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 [Q] - Victime de ton crime | Léandra

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Priam et Laëth
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Priam et Laëth
Mar 09 Juin 2020, 12:27




Victime de ton crime

En duo avec Léandra


Intrigue : Durant la Coupe des Nations, Léandra exerce ses techniques de torture sur les concurrents. Laëth essaye de dormir, et c’est pas facile. *sort*

Ce RP se situe pendant : Frappe-moi, accable-moi, mutile-moi.
RP liés : Naakar’Lus (cf. les coutumes réprouvées).


Elle avait toujours aimé de façon démesurée. Ce n’était pas une simple gracieuseté accordée à autrui. C’était plus. C’était un sentiment qui la prenait à bras-le-corps, l’enlaçait, s’enroulait autour d’elle, jusqu’à l’engloutir parfaitement. Son cœur se creusait pour accueillir l’autre, sans se soucier de la place qu’il prendrait. Il était assez grand pour aimer sans avoir besoin de compter. L’Avarice ne l’avait jamais étreint ; seule la Charité dominait, aussi despotique fût-elle. Son palpitant battait au rythme de tous ceux qu’elle chérissait. Il les embrassait de joie et les éclairait dans la nuit sombre ; il frémissait sous leurs attentions et se craquelait sous leurs coups. Désireux de faire figure de réconfort, il n’était que l’esclave de leurs sentiments et de leurs actions. Terriblement fragile, le moindre choc menaçait de le faire sombrer dans les abysses de la mélancolie. L’Ange ne contrôlait rien. Elle aimait, et c’était tout. Elle s’était rarement posé la question de savoir si un problème se terrait sous cette propension à adorer. Elle n’en avait jamais tellement eu besoin, ou elle avait été trop jeune et innocente pour se le demander.

Désormais, la question allait au-delà de la légitimité. C’était un problème, d’aimer autant, d’aimer à ce point. C’était un problème, d’être recroquevillée sur un lit, clouée par la douleur d’un seul muscle. C’était un problème, de haïr parce qu’elle aimait trop. Navire enchaîné par la tempête, elle était bringuebalée en tous sens. Par moment, des haut-le-cœur soulevaient sa poitrine. Elle s’efforçait à manger pour éviter de souffrir la brûlure de la bile. Pour ne pas s’écrouler au milieu de la rue. Il était hors de question d’offrir cette satisfaction aux regards méprisants des Sorciers. Elle survivrait à cette épreuve. Plus le temps passait, plus elle ébauchait des idées tordues et malsaines pour achever ce qui leur était demandé, plus elle comprenait qu’elle ne gagnerait jamais. Elle l’avait deviné avant même de savoir en quoi consisterait cette Coupe des Nations. Ce n’était pas grave. Les Anges auraient répudié l’esprit corrompu de leur vainqueur. Ils l’auraient exécrée et rejetée. Elle refusait que cela arrivât. Surtout pas à cause de lui. Priam avait raison. Accepter le mariage aurait été tout aussi idiot. Pourtant, elle demeurait. Elle s’obstinait, comme si elle avait quelque chose à prouver.

Ses journées suivaient un rythme. Si elle ne l’avait pas fait, elle serait devenue folle. Dès le lever, elle faisait un peu de sport. Sortir courir n’était pas envisageable. Elle aurait pu voler au-dessus de la capitale, mais les risques d’être la cible d’un Mage Noir malintentionné – pour peu que ce ne fût pas un pléonasme – lui semblaient trop élevés. Avant de se rendre à la bibliothèque, elle essayait d’avaler quelque chose. Sa matinée se déroulait entre les livres et les étagères austères. Parfois, Priam l’accompagnait. D’autres fois, il parcourait les rues de la Vorace. Évoluer parmi des Sorciers lui donnait des envies de meurtre, mais Nalim avait été clair : s’il l’accompagnait, il devrait en profiter pour s’imprégner de l’ambiance et élargir ses connaissances à leur sujet. Il ne quittait jamais les grandes rues et les espaces largement peuplés. En cas d’attaque, il aurait sans doute été capable de se défendre, mais il ne fallait pas créer d’incident diplomatique. L’après-midi, ils se rejoignaient toujours. Il essayait de lui changer les idées. Ils discutaient. Elle s’endormait contre son épaule. Le soir, seule avec ses pensées, elle réfléchissait. La nuit, elle dormait mal. Lorsqu’elle tombait dans les bras du sommeil, c’était d’épuisement, comme à cet instant où, après avoir versé trop de larmes, elle bascula dans le monde onirique.



C’était à la fois les Jardins de Jhēn, la Terre d’Iyora et Lumnaar’Yuvon. Les hautes bâtisses côtoyaient la rivière Olēsse et les champs d’or où paissaient quelques troupeaux de bicornes et de cerfeuils. « Laëth ! » Elle se retourna. Priam lui adressait de grands signes de la main. « Tu viens ? » Elle se retrouva subitement près de lui. À ses côtés, il y avait Sól. La gamine lui offrit un sourire franc et éclatant. « On va voir les combats ! »

C’était le Naakar’Lus. Il faisait chaud et beau. Sur l’un des terrains d’entraînement de la Compagnie de Yüerell, deux Anges se battaient à mains nues, comme il était de coutume de le faire chez les Réprouvés, durant cette célébration. Les coudes en appui sur la barrière, Laëth les observait. Quelqu’un passa un bras autour de sa taille. Elle redressa sa tête et pivota légèrement. C’était Kaahl. Elle sourit. Il l’embrassa sur la tempe, puis ses yeux noisette s’assombrirent. Une encre noire, épaisse et gluante, en imbiba la moindre parcelle lumineuse. Elle recula vivement. « Aïe ! Mon pied ! Fais gaffe un peu, putain ! » s’insurgea son aîné. « Pardon, j’ai pas fait exprès ! » Elle se retourna. Kaahl avait disparu. Elle était dans l’arène de combat. Un coup fusa vers son visage. Elle eut à peine le temps de l’éviter.



Message I – 823 mots




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Léandra Y. Silvanyr
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Léandra Y. Silvanyr
Sam 04 Juil 2020, 15:35




Victime de ton crime




« Puis-je me permettre de vous poser une question ? »

Le rouquin se cloua sur place lorsque mes prunelles d’or se posèrent sur lui. D’imperceptibles tremblements animaient son petit corps chétif. Le silence se prolongea. Il n’osait plus bouger, respirant à peine. Ses joues s’empourprèrent de carmin sous l’afflux de sang projeté par son coeur en détresse. Il regrettait ses mots, flanchait sous leur poids. Mon visage n’avait laissé transparaître aucune émotion. Je percevais son malaise. Pourtant, il patienta nerveusement jusqu’à ce que je l’informasse de son châtiment. Il n’en fut rien.

« Parle, ordonnai-je d’un ton incisif

— Je me demandais si vous aviez déjà un début d’idée pour remporter l’épreuve, s’enquit l’adolescent d’une voix vacillante qui trahissait son anxiété.

— Douterais-tu de mes capacités ? lançai-je sèchement pour détourner la conversation

— Non, bien sûr que non, Maître. C’est simplement que… les autres s’impatientent de commencer le travail. Voyez-vous, vous êtes là depuis plusieurs jours déjà et…

— Il suffit ! Je vous solliciterai quand il me siéra, déclarai-je avant de reprendre avec un ton plus sarcastique. Mais ne vous en faites pas. Si les délais sont trop courts lorsque vous démarrerez mon labeur,  sachez que j’ai toute latitude pour vous forcer à oeuvrer jusqu’à la mort. »

Un sourire carnassier dévoila mes dents blanches. Je me délectai de la peur qui coulait le long des tempes du contremaître. L’atmosphère malsaine et perverse de la cité en effervescence altérait mon identité. Elle gangrenait mon âme, mon coeur et mon esprit pour me façonner à son image.

« Laisse-moi, maintenant.

— Bien, Maître »

L’esclave s’inclina respectueusement avant de sortir. S’il avait envie de presser le pas, il ne le montra pas. Lorsqu’il fût parti, je me baladai dans la pièce au hasard de mes pas. Les pensées qui me traversaient s’emplissaient d’un désir pernicieux. Je voulais céder à ces pulsions fiévreuses qui battaient l’entièreté de mon corps. Mes excursions successives dans le Cauchemar ne m’avaient encore donné aucune satisfaction. Je savais intérieurement que cette nuit serait différente, du moins je l’espérais. L’Ange au yeux de jade ne m’était pas inconnue ; je l’avais déjà croisée au détour d’une rêverie. Les images de notre rencontre s’imposèrent à moi comme un souvenir inaltérable. Allongée nue sur l’autel, couvertes de ronces, elle s’adonnait à une cérémonie démoniaque. J’avais suivi son histoire avec beaucoup de curiosité. Un premier homme - son amant - avait pénétré son intimité sous son regard désapprobateur. Elle s’était débattue face à cette étreinte charnelle qu’elle ne désirait pas, tout en refusant de réellement s’y soustraire : après tout, dans le monde onirique, chacun est maître de son destin. Alors qu’elle flanchait face au brun ténébreux, un blondinet fit son apparition. Bien plus vicieux que le premier, il ne la libéra que pour mieux la posséder. Finalement, la dénommée Laëth avait perdu sa candeur sous les mouvements experts des deux apollons.

Sous l’influence de mes envies, je rejoignis la Porte des Songes. Je m’élevai au-dessus des nuages opaques qui dissimulaient l’entrée. En contrebas, les falaises rocheuses et les plateformes flottantes formaient un chemin pour les plus téméraires. Si la chute était longue, elle n’était jamais mortelle. Je passai le seuil du domaine onirique pour plonger dans le torrent des complaintes. Je nageai à contre courant, luttant contre les flots qui m’éloignaient de mon objectif. Les yeux fermés, je me concentrai sur la douce mélopée émanant de la jeune ingénue. Les échos de son imagination me guidait à travers le néant, éclairant ma route comme un phare en pleine tempête.

Le rêve s’était façonné selon ses exigences. Debout au milieu des champs dorés, elle observait les lutteurs qui se battaient à mains nues. Les poings serrés, ils se préparaient au combat en s’invectivant de tous les noms. Les deux hommes s’élancèrent dans un premier assaut. Ils se cognaient avec vigueur dans une chorégraphie improvisée. La jeune femme était subjuguée par le spectacle ; elle ne remarqua que trop tard le ténébreux qui l’enlaça amoureusement.

Prenant l’ascendance sur la suite des événements, je projetai l’Ange au centre de l’arène. Elle accusa un coup à la place de l'un des pugilistes. Son adversaire ne sembla pas s'étonner de la situation. Il se rua sur elle. Pourtant je ne trouvais aucun plaisir à ce scénario sans saveur. D'un claquement de doigt, je mis fin à cette sérénade.

Ses admirateurs n’étaient plus ; les réprouvés avaient cédé leur place à une horde de sorciers. Face à elle, tapi dans l’ombre, son concurrent afficha un sourire mauvais. Il s’avança vers sa proie avec la prestance d’un roi. Les cheveux grisonnants tirés en arrière, la barbe taillée avec élégance, je surgis de l’obscurité dans le corps du Prince Noir.

« Bienvenue à Amestris, ma chère ! » lançai-je à mon invitée en ouvrant les bras sur le côté.

Au-dessus de nous, d’épais nuages filtraient la lumière d’une Lune de Sang. Les étoiles avaient disparu sous le couvert nébuleux. Le vent glacial s’insinuait à travers les vêtements pour lacérer les chairs de ses griffes acérées. Je regrettai presque aussitôt de ne pas avoir choisi l’Enfer comme décor pour mes sombres desseins. Mais le paysage putréfié du Nementa Corum s’était affiché à moi comme une évidence. L’îlot sur lequel nous nous trouvions était rongé par une eau noire et sale. Lors des crues, elle recouvrait la terre boueuse sur laquelle nous nous tenions. Tandis que j’allais à la rencontre de la jeune femme, mes pas s’enfonçaient dans la terre meuble. Chacune de mes foulées était accompagnée d’un bruit de succion écoeurant. Sur mon chemin, j’écrasai négligemment les parasites en forme d’anguille qui infestaient les marais.

« Je souhaitais vous faire découvrir la région, vous ne m’en voulez pas, j’espère ? »



893 mots
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Priam et Laëth
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Priam et Laëth
Ven 02 Oct 2020, 17:04




Victime de ton crime

En duo avec Léandra



Son assaillant la renversa en arrière. La jeune femme se débattit avec la fureur d’une bête mise à terre et persuadée d’être presque mise à mort. Puis, un claquement retentit, et l’emprise de son adversaire se défit. Comme elle se redressait à l’aide de ses mains, elle scruta le paysage. La nuit avait remplacé le jour ; mais c’était une nuit sans lumière. Plus aucune étoile n’embellissait les cieux. Les lunes avaient disparu derrière les nuages. Une lumière rouge, qui donnait un aspect sanguinolent au monde, coulait depuis les astres. Elle se reflétait sur les eaux noires qui l’entouraient. Son regard balaya les environs. Des centaines d’yeux l’épiaient. L’étincelle sombre de leurs iris reflétait leur méchanceté et leur fourberie. Du point de vue d’une enfant de Réprouvés, ils étaient ce qu’il y avait de plus vil. Ils étaient ce qu’il y avait de plus terrible, ce qu’il fallait exterminer ; et pourtant, celui qu’elle aimait, ou croyait aimer, partageait peut-être certains traits avec ces engeances. Il était peut-être… Un éclat attira son attention : un sourire malveillant rendait la pénombre plus inquiétante encore. Le visage qui se découpa lentement lui fit perdre son souffle. Elias Salvatore. Le Prince Noir. Et tout ce qu’il n’aurait pas dû être. Tout ce qu’il pouvait être. Un mensonge. Une chimère. Un monstre. L’Aile d’Acier recula sur les mains, puis se releva précipitamment. Le vent la cueillit aussitôt, pénétrant ses vêtements et mordant sa peau. Elle se faisait l’effet d’une rose en pleine tempête : prête à se défendre, mais inutilement épineuse.

Elle serra le poing gauche. Il y avait en elle une colère sourde, grondante et ténébreuse. Elle l’avait toujours eue. C’était une partie d’elle-même. Elle s’était forgée avec. À Lumnaar’Yuvon, elle l’avait souvent exprimée. Aux Jardins, il lui avait fallu faire preuve de plus de patience et de calme. Il avait fallu qu’elle arrêtât de hurler à la face du monde ses erreurs et ses injustices. Elle avait dû apprendre à les combattre avec acharnement, méthode et sérénité. Néanmoins, tout ce qu’elle avait réfréné n’avait été que jeté sous des concepts plus valorisés. Jamais étouffé, jamais éteint. C’était en elle comme le grain dans l’épi de blé, comme le sel dans la mer, comme la roche dans la montagne, comme l’écorce dans l’arbre. Indissociable. Et cette colère avait été réactivée par toutes les révélations et toutes les épreuves que ces derniers temps lui avaient fait subir. Vivace et féroce, elle rugissait comme un lion en cage. Muselée dans la réalité, elle avait trouvé le terrain des rêves pour s’exprimer.

« Je vous en veux pour beaucoup d’autres choses. Pour tout. » La tristesse et la douleur constituaient des carburants de qualité pour l’ire. Elles se nourrissaient les unes les autres, dans un cercle infernal. « Je ne veux pas découvrir votre région de merde. Je ne veux rien découvrir du tout. Je ne veux rien avoir à faire avec vous. » L’Ange déploya ses ailes. Sa tenue avait changé. C’était désormais celle qu’elle avait porté sur le champ de bataille de la Terre Blanche avec, sur le flanc gauche, la large trace de mâchoire d’un Démon. La cicatrice courait encore sur sa taille. Elle ne s’estomperait peut-être jamais. « Je déteste les Sorciers ! » cracha-t-elle. Si elle avait pu exprimer sa colère dans la réalité, elle aurait sans doute été conduite jusqu’à l’Agbara pour être soignée. Elle la contenait parce qu’elle était trop fatiguée pour la mettre en mouvement, et l’apaisait grâce au Sanctuaire d’Ahena. Dans l’univers onirique, rien de tout ceci n’existait. Elle jouissait d’une liberté pleine et entière, dont elle ne comptait pas se priver. Elle suintait de sa personne comme le sang dégouline des macchabées tailladés. « Je vous hais ! Je vous hais tous ! Et surtout vous ! » Elle pointa un index aussi tremblant qu’enragé sur l’Écorcheur. « Je veux que vous disparaissiez. Que vous brûliez comme Lumnaar’Yuvon a brûlé. » Et de ses paroles naquirent des flammes. Elle ignorait être sur le territoire des Génies. Elle ignorait qu’elle pouvait exercer un contrôle sur son rêve. C’était son subconscient qui prenait pleinement la relève.

Léchant le rivage à la manière de l’écume, les serpents de feu s’élevèrent lentement, puis se jetèrent sur les Sorciers avec la voracité de vautours affamés. Ils épargnèrent le protégé de l’Empereur Noir et la fille de Réprouvés, tandis que les cris des incendiés résonnaient tout autour d’eux. « Je veux que toutes vos villes et vos armées crament comme des brindilles. Et vous aussi. »



Message II – 754 mots




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Léandra Y. Silvanyr
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Léandra Y. Silvanyr
Mar 13 Oct 2020, 22:51


Victime de ton crime



Le corps de la jeune fille vibra sous les accents de la colère. Ses sourcils se foncèrent. Son nez se retroussa. Sa mâchoire se serra. Ses poings se contractèrent. Il émanait d’elle une force que je ne lui connaissais pas. Elle cédait sous le poids du Pêché. Il prenait possession de son esprit troublé par mon apparition. Je ressentais toute la haine qu’elle me portait. Je recevais tout le ressentiment de cette femme pour le Prince Noir. A l’abri du regard des Séraphins, elle se laissait aller à son côté obscur. Un instant, je m’interrogeai sur sa lucidité ; avait-elle conscience de parcourir le Monde des Rêves ? Je me laissai porter par toute cette malveillance. Si les siens connaissaient la nature du trouble qui la rongeait, sans doute ne tarderaient-ils pas à la rejeter. A ce moment précis, je ne doutai pas une seule seconde qu’elle fut à la lisière de la déchéance.

Les contours du Rêve répondirent à son animosité, réveillés par la sonorité de ses émotions. Provenant des entrailles de son être, les flammes serpentèrent entre nous. Leur teinte rougeoyante rehaussait la couleur rousse de la Lune. L’atmosphère était lourde et pesante. Les hurlements et les cris accentuaient l’horreur du spectacle. Un parfum de mort se répandait à mesure que le feu dévorait mes sujets, ne laissant derrière lui que des tas de poussières et l’odeur âcre des chairs calcinées. La fournaise se propagea dans les marais. Les poches de gaz explosaient çà et là, projetant des gerbes de lumière autour de nous. Le paysage de désolation n’avait rien à envier aux Enfers.

Malgré la chaleur et l’excitation, je me contentai d’avancer vers ma proie. Invincible dans ce monde qui était le mien. Je me prenais au jeu. Tant pis pour la torture, la Coupe des Nations attendrait. Pour l’instant, je voulais profiter de cette fougue angélique. Un sourire malsain illuminait mon visage alors que les yeux de mon invitée étincelaient d’une lueur assassine.

« Eh bien, très chère, je ne pensais pas que ma simple présence suffirait à vous déchoir. »

Mon regard désigna les ailes obscures qui tombaient désormais de chaque côté de la jeune femme. Ses plumes de jais me conféraient autant de plaisir qu’elles lui apportaient de dégoût. Le meurtre de centaines de sorciers ne pouvaient restés impunis, pas même dans la dimension onirique. Je levai la main devant moi, commandant l’impétuosité des flammes. Elles se regroupèrent en un foyer ardent à quelques mètres de nous. Son éclat était désormais la seule source de lumière ; une épaisse fumée noire obscurcissait les cieux. Les cendres retombaient en une fine pluie balayée par les vents, couvrant nos cheveux d’une pellicule grise et morne.

« Nous sommes nés poussières et nous retournerons poussières. N’est-ce pas là le cycle de la vie ? »

J’époussetai mon pardessus avec mépris pour celle qui osait se dresser devant moi. Elle était bien trop faible pour pouvoir intenter quoi que ce soit contre le grand Elias Salvatore. Je la fixai intensément, essayant de lui arracher davantage de rage, de la faire ployer un peu plus vers les Ténèbres. Une aura malsaine se propagea à l’extérieur de mon corps. Je ne connaissais pas cette magie que le Rêve me prêtait. Soudain, la température chuta. Les sensations de joie et de gaieté disparurent sous la puissance de mon pouvoir. Mon visage se stria de veinules noires, palpitant au rythme de mon coeur. La noirceur souligna mon regard machiavélique autant qu’elle marqua mon visage décharné ; mes joues semblaient plus creusées, ma peau plus livide. Je n’étais plus un vieillard aux airs d’aristocrate ; j’étais que le réceptacle d’une magie ténébreuse. Je ne maîtrisai pas réellement ce qui se passait, le songe prenant le pas sur mes actes. Alors que ma force se déployait, le désespoir et la crainte se propageait dans le cauchemar comme une tâche d’huile s’étend à la surface de l’eau. Revenants d’entre les morts, les squelettes de mes camarades s’animèrent en monstruosités macabres. Les ossatures desséchées encerclèrent ma victime, avançant d’un pas dénué de peur. La vengeance les animait autant que la magie qui battait mon être tout entier.

« Alors, Laëth, désormais que ton âme est meurtrie, accepteras-tu de m’accompagner par delà les étendues maudites ? Ou préfères-tu que nous nous adonnions à des jeux plus… intimes ? »

A ces mots, une sépulture de marbre émergea de la fange. D’un revers de la main, je balayai les impuretés qui salissaient le cénotaphe. Le monument était superbe. Finement taillé, le pourtour représentait avec précision les armées démoniaques en prise avec la résistance angélique. A son sommet, l’autel parfaitement lisse n’attendait qu’à accueillir les offrandes qui lui étaient dues.

« Alors, très chère, une préférence ? »

Les ronces rampèrent de part et d’autres du caveau, prêtes à étreindre la vierge qui s’y coucherait.

« Je crois savoir que vous vous êtes déjà adonnés à l’Ibalopọ ? »


805 mots - Je m'amuse bien ♩ lalala ♫


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Merci Astriid & Manci  [Q] - Victime de ton crime | Léandra 517323

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Priam et Laëth
Jeu 19 Nov 2020, 10:18




Victime de ton crime

En duo avec Léandra



Un hoquet d’indignation pour un éclair de lucidité. Une vague de culpabilité, là où il n’aurait dû y avoir que le coton ouateux des rêves. Un sentiment qui torpillait les entrailles et entortillait les sensations. La direction de son regard et le sien qui suivit. L’horreur qui se dépeignit sur ses traits quand elle constata la noirceur de ses ailes. Les larmes qui coulèrent instantanément, tel un cri silencieux de l’âme. Le mutisme choqué, et puis enfin, un mot, qui condensait tout ce qui ne pouvait être dit : « Non ! » Comme dans le labyrinthe, si longtemps auparavant, elle tendit la main pour toucher ses appendices. Elle arracha une plume, puis deux. Leur ébène ne s’altérait pas. Il était aussi pur et intense que le blanc qui l’avait précédé. Même la lumière brûlante des flammes n’éclaircissaient pas leur noirceur.

L’Ailée leva des yeux orageux vers le Prince Noir. Il n’avait pas le droit. Il n’avait pas le droit de lui déchirer le cœur, puis de lui arracher ce qu’il lui restait d’essentiel dans sa vie. Cet angélisme qui faisait le fondement de son existence, malgré ses faux pas et ses ratés. Elle avait envie de se jeter sur lui pour le réduire à cet état de poussière qu’il évoquait. Pourtant, elle savait que céder plus de terrain à la Colère ne lui permettrait jamais d’expier son péché – si cette nouvelle apparence n’était pas une simple mise en scène de mauvais goût. L’injustice bouillonnait en elle. Elle n’avait fait que s’insurger contre la douleur et l’infamie. Ce n’était pas condamnable. La violence et la haine l’étaient. Malheureusement, c’était tout ce qu’il lui inspirait, sous l’amour infini qu’elle lui portait. Elle était comme un instrument désaccordé : son habituelle mélodie, d’affection, de tendresse et de courage, dissonait. Les notes s’éraillaient sur la solitude, la peine et l’ire. Elle devait leur résister. C’était trop tard, pourtant. Elle était une Aile Noire. Peut-être. Elle se souvenait que la dernière fois, dans le dédale, il l’avait prise dans ses bras pour la réconforter et la rassurer – et la blancheur de ses rémiges était revenue. Cette fois-ci, il ne lui réservait que son mépris et sa malfaisance. Ce n’était pas le même homme.

Un long frisson dévora son dos, et le désespoir se précipita sur son cœur. Le visage d’Elias noircit sous l’effet de sa magie, tandis qu’elle sentait son propre palpitant suffoquer sous sa puissance macabre. Laëth voulut reculer : elle buta contre quelque chose de dur. Comme elle se retournait, elle découvrit avec horreur le crâne émacié d’un mort-vivant. Elle bondit en avant, seulement pour se retrouver plus proche du Sorcier. Elle croisa son regard, et des doutes l’assaillirent. La livrerait-il à la Mort ? La tuerait-il sans état d’âme, sans remords, sans peine ? Y avait-il de l’amour, dans ses yeux ? Juste une once de cet amour qu’il lui avait dit ? Une miette d’affection ? Un ersatz de tendresse ? Une pointe de douceur ? L’aimait-il ; l’avait-il, un jour, aimée ? Ou n’était-ce qu’une manipulation de Mage Noir, vouée à la faire tomber dans les bras de son bourreau ? N’avait-ce été que des mensonges pour pouvoir la posséder, comme il le proposait ? Elle secoua vigoureusement la tête, avant de voir sortir des entrailles de la terre un autel – l’autel. En dépit des méandres du rêve, elle le reconnut immédiatement. Elle s’était étendue dessus, offerte aux mains maltraitantes de deux Démons. Adam et Kaahl. Le Déchu et le Sorcier. Durant quelques secondes, deux silhouettes apparurent : la sienne, pliée contre le marbre, contrainte par celle du brun dont la main forçait un passage entre ses cuisses. Elles s’évaporèrent, remplacée par celle du blond, le visage enfoui entre ses jambes. Elle se rappela de leurs contacts avec une brutalité délétère.

Ses yeux verts remontèrent vers le Vautour. Elle aurait voulu s’enfuir, mais les flammes et les cadavres la forçaient à demeurer. Elle souhaitait s’envoler, cependant, ses ailes semblaient faites de plomb. Elles la clouaient au sol, encore mieux que son cœur qui croulait sous les révélations du Mage Noir. Il avait fait le même rêve, et il s’en souvenait. Elle ne pouvait même plus se rassurer en se disant qu’il n’était que le fruit de son imagination. Et en le voyant ainsi, elle ne pouvait pas se persuader que ses actions oniriques n’étaient pas le reflet de la noirceur de son âme. Les larmes qui s’étaient taries coulèrent à nouveau, et l’amertume envahit sa gorge. « C’était dans un cauchemar. » finit-elle par répondre. Elle avait vaguement la conscience d’être dans un rêve. Elle était parvenue à ce stade où la raison peut faire entendre une voix ténue : elle n’est pas capable de contrôler, de rationnaliser proprement ou de mettre fin au songe. Elle saisit juste son existence. « Je n’ai jamais voulu… C’était juste un cauchemar. » Pourtant, il l’ébranlait encore. « Je ne voulais pas. » Il hantait ses journées, ses haines et ses amours. Avait-il un sens ? Une vérité s’y cachait-elle ? « Ce n’était pas réel… Il ne ferait pas ça. » balbutia-t-elle quand même, en sondant le regard du maléfique. L’Espoir vibrait avec douleur en elle. Elle n’osait pas le croire. Il se délitait.

Dans un fracas assourdissant, la sépulture se fendit en deux. Des volutes de fumée noire et blanche fusèrent de la brèche et montèrent jusque sous leurs yeux. Elles reproduisirent la fresque qui décorait le marbre. Les Démons en noir ; les Anges en blanc. Puis, elles se contorsionnèrent. Les positions s’inversèrent : le jais se moula pour représenter l’armée sorcière, les soldats d’Hébé et les militaires angéliques quand la brume blanche dessina les contours des silhouettes démoniaques. Dans une danse voluptueuse, les images disparurent : deux lunes brillèrent sous les iris des spectateurs, les deux lunes qui torturaient tant les nuits de l’Immaculée. Elles fondirent lentement, pour former deux corps : celui d’un homme et d’une femme, celui du Prince Noir et le sien, en noir et en blanc. Ils dansaient. L’Ailée serra les poings. « Ça n’arrivera jamais. » L’illusion s’évanouit, comme brisée par ses paroles. « Tu ne mérites pas de me toucher. Tu ne me mérites pas. » Néanmoins, elle était coincée. La puissance du Mage surpassait la sienne. Ses sbires la cernaient. La détresse la rongeait et la peur la muselait. Il demeurait cependant cette étincelle caractéristique, dans son regard, à cheval entre la défiance et la sauvagerie – une étincelle réprouvée. « Très bien. Fais-moi découvrir ton horrible région. Mais ne me touche pas. »



Message III – 1092 mots




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Léandra Y. Silvanyr
Mar 01 Déc 2020, 22:53


Victime de ton crime



« Un Cauchemar ? Voyons, très chère. (Je marquai une courte pause, dévoilant des dents d’une blancheur impeccable) Vous pensez réellement que le Monde des Rêves vous exempt de vos pêchés ? Je vous croyez moins mesquine. Vous osez soutenir mon regard en m’affirmant que vous n’y avez pris aucun plaisir - pas même un peu ? »

Je me rappelai de notre première rencontre, à cet endroit même. Drapé dans un voile d’ombre, je l’avais longuement observée avec la volonté de donner corps à ses désirs. Jamais, elle n’avait formulé le moindre souhait lui permettant de quitter les étreintes charnelles de ses partenaires de jeux. Elle s’était contentée de recevoir leur caresse, de les accepter, de les convoiter. Plantée au plus profond de son esprit torturé, la Graine du Pêché attendait son heure pour germer.

Aujourd’hui, c’était l’horreur qui imprégnait chacune des parcelles de son corps frêle et chétif. Car, debout au milieu des abominations, elle paraissait plus petite encore. L’effroi marquait les traits de son visage angélique alors qu’elle se perdait dans les méandres du désespoir. Le tourment commençait à s’installer en elle - et je regrettai de ne pouvoir le maintenir une éternité durant ; cette épreuve était beaucoup plus complexe qu’il n’y paraissait. Je me remémorai alors l’objectif de ma pérégrination : m’essayer à la torture afin de déterminer la plus propice à contenter mon hôte. Manifestement, l’essence des Songes ne me serait d’aucune utilité dans la réalité. Je n’avais d’autres solutions que de me rabattre sur des moyens plus palpables. Bien heureusement, mon sujet montra sa docilité.

« Bien, mettons nous en route.»

Je fis volte-face, ouvrant la marche à travers le marais. A chaque pas, mes pieds s’enfonçaient davantage dans la bourbe qui cherchait à nous engloutir. Le bruit de succion qui accompagnait notre traversée m’inspirait du dégoût - tout comme le miasme ambiant qui s’échappait de la fange. Nous marchâmes ainsi durant quelques minutes que le Songe façonna en un long moment silencieux et pesant. Sur notre route, ossements et cadavres en putréfaction étaient monnaie courante. Charognards, sangsues et prédateurs aux dents acérées luttaient pour leur survie, arrachant des lambeaux de peau sur les corps en putréfaction. Ils nous gratifiaient parfois d’une giclée de sang ou d’un morceau de chair qui s’échappait de leur gueule gloutonne. Lorsque cela arrivait, ils tournaient un regard meurtrier dans notre direction, luttant contre leur pulsion pour ne pas nous massacrer ; mais la magie qui s’échappait de mon être - et l’armée de squelettes qui assurait notre protection - paraissait les ramener à la raison.

« Avez-vous déjà vu plus beau spectacle ? C’est dans ces moments là que l’on peut réellement comprendre le bénéfice de la mort. (Je marquai une pause avant de me tourner vers ma captive, un large sourire aux lèvres). Ne le pensez pas si fort, c’est impoli. Je sais que vous trouveriez un bénéfice en ma disparition - mais vous perdriez peut-être au change… Qui sait si le prochain souverain sera aussi patient que moi avec une insolente dans votre genre. »

Nous arrivâmes finalement à une souche d’arbre en décomposition. Les champignons dévoraient le bois mort, aspirant ses dernières forces. Mes longs doigts parcourus de veinules noires effleurent le végétal dont la décadence s’accéléra. La terre trembla et se fendit, ouvrant un passage vers le centre de la terre. Je m’inclinai et, d’un geste de la main, invitai l’Ange à me précéder dans l’escalier de pierres.

« Après vous, très chère. »

Nous nous engouffrâmes dans l’obscurité. Au loin devant nous, une lueur orangée offrait sa clarté pour nous guider. Les ombres jouaient sur le sol, reflétant des silhouettes imposantes qui bougeaient au rythme du crépitement des flammes. L’endroit était impeccable et nulle trace ne venait encrasser le sol, malgré la terre et le sang qui maculaient nos chausses. L’odeur semblait également plus respirable, à ceci près qu’elle dégageait un parfum métallique, ferreux. Seul le bruit de nos pas claquant sur la pierre venait rompre le silence qui s’était installé entre nous. Mes acolytes nous avaient abandonnés à l’extérieur, nous laissant profiter d’un moment plus intime.

Les marches débouchèrent sur une grande salle rectangulaire aux murs taillés de pierre à chaux. De fines rigoles courraient à leur base, rencontrant de complexes machines, avant de se rejoindre en un petit trou au centre de la pièce.

« Je vous présente notre aire de jeu ! Cela risque de nous occuper un moment. J’espère que vous ne m’en voudrez pas trop. »

Deux silhouettes encapuchonnées - que je n’avais pas remarquées - sortirent de l’ombre pour venir à notre rencontre. Elles posèrent un genou face à nous et baissèrent la tête en signe de soumission.

« Prince Noir, nous sommes à votre service. Y a-t-il quoi que ce soit que nous puissions faire pour assouvir vos désirs ? »

Je m’écartai pour leur présenter notre invitée. Ils se relevèrent à leur tour pour la toiser.

« Je vous présente Laëth Belegad, ce sera notre invitée pour nos petites expériences du jour. Je vous prie de bien vouloir l’installer sur… (Je fis mine d’hésiter. En réalité, je savais exactement ce que je voulais.) cette machine ! »

Je désignai une haute poutre verticale soutenue en sa base par un trépied. Un ensemble de cordage partait du sommet pour glisser le long de la structure et rejoindre une manivelle. Une échelle, positionnée contre l’armature, permettait de se rendre en hauteur. Je laissai mes sbires préparer la jeune femme, prenant place dans un siège en face de ma création.


897 mots


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Ven 25 Déc 2020, 23:22




Victime de ton crime

En duo avec Léandra



Elle avait eu mal. Les doigts brutaux de Kaahl lui avaient fait mal. Son comportement l’avait profondément blessée. Elle avait eu peur. Elle avait eu peur de sa colère, de son mépris et de sa violence ; et peur des promesses d’Adam, qu’elle avait perçues comme des mensonges déguisés. Elle s’était débattue. Elle avait voulu sortir de cette mise en scène atroce : elle se souvenait avec netteté des écrans noirs qui avaient englouti son cauchemar, le temps de quelques fractions de seconde seulement. C’était comme si quelque chose l’y retenait, comme si elle en était prisonnière et ne disposait d’aucune échappatoire. Alors, elle avait abandonné. Elle avait arrêté de lutter, et s’était offerte au Démon. Elle s’en souvenait étrangement bien : elle s’était sentie en dehors d’elle-même. Elle s’était regardée faire l’amour avec lui. Elle s’était vu apprécier ce qui lui donnait envie de vomir – c’était très différent de la première fois où leurs corps s’étaient oniriquement mêlés. Ce n’était pas elle. Elle gardait de ce rêve le souvenir d’un viol – physique, moral et psychologique. Seul le réveil et la croyance qu’aucune portion de réalité n’avait étreint son songe avaient soulagé son cœur nauséeux.

Que le Prince Noir portât un tel jugement sur elle la blessait. Il la blessait plus que ses mots ne l’interpellaient ; plus que cette mention du Monde des Rêves. Elle était intelligente, et elle effleurait du doigt des concepts farouchement gardés secrets. Bientôt, elle comprendrait que les nuits exposent à des dangers insoupçonnés. Elle comprendrait qu’elles sont aussi, pour qui sait s’y prendre, de merveilleuses occasions de refaire indéfiniment le monde. Elle comprendrait qu’elle y avait plus de pouvoir encore que dans la réalité, et qu’elle pouvait se défaire de la majorité des situations détestables que son subconscient lui imposait. Mais pas maintenant.

Le paysage éventré de Nementa Corum écœurait l’Ange. Des giclées de sang et des jets de chair, elle se protégeait comme elle le pouvait, comme si cette lutte insignifiante avait pu la faire se sentir un peu moins déshonorée. Elle avait rétracté ses ailes et n’osaient plus les sortir. Elle se sentait sale, plus encore qu’à son réveil après l’Ibalopọ. À ses yeux, la déchéance était plus déshumanisante encore. Elle n’avait aucun moyen de savoir si elle était véritablement Déchue – elle n’existait plus, la Déchéance, mais peut-être que parfois, pour les cas les plus graves, elle refaisait surface ? Peut-être que les Ætheri punissaient eux-mêmes les Vertueux les plus décadents ? Avec une lenteur et une méticulosité pénibles, l’injustice et la honte la rongeaient. Si ce n’étaient que des artifices malsains, si la magie du Sorcier avait donné cette couleur à ses ailes, alors l’humiliation s’avérait cuisante.

Sa question lui fit relever la tête. Ses bras étaient croisés sur sa poitrine, comme si elle cherchait à se prémunir contre toute attaque. Son sourire la fit frémir d’horreur. Elle le dévisagea de son regard le plus sombre. L’ambivalence régnait : elle savait que sous cette couche de noirceur et d’immondices se cachait l’homme qu’elle aimait, ou le mirage qu’elle avait cru aimer. Cette figure-ci, en revanche, elle la détestait et, oui, elle aurait voulu pouvoir l’assassiner de ses propres mains. Mais puisqu’il fallait l’endurer, elle s’y plierait. Les Réprouvés n’abandonnaient pas, quitte à se tuer d’obstination. C’était au moins une valeur que ses parents avaient su lui inculquer. Sans un mot, elle passa devant lui et emprunta l’escalier de pierres. Elle s’engouffrait vers un avenir incertain. Au fond d’elle-même, elle voulait croire farouchement qu’il l’aimait, malgré lui, malgré sa nature, malgré tout. Et s’il l’aimait, il ne chercherait probablement pas à la tuer, n’est-ce pas ? Son éducation pouvait lui permettre de comprendre la souffrance que l’on faisait endurer à l’autre, car elle avait trop souvent vu ses géniteurs se déchirer. Mais pas la mort. Pas la mort. Elle jeta un regard par-dessus son épaule. Une supplique y scintillait peut-être. L’odeur du sang lui parvint, et fit battre son cœur plus fort. Le temps d’une seconde, la certitude qu’il n’allait absolument pas l’épargner l’étouffa.

Elle voulut faire demi-tour, mais se heurta à sa haute silhouette. Les escaliers se dessinaient dans son dos. Il leur faisait barrage. Elle déglutit. Si c’était encore un cauchemar, elle voulait se réveiller. Ça avait l’air trop vrai. C’était trop insupportable. « Je voudrais qu- » Elle fut interrompue par l’apparition soudaine de deux sbires capés. L’effroi imprégnait le visage de l’Immaculée. Elle savait qu’elle n’avait pas eu d’autres choix que de venir. C’était cela, ou un viol. Pourtant, quand elle observait la pièce et les protagonistes, elle se demandait si le viol n’eut pas été préférable. Et s’ils la profanaient tous les quatre ? Sa nausée revint, précipitée. L’univers tangua et se flouta – c’était son esprit qui se débattait, qui cherchait la lumière, qui voulait se réveiller.

L’Aile d’Acier n’eut le temps de rien. Les deux serviteurs l’attrapèrent par les bras et la traînèrent vers la machine désignée par le Vautour. « Lâchez-moi ! » Elle se débattit mais, à deux, ils étaient plus forts. Leurs efforts conjoints leur permirent de faire fi des mouvements brusques et des vociférations de la jeune femme, qui semblait à nouveau férocement animée – comme si l’imminence d’un danger pouvait lui faire oublier à quel point elle était brisée. Peut-être était-ce parce qu’elle ne voulait pas mourir ? Elle ne voulait pas mourir. Elle ne voulait pas souffrir non plus. Elle souffrait déjà trop, et tout était déjà de sa faute. « Pourquoi est-ce que vous faites ça ? Pourquoi vous me faites souffrir ? » Les larmes qui l’avaient quittée l’assaillirent à nouveau. Elle était attachée dans une position particulièrement inconfortable, et ses contorsions pour tenter d’y échapper ne faisaient que renforcer son inconfort. Lorsqu’elle redressa la tête, ses iris fusillèrent le Mage Noir. « Qu’est-ce que ça vous apporte, dreell ? » Elle tremblait, de terreur et de haine. Dans un geste brutal de tout le corps, elle tira sur ses liens. Cela la blessa, mais elle n’en avait que faire. Au bord du désespoir, elle cria d’une voix éraillée par l’émotion : « Répondez ! » Elle voulait le voir brûler, encore. Elle voulait aussi qu’il reprît son apparence normale, qu’il la secouât par les épaules pour la réveiller, et qu’il lui promît que tout – tout, depuis les révélations sur ses identités jusqu’à la Coupe des Nations – n’était qu’un horrible cauchemar. Elle voulait qu’il la serrât dans ses bras et qu’il lui répétât qu’il l’aimait, avec toute la sincérité de son palpitant. Mais face à ce qu’elle vivait, elle voulait surtout serrer sa gorge, et la voir éclater entre ses doigts comme un verre malmené.



Message IV – 1106 mots

Joyeux Noël, Soso [Q] - Victime de ton crime | Léandra 1219463048




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Sam 09 Jan 2021, 14:38


Victime de ton crime



Elle luttait avec la rage du désespoir, comme une proie face à une meute de prédateurs bien trop puissants pour elle. Ses efforts étaient vains, mais elle ne voulait pas se laisser convaincre par l’évidence. Son corps s’élevait contre l’inévitable. Elle se débattait, tentant de se débarrasser de ses geôliers. Mais la faible amplitude de ses membres immobilisés ne lui permettait pas de les atteindre. Les larmes ruisselaient sur son visage délicat. Sous la lueur des flammes, elles brillaient telles des rivières de diamants. Chacun de ses sanglots était une offrande précieuse destinée à Elzédor, et chaque minute passée en ce Monde s’étirait à l’infinie pour lui permettre d’en savourer les subtilités.

Je me levai et m’approchai nonchalamment de ma victime. Lorsque mes doigts caressèrent sa joue imbibée de détresse, elle se tendit pour s’écarter - mais je lui imposai mon contact. En cet instant, j’étais le loup, elle était l’agneau, et rien ne pouvait changer cela. Sa peau était si douce, si délicate, si chaude. Je poursuivis mon geste sur son cou dénudé, ressentant la violence du sang qui bouillait en elle, avant de le suspendre à la naissance de sa poitrine. Mon regard glacé s’infiltra dans les tréfonds de ses prunelles émeraudes.

« Quel gâchis… Nous aurions pu avoir tant d’autres projets pour vous. Ma foi, tant pis. »

Les questionnements de l’Ange - et sa misérable condition - touchèrent une partie de mon être. Son cri tiraillé entre la haine et la peur me convainquit d’accéder à sa requête.

« Il s’avère que j’ai besoin de sujets pour certaines… expériences… Rien de personnel, je vous assure. Vous étiez juste là au mauvais endroit, au mauvais moment. Mais ne vous en faites donc pas, dites vous que votre malheur servira à un projet encore plus grand… C’est un maigre lot de consolation, je le conçoit mais c’est le seul que j’ai à vous proposer. »

Je cherchai à croiser le regard de l’un de mes sbires. D’un signe de tête, il frappa la jeune femme à l’arrière des genoux pour la contraindre à s’affaisser. Il resserra ses liens, en ajouta de nouveaux, et - finalement, Laëth se retrouva à mes pieds. Une pulsion étrange parcourut mon corps à la voir dans cette position, à quatre pattes, comme une chienne qui n’attendait qu’à obéir à son maître. Mais ce n’était pas pour cela que nous étions ici. Je me détournai malgré moi.

« Hissez-là. »

Les deux êtres encapuchonnés activèrent la manivelle et - dans toute sa grâce - Laëth Belegad prit son envol. Les cordes serrées soutenant son poids lacéraient sa chair alors que son corps cherchait à se stabiliser dans une position fort inconfortable. Le Supplice de l’Estrapade était l’une des tortures qui avaient su retenir mon attention durant mes longues journées d’étude ; pourtant, j’avais besoin de le voir en action pour en comprendre toute la sophistication.

Elle était belle. Un Ange dans toute sa splendeur. Elle ressemblait au personnage d’un mobile pour bébé. Sauf qu’elle était vivante - et qu’elle était là-haut pour mon propre plaisir. Je ne voulais pas tout de suite l’abîmer. Je voulais profiter encore de la perfection de ses courbes. Pourtant, le cauchemar me rattrapa et ce fût lui qui décida de rompre la première corde.

Laëth chuta. Le fil qui la maintenait au plus haut venait d’être coupé et ce fût les autres qui la retinrent dans les airs. La brusquerie accentua les lacérations dans sa chair - mais ce fût surtout son bras droit qui avait absorbé le choc, et il dessinait désormais un angle fort improbable. La première dislocation lui arracha un cri puissant. Le répit lui laissa à peine le temps de s’habituer à la souffrance qu’un nouveau lien fut sectionné. Finalement, après de nombreuses minutes de torture, elle s’écrasa lourdement sur le sol. Ce n’était guère plus qu’une silhouette informe, aux membres écartelés, gisant dans une position grotesque.

« Hum, lâchai-je avec humeur. C’est fort déplaisant. La souffrance est trop rapide et fugace. Et vu l’état déplorable de notre spécimen, je doute qu’elle soit reproductible éternellement. (Je poussai le tas informe de ma botte boueuse pour que le visage de la jeune femme pût m’observer. La douleur paraissait avoir altéré ses traits. Je me demandais si elle était toujours parmi nous ou si elle avait sombré dans l’inconscience.) Ça ne sert plus à rien de continuer pour aujourd’hui. Dommage, j’ai beaucoup apprécié notre jeu. Laëth Belegad. »

Et, tandis que je prononçai son nom, l’Eveil lui offrit sa protection. Ce fût elle qui disparut la première. Le décor ne tarda pas à suivre. Et je restai seul, dans l’immensité du vide, ruminant les conclusions de cette sinistre constatation.


768 mots - Merci pour le RP, j'espère que Laëth me détestera pas trop /sbam


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Mar 12 Jan 2021, 11:08




Victime de ton crime

En duo avec Léandra



Comment pouvait-elle l’aimer ? Comment pouvait-elle ressentir ne serait-ce qu’une once d’affection pour cet homme ? Cet homme qui voulait la torturer ? Cet homme qui faisait semblant de ne pas la connaître plus intimement, simplement parce qu’il tenait à sa couronne ? Cet homme à qui elle avait promis son soutien et sa vie ? Il avait eu raison. Elle faisait des promesses qu’elle ne pouvait pas tenir. Elle ne le pouvait pas, parce que les autres sont incontrôlables, sournois et sadiques. Il l’était. Et désormais, elle le voyait. Elle voyait la vérité. Elle voyait le monde tel qu’il était : impitoyable et fourbe. Rouge sang. Il maculait tout. Il n’y avait aucun innocent. Ils étaient tous coupables de crimes qu’ils n’auraient pas osé avouer. Lui plus encore que les autres. Si elle survivait, elle se vengerait. Peu importait la douleur que provoquerait sa mort : elle le tuerait, les yeux dans les yeux, les larmes aux joues et l’amour au fond de la gorge. Elle le tuerait, pour ses trahisons, ses mensonges et tous les rêves avortés. Pour le futur brisé, le présent saccagé et le passé putréfié.

La haine l’enlaça. C’était une étreinte pleine de force et de désespoir. Elle tomba à genoux dans un grognement. À travers ses vêtements, les cordes mordaient sa peau. Leur brûlure n’était rien en comparaison du brasier qui sévissait dans son cœur. Pourtant, à mesure que les suppôts du Prince Noir l’élevait vers le plafond, la blessure des cordages devint plus aiguë, plus profonde, plus insupportable. Bouger était un supplice. Pourtant, la position s’avérait intenable. La respiration de Laëth était vive, saccadée. Elle se débattait contre l’inéluctable, augmentant à la fois sa souffrance et son désespoir.

Un hurlement lui déchira la poitrine. Un écran noir s’imposa à elle. Dans son sommeil, elle luttait. Elle cherchait à échapper à ce songe, comme elle avait essayé de s’enfuir de celui où, ingénue, elle avait invoqué deux Démons. Son subconscient la tourmentait. Il lui imposait des épreuves qu’elle n’aurait pas subies dans la réalité. Il se nourrissait de son malheur pour inventer les pires horreurs. La symphonie des os disloqués faisait chanter ses cordes vocales contre son gré. Le rythme soutenu ne laissait aucun repos : la douleur s’additionnait à la douleur. Enfin, elle chuta, encore, mais définitivement.

La fraîcheur du sol excitait ses nerfs à vif, et rendait d’autant plus insupportable sa souffrance. Elle n’était pas morte. Elle n’était pas inconsciente. Le cauchemar la retenait dans ses filets. Le choc avait pourtant été amorti par son crâne, durement. Du sang s’échappait et, lorsque la botte crottée du Prince Noir la poussa, il se mit à couler de sa tempe à l’autre, tel un bandeau rouge jeté sur ses yeux. À travers ce masque, elle voyait le monde tel qu’il était, tel qu’elle l’avait pensé, plus tôt. Et son amour et sa haine valsaient, entre la vie et la mort. Elle l’exécuterait. Elle n’aurait ni pitié ni compassion. Elle agirait avec la même froideur implacable, et si elle pleurait, ce serait dans le secret de ses passions interdites. Pour l’instant, elle voulait mourir. Rien n’était supportable.

Le carmin couvrait sa vue. L’Ange ouvrit brutalement les paupières. À travers les volets clos, un rayon de soleil frappa sa rétine. Éblouie, elle plissa les yeux. Ses pommettes étaient humides. Les draps aussi. Sa peau, moite. Son souffle, haletant. Sans savoir pourquoi, elle se recroquevilla, blottit contre ses draps, et se mit à pleurer. Priam. Priam. Son esprit s’aventurait hors des murs, à la recherche de son frère. La télépathie lui permettait de rester en lien avec lui, où qu’ils fussent. Il répondit rapidement, et quelques minutes plus tard, fut dans sa chambre. La jeune femme se réfugia dans ses bras. Avec la douceur qui le caractérisait dans ces moments-là, il caressa ses cheveux. « Qu’est-ce qui se passe ? » - « J’ai fait un cauchemar. » Il la serra contre lui et déposa un baiser contre son front. « Tu veux en parler ? » - « Je ne m’en rappelle plus… » L’aîné soupira. « Tu dors mieux quand on est aux Jardins… On peut rentrer quand tu veux, tu sais. » Le poing de sa cadette se resserra autour de sa chemise. « Je sais. » Le ton était sec et sans appel. Elle continuerait encore de se battre contre l’imbattable. Dans un coin de la pièce, invisible à Ceux qui n’étaient pas lucides, un Mange-Rêve s’ébroua. Il était repus. Il renâcla, puis, dans un nuage de fumée noire, disparut.

FIN [Q] - Victime de ton crime | Léandra 3298876942



Message V – 757 mots

Elle te hait. Merci à toi nastae




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