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 | Un songe entretient dans mon cœur un chagrin qui le ronge

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Lun 22 Juin 2020, 17:53



Un songe entretient dans mon cœur un chagrin qui le ronge


« Il n’était peut-être pas indispensable de vous déplacer, Monsieur le Comte. » - « Je tenais à réitérer ma proposition. De vive voix, cette fois-ci. » - « Ma réponse reste inchangée, je le crains. » - « Laissez-moi au moins vous faire part de mes arguments, ma Dame. » Primaël était insistant. Il n’était pas habitué à essuyer des refus. Encore moins de la part d’une femme. « Cela ne sera pas nécessaire, Monsieur le Comte. » Il fronça très légèrement les sourcils. « Il serait malencontreux de fâcher nos familles à cause du comportement déraisonnable de certains de ses membres, ma Dame. » Lily arqua un sourcil avec délicatesse, entre amusement et incrédulité. Elle était presque subjuguée par les manières de son invité, qui osait proférer des menaces à peine voilées sous son toit. Au moins, il ne manquait pas d’audace. « Sur ce point, je suis d’accord avec vous. » Elle trempa doucement ses lèvres dans sa tasse, pour boire une gorgée de thé. « Votre attitude n’est pas raisonnable, Monsieur le Comte. » - « Moins que votre entêtement a refusé toute forme de discussion et de négociation. » - « Mes enfants ne sont pas à vendre. » répliqua-t-elle tranquillement. Elle garda le silence pendant quelques secondes, le temps de dévisager son interlocuteur. « Encore moins au rabais. » Primaël tiqua, piqué au vif par la remarque. « Vous êtes tellement naïve, Lady Araé. Vos idéaux sont peut-être beaux mais ils n’en restent pas moins utopiques. Vous devez nouer des alliances pour espérer survivre dans ce monde impitoyable. » Il fit un petit sourire, mesquin et cruel. Elle ne broncha pas. « Je suppose qu’il s’agit d’une tare propre aux Orines. » Lily envisagea brièvement de lui révéler sa véritable nature, simplement pour lui rabattre son caquet. Elle n’en fit évidemment rien. De toute manière, elle n’avait pas besoin de son essence divine pour humilier ce jeune héritier, pédant et arrogant. Elle avait survécu à ce monde impitoyable, avec bien plus de brio que la plupart des habitants des Terres du Yin et du Yang, en tant que mortelle. Elle n'avait pas de leçon à recevoir d'un individu aussi ... vide. « Taiji. » Primaël haussa les sourcils. « Pardon ? » - « C’est Lady Taiji. Je suis une femme mariée, Monsieur le Comte. » Elle n’ajouta rien à ce propos. Ce n’était pas nécessaire. Primaël connaissait très bien l’identité de son époux. C’était un Sorcier, après tout. « Ensuite … Il me semble que je ne critique pas vos opinions. Merci de me retourner la politesse. » Elle déposa sa tasse sur le rebord de la table basse. « Je m’estime déjà suffisamment courtoise de vous recevoir. Votre visite n’était ni prévue ni annoncée. Sans compter que nos échanges par courrier étaient loin d’être affables. » Elle croisa lentement ses longues jambes. « Vous feriez mieux de partir, Monsieur le Comte. »

Seulement, Primaël était un Faust. Pire : un des héritiers de la Dynastie. Plutôt puissant, un peu tête brûlée, et incapable d’accepter un “non”. Il prit quelques instants pour réfléchir. Ses lèvres étaient pincées. « Il se trouve que c’était le meilleur moyen de régler notre … différend, ma Dame. Tâchez de ne pas oublier que je vous fais une fleur avec cette offre. Il y a eu offense. » Lily-Lune posa son regard sur sa fille, assise à ses côtés sur le canapé. Rubiah n’avait pas dit le moindre mot depuis le début de l’entrevue. Elle gardait la tête basse et les yeux fuyants, consciente qu’elle était plus ou moins en tord. « Peut-être. » concéda-t-elle avec un sourire en coin. « Mais je ne reconnais pas l’autorité de vos décisions et encore moins la validité douteuse de vos preuves, joliment arrangées par vos soins. » Primaël se releva. « Comment osez-vous ... » Lily pencha la tête sur le côté. « Vous êtes plutôt risible. Pitoyable, en réalité. Vous méprisez les femmes, c’est une évidence. Vous êtes aussi le parfait représentant des coutumes traditionnelles sorcières. Plutôt amusant que vous ayez choisi de discuter avec moi, concernant vos projets pour Rubiah, et non avec son père. » Elle fit mine de réfléchir. « Auriez-vous peur d’annoncer à mon époux ce que vous désirez pour sa fille ? Vous avez sans doute raison. Là où vous vous méprenez affreusement ... » Elle se releva à son tour, sous le regard inquiet de Rubiah. « C’est en supposant que je ne représente aucune menace. » Elle était presque aussi grande que Primaël, qu’elle scrutait avec une pointe de dédain et d’arrogance.  « Disparaissez de ma vue. Ne revenez pas. Jamais. Vous n’êtes pas le bienvenue chez moi. » Il attrapa sa veste en proférant quelques menaces bien senties, avant de quitter le manoir, accompagné de son escorte. « Mère ... » murmura Rubiah, les yeux un peu rouges. « Je suis ... » Lily posa son index sur les lèvres de la Magicienne, pour la faire taire. Puis elle lui sourit. « Ce n’est rien, ma chérie.  Sois simplement plus prudente, à l’avenir. » - « Oui. Vous auriez pu ... » - « Te laisser devenir la troisième femme de cet énergumène ? Hors de question. File à présent. » Rubiah embrassa la joue de sa mère avant de retourner dans ses appartements. « Nin ? » appela-t-elle. Le Réprouvé était dans les cuisines, en train de descendre une chope de bière. « Patronne ? » Il affichait un petit rictus en coin, un peu narquois et définitivement moqueur. « Je compte sur toi pour accueillir dignement notre petite crapule, lorsqu’elle viendra se venger cette nuit. » Il termina son alcool d’une traite, essuyant du revers de la main la mousse dans sa barbe. « Ouaip. Avec plaisir, patronne. » Cette idée semblait l’enchanter.


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Lun 22 Juin 2020, 18:01



Un songe entretient dans mon cœur un chagrin qui le ronge


Il continuait de faire le pied de grue autour du manoir, enchaînant les chopes et les clopes avec une nonchalance presque insolente. Il commençait à s’ennuyer un peu, la faute à un foutu mage qui ne daignait pas montrer le bout de son nez, histoire qu’il lui casse. Nin aimait bien son travail. C’était grassement payé et pas très compliqué. Il devait simplement protéger les membres de la petite famille de sa patronne, et cela incluait souvent des raclées en bonnes et dues formes. Rémunéré pour péter la gueule à des Sorciers … Que demander de plus ? Il avait même des tonneaux de bière rien que pour lui, puisque les autres habitants du manoir étaient du genre à siroter tranquillement un verre de vin - quand ils n’étaient pas trop occupés à s’enfiler des jus de fruits ou du thé - plutôt qu’à descendre une bonne petite mousse. Malgré tout, il passait de bons moments auprès des gamins de l’Ensorceleuse. Ils n’étaient pas aussi coincés que ce qu’il avait cru, au début. Et puis la patronne … Nin cracha distraitement la fumée de sa cigarette, en relevant les yeux vers la fenêtre de sa chambre. Il y avait encore un peu de lumière. Elle devait être en train de lire. Il eut un petit sourire, presque tendre, en imaginant qu’elle devait être étendue sur son lit, à feuilleter un recueil qu’elle connaissait déjà par coeur. Un craquement résonna dans les jardins et attira l’attention de Nin, qui tendit l’oreille. Enfin ! Primaël ne devait plus être bien loin. Le Réprouvé esquissa un petit signe de tête à l’intention de la petite bestiole qui se dandinait à ses pieds. Une condition de Lily-Lune, qui exigeait qu’il se trimballe la boule de poils, surtout quand il avait à faire à des adeptes de la magie. Il se débrouillait plutôt bien en la matière mais ce n’était pas non plus son point fort. Nin avait fini par accepter. Il ne pouvait pas refuser grand chose à la jolie brune, quand elle avait une idée en tête. Nin attrapa sa lame, avant de filer à travers les petits chemins pavés. Primaël Faust … Ce connard cherchait à s’en prendre à Rubiah. Pas elle, putain ! Cette fille était la définition de l’innocence et de la gentillesse, en plus d’être toujours mal dans sa peau. Hors de question qu’il l’approche à nouveau, surtout pour la mettre à l’horizontal. Il finit par tomber sur un petit groupuscule, avec la grosse enflure à sa tête. Ils mettaient sûrement au point les derniers détails de l’assaut qu’ils préparaient. « Pandora. » Le chat dodelina doucement de la tête, avant d’entreprendre une toilette minutieuse. Elle se foutait complètement de la situation. « Pandora ! Putain ... » grinça-t-il des dents. « Là-bas ! » Nin avait été repéré. Il souffla un bon coup, avant de s’élancer près des Sorciers. Ensuite … Tout se passa très vite. Menthe avait fait irruption dans la bataille. Son intervention eut au moins le mérite de faire réagir la minette, qui se joignit aussi aux hostilités. Et Nin … Cognait. Fort.

« Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie ; Et sans dire un seul mot te remettre à rebâtir, Ou perdre d'un seul coup le gain de cent parties ; Sans un geste et sans un soupir ... » Lily-Lune appréciait tout particulièrement ce poème. Elle avait beau le connaître sur le bout des doigts, elle aimait toujour autant admirer les mots, couchés sur le vieux papier de son petit livre. Elle déambulait tranquillement dans sa chambre, en récitant les vers. Elle avait bien fait d'inspirer cet artiste ... « Si tu peux être amant sans être fou d'amour, Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre ; Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour, Pourtant lutter et te défendre. » Elle savait que Nin était entré dans sa chambre. Il ne cherchait pas particulièrement à être discret. « Si tu peux supporter d'entendre tes paroles Travesties par des gueux pour exciter des sots, Et d'entendre mentir sur toi leurs bouches folles ; Sans mentir toi-même d'un seul mot. » Elle était à peine vêtue, tout juste dissimulée par un petit kimono largement ouvert, qui dévoilait ses épaules nues et la naissance de ses seins, et ses jambes blanches à chacun de ses pas. Ce n’était pas très décent. Elle s’en moquait éperdument. « C’est réglé. » murmura Nin. Il avait fini par se planter dans l’encadrement de la porte, les bras croisés. Il dévisageait la jeune femme, qui continuait à réciter la poésie, sans se soucier de sa présence. « Si tu peux rester digne en étant populaire, Si tu peux rester peuple en conseillant les rois ; Et si tu peux aimer tous tes amis en frère ; sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi. » Il aimait bien l’écouter de toute manière. Il devait quand même faire son rapport. « Mais il y a eu un petit imprévu. » Tout ne s’était pas exactement passé comme prévu. Rien de très dommageable aux yeux de Nin mais il n’était pas certain de la réaction de Lily-Lune. « Si tu sais méditer, observer et connaître ; Sans jamais devenir sceptique ou destructeur ; Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître, Penser sans n'être qu'un penseur. » - « Si tu peux être dur sans jamais être en rage, Si tu peux être brave et jamais imprudent, Si tu sais être bon, si tu sais être sage ;Sans être moral ni pédant ; Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite ; Et recevoir ces deux menteurs d'un même front, Si tu peux conserver ton courage et ta tête ; Quand tous les autres les perdront, Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire Seront à tout jamais tes esclaves soumis Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire, Tu seras un homme, mon fils. » Nin fit un grand sourire suffisant devant la mine éberluée de Lily-Lune. Il avait réussi son petit effet au moins : il avait toute son attention.

Note : Le poème est Si de Rudyard Kipling. Merci à Mitsuko pour la découverte.
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Lun 22 Juin 2020, 18:09



Un songe entretient dans mon cœur un chagrin qui le ronge


« Depuis quand es-tu sensible à la poésie, Nin ? » Il haussa vaguement les épaules. « Rêve pas trop. Je l’ai appris pour une seule et unique raison. » Il s’écarta du mur pour rejoindre la jeune femme à grandes enjambées. Elle ne bougea pas devant le colosse, qui était pourtant couvert de petites éclaboussures de sang. Il avait aussi quelques hématomes, parfaitement visibles sous le coton de sa chemise presque en lambeaux. « Ah oui ? » murmura-t-elle, avec un petit sourire en coin. Il était déjà en train de tirer sur la ceinture de sa robe. « Ouaip. Pour te faire mouiller, kaazin. » Et il plongea sa main à l’intérieur de ses cuisses, avant d’ébaucher un sourire satisfait. Elle rit tout bas, avant de poser ses petites mains sur le torse du Réprouvé, effleurant l’une de ses nombreuses cicatrices. « Vaurien. » - « T’adores ça. » Il attrapa ses hanches pour la plaquer brutalement contre lui, dévorant d’ores et déjà ses lèvres dans un baiser fiévreux. Puis il agrippa ses fesses pour qu’elle soit toujours plus proche de lui. Enroulée autour de lui. Elle étouffa un gémissement contre sa bouche. « J’aime quand tu ronronnes pour moi, kaazin. » - « Tu deviens presque mignon, Nin. » souffla-t-elle à son oreille. « T’inquiète pas. Je compte te culbuter jusqu’à ce que tu puisses plus marcher droit. Et te faire gueuler mon nom tellement fort que t’auras plus de voix. » Elle fit mine de le repousser. « Et ton rapport d’intervention, alors ? » - « M’en fou. » Il la jeta sur son lit pour la rejoindre presque aussitôt. Il prit juste le temps de retirer les restes de sa chemise, et de défaire la boucle de sa ceinture. C’était toujours un peu brutal entre eux. Déraisonnable. Sensuel à en crever. C’était aussi un petit avantage du travail que Nin appréciait à sa juste valeur. En acceptant de bosser pour l’ancienne Vénus, il ne s’attendait pas à terminer dans son lit. Clairement, ça faisait plaisir. Surtout qu’il avait d’abord cru qu’il allait se faire jeter comme un malpropre … On parlait tout de même d’une Reine de Maëlith, réputée pour son peu de considération pour la gente masculine, ainsi que pour son élégance et sa dignité. Pas exactement le genre qu’on pensait voir succomber aux charmes sans fard d’un Réprouvé à l’éducation approximative. Une Orine et un Réprouvé. Nin était presque surpris de ne pas l’avoir cassé en deux. Ou tout simplement d’avoir eu la place nécessaire dans ce petit corps … Il ne s’en plaignait pas. Encore une fois, ils allaient entamer ensemble la plus vieille chorégraphie du monde.

Lily était assise devant sa coiffeuse, occupée à démêler ses longs cheveux noirs. Elle était complètement nue. C’était un spectacle plutôt sympathique à regarder, et Nin lorgnait sans vergogne sur ses courbes. Il fouilla un instant dans les poches de son pantalon pour trouver une cigarette, qu’il alluma à l’aide de la flamme d’une bougie. Aussitôt, Lily-Lune claqua des doigts en désignant la fenêtre avec autorité. Il soupira bruyamment mais obtempéra, et alla ouvrir les carreaux. « Tu empestes déjà suffisamment le tabac. Pas dans ma chambre. » - « Bien, patronne. » Elle ne fit aucune remarque sur son ton un peu moqueur, se contentant d’un regard équivoque. « A présent ... » Elle scruta le jeune homme avec insistance, à travers son grand miroir. « J’aimerais savoir pourquoi nos invités ont tous été massacré. Tu devais simplement les corriger. Avec force, certes, mais je ne pensais pas que nous aurions à nous débarrasser de cadavres. Pas cette fois ci.» - « On aura pas à le faire. En fait ... Ton cabri dégénéré est venu castagner du sorcier. Violente, ta chèvre, en tout cas. » Il continua à faire le récit de l’affrontement. Il aimait parler de baston. Frapper, toujours plus fort, toujours plus durement. C’était ce qui l’excitait le plus, après une bonne baise. « Ainsi donc … Tu prétends que Menthe a éliminé tout le monde ? » Il secoua la tête. « Non. Même si certains étaient sacrément amochés après s’être pris les pouvoirs de ta biquette dans la tronche. C’est ce truc ... » Il posa les yeux sur le chaton, qui dormait tranquillement sur un coussin, dans un coin de la chambre. « Faut croire qu’ils aimaient pas les matous, ces abrutis. » - « Oh. » Elle pouffa de rire. Pandora était effectivement en train de digérer. « Ce sont des choses qui arrivent. » - « Comment va Rubiah ? » - « Elle s’en remettra. » Faux. Elle ne s'en remettait jamais. « Et ... » Ils furent interrompus dans leur petite discussion par une arrivée impromptue. La nouvelle venue ne semblait pas particulièrement dérangée par son manque de manière. Elle observa les deux amants, sans rien laisser transparaître de ses pensées. « Bonsoir. » Nin se releva d’un bond, les sourcils froncés. Lily-Lune croisa lentement les bras. « Je dérange, peut-être ? » demanda-t-elle doucement, en penchant la tête sur le côté. « Eveana ... » La Déesse attrapa sa robe de chambre, pour l’enfiler. « Tu ne manques pas de toupet, de te présenter ici, de cette façon. » L’intéressée haussa les épaules. « Je passais dans le coin. » - « Arrête immédiatement, sale petite garce. Continue à me prendre la tête et j’arrache la tienne. »


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