bouche, exhalant une brume tiède qui les enveloppa d’une chaleur éphémère.

« Putain de pays de merde ! » pestai-je pour moi-même.

J’aperçus finalement une tâche foncée dans le lointain ; c’était la muraille qui ceignait le petit hameau. J’accélérai le pas. Je savais que je pourrais bientôt profiter d’une bonne bière au coin d’un feu de cheminée. Cette simple pensée aviva mon ardeur. Mes pas s’enfonçaient dans la neige, créant un sillon qui disparaissait aussitôt sous une nouvelle couche nivéenne. Je songeai, tout en avançant, qu’il devait être facile de se perdre dans cette contrée. Heureusement, la carte et les indications de mon mentor s’étaient révélées d’une grande aide.

Je franchis finalement les remparts du patelin. Mon sac sur le dos, je croisai le chemin de deux gardes peu consciencieux. Ils me laissèrent passer sans une seule question à l’égard de ce que je transportai. J’haussai les épaules. Ce n’était pas mon problème si ce bourg était protégé par des abrutis. Arrivé au point de rendez-vous, je retins un juron. Il n’y avait personne pour m’accueillir. Pas d’adulte tout du moins. Je trouvai abri au coin d’une maisonnée et y déposai mon fardeau. Non loin de là, une gamine entourée de chiens attendait sans doute le retour de son père.

« J’espère qu’ils vont bientôt se ramener. On se les caille ici ! »


1069 mots
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Lexa Blaise
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Lexa Blaise
Lun 12 Oct 2020, 21:47


[Q] - Faire parler le fer pour en connaître la qualité | Solheim 86122410

Faire parler le fer pour en connaître la qualité

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Je fixais ce paysage blanc qui à l’air des plus calmes, mais il ne faut pas se fier aux apparences, le berceau cristallin est loin d’être un endroit paisible. Mon attention se reportait sur mon grand chien noir se lança à la poursuite d’un renard sauvage. Merunes n’a même pas réussi à le rattraper. Je caressais mon petit chiot que je portais dans mes bras. Il dormait bien profondément. Je me demande quand notre livreur va arriver, je n’ai pas envie de rester planté là toute la journée, j’ai besoin de m’entrainer ! Je me suis mise à marcher pour voir si par hasard il était plus loin ou quoi. Le problème c’est que je ne sais pas à quoi il ressemble, personne ne m’a rien dit. C’est fou quand même !


Soudain, un homme attira mon attention. Il était plutôt grand, couvert d’une grande cape et portant un sac étrangement grand et qui paraissait très lourd. Je m’approchais de lui, suivie de près par Merunes, Vicktoria et Vytanie. « Bonjour, vous êtes le livreur d’armes ? » Je libérais une de mes mains pour une poignée de main. « On m’a prévenu de votre arrivée et on m’a chargé de venir vous chercher. » Je marquais une petite pause avant de continuer. « Je suis Aiyanna Blaise Aodhàn, la fille de la dirigeante d’Extalia. » Elle lui fit signe de me suivre. « Si vous voulez bien me suivre. » Je commençais déjà à en avoir marre. Marre de faire la sale besogne, de devoir accueillir les gens, de faire la petite visite guidée des lieux avant de les amener au second point de rendez-vous. Pendant un moment je restais silencieuse, mais je finis par briser ce silence, je le devais sinon j’allais avoir des remontrances de la part de ma mère et de mes oncles et tantes … De tout le monde quoi. « Nous sommes actuellement dans le village économique d’Extalia, on doit obligatoirement le traverser pour pouvoir se rendre au château et aux salles de d’entraînements. » Je fis une petite pause, posant Sacha qui venait de se réveiller. « Ici, vous trouverez de quoi vous restaurer, vous reposer, mais aussi des boutiques en lien de près ou de loin avec les animaux. Mais aussi d’autres boutiques. » Mais qu’est ce que c’est barbant de devoir parler comme cela, comme une vulgaire marionnette sans pouvoir être soi-même.

Je fixais attentivement le jeune homme, visiblement épuisé par son voyage. Je cherchais un garde autour de moi. Ce ne fut pas très difficile d’en débusquer un. « Vous ! » Le garde me regarda bizarrement avant d’apercevoir le blason de la maison Félindra, une tête de lion dans un carré, de la famille Blaise. « Oui mademoiselle ? » demanda-t-il en s’inclinant. « Pourriez-vous prendre le sac du jeune homme et l’amener dans l’armurerie. Si vous croisez ma mère ou un de mes oncles ou tantes, dites leur que je prends soin de notre livreur, il a fait un long voyage. » Sur ce, il prit le sac d’armes en se faisant aider par un de ses collègues. Je soufflais un bon coup avant de reporter mon attention sur le jeune homme. « Venez, je vous offre un coup à boire. »

Bien entendu, je l’amenais dans la meilleure taverne du village qui brasse elle-même ses bières. J’ouvris la porte en invitant le jeune homme a y entrer en premier. Lorsque je passais la porte, le tenancier de la taverne me reconnut immédiatement. « Ma’m’selle Aiyanna ! Quel plaisir de vous revoir ! Je vois que vous n’êtes pas venu seule. » Je lui souriais, au moins avec lui je pouvais être moi-même. « Ouais ! C’est notre livreur d’armes, j’ai dû m'occuper de la réception. » Le tavernier nous sourit avant de nous proposer à boire. « Dites moi ce qui vous ferait plaisir. La bonne bière de la maison aromatisée aux épices, ou alors aux herbes médicinales ? » Je m’approchais de la première table trouvée en répondant au patron. « Comme d’habitude bien sûr ! Vous avez oublié ? » Dis-je en rigolant avec le patron. Je me laissais tomber sur la chaise, mes chiens s’allongeant près de moi. Je fis signe au jeune homme de s'asseoir également. C’est le tenancier lui-même qui nous servit les bières commandées. « Et voici les jeunes ! » Il les posa sur la table. « Merci bien ! » dis-je à l’encontre du patron. Il fit un petit geste amical pour nous saluer avant de retourner derrière son comptoir. Je pris alors la chope et bu une bonne gorgée avant de la reposer.


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Léandra Y. Silvanyr
Jeu 15 Oct 2020, 15:13


Faire parler le fer pour en connaître la qualité



La gamine s’approcha. Sur ses talons, une petite meute montait la garde. Je baissai les yeux vers les siens, étincelant d’un bleu azur. Elle me tendit une main frêle et délicate en guise de salut. J’y glissai précautionneusement la mienne. J’étais très étonné d’être reçu par une fillette, d’autant plus lorsque je me remémorai le contenu de ma cargaison. Elle se présenta comme une noble, revendiquant ses origines bourgeoise. Son timbre était doux mais ferme. Malgré son jeune âge, elle ne manquait pas d’assurance. Je relevai la tête pour jeter un oeil à l’horizon ; elle ne semblait être accompagnée que de ses molosses. Dans un sens, elle me rappelait Itak. Lui aussi parcourrait le monde assorti de ses animaux de compagnie. Je me demandais comment il se portait depuis notre rencontre. Je n’avais pas eu de ses nouvelles depuis ce jour là. Je m’étais engagé à lui rendre visite au Quartier Général de son ordre. Cependant, les événements s’étaient un peu précipités. Sans doute devrais-je lui écrire pour l’informer de ma nouvelle vie ? Avec un peu de chance, son organisation déciderait peut-être de passer commande directement auprès de nous - et j’aurai l’occasion de le revoir. J’étais plus fort désormais. Un combat amical serait bien plus intéressant qu’à l’époque.

Mon attention se recentra sur la prénommée Aiyanna. Impossible de songer à me battre contre elle ; elle ne paraissait pas être une adversaire à ma hauteur. Elle n’avait pas l’air d’être une forgeronne chevronnée non plus. A nouveau, je m’interrogeai sur le comportement d’Aleifr. Pourquoi m’avait-il encore envoyé loin de l’enclume et du marteau ?

« Je suis Solheim. Solheim Xyulfang. » me contentai-je de déclarer.

Dans l’air froid, mes mots exhalèrent une légère brume blanchâtre. En face de moi, emmitouflée dans sa longue cape d’hiver, ma cliente m’invita à la suivre. Je lui emboîtai le pas sans attendre, convaincu qu’elle me mènerait à un endroit plus chaleureux.

Je n’étais pas très à l’aise en société ; je le savais. Nous aurions pu marcher des heures durant sans autre bruit que le crissement de nos pas sur la neige. Pourtant, la jeune fille prit les devants. Elle déblatéra tout un tas d’informations sur la cité dans laquelle nous nous trouvions. A dire vrai, je n’en avait cure. Mais, avec le temps, j’avais appris à ne pas vexer les autres. Je fis mine de m’intéresser à ses paroles, tournant la tête tantôt à droite, tantôt à gauche, selon ses indications.

Extalia était une petite ville juchée au coeur d’un vallon enneigé. Unique tâche dans ce tapis immaculé, elle prospérait malgré le rude climat qui l’accablait. Nous progressions dans la poudreuse. Les traces de notre pérégrination dévoilait aux curieux l’itinéraire que nous empruntions, serpentant entre les chalets de bois qui crachotaient une fumée argentée. Dans le fond, d’imposantes montagnes offraient leur protection aux natifs de la cité. Leurs pentes escarpées et leurs sommets aiguisés étaient autant d’obstacles pour les potentiels assaillants.

Nous nous arrêtâmes soudain. Je ne m’attendais pas à ce brusque changement de vitesse. L’élan m’incita à poursuivre ma course. Je m’imaginais déjà m’étaler à plat ventre sur la noblaillonne. Heureusement, un sursaut d’agilité me secourut ; j’effectuai de justesse un pas de côté qui me permis de l’esquiver. La jeune fille leva le doigt vers un homme d’une trentaine d’années tout au plus. Il avait les joues rougies par le froid et les yeux plissés par l’excès de luminosité. Il la reconnut presque immédiatement et s’érigea fièrement dans son armure de cuir. Elle lui glissa quelques ordres qu’il s’empressa de suivre avec déférence. Pourtant, malgré le rang de ma cliente, je ne pouvais me résoudre à abandonner ma cargaison - pas sans de sérieuses garanties. Lorsque le garde s’avança vers moi, je me redressai, le surplombant de plus d’une tête. Il ne sembla pas paraître intimidé.

« Je peux pas vous laisser prendre la marchandise. J’ai besoin d’une signature sur le reçu. » indiquai-je

Je fouillai ma veste pour sortir le document. Les heures passées sur les routes l’avait endommagé plus que de raison. Il était froissé et légèrement fendu à quelques endroits. Je le tendis entre moi et le garde, comme pour justifier mon refus. Après quelques pourparlers, et une griffe sur le document, j’acceptai bien malgré moi de me séparer de mon bagage. Le travail presque achevé, je me laissai convaincre par l’invitation de la demoiselle.

La taverne n’était pas très loin de là où nous étions. Je levai les yeux vers le petit écriteau de bois qui couronnait la porte : ‘Le Renard Joyeux’. C’était un nom de taverne plutôt sobre, qui avait tout à envier à ceux, plus impétueux, des établissements réprouvés. Nous fûmes accueillis par un homme bedonnant affublé d’un tablier vert olive. Il gratifia ma cliente d’un sourire radieux et porta un regard intrigué à mon égard. Je me contentai de hausser les épaules, plus intéressé par les flammes qui montaient dans le cheminée que par le petit homme. J’observai le brasier rougeoyant dévorer les bûches avec avidité. La chaleur qui baignait la pièce était bien trop agréable ; il me faudrait beaucoup de ténacité pour me motiver à affronter le froid à nouveau.

C’était le moment de choisir une boisson. Je tentai maladroitement de masquer ma grimace à l’énonciation des breuvages exotiques qu’il nous proposait. De la bière aux épices ? Une cervoise aux herbes médicinales ? Cela me paraissait absolument immonde. Qui était le créateur d’un mélange aussi sordide ? Mon expression de dégoût dû transparaître plus que je ne l’aurai souhaité car le tavernier me rendit un sourire gêné.

« Je vais vous faire goûter, vous m’en direz des nouvelles »

Sauf que, moi, je n’avais pas envie de tremper mes lèvres dans ce genre de décoction. Mais c’était trop tard, il s’était déjà retourné pour préparer les choppes. Mon attention se reporta sur la gamine. N’était-elle pas trop jeune pour boire ? Elle ne devait pas avoir plus de seize ans et, pourtant, elle semblait déjà être une habituée des lieux. Mes bonnes manières me rattrapèrent ; ce n’était pas mon problème. Aussi, m’installai-je silencieusement à sa table.

Nos boissons arrivèrent accompagnées d’un ‘Et voici les jeunes !’ qui me fit tiquer. Quel âge pensait-il que j’avais d’abord ? Je lâchai un léger grognement, presque imperceptible. Les gens du coin étaient étranges. Ma main attrapa le gobelet qui était posé devant moi. Le liquide d’or était recouvert d’une fine mousse blanche ; à l’aspect, rien n’indiquait qu’il s’agissait d’autre chose que d’une bière traditionnelle. A la manière d’un animal découvrant une nouvelle source de nourriture, j’humais longuement les effluves s’échappant du récipient. Mes narines s’écartaient au rythme de mes inspirations sonores. Je reconnus des notes de cannelle et de girofle, perdues au milieu d’autres odeurs que je ne reconnaissais pas.

« Ça sent bizarre » finis-je par conclure

Après un nouvel examen, je me décidai à goûter le breuvage. Je posai mes lèvres sur la choppe et, d’un mouvement lent et hésitant, fis glisser son contenu dans ma bouche. Au premier abord, ce n’était pas mauvais ; la saveur amère de la boisson masquait le goût prononcé des épices. Pourtant, à peine eus-je déglutis que les arômes se révélèrent. C’était tantôt sucré, tantôt piquant. Les saveurs se mélangeaient pour former un goût plus que particulier. Je grimaçai.

« Le goût est… spécial. Enfin, essayai-je de me reprendre maladroitement, je veux dire… merci. »

Je reposai le gobelet sur la table. La réalité était plus tranchée : je n’aimais pas.

1 232 mots


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Mer 21 Oct 2020, 18:02


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Faire parler le fer pour en connaître la qualité

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Je portais de nouveau la chope de bière à mes lèvres pour en boire une bonne lampée. Le goût des épices excitait mon palais, la complexité de ses arômes m'enivrait totalement. Je reposais ma chope sur la table en expirant un bon coup. Je regardais le dénommé Solheim. Visiblement il n’aimait pas cette bière. J’eus un petit rictus en l’écoutant parler. « Vous savez, si vous n’aimez pas, ne vous forcez pas ! » Je bus une autre gorgée de mon breuvage. « Tavernier ! » criais-je à l’attention du patron. « Une autre tournée ! Cette fois, apportez au monsieur un breuvage qu’il appréciera ! » Je posais mes deux coudes sur la table. Le tenancier du bar arriva et nous servit de nouvelles chopes. « Et voilà pour vous ! Une bière des plus classiques brassée par mes soins ! » annonça-t-il en nous souriant. Heureusement qu’il n’était pas susceptible. Il sait très bien que nous, les lyrienns nous avons des goûts assez spéciaux et ultra variés je dois l’admettre. Un lyrienn de feu ne boira ou mangera certainement pas la même chose qu’un lyrienn de l’eau. Il préfère largement les plats épicés qui arrachent sa bouche, tandis que le second préférera les goûts subtiles. Autre exemple, les lyrienns de la foudre, comme moi quoi, et bien nous on aime tout ce qui est épices sans être trop épicés. On aime beaucoup sentir toutes les différentes notes d’épices, leur subtilités, leurs arômes, leurs complexités, pour qu’à chaque bouchée, à chaque gorgée on ait des sensations différentes que la précédente. La force des épices, c’est tellement exaltant. On peut s’attendre à tout avec elles, tout comme la foudre est imprévisible. Je suis comme mon élément, imprévisible. Mon rêve c’est de créer mon propre breuvage. Bon c’est très simpliste comme rêve, mais ça va être compliqué, parce que je suis loin d’être douée en la matière. Sinon l’un de mes autres souhaits est d’avoir ma propre brasserie. Ca vous en bouche un coin !

Je ne sais pas pourquoi, d’un coup je repense à ce changement qui s’est opéré chez moi. Avant j’aurai été bien plus sage et disciplinée. J’aurai amené ce beau jeune homme dans l’armurerie pour qu’il puisse les déposer lui-même. Je l’aurai congédié par la suite, en le ramenant vers un moyen de transport pour qu’il puisse retourner chez lui. Mais depuis un moment, depuis ma révélation j’ai changé, mais encore plus depuis que je suis revenue ici par ce halos. A l’intérieur de je rappelle d’avoir vu différentes portes et ensuite … Je me souviens vaguement d’une sorte de conte ou je ne sais quoi. Je ne me souviens de pas grand-chose. C’est vraiment étrange. Et depuis ce moment-là, j’ai tendance à ne plus trop suivre les règles qui me sont imposées. Pour faire simple, j’ai tendance à faire ce dont j’ai envie. Comme par exemple là, j’avais envie de boire une bonne bière. Cela m’énerve un peu d’être la fifille à sa maman, surtout quand la maman en question occupe une place assez importante. Je secouais ma tête pour sortir de mes pensées avant de boire une grande gorgée de bière. Une fois ma chope vide, je la reposais. Je fixais Solheim en lui posant une question. « Dites-moi, ça vous dit de croiser le fer ? »Je sais que c'est une question assez brute, mais comme je vous l’ai dit tout à l’heure, je n’en fait qu’à ma tête. Or là, ma tête me disait que j’avais besoin de me défouler et de m’entraîner. Je dois avouer que j’en ai un peu marre de toujours m’entraîner avec les mêmes personnes, même lorsqu’il s’agit de membre de ma propre famille. Ils sont si prévisibles … normal je les connais tous, ou presque, enfin bon. Cela ne change en rien à mon envie de croiser le fer. « Il se trouve qu’il y a une salle d’entraînement au château d’Extalia. Je pourrais aussi vous montrer l’armurerie. Ainsi nous pourrions nous assurer que votre paquet a bien été amené là bas, même si je n’ai aucun doute là dessus. » J’ai bien vu comment Solheim a été exigeant lors de la remise du colis. Je voulais donc lui montrer le lieu de stockage des armes pour le rassurer. Mais je dois bien avouer que c’est surtout l’envie de me battre, de m’entraîner qui me poussait à l’inviter dans la salle d'entraînement du château, ainsi que l’armurerie pour que je puisse me changer et choisir une arme.



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Léandra Y. Silvanyr
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Léandra Y. Silvanyr
Lun 09 Nov 2020, 12:46


Faire parler le fer pour en connaître la qualité



Spécialités :
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- Contrôle de la magie noire

Physique : Solheim est un réprouvé à l’allure imposante. Atteignant le mètre quatre-vingt-dix-huit pour une centaine de kilogrammes, il possède deux puissantes ailes duveteuses – l’une noire, l’autre blanche.  Il se balade actuellement torse nu, révélant ses muscles saillants et le tatouage d’aigle qui recouvre l’intégralité de son dos ainsi qu’une grande partie de son torse et de ses bras. Il est plutôt peu poilu au niveau du torse et du dos mais un sillon de poil prend sous son nombril pour se poursuivre vers la région pubienne. Il possède une pilosité plus importante sous les aisselles et sur les bras. Au niveau du bas du corps, il porte une longue culotte gris clair en lin ainsi que de bottes marron en cuir souple. Solheim noue sa chevelure d’un brun cachou en un chignon désordonné sur l’arrière de son crâne, ce qui libère son regard ambré teinté de rouge. Une balafre verticale barre la moitié gauche de son visage aux traits grossiers, formant une cicatrice nette et propre. Il porte autour du cou une sorte de chapelet.
Je remerciai la jeune fille d’un signe de tête et attrapai la nouvelle boisson. L’odeur était plus classique, le goût aussi. Pourtant, j’arrivai à noter la subtile différence qui dénotait des bières brassées dans les établissements réprouvés : la teneur en alcool. Le breuvage était bien plus doux et léger, semblant s’adapter à la constitution - somme toute plus faible - des habitants de ce village. Je vidai la choppe d’une traite et la reposai sur la table dans un claquement lourd.

« C’est beaucoup mieux ! » lâchai-je en direction de l’aubergiste, sans réellement me préoccuper des autres clients - rares mais néanmoins présents - qui se tenaient à quelques tables de nous.

Je reportai mon attention sur la demoiselle qui me faisait face. A l’extérieur, je n’avais pas pris le temps de la dévisager - bien trop occupé à lutter contre le froid ambiant. Mais ici, à la lueur du feu, j’étais bien plus à même de m’attarder sur les traits de son visage. Elle me semblait soudain moins enfantine. L’adolescente ne tarderait pas à devenir une femme - cela se voyait à la poitrine qui commençait à poindre sous son habit d’hiver. Je continuais mon inspection, notant les imperfections de son visage et la densité de ses cheveux de jais. Elle ne ressemblait pas le moins du monde à une réprouvé, mais elle n’était pas dépourvue de beauté pour autant. Je détournai finalement le regard ; j’avais compris que lorsqu’un homme observait trop longuement une femme, cette dernière avait tendance à s’attendre à davantage d’intimité. C’était encore plus vrai durant la période difficile que traversait une femme en devenir ; je ne voulais pas qu’elle se fît de faux espoirs.

Ce fût elle qui brisa la bulle de silence qui s’était installée entre nous. Un sourire franc éclaira mon visage à l’entente de sa proposition. Je ne refusais jamais un combat - quand bien même l’adversaire me paraissait bien moins expérimenté que moi. Lors de l’entraînement, peu importait le niveau des opposants, tant qu’ils y mettaient du coeur à l’ouvrage. Ayleth m’avait appris que chaque bataille permettait de développer nos compétences martiales. Si un guerrier expérimenté utilisait des techniques de renoms, un débutant se perdait dans des mouvements moins traditionnels - ce qui travaillait notre capacité d’adaptation, d’anticipation et de réaction. Bien sûr, il était toujours possible pour le plus fort de se mettre un handicap pour corser les choses, mais il fallait toujours veiller à ne pas sous-estimer les capacités de l’autre ; rien n’était plus honteux pour un combattant que d’avouer avoir mal jaugé sa puissance et surestimer ses compétences. Dans un affrontement amical, il était bien souvent possible de s’excuser pour son orgueil et de revoir les pénalités que nous nous étions infligées. Dans la réalité, c’était bien souvent la mort qui cueillait les arrogants.

« Avec plaisir », me contentai-je de répondre.

Je n’étais jamais venu dans cette contrée et ne connaissais pas réellement les moeurs du pays. Parfois, livrer un combat avait une signification particulière. Je me rappelai soudain de ce conte où deux amants s’étaient déclarés leur flamme à coups de poings. Dans d’autres régions, se battre contre un noble - sans le laisser gagner - était un délit presque aussi grave que le meurtre. Je me demandais si la proposition de l’adolescente n’était pas un piège - ou s’il y avait d’autres informations qui brouillaient ma compréhension. Je décidai de jouer carte sur table avec elle.

« Nous sommes d’accord qu’il s’agit d’un combat traditionnel ? »

Devant son air surpris, je décidai de poursuivre ma question.

« Je veux dire… Il ne s’agit pas d’un acte cérémonial, juridique ou symbolique, n’est-ce pas ? Nous parlons d’un simple combat qui ne nous engagera, ni l’un, ni l’autre dans quoi que ce soit, selon les règles de votre cité ? Et chacun de nous sera libre de perdre ou de gagner sans aucun préjudice ? »

En parlant, j’avais l’impression d’être de plus en plus stupide. A m’écouter, je craignais qu’elle me prît pour un couard ou mésinterprétât mes propos. Je n’étais décidément pas à l’aise pour exprimer mes pensées avec les autres. Dans une ultime tentative, j’essayai de rattraper mes déclarations.

« Non pas que j’ai peur de perdre ou de combattre, au contraire. Enfin, je n’apprécie pas particulièrement de perdre, bien sûr mais… Ce que je veux simplement dire c’est que… il n’y aura d’enjeux que ce que nous pourrions décider ensemble, n’est-ce pas ? Et je ne dis pas ça car je souhaiterais qu’il y ait un enjeu, non, je veux juste être sûr des conditions de notre affrontement. »

Mes joues s’étaient rosies sous l’effet de ma propre confusion - et de mes efforts pour ne pas paraître complètement idiot. Mes yeux ambrés se plongèrent dans ceux, céruléens, d’Aiyanna.

« Si nous sommes d’accord, je vous suis. » conclus-je sur un air plus formel.


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Lexa Blaise
Dim 31 Jan 2021, 22:16


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Faire parler le fer pour en connaître la qualité

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Heureuse de l’entendre répondre positivement à ma proposition, je laissais un sourire illuminer mon visage. Mes chiens ont bien senti mon excitation qu’ils se levèrent tous en même temps et me regardaient en remuant la queue. Cependant, je fus surprise de sa question. Ayant aperçu mon étonnement, il décida de compléter sa question. Au fur et à mesure de ses paroles, je commençais à comprendre où il voulait en venir. Je dois avouer que je n’ai pas été très claire non plus. Croiser le fer laissait souvent penser qu’il y a un enjeu derrière, que ce soit un duel avec une symbolique particulière, juridique ou cérémonial comme il l’avait fort bien souligné. J’aurai dû utiliser un autre terme comme un petit combat ou mieux encore, un entraînement. « Ne vous en faite pas, c’est juste histoire de s’entraîner. Il n’y aura pas de cérémonie ou quoi … juste un petit entraînement. Je dois me perfectionner dans l’art du combat … j’ai beaucoup de choses à apprendre et je me suis dit que ça pourrait être bien de m'entraîner avec quelqu’un que je ne connais pas, du moins pas encore. » Au fond de moi j’espérais trouver en ce jeune homme un compagnon d’entraînement, voire même de combat si le courant passe bien … Bien sûr, je ne fais aucun sous-entendu sexuel ou quoi … j’espère vraiment pouvoir trouver en lui, un ami sur qui je peux compter. Mais ce qui cloche c’est que je ne suis pas douée pour me faire des amis, la preuve, je n’ai que mes chiens et les membres de ma famille. Même à Basphel je reste avec mes cousines Seïla et Asuna, et ma sœur Astrid quand elle n’est pas avec Kathe.

Je me levais de ma chaise en tendant ma main vers Solheim. « Alors nous sommes d’accord, il s'agit juste d’un duel, sans aucune condition ! Un simple entraînement ! » J’hésitais un instant, mais je finis par lâcher ces quelques mots. « Sinon, vous pouvez me tutoyer, ça sera plus simple ! » Je me suis sentie rougir au fur et à mesure de mes paroles. Pour éviter qu’il s’en aperçoive, je me dirigeais vers la sortie de la taverne. « La salle d'entraînement est par là ! » dis-je, d’une voix légèrement tremblante, pour qu’il me suive.

Une fois dehors, je marchais en compagnie de Solheim en direction du grand château qui surplombe le village économique d’Extalia. Il était vraiment immense et très imposant. On pouvait le voir de très loin dans le berceau cristallin, vu qu’il a été construit sur une colline en pierre, quand le temps pouvait le permettre. Après un certain temps de marche, plusieurs bâtiments imposants commençaient à faire leur apparition. « Là, tu as le château Extalia, là où ma famille et moi vivons. Ensuite, les trois bâtiments que tu vois là, ils sont dédiés à l’élevage. Un pour celui des félins, un autre pour celui des canidés et le dernier pour les oiseaux. » Ces trois bâtiments sont plutôt simples d’un point de vue architectural, même si chacun d’eux comporte des éléments décoratifs qui trahissent l’élevage qu’ils abritent. « Ensuite, le bâtiment derrière c’est celui des soins animaliers, de la clinique vétérinaire quoi. » Je continuais d’avancer jusqu’à ce qu’on aperçoive le deuxième bâtiment le plus imposant d’Extalia, après le château bien sûr. « Et là, c’est le bâtiment des salles d’entraînements et de l’armurerie ! » Il était très facile de reconnaître l'utilité de ce bâtiment. L’architecture y était largement plus développée que les bâtiments réservés aux élevages. Une grande arche taillée, dans la pierre représentant une multitude d’armes de diverses catégories, encadrait les deux immenses portes en bois massif sculpté et décoré avec du fer noir forgé.

En me voyant arriver, les gardes m'ouvrirent directement les portes. « Il m’accompagne, c’est mon invité. » annonçais-je aux soldats pour éviter tout problème. Ils s'inclinent à mon passage. D’un côté, je trouve ça super cool qu’ils fassent cela, mais à la longue ça devient un peu lourd. Je rêve de pouvoir sortir d’Extalia et pouvoir découvrir le monde où je serais une parfaite inconnue. Fini ce genre de formalité !
Une grande cour s’offrait à nous, rendant possible les entraînements extérieurs. D’ailleurs quelques membres de ma famille étaient en train de s’entraîner au tir à l’arc et à l’arbalète. Heureuse qu’il n’y ait pas de gardes devant la porte d’entrée, je m'empresse de l'ouvrir pour ainsi dévoiler un immense couloir desservant d’autres couloirs, menant à diverses portes. J'ai pris le premier couloir à gauche, puis je suis allé tout au fond. Un grand panneau au-dessus d’une porte indiquait que l’on était bel et bien dans l’armurerie. Je pénétrais dans la pièce, suivie de près par Solheim. Je fus heureuse de voir que le sac rempli d’armes qu’avait livré le jeune homme était bien arrivé à destination. « Je te l’avais bien dit, il n’y avait pas de quoi s’inquiéter. » L’un des avantages d’être riche et noble, c'est pouvoir commander les autres.

Impatiente, j’enlevais ma grande cape pour la poser dans les vestiaires juste à côté, dévoilant mon corps encore un peu frêle, mais avec de belles formes féminines et surtout des muscles naissants. Je réajuste mon armure en cuir, puis je prends ma dague en argent que je rangeais dans son fourreau qui était placé derrière mon dos, à l’horizontal. Pour finir, j’attachais mes cheveux en une longue natte noire tout en invitant Solheim à se mettre à l’aise. « Fais comme chez toi ! Tu peux te changer si tu le souhaite et choisir n’importe quelle arme ! » lui annonçai-je en souriant.



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◊ Poste IV ◊ 927 mots ◊



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Léandra Y. Silvanyr
Mar 02 Mar 2021, 22:36


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Je resserrai ma cape sur mes épaules Le vent glacial s’infiltrait à travers les couches de vêtements pour me glacer les os. La morsure aigüe du froid contrastait avec la douceur de l’âtre de la taverne. Je regrettai amèrement cette excursion au sein de ce village maudit. Mon corps accoutumé à la chaleur de l’île et à l’ardeur des fourneaux de la forge peinait à s’acclimater à cet environnement hostile. Les muscles de mon dos se contractaient régulièrement sous les assauts de la brise gelée dans un léger élan de souffrance. Nous avancions d’une démarche bien trop lente pour moi, l’adolescente démontrant ses talents de guide touristique avec un plaisir non dissimulé. Je me contentai de marmonner des appréciations incertaines, trop concentré sur l’hostilité de la météo pour m’intéresser à quoi que ce fût d’autre.

Le château d’Extalia se détachait du paysage cristallin. Les hauts bâtiments de pierres apportaient un contraste grisonnant au manteau nivéen. Ils se dressaient fièrement sur la colline, effleurant le ciel brumeux de leurs fanions colorés. La petite aristocrate me présentait chacune des bâtisses qui ponctuaient notre chemin avec moult détails ; je tournai la tête, suivant les gestes de ses doigts, plus par courtoisie que par réel intérêt. Son domaine me paraissait excessivement vaste et je m’interrogeai soudain sur les hauts faits qui avaient pu permettre à cette famille de bénéficier de tant de richesses. Les dirigeants de la bourgade menaient un train de vie étonnamment fastueux par rapport à l’ampleur de la population. Ma curiosité piquée au vif, je me retins néanmoins de questionner Aiyanna ; je doutais qu’elle résumât l’histoire de sa maison en une brève présentation - et je n’avais ni le temps, ni l’envie d’écouter un interminable soliloque sur l’avènement de la notoriété des Blaise.  

Nous nous approchâmes d’une arche de pierres dont les voussoirs sculptés représentaient une kyrielle d’armes de toutes origines. Dans l’ombre de la voûte, deux gardes se tenaient de part et d’autre d’une lourde porte de bois ornée de volutes de fer forgé. Ils s’inclinèrent sur notre passage, nous invitant à entrer dans l’imposante bâtisse. Je me glissai à l’intérieur du bâtiment à la suite de la jeune fille. Nos pas sonnaient sur les sombres dalles de marbre, rythmant le silence qui s’était finalement installé entre nous. Nous traversâmes une vaste cour intérieure peuplée de petits groupes d’archers visant de leurs arcs les cibles qui s’élevaient à l’autre bout. A en croire les flèches qui transperçaient les mannequins de paille, certains étaient plus doués que d’autres. Je suivis Aiyanna plus profondément dans le dédale de couloirs et de salles en enfilade. Elle s’arrêta finalement dans ce qui semblait être l’armurerie. Mon regard se posa alors sur le sac qu’il m’avait été donné de transporter de Gona’Halv à cette région neigeuse, et je ne pus retenir un léger soupir. L’imbécile qui avait exécuté les ordres de sa maîtresse n’avait pas daigné suspendre l’arsenal aux râteliers du mur opposé. Je me détournai de cette triste constatation et recentrai mon attention sur l’adolescente.

« Je n’ai pas besoin de me changer, je suis toujours prêt à me battre » déclarai-je en dégrafant la cape rouge qui m’entourait les épaules, découvrant une chemise de lin noire.

Je la posai négligemment dans un coin et m’intéressai aux possibilités qui s’offraient à moi. Le choix était vaste parmi les équipements proposés pour l’entraînement. Épées, marteaux, haches, lances et autres armes exotiques étaient alignées dans les emplacements prévus à cet effet. Je me munis de deux francisques de bonne facture et rejoignis le centre de la pièce. D’un simple mouvement des poignets, je les fis fendre l’air avec panache. Ce n’était pas trop mal. J’examinai la silhouette qui se dressait face à moi d’un oeil critique ; je me demandais bien ce qu’elle avait dans le ventre. Elle paraissait si fragile avec sa petite dague.

« C’est tout ? » m'étonnai-je en arquant un sourcil.

Au vu de l’allonge de mes armes, il était fort peu probable qu’elle réussisse à s’approcher suffisamment prêt. Le combat n’était pas très équilibré. Cela ne me plaisait pas.

« Bon, on va faire différemment alors. Attends un instant. »

J’abandonnai à regrets mes armes de prédilection pour une épée courte. Je n’étais pas à l’aise avec les poignards - mais j’avais une idée pour rééquilibrer le combat. Je me débarrassai de l’étoffe qui me couvrait le torse, renonçant à la moindre protection. Je revins face à Aiyanna, à moitié nu.

« Cela me paraît plus équilibré de cette manière, indiquai-je avec sérieux. Tu es prête ? »

Je me plaçai en position de combat, aucunement gêné par l’impudence de ma tenue.

760 mots


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Dim 18 Juil 2021, 17:49


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Faire parler le fer pour en connaître la qualité

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J’observais attentivement Solheim. Je trouve que c’est un homme bien mystérieux, qui a l’air d’être très intéressant. J’aimerai bien en apprendre plus sur lui. Après tout, il vient du peuple des Réprouvés. Je ne connais que très peu de choses à leur sujet, peut-être que l’homme qui se tenait juste devant moi pourrait m’en apprendre davantage. En parlant de lui, il éleva sa voix pour m’annoncer qu’il n’avait nullement besoin de se changer, qu’il était toujours prêt au combat en même temps d’enlever sa cape rouge pour la poser, négligemment, dans un coin. Je m'empresserais de ramasser la cape, de la frotter un peu pour enlever la poussière avant de l’accrocher sur un cintre. Je déteste quand les choses ne sont pas bien rangées. Je posais de nouveau mon regard sur Solheim. Je suis surprise de relever que sa chemise noire lui allait très bien ! Je le suivais toujours des yeux. Il tentait de choisir une, ou des armes parmi la panoplie que l’on possédait. Finalement son choix s’arrêta sur deux francisques, je les reconnaissais. Ce sont deux haches qui ont été forgées il y a fort longtemps, quand Takias notre ancienne reine était encore forgeronne. Mais maintenant elle a quitté notre monde. Pour honorer sa mémoire, nous avons toujours pris soin des créations qu’elle nous avait léguées. Solheim retourna au centre de la pièce pour tester les deux haches qu’il venait de choisir.

J’ai failli rire lorsque Solheim souleva le fait que je ne possédais qu’une petite dague. Il ne sait pas ce que je cache. Je me caressais les poings, me remémorant la douleur qu’a provoqué leur première et dernière sortie. Je ne sais pas si j’aurai la force de les faire sortir lors de notre combat. Je vais encore avoir le droit à des pansements si je fais cela et à de nouvelles cicatrices. Je reportais mon attention sur Solheim qui venait d’abandonner les deux haches pour une épée courte. Il enleva par la même occasion sa chemise noire, laissant son torse à la vue de tout le monde avant de revenir vers moi. Je me sens rougir face à cela. Je ne savais pas trop où me mettre, mais lorsque je croise de nouveau son regard déterminé, je reprends mon sérieux. « Je suis prête. Allons dans la salle d'entraînement. » lui dis-je en lui faisant signe de me suivre.

J’ouvris une immense porte en bois et en fer forgé pour nous offrir le meilleur terrain d’entraînement d’Extalia. Il était immense avec de nombreuses imperfections sur le sol. De gros rochers sont disposés de façon aléatoire sur le terrain, des murs qui font penser à d’anciens vestiges trônent ici aussi. Quelques arbres bien enracinés, quelques troncs morts allongés à terre. Tout est fait pour s’entraîner dans des conditions proches de la réalité du terrain. Je ressens toujours la même excitation lorsque je pénètre ici. J’ai de la chance d’être bien née et d’avoir suffisamment de fonds pour nous permettre ses folies, même si la topographie du terrain a été formée par les Lyrienns de la Terre et ceux de la Nature. Attirés par mon envie de m’entraîner et de mettre la première patate, mes chiens rappliquent tous, sans exception. Je me redressais pour les regarder dans les yeux. Je me concentrais quelques secondes, pour leur ordonner, via le Lien privilégié que j’ai avec eux, de s’asseoir bien gentillement en dehors du terrain d’entraînement. « Je suis désolée pour ce petit désagrément. » Je les regardais prendre place, près de la porte de sortie. « Bon, je suis enfin prête ! » Je me suis enfin mise en mode combat. « En garde ! » Je ne sais pas comment Solheim se bat, ni ce qu’il a prévu de faire. Dans tous les cas, c’est un entraînement … à moins qu’il ne prenne cela pour un véritable affrontement. Si jamais, l’infirmerie n’est jamais très loin !

Je le fixais avec un être sérieux avec un soupçon de malice. Je commençais par marcher en sa direction. Je voulais le titiller pour voir si je pouvais entrevoir une ouverture pour pouvoir l’exploiter. Je commençais par esquiver deux trois de ses attaques. Peut-être que lui aussi tente de savoir comment je me bat. Mon cœur commençait à s’accélérer, l’adrénaline du début de combat commençait à venir. Peut-être que je pourrais utiliser mes attributs féminins pour le distraire ? Pas tout de suite, je vais attendre un peu.




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