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 [RPPT] - Le Grand Fessetival de la Charité

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Latone
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Latone
Ven 30 Oct 2020, 17:30

Les paupières de la femme se plissèrent, malicieuse. Allongée sur le décor, il ne rechignait pas à quelques proximités pour la rejoindre. Ce qui était plutôt rare avec elle : les badauds craignaient d'envahir son espace privé, tant elle paraissait massive à bien des égards. Pourtant, Léto était une femme de contact, une personne qui n'hésitait pas à passer une tête par-dessus l'épaule ou à reposer ses yeux simplement en raccourcissant leur distance commune. Leur peur était compréhensive, il lui arrivait de le remarquer assez rapidement. Mais Léto, c'était toujours une femme de contact. Une demoiselle qui valsait à son allure. Maximilien s'amusait de cette situation et cela ravit la blonde qui ne demandait qu'à passer un bon, et ultime, moment à Avalon.

" Vous êtes positif, c'est la bonne attitude à adopter. Souriante, elle haussa les épaules en jetant quelques regards autour d'elle. Vous n'avez pas un public qui vous jugera, et mon avis n'importe que peu. " Pour une rare fois, elle disait doublement vrai : les Esprits rechignaient à se frotter au Ma’Ahid et le sujet principal de cette œuvre ne souhaitait qu'être le centre d'attention, juste un instant. Pas une critique.

D'emblée silencieuse et docile, la modèle observa l'artiste malgré lui s'attaquer à la composition. Elle remarqua assez vite qu'il se prêta bien au jeu, sans pour autant lui dicter quoi que ce soit de spécifique. La pose devait lui convenir, ainsi que la tenue… En bougeant le moins possible et sans quitter le chevalet des yeux, la Chamane comprenait peu à peu toutes les contraintes qu'elle posait sur les victimes de son art. C'était une expérience intéressante que d'inverser les rôles.


" Vous parliez de logique, tout à l'heure. Se lança-t-elle, soudaine. La "logique" voudrait que nos chemins ne se soient pas croisés et encore moins qu'ils se poursuivent jusqu'au bout de la nuit. Consciente de pouvoir être mal interprétée, elle surenchérit aussitôt : Ne vous méprenez pas, votre nature raciale n'y est pour rien. Pas plus tard que ce matin, j'ai peint la Matasif. Alors que la "logique", encore une fois, aurait voulu qu'elle massacrât ce typhon d'Anti-Magie. Quelques temps de plus sur le trône des Chamans suffiront peut-être à la pousser à l'action. Tout ça pour dire que ma logique est rarement en accord avec qui que ce soit. " Une lueur de défi, fugace, brilla dans ses yeux.

La question de l'Eraël la prise au dépourvu, sur la forme. Un regard sur elle et oui : sa tenue de voyage continuait de préserver ses courbes. Enfin, à une exception près : un pantalon en moins. Le poncho s'était chargé de masquer le fait qu'elle trainât en sous-vêtement. Quant au fameux pantalon, il avait dû se perdre quelque part dans le tipi. De toute façon, les heures suivants sa disparition, Léto n'en eût absolument pas besoin. Puis, les Déchus ne semblaient pas être du genre à s'en plaindre.


" Ce poncho est sacré, j'ai promis de le garder intact. Pour le reste, c'était à vous de m'ordonner. " Cela la fit sourire qu'il ait manqué une telle occasion d'exiger à la belle Sùlfr de se déshabiller rien que pour lui.

Le suspense ne tarda pas à se dissiper lorsque l'Humain présenta, effectivement trop tôt, sa confection. Elle partagea son amusement et devint un peu rouge tant la situation la fit constamment rire intérieurement. Rictus aux lèvres, la peintre se leva pour se rapprocher de la toile, une attitude faussement professionnelle.


" Quelques cours pourraient… vous améliorer, oui. D'un regard en biais, elle imagina accrocher cela dans sa nouvelle chambre royale. Fantastique. Je prends note. Vous avez essayé, c'est rigolo. N'importe qui aurait été gêné et aurait pu rendre la tâche moins palpitante. Et pourtant, Maximilien avait tout fait selon son bon vouloir, jusqu'au bout. Tenez, asseyez-vous là. Je vais vous montrer. " Elle lui présenta un tabouret rustique et tourna le chevalet, avec un support vierge, de sorte qu'il voit prendre forme la future œuvre en temps réel.

Le Ma’Ahid de l'Obstiné ne lui était guère invasif. Elle remerciait sa Magie d'être assez solide et agile pour la suite de l'exercice. Au tout début, la Souriante eut pour intention de s'assoir sur les genoux du modèle. Toutefois, consciente de son propre poids musculaire – malgré leurs tailles respectives proches – elle préféra se contenter d'être derrière lui et d'agiter les bras et les doigts dans son champ périphérique. Petit à petit, le tableau se colorait d'une silhouette bien reconnaissable, comme si l'Humain se tenait devant un miroir. Pour faire passer le temps, Léto lui raconta une anecdote.


" J'ai grandi sur le Matin Calme. Ce continent ne doit pas vous dire grand-chose, il est sous les flots depuis un bout de temps. Et là-bas, il y avait une arène : l'Arène de Cristal. Cet endroit m'avait toujours fascinée… Petite, je m'imaginais déjà casser des têtes là-bas. Elle rit brièvement, un éclat nostalgique dans le regard. Ce sentiment étrange d'y avoir raté une belle occasion est resté ancré en moi très longtemps. Jusqu'à ce jour où je suis invitée à Bouton d'Or pour la Coupe des Nations. Lorsque je suis entrée dans leur arène, c'est là que j'ai compris : pourquoi pas moi ? Elle baissa les yeux sur la tignasse de Maximilien. Pourquoi pas avoir ma propre arène ? Une pause, à laisser reposer un petit peu ses doigts enchantés. Vous m'avez tout l'air bien débrouillard avec vos bras. Elle le vérifiera en temps voulu ; d'ailleurs, sans réelle discrétion, son haut glissa de ses propres bras pour finir par terre. Imaginons que je parvienne à construire cette fameuse arène, vous voudriez y venir ? Elle laissa la proposition en suspens, après tout ce jour ne risquait pas d'arriver de sitôt. Je vous retrouverai si l'idée vous tente. " L'inverse sera bien difficile, à moins qu'il soit suffisamment hardi pour sillonner la Mer Maudite et se présenter à des tribus qui voudront sa peau.

Sur ces mots, et cette démonstration qui ne sera d'aucune utilité étant donné que son élève était un Humain, l'œuvre éclata d'une brève lumière sous les traits que Léto désirât lui montrer. C'était donc bien un portrait de l'Eraël, assis sur le tabouret et de face par rapport au spectateur. À deux détails près : il était nu et il n'était pas seul. Entre ses genoux, une femme blonde et apparemment musclée, agenouillée, penchant sa tête au niveau de son entrejambe pour des raisons diablement suggérées. Puisqu'elle était de dos, elle masquait ses vilaines cachotteries. Ne sachant point si c'était la Luxure en flacon ou toute cette nudité de la journée qui avait fini par lui monter à la tête, Léto commençait à prendre goût à se lancer dans l'obscène. Les Chamans approuveront sûrement, car le charnel s'ancrait dans leur culture, mais comment le transposer à ses admirateurs étrangers ?

Silencieuse, sa main droite se posa délicatement sur l'épaule de Maximilien, Léto lui laissa un temps pour observer, avant de faire le tour – sans rompre le contact – et de se placer dans son champ périphérique. Il ne lui restait qu'un simple pan de tissu entre les jambes.


" Alors, vous l'accrocherez dans votre chambre ou il lui manque quelques touches ? "


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Sam 31 Oct 2020, 00:58



Le Grand Fessetival de la Charité



Edwina prit l’objet entre ses mains. Elle étudia le cadeau. « Merci. » murmura-t-elle. Il était difficile de déterminer ce dont il s’agissait, en le laissant dans le paquet. Aussi, ses doigts l’écartèrent. Son visage voilé ne laissa place à aucune émotion. Elle n’en ressentit pas davantage, sous le tissu. Elle n’était pas l’Impératrice Blanche et elle avait été le Reflet de bien des personnalités, assez pour qu’un jouet sexuel ne l’intimidât pas le moins du monde. L’Ultimage absente, elle avait de plus en plus de mal à incarner son rôle. Elle s’en détachait bien trop souvent, tout en restant apte à le jouer quand cela était nécessaire. Elle ressentait néanmoins un mal-être profond et des envies diverses. L’unité avec son modèle avait été rompu et ce n’était pas sans conséquences. « Qu’est-ce que ? » fit-elle, faussement ignorante. L’anneau était magique et s’adressait à un public masculin. Elle n’avait pas de « doigt » assez gros pour y passer l’objet. Ce Réprouvé mal dégrossi, en revanche, pourrait s’en servir aisément. « Je ne suis pas sûre de comprendre de quoi il s’agit mais merci… » Elle avait l’impression de perdre son temps. Dans un coin de son esprit, elle gardait son projet de remplacement. Les Reflets pourraient attirer les Magiciens dans les Miroirs et prendre leur place aisément. Sa propre politique s’en trouverait renforcée. Il n’y avait qu’un point noir au tableau ; ou blanc, elle l’ignorait. Elle ignorait à quel point sa stratégie était viable et, surtout, à quel point elle désirait trahir davantage Edwina. Elle avait déjà fomenté sa perte avant son départ. Maintenant qu’elle était en charge du royaume… Oui, les Mages Blancs seraient bien mieux sans cette femme qui était partie pour les Terres Glacées sans se retourner, pour un peuple qui n’était même pas le sien. Mais était-elle une meilleure souveraine, elle ? Elle devait penser aux Reflets. Elle devait penser à ses propres intérêts. Néanmoins, une partie d’elle avait du mal à la laisser comploter contre l’originale. Parfois elle avait des remords. Elle l’avait incarnée durant trop de siècles. Quant à l’Empereur Noir… Ils devraient avoir une discussion, tôt ou tard. Le jeu venait de changer totalement. Elle n’avait plus à faire à un aspirant au trône. Lord s’était écarté et, à présent, la politique se jouerait entre lui et elle. Elle songeait à le dénoncer. Il la dénoncerait à son tour mais, contrairement à lui, elle possédait un pouvoir capable de couvrir ses arrières. Ce ne serait peut-être pas si malin. Kaahl voulait le trône blanc. Edwina ne reviendrait peut-être pas. Parmi ces différentes possibilités, elle avait du mal à savoir qui rallier et qui trahir.

« Je voulais danser, oui, mais vous êtes légèrement trop dévêtu. » Ce n’était pas pour lui déplaire. Ce n’était pas là les goûts d’Edwina qui parlaient mais d’une autre figure royale qu’elle avait incarnée jadis. L’attrait pour les Réprouvés était néanmoins chose commune chez les Mages Blancs, surtout chez les jeunes filles en manque de sensations fortes. « Nous devons remettre ceci à plus tard, je le crains. » ajouta-t-elle. « Ce ne serait pas convenable. » Si on la voyait danser avec lui, nul doute que les rumeurs circuleraient jusqu’aux Terres des Magiciens. Elle n’avait pas envie qu’un énième scandale n’éclatât. Elle avait suffisamment été agacée durant les amourettes présumées, et plus que présumées, de l’Impératrice Blanche avec le Monarque Démoniaque. Les derniers potins en date, concernant Elias et elle, et qui étaient nés après le Bal des Douze Cycles Lunaires, venaient tout juste de s’éteindre. Les racontars n’étaient cependant pas totalement mensongers. Ils n’avaient pas idée.

Doucement, la Reine baissa la tête vers l’avant. « Je suis désolée de vous avoir fait déplacer pour rien. » Edwina avait toujours été trop polie. C’était un peu comme si elle s’excusait d’exister parfois. À ses débuts, elle n’avait clairement pas eu l’étoffe d’une Reine. Elle avait eu du mal à acquérir celle-ci. Elle était trop naïve. Elle était trop fantasque. « Je le garderai précieusement. » dit-elle, à propos de l’objet. Elle allait l’utiliser, oui. Elle n’avait pas beaucoup d’amants. La liste était même très courte, pour ne comporter qu’un nom. « J’espère que vous profiterez de la soirée qui s’annonce. » conclut-elle, avant de tourner les talons. Peut-être qu’elle devrait agrandir ladite liste. Les Réprouvés étaient réputés être de bons amants, après tout. Elle s’arrêta et le regarda. « Vous devriez visiter mes terres un jour. Si vous venez, n’hésitez pas à faire un tour au palais et à vous annoncer. Nous prendrons le thé ensemble si j’ai quelques minutes. » Il n’avait rien pour lui pour l’instant mais il n’était pas dénué de potentiel. Elle n'aimait pas le thé.

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Maximilien Eraël
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Maximilien Eraël
Sam 31 Oct 2020, 23:50


Le Grand Fessetival de la Charité


Le commentaire de la Sùlfr sur sa logique arracha un mince rictus à Maximilien comme il préféra ne pas relever la présence de la Matasif en ces lieux quelques heures plus tôt. Est-ce qu'il devait s'en étonner ? Franchement, il n'en était pas certain. Léto avait une renommée qui la précédait et la foule se bousculait devant sa tente lorsque le public y avait encore accès. Non, c'était vraiment avec lui que le hasard avait un problème. A moins qu'Oni ne trouvât très amusant de le mettre dans des situations incongrus alors qu'il savait pertinemment que le rouquin n'était pas du genre à tourner les talons à la première occasion. Car ce qu'il tût également c'est le fait que lui également eût l'occasion de voir Mancinia un peu plus tôt pour la même raison que Léto l'eût trouvé aux enchères. Clairement, il imaginait parfaitement un ou deux Aetheri penché au-dessus de son épaule et bien se poiler en imaginant le prochain coup à lui faire.

L'attitude que la peintre empruntât en s'approchant afin d'étudier "l'œuvre" en qualité de maître amusa le Kaahi. N'importe qui aurait été capable de juger cette toile comme étant ridicule sans avoir à se montrer expert en la matière. « Quelques ? Vous êtes gentille. ». Pourtant il n'avait aucunement honte de sa création. Il ne souffrait pas la comparaison. Comment comparer le dessin d'un inexpérimenté et celui d'une qualifiée dans le domaine. « Bien madame. » répondit-il à ses injonctions en se levant pour rejoindre le tabouret et faire face à la toile vierge, non sans jeter un dernier regard à la Sùlfr avant qu'elle ne prenne position derrière lui.

Les mouvements des bras de Léto à ses côtés effleuraient en des courants d'airs à peine perceptibles ses ailes qui faisaient remonter la sensation en un léger frisson jusque sa nuque. C'est là qu'il se rendît compte de la sensibilité de ces appendices. Aussi se concentra-t-il d'abord sur le tableau qui se dessinait sous ses yeux. Finalement son regard se déporta sur le côté lorsque la peintre reprit la parole. « Seulement de nom. » rétorqua-t-il en portant à nouveau ses iris sur la toile. Kyra aussi y avait grandi après tout. Un rictus amusé se dessina sur son visage lorsqu'elle évoqua son souhait de "casser des têtes" étant enfant. C'était un rêve peu commun à cet âge-là. « Il s'agissait d'affrontements contre des créatures sauvages, c'est ça ? ». Il était encore en train de barouder à la recherche de chimères lors de cette épreuve et avait dû se renseigner après l'événement. A cette époque, il était aussi fauché que le blé d'hiver et loin de ce qu'il était devenu. Les choses avaient tant changées en si peu de temps. À nouveau il glissa son regard de biais , tournant légèrement son visage en direction de Léto, lorsque la magie cessa d'opérer mais surtout que le frottement du tissu sur la peau atteint ses oreilles. Ça ne servait à rien. Dans leur position actuelle, elle lui était totalement invisible. Un rire bref lui échappa néanmoins à sa proposition. « Est-ce que vous demandez à beaucoup de monde s'ils sont intéressés pour que vous leur cassiez la tête ? » fit-il ironique. « Si cette arène se fait, alors j'y viendrai. Un rêve qui se concrétise, ça ne se loupe pas. » ajouta-t-il finalement avant que son regard ne soit une nouvelle fois attiré sur l'oeuvre par l'éclat que celle-ci exhiba soudainement.

Il n'y avait aucun commentaire à y faire. Il ne s'y attendait pas et la scène raviva le souvenir de ce baiser sulfureux donné plus tôt ainsi que les émotions qui en découlèrent. Il eut soudainement chaud, et la main qui se posât sur son épaule n'allait pas pour aider apaiser les choses. Un sourire en coin se dessina sur ses lèvres en la voyant apparaître dans le coin de son regard, nue, ou presque. « J'imagine qu'on peut le garder ainsi. » commença-t-il sans pour autant s'intéresser au tableau. Son regard dessinait les courbes de la Sùlfr avec trop d'insistance et pas assez de discrétion. C'était déjà vu avant, mais le discours qu'elle lui tint plus tôt et les vêtements en moins ne faisaient que lui confirmer. Elle était de ces femmes dont la beauté était taillée dans le marbre et la féminité faite d'acier trempée. Puis il se tourna sur le tabouret pour lui faire face et ajouta comme il se leva « Mais qu'une touche supplémentaire ne fera également que l'améliorer. ». Ses mains vinrent une nouvelle fois à la recherche de la taille de la Souriante, celles-ci glissant lascivement vers son bassin. « Mais peut-être que je me trompe. » conclut-il en se penchant sur le galbe de son cou.
©gotheim pour epicode


Mots 791 | Résumé:


We were never welcome here ~ Night time or morning time, we're going strong

Don't you tell me what you think that I can be

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Léandra Y. Silvanyr
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Léandra Y. Silvanyr
Mar 10 Nov 2020, 11:34


Le Grand Fessetival de la Charité



L’éclat de colère attendit que la femme se soit éloignée pour parcourir l’ambre de mes yeux. Je fis volte-face pour croiser le regard apeuré du coursier qui m’avait intimer de le suivre. Je frappai un grand coup sur la table, déchargeant un peu de cette ire qui altérait mon état. Pour qui se prenait-elle cette soi-disant Impératrice derrière son voile de merde ? Ça la faisait marrer d’obliger les gens à se déplacer pour rien ?! Certes, elle avait lâché quelques mots d’excuse, prétextant ma tenue trop… légère. Légère mon cul oui ! On en parlait de ce pauvre con de déchu qui se dandinait entre les passants, jouant à faire le moulin avec sa queue ?! Le sang battait fort dans mes tempes, colorant mes joues d’un rouge carmin. Je tentai vainement de résister à l’Autre, qui ne cherchait qu’à se libérer de ses chaînes. J’inspirai profondément - comme me l’avait appris Leya-Niera - afin de refluer mon accès de rage. En vain.

« Non mais elle se prend pour qui cette putain de princesse de la vallée de mes couilles ?! Elle me fait venir jusqu’à elle pour m’envoyer balader ? Mais c’est qu’elle se fout de ma gueule ou quoi !

— Monsieur Xyulfang, calmez-vous, il s’agit de l’Impératrice Blanche quand…

— Oh toi, ta gueule, face de pus ! Si la maîtresse à son chien-chien est pas contente, elle a qu’à venir me le dire en face. T’AS COMPRIS BALTRINGUE DE MAGICIENNE !, hurlai-je plus fortement dans l’espoir qu’elle entendît mon ressentiment - mais elle était déjà bien loin. C’est quoi cette bonne femme qui se croît tout permis ? Alors juste parce que ‘moi je suis une souveraine et je vous emmerde tous’, précisa-t-il avec une voix plus aiguë, on doit lui obéir au doigt et à l’oeil ?! Et c’est quoi cette invitation pourrie ? Genre j’ai envie de visiter les terres de cette greluche… Quoi que j’irai bien y faire un tour pour imprimer les phalanges de mon poing sur sa tête de dégénérée.

— Mais Monsieur, tout le monde vous regarde, vous savez ? Peut-être…

— On t’a pas sonné la grosse ! De toute façon, ils peuvent pas me voir avec ton gros cul qui bouche la vue ! T’es plus ronde qu’une Goled en cloque ! Oh et te mets pas à chialer, si t’arrêtais de bouffer aussi, t’aurais pas des bourrelets qui t’arrivent à la cheville ! »

La femme accusa le coup difficilement, les larmes perlaient sur ses joues. Apparemment, son physique était un sujet sensible. Sans attendre, elle fouilla ses poches à la recherche d’un petit gâteau à enfourner au fond de sa bouche. Le troisième organisateur de mon stand, lui, esquissa un mouvement pour s’approcher, sans doute pour essayer de me calmer. Il ne fut pas suffisamment discret, et je le repérai sans mal.

« Si tu me touches, je t’envoie voler - et t’aura pas le temps de déplier tes ailes de piaf ! »

Le déchu hésita mais, devant les premières manifestations de la métamorphose, préféra ne pas insister. Des écailles noires commençaient à recouvrir mes bras et mon torse dénudé. L’Invocation du Divin Chaos se manifestait sans que je n’y prisse attention.

« Et puis c’est quoi son délire avec le thé ? J’ai une tête à boire de la flotte chaude avec des herbes ? Elle aurait pu me proposer une liqueur au moins, ou une bière pour le déplacement mais non, cette pimbêche me propose ‘du thé’, indiqua-t-il en grimaçant, à la condition que ‘je vienne visiter ses terres’. Qu’elle aille se faire tringler par un démon, la mal baisée, ça lui fera peut-être se rendre compte de la réalité des choses ! »

Il cracha un gros mollard dans la direction où se tenait précédemment la jeune femme.

« Et puis allez tous vous faire mettre avec cette kermesse ridicule ! Sérieusement, vous pensez que quelqu’un en a à foutre des Réprouvés qui savent pas lire ? Tout le monde s’en carre le fion de vos associations de merde. A moins que vous essayiez de racheter vos pêchés auprès de vos cousins les pigeons blancs ? Alors, j’ai une exclusivité pour vous : ça sert à rien, ils continueront toujours à vouloir vous la mettre bien profond - leur épée bien sûr, parce que leur queue… faudrait déjà qu’ils arrivent à la sortir pour faire autre chose que pisser ! »

Je renversai la table d’un violent coup de pied, projetant mon urne sur le sol. J’en avais marre de toute cette mascarade ; qu’est-ce que je foutais là déjà ? De toute façon, j’avais livré ma commande donc je pouvais rentrer.

« Sur ce, les couillons, je vous laisse à votre fête de guignols. Et vous avisez pas de revenir me chercher, cette fois-ci, l’Impératrice des Deux Rives peut bien se ramener, je lèverai pas mon cul pour autant. Compris ?! »

Je n’attendis pas de réponse de leur part. Mes ailes noires comme la nuit se déployèrent dans mon dos. Un bond suffit à me donner l’élan nécessaire à rejoindre les cieux. Il était hors de question de remettre les pieds là-bas. Ma décision était prise : le lendemain matin, je repartirai.


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Latone
Dim 15 Nov 2020, 16:20

L'intérieur du tipi s'imprégna d'une atmosphère enivrante. Léto le fixa et écouta les dires de Maximilien. Sa simple main sur son épaule suffisait à capter toute la tension qui pesait sur son corps en cet instant. Cela lui était étrange de pouvoir offrir et se servir de son enveloppe charnelle en dehors de l'Île Maudite. On prêtait très tôt de fausses accusations sur sa probable stérilité, son manque de conviction aux coutumes chamaniques… Que des êtres qui ne désiraient que la couvrir de brune félonie. Elle se souvint de cette période difficile où l'amour et la sexualité n'étaient plus que des chimères, à mesure que son tout premier amant ne l'ait déçue, rabaissée, anéantie. Couper les liens avec le Númendil fut la première étape d'une nouvelle vie. Une Vie où le contrôle lui appartenait. Puis, arriva Miles qui lui redonna espoir en les faveurs d'Isahora. Enfin, les Chamans, et plus particulièrement Devaraj, l'acceptèrent telle qu'elle était. Une femme forte, une femme qui n'était pas une anomalie. Juste, une femme.

" Alors c'est acté : nous nous reverrons ensuite. " L'acceptation de l'Humain sur son projet d'arène la combla. Elle songeait déjà à proposer à quelques têtes connues.

Souriante, la Hǫfðingi fit glisser ses mains jusqu'aux épaules du Kaahi, le laissant s'approcher d'elle, aller à son rythme. Encore une fois, sa sexualité lui faisait comprendre que son charme pouvait même s'opérer dans le cœur d'authentiques inconnus. Au fond, cela la réconfortait d'être à ce point attractive. Cette magnitude des corps, elle pensait qu'elle ne fonctionnerait pas avec le marbre de sa féminité, l'acier trempé de ses courbes. Juste, une femme. Elle pencha la tête sur le côté, laissant l'homme la contenter par de doux assauts. Dans le même temps, elle sentit les mains du charpentier se resserrer sur ses hanches. Quelques caresses plus tard, Léto remonta sa main jusqu'à ses cheveux bruns et lui fit face.

" Peut-être qu'on se trompe tous les deux. " Et que plusieurs autres touches seront diablement nécessaires.

Plus sous le joug d'un pari, la Chamane épousa une fois de plus les lèvres de l'Humain. Un long baiser où leurs mains explorèrent la peau de l'autre. Ainsi liée, il fut aisé pour Léto de confirmer l'envie du Kaahi à son égard. La virilité de ce dernier cherchait à le lui faire comprendre, malgré l'ultime barrière textile de la peintre. Cela devenait mutuel.

Un éclair de lucidité traversa malgré tout la Reine, grâce à la perte d'efficacité de la Luxure en Flacon. Rompant leurs premières caresses, elle lui sourit et fit un signe de l'index de patienter un chouïa tout petit peu. Très vite, la Chamane se précipita sur sa malle dans le coin pour en sortir une potion d'infertilité qu'elle bût d'une traite. Toujours penser aux précautions, chers lecteurs et lectrices ! Ensuite de quoi, sa tête ne pivota qu'à moitié pour lui témoigner son amusement. Peut-être continuait-il de la mater, de l'imaginer enfin sans ce bas si innocent, en clair de s'impatienter. Léto farfouilla encore dans ses affaires pour en tirer des attaches en cuir, qu'elle noua dans un premier lieu à ses poignets. Les mains tendues en avant et à peine liées – il fallait bien une aide extérieure pour ce genre de pratiques – elle s'en retourna vers Maximilien et lui présenta son idée.


" Serrez ça. Il avait de bonnes mains, ce ne sera qu'une partie de plaisir. Écoutez, depuis tout à l'heure, j'ai envie de vous pousser là-bas et de vous écraser de tout mon poids. Pour le bien de vos épaules, de votre buste, de vos hanches, et de votr— Bref, vous avez compris, oui, non ? Certains et certaines de ses partenaires regrettèrent après coup d'avoir tenté leur chance ; rares, mais pas moins existants. Mais gare à mes cuisses. Alerta-t-elle avec un petit sourire provocateur et des iris ravivés par le défi. Si jamais les circonstances l'amenaient à le soumettre, au moins sera-t-il prévenu. Bon… Attaches resserrées et un silence plus tard : Bah, c'est bon. Vous pouvez me renverser ! " Et cela ne se fit pas attendre avant que les deux se mêlèrent aux fourrures, sous son hilarité comblée. Ils ne seront qu'une autre liaison parmi tant d'autres en cette soirée d'Avalon.


751 mots ~
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Dim 15 Nov 2020, 22:09

J'ai gagné et tu t'en souviendras. Tu t'en souviendras toute ta vie d'avoir perdu face à moi. Vantelme rongea son frein en laissant les Déchus s'occuper de la Sorcière. Le plus judicieux aurait été qu'ils la balançassent dans un caniveau, mais bon. Quelque part, il s'en voulait pour Azénorine. Certes, c'était une peste exécrable, sûrement pire que Morgane, mais si l'Ygdraë aurait pu éviter de la toucher ainsi, il n'aurait pas hésité une seule seconde. Toute cette obscénité qui animait la Sorcière dans ses tortures le dégoûtait. Il se serait bien contenté de servir de porte-manteau, ça aurait été moins douloureux, à la fois physiquement et psychiquement. Pourquoi n'avait-elle pas amené Shadow à sa place ? Le Réprouvé aurait bien eu sa place à un tel festival de débauche… C'était sans doute la toute la subtilité : Morgane avait bien préparé son coup.

Même si la journée se terminait, le pauvre Eskët ne goûterait pas encore à la paix. Il s'attendait déjà à des représailles, de quelque nature que ce soit. Et s'il pouvait témoigner de son admiration pour les coups de génie de la Taïmon, il l'aurait fait. Mais cela n'arrivera jamais.


" C'est une plaisanterie ? " Souffla-t-il tout bas lorsqu'elle le fit entrer dans un lupanar.

Autant dire qu'il n'était guère surprenant de voir l'Ygdraë paniquer à l'idée de rentrer là-dedans. Surtout que cela impliquait bien plus. Vantelme baissa la tête tout le long. Il refusait de croire qu'ils étaient ici, il ne voulait pas croiser le regard de ces employés du sexe et encore moins s'attarder sur leurs tenues indécentes. Morgane n'en démordit pas et présenta sa requête. L'esclave releva le regard sur elle, comme pour la supplier d'arrêter cette folie. On le planta là, avant de le traîner dans une pièce où s'alignait cinq filles aux mœurs plus que légers.


" Un Ygdraë ? C'est si rare ! " S'exclama l'une d'entre elles. Elle avait l'air enthousiaste. Une collègue à elle plaisanta, à son oreille, sur quel goût il pouvait avoir.

" Aidez-moi… " Morgane n'était pas là, alors il pouvait en profiter pour en finir avec cette condition. Malheureusement, les filles étaient trop occupées à ricaner entre elles avant que la gérante ne revînt à lui.

" Avez-vous fait votre choix, jeune homme ? Il releva la tête, tétanisé. Il ne regarda qu'à peine les possibilités et en désigna une du doigt, au hasard. Et la deuxième ? "

" Comment ça ? "
L'heureuse élue rejoignait déjà l'Ygdraë pour se tenir à ses côtés. Elle lui fit un clin d'œil, comme flattée d'avoir été choisie en première.

" Votre compagne nous a bien précisé "des" filles. Vous devez en choisir au moins deux. "

" Ou toutes ! "
S'exclama l'une d'entre elles, arrachant un gloussement à ses collègues.

C'était un foutu cauchemar.


" Elle. " Une fois de plus, au hasard.

🔞

De bons souhaits d'amusement plus tard, l'employeuse laissa ses chères déesses accompagner l'esclave jusqu'à la fameuse chambre. Chacune s'accrochait à un bras de l'Ygdraë, lui coulant des regards à la fois intrigués et amusés. Les deux filles étaient Déchues et respectait le code vestimentaire de l'établissement : de simples apparats immaculés, afin de soutenir leurs courbes. La première fille entretenait une aura mystérieuse, un peu sombre et tentatrice, elle était un peu plus petite que lui. Elle se présentait comme Vipérine. La seconde était plus grande et dotée de formes généreuses, en plus de dégager des ondes mielleuses. Elle se présentait en tant que Réséda. Vantelme refusait de retenir leurs noms.

Déconnecté, le jeune homme restait assis sur le lit à baldaquin, face à Morgane. Les deux prostituées se tenaient debout, chacun d'un côté, attendant patiemment qu'il répondît au programme : qui, quoi, comment. L'Ygdraë se sentait tellement honteux de cette situation qu'il n'osât jamais regarder la Sorcière. Autant en finir rapidement et juste laisser le temps filer jusqu'à la libération.

" Je ne veux rien faire de particulier. " Vipérine jeta un regard en biais à la Taïmon et s'accroupit vers lui pour lui chuchoter quelques mots.

" Il n'y a pas de honte à être inexpérimenté, on vous apprendra à la satisfaire comme un Æther. " Réséda s'apprêtait déjà à lui débarrasser son bas.

" Ce n'est pas ça, je… Il soupira. Faites ce que vous voulez. "

Les deux filles se regardèrent, incrédules. Il ne semblait pas partager ce fantasme avec sa maîtresse, mais bon. Elles n'étaient pas là pour s'interroger, seulement agir. Réséda le rassura à son tour et l'invita à se déshabiller. Les filles de joie s'approchèrent de son membre, sans pour autant résister à la tentation de l'évaluer ; après tout, comme énoncé par une collègue, les clients de Melohorë ne se bousculaient pas au portillon. Récemment, c'étaient plus leurs colosses qui cherchaient à se vider.

Puisqu'il était prisonnier de toute l'attention de Morgane, Vantelme ne pût que regarder les filles s'atteler à leur besogne. Les éviter ne ferait qu'empirer les choses. Il détestait déjà Vipérine : elle gardait presque un contact visuel constant avec lui, tout en le titillant du bout de sa langue. Quant à Réséda, elle s'affairait avec de doux baisers sur sa virilité, tout en lui massant les gonades. Vipérine s'aventura plus loin en le prenant un peu plus profondément, au grand dam de l'Ygdraë qui ne pût réprimer un son plaintif. Au fond, cela la faisait rire.


" La sauce met du temps à monter. "

" Il ne bande pas très bien… "
Déplora-t-elle en rompant la caresse buccale.

" Attend, laisse-moi faire. " Réséda fit appel à sa poitrine bénie par la grâce des Ætheri en guise de réceptacle. Malgré toute sa volonté et sa vigueur, ce fut sans succès.

" Laisse-le, il n'a pas besoin de tes énormes mamelles. Vipérine bouscula l'Elfe pour le plaquer sur le lit et le chevaucher. Allez, ne la déçois pas. Montre-lui ce que tu sais faire. " La Déchue joua de sa souplesse pour faire en sorte que la connexion se fasse.

Réséda laissa sa camarade prendre le flambeau mais ne resta pas moins passive. Elle monta aussi sur le lit et se coucha le long de leur proie. Délaissant le peu de tissu qui couvrait ses seins, la sulfureuse glissa son ongle sur l'avant-bras du Jusilthil.


" Tu peux toucher. " L'invita-t-elle à faire, car il en avait cruellement besoin.

En effet, malgré toute la hargne de l'autre Déchue, celle-ci peinait à maintenir la position. À peine bougeait-elle que leur lien se brisait. Vantelme était trop mou et c'en était bien pénible pour des travailleuses de leur calibre. Lors d'une énième tentative, elles jetèrent un regard embarrassé du côté de Morgane.


" Je… n'y arrive pas… " Il refusait de perdre, encore.

Hélas, si tel était son châtiment, la défaite ne devrait pas avoir un goût si amer. Il pensa à Filauria. Elle lui manquait.



1198 mots ~
Avec Morgane ♪



By Jil ♪
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Aliénor Vaughan
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Aliénor Vaughan
Mar 01 Déc 2020, 12:27



Le Grand Fessetival de la Charité



Si Aliénor planait jusqu'ici dans ce qui semblait être un autre monde de joie et de licornes dorées qui portaient leurs cavaliers dans le ciel étoilé, son état changea légèrement. Lhéasse la maintenait dans cette existence ouatée mais, jusqu’ici, elle n’avait fait que s’y complaire. Avec l’apparition de l’autre individu mais, surtout, les sentiments de Priam, son esprit se mit à lutter, sans que le Sorcier ne le remarquât tout de suite. Ses yeux étaient fixés sur l’Ange. Sa pensée était légèrement confuse. Elle voulait le protéger du mauvais temps. Elle voulait être son toit, lorsque la pluie et la tempête viendraient s’abattre sur lui. Elle les visualisa, tous les deux, sous un abri, blottis l’un contre l’autre. Cette vision lui sembla durer longtemps. Elle avait envie de le serrer dans ses bras, de sentir les champs de Lumnaar’Yuvon sur sa peau et de l’éprouver en elle. La présence d’Ârès n’y faisait rien. Ni celle de Lhéasse. Tout lui semblait étonnement clair dans le brouillard. Ses propres cuisses ne lui paraissaient plus si grosses ou, du moins, elle était bien plus apte à les accepter actuellement. Les problèmes avec Isabeault lui passaient complètement au-dessus, comme tous les autres problèmes. Il n’y avait plus que l’odeur de la terre, de la pluie et de leurs deux corps en train de s’apprivoiser à-même le sol. Il lui semblait entendre le bruit des Bicornes et celui des forges. Le son était lointain. Le désir faisait du monde extérieur un endroit secondaire. Lui, son odeur, sa peau, le sol, les champs… Le reste n’avait aucun droit.

Lhéasse posa les yeux sur sa protégée. Elle avait rougi, en total décalage avec la situation actuelle. Il pouvait même percevoir que sa peau devenait de plus en plus moite. Son souffle était court. Il regarda l’Ange une fois qu’il eut écarté la possibilité d’une contamination quelconque de la Magicienne. « Honnêtement, je n’en ai pas la moindre idée. » admit-il. Il comprenait le souci. Ce Mage Noir – si ça en était vraiment un et non pas un être se faisant passer pour l’un d’eux – était puissant. Or, il n’était pas connu ou, du moins, il n’avait pas connaissance de son existence. Pourtant, il pouvait aussi s’agir d’un Chancelier des Ténèbres ayant changé d’apparence pour l’occasion, ou d’un autre Grand ayant opté pour la même stratégie, afin de créer le Chaos. N’était-ce pas là le propre des Sorciers, après tout ? Pour le coup, la réussite était totale. « Son visage n’est peut-être pas le vrai. Il ne ressemble pas aux frères du Marquis Paiberym, juste à ce dernier. Peut-être un Mage Noir mécontent de sa position nobiliaire, alors même qu’il s’agit d’un Magicien ? Le Chaos ne s’accompagne d’aucune raison, en plus de ça. À la question « Pourquoi ? » il n’y a pas de réponse autre que « Parce que. », je vous assure. » Il le savait mieux que quiconque ici. Il était Sorcier et, même s’il était plus proche des Magiciens que beaucoup de ses comparses, sa famille était composée de Mages Noirs terribles. « Je me renseignerai, une fois à Amestris. » Quand il y rentrerait.

Il jeta un nouveau coup d’œil à Aliénor. Elle planait totalement. La bouche entrouverte, elle semblait être ailleurs. L’Archimage empêcha un quelconque sourire de naître sur ses lèvres. Ce n’était pas décent. Il se plaça cependant devant la Magicienne, afin que le spectacle qu’elle donnait ne fût pas mis en évidence. « Certes. » répondit-il à Priam. « Il n’est pas le seul. » dit-il, avant de se pencher légèrement vers l’Ailé pour que seul lui pût l’entendre. « Il se trouve que des Sorciers hauts placés n’apprécient pas l’alliance actuelle entre Magiciens et Sorciers. Éliminer votre amie constitue, à leurs yeux, un premier pas vers la guerre. La faire plonger dans les ténèbres leur semble être une alternative tout aussi envisageable, d’ailleurs. » Il se redressa pour regarder les Déchus. « Nous allons nous retirer à présent. Soyez sûrs que l’Empereur Noir n’exerce aucune emprise sur la Comtesse Vaughan. Pour le moment, ils ne se sont jamais croisés en privé. Le Roi actuel n’est pas aussi insatiable que son prédécesseur en termes de descendance et ne forcera pas Aliénor à quoi que ce soit, hormis ses devoirs de Dame Noire qui consistent essentiellement à avoir un comportement honorable. Néanmoins, comme vous pouvez le noter, les changements récents dans la vie de la concernée sont assez éprouvants. Ce n’est pas évident de passer du statut de jeune fille comme les autres à celui de Dame Noire, d’un premier Empereur, puis d’un deuxième. Ça ne l’est pas plus de passer d’une totale liberté à une garde rapprochée. Je fais de mon mieux pour que notre cohabitation ne soit pas déplaisante mais je crains fort qu’elle le soit, pour elle comme pour moi. Dans tous les cas, les affaires de la Couronne Noire ne vous regardent pas et les termes du mariage seront discutés entre les époux, comme ils le sont pour chaque union. »

Après quelques discussions supplémentaires, visant à assurer sa pleine coopération à l’avenir sur cette affaire, Lhéasse finit par tendre son bras à Aliénor et par les excuser. « Vous devriez aller voir votre sœur, que l’on sache s’il a dit la vérité. » lança le Mage Noir à l’Ange. Il était certain que c’était ce qu’il allait faire.

894 mots



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Priam et Laëth
~ Ange ~ Niveau III ~

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Priam et Laëth
Jeu 07 Jan 2021, 12:38




Le Grand Fessetival de la Charité

En groupe



Les réponses de Lhéasse n’étaient pas satisfaisantes. Elles ne l’étaient pas parce qu’elles n’avaient rien de clair, de certain ou d’absolu. Pis encore, elles présentaient les choses comme des faits inéluctables. Priam avait l’impression qu’il lui parlait comme s’il était un enfant qui cherchait à comprendre les décisions de ses parents. « Parce que c’est comme ça » n’avait jamais été une réponse recevable. Elle était révoltante. Pourtant, il savait, par expérience, que le Mal le plus pur ne s’encombre ni de raisons, ni de justifications. Il existe, dans sa forme la plus essentielle et la plus brutale. « Je sais. » siffla-t-il. « Je suis né chez les Réprouvés. » Néanmoins, avec les propos du Chancelier des Ténèbres, le doute persistait, et avec lui, le danger. L’Ange aurait voulu savoir. Il aurait voulu être au courant, pour pouvoir déployer tous les moyens à sa disposition pour protéger les siens. Aliénor, Laëth… et n’importe qui. Il voulait être cette présence ineffaçable et inébranlable, ce pilier qui ne s’estompe jamais, ce rempart qui protège de toutes les tempêtes. « Hum. Je demanderai à ma sœur si elle le connaît. » Les hypothèses les plus folles tourmentaient son esprit en alerte.

Lorsque le Mage Noir se pencha à son oreille, il lui glissa une œillade méfiante. Puis, son regard coula jusqu’à Aliénor. La silhouette de son garde du corps la cachait en grande partie, cependant, elle paraissait aussi détachée des réalités qu’auparavant. Il serra les poings. Une veine se dessina sur la peau de ses tempes, battante. Il ne voulait pas imaginer qu’elle pût devenir une Sorcière. Il ne pouvait pas envisager que son âme s’entachât d’une noirceur indélébile. Il aurait voulu qu’elle gardât toujours cet éclat stellaire qu’il devinait au fond de ses prunelles. Son palpitant se crispa. Des ombres menaçantes planaient sur l’avenir.

L’Immaculé baissa la tête et se mordit la lèvre. Sans surprise, Lhéasse s’exprimait bien. Il apaisait les soupçons des Gardes d’Avalon tout en insistant avec fermeté sur les prérogatives sorcières quant à la situation de la Comtesse Vaughan. Lui, celui qui avait rêvé avec une si grande acuité, connaissait les détails des grandes généralités qu’il débitait. Surtout, il avait conscience de la difficulté des épreuves qu’enduraient Aliénor, et des ressentis tranchants qu’elles provoquaient. C’était peut-être pour cela qu’il avait d’autant plus envie de passer un bras autour de ses épaules, de l’emmener à l’écart de tous ces jeux politiques, et de lui promettre que, désormais, tout irait bien. Il lui lança un nouveau regard. Elle semblait toujours aussi déphasée. En un sens, ce n’était pas plus mal. Dans son état, elle ne se rendait sans doute pas compte de tout ce qui s’était déroulé autour d’elle. Durant un instant, il ferma les yeux. Une grimace s’imprima sur ses traits, puis disparut dès qu’il rouvrit les paupières.

Ses iris dorés croisèrent ceux du Chancelier des Ténèbres. Il serra les dents. Que croyait-il ? Qu’il allait la laisser vagabonder dans le Fessetival alors qu’un homme qui prétendait l’avoir violée s’y trouvait ? S’il avait menti, qui l’empêchait de transformer ses menaces en vérités ? Il était plus puissant que sa sœur. L’idée était insupportable, mais la réalité était là : s’il voulait la prendre, il la prendrait. Les pupilles de Priam reflétaient cette peur, et l’agacement que lui inspirait le conseil de Lhéasse. Il s’apprêtait à répondre quelque chose de salé, mais l’intervention d’un des Anges de la Compagnie l’en empêcha. Auparavant, ils discutaient avec les Gardes déchus. « Quand vous la trouverez, dites-lui de venir nous voir le plus tôt possible. Nous allons devoir produire un rapport, et pour ça, j’aimerais l’interroger. Et revenez nous voir aussi, après, pour nous dire ce qu’il en est. » L’Ange acquiesça. « Mesdames, Messieurs, au revoir. » Il adressa un signe de tête à chacun, puis se tourna vers la Magicienne. « Aliénor. » Au prix d’un effort, il lui offrit un sourire. Puis, il s’éloigna.



« Laëth ! » Il l’attrapa par les épaules, la retourna et la serra contre lui. Après un cri de surprise, elle se détendit et l’enlaça à son tour. « Priam… Qu’est-ce qui se passe ? » Elle n’oubliait pas son regard, un peu plus tôt. « Tu vas bien ? » - « Oui… oui, bien sûr, pourquoi ? » Il se décala. Ses mains posées sur ses bras, il plongea ses iris dans les siens. « Je veux que tu me dises la vérité. Toute la vérité. Peu importe si c’est douloureux, si tu te mets à pleurer, si tu as envie de t’enfuir ou de me frapper. D’accord ? » Le pouls de la jeune femme détala. Elle eut terriblement peur de ce qu’il allait lui demander. Les sourcils froncés d’appréhension, elle le dévisagea. « D’accord, c’est promis. » souffla-t-elle. Une seconde passa, puis il inspira profondément. « J’ai abordé un homme, en pensant qu’il s’agissait du Baron Paiberym. Je me suis trompé. C’était un Sorcier. » Elle retint son souffle. « Il m’a dit qu’il t’avait déjà rencontrée, dans une chambre, et qu’il t’avait… qu’il t’avait fait crier. » Elle blêmit. « Qu’il t’avait violée. » Une expression choquée déforma ses traits. « Est-ce que… est-ce que c’est vrai ? Est-ce que tu le connais ? Est-ce que c’est pour ça que tu étais si mal, à Amestris ? » L’Aile d’Acier secoua la tête. « Non. » lâcha-t-elle tout doucement. Elle ne dirait pas la vérité. Il continuerait à poser des questions, et elle continuerait à mentir. Aux promesses envolées.



Message VI – 920 mots




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Kaahl Paiberym
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Kaahl Paiberym
Mer 20 Jan 2021, 10:56



Le Grand Fessetival de la


Charité



Mes yeux se figèrent un instant sur ma proie, qui venait de partir, avant de se tourner vers la trouble-fête. J’étais furieux. Lorsqu’elle retira la capuche qui lui couvrait la tête, j’émis l’hypothèse qu’elle avait protégé l’Ygdraë parce qu’elle en était une. Ce n’était pas grave, j’allais simplement changer de cible. Je m’avançai, sans qu’elle ne bougeât. Une fois proche d’elle, sa main vint violemment se ficher sur ma mâchoire. Ses doigts l’enserrèrent durement. Je grimaçai, mauvais. « Et que croyez-vous faire, au juste ? » me demanda-t-elle, d’un air peu impressionné. Je lui envoyai violemment mon genou dans le ventre. Ses traits se crispèrent et son emprise se relâcha, me permettant de me soustraire à sa poigne. « C’est un début. » déclarai-je, sans me rendre compte que je ne parlais actuellement pas avec une Elfe. Je retroussai ma lèvre supérieure, faisant apparaître des dents allongées, l’émail blanc caché sous les traces rouges que le sang avait imprégné sur leur surface. J’avais l’air d’une bête. « Nous n’allons pas nous battre. » décréta-t-elle. « Non. Vous allez gentiment me laisser boire votre sang et dans cinq minutes, ce sera fini et nous pourrons tous les deux retourner vaquer à nos occupations respectives. » Un fin sourire malin apparut sur ses lèvres. « Si vous voulez. » finit-elle par concéder, en écartant les deux bras autour de sa silhouette, dans un geste de paix et de soumission. J’en fus surpris. Néanmoins, j’avais trop envie de planter mes crocs dans la chair de quelqu’un d’autre, de les sentir s’y enfoncer lentement et de prélever le liquide de vie avec une avidité presque passionnée.

En quelques pas, je la rejoignis. Je la collai à moi, mes lèvres cherchant la peau de son cou. Je la reniflai. « » Quelque chose n’allait pas. Elle ne sentait pas comme les autres. C’était différent, presque écœurant. Elle rit. « Ils sont peu à boire le sang de leurs semblables. » commenta-t-elle. J’étais tellement contrarié d’apprendre qu’elle était une Vampire que je passai outre. Je la mordis. Elle poussa un soupir de surprise et de douleur. C’était répugnant. « Arrêtez ça tout de suite. » murmura-t-elle, en passant l’une de ses mains dans mes cheveux. « Je suis venue pour vous aider. Les Vampires sans géniteurs ne survivent pas longtemps, seuls, dans la nature. » Je réaffirmai ma prise. J’allais tellement la vider qu’elle en finirait au sol, à me supplier de l’achever. « L’Empereur de la Nuit n’aime pas voir sa lignée de soumission compromise par des individus puissants avec des artefacts. Vous êtes un problème pour lui. C’est pour ça que je suis ici. » J’ôtai mes canines d’elle lentement. Le sang ayant un peu coagulé autour des entrées, je dus tirer un peu pour m’arracher à son cou. Ses yeux fixèrent les miens. Elle porta sa main à sa gorge et fit disparaître la plaie. « L’Empereur de la Nuit ? » Je ne voyais pas le problème. Je ne m’y connaissais pas spécifiquement en Vampires. Le peuple était méconnu et je n’avais, pour ainsi dire, jamais réellement côtoyé ses membres. Il y en avait quelques-uns à Basphel lors de ma scolarité mais ils étaient maintenus dans un état de satiété permanente afin d’éviter les désagréments. « Imaginez : vous êtes le Roi d’un peuple et d’un simple mot, vous avez la possibilité d’obtenir la soumission de tous, par le jeu de la lignée. » Elle marqua une pause et se fit plus spécifique pour m’illustrer le processus. « Les individus que je transforme deviennent mes enfants. À chaque ordre de ma part, ils sont obligés d’obéir, comme j’obéis moi-même à ma Mère. La chaîne remonte et l’Empereur ou l’Impératrice de la Nuit se tient au sommet de celle-ci. » Elle sourit. « Mais vous… Vous n’avez aucun maître. Vous êtes un électron libre qui a le pouvoir de choisir sa voie, sans que quiconque ne puisse rien y redire. » « Une anomalie. » complétai-je. « C’est cela. Et l’Empereur de la Nuit n’aime pas les anomalies. Il va essayer de vous éliminer. » « Ce serait mal avisé. » me permis-je, tout en réfléchissant. « Pourquoi vouloir m’aider, dans ce cas ? » « Parce que je veux que vous l’assassiniez. » Bien sûr. « L’idée est la suivante : je vous accueille au sein de ma lignée, je vous introduis dans le monde de la nuit, en garantissant à l’Empereur que vous êtes sous contrôle, vous vous hissez dans la hiérarchie, jusqu’à être assez influent pour qu’il souhaite vous rencontrer. Là, vous l’éliminez. » « Et ensuite ? » « Je prends le pouvoir. » Je ris brièvement. « Réfléchissez-y. De toute façon, vous verrez bien. À chaque fois que vous serez Vampire, vous ne serez pas en sécurité. Si vous acceptez mon offre, j’assurerai votre protection et je vous aiderai à apaiser la soif. » « Je suis un homme occupé. Je n’ai pas le temps d’orchestrer un régicide. » « Je pourrai vous aider pour vos occupations. Mes enfants sont nombreux. » Elle replaça la capuche sur sa tête. « Réfléchissez-y. Je reviendrai à vous ultérieurement. Et n’attaquez plus les Ygdraë sans défense. Vous pouvez avoir bien mieux, des proies plus difficiles et influentes. » Elle sourit, sans préciser sa pensée et disparut.

885 mots
Fin
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Pulsar Verhoeven
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Ven 05 Mar 2021, 18:07


Illustration - Damian Krzywonos
Le Grand Fessetival de la Charité

Jeanne avait des étoiles dans les yeux devant son interlocutrice, qui était loin d'être le reflet de celles illuminant doucement le ciel de leur éclat clair. Cette dernière semblait étonnée de la voir surgir de nulle part, même si la Déchue était attendue. Le temps avait rapidement filé entre sa demande et son propre travail dans les cuisines de son établissement.

Alors, c'est bien vous ! sourit Jeanne en prenant ses mains dans les siennes. Votre réputation vous précède !

À Avalon, tout le monde avait la sienne, mais la Tentatrice avait fait sensation dans de nombreux événements récents. C'était toujours tellement intéressant de voir que la race était en perpétuel mouvement et que de nouveaux talents remplaçaient les anciens, toujours avec plus de prestige, ou quelques erreurs amusantes, c'est selon.

C'est tellement gentil de votre part de me proposer un massage, c'est vrai que le Fessetival a été intense ! Mais c'est certainement le cas de toutes les personnes qui ont travaillé à la réussite de l'événement ! J'espère que nous remettrons le couvert !

Peut-être pas dans l'immédiat, parce qu'elle aimerait se reposer un peu. Ce n'était pas que l'affaire d'une journée lorsqu'on s'occupait d'un restaurant, mais de plusieurs semaines d'organisation, que ce soit de la nourriture disponible, des équipes, de la création des plats et de l'agencement des tables. Pfiou. Dans tous les cas, la Gourmande n'avait pas à se plaindre, l'Arrêt au Port lui était d'une grande utilité et lui permettait d'exercer son talent. Splendide et détonnant, l'ouvrage attirait les curieux rien que pour son apparence. Une véritable aubaine. S'installant sur un siège, la senteur des huiles ravivait ses sens. Elle avait l'habitude d'être debout et d'enchaîner les heures, mais c'était toujours un soulagement que de reposer ses gambettes quelque part. En entendant le nom de Neah Katzuta, la Déchue observait brièvement son bras.

Oui, confirma-t-elle avec un sourire. J'irai probablement le chercher ensuite ! Il suffit qu'on appuie sur le nom et on se retrouve téléporter vers la personne concernée, alors ...

Elle s'interrompit brièvement, clignant des yeux plusieurs fois. Son embarras se caractérisait avec un long soupir.

Je suis idiote ! J'aurais pu simplement venir vous rejoindre par ce biais au lieu de vous contraindre à m'attendre.

Même si voir Avalon sous un autre angle lui plaisait toujours autant. À l'écoute de son interlocutrice, elle prit conscience de ne pas être la seule d'avoir la chance d'embrasser le concerné. En effet, elles auraient pu tomber sur bien pire. Si la réputation de l'Ange le précédait et qu'il était bien connu que les Ailes Noires avaient son mépris le plus sincère, Jeanne se disait qu'au moins, elle n'aurait personne de dangereux. À ce genre de jeux, c'était du hasard et, souvent, ce dernier était terrible.

Un baiser en tir d'assaut sur chaque joue avant l'attaque surprise sur la bouche ? rit-elle. Dans le pire des cois, si nous ne le recroisons pas ce soir, alors, nous pourrons toujours lui donner au moment où il s'y attends le moins !

C'était surprenant qu'il eut misé sur des Déchues. Probablement une blague, ou un pari perdu, c'était évident. Surtout dans son cas.

Le Messager des Cieux et la Fille du Soleil forment une paire solide.

Jeanne avait été Humaine. Elle avait été une Ange. Elle n'avait pourtant ni été une Protégée et encore moins une Gardienne. Peut-être avait-elle dû passer par ces épreuves pour trouver sa vraie place, en ces lieux mêmes ?

C'est dommage tout de même. Il était dans mon restaurant pas plus tard que cet après-midi ! J'aurais simplement pu régler cette histoire rapidement.

Peut-être ne valait-il mieux pas que cet échange eu lieu dans son restaurant, ceci dit.

Mais bon ! On ne peut pas dire qu'un peu de publicité de la part d'étrangers aussi prestigieux que les Écuyers de l'Aurore soit mauvais pour les affaires !

La Marquise de Nylmord, surtout. Ce devait être sa toute première invitée de marque. Si le repas lui avait paru plaisant, elle en parlerait sûrement aux Humains et aux Magiciens, ce qui les intéresserait sûrement. Au vu de son rang, c'était des personnes ayant les moyens de voyager vers eux, qui plus est. Sans doute paraissait-elle vénale à penser à sa réputation et son argent, mais Jeanne estimait que la cuisine était l'affaire de tous et que si elle pouvait répandre au plus loin le savoir-faire des Déchus, jamais elle ne s'en priverait. Dommage que l'Impératrice des Mers et des Océans ne soit pas venue. Elle aurait aimé la rencontrer en personne, même si elle était l'exigence et la rigueur même.

Hé hé hé. Vous massez bien ! Si vous voulez, après, je vous offre un bon repas !

Et promis, ce ne serait pas elle qui passerait dans la casserole.

Post IV - 800 mots

Résumé:


◊ DC de Mancinia Leenhardt ◊
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Kyra Lemingway
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Kyra Lemingway
Mer 11 Aoû 2021, 03:28


Le Grand Fessetival de la Charité

Un sourire s'esquissa sur les lèvres de la Luxurieuse à la proposition de sa vis-à-vis. Quand il s'y attendra le moins ? Ce pouvait être amusant en effet, même si les chances de simplement le croiser par la suite — car elle n'avait même pas eu l'occasion de l'apercevoir juste une fois, en omettant les clones Déchus — étaient quasi-nulles. Ils ne vivaient pas dans le même monde. Lui se proclamait Justicier et Défenseur du "Bien". Elle, dont son sang et sa magie n'existait que de la rencontre passionnée du Bien avec le Mal, ne comprenait pas comment on pouvait être si obnubilé par un tel principe trop extrême à son regard déjà. Sans parler de cet amour inconditionnel pour une race comme celle des Humains. Elle pouvait se montrer tolérante s'il le fallait et comme elle le faisait depuis quelques semaines déjà, mais pas mentir. Elle appréciait peu ce qu'ils dégageaient et plus ils se trouvaient loin, mieux son univers se portait. Ainsi, à moins de forcer la rencontre, jamais elle ne verra l'Ange par hasard au détour d'une rue, c'était évident. Cette journée le lui avait apportée la preuve. Ils avaient passés  mutuellement une journée entière à se balader dans les allées du Fessetival. Jamais ils ne s'étaient croisés. Peut-être n'était-ce pas tout à fait l'avis qui pouvait traverser l'esprit de la Gourmande néanmoins. Elle semblait bien moins critique qu'elle sur le cas de la Canine Blanche et son Humaine. « Peut-être. Je ne sais pas. Je ne me suis jamais vraiment arrêtée sur leur cas. » grimaça-t-elle légèrement, même s'il n'y avait aucun besoin à prendre le temps pour telle observation. En même temps, elle n'était pas vraiment étonnée. Avec ces Anges qui se refusaient à consommer leur amour hors-mariage, celui-ci devait être bien content d'avoir trouvé quelqu'un qui se gardait pour lui car elle avait toujours entendue que, si plaisir la Marquise se donnait, ce n'était pas avec un autre homme. Elle avait pourtant eu l'occasion d'en croiser des Humains, que ce soit à Basphel ou, simplement, ceux que Kyra logeait. Ils ne lui avaient pas semblés aussi coincés et fermés à la découverte du corps de l'autre. À moins que ces plaisirs interdits elle se les autorise bel et bien, mais pas avec la gent masculine. Dans ce cas, le Capitaine serait quand même un peu con. Mais soit, leur vie intime ne la regardait pas tant qu'elle n'en faisait pas partie. D'autant que... « Je m'ennuie des histoires sans rebondissement pour dire vrai. » confia la masseuse improvisée avec un rictus.

Ses mains remontant la cuisse de la cuisinière Oriane répondit d'un simple « Ah bon ? » tandis qu'elle envisageait changer de type de massage alors que, à la limite de son entrejambe, ses doigts dessinèrent le chemin inverse. L'Euskara l'avait-elle déjà fait avec une personne du même sexe que le sien ? La question posée, à présent elle exigeait réponse. Comme elle changea de jambe, elle s'appliqua à dessiner des petits cercles de ses pouces sur la voûte plantaire de la massée. « Hum. Mis à part que l'Ange Katzuta ne porte pas notre peuple dans son cœur, et il n'est pas seul chez lui comme ça. Je serais étonnée qu'il fasse la promotion de l'art culinaire Avalonien à ses collègues de l'armée. » répliqua la Luxurieuse avec amusement en s'imaginant toute la caserne des Ailes Blanches débarquer pour se tailler le bout de gras dans la Capitale des Pécheurs. « Merci c'est gentil. J'accepte l'offre avec plaisir. » fit-elle doucement avec un nouveau sourire en remontant ses chevilles. « Je devrait peut-être songer à ouvrir un salon de massage. » continua-t-elle, quoi que rieuse en imaginant réellement le faire. Pourtant l'idée s'implanta bel et bien à son esprit. Elle la laisserait germer tranquillement avant de peut-être y revenir un jour. Ou peut-être pas. « Vous y seriez la bienvenue. » ajouta-t-elle malgré tout en appuyant le galbe de la cuisse de la Gourmande. Un sourire malicieux se glissa sur ses lèvres tandis qu'elle abandonna l'anatomie sous la ceinture, faisant glisser ses mains sur la taille de la Déchue. C'était amusant avec les Gourmands. Étonnant même, la première fois en particulier. La plupart agissaient avec le sexe comme avec un gâteau au chocolat. Ou un petit biscuit de pain d'épices. Ils savaient s'en tenir loin, et donc sage, mais dès l'instant on l'on leur faisait goûter un bout, ils en redemandait chaque fois plus. C'est avec cette idée en tête qu'Oriane remonta la ligne du dos de Jeanne. Avait-elle envie de voir comment celle-ci réagissait au lit ? Si elle faisait partie de ceux qui savoure ou dévore le petit bonhomme sucré ? Un peu, quand même. Absolument en fait. « Quand j'y pense, je me dis que vous comme moi avons eu de la chance pour ce massage. Vous, parce-que vous pouvez enfin prendre le temps de vous détendre. Moi, parce que vous ne vous trouvez entre mes mains qu'à cause d'un gage, j'aurai très bien pu me retrouver à devoir en réalité masser... ». Plusieurs noms lui traversèrent l'esprit. Ceux des Humains. Ceux des Anges. Un Magicien dont elle n'était plus vraiment sûr de son essence bénéfique. « Neah Katzuta, par exemple. Même si ça aurait simplifié les choses pour cette affaire de baiser, quoi que je ne suis pas persuadée qu'il puisse tolérer les deux successivement. » ria-t-elle en désignant l'Ànjonú par facilité plus que parce qu'il était le pire des participants qui aurait pu être désigné. « Je peux vous faire une proposition également ? ». Oriane n'attendit pas la réponse de la Gourmande pour se pencher en avant, ses mains remontant jusqu'aux siennes dans ce qui ressemblait de moins en moins à des massages et plus en plus à des caresses. « Personne n'a prévu de me rejoindre ce soir et je n'ai également rien de prévu actuellement. Je peux prendre un peu plus de temps pour vous du coup. » conclut-elle d'une intonation laissant clairement entendre le sous-texte avant de déposer un  baiser dans la nuque de sa vis-à-vis comme ses doigts s'entrelacèrent dans les siens.
©gotheim pour epicode


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Ven 01 Oct 2021, 22:00


Illustration - Damian Krzywonos
Le Grand Fessetival de la Charité

Loin des appréciations négatives de son interlocutrice, Jeanne savourait tout simplement ce moment en compagnie de la Tentatrice. Un sourire de contentement aux lèvres, elle se laissait totalement conduire. À dire vrai, elle était moins encline à tenir rigueur aux Anges, ou à détester les Humains, même si elle avait été étreinte de Déchéance, il s'agissait des deux races dans lesquelles elle avait vécu dans le passé. En cet instant, une ombre passait dans son coeur. Cela n'avait pas été quelque chose de fastoche de vivre comme Enfant de Sympan, mais ça laissait ses marques. Son Père ne lui manquait pas vraiment, maintenant qu'elle avait construit sa Famille. Sa vie chez les Anges avaient été douce en comparaison et cela avait engendré plus de regrets. Pendant un temps. Être une Aile Noire lui convenait mieux, comme une pièce qui avait trouvé sa place. Quant aux Écuyers de l'Aurore, il en allait certainement de même concernant leur Lien.

Oh, vous n'avez même pas besoin de vous attardé ! rit-elle en repensant à leur présence dans son restaurant. Cela se voit et se ressent en quelques instants !

Ces Liens particuliers entre les deux races étaient sacralisés, avant d'avoir été malmenés par les événements ayant secoués les Ailes Blanches. Pourtant, quelque chose lui disait que même sans lui, la magie de l'amour aurait opéré sur la Marquise et le Capitaine. Il y avait des rumeurs, bien entendu, certaines étaient folles, mais la plus connue était cette soeur abandonnée et méprisée de l'Humaine, qui dissimulerait tous ses vices luxurieux sous couvet de son amour emplit de pureté avec l'Ange. Ce n'était pas incongru pour eux d'être racistes, mais la Famille était quasiment sacré chez eux. Elle donnait une image d'ouverture et de tolérance, alors pourquoi dissimuler les choses sur ses origines ou les siens ? Surtout quelqu'un d'aussi épié que sa personne, où le moindre pas la précipiterait dans une fosse à purin. Si son histoire d'amour donnait l'impression d'être un ennui mortel, sa vie en général ne l'était pas, hein ?

C'est vrai que les Luxurieux aiment l'action ! dit Jeanne en lui rendant son sourire, même si elle ne le voyait pas. Mais ce doit être plus mouvementé chez eux que les amours impossibles. Par Kinath, rien n'est plus ennuyant que celles-là !

C'était l'horreur, ce genre de récits. Ennuyeux à mourir et avec une conclusion décevante, où les deux amoureux terminaient malheureux ou décédés. Et puis, sa relation avec son mari aussi n'était pas la plus sulfureuse ou intrigante, Cédric et elle demeuraient dans les normes. Ce que lui disait sa masseuse improvisée n'était guère faux, le Capitaine semblait mépriser les Déchus, on le voyait dans son regard malgré ses manières polies. Sa langue devait être aussi tranchante que ses armes.

C'est vrai, mais heureusement pour moi, il n'était pas tout seul ! répliqua-t-elle. Je pense que la Marquise Leenhardt nous aime bien, elle.

Malgré les aprioris, ce devait être le cas. Jeanne se demandait quel genre de plats aimait son interlocutrice quand elle la remerciât de son invitation, mentionnant alors l'idée d'ouverture d'un salon de massage.

Vous pourriez, vraiment !

Il y avait bien quelques variantes érotiques de la pratique, après tout. Cette idée et les mains expertes de la Tentatrice lui arrachaient un frisson agréable. Elle se sentait détendue après avoir été sous tension toute la journée. Tout le mois, même. L'organisation d'un tel événement sur plusieurs points de vente ne se faisait pas tout seul !

Je l'image très bien succomber à la tentation, susurra-t-elle avec amusement. Je préfère néanmoins être à sa place en cet instant !

Lui, il avait les mains de sa chérie pour s'occuper de son anatomie. Ça devait être amusant s'ils étaient tactiles, tous les deux. Oriane se penchait alors dans sa direction, murmurant avoir une proposition à lui faire. Voulait-elle que la Déchue soit une fournisseuse de son salon de massage ? Elle pourrait proposer du vin, voire des repas, comme une sorte d'hostellerie. De plus, il existait bien des massages au chocolat, non ? Jeanne avait ses entrées pour en obtenir à moindre coût. Il parait que c'était bon pour la peau, même si la Déchue voyait là un gaspillage de nourriture. Pourtant, son interlocutrice mentionne seulement l'absence de personne qui veulent la rejoindre, en lui donnant un bisou dans le cou, sans doute pour marquer la fin de ce massage fort plaisant.

Hum. Vous voulez manger tout de suite, c'est ça ?

Prenant appuis sur ses bras, Jeanne se redresse.

D'accord, vous n'avez qu'à venir ! Je vais vous préparer votre plat moi-même !

Ce n'était pas une lumière, n'est-ce pas ?

Post V - 810 mots | Fin nastae


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