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 [RPPT] - Le Grand Fessetival de la Charité

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Kyra Lemingway
~ Déchu ~ Niveau III ~

~ Déchu ~ Niveau III ~
◈ Parchemins usagés : 4516
◈ YinYanisé(e) le : 22/03/2016
◈ Activité : Tenancière d'un Bar à vin (rang I) ; Négociatrice (rang I) ; Brasseur (rang I) ; Reine du monde des contes à mi-temps
Kyra Lemingway
Mar 15 Sep 2020, 01:52


Le Grand Fessetival de la Charité


Nel courait presque, à travers le Fessetival. Les yeux pétillants, elle avait envie de participer à toute les activités proposée. Elle n'en aurait jamais le temps, elle le savait bien, et ça l'attristait grandement. Derrière elle, son mentor la suivait avec beaucoup de mal, l'effervescence de la Corvus étant à un point quasi critique. Il lui était déjà arrivé de la perdre au milieu de la foule. Il la soupçonnait même, elle et les compagnons qui l'avait rejoins, de faire exprès pour le semer. Néanmoins, cela avait ses points positifs. Tant que son esprit était occupé avec l'événement, il ne l'était pas par la Luxure qui l'animait. Malheureusement pour lui, les choses ne durerait pas ainsi éternellement. Tandis qu'ils prenaient la direction du jeu des pommes, Nel s'arrêta d'un coup, à quelques mètres du stand, fixant l'une des bassine et ceux se trouvant autour. Jil, Adam et une Déchue dont elle n'avait pas la moindre idée de l'identité mais qui dégageait une aura aussi envoûtante que celle des deux professeurs. L'Ange ? Elle l'avait totalement obstruée de sa vision. Inexistante. Pourtant on ne pouvait pas dire qu'elle était invisible. Mais aux yeux de la jeune Déchue, et à côté des trois autres protagonistes, si. « Bah alors, qu'est-ce qu'il y a ? Tu te débines ? » fit l'un de ses camarades, également étudiant à Basphel, également dans le département du Charbon. Nel ne dit rien, se pinçant la lèvre comme son regard allait de son ami au trio. Lorsque la Corvus fut rejoint par son mentor, il ne fallut pas longtemps à ce dernier pour comprendre pourquoi son apprentie s'était soudainement décidée à ne plus participer au jeu. D'abord parce qu'elle lui avait évidemment évoquée ses fantasmes et à quel point ils n'étaient pas facile à vivre, et il le comprenait. Jil avait sa réputation à Avalon. L'Ara avait beau être Lyrienne, il était facile de la prendre pour une Déchue tant elle était intégrée au peuple et à ses mœurs. Enfin, il avait été facile de voir que la jeune Déchue avait oublié l'idée de croquer dans la pomme pour croquer tout autre chose, celle-ci ayant commencé à se dandiner sur place et se caresser la peau alors que son corps montait trop vite en température tandis qu'elle ne désirait qu'une profonde étreinte. C'était prévisible et ils en avaient parlé plus tôt dans le cas où cette situation devait survenir. « Nel. » fit-il simplement en posant un regret sur l'adolescente et une main dans son dos. Elle leva les yeux vers lui et comprit, répondant silencieusement en affichant un air boudeur.




Un sourire moqueur aux lèvres, Yury prenait la direction des ventes au enchères. Il avait entendu des choses plutôt amusante de ce qu'il s'y passait et ce qu'il s'y était passé de la part de quelques uns ayant quitté les lieux. Il ne pouvait que y faire un tour. Hors de question qu'il laisse passer ça. Les Anges n'avaient pas le monopole à être taquiné. C'était certains qu'ils passaient premier à cela. Mais toute occasion est bonne pour asticoter un membre d'une autre race, plus encore lorsqu'on le savait sensible. À une dizaine de mètre, il marqua un temps. Pourtant, déjà à cette distance il avait déjà un aperçu de l'état de l'Humain. Il combla enfin la distance et salua Maximilien d'un « Yo. » avec une tape dans le dos. Puis il fronça des sourcils et recula d'un pas, rétablissant une certaine distance, tandis que l'Obstiné le dévisagea, d'abord surprit, puis contemplatif. Il savait que Yury faisait parti de l'armée Déchue. Néanmoins, chaque fois qu'il avait eu l'occasion de le voir, c'était en dehors de son service, en civil. Il devait admettre qu'avec l'armure, c'était encore autre chose. Armure qu'il avait déjà vu par le passé maintenant qu'il y pensait. « Qu'est ce que tu fais ici ? » l'interrogea-t-il. « Oh, simple patrouille. » répondit le militaire avec un rictus. Pourtant Maximilien avait l'impression que le regard du Colérique était en train de le sonder de l'intérieur. « Les paris ont été lancé, ont fait attention que tout se déroule pour le mieux. » ajouta-t-il d'un air négligeant en tournant son regard vers le commissaire priseur. « Ah. Je vois. » fit l'Obstiné en levant les yeux au ciel. « Tu permets, j'ai eu quelques ennuis vestimentaire, je dois changer mes sapes. » ajouta-t-il en s'apprêtant à quitter les lieux. « Tu ferai mieux de rester. » répliqua le militaire comme il fit apparaître un double de lui à ses côtés qui s'éloigna immédiatement. « En tout cas, je serai toi, ça m'intéresserai de savoir si quelqu'un pourrait surenchérir à ce que propose Léto Sùlfr. » ajouta-t-il en croisant les bras, un regard en biais sur le Kaahi. « D'où tu sais ça toi ? » - « On ne peut pas dire que vous soyez passé inaperçu. » répondait le Déchu en arquant un sourcil, comme si la réponse fut évidente avant qu'il n'ajoute dans un soupir « Au moins vous avez eu la bonne idée d'attirer l'attention de façon pacifique. ». Ce fut à Maximilien de hausser un sourcil, intrigué par ces mots. Ces patrouilles n'étaient peut-être pas de trop semblerait-il finalement. « Je suis curieux. C'est ton truc de sauter les deux pieds joints dans les problèmes ou bien ? ». Le Kaahi ne dit rien, mais c'était comme si. « T'es a Avalon, en plein Fessetival. C'était évident que ça allait tourner comme ça. » ajouta Yury en fixant l'Humain tandis que son clone revenait pour lancer un tissu au visage de son vis-à-vis. « Évite de causer de problèmes, ou soit sûr que c'est moi qui m'occuperai de toi. » fit-il en faisant demi-tour arrachant une grimace à Maximilien, parce qu'il se doutait que si problème il causait, le Colérique le lui rappellerait bien après le Fessetival encore. Toutefois, il l'interpella une dernière fois. « Yury ! Tu as vu Kyra ? » - « Non. Pourquoi ? » interrogea le Déchu qui s'était arrêté pour de nouveau faire face à l'Obstiné. « Si je saute à pieds joint, elle plonge tête la première. » répondait celui-ci en songeant à son gage.

©gotheim pour epicode


Post bonus. Je me suis juste amusée avec mes PNJ /mur | Mots 1026 | Résumé:
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Jun Taiji
✞ Æther de la Mort ✞

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Jun Taiji
Mar 22 Sep 2020, 00:47



Le Grand Fessetival de la Charité



La main qui se posa sur l’épaule de Clauswitz fut si ferme que le Vampire tressaillit. Lorsqu’il se retourna, l’expression de Jun le laissa pantois quelques secondes. Si son sourire se voulait amusé par la situation, son regard sonnait clairement la fin de la partie. « Bonjour. » lui dit-il, d’un ton courtois mais autoritaire. Il n’aimait pas beaucoup que l’on causât du plaisir à la blonde. Il voulait être la seule source de ce plaisir, même s’il savait qu’il ne l’avait pas toujours été et qu’il ne le serait pas forcément à l’avenir. Ils ne faisaient que se séparer pour mieux se retrouver. Il n’était pas un exemple de fidélité non plus. Il aimait plusieurs femmes et, même s’il aurait pu promettre que ces amours étaient différents de celui qu’il lui portait à elle, il savait parfaitement que d’un point de vue extérieur, ces mots sonneraient comme des mensonges. Il était possessif et jaloux mais, surtout, il demeurait impuissant. Il le serait tant qu’il refuserait de la contraindre. Il n’en avait pas la moindre envie. Là était la différence entre posséder un pouvoir et utiliser ce dernier. Parfois, ça lui faisait mal mais qu’y pouvait-il ? En respectant ses principes et ses promesses, il ne pouvait faire autrement que la contempler et espérer qu’elle se rapprochât de lui et qu’elle exauçât ses vœux les plus chers. « Bonjour. » répondit le Vampire, en amenant délicatement son index sur ses lèvres afin d’y faire disparaître une éventuelle goutte de sang. « J’allais justement partir. » Jun lui sourit, d’un geste qui signifiait qu’il faisait bien et que plus vite il s’exécuterait, mieux ce serait.

Lorsqu’il se tourna vers Edelwyn, il passa une main le long de sa colonne vertébrale, de bas en haut. Ses doigts se frayèrent un chemin jusqu’à son cou. Il effaça les traces de la morsure. « Ce n’est pas raisonnable. » murmura-t-il à son oreille. Il se rappelait que trop bien des addictions de la Déchue. Elle avait toujours eu une attirance quasi morbide pour les Enfants de la Nuit. Elle avait déjà failli y perdre la vie et son imprudence les avait séparés, le jour où elle avait été transformée. Il ne l’aimait pas froide. Il aimait lorsque ses émotions avaient le dessus. Elle s’en cachait souvent mais il les sentait en elle, bouillonner et vibrer. Il aimait ses fragilités. « Que peins-tu ? » lui demanda-t-il calmement, en laissant son regard courir sur la toile. Ses lèvres vinrent caresser la peau de sa nuque. Il voulait effacer celles de Clauswitz. Elle frissonna, pâle et fatiguée, malgré les délices qu’elle venait de vivre. Elle avait envie de l’embêter. Elle savait comment faire. Pourtant, elle n’en eut pas la force. Elle désirait éperdument se blottir dans ses bras. Elle ne l’avouerait pas. Pas maintenant. Peut-être jamais, ou peut-être que si. Elle ignorait ce qu’elle voulait. Elle avait peur de se perdre elle-même en lui avouant tout ce qu’elle ressentait pour lui, d’être prisonnière d’un amour trop puissant qu’il risquait d’utiliser contre elle. Elle n’avait pas envie d’être blessée et il était bien plus évident de jouer les insensibles. Les siècles ne lui avaient rien appris. Autour d’elle, elle se plaisait toujours à construire des forteresses qu’elle espérait inébranlables. Elle savait pourtant qu’il avait le pouvoir de toutes les faire s’effondrer. On ne rivalise pas contre un Dieu. On ne rivalise pas contre celui qui existe dans le seul objectif de nous protéger et de nous aimer. « Je peins les vérités enfouies. » répondit-elle, en essayant de garder une voix neutre. « Hum… Je vois. » susurra-t-il. « Et si tu devais me peindre, que ferais-tu ? » Elle sourit. « Je te représenterais au milieu d’un jardin de roses, en kimono, à essayer de paraître moins puissant que tu ne l’es réellement. » « Seul ? » L’une de ses mains vint se poser sur sa hanche. Elle ne répondit pas. « Je ne façonne pas des jardins pour mon seul plaisir tu sais. » « Tu crées comme je peins. » « Je crée pour toi. » « C’est ce que tu aimes croire. » « Non, et tu le sais très bien. » « Peu importe. » murmura-t-elle, comme si elle ne désirait plus débattre faussement. Il sourit. « Je te veux à mes côtés dans la soirée. Je souhaite admirer les feux d’artifice en ta compagnie au lagon. » « Je ne suis pas un Génie. » laissa-t-elle entendre. Elle était petite. Chacune de ses tentatives de rébellions le faisait sourire. Il aurait pu simplement la porter et la positionner sur son épaule pour l’emmener au bout du monde. « À tout à l’heure. » dit-il, avant de s’éclipser et de la laisser à son ouvrage. Il savait qu’elle viendrait.

Pendant que certains seraient occupés à danser, à chanter et à boire, lui, la tiendrait au creux de ses bras, sur une balancelle. Il regarderait ces étoiles qu’il avait toujours détestées, pendant qu’elle dormirait. Les petites choses s’épuisaient vite. Pourtant, ça ne faisait rien. Il était là pour veiller sur elle et sur ses rêves. Il éloignerait les cauchemars de ses songes.

861 mots

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Mar 22 Sep 2020, 11:00



Le Grand Fessetival de la Charité

Thème.

e4oj.jpgEn formulant sa demande au serveur, la jeune femme n’aurait jamais pensé qu’une question aussi innocente puisse lui porter préjudice. Devant l’impressionnante commande que passa le Déchu, elle n’osa piper mot, et se retint tant bien que mal d’écarquiller les yeux. Comment pouvait-il manger autant ? Travailler aux champs donnait visiblement un appétit d’ogre. Cela étant, sa silhouette n’en souffrait pas. À dire vrai, la blonde trouvait son interlocuteur généreux à bien des égards. Lorsqu’il mentionna l’amélioration à venir de sa situation, elle but ses paroles. Le chagrin _ et la prestance sereine du brun _ n’y étaient pas étrangers. Son timbre paisible invitait à la détente. Un sourire furtif se dessina sur ses lèvres. Les plats arrivèrent ensuite, et le trouble de Calanthe ne cessa alors de s’amplifier. Elle qui prenait rarement de vrais repas se sentit démunie face à l’avalanche nutritive qui se présentait. Certaine de ne pas pouvoir finir, sa curiosité la vit s’attaquer en premier lieu à la soupe d’algues. Les saveurs explosèrent sur sa langue, et une chaleur réconfortante ne tarda pas à envahir son corps. Quelque peu rassurée, elle désespéra en voyant la côte de bœuf, et la délaissa pour les pommes de terre. Engloutir une telle quantité de viande lui paraissait tout bonnement impossible. Il lui semblait déjà que le tissu de sa robe se tendait au niveau de son ventre. Dans un élan de courage, elle se mit à picorer tant bien que mal la salade de chou.

Un autre évènement vint accentuer la gêne de la jeune femme. Incapable d’avaler la même quantité de nourriture que le Déchu, elle rechignait à abandonner. Ce n’était pas tous les jours qu’on l’invitait, et ne pas terminer son assiette lui paraissait une véritable offense. Les paroles de son interlocuteur ne prirent pas sens immédiatement. Battant des cils, elle répéta bêtement ses propos. « C'est moi que vous devez... Embrasser ? » Éberluée, la jeune femme baissa les yeux vers son propre avant-bras. Alaster. Son coeur rata un battement. Comment avait-elle pu ne pas le remarquer auparavant ? Les joues rouges, elle se mordit la lèvre inférieure. « Je... Vous... C'est... » À sa place, Serena lui aurait probablement sauté au cou avec joie. Dîner en compagnie d’un homme comme lui était une bénédiction. Son regard s’arrêta sur ses mains. Ces mains qui pétrissaient la laine et bâtissaient l’avenir des Déchus, à leur manière. Tâchant de recouvrer son calme, elle souffla doucement. « Non, je n'oserais pas. Je crois bien que je tomberais dans les pommes. » À présent qu’elle le regardait vraiment, elle devait reconnaître qu’il possédait un certain charme. Loin de la beauté ravageuse de Joliel, il dégageait une élégance discrète, mais bien réelle. Toute à son trouble, elle acquiesça en silence lorsqu’il demanda sa part de crumble. Après tout, il l’invitait, et elle sentait son estomac sur le point d’exploser. Pantoise, elle poussa doucement l’assiette vers lui. « Je suis vraiment désolée. Je ne peux rien avaler de plus. » C'était navrant ; elle se serait giflée.

Loin de dissiper son désarroi, une irruption soudaine lui fit tourner la tête. Celle qui venait d’apparaître ainsi n’était pas tout à fait une inconnue. Gênée, la jeune femme se rappela sa piètre tentative de ruiner ses toiles. « C'est à cette demoiselle que j'ai failli causer des problèmes. Je devrais aller m'ex... » Avant qu’elle ne puisse terminer sa phrase, l’artiste s’évanouit. Chagrinée de n’avoir pu lui présenter ses excuses, la blonde parla à voix haute sans s’en rendre compte. « Si j'ai la chance de la revoir un jour, je lui demanderais pardon. » La remarque du brun, en revanche, ne la surprit pas. Pour manger autant, il fallait être un surhomme. Ressentir des effets secondaires lui paraissait tout naturel. Un sourire aux lèvres, elle se releva et lui tendit la main. « Nous devrions peut-être marcher un peu, pour digérer. » Avant qu’ils ne s’éclipsent, elle appela le serveur, et lui proposa de garder au chaud ce qu’elle n’avait pas pu manger pour le donner à quelqu’un qui n’aurait pas les moyens de s’offrir un repas ici. Lorsque la question fut réglée, elle se tourna vers Alaster. « J’ai donné à votre association l’argent de ma sœur, alors ce ne serait pas très juste que vous m’embrassiez. » Elle avait réfléchi. « Est-ce que… Vous voudriez bien me prendre dans vos bras, plutôt ? Je pense que ça me donnerait du courage. » Ne sachant pas si sa proposition lui conviendrait, elle resta immobile un instant. Que devait-il penser d’elle, face à une remarque aussi puérile ? Intérieurement, la Déchue aurait voulu se cacher dans un trou de souris. Elle avait passé la journée à côtoyer des individus extraordinaires, qu’elle ne verrait sans doute jamais plus, et elle avait été pitoyable. Bientôt, chagrin et colère se disputeraient en elle. Abattue par cette perspective, elle frotta ses mains sur ses épaules. « Je crois que je vais bientôt rentrer. La nuit va tomber, et j'aimerais me reposer. Je rêve de me blottir sous les draps. Vous voulez venir avec moi ? » Les mots sortirent de sa bouche sans qu’elle ne réfléchisse. Lorsque l’indécence de sa demande lui sauta au visage, elle s’empourpra. « Je veux dire... Ce n'est pas... Je trouve votre compagnie apaisante. » Honteuse, elle baissa la tête, laissant sa chevelure lui couvrir le visage. Que pouvait bien avoir à faire un homme comme lui de sa compagnie ?

e4oj.jpgDevant la gourde que lui tendait Baobab, Joliel plissa les yeux avec suspicion. Consommer de l’alcool étant pour lui un évènement diablement rare, il sentait déjà le contrôle de son corps devenir plus difficile, et ses yeux lui montraient des couleurs plus vives qu’elles ne l’étaient réellement. Cependant, il considéra l’acte comme une invitation, et, désireux de gagner la sympathie du bonhomme face à lui, il s’empara du récipient sans tarder. D’un geste assuré, il fit connaître à son gosier la caresse d’un liquide brûlant. Sa prestation ne fut pas aussi bonne qu’il l’aurait espéré. Peu habitué à ce genre de boisson, il manqua s’étouffer et rendit la gourde à son propriétaire. « On dirait que t’as encore des choses à m’apprendre. » Admiratif de la descente du Déchu, il ne tarda pas à ressentir les premiers effets. Bien maladroitement, il jeta quelques boules dans l’espoir de faire tomber les quilles. Emporté par l’ivresse, il en lâcha une en direction d’une femme qui eut le réflexe de lever le pied avant que l’impardonnable ne se produise. À mesure que le temps s’écoulait, le pantalon du brun gonflait, et la présence de Baobab à ses côtés ne suffisait pas à calmer ses ardeurs. Un grand sourire au visage, il finit par lui poser une main sur l’épaule et l’entraîna à sa suite. « Viens avec moi. J’ai un endroit génial à te montrer. » Il n’avait plus envie d’attendre, et au bordel, il y avait toujours une place pour lui. C’est ainsi que, bras dessus, bras dessous, les deux énergumènes quittèrent le festival pour d’autres réjouissances.

Post VI - 1 145 mots:

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Priam et Laëth
~ Ange ~ Niveau III ~

~ Ange ~ Niveau III ~
◈ Parchemins usagés : 3365
◈ YinYanisé(e) le : 02/02/2018
◈ Âme(s) Soeur(s) : La bière et le saucisson | L'adrénaline et les problèmes
◈ Activité : Berger [III], traducteur [II], diplomate [I] | Soldat [III], violoncelliste [I]
Priam et Laëth
Mar 22 Sep 2020, 11:17




Le Grand Fessetival de la Charité

En groupe



Usant de son éternelle mimique, Laëth fronça le nez. Elle lui aurait bien rétorqué quelque chose mais la pomme coincée entre ses dents l’empêchait de s’exprimer. Malheureusement, un regard noir n’est parfois pas suffisant, sans doute encore moins lorsque les joues se colorent d’un rouge qui éclipse la pénombre des iris. Contenir ses émotions s’avérait plus difficile à mesure que le temps passait : il accumulait la fatigue sur ses épaules. Elle repensa brièvement à Boraür. Elle aurait pu rester couchée dans les draps de Kaahl et s’endormir en respirant son odeur. Il serait sans doute parti pour Avalon, mais les couvertures auraient toujours été imprégnées de son parfum. En demeurant chez lui, elle aurait failli à sa parole, mais elle n’aurait pas subi Adam, Jun, Oriane et encore Adam. Le visage trop proche de celui-ci la ramena brutalement à la réalité. Imperceptiblement, elle tressaillit. C’était stupide, mais elle ne pouvait s’empêcher de revivre des instants de ses rêves en expérimentant à nouveau la proximité de leurs corps. Les questionnements ne cessaient pas. Les réponses ne venaient jamais. Après un instant d’immobilité troublée, elle croqua dans le fruit et recula d’un pas.

Le prénom de la femme la fit tiquer, mais elle ne dit rien. Elle observait l’interaction des deux Déchus. L’animosité d’Alya effleurait ses propres ressentis. Il se dégageait d’elle une force qu’elle ne pouvait pas ignorer, de la même façon qu’elle ne pouvait pas faire abstraction de l’aura d’Adam. Ne jamais avoir entendu parler d’elle la perturbait. Elle avait conscience de ne pas tout savoir du monde. Le songe que Jun avait partagé avec elle avait mis en exergue son ignorance. Néanmoins, à force de jouer au Hagydz, de loucher sur les travaux diplomatiques de Priam, de suivre les enseignements de la Compagnie et de faire preuve de curiosité, elle s’était constituée une base culturelle assez importante. Les grands noms de son époque étaient gravés dans son esprit. Alya Galathiel, cela ne lui disait rien – hormis le nom de famille, caractéristique d’une dynastie angélique aussi réputée pour ses prouesses guerrières que pour l’appétence d’une de ses membres pour les épées démoniaques. Visiblement, celle-ci avait préféré la Colère à la Luxure.

Le « merde » retentissant et la pomme éclatée au sol ne firent que confirmer cette hypothèse. L’Immaculée fronça les sourcils. « Quoi ? » Avant même d’avoir une réponse, son bras fut saisi et le tissu retroussé pour dévoiler un tatouage. Edwina. De stupeur, Laëth ouvrit la bouche et plissa les yeux. Puis, elle dégagea vivement son membre des mains de l’Aile Noire hilare et scruta tour à tour les avant-bras de Jil et Adam. Léto et Ârès. Le second nom la fit immédiatement blêmir. Elle eut la sensation que le sol se dérobait sous ses pieds et que le ciel lui tombait sur la tête. Il était là. Qu’elle dût embrasser le Reflet de l’Ultimage ne revêtait plus aucune importance en comparaison de l’urgence qui torpillait ses entrailles. « Quoi ? » redemanda-t-elle en battant des cils en direction d’Alya. « Non, je… » Elle fronça les sourcils. Son attitude lui paraissait étrange, sans qu’elle sût dire exactement pourquoi. « Non, c’est juste qu’un abruti a cru bon de me mettre en sous-vêtements. Et je vais garder le pyjama, merci. Une autre fois, peut-être. » Hors de question de mettre sa tenue ici et maintenant. Dans d’autres circonstances, peu lui aurait importé. Toutefois, elle jugeait s’être assez fait remarquer pour le reste de la journée.

Même l’enthousiasme de Jil ne parvint pas à faire taire l’alarme qui résonnait jusqu’au plus profond d’elle-même. « Je dois y aller. » dit-elle tandis que la Lyrienne se mettait en place pour jouer. « Merci d’être restés avec moi et merci pour le pyjama. Je te le rendrai dès que possible. Tu peux venir aux Jardins, ou alors je repasserai ici, et… » Elle se tut et secoua la tête. Le stress rendait ses paroles idiotes : dans ces moments, elle était plus douée pour agir que pour parler. Comme elle se tournait vers le Déchu blond, elle désigna son bras d’un mouvement vague. Sa gestuelle reflétait largement le trouble et l’appréhension qui l’assaillaient. Elle était vive et précipitée. Ses yeux brillaient d’un éclat inquiet. Elle devait leur sembler étrange. Elle s’en moquait. « Peu importe cette histoire de bisous et d’associations… si c’est bien celui auquel je pense, tu ne devrais pas aller voir cet homme. Il est dangereux. » Peut-être que ce n’était pas lui et peut-être que tout allait bien. Peut-être. Mais si ce n’était pas le cas… Comment pouvait-il être ici alors qu’il était supposé être activement recherché ? Que voulait-il ? Pourquoi avait-il parié sur cet homme ? Quels étaient ses buts ? Semer le chaos, sans doute, mais comment ? « Et vous… Vous êtes bien Alya Galathiel ? On m’a donné un gage qui vous concerne mais je… tant pis, ce n’est pas important. Je dois retrouver quelqu’un. » Kaahl, Priam, ou Ârès. « Désolée. À une prochaine fois, peut-être. » conclut-elle en s’éloignant.



Message VI – 841 mots

Résumé : Laëth quitte Jil, Adam et Alya/Eli/Kaahl/Elias/et compagnie /sbam Elle part pour trouver Kaahl, Priam ou Ârès. Vous pouvez la suivre/l’aborder si vous voulez mais la prochaine fois que je posterai, ce sera le soir/la nuit (vive les ellipses <3).
Kaahl, je pense pas qu’on aura le temps de faire mon gage (ou alors on est encore sur le RPPT en décembre xD) donc j’ai laissé une porte ouverte si on veut faire ça plus tard. Tu peux faire le tien comme ça =)





[RPPT] - Le Grand Fessetival de la Charité  - Page 8 1628 :


[RPPT] - Le Grand Fessetival de la Charité  - Page 8 2289842337 :
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Mancinia Leenhardt
~ Humain ~ Niveau IV ~

~ Humain ~ Niveau IV ~
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◈ YinYanisé(e) le : 01/05/2015
◈ Âme(s) Soeur(s) : Neah Katzuta | Ange | Compagnon
◈ Activité : Joaillière [Rang IV] | Médecin [Rang III] | Éleveuse de Vaches [Rang I] | Investisseur [Rang II]
Mancinia Leenhardt
Mar 22 Sep 2020, 23:57


Illustration - James Combridge
Le Grand Fessetival de la Charité

Astriid était mignonne en rougissant, l'Humaine avait presque envie de la prendre dans un doux câlin. Entre son cadeau improvisé et cette déclaration quant au baiser, autant dire qu'il y avait de quoi être surprise. Le messager s'inclinait, leur souhaitant une bonne célébration et disparu dans les tables voisines. Neah ne disait rien. Il ne pouvait pas vraiment dire quoi que ce soit, vu que c'était le Jeu et qu'il en avait accepter les règles, Mancinia aussi allait devoir le voir embrasser d'autres personnes. Il espérait que personne n'eût misé sur lui et que ses sommes avaient été perdues, les choses seraient tellement plus simple ... Dans tous les cas, sa partenaire n'avait pas à faire à une personne dépravée qui exigeât d'elle une embrassade répugnante. Il savait qu'elle ne se permettrait pas ce genre de choses avec les deux autres personnes choisies, dont l'un était un Humain et l'autre ... son identité le laissait pantois. Qui était-ce ? Qui avait réussi à l'avoir ? Ne pas mettre un nom dessus le contrariait. Bien que souriante, l'Ange distinguait aussi le visage de sa partenaire, souriante, mais ayant un moment d'absence, un rappel du passé, lorsqu'une autre Ygdraë avait mis ses lèvres sur les siennes dans cet étrange manoir. Que devenait-elle, celle-là ? Avait-elle au moins survécu à la Guerre des Dieux ? Probablement. C'était une tenace. Le clin d'oeil d'Astriid vers son partenaire ne manquât pas de l'amusée, distraire, certes, mais pas aveugle.

Oui, allons-y ! s'exclama-t-elle.

Coupant l'éventuel réflexion de Neah quant à ses lèvres, elle rebondissait sur son acceptation à son tutoiement. Si Mancinia s'attendait à des questions, ou à un embarra difficile à surmonter, Astriid vint à sa rencontre et l'embrassât doucement, sur les lèvres. Cela durât un peu, mais ne manquait pas de voir naître un sourire doux. Elle ressentait que sa partenaire n'osait même pas respirer, avant de se retirer et de prendre une inspiration, alors que le serveur avait interrompu leur embrassade. Mancinia papillonnât des yeux tandis qu'on mit son assiette devant elle, laissant un moment la pression redescendre pour la jeune fille.

Ah, mais non.

Neah était stoïque, ne laissant rien paraître. Intérieurement, il se faisait violence pour ne pas éclater de rire.

C'est moi qui doit vous le donner, vous vous souvenez ?

Mancinia saisit doucement le menton d'Astriid en se penchant dans sa direction, s'arrêtant à quelques centimètres de son visage.

On reprends.

Apposant ses lèvres contre les siennes, lui donnant un nouveau baiser. Plus court, la laissant se détendre doucement, avant de s'écarter en tenant encore son menton, amusée.

Deux pour le prix d'un, c'est bien, non ? dit-elle en relâchant sa prise, se reculant pour reprendre une position normale sur sa chaise. Vous êtes une bonne négociatrice, Astriid.

Cette situation était si amusante. Mancinia se retournait ensuite vers son Gardien, deux doigts sur la bouche qu'elle écartait de ses lèvres pour lui souffler un baiser de loin. Bien qu'étrange à ses yeux, le spectacle valait son pesant d'or. Heureusement que sa Protégée était assez ouverte, parce qu'il n'aurait pas été certain de le tolérer autrement. Son comportement était digne d'une adolescente, mais l'avait-elle été dans sa vie, elle qui ne faisait que courir et combattre pour sa survie. Autant qu'elle savoure cette quiétude. Qu'est-ce que c'était agréable de laisser toutes cette pression derrière eux. Se concentrant désormais sur leurs assiettes, la conversation reprit. Relâchant un soupir, l'Ange eu une sensation de picotement au niveau du bras, curieux, il baissait sa manche discrètement sous la table, pensant à un insecte, mais un nom était apparu. Celui de la personne qu'il devait embrasser. Un nom qu'il connaissait bien, un sourire heureux et soulagé apparu sur la commissure de ses lèvres, brièvement, avant de disparaître. Sa mise avait été heureusement chanceuse parmi les choix déplorables de sa partenaire et sa main malheureuse à l'encontre de la Recrue Belegad. Ah, c'était donc lui, la surprise de Mancinia ? Le Déchu n'avait rien voulu dire vu que la situation lui paraissait drôle ? Quoi de mieux pour deux Liés que de s'embrasser ? Très bien. Il allait attendre un instant romantique pour lui donner sa récompense, évidemment.



Mancinia Leenhardt. Je suis venue présenter mes créations.

Une certaine sécurité, peu visible, mais bien présente, dominait l'endroit. C'était une salle de ventes, avec des produits de toutes catégories et de tout niveau de prix. Autant dire qu'il valait mieux éviter les vols durant un événement de charité, que ce soit par Avarice ou par pure méchanceté, surtout que son travail était réputé sur quelques territoires. La Sertisseuse allait promouvoir des nouveautés, à des prix très bas et seuls les acheteurs monteraient les prix. Autant dire que son association allait pouvoir respirer quelques temps. L'Humaine avait progressivement augmenté son stock depuis l'annonce, travaillant seule, ou avec son équipe, sur des pièces uniques, avant de l'envoyer vers la Capitale des Ailes Noires, quelques jours avant le début du Fessetival. Le Déchu s'assurait de son identité, mais son Ma'Ahid ne pouvait mentir et avait incommodé quelques participants dès son entrée. Elle serait en coulisses, seule, s'assurant avec une des aides du comissaire-priseur de porter ses propres pièces, les mettant en valeur pour augmenter le prix de vente lors de l'énonciation. Ça avait demander un temps considérable de tout résumé sur un signet et d'assurer l'authenticité de l'ouvrage. Rigoureuse, l'Humaine ne lâchait rien. Elle donnerait le meilleur d'elle-même ! Quant à Neah, il s'était installé dans le public, avec une pancarte, mais sachant l'inutilité d'acquérir quoi que ce soit. Lui, il demandait gentiment et il pouvait tout obtenir de sa part. Chanceux ? Assurément. Il sourit. Tout y passait. Des bagues, des bracelets, des tours de cou, des pendants à oreilles, des émeraudes, des saphirs, des rubis, des pierres moins précieuses avec des prix acceptables, comme des prix exorbitants, allant de simples chaînes d'argent à des ouvrages dignes d'être sorti une fois par décennie tant ils étaient précieux.

En toute simplicité, un tour de cou de velours bleu, surmonté par des cabochons gracieusement accentué par des ornements en argent fin et une larme de saphir en son centre.

Oeuvre fascinante et audacieuse, elle venait de captivée l'attention de toute la seule. Honnêtement, l'absence de sourire et la rigueur de sa manière d'être ne laissait place qu'à la beauté de la parure. Les enchères s'enflammaient autour d'eux, un homme eu très à coeur de l'obtenir et l'Ange se demandait si sa fortune entière n'allait pas y passer. C'était un peu déroutant, tant cela aurait probablement aidé les siens pendant plusieurs semaines ...

Et notre dernière pièce ...

Celle-ci valu quelques exclamations étouffées.

Il s'agit d'un collier d'épaules réalisé en cristal et en perles qui s'adaptera à toutes vos tenues sans manches.

L'Ange était subjugué. Comment Mancinia parvenait-elle à réaliser de telles prouesses à base d'un dessin ? Un crayonné issu de son imagination ? Combien de temps cette pièce lui avait demandé ?

Splendide.

Ce n'était qu'un souffle. Si bien qu'on se demandait si l'Ange parlait de la parure ou de cette femme qui faisait battre son coeur.

Post VI - 1178 mots

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Dim 27 Sep 2020, 15:54



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Fessetival


Mon regard s’échappa un instant sur le côté avant de revenir sur Alya.

« Je vois. »

Ma mâchoire s’était serrée quelques secondes. J’avais l’impression d’avoir fait une bêtise et de m’être fait prendre la main dans le sac. La Colère que je lisais dans les yeux de la Déchue avait un goût particulier. J’avais envie de la baiser. Ce serait nouveau et sans doute particulier. Jusqu’ici, aucun de nous n’avait jamais changé de sexe. Pourtant, je soupçonnais Kaahl d’avoir envie de me tuer actuellement, ce qui n’était pas le meilleur état d’esprit pour s’envoyer en l’air. Une réconciliation sur l’oreiller était envisageable ou, plutôt, l’aurait été s’il n’y avait pas eu cette Ange dans les parages. Je n’étais pas un excellent comédien. Tout ce que je savais faire c’était jouer des rôles avant et pendant l’amour. Je n’étais pas habitué à mentir ou omettre.

La pression sur ma nuque me fit abandonner mes expectatives. La menace me fit grimacer. Vu l’état de la pomme en question après le passage des dents de la Déchue, mes ardeurs firent bien de s’évader. Je doutais que la Colère rende Kaahl particulièrement stratège mais, en y réfléchissant, je n’avais pas envie qu’il fasse semblant de vouloir le faire dans le seul objectif de me compresser les parties violemment. La mue pouvait tout sauver mais la douleur resterait dans ma mémoire. Je préférais éviter.

La véritable fin du fruit, écrabouillé par terre, me rendit aussi perplexe que le nom sur mon bras. Je demeurai silencieux, laissant à Jil le soin de maintenir l’ambiance. Soit le jeu des baisers révélait les véritables identités, soit il s’agissait de l’autre. Ça ne me dérangeait pas, qui que ce soit. J’avais couché avec des individus réellement maléfiques. Si ce n’était qu’un baiser, ça irait. Quand on a survécu à l’Île Maudite, on survit à tout, aurait dû être un proverbe en vogue, si la destination en question n’avait pas été oubliée de tous. Peut-être qu’Ârès essaierait de me tuer ? Je me demandai s’il en était capable. Même si Kaahl m’avait parlé de lui, il y avait plusieurs questions auxquelles je n’avais eu aucune réponse, faute de les avoir posées. Je m'étais souvent demandé s’ils étaient reliés d’une manière ou d’une autre.

Mes yeux se relevèrent sur Laëth. Je lui souris, d’une façon qui ne reflétait pas la gratitude mais bien une taquinerie à demi teinte.

« Vous cherchez à me protéger maintenant ? Faites attention, je vais vraiment finir par croire que vous êtes amoureuse de moi. »

J’allais vraiment finir par mourir dans d’atroces souffrances, surtout. Heureusement, « Alya » semblait occupée avec Jil. Ce n’était pas réellement mon rôle de jouer les sauveurs mais je sentais que Kaahl se haïrait dès qu’il aurait ôté la Bague. Il y avait quelque chose dans son comportement qui était en totale opposition avec ce qu’il était normalement : prudent, patient, froid, exigeant, méticuleux. C’était comme si la Colère le transformait et lui faisait réaliser tout ce qu’il ne se serait jamais permis de faire normalement, autrement dit : des conneries.

Je poussai un soupir et me dirigeai vers les deux femmes. Arrêter les festivités me coûtait mais c’était pourtant ce que j’avais décidé de faire. La Colère pousserait Alya a continué, même en se prenant des châtaignes, et je n’étais pas sûr que Kaahl souhaite arrêter le supplice lui-même. Je regardai Jil.

« On va dire que tu as gagné. Je la prends avec moi et je reviendrai ensuite. »

Mon regard ne laissait pas spécialement place à la discussion, pour une fois. Mes mains vinrent saisir les poignets de la Déchue fermement.

« Toi, tu viens avec moi ! »

Pas le choix. Je m’emparai de ses sens avec une facilité déconcertante. Kaahl n’avait aucune barrière lorsqu’il était un Déchu. Tout filtrait. Il était vulnérable. J’anesthésiai son toucher et obstruai sa vue et son ouïe, avant de le hisser dans mes bras. J’ouvris mes ailes et m’envolai. J’aurais pu le tuer et y penser m’effraya. Cette Bague était mauvaise pour lui.

Lorsque nous fûmes dans une chambre, à l’abri des regards, je déshabillai son corps féminin avant d’ôter l’objet de son doigt. Je n’allais pas le lui rendre tout de suite. Je m’assis sur le lit et l’observai. La métamorphose n’avait pas tardé à opérer. Seuls demeuraient un nom sur son bras et un tatouage sur son corps que je ne lui connaissais pas. Je souris.

« N’importe quoi. »

Il ne m’entendait pas mais tant pis. Le fait que les rôles soient inversés me paraissait étrange. Pourtant, ça faisait quelque temps que je le suspectais d’être bien plus fragile que moi. Il avait besoin de parler et il s’était effondré plusieurs fois.

Je me couchai à côté de lui et enroulai mon bras autour de son corps inerte. Je posai mon menton sur son épaule et restai silencieux, préoccupé. J’allais le laisser là. Les effets de ma magie finiraient par se dissiper et je n’étais pas sûr d’avoir envie d’être présent lorsque ça arriverait.

**

Je me posai devant Thomas. Mon bonjour consista en un mouvement déterminé. Je le saisis par le col, les sourcils froncés. Je ne connaissais pas la puissance de l’individu mais je m’en foutais.

« La prochaine fois que vous la laissez sans surveillance, je vous assure que vous n’aurez pas envie de croiser de nouveau mon chemin une fois que j’en aurai fini avec vous. »

Je le lâchai pour lui fourrer la Bague dans la paume.

« Nous avons un accord. »

Là encore, pas le choix. Il était son mentor. Il devait le soutenir, pas le laisser sombrer dans les dérives de la Colère. Il avait bien plus qu’un Déchu entre les mains. Il avait le représentant d’un peuple, un Roi.

**

Je souris en plaçant une couverture sur mes épaules. J’ouvris l’un des battants pour y accueillir Jil si elle souhaitait venir. Des dizaines de bougies éclairaient le sol autour de nous. J’étais appuyé contre un arbre. Les feuilles ne gênaient pas la contemplation des feux d’artifices et du spectacle lumineux qui avait lieu sur le lagon. Je soupirai, en posant ma tête contre le tronc et fermai les yeux.

« Cette journée m’a fatigué. Je ne suis même plus sûr de pouvoir faire honneur à Auguste. »

J’ouvris un œil taquin.

« Je pense que vous allez tous devoir vous occuper de moi. C’est bête. »

Je passai ma main dans la poche de ma veste et en sortis un paquet de bonbons.

« C’est pour t’en avoir chourré un tout à l’heure. »

Je restai silencieux un instant, puis finis par laisser s’échapper d’entre mes lèvres une affirmation étrange.

« Je crois que j’évolue, ces derniers temps. »

C’était comme un aveu gênant. Je n’étais pas sûr de vouloir mais le constat était sans appel : je grandissais. Je devenais responsable et capable de prendre soin des autres.

1117 mots:



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Mer 30 Sep 2020, 20:29

[RPPT] - Le Grand Fessetival de la Charité  - Page 8 M6l2
Image par Sharandula

Le Grand Fessetival de la Charité




Si on avait dit à Astriid que son premier baiser serait avec Mancinia Leenhardt, elle aurait probablement ri au nez du fou et l'aurait accusé de consommer des champignons hallucinogènes. Même si, techniquement, Astriid s'était déjà amusée à embrasser quelques elfes quand elle était une elfette haute comme trois pommes, pour faire comme les grands mais ces tendres et maladroits essais ne comptaient pas. Aussi, quand l'Humaine lui vola une seconde fois ses lèvres, ses neurones flanchèrent, prêts à s'éteindre comme une flamme dans la tempête, manquant d'éradiquer à jamais toute trace de bon sens chez l'Ygdraë. C'était peut-être le cas car elle balbutia une suite incompréhensible de mots, tel un légume à qui on aurait donné la parole. La honte de la nation, aurait sans nul doute commenté Raïm. Encore heureux qu'elle n'était pas une réincarnation d'Yggdrasil. C'était une perspective qui aurait terrorisé les Enelyë.
Reprenant contenance en jouant avec les pâtes dans son assiette, Astriid attendit que ses joues reprennent une couleur normale pour enfin oser relever à nouveau les yeux. Maintenant qu'elles s'étaient embrassées, la rousse se sentait un peu idiote d'avoir été si gênée. L'Humaine la troublait depuis leur rencontre, Astriid ne s'était jamais sentie si petite. Elle espéré juste ne pas avoir embarrassé le couple et remerciait Estella de ne connaître personne dans le restaurant. L'anonymat avait ses avantages. La rousse piqua finalement une pâte pour l'enfourner dans sa bouche et laissa ses paupières se fermer pour apprécier les saveurs du plat. La peau tendre de la raviole, encore brûlante sur sa langue, céda facilement sous ses dents pour libérer la garniture aux légumes, légèrement épicée. Astriid ne put s'empêcher de passer sa langue sur ses lèvres et émit un soupir de bien-être. «C'est trop bon ! Oh il faudra que je parle de ce restaurant à Aleran, il adorerait ! Il veut être cuisinier plus tard, c'est un grand magicien ! Enfin je crois. Moi je commence tout juste à apprendre la magie, c'est super dur !» La bouche pleine, elle discuta ainsi avec Mancinia et Neah le long du repas, retrouvant son entrain habituel et son débit de parole qui agaçait tant Raïm. Quand vint le moment de se séparer, Astriid prit soin de remercier chaleureusement Mancinia pour son cadeau et sa gentillesse, puis Neah pour les avoir sauvées avec Calanthe. Grâce à eux, elle avait passé une journée riche en souvenirs qu'elle chérirait longtemps. Elle aurait aimé retrouvé la blonde pour lui dire au revoir mais elle les avait quitté précipitamment. Il était d'ailleurs temps pour l'Eskët de retrouver les siens avant qu'ils ne la renvoient à Melohorë pour la punir de s'être échappée si longtemps. Si Raïm n'y prenait pas plaisir, il était malgré tout de son devoir de surveiller les jeunes Ygdraë et les Ildra couvaient les Eskët comme s'ils étaient leurs propres enfants.
[RPPT] - Le Grand Fessetival de la Charité  - Page 8 Zktc
Les bras écartés comme pour se préparer à s'envoler, Astriid chantonnait en marchant en équilibre sur le muret fin qui surplombait la rivière. «Trois p'tits elfes, trois ptits elfes, trois ptis elfes, elfes, elfes ! Elfes des bois, elfes des bois, elfes des bois, bois, bois ! Bois de chêne, bois de chêne, bois de chêne, chêne, chêne ! Chaîne en or, chaîne en or, chaîne en or, or, or ! Or des nains, or des nains, or des nains, nains, nains !» Vêtue d'une simple robe blanche, ses boucles rousses paraissaient noires dans la lueur de l'astre lunaire, on aurait dit un petit fantôme bondissant joyeusement sur les pavés dans la rue déserte.
En dépit du sale quart d'heure qu'elle avait passé à subir les reproches de son groupe et de la lourde menace de fessée de la part du Boräk, Astriid avait à nouveau semé la compagnie de ses pairs pour prendre l'air. Ils avaient décidé de rester à l'auberge pour la nuit même si le Festival durait toute la nuit, préférant le repos pour reprendre le bateau le lendemain. Tout en acquiesçant sagement, l'elfe avait aussitôt projeté son évasion, il était inconcevable de rater les merveilles que réservait Avalon pour la nuit. Elle avait attendu qu'ils soient endormis pour se glisser silencieusement au dehors par la fenêtre. Piäh Nour avait à peine ouvert ses yeux, s'était légèrement déplacé pour profiter du creux encore chaud laissé par la rousse et s'était rendormi aussi sec. Personne n'en saurait rien si elle revenait avant l'aube dans son lit. Partout dans les lieux stratégiques de la ville déchue, des feux d'artifices de toutes les couleurs crépitaient dans le ciel, illuminant brièvement les façade des hautes tours. Les yeux déjà plein d'étoiles, Astriid pressa le pas. Elle était encore loin des festivités nocturnes, et elle voulut quitter le muret pour rejoindre le Festival.
L'Ygdraë battit soudain des bras, sa silhouette tordue dans un équilibre précaire au dessus de la rivière, ses pieds nus glissant sur la pierre humide. Elle recula précipitamment pour éviter un bain de minuit forcé et soupira, une main sur sa poitrine pour calmer les battements de son coeur qui s'étaient accélérés. «Ouf ! C'était moins une !»
Message VII
777 mots
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Merci Mancy pour la signature  nastae  

Merci Jil  [RPPT] - Le Grand Fessetival de la Charité  - Page 8 009 :
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Jeu 01 Oct 2020, 01:27


Illustration - Damian Krzywonos
Le Grand Fessetival de la Charité

Portant à une certaine température l'eau de la marmite, Jeanne patientait un temps presque millimétré avant d'extraire le précieux contenu de cette dernière, épluchant ensuite ses pommes de terre en prenant garde à ne pas se brûler, notamment avec la chaleur dégagée par celles-ci, tout en donnant conseils et ordres à ses cuisiniers. Étant un aliment très polyvalent, elles étaient parfaites dans les nombreuse recettes composant sa carte, un légume plein de magie, d'une certaine manière ! Cette variété avait un côté farineux qui, après sa portée à ébullition, était parfaite pour la conception d'une purée, tout en valorisant son côté fondant et donnant alors naissance à une préparation onctueuse à laquelle la Déchue incorporait du beurre, de la noix de muscade, du poivre et un soupçon de lait. Sa viande d'accompagnement serait du porc, avec une sauce aigre-douce. Elle s'en servait dans plusieurs autres préparations depuis le début de la matinée, comme certaines variétés régionales incluant le riz, le poisson et les omelettes, car la sauce donnait une saveur rafraichissante et acidulée à ces aliments. Pour agrémenter toute cette mise en bouche, un bouillon de légumes, venant d'un jus réalisé à partir de carcasses, donnant une texture particulière à sa préparation tout en apportant une saveur fine et singulière, le toux saupoudré de parmesan rehaussant le goût. C'était le coupe feu de la soirée, aussi engageant et bataillant que ce qui s'était succéder durant toute la durée du Fessetival !

C'en était grisant, vraiment et ce, même si la fatigue commençait doucement à l'étreinte, rognant sa résistance. Jeanne savait qu'elle devait être prudente ... on commettait des erreurs dans ce genre de situation stressante. Au cours de sa préparation, la Gourmande se demandait si la Marquise de Nylmord avait appréciée son moment dans son établissement. Ce n'était pas tous les jours qu'on avait un tel nom dans son restaurant, sa serveuse ayant eu l'ingénieuse idée de lui offrir une très bonne place. Au courant de sa présence, Jeanne avait minutieusement travailler les préparations de sa table, mais si elle avait engagée son pas dans leur direction, la présence des Écuyers de l'Aurore l'avait bien trop intimidée, subitement. Elle n'avait pas osée et maintenant, son esprit était rongé de questions !

Pour la Table Quarante-Deux !

Elle avait immédiatement tendu sa préparation à son serveur, prenant soin de ne rien renverser. Le rythme suivait, tout le monde était à son poste, motivé ! Une large partie de l'équipe que lui avait confiée l'Impératrice était vraiment d'une efficacité exemplaire. Sans doute devait-elle relâchée la pression ? La Déchue se permit de prendre une pause. Son esprit tournait un peu devant l'événement et elle se demandait si les sorties de Cédric avec les enfants se passaient bien. Elle n'avait choisi de travailler que par amour du métier, mais les équipes s'étaient relayées et sa présence était constante. Que faire, alors ? Quelqu'un eu la délicatesse de lui montrer une sorte de signalement présent sur son bras. Un nom y était apparu, qui engendrait son amusement immédiat.

Neah Katzuta. Oh, mais c'est l'Ange !

Oui, qui était dans son établissement, il y a quelques heures. Elle n'avait pas été prudente, mais de ce qu'on lui avait expliqué, une simple pression sur son bras permettait de se rendre auprès de lui immédiatement. Devait-elle ? Elle craignait un peu la réaction de la personne à son encontre. C'était un Ange, après tout. Un militaire. Il n'était pas tendre et les relations entre les deux races avaient toujours été tendues, malgré quelques manoeuvres diplomatiques passées visant à leur rapprochement. Jeanne eu un mouvement glacé dans le creux de son ventre. Elle aimait être une Gourmande, mais dans le passé, elle avait été successivement une Humaine et une Ange. Quoi de plus conciliant que ceci pour ne pas avoir un regard méprisant ? Si le Capitaine n'était pas sage, il aurait droit à une petite morsure de rappel. S'ensuivit quelques conversations autour de la Canine Blanche, créature aux ailes remarquables, bardé de titres divers et à l'aura intimidante. Peut-être qu'elle ne prendrait pas le risque de lui déplaire, finalement ... Ses pensées étaient interrompues par un de ses subordonnés, venu lui transmettre un message qui ne pouvait que susciter sa surprise et ses interrogations.

Une demoiselle me demande ? Elle ne vous à pas dit son nom ? Quoi ? Mademoiselle Natey, l'Issemsith, vous êtes sûr ? Elle m'attends au Lagon ? Pourquoi ? Un massage ? Elle a tant aimée manger que ça chez nous ? Mais ...

Vraiment, sa tête avait le tournis ce soir. Son équipe l'invitait à cesser son activité, ils prendraient le relais. Elle avait désormais le droit de savourer une soirée de liberté après presque quinze heures de travail acharné et des semaines de mise en place quant à la réception des clients et l'organisation de son restaurant.

Elle doit sûrement avoir remporter un de mes bisous !

Sur cette remarque, elle retournait discrètement dans ses appartements, avant d'être interceptée par quelques individus désireux de la complimenter. Cela retardait un peu sa venue, aussi, elle s'habillait d'une robe noire et violette, ainsi qu'une coiffure rehaussant un peu ses cheveux. Elle avait chaud et l'air nocturne, à l'extérieur, ne lui procurait que du plaisir. Elle s'occuperait de son petit Katzuta plus tard, pour l'heure, direction le Lagon ! C'est ainsi que Jeanne découvrit des rues animées, des personnes heureuses, ivres, ne pouvant plus avaler la moindre glace, une Garde plus que renforcée ... Jeriel avait joué en communion avec les célébrations, cédant désormais à Cléophée. Les illuminations étaient splendies ! Sans doute aurait-elle le temps de retrouver son mari avant le début des spectacles ? Son pas était léger, tandis qu'elle s'approchait de sa destination, il y avait moins de monde dans les environs, mais la ville était sécurisée et la Déchue n'était pas sans défense. Du moins, cela dépendait l'adversaire, n'est-ce pas ?

Bonsoir ? Vous êtes Mademoiselle Natey, la Tentatrice ?

Post III - 990 mots

Résumé:


◊ DC de Mancinia Leenhardt ◊
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Ven 02 Oct 2020, 16:26


By Godfrey Escota

Le Grand Fessetival de la Charité



Le sourire sur les lèvres de la Sorcière était la résultante de l’alcool mais également de l’état dans lequel se trouvait Azénorine. La blonde se leva soudainement, ne sachant que faire d’autre. « Je vais faire un tour. » Les yeux de la brune se fixèrent sur elle. Elle lui laissa faire quelques pas avant de la suivre à son tour. D’un geste un peu brusque, elle la coinça contre l’un des murs. Sa main, plus audacieuse du fait de sa consommation, remonta entre les cuisses de la Mage Noire. Ce qu’elle y sentit la fit sourire de plus belle. « Voyons ! C’est un esclave ! Tu n’es pas sérieuse ? » Elle rit, avant de tourner les talons et de la laisser là. La blonde, rouge de honte et de rage, la regarda s’en aller en se promettant de faire payer à cette pimbêche ses manigances. Elle n’était pas née de la dernière pluie : ce sale Ygdraë n’avait pas décidé de la toucher de lui-même. Comme si ces choses étaient capables de penser seules. Non, c’était Morgane qui le lui avait fait comprendre, d’une manière ou d’une autre. Il semblait que son « amie » n’aimât pas perdre et qu’elle avait voulu la faire tomber. Ça avait fonctionné mais elle ne perdait rien pour attendre. Elle lui montrerait que, elle aussi, avait des ressources. Azénorine quitta le mur, décidée à rejoindre les autres. Bien entendu, elle ne parlerait pas de l’incident. On ne parle jamais de ses défaites ; juste de ses victoires. La prochaine fois, lorsqu’elle mettrait la brune à terre, elle se vanterait tellement que cette légère humiliation silencieuse passerait pour de la pacotille. Après tout, ce n’était pas à qui faisait la plus grosse crasse mais plutôt à celle qui l’annoncerait suffisamment haut et fort pour que le tout Amestris soit au courant.

Morgane, quant à elle, venait de revenir sur ses pas. Ses yeux se posèrent sur l’Ygdraë. L’alcool n’aidait pas franchement ses manières à être raffinées. Le fait qu’il l’eût soutenue à avoir raison de sa rivale avait éveillé quelques envies chez elle. Elle les tut. Au lieu de quoi, elle leva les yeux vers le gérant du stand. « Bien. Nous pouvons conclure que j’ai gagné. » dit-elle. « Il reste cet homme en lisse. » fit remarquer le serveur. « Il s’agit de mon esclave. Il n’est pas considéré comme une personne mais comme ma propriété. Puisqu’il m’appartient, j’ai gagné. » « L’esclavage n’est pas reconnu à Avalon. » Si la Sorcière eut l’impression que son regard actuel pourrait suffire à mettre mal à l’aise son interlocuteur, elle se rendit rapidement compte qu’elle l’impressionnait autant qu’un moucheron. « Asseyez-vous, mademoiselle, sauf si vous déclarez forfait. » « Pardon ? » s’insurgea-t-elle. Elle allait continuer, même si, légalement, selon les règles d’Amestris, elle avait gagné.

« Les lois d’Avalon ne valent rien. Rappelle-toi que j’ai gagné ! » souffla-t-elle à Vantelme, quelques longues minutes plus tard. Elle avait dû rentrer se reposer un temps. Des Déchus l’avaient aidée. Elle ne marchait pas droit. Ils lui avaient fourni des boissons afin d’atténuer son mal. Néanmoins, ils ne portaient pas assez les Sorciers dans leur cœur pour offrir à la jeune femme de quoi faire disparaître instantanément son état d’ivresse. Dans tous les cas, elle avait murmuré cette phrase à son esclave, avant de partir faire une sieste qui ne serait pas de trop dans son état.

Lorsqu’elle se réveilla, un semblant d’idée germa dans son esprit tordu. Elle n’avait pas aimé perdre contre l’Ygdraë. Il devait payer, d’une manière ou d’une autre. Elle se leva et se dirigea vers la fenêtre. Elle l’ouvrit et admira un instant le ciel. Une étoile brillait plus que les autres. Elle entendait les feux d’artifice résonner mais ne les voyait pas. Il devait être à l’exact opposé de là où elle regardait. Les autres Sorciers n’étaient pas encore rentrés. Elle avait le temps de faire ce qui lui trottait dans la tête. « Hum. » émit-elle, un brin de sadisme dans le regard, un brin d’envie aussi. Elle ne pouvait pas nier que les fantaisies qui tournaient en boucle dans son cerveau lui plaisaient.

Le temps de retrouver Vantelme et d'exécuter le trajet, elle se présenta avec lui à la porte d’un bordel. Ce qu’elle voulait était précis. Lorsque la gérante, habillée en petite tenue, vint les accueillir, la Sorcière fit sa demande. « Bonsoir. J’aimerais des filles pour lui et je veux regarder. » La Dame l’observa deux secondes avant d’accepter. « Bien sûr. Je vous laisse suivre Sophie. » dit-elle à l’attention de Morgane en lui désignant une prostituée déguisée en lapine. « Quant à vous, vous allez choisir les filles que vous désirez. » dit-elle à Vantelme. Morgane n’aimait pas trop laisser l’esclave seul mais il aurait au moins le plaisir de décider de ses partenaires. On invita la Sorcière à se dévêtir et on lui amena une robe de chambre en soie, presque transparente. Ça lui plût. Elle s’installa sur un sofa qui faisait face à un imposant lit à baldaquin. Au fond, elle espérait qu’avant de devenir son esclave, l’Ygdraë avait eu le temps d’entrer en relation avec quelqu’un. Ça en serait d’autant plus douloureux pour lui. Si tel n’était pas le cas, ce ne serait pas réellement une punition. Le consentement était une vague notion inutile pour la Mage Noire.

885 mots
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Maximilien Eraël
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Ven 02 Oct 2020, 21:50


Le Grand Fessetival de la Charité


Maximilien suivi des yeux Yury qui s'éloignait avant d'enfiler le haut qu'il lui avait ramené, ne sachant trop quoi faire de celui dont il s'était défait. Enfin, tournant son regard sur l'autel de vente, il passa sa main sur son épaule pour la masser quelques secondes. Il n'y avait pas prêté attention plus tôt - en fait c'était juste le cadet de ses soucis à ce moment-là - mais la Sùlfr avait une poigne non négligeable. Un rire bref lui échappa en y songeant, rapidement balayé par un soupir en se souvenant que cette histoire de baiser n'était pas terminé. Deux questions lui vinrent à l'esprit. Tout d'abord, comment trouver la Matasif Leenhardt au milieu de la foule ? Ensuite, de quelle façon il pouvait bien l'aborder s'il la trouvait ? Il se voyait mal se pointer pour la faire à la mode Léto. Non, en fait ça n'était même pas envisageable. Dans un nouveau soupir, il alla s'installer sur une des chaises. Probablement n'était-ce pas ça le plus dérangeant en fait. Ça c'était atténué, mais son esprit était encore embrumé du parfum de la Souriante bien que son nez se soit en grande partie débarrassé de l'odeur. Pour cela il tira la grimace lorsque l'enchère suivante débuta. La fragrance pouvait être agréable, il n'aimait pas ce parfum.  Il se passa un main dans les cheveux comme il se redressa sur son assise, puis posa un regard sur celle-ci. « Génial. » commenta-t-il dans une nouvelle grimace. Il y a certains réflexes qu'il fallait vraiment surveiller. Le Kaahi n'avait pas remarqué qu'il avait effectué ce même geste, plus tôt, alors même que la Sùlfr quittait juste les lieux. Il comprenait  soudainement mieux pourquoi il n'arrivait pas à se débarrasser pleinement de ce sentiment qui le prenait aux tripes depuis tout à l'heure. Tant pis. A moins de se plonger dans le Lagon, et encore ce ne serait pas la meilleure des idées avec le feu d'artifice en préparation, c'était trop tard. D'autant qu'il venait de se souvenir avoir vu des créations de la Matasif. Peut-être se montrerait-elle, ce qui faciliterait grandement la résolution de ce pari.

A son ravissement, le Kaahi vit juste et il put voir Mancinia arriver au bras de son Gardien, le ramenant lui-même au sien. Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas eu de nouvelles d'Antonija. Il était un peu fautif. Les dernières fois il s'était montré quelque peu rugueux envers sa personne. Pendant qu'il les observât se séparer, il songeât qu'il devrait peut-être réparer cet impair le premier avant qu'elle ne se montre de façon impromptue et probablement au moment le moins propice aux excuses. Il exhala finalement un souffle. Ce n'était pas le moment de penser à ça, il ne risquait pas de pouvoir s'en occuper dans l'immédiat. En levant le regard, l'esprit à nouveau au Fessetival, il découvrit la Sertisseuse sur l'estrade, à présenter elle-même les bijoux de sa conception. Il put également observer un autre phénomène à cet instant. Les ouvrages de la Kaaezi attisaient la convoitise et faisaient desserrer avec une facilitée déconcertante les cordons des bourses. Maximilien décida alors de se prêter à un jeu avant d'aller ennuyer la Matasif. Celui-ci s'amusa à participer aux premières offres de chacune des pièces pour faire monter l'enchère. Pour une fois que le monde fournissait volontairement de l'aide au peuple Humain, il n'allait pas se priver de donner un coup de pouce à ces acheteurs-donateurs pour qu'ils se délestent un peu plus de leur argent. Une fois tout de même, en voyant la motivation d'un homme, il s'engagea à aller jusqu'au duel, par jeu, l'inconnu le défiant du regard, lui répondant avec une lueur amusée au fond des iris et un rictus amusé avant de lui laisser le foulard. Alors il se leva dans un souffle dépité. C'était dingue ce que les gens pouvaient dépenser comme fortune pour un objet, surtout lorsque celui-ci scintillait. Pendant que Mancinia rejoint une nouvelle fois le commissaire priseur, Maximilien alla retrouver les coulisses de la salle où il fit à nouveau face au Déchu à qui il avait confié sa propre enchère. « Ah c'est vous ! Il s'est plutôt bien vendu votre pari. » commenta celui-ci avec un large sourire. « C'est le moins qu'on puisse dire. » répliqua Maximilien en se passant la main sur la nuque. « Vous venez récupérer quelque chose ? » - « Non, en fait je dois voir Mancinia Lennhardt. » - « La voir ? » releva le Déchu. Un soupir échappa au Kaahi. « Oui. ». Il ne put en ajouter d'avantage. Il n'y avait rien à ajouter de toute façon. Après avoir récupéré le bijou et l'avoir rangé délicatement dans son écrin, l'Ange noir s'éloigna de quelques pas. Un instant, Maximilien se demanda si ce n'était pas plus à cause de la concentration de Ma'Ahid que la raison de sa présence qu'il avait aisément deviné. « Matasif. ». Il marqua un temps, cherchant la tournure la plus appropriée, si tant est qu'elle existât. « Ces enchères se sont révélées plutôt fructueuse. » commenta-t-il finalement, un mince rictus se dessinant à la commissure de ses lèvres au souvenir de sa propre participation, comme il jeta un vif regard vers la salle avant de reporter son attention sur la Sertisseuse. « Je ne sais pas si on vous l'a annoncé, je vous doit un baiser apparemment. ». C'était même certain. « Vous permettez ? En espérant que le Madhif Katzuta n'en tienne pas trop rigueur. ». Comme tout depuis l'ouverture de l'événement, c'était le jeu et il songea que l'Ange en avait pleinement conscience, ne se trouverait-il pas là sinon. Ainsi glissa-t-il ses doigts derrière la nuque de la Kaaezi et se pencha-t-il pour cueillir ses lèvres dans un baiser qu'il fît s'éterniser de trop comme il se permit à franchir la barrière de ses lèvres. Il dût se mettre un coup de pied mental pour reprendre un semblant de contenance et s'écarter d'elle. « Hum, désolé. C'était déplacé. » fit-il en se massant la nuque. Gêné ? Oui il l'était. Agacé aussi. Clairement le jour où il tombe sur la réserve de cette huile, il y met le feu, qu'il n'en reste aucune trace. « Je ne vais pas vous ennuyer plus longtemps et vous laisser profiter du reste de la soirée et du feu d'artifice. ». Et lui s'occuper de façon moins sensible le temps qu'il retrouve ses pleines capacité mentale.


Maximilien avait choisi de continuer la soirée dans une échoppe. Au comptoir, il avait commencé une conversation avec de parfaits inconnus. Il n'avait fallu que de cinq minutes pour qu'ils ne le soient plus. L'un était Déchu et Orgueilleux. Il avait d'ailleurs lancé d’emblée que ses comparses finiraient à terre à cause de la boisson bien avant lui. Le second l'était également, Déchu. Mais Paresseux. Aux yeux du Kaahi, il tomberait probablement avant l'Orgueilleux en effet, mais pas à cause de la boisson. Le dernier était Magicien de son état, étudiant aux Palais de Caelya. Il avait toujours vu les Magiciens comme des coincés ne faisant la fête qu'au vin et au champagne et avec modération s'il-vous-plaît, étiquette oblige. Aussi ne pariait-il pas sur sa victoire non-plus. Quand à lui, on ne l'avait pas étiqueté Obstiné pour du vent, même s'il se retrouvait dans ses situations inattendus parfois à cause de ça. Néanmoins, deux hommes mécontents pour une raison connue d'eux seuls commencèrent un tapage  à l'intérieur, forçant le quatuor improvisé à migrer vers l'extérieur et mettre un terme à ce défi. « N'empêche que j'imaginais pas les nobles comme ça. » lâcha le Mage d'une voix pâteuse. « Je crois pas que tous soient comme ça, non. » répliqua Maximilien avec un sourire amusé avant de porter son verre à ses lèvres. Le pauvre Magicien. Il lui offrait une bien piètre image de sa noblesse raciale. Ça n'avait aucune importance à ses yeux. Il ne changerait pas juste pour correspondre aux exigences de la norme. Ça n'était même pas envisageable. Un sifflement aigu détourna la totalité du groupe de la conversation, chacun portant son regard vers la destination du bruit, à temps pour voir l'explosion de la fusée en mille étoiles colorées. Vilain rappel à l'ordre que ce feu d'artifice. Il ne pouvait même pas passer une soirée tranquille. Oh, et puis. Elle saurait bien attendre qu'il finisse son interminable conversation, non ? Alors le souvenir de l'étreinte de la Souriante sur ses épaules le fit grimacer. Peut-être n'était-il pas sûr de vouloir parier sur ça cette fois-ci, et intérieurement il se jura de ne plus jamais critiquer Yury. D'essayer tout du moins. « Quoi, t'aimes pas ça les feux d'artifices gars ? ». Maximilien, accoudé à la table, le visage en appui sur le poing, porta son attention sur l'Orgueilleux. « Nan, rien à voir. ». Puis il revint poser ses iris vers les lueurs illuminant le ciel. « Je pensais à une femme. » se contenta-t-il d'ajouter avec un sourire en coin et une lueur amusée dans le regard, sachant pertinemment que chacun des trois protagonistes interprèteraient ces mots différemment. « Je file. C'est moi qui paye. » conclut-il en laissant la monnaie sur la table avant de se lever, ne laissant pas au reste de la troupe l'occasion de l'interroger plus.

Avant de retrouver la peintre, il profita un dernier instant du ciel nocturne, scrutant les astres. Tout était si calme là-haut comparé à l'activité d'Avalon. Il exhala un souffle et reprit sa marche vers la tente de la Souriante. Il se demanda d'ailleurs si elle le serait autant que lors de leur précédent échange. Tirant un pan de la toile, il constata celle-ci vide. Il en fut presque surpris. Presque. Un nouveau parfum lui monta alors au nez, plus appréciable cependant. L'épais tissu avait retenu les fragrances épicées de l'encens. Instantanément il vit le coucher du soleil sur les dunes sableuses du Désert. Peut-être avait-il plus adopté l'aridité d'Utopia et sa jumelle qu'il ne l'imaginait. Il délaissa la toile en captant des bruits de pas à proximité. « Sans surprise. » fit-il à la Sùlfr qui apparût à son champs de vision en écartant les bras avant de les croiser, comme il reprit, profitant qu'elle soit encore à distance raisonnable « Sérieusement. Pourquoi avoir miser tant ? ». Qu'on mette la moitié de sa fortune dans une bague lui était incompréhensible, alors le geste de la Sùlfr, il ne se l'expliquait même pas.
©gotheim pour epicode


Mots 1745 | Résumé:


We were never welcome here ~ Night time or morning time, we're going strong

Don't you tell me what you think that I can be

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Kaahl Paiberym
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Kaahl Paiberym
Dim 04 Oct 2020, 16:49



Le Grand Fessetival de la


Charité

 

Le monde s’ouvrit de nouveau à moi, lentement. J’aurais pu user de l’Extinction pour annuler les effets directement. Pourtant, la perte de certains sens était une épreuve difficile à surmonter. Ce n’était pas la seule qui me tenait actuellement. Lux in Tenebris avait de nouveau repris le dessus et ses vengeances étaient cruelles. Sa domination colorait mes veines d’une teinte noirâtre. Je me tournai sur le côté, en position fœtal. Tout revenait, petit à petit, ma douleur et mes souvenirs. L’horreur de mes actes marquait mon esprit. Le passé me hantait en visions soudaines, comme si un autre que moi était en train de me partager son vécu à l’aide d’une magie défaillante. Mes paumes vinrent se poser sur mon visage. L’envie de disparaître me prit de nouveau. La présence de Léto, le tatouage, l’alcool, Jil, Adam, Laëth, mon prénom gravé dans l’avant-bras du Déchu, mon impuissance à me tenir et à gérer convenablement la situation. Comme un drogué qui avait vécu, auparavant, un moment de paradis, j’étais en train de redescendre en Enfer. Ma respiration se saccada davantage. La Magie des Ténèbres désirait être l’architecte des effets désastreux de mon malaise. Puisque tout ce qui m’entourait me dérangeait, il me suffirait de détruire ce tout, de raser l’ennui pour recréer depuis le néant. J’essayai de me redresser légèrement. Mes muscles étaient encore un peu anesthésiés. Je ne les sentais que très partiellement, ce qui rendait ma position incertaine. Je n’étais pas sûr de pouvoir me redresser. L’odeur d’Adam me parvenait pourtant avec une violence étrange. C’était lui qui m’avait déposé là. J’avais autant envie de vomir que de pleurer. Mes mains se mirent à trembler doucement. La rapidité des changements vécus et l’angoisse de l’enchainement des situations me retournaient l’estomac. C’était à en devenir fou et, dans un moment d’égarement éphémère, je pensai que je devrais peut-être tout abandonner, les artefacts, l’espionnage, le rôle d’Elias. Je voulus, un court instant, ne donner la mesure qu’avec ma propre identité. En balayant le superflu et le faux, je me retrouverais sans aucun doute. Qui aurais-je en face de moi dans le miroir ? Qui serait mon reflet ? Je n’en avais pas la moindre idée. Un monstre du mal, plongé dans un déni profond, le déni de celui qui essayait d’envisager qu’une partie de lui pût être bonne. Peut-être que chaque parcelle de moi n’était que ténèbres. J’abandonnai ma tentative et me recroquevillai une nouvelle fois sur moi-même. L’énergie me manquait. Ce n’était pas une fatigue physique mais une fatigue psychologique. À quoi bon se battre lorsque tout est déjà écrit ? À quoi bon lutter contre le mal ? Je savais qu’il finirait par me ronger. J’avais désiré ce trône pratiquement toute ma vie, en le sachant empoisonné. Je me devais d’assumer, à présent, la réalisation de mes objectifs.

Quelques minutes plus tard, ce fut une considération d’une toute autre teneur qui m’enserra l’estomac. Le Vampire, lui, n’avait toujours pas oublié l’outrage. Le mécontentement que je ressentais par rapport à Laëth ressortit plus fortement. J’étais idiot. J’avais désiré son sang longtemps. J’avais décidé de la mordre avant toute chose et je n’avais pas tenu mes promesses silencieuses. Je m’étais parjuré et lui avait soif. Paradoxalement, il était la solution à l’un de mes problèmes actuels. Lux in Tenebris devait se taire. Je ne pourrais garder encore longtemps la pression de sa puissance à l’intérieur de mon corps. Je n’étais pas sûr du résultat d’un relâchement soudain de ma part. Détruirais-je ce seul bâtiment ? J’en doutais.

Lorsque la Couronne de la Nuit fut au sommet de mon crâne, les remords disparurent en même temps que la Lumière dans les Ténèbres. Je me levai sans aucune difficulté, libéré de toute morale. J’avais juste faim et ce besoin primaire dépassait tous les autres. Je pris néanmoins soin de me vêtir en fouillant dans les placards. La perspective de sentir le sang couler dans ma gorge me rendait impatient. Je me fichais du Mal et du Bien. Je voulais me nourrir. Les débats philosophiques étaient ma dernière préoccupation. C’est ainsi vêtu d’un costume légèrement trop grand pour moi que je sortis de la chambre. Les talonnettes de mes chaussures créaient un léger bruit à chaque fois que je me déplaçais. Je voyais bien mieux dans la nuit qu’en temps normal. Mes instincts étaient plus développés. J’étais un prédateur. Pourtant, lorsque j’entendis le miaulement d’un chat plus loin, depuis l’une des poubelles de la ruelle dans laquelle je m’étais engagé, je fis demi-tour. Les chats restaient ma hantise.

Alors que les feux d’artifice éclairaient le ciel, je sentis une personne non loin, avant même de percevoir sa silhouette vaciller. Un sourire amusé marqua mes traits. Je me téléportai dans son dos. Ses effluves me plaisaient. Je désirais son sang. « C’était moins une, oui. » dis-je, simplement. « Vous devriez faire attention à vous. Je ne pense pas que la chute vous aurait été fatale mais, avec les festivités, crier à l’aide aurait pu s’avérer inutile. Rassurez-moi : vous savez nager, n’est-ce pas ? » L’hésitation n’était pas un facteur existant dans ma démarche. Je continuai. « Vous saviez que l’ancien Empereur Noir a fait exécuter toutes les rousses de son Royaume ? Les femmes ont été obligé de se teindre les cheveux pour lui échapper. Vous avez de la chance de ne pas être née Sorcière. » Vu la pureté de son sang, la demoiselle appartenait forcément à un peuple bénéfique. Ce n’était certainement pas une Déchue qui se faisait passer pour une Ygdraë. Elle en était une. Astriid Cëlwùn. « Hum. » fis-je, en levant les yeux vers les couleurs qui magnifiaient le ciel. Je n’avais pas envie qu’elle se débattît. Si nous avions été en pleine campagne neutre, sans doute lui aurais-je couru après quelques temps, juste assez pour vivifier l’écoulement de son sang et pouvoir la vider plus rapidement de ce dernier. Néanmoins, au milieu du territoire des Déchus, ce serait une grossière erreur. « Faites-moi plaisir : ne bougez pas. » Ma magie entra en jeu dans l’objectif qu’elle m’obéisse. Je m’expliquai. « Lorsque la victime se débat, généralement, sa chair finit par être déchiquetée. » Le sourire malin qui illumina mes traits blafards n’avait rien de rassurant. « Je ne vais vous en prendre qu’un peu, du sang. » C’est l’idée que j’avais. La tuer n’était pas dans mes intentions. Avoir un cadavre sur les bras n’arrangerait pas mes affaires. Seulement, lorsque j’effectuai une plongée vers elle et plantai mes dents dans sa gorge après avoir écarté doucement ses cheveux, je compris que le délice que je ressentais à la goûter était suffisamment important pour que j’envisageasse de la faire succomber à la mort. Je resserrai mon étreinte sur elle, collant mon corps au sien pour la sentir davantage et mieux la posséder. Prendre l’apparence du Chancelier Negrim n’avait peut-être pas été la meilleure idée mais puisque ce dernier ne sortait pour ainsi dire jamais des territoires sorciers, ce n’était pas une tragédie stratégique.

J’aurais continué si la présence d’une silhouette encapuchonnée ne m’avait pas interrompu. Celle-ci attira suffisamment mon attention pour que je m’écarte de l’inconnue. Mon menton était couvert de sang. Une voix féminine s’éleva, à l’adresse de l’Ygdraë. « Partez, maintenant. »

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Mancinia Leenhardt
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Mancinia Leenhardt
Lun 05 Oct 2020, 22:20


Illustration - James Combridge
Le Grand Fessetival de la Charité

Dire qu'une maladresse était à l'origine de cette rencontre ... L'Humaine était ravie d'avoir Astriid à ses côtés, comme une boule d'énergie volontaire qui la renvoyait aussi vers le passé, à l'époque où elle était candide et rêvait de voyager à travers le monde. C'était avent d'en découvrir sa violente noirceur. Sa tenue à leurs côtés ayant égayé leur venue au Fessetival plus qu'elle ne l'aurait cru. C'était une chance qu'elles s'entendissent aussi bien, à moins que ce ne soit l'ombre des titres et du prestige qui contraignait l'Ygdraë à une certaine retenue.

Aleran ... Aleran Ward ?

Cette mention quant à un Aleran, cuisinier de son état, ne pouvait que l'intriguer. Elle l'avait eu en entretien, alors ce n'était pas étonnant qu'il prenne quelques congés pour voyager et découvrir de nouveaux arts culinaires, au contraire, c'était quelque chose que la Marquise encourageait volontiers.

C'est un des apprentis de mon domaine, à Nylmord.

Encore un auquel elle avait donné sa chance, parce que la vie n'était composée que de cela. De chance. Elle ne pouvait pas prétendre le contraire. Avec un soupçon l'audace, aussi, comme cela avait été le cas.

Mon Dieu, l'apprentissage de la magie, souffla Neah. Ça me rappelle quelques souvenirs ...

Mancinia sourit, même si elle ne comprenait pas grand-chose, elle s'imaginait que c'était tout aussi contraignant que n'importe quelles études et que, comme certains domaines en constante mutation, on ne cessait jamais d'apprendre, à moins d'être une personne fainéante. Si elle était si dure à ce propos, c'est parce qu'elle était aussi consciente que son Gardien était en train de concevoir un nouveau sort d'attaque, mais qu'il n'osait pas réellement franchir le pas de son utilisation pratique, la teneur de celle-ci étant trop instable. Le reste du repas se déroulait sans encombre et l'Humaine dû reconnaître que la réputation de l'établissement n'avait pas été usurpée, mais cette conclusion aussi plaisante pour leurs langues et leurs estomacs signifiaient aussi que l'Ygdraë ne pouvait plus réellement s'attarder en leur compagnie.

Je vous remercie, Astriid. J'ai vraiment eu un agréable moment en votre compagnie ! J'espère vous revoir prochainement !
Vous êtes sûr que ça ira pour retrouver vos amis ?

Elle confirmait la demande de Neah, qui répondit par un hochement de tête. Que craignait-elle ici, de toute manière ?



Oui ?

Mancinia s'était retournée vers la personne la nommant depuis son titre le plus ancien. Il n'y avait que les Humains pour s'en servir, ainsi que Neah, qui savait à quel point cela était important à ses yeux. Les autres l'appelaient Marquise Leenhardt, car il s'agissait de sa dénomination la plus haute et la plus répandue parmi les territoires alliés. En reconnaissant son interlocuteur, elle comprit immédiatement la raison de sa présence.

En effet, nous bénéficierons d'aide pour nos Enfants des Cieux. Merci d'avoir augmenté une partie des enchères.

Même si elle aurait aimée donner sa chance à tous, l'idée que certaines de ses créations étaient partie à des prix exorbitants gonflait son ego de Joaillière. Elle avait tant hésité, tant travaillé, s'était tant battue pour être connue dans ce domaine ... C'était vraiment gratifiant ! Observant les ailes réprouvées dans son dos, son coeur se serrait en se remémorant le destin que Neah avait réservé aux siennes après Los Worr do Dur. Un frisson parcourut ses mains, mais le sourire restait ancré sur son visage.

On m'en a avertie, messire Eraël.

Elle avait eu de la chance concernant Astriid, quant à l'homme, il s'avérait être Humain, c'était un avantage. Sa mention envers son Gardien l'amusait, surtout en l'imaginant se mettre en Colère pour protéger son honneur. Égoïstement, c'était assez plaisant. Bien que ce ne soit pas très recommandé, pour un Ange, d'en éprouver et ne souhaitait pas arrivé à de telles extrémités. Par égard pour son Amour, elle resterait correct.

Ne vous inquiétez pas, il a été prévenu. Vous ne craignez rien à moins de me faire quelque chose de désobligeant. Alors, dites-moi ...

Jusqu'où vous voulez aller ? Interrompue dans son élan alors que son interlocuteur vint saisir ses lèvres, une certaine surprise marquait ses traits, écarquillant ses yeux. Elle mettait cela sur le compte de l'ambiance, ou de la boisson, après tout, certains hommes cédaient plus rapidement à leurs pulsions s'ils ne se contrôlaient pas bien de base. Dans le cas contraire ... Elle se chargerait de lui arracher la langue. Et lorsqu'il voulut se rendre plus loin ... elle hésitait. Après tout, elle avait payée ce baiser et c'était dans l'accord, mais l'interruption ne lui donnait pas le loisir de réfléchir plus en avant, Maximilien eu des excuses. Mancinia reprenait son souffle.

Un peu, mais c'est l'ambiance qui le veut. Je ne vous en tient pas rigueur.

C'était vrai. De toute manière, seuls les baisers de son compagnon parvenait à lui faire de l'effet, elle s'en rendait bien compte, désormais. Et c'est ainsi qu'ils se séparèrent. Sans doute y avait-il mieux, comme première rencontre ... ?

Profitez bien du reste de la soirée, également, sourit-elle.



Neah l'avait attendu à la sortie de la loge et l'Humaine ressentait l'ambiance tendue entre lui et les Gardes Déchus, qui ne pipaient mots, se contentant de se lancer quelques regards, mais devant sa présence, les choses semblait se détendre. Sous ses compliments, ils quittèrent le lieu de rassemblement sous un ciel ressemblant à une marrée noire, où les étoiles étaient à peine visible sous les lumières ambiantes de la Cité des Ailes Noires. Racontant avoir croisé son second partenaire, l'Ange songeait que c'était une chance de ne pas avoir assister à cela. Il ne l'aurait pas vraiment supporté ... En parcourant les rues, le couple se dirigeait vers le Port, Mancinia était songeuse, énumérant ses actions de l'après-midi.

J'ai donné deux baisers sur trois. Je me demande qui est le dernier. Il ne s'est même pas encore manifesté !
Je me demande aussi, sourit-il avec malice.
Tu sais qui c'est.

Ce n'était même pas une question. L'observant avec un regard triomphant de celui qui eu été prit sur le fait, le Gardien eu un sourire avant de relever sa manche, la clouant sur place. Sa mise avait été si chanceuse, vraiment. Son coeur bondissait dans sa poitrine.

Je crois que même le hasard nous désire ensemble, Mancinia.
J'aime le hasard, dit-elle en inondant ses lèvres de petits baisers.

Post VII - 1050 mots

Résumé:


[RPPT] - Le Grand Fessetival de la Charité  - Page 8 Signat12

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Astriid
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Astriid
Dim 11 Oct 2020, 10:29

[RPPT] - Le Grand Fessetival de la Charité  - Page 8 M6l2
Image par Sharandula

Le Grand Fessetival de la Charité




Quand la voix s'éleva dans son dos, l'Ygdraë sursauta et pivota sur elle-même, les yeux écarquillés de surprise. L'homme était arrivé sans bruit et elle était sûre qu'elle était seule jusqu'à son arrivée. Les feux d'artifice dessinaient des ombres mouvantes et inquiétantes sur le visage inconnu de celui qui lui avait adressé la parole et elle recula instinctivement. «Oh pardon je ne vous avais pas vu !» Sa bouche se tordit en une moue gênée et elle plaça ses mains dans son dos alors que l'individu poursuivait. Astriid avait légèrement l'impression de se faire gronder et elle se sentit le besoin de se justifier. «Bien sûr que je sais nager ! Même que je voulais aller tremper les pieds mais ce n'est pas conseillé de se baigner la nuit, après on attrape un rhume. C'est pas très grave un rhume mais qu'est-ce que c'est désagréable ! D'ailleurs, je recommande le Thym pour...» L'Elfe se tut quand il poursuivit et elle déglutit, sondant son visage pour voir s'il était sérieux. Où voulait-il en venir ? Dans le doute, elle se fendit d'un sourire incertain, ce n'était sûrement rien de plus qu'un autre choc culturel. Et pourquoi continuait-il de lui parler ? Peut-être qu'il se sentait seul et n'osait pas aller aux activités nocturnes en solitaire ? Elle se félicita d'avoir compris si vite ses intentions, Raïm aurait été fier d'elle. L'Ygdraë s'apprêtait à lui proposer de l'accompagner, se réjouissant d'avance de s'être trouvé un autre ami si vite mais la proposition mourut sur ses lèvres, son sourire figé. Chair ? Déchiquetée ? Ces mots ne faisaient pas partie du vocabulaire de l'Eskët et elle crut à une farce, pas une très bonne mais il n'était pas dans sa nature de critiquer. De plus, Avalon avait l'air d'être une ville abondant de personnes malicieuses, aussi obéit-elle et elle ne bougea plus, épiant chacun de ses gestes. Aurait-elle voulu refuser et lui tourner le dos pour rejoindre les festivités en ignorant l'étrange inconnu qu'elle n'aurait pu s'y résoudre. Elle était comme fascinée par l'homme, intimidée aussi. Son attitude déterminée lui rappelait l'assurance calme et pondérée qui habitait Mancinia ou Neah, celle-là même qui lui manquait cruellement. Il y avait un mur invisible entre les gens comme eux et elle-même, un mur trop épais sur lequel sa propre confiance s'écrasait et où s'ébauchaient les ramifications de ses doutes. Elle s'en était aperçu aujourd'hui et elle ressentait la même chose à l'instant.
Mais Astriid n'aimait pas se poser autant de questions ni ruminer pendant des heures, l'introspection n'était pas son fort et elle ne pensait pas à l'après, aux conséquences, elle considérait ça comme une perte de temps. De plus, les questions qui se pressaient dans sa tête étaient devenues aussi légères que du coton et ses mains, léthargiques, retombèrent le long de son corps. Passive en apparence, les poils sur sa nuque se dressèrent quand il s'approcha mais elle était comme paralysée, non pas de terreur, mais d'incompréhension. Quelque chose clochait mais quoi ? Complètement dépassée par les événements, elle réagit à peine à la mention de sang, c'était comme si plus rien n'avait d'importance. Mue par un instinct primaire, Astriid voulu reculer quand il fondit sur elle, mais ses membres étaient trop lourds et elle ne parvint qu'à esquisser un petit pas en arrière. L'Elfe tressaillit à son contact, étranger, inhabituel, dérangeant. Elle ne comprenait pas. Une vive douleur se diffusa au niveau de sa gorge, supportable mais désagréable et intrusive. Pas une plainte ne franchit ses lèvres mais tout son corps frémit dans un grand frisson, rejetant cette invasion, luttant pour garder le fluide vital qu'elle sentait s'échapper d'elle mais sa combativité était soufflée comme une bougie et elle resta inerte. Toute son enfance, les Boräks l'avaient entraînée, avaient tenté de modeler son corps frêle pour que le jour venu, elle puisse se défendre. Les Ygdraë ne seraient plus des victimes. Belle idée sur le papier mais dans les faits... Elle était presque vexée de constater l'inutilité de ces heures passées à endurcir ses muscles, cette fausse confiance en elle qu'elle s'était construit. C'était dérisoire et inutile, elle n'était rien. Tout ce qu'elle savait, c'est que si elle ne mourrait pas là, ce serait Raïm qui s'en chargerait. Elle avait été stupide de quitter sa protection, stupide de partir en pleine nuit et de se croire immune à tous les dangers. Astriid sentait la tête lui tourner et un début de nausée pointer alors qu'il aspirait son sang quand l'étreinte de l'homme sur elle se défit enfin. L'Ygdraë recula aussitôt en chancelant et elle plaqua une main sur sa gorge, horrifiée de sentir le liquide contre ses doigts. Le brouillard dans son esprit dissipé, la peur s'empara d'elle et elle fut soulagée de voir que son corps lui obéissait à nouveau. Sans un regard en arrière, elle n'attendit pas la fin de la phrase de sa sauveuse pour s'enfuir, les battements de son coeur s'envolant. Sa panique enflait au fur et à mesure qu'elle courait et ce ne fut qu'une fois de retour à l'auberge qu'elle se laissa glisser à terre, blanche comme un linge, son front couvert de sueur.
Message VIII et final
876 mots
Résumé:



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Merci Mancy pour la signature  nastae  

Merci Jil  [RPPT] - Le Grand Fessetival de la Charité  - Page 8 009 :
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Latone
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Sam 17 Oct 2020, 17:59

Un premier feu d'artifice éclata. Puis un deuxième. Un troisième. Ensuite, un quatrième. Les explosions lumineuses se succédèrent en fanfare en rythme effréné et coordonné. Les marionnettistes de ce Fessetival prévirent de terminer cette incroyable soirée avec un bouquet exceptionnel. Chacun de ces flashs rappela à Léto cette impression si singulière de survivre et de disparaître en un même instant. Un Báng. Elle sourit, la lueur du spectacle éclaira ce charmant moment. Accoutrée, comme toujours, de ce magnifique poncho et du reste de sa tenue qui… disons, tenait encore par bien des mécanismes. Sa furieuse – le terme n'était pas anodin – soirée lui avait offert quelques séquelles physiques en guise de souvenirs. Absolument rien d'aggravant, surtout lorsqu'on s'appelait Léto Sùlfr, qu'on collectionnait en outre les afflictions physiques comme un Sorcier amassait les runes. Était-ce Aria Taiji ou son mari derrière cette morsure ici, cette lacération par-là, cette trace de lèvres teintées ? Cela faisait bien entendu parti de la magie de cette sadique intimité que de ne pas savoir. Avec sincérité, jamais Léto n'aurait réellement pénétré dans l'une de ces chambres pour "tester" avec de parfaits inconnus. La Luxure en flacon s'apparentait à une arme de destruction. Malgré tout, cette expérience lui fit repenser à ces histoires qu'on lui contait, récemment, au sujet d'un des Hauts Plateaux de Drosera. Une fois Avalon derrière elle, elle risquait de faire un crochet là-bas avant de retourner au bercail.

La Reine des Chamans releva un peu plus la tête sur ces cieux gorgés d'étincelles multicolores, tels les coups de pinceaux qu'elle jetât sur les toiles vierges. Avachie dans la verdure près du Lagon, elle n'était qu'une paire de yeux supplémentaire pour ce bouquet final accueilli avec panache. Léto fixait cette merveille comme une enfant, sans avoir à exprimer verbalement son engouement. C'était une pause de plus, un répit avant de supporter à nouveau les affres de la couronne. Au bout d'un moment, la lassitude sembla la rattraper, à mesure que cette dose de Luxure s'atténuait davantage. De toute façon, un rencart l'attendait.

Léto n'était point si présentable lorsque Maximilien Eraël la vit arrivée devant cette fameuse tente. Sa chevelure encore un brin ébouriffé, l'une de ses lèvres à peine cicatrisée, sa tenue réarrangée à la vite – fort heureusement, le poncho masquait une grosse partie du massacre – la Chamane s'avérait être davantage embarrassée par cet inconfort que par sa nudité partielle. Au moins, l'Humain ne lui tint pas rigueur et lui fit arracher un bref rire. Présenté ainsi, son geste était vraiment stupide.


" Pourquoi pas ? Elle haussa les épaules. Rien ne l'obligeait à se justifier, puis la réponse avait flotté dans l'air. Il avait dû le sentir. Cela vous fait quel effet d'apprendre qu'une nuit en votre compagnie vaut la richesse d'une dynastie ? Elle aussi était curieuse. Vous par exemple, vous miserez combien pour moi ? Foncièrement gênante, la blonde repassa une attache par-dessus son épaule avant de bien étirer le poncho. Ne vous en faites pas, il n'y aura pas de malheureuse conséquence à cette vente. Pour votre cas, vous n'aurez affaire qu'à moi. Ce ne sera pas la première fois que Vanille Caël Deslyce dût repasser derrière sa petite-fille pour réparer les pots cassés. En l'occurrence, les tirelires écrabouillées. Lorsque des passants passèrent dans le coin, hilares et ivres, la Chamane tapa des mains tout en le contournant. Bon, ce sera bien agréable de ne pas avoir à passer la nuit seule, alors hop ! " Un écho de leur dernier contact.

La maîtresse des lieux laissa à l'homme le loisir de la suivre à l'intérieur. Nul badaud n'osera les déranger derrière ces voiles, si on exceptait les Esprits ; qui étaient, sans surprise, au rendez-vous pour assister à une soirée au potentiel mémorable. Sans faire attention à eux, la Hǫfðingi s'aventura jusqu'à sa malle pour y dénicher quelques mets et rafraîchissements. Elle en proposa à l'Humain au passage, s'il le désirait : des biscuits de la tribu Delawam et des boissons importées par Aylimr. L'intérieur de ce sanctuaire retenait quelques ultimes fragrances épicées, doucereuses. Au centre trônait toujours le décor exotique, gorgés de coussins et d'un tapis, du dernier portrait. Le chevalet, vide, attendait une autre toile pour sauvegarder un authentique moment. Quant à l'autre côté du tipi, il rassemblait une multitude de fourrures, le coin douillet et apaisant d'une artiste.


" Ces ailes. Émit-elle soudainement en se retournant, un morceau de biscuit en bouche. Odon Do Dur ? On s'est peut-être déjà croisé entre deux coups de lame. Des années, au bas mot, s'étaient écoulées pour elle sur ce champ-de-bataille. Je n'aurai pourtant jamais parié qu'un Humain puisse en être doté. La Chamane se rapprocha de l'objet de la conversation, effleurant du bout des doigts l'une des plumes, comme pour jauger la réaction du porteur. Curieux. " En apprenant ça, Devaraj péterait sûrement un plomb.

Sans gêne, la Souriante aurait très pu continuer de malaxer l'Ailé ; malgré les conséquences de la Luxure en flacon, on pouvait noté son trop plein de vigueur. Ainsi était-elle. Mesurée, elle recula tout de même d'un pas pour laisser le pauvre Humain respirer. Sans quitter des yeux le Kaahi, elle termina de se rassasier et se débarrassa du poncho. Juste du poncho.


" Pour être franche, cette nuit, j'ai juste voulu la gagner, sans autre attente que de me l'approprier. Je veux dire : vous êtes un Humain Ailé. Comment ne pas miser ? L'exotisme l'avait toujours attirée. N'était-ce pas l'une des raisons qui l'avaient poussée dans les bras d'un Alfar ? Puisqu'elle n'était pas loin du décor central, elle s'affala sur ce coin confortable, se mettant à rire subitement. Les rôles sont inversés, me voilà cliente de vous ! Le dos de sa main se colla contre son front, tandis qu'elle prit une pause théâtrale et une voix caricaturale. Oh Maximilien, dessine-moi comme l'une de tes Humaines ! " Son regard dégagea une lueur malicieuse. Cette nuit sera mémorable.


1046 mots ~
Avec Max' ♫



By Jil ♪
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Maximilien Eraël
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Maximilien Eraël
Dim 25 Oct 2020, 15:28


Le Grand Fessetival de la Charité

Oriane poussa un soupir, fixant les étoiles qui apparaissaient petit à petit dans le ciel nocturne. Assise sur une chaise longue, un plateau de crudités à ses côtés dans lequel elle piochait régulièrement elle se perdait dans l'immensité de la voute crépusculaire. Elle avait beau tourner les choses dans tout les sens, elle avait le terrible sentiment que le monde se jouait d'elle, se moquant éperdument de se qu'elle pouvait bien ressentir. Qu'à contre partie de jouer avec le risque et voir un visage caché de ce monde, on s'amusait avec elle comme avec une poupée de chiffon. Elle aurait très bien put courir se réfugier dans les bras d'Adam, comme elle l'avait fait dans ce rêve, afin de lui clamer sa détresse avant qu'il ne lui fasse oublier tout ça. Comme dans ce rêve. Mais la voix qui lui avait susurré ces quelques mots, dans ce même songe, restait ancrée en son esprit. Ses secrets resteraient les siens. Elle poussa un nouveau soupir. Elle aussi se ferait bien masser tiens. Peut-être aurait-elle dû y songer plus tôt pour se prendre ce temps. L'Isemssith Euskara allait arriver d'un instant à l'autre. Quelques rires attirèrent son attention. Des âmes insouciantes qui profitaient pleinement du Fessetival sur les barques faiblement éclairée illuminant le Lagon de mille lueurs tamisées. Une voix tira la Luxurieuse de ses songes nocturnes. « La Tent... » commença-t-elle à répéter les mots de la jeune femme avec étonnement tandis qu'elle se tournait vers elle. Un sourire amusé se dessina finalement sur ses lèvres. « Je m'appelle bien Oriane Natey, même si j'ignore si c'est bien moi que vous cherchez. » fit-elle sans se départir de son air rieur. « Ce qui est certain, c'est que moi j'ai demandé à vous voir ici. ». L'Abjecto prit appui sur les accoudoirs pour se relever et faire face à la Gourmande. « Vos commis ont dû vous mettre au courant. Je voulais simplement vous proposer une séance de massage. La journée a dû être mouvementé pour vous, il est peut-être temps que vous profitiez un peu de l'événement à votre tour. » s'expliqua-t-elle en indiquant d'un signe de main les tables de massage à quelques pas de là. Puis elle précéda la Déchue vers celles-ci.

Ils avaient bien préparé les lieux. Chaque table se trouvait dans des petites Paillottes individuelles, isolées des bruits extérieurs par magie. Oriane la laissa s'installer, le temps d'elle même préparer sa table avec les huiles. Elle s'enduit alors les mains d'un mélange d'essence de camélia et de grenade pour pouvoir couvrir le corps de la Déchue de la grasse fragrance. Et, comme elle commença à l'appliquer sur la plante de ses pieds, elle reprit à son attention « Neah Katzuta. C'est à lui que vous devez un baiser ? ». Elle marqua un temps avant de préciser « Je l'ai vu, sur votre bras. ». La Luxurieuse resta muette quelques instants, un sourire malicieux figé sur le visage. Cet Ange était un amoureux du risque, qu'il veuille l'admettre ou non, sinon il n'aurai jamais parié sur des Déchues. « Nous pourrions aller lui rendre visite ensemble. Il s'avère que je dois également l'embrasser. » fit-elle en remontant doucement ses mains sur ses mollets avant d'ajouter, rieuse « Une sur chaque joue. Je suis certaine qu'il sera ravie d'être si bien entourée. ». Absolument pas, et elle en était plus persuadée encore. Premièrement parce que les règles stipulaient bien que le baiser devait se faire sur la bouche, que son Humaine soit d'accord ou non. Ensuite parce que son petit cœur d'Ange était prit et qu'il était évident qu'à choisir c'était son Humaine qu'il préférerait embrasser plutôt que l'une ou l'autre des Déchues. Enfin parce que, justement, elles étaient Déchues.




Pourquoi pas. La réponse de l'évidence. Il pourrait dire que c'était un peu court et que l'on pouvait dire bien des choses en sommes. La vérité étant qu'il aurait parfaitement pu sortir cette réponse. Ç'aurait donc été très mal avisé. Plus encore alors que lui-même vint à manquer de mots aux premières questions que lui posa la Souriante. « Je dirai... ». Il marqua un temps, comme il se passa la main sur le menton. « Je dirai que c'est sûrement une question de point de vue. J'imagine difficilement la Khæleesi abandonner sa fortune pour une nuit avec moi. » commença-t-il à répondre avec un rire nerveux devant le visage de la Princesse des Monstres qui se dessinait devant ses yeux avant de se faire de nouveau surprendre. Cette femme avait le don de mettre dans l'embarras. « Combien ? ». Il n'en avait pas la foutu idée. Aussi déclara-t-il finalement « Joker. ». Ce qu'elle lui demandait était une question à risque, et autant aurait-il prit ce risque de se prendre un revers de la part de Mehreen ou Luam, autant avec elle préféra-t-il jouer la carte de la sûreté. « Mais si une nuit avec moi vaut la fortune des Deslyce, alors tout ce que j'ai à offrir n'aurai probablement pas suffit pour vous. » ajouta-t-il avec un sourire en coin malgré tout. En considérant que leur argent aient la même valeur, ce dont il douta presque à la voir agir. Comme elle lui affirma qu'ils seraient seuls ce soir-là, le regard du Kaahi s'attarda un instant sur le visage nocturne à présent à ses côtés. Elle avait parlé de "furieuse envie" plus tôt. Il n'imaginait pas à se point. « Je crois que j'ai déjà franchi la limite de la conséquence malheureuse de toute façon. » rétorqua-t-il d'un air désabusé. La suivant du regard, il marqua un temps avant de la prendre sa suite. Il devait bien assumer sa bêtise. Et puis, il n'avait pas à se plaindre non plus sur la personne.

A peine sous la tente, l'odeur atténuée des encens lui revint dans un parfum familier. A présent qu'il avait le temps, ses iris s'attardèrent sur l'environnement de la tente comme il accepta la nourriture proposé. C'était comme s'il arrivait en nouvel endroit tant il le découvrait avec nouveau regard. La peintre mit cependant un terme à son étude en l'interpellant sur un sujet qui faisait encore polémique chez lui. « Vous y étiez. » fit-il en croquant dans le biscuit. C'était autant une question qu'une affirmation. Pour qu'elle sache, c'est qu'elle avait participée à cette étonnante bataille à laquelle lui-même avait encore du mal à croire qu'elle puisse être réelle. Mais il s'était tellement concentré sur ses propres affrontements qu'il n'avait vu personne d'autre que ses ennemis. Pas même les visages  important et connus comme ceux de Léto Sùlfr. « Si ça n'avait tenu qu'à moi, je m'en serai bien passé et m'en serai déjà débarrassé. ». Mais il avait vite comprit que chercher à se couper les ailes au milieu des Déchus était une bien piètre idée. A l'approche de la Souriante, le Kaahi  effectua un léger mouvement de recul, par réflexe. Il commençait à devenir méfiant dès lors que l'on s'approchait de ses plumes à force. Finalement, un frisson secoua l'aile effleurée. Effectuant un demi-tour sur lui-même, Maximilien dévisagea la Chamane et l'air curieux qui marquait son visage. Il pourrait presque en être vexé d'être prit pour un objet d'étude. Presque. Il n'y avait pas de quoi s'étonner après tout. Ce qui fût plus étonnant fût, d'abord, sa façon si naturelle de se déshabiller - quoi que ça puisse se discuter - ensuite, lorsqu'elle lui donnât finalement la réponse à sa question. Un triste sourire se dessina sur les lèvres de l'Obstiné. « C'est drôle. Je suis sûr que la moitié de la race Humaine ne serait pas d'accord avec votre logique. ». Pour les uns il était une bête de foire à s'approprier. Pour les autres il était un monstre à éviter.

Ce fut le rire de la peintre qui le tirât de ses songes bien trop sérieux pour l'ambiance qui régnait ce soir-là dans la capitale. Aussi répliqua-t-il à son tour avec un rire à sa demande théâtrale avant de se laisser tomber au milieu des fourrures. «  Je suis pas peintre ou dessinateur, je garantis pas du résultat final. » commença-t-il avec un rictus amusé tandis que ses iris glissaient sur le corps allongé devant lui. Il faisait bien des dessins, si, de temps à autres. Mais il s'agissait de plans, de mobilier, de l'inanimé. Il n'avait aucune connaissance en l'anatomie humaine. Le préfixe avait beau être le même, leurs activités étaient belles et bien différentes. Là où elle était artiste et ses lignes se faisaient courbes et vivaces sur la toile, lui était artisan et inscrivait des traits bien plus bruts et figés sur ses parchemins. « Mais je vais tenter de faire du mieux que je peux. Comme on dit, il y a une première fois à tout. » ajouta-t-il rieur et une lueur maligne dans le fond des prunelles, peu persuadé  malgré tout que cette première fois soit des plus concluantes, tandis qu'il récupérât le chevalet pour se mettre à l'œuvre. Point de pinceaux cependant pour lui. La seule chose qu'il serait capable de faire avec ça serait un mélange abstrait de tâches épaisses, difformes et multicolores.

Se débrouillant avec le matériel à disposition - nombreux, mais qui n'était pas le sien - le Kaahi commença à esquisser les premières lignes sur la toile blanche, jetant des regards réguliers sur la silhouette de Léto. Les couleurs ne s'envolaient pas ici, contrairement à l'instant où ce fut la Souriante qui tenait le pinceau. Oh, il pouvait le faire aussi en réalité. Il suffisait juste de prendre le bol de pigments et de l'envoyer valser à l'autre bout de la pièce. Mais ce n'était pas le but. « Est-ce que c'est parce que vous doutiez de mes talents d'artiste que vous n'avez ôté que le poncho ? » fit-il entre deux coups de sanguine, un air malin sur le visage, faisant référence à leur position inversée un peu plus tôt. Avec un sourire en coin il reprit son œuvre. « C'est bien dommage, je vais être obligé de révéler mon talent maintenant. » ajouta-t-il d'un même air tandis qu'il donnait les dernières touches au dessin avant de retourner le chevalet après quelques minutes de travail à peine, pour laisser découvrir l'œuvre au modèle. La silhouette allongée était parfaitement représentée sous la forme d'un bonhomme bâton sur des coussins trois fois mieux esquissés que la personne sensée être le sujet principal. Un rire lui échappa. « Je sais pas si je ferai mieux. » fit-il avec ironie. « Je crois que j'ai quelques cours à prendre. » ajouta-t-il en jetant un regard sur sa création après que son œil se soit rapidement posé sur l'une des toiles de la Souriante, avant de porter son attention sur celle-ci. « Je vous en voudrez pas si vous ne l'accrochez pas dans votre chambre. » finit-il en délaissant les outils avec un rictus amusé.
©gotheim pour epicode


Mots 1815 | Résumé:


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