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 [Rp dirigé] - Les Portes II

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Kyra Lemingway
~ Déchu ~ Niveau III ~

~ Déchu ~ Niveau III ~
◈ Parchemins usagés : 4748
◈ YinYanisé(e) le : 22/03/2016
◈ Activité : Tenancière d'un Bar à vin (rang I) ; Négociatrice (rang I) ; Brasseur (rang I) ; Reine du monde des contes à mi-temps
Kyra Lemingway
Sam 04 Juil 2020, 12:33



L'homme rêve, il aime se comparer aux géants
Et voir gravé son nom sur le mur du temps
Avant que le mortier de son zèle
Ait une chance de durcir
La coupe s'éloigne de ses lèvres
Sa flamme est soudain soufflée
Et tout devient et ruines et abîme

Les Portes II



Alors que tu t'enfonçais plus profondément dans le labyrinthe de la Reine, tu songeais de plus en plus que les lieux ne cachaient finalement en leur sein rien de trop dangereux. Néanmoins, l'architecture du dédale ne serait pas la seule cause de ta potentielle perte. En effet, il t'étais arrivé à quelques reprise de prendre un chemin qui, en réalité, n'était qu'un mur de haie ou de voir la silhouette désespérée de la Princesse Aurore s'envolant en fumée lorsque tu t'approchais d'elle. Mais ce que tu avais eu le plus l'occasion de croiser, ce fut cette silhouette qui passait son temps à fuir, marquant le sol de ses pieds nus, sans jamais que tu ne puisse la rattraper. Qui était-elle ? Tu avais le sentiment de la connaître, pourtant jamais tu ne l'avais croisé, ça tu en étais certain. Faisait-elle parti de ton passé, celui que l'on t'avais arraché en même temps que ton nom et tes richesses ? Possible. Mais même dans une telle situation, elle ne pourrait répondre à cette question. Personne ne le pouvait. Tu avançais à pas de loup dans les couloirs végétaux, jusqu'à ce qu'une étrange brume commence à envahir les lieux et finisse par transformer le chemin, le faisant totalement disparaître. Tu préférais donc t'arrêter là plutôt que continuer à avancer à vu au risque de te confronter à un danger inutile, bien que, pour l'instant, rien de tel ne te soit arrivé. Alors tu fronçais des sourcils comme un étrange sentiment te saisissait. Tu tendais une main devant ton visage et détaillais cette dernière quelque seconde. C'était la tienne. Et non plus celle d'un autre. « T'es vraiment un idiot, tu crois vraiment que ce Sorcier se sera prit de pitié et brisera l'enchantement. Ça t'apprendra à ne pas m'écouter. A continuer à n'en faire qu'à ta tête tu finiras par te perdre encore plus et tu pourras faire une croix sur le Prince Charmant et entièrement abandonner l'idée de retrouver celui que tu étais. » - « La ferme Rubi ! » sifflas-tu. En même temps que tu portais la main à la ceinture, l'image de l'épée s'évanouie à ton regard. Une illusion, encore, à l'égal des paroles que tu avais entendu. C'est vrai qu'il t'avais été enlevé au bal. Il te fallait trouver cette clé rapidement ou, à défaut, sortir d'ici. Plus tu t'attardais, plus la magie du labyrinthe s'insinuait tel un vil serpent dans ton esprit. A ce rythme, ce serait la folie qui t'attendrait aux prochains croisements. Qui plus est, plus rapidement tu quitterai les lieux, plus rapidement tu remettrai la main sur Rubilax. Reportant ton attention sur l'environnement qui t'entourait, tu pus remarquer que le dédale avait reprit son apparence initiale comme le brouillard s'était estompé. Si même la météo se jouait de toi, tu n'étais pas sorti d'ici.

Plus loin, quelque chose au sol attira ton attention. Une longue traîne dorée se mouvant sur l'herbe fraîche. C'est en t'approchant que tu compris qu'il s'agissait de la chevelure de cette fille que tu avais quitté avant de rejoindre le labyrinthe. Tu t'agenouillais pour en saisir une mèche et la caresser du bout des doigts. Elle était belle et bien réelle. Il ne s'agissait pas d'un de ces nombreux mirages que tu avais pu rencontrer. Elle t'avais donc suivi. Un sourire en coin se dessinait sur tes lèvres. Tu avais espéré qu'elle rejoigne le bal et quitte ce Royaume inconnu et sa Reine autoritaire. Toutefois, tu te devais bien d'admettre qu'une part de toi était heureux de pouvoir la retrouver si rapidement. Tu te décidais donc à délaisser la clé, espoir dont les chances de la trouver étaient bien faibles, pour rejoindre la demoiselle, suivant le chemin offert par sa longue chevelure d'or comme un fil rouge tissé pour ne pas perdre sa route. Ce ne fut donc pas difficile de la retrouver et la fine silhouette de la jeune femme t'apparue rapidement. Lorsqu'elle fut à porté de bras, tu lui saisis délicatement la main, tant pour attirer son attention et signaler ta présence que pour vérifier une dernière fois qu'il ne s'agissait pas d'un nouveau tour de ton esprit. Aussi, tu ne pus retenir un soupir ravi de retrouver une part de réel au milieu des fantasmagories de ce labyrinthe. « J'avais espéré que vous retourniez en sécurité loin d'ici. » commençais-tu en portant sa main à tes lèvres. « Je suis content de vous voir. » ajoutais-tu malgré tes premiers mots. Pourtant, plus que la charmante innocence qu'elle dégageait, c'était une impression de curiosité qui brillait dans ses prunelles. Comme s'il s'agissait de votre première rencontre. Alors tu fronçais des sourcils et détaillais une nouvelle fois ta main, avant de la passer dans tes cheveux. Un large sourire prit naissance sur tes lèvres. Ce n'était pas une illusion là non-plus. Pourquoi Facilier y avait-il mit un terme ? Tu l'ignorais. Mais tu en étais bien heureux. « Permettez que je m'explique. Je suis le Prince Charmant. C'est avec moi que vous vous êtes retrouvé, tout à l'heure, sur la table de pique-nique. Je dois m'excuser pour mon attitude, ce n'était pas ce qu'il y a de plus correct que de vous laisser seule, je me dois de l'avouer. ». Tu marquais un temps en y songeant. A te laisser guider par tes émotions, tu ne pourrai jamais atteindre ton but. « Mais en réalité, j'espérais que les coffres que cette clé déverrouille contiennent de quoi défaire le mauvais sort auquel j'avais été exposé. Voyez-vous, avant même le sortilège qui frappât le Royaume ne fasse effet, l'on m'avait affublé d'une apparence qui n'était pas la mienne. ». Tu laissais échapper un rire bref en songeant au tour que Facilier t'avais fait. « Il n'est pas agréable de rencontrer de charmantes personnes lorsque l'on n'est pas soi-même. » concluais-tu en lui adressant un triste sourire. « Que diriez-vous de quitter ce labyrinthe ? Je tiens à me faire pardonner, dites-moi ce qu'il vous ferez plaisir. ». Qui plus est, sa bonne humeur était d'une agréable compagnie.
Mais qu'est-ce qu'un conte, sinon une vision différente de la réalité ?

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Mots 1080 | Résumé:
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Priam et Laëth
~ Ange ~ Niveau III ~

~ Ange ~ Niveau III ~
◈ Parchemins usagés : 3881
◈ YinYanisé(e) le : 02/02/2018
◈ Âme(s) Soeur(s) : La bière et le saucisson | L'adrénaline et les problèmes
◈ Activité : Berger [III], traducteur [II], diplomate [I] | Soldat [III], violoncelliste [I]
Priam et Laëth
Sam 04 Juil 2020, 12:57



Trouvé sur Giphy

Les Portes II

En groupe



Durant son parcours, les illusions s’étaient enchaîné. Elle avait vu Gaston, qui lui avait demandé de rentrer avec lui – plutôt mourir ! –, entendu les voix de ses parents, les chants de Madame Samovar, le hennissement de Philibert, et même rencontré la Bête, occupée à déchiffrer les titres d’ouvrages. Tous ces mirages l’avaient à la fois guidée et perdue. Ils avaient fini par se dissiper. Seules les haies demeuraient de grandes bibliothèques encombrées de livres. Dans ses bras, elle en tenait plusieurs. Ils étaient indéchiffrables, ce qui accentuait son désarroi. Elle devait trouver la clef et partir, vite, avant de devenir folle. Soudain, elle trébucha et tomba en avant. Lorsqu’elle se redressa, les ouvrages et les étagères avaient disparu. Vivement, elle se remit debout. Son regard tomba sur l’arrière-train du lapin qu’elle avait suivi, au début. Sans réfléchir, elle traversa le corridor végétal pour se jeter à plat ventre sous la haie dont il dépassait, avec la volonté de l’attraper. Un éclat doré capta son attention. « Oh ! » Belle roula sur le dos et tendit le bras à travers les branches. Certaines lui griffèrent la peau et elle grimaça, mais elle parvint à refermer ses doigts sur l’objet. C’était une clef, dont l’un des embouts formait un cœur. C’était la clef. Elle sourit.



Une force brute la plaqua violemment contre un mur. C’était la Bête, le Roi Adam, ou une représentation trop réelle de celui-ci. Un éclair blanc déchira sa vision et de la neige se mit à tomber. La scène provoqua une sensation de déjà-vu insistante. Incapable de bouger ou de parler, Belle le laissa se rapprocher et la tâter, rouge de gêne et d’un désir qui ne l’avait pas quittée. Lorsqu’elle baissa les yeux sur ses mains, elle vit les énormes pattes de la Bête et une vague de chaleur ravagea ses sens. Elle voulut reculer pour échapper à cette illusion, mais le mur la retenait. La fille de l’inventeur scrutait le roi déchu, avec au cœur le sentiment atroce qui s’était développé au moment où elle l’avait vu embrasser Blanche-Neige. Maintenant qu’elle le voyait, il lui paraissait plus pénible encore.

L’évocation du rapport sexuel qu’elle avait subi lui fit serrer les jambes, et la notion de consentement lui donna la nausée. Elle secoua la tête, toujours muette – peut-être même plus depuis qu’il avait mis des mots sur ce souvenir traumatisant. Elle n’était plus sûre d’aimer Éric. Et si c’était bien le corps du Prince, qu’elle avait investi, plus tôt ? Et si Adam avait été dans celui d’un autre change forme, comme Aladdin ? L’hypothèse de deux amants s’étant jetés sur la première chambre venue lui paraissait de moins en moins probable. Les appartements royaux devaient être gardés et éloignés de la salle de bal. Sa main dans ses cheveux, redevenue humaine, la fit frissonner. Sans contrôle, ses lèvres s’entrouvrirent pour accueillir un baiser qui ne vint pas. Au lieu de quoi, une déclaration fusa depuis la bouche du brun. Belle rouvrit brutalement les yeux et le détailla, étonnée. « Je ne… vous ne… » Il était toujours terriblement proche, et cette proximité avivait des ardeurs que son expérience précédente aurait dû faire taire. Impatiemment, elle noua ses bras autour de son cou et ses lèvres trouvèrent aussitôt les siennes. Elle avait envie de plus : de sentir encore ses mains ou ses pattes sur elle, puis sa bouche, sa peau, tout. Ses doigts caressèrent ses longs cheveux noirs et son dos, avides d’accentuer leur étreinte.

Soudain saisie de honte, elle le relâcha et se décala. « Pardon, je ne voulais pas vous… je ne voulais pas abuser de vous. » Ses iris se perdirent dans les siens. Au prix d’un effort conséquent, elle se remémora ses interrogations. Elle déglutit, l’effroi et la peine au bord des yeux. « Je… Je crois que je me suis retrouvée dans le corps du Prince Éric… Je sais, c’était une femme, mais il a dit avoir été un homme et je… je me sens si stupide. » acheva-t-elle, des sanglots et de la colère dans la voix. Elle baissa la tête. « Je ne voulais pas faire ça avec cet homme, mais nous avons échangé de corps à ce moment-là et… » Elle s’entoura de ses bras. « Ça faisait atrocement mal… » Frémissement d’horreur. Ce n’était pas non plus le genre de récits que l’on aurait attendu d’un conte. « Et quand j’ai retrouvé mon corps, j’ai failli mourir. » Elle était passée au-dessus si facilement ! Tout retomba dans un grand fracas. Les larmes roulèrent sur ses joues. « Je suis désolée de vous avoir pris pour un monstre tout ce temps. » Les gens qu’elle avait rencontrés depuis son arrivée au bal l’étaient sans doute bien plus qu’il ne l’avait jamais été à son encontre. À ses côtés, elle se sentait plus en sécurité qu’avec n’importe qui d’autre. Quelque chose clochait dans cette façon de penser, mais c’était plus un élan du cœur qu’un raisonnement. Elle se redressa, les prunelles brûlantes de détermination. Ce qu’elle avait traversé en l’espace de quelques heures la mettait profondément en colère. « Je vais vous aider à récupérer votre couronne. Je me battrai pour vous. » Elle ne savait absolument pas combattre. « Enfin… Je peux invoquer des animaux venus de livres, qui eux pourront se battre ou vous protéger. » Elle le regarda, les cils battant une cadence langoureuse. « Je… » Ses lèvres effleurèrent les siennes. C’était comme une drogue ou un poison. Elle ne pouvait ni s’en empêcher, ni y échapper. Elle y déposa un nouveau baiser. « Pardon. Je crois que je n’aime plus Éric. Je crois que… Je crois que je vous ai toujours aimé, sans le savoir. C’est très étrange. » murmura-t-elle, les yeux mi-clos, son souffle mêlé au sien. C’était son apparence qu’elle avait toujours imaginée. Belle pinça les lèvres. « On devrait partir, maintenant. » Elle se contraignait du mieux qu’elle le pouvait. « J’ai trouvé la clef. »

Ils marchèrent. De peur de le perdre dans les mirages du labyrinthe, Belle tenait l’ancien souverain par la main. Ils parvinrent devant une gigantesque double-porte en or. De larges cœurs et des roses la décoraient. La serrure était haute, trop pour qu’elle pût l’atteindre sur la pointe des pieds. « Pourriez-vous me porter, s’il vous plaît ? » Lorsqu’elle fut à la bonne hauteur, elle glissa la clef dans l’interstice. Les battants s’ouvrirent sur le royaume de Hi-Hi-Hi. Renouant ses doigts à ceux du Roi Adam, elle y entra.



Message IX – 1087 mots

Résumé : J'avais tapé 600 mots et quelques d'illusions mais ça faisait un peu bcp donc j'ai résumé /sbam Belle trouve la clef. Elle est avec le Prince Adam et ils quittent le labyrinthe pour Hi-Hi-Hi.

Plans du Château de la Bête : Rez-de-chaussée + 1er étage.




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Sam 04 Juil 2020, 13:32


Crédits : Armando savoia
Il serait malhonnête de nier ceci : je me sentais légère. Pourtant, une part de mon cerveau semblait surchargée de stimuli variés, qui m’empêchaient de conserver ma concentration. Cet homme était d’une charmante compagnie. En cet instant et plus que jamais, j’avais envie de faire bonne impression. Je voulais qu’il soit intrigué par moi, et l’idée que je puisse n’être qu’un personnage secondaire à son existence m’était étrangement douloureuse. Ma confiance, qui était au départ à son apogée, s’écroulait quand j’entendais sa voix. Ce n’était pas possible. Je devais me reprendre, autrement cette histoire finirait mal. Perdre mon objectif de vue serait sot : il fallait que j’obtienne un trône, quel qu’il soit. Là, je pourrais récolter ma revanche.

Le bel inconnu m’expliqua qu’il était lui aussi apparemment victime d’un sortilège. Je commençais à comprendre que la magie était bien plus pernicieuse que les petits tours de ma bonne fae. Peut-être que le monde extérieur avait toujours été comme ça : une anomie entretenue par ceux qui savaient manier la sorcellerie. Je ne pouvais en être sûre, après avoir passé tant de temps isolée dans ma maison, à répéter les mêmes tâches ménagères. Si c’était le cas, si les mages étaient les seuls vrais régents de ce monde… être roi ou reine n’était pas une position aussi intéressante que je le croyais.

Il proposa de m’accompagner, ce qui m’arracha un sourire sincère. Je mis ça sur le compte du remous émotionnel causé par le chaos récent. « Bien entendu. » Je me levai, et pris le bras qu’il m’offrait. Cette situation me perturbait un peu, mais je pensais qu’en m’efforçant de garder mon calme, tout se passerait à merveille. Dans le pire des cas, c’était un perfide traître qui essaierait de me manipuler pour une obscure raison. Je ne lui en voudrais pas : je ferais de même, si cela me permettait d’atteindre la voie du pouvoir. J’espérais tout de même que mon pessimisme me trompait. J’employais divers arguments, pour me rassurer. Tout d’abord, je n’avais rien à lui offrir. De plus, la pire issue n’était pas la seule possible. Il serait impertinent de ne pas envisager le revers de la pièce. Donc, je me dis que dans le meilleur des cas… eh bien, il me révélerait être l’ancien roi de Hi-Hi-Hi.

Devinez ce que l’inconnu venait de me dire. En apprenant que j’avais affaire au Prince Adam, mon corps frissonna. C’était difficile à envisager. J’essayai de fixer son regard, pour y détecter la moindre trace de mensonge. J’en tirais deux conclusions : il avait de délicieux iris noisette, et lire dans les yeux d’autrui pour déterminer leur sincérité ne marchait pas. C’était désagréable, de se retrouver dans un tel imbroglio. « Oh… » Mon premier réflexe était de chercher à inventer un mensonge, mais rien ne me venait. Autant être sincère, alors. « Je ne savais pas, pour votre femme. Dans ma région d’origine, on pense juste que le roi a abdiqué au profit de la reine. » Peut-être que Madame de Trémaire connaissait l’histoire complète, mais elle ne me l’avait certainement pas partagé. Je dois bien avouer que mon éducation avait été assez minable, par sa faute. Je réduirais cette morue en bouillie, quand l’heure viendrait.

Quand il me complimenta, je peinai à articuler un « merci ». Je souhaitais réellement ne pas être embarrassée, mais, pour une raison ou pour une autre, ça m’était impossible. Il m’était agaçant de constater qu’en pratique, il y avait un fossé entre la séductrice confiante feignant l’innocence que je voulais être et ce que j’étais réellement. Fort heureusement, quelque chose venait de distraire Adam. Il avait vu quelqu’un, et semblait le suivre. Voilà qui me laisserait l’occasion de reprendre contenance.

Je le suivais discrètement. Si un ogre se trouvait au milieu de ce labyrinthe, je préférais ne pas encaisser le coup en première. L’idée de voir cet étranger être tué par je ne sais quel monstre m’était désagréable, bien entendu. Après tout, je n’avais jamais vu de meurtre de mes propres yeux jusqu’ici. Cependant, s’il fallait que du sang royal serve de bouclier humain pour me sauver, alors ainsi soit-il.

Toutefois, alors même que cette malheureuse hypothèse traversait mon esprit, le prince traversa les haies par magie. Ce labyrinthe était grotesquement bien conçu, grâce aux talents de ces salopards de sorciers. Voilà que je me retrouvais seule. « Je… il y a quelqu’un ? » Je venais de perdre la seule connexion que j’aurais pu avoir à la royauté, mais ce n’était pas aussi dérangeant que de se savoir sans compagnon pour explorer ce labyrinthe. J’aurais pu accepter la présence de n’importe qui, même d’un paysan. Tout sauf être coincée ici. Maintenant, que faire ? Chanter semblait être une option.

« Et je vole, je m’envole dans le vent et vers le ciel ! » Non, ce n’était pas approprié au vu du contexte. « Même si ton cœur a l’âme en peine ; Il faut y croire quand même ; Le rêve d’une vie, c’est l’amour ! » Dire que je chantais ce genre d’idioties, quand j’étais une enfant. « Ce rêve bleu ; C’est un nouveau monde en couleurs ; Où personne ne nous dit ; C’est interdit de croire encore au bonheur. » Non. « Peux-tu peindre en mille couleurs l’air du vent ? » Certainement pas. « Mon amour, je t’ai vu au beau milieu d’un rêve. » Non plus. « Libérée, délivrée ! » J’en venais à croire que mon cerveau se moquait de moi. Bordel, est-ce que c’était possible d’avoir une chanson qui ne touchait pas les thèmes du vent, des rêves ou de la liberté ? Quel manque d’inspiration pathologique. Pour changer, les grands paroliers de ce monde auraient écrire sur l’enfermement, la peur, la tristesse et la solitude.

J’errais, l’air passif. Il n’était plus question de minauder, ou de fredonner la moindre musique. Je préférais rester dans le silence, pour garder l’oreille attentive. Je n’avais que peu de chances de croiser qui que ce soit dans ce dédale. Ou alors… il faudrait qu’il s’agisse d’un être magique, lui aussi. « Marraine ? » Vous vous en doutez, mais je n’obtins aucune réponse. Cette cruche n’avait apparemment pas d’autres compétences que créer des carrosses et des robes. Je lui étais reconnaissante, mais… mince, ne pouvais-je pas tomber sur une bonne fée plus utile ? L’espace d’un instant, mon esprit songea à la dame fortunée qui s’était présentée comme une bienfaitrice, elle aussi. Malheureusement, ce n’était probablement pas une mage, et elle avait peu de chances d’être ici. « Qui que vous soyez, venez jusqu’à moi s’il vous plaît ! » C’était une demande assez pathétique, mais j’espérais que ce serait suffisant pour attirer quelqu’un ici. De toute façon, ma robe était trop complexe pour que je m’essaie à traverser les haies.

1137 mots.
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Sam 04 Juil 2020, 15:42



Les Portes II


« Me laisser la victoire ? Jamais ! » dit Gaston, avec une mine horrifiée. « Je vais te la prendre de force ! » Et la prendre, elle, ensuite, pensa-t-il avec une étrange satisfaction. Quoi qu’il en soit, non : ce qu’il avait, il l’avait parce qu’il était le meilleur, pas parce qu’une personne – et surtout pas une femme – lui avait laissé la place. Il était un chasseur renommé et il avait travaillé pour en arriver là. Certes, la nature l’avait gâté. Il avait une bonne génétique. Adolescent, il était déjà le plus grand et le plus musclé des jeunes du village. Les filles, à l’époque, se damnaient déjà pour lui. Il avait tiré dans tous les coins, les animaux et les femmes, certains avec ses armes, d’autres avec la grosse flèche qui se trouvait dans son pantalon. Il n’était pas une flèche, pourtant, mais celle-ci fonctionnait plutôt bien. BANG BANG ! (Oui, moi aussi il m’exaspère)

« J’étais en train d’essayer de tuer la Bête, figure-toi. » grogna-t-il entre ses dents. Elle venait de lui rappeler qu’il était précédemment dans le château du monstre. « Seulement, on m’a dit que ma future femme, Belle… » Parce que, oui, elle allait l’épouser. « … avait embrassé l’animal et que sa malédiction venait de se lever. » Ça l’énervait. Comment Belle pouvait-elle aimer cette chose ? Comment osait-elle ? Peu importait : il deviendrait Roi du Royaume des Merveilles et l’enlèverait pour qu’elle lui dise oui. « J’ai cru que tu voulais me tuer. » articula-t-il. Même si elle n’aurait jamais pu. Ses biceps faisaient deux fois la taille des bras de cette femme. S’il la serrait contre lui, il pourrait sans doute l’étouffer entre ses muscles bandés. « Mais oui, je ne suis pas là par gaieté de cœur. » Ça l’agaçait d’autant plus. Il n’aimait pas qu’on le contraignît. Il était maître de sa vie. Lorsqu’il marchait, le parquet tremblait. Lorsqu’il haussait la voix, les autres se taisaient. Il était un chef né, fait pour être Souverain. Avec lui au pouvoir, aucun envahisseur n’oserait attaquer les Trois Royaumes. Il était efficace. Il cognait avant de discuter. Parler ? Pourquoi faire ? L’homme passa son ongle entre ses dents pour enlever la peau du saucisson qui s’y trouvait. Il la roula en boule entre son pouce et son index et la jeta plus loin, sans aucune grâce. « Je viens de Hi-Hi-Hi. Et toi ? » demanda-t-il. Il s’en foutait, pour être honnête. Il faisait la conversation parce qu’il fallait bien. Cela dit, parfois, les poulettes venaient à lui et gloussaient simplement. Il n’avait plus qu’à se servir et à soulever leurs jupettes. « Bien sûr que je le suis. » confirma-t-il. Son ego se porta encore mieux après le commentaire de son interlocutrice. Il aimait les compliments. Si elle lui en faisait, ça voulait dire qu’elle avait envie de faire un tour dans les buissons. Plus tard, après le tournoi, pour fêter sa propre victoire.

Le fait que le maillet et la boule fussent des animaux le fit sourire. Il aimait bien le concept. De toute façon, il aimait bien les cris de souffrance des bêtes lorsqu’il les achevait. C’était simplement dommage qu’il n’ait pas pu entendre celui de l’ancien Roi. Il le tuerait, monstre ou non. Sa tête serait à lui. Un régicide lui assurerait la couronne, en plus de ça. Le village lui était déjà soumis ; enfin, c’est ce qu’il croyait.

Lorsqu’il commença à jouer, il entendit glousser sur le côté. Dix femmes à l’allure similaire se trouvaient là. Femmes, filles, il ne savait pas trop mais elles avaient des seins, et ça suffisait à exciter son entre-jambe. C’était mangeable. Il leur sourit. « Regarde-moi cet homme… Il croit pouvoir nous charmer ? » Le fait est que Gaston pouvait séduire toutes les femmes alors… Oui. Il les fixa toutes un long moment, gonfla ses muscles et envoya la balle d’un coup puissant dans les cerceaux. Des gloussements se firent de nouveau entendre. Ces filles lui donnaient l’eau à la bouche. Il en salivait d’avance. Puisqu’elles faisaient partie du jury, il allait leur faire crier son nom et elles le proclameraient vainqueur du tournoi. Il n’avait plus qu’à atteindre la fin du parcours et ce serait bon.

Une fois fait, Gaston arriva à grands pas face aux donzelles. « Il y a un endroit où on pourrait être au calme ? » demanda-t-il, le torse bombé. Elles le lui indiquèrent. Quand ils y furent, il les fit se positionner en ligne, à quatre pattes, et souleva leurs robes bleues et blanches. Il admira la vue. « Ne vous inquiétez pas, les gazelles, il y en aura pour tout le monde. » Il espérait bien gagner avec ça.

786 mots

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Priam et Laëth
~ Ange ~ Niveau III ~

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◈ Parchemins usagés : 3881
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Priam et Laëth
Sam 04 Juil 2020, 19:12



Provenance inconnue

Les Portes II

En groupe



Garrett cilla. Il ne voyait pas le lama, mais ce qu’il entendait aurait surpris n’importe qui. Les sourcils froncés, il fixait l’animal sans le regarder. Il lui aurait bien donné un coup de bâton sur la tête pour lui faire passer l’envie de se vanter, mais Kuzco eut l’excellente idée de l’entraîner ailleurs. Avant qu’il n’eût pu dire quoi que ce fût, l’aveugle se sentit emporté par le dénommé Pacha. Au bras qu’il passa autour de ses épaules, il constata qu’il avait une carrure épaisse. Un pli amer barra la bouche de l’homme. Il avait horreur qu’on le prît pour un impotent. Durant des années, il s’était évertué à faire ses preuves pour qu’on cessât de le considérer comme un moins que rien. Il était aussi capable que n’importe quel homme. Il ne voyait rien, mais il compensait par d’autres moyens. Plus lassé encore qu’agacé, il se défit de l’étreinte du paysan, qui repartit aider Kuzco.

Il détestait se sentir inutile. Aussi, il se mit à réfléchir à la liste de personnalités que Devon et Cornouailles lui avaient faite, plus tôt. Il avait lié Scar et Mufasa. La réalité, c’était que d’autres menaces pesaient sur GRRAAAA et ses voisins. Il avait entendu parler de la Méchante Reine, de Maléfique, d’un envahisseur étranger, et d’autres personnes malintentionnées. Le problème était de savoir quoi faire d’elles. S’il liait les malveillants entre eux, ceux-ci pourraient chercher à créer une alliance et ce serait alors le chaos à perpétuité qui s’offrirait aux trois royaumes. Toutefois, en tuer un éliminerait les autres. S’il les liait à des individus plus pacifistes, ils ne chercheraient plus à s’assassiner entre eux, cependant, ils pourraient se nuire d’autres façons. Ce serait peut-être une guerre éternelle qui s’ensuivrait. Il fallait faire des paris et avertir les bonnes personnes. Il ignorait si Mufasa, le Roi de Hou-Hou ou tout autre dirigeant aux idées apaisées se trouvait dans la pièce.

Le cri de Kuzco le fit sursauter et il tourna la tête en direction du son. Il n’eut pas besoin de voir la scène pour deviner que le jeune homme commettait une erreur. L’aveugle se frappa le front du plat de la main et la laissa glisser sur son visage. Les hommes étaient cupides – et ceux qui ne souffraient pas de ce défaut étaient apparemment stupides. Il allait se diriger vers la position présumée de son nouvel acolyte, en se rappelant que c’était pour éviter ce genre de désagréments qu’il préférait être seul, lorsqu’une interpellation l’interrompit. « Garrett ! Garrett ! Nous avons un problème. » Une Fae s’était précipitée devant l’aveugle. « Le mariage ! Les Dieux ont changé d’avis. » Il s’arrêta net. « Comment ça ? » - « La Princesse Aurore n’épousera pas Raspoutine. » - « Qui, alors ? » - « Ils ont désigné Kuzco et Anna, la fille du Roi Adam. » - « Quoi ? » Il râla. Le Roi Adam ? Comment…? Il n’avait guère le temps d’y songer. « Venez avec moi ! » Il avança, jusqu’à ce que sa route ne croisât celle du futur marié. Kayley lui sauta au cou : il grogna. Devon et Cornouailles manifestèrent leur contentement par de nouvelles chamailleries.

Lorsque la jeune femme l’eut lâché, il s’adressa à la Fae : « J’ai un service à vous demander, en échange. » Il avait eu une idée. « Oui ? » - « Pouvez-vous prévenir le Roi Mufasa que j’ai un moyen pour éradiquer les menaces qui pèsent sur les trois royaumes ? Dites-lui que je peux lier ses ennemis par magie, et que s’il tue l’un, l’autre mourra aussi. S’il souhaite en discuter, il pourra me trouver aux mariages, dans l’église de Frollo. Je ne veux rien en échange, à moins qu’il puisse m’aider à retrouver la Princesse Juliette de Caermaloyw. » Il entendit au ton de la Fae qu’elle paraissait embêtée. « C’est que, je ne… ce n’est pas mon rôle. Et je dois encore prévenir la Princesse Anna… » - « Je vais le faire, moi. » Kayley s’était avancée, mains sur les hanches. « Je vais le trouver, et je vais lui dire. » Elle partit aussitôt, interrogeant tout le personnel du château afin de retrouver le monarque. Pendant ce temps, la Fae disparut. Elle alla informer Anna. « Il va y avoir un mariage ? » interrogea Devon, aux anges. « Un mariage, gnagnagna, encore des histoires à l’eau de rose pour faire pleurer les fillettes ! » - « Quel rustre ! Tu n’as jamais su apprécier les choses précieuses de la vie ! » Une nouvelle joute était lancée. Garrett, habitué, les ignora. « Kuzco. » dit-il. « Je suis désolé de vous annoncer ça de but en blanc, mais vous allez vous marier. À Anna, la Princesse de Hi-Hi-Hi. Ce sont les Dieux qui ont choisi, nous n’avons aucun pouvoir de décision là-dessus. C’est pour assurer la paix. » Il parlait posément, dans le but de ne pas affoler son interlocuteur, mais ne se départait pas de son ton grave. Devait-il rajouter quelque chose ? Vous allez voir, tout va bien se passer ? Je suis sûr que vous serez très heureux avec elle ? Il n’en savait rien. En acceptant de prier les divinités de Frollo, il avait lié des individus contre leur gré. C’était comme pour sa magie. Il se convainquait qu’il agissait pour le bien commun, mais ne s’embarrassait pas du consentement des concernés. Il y pensait, parfois, avec au cœur des tourments trop grands. « Je vais devoir me rendre à l’église de Frollo pour terminer les préparatifs et assister à la cérémonie. Vous pouvez venir maintenant, avec moi. Sinon, vous y serez téléporté de toute façon. »



Message IV – 953 mots

Résumé : 1) Kayley, acolyte de Garrett, cherche Mufasa partout (elle demande au personnel) pour lui dire que Garrett de Caermaloyw peut l'aider à débarrasser GRRAAAA et ses voisins des menaces qu'ils subissent (il lie les individus, on en tue un et POUF y'a plus). Il l'attend à l'église de Frollo. En échange, s'il peut l'aider à retrouver Juliette, c'est cool, sinon, c'est pas grave. Jil, je te laisse voir si tu veux que Kayley trouve Mufasa et s'il accepte, c'est comme tu veux =) Tu peux jouer Kayley si besoin.
2) Aurore et Raspoutine ne se marient plus. C'est Kuzco & Anna qui sont concernés. Garrett prévient Kuzco dans mon post. Une Fae va prévenir Anna et l'emmener à l'église au tour prochain. Astriid et Shanxi, si vous avez des questions, vous me le dites =)
3) Garrett propose à Kuzco de venir avec lui à l'église. Dans tous les cas, il y va.

Rappel : « Il peut lier les individus entre eux, dans un lien de vie et de mort [une fois par tour]. Ainsi, si l'un des liés meurt, l'autre aussi, ce qui pousse ceux-ci à la coopération. » Le but de Garrett, c'est la paix, mais le lien qu'il crée pousse seulement à la coopération. Les deux personnages entendent une phrase (que j'écris en italique) et ont le sentiment d'être liés à l'autre.





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Sam 04 Juil 2020, 21:59



Livre de Contes

LA PORTE DES CONTES




AladdinTaillée à la perfection, la pelouse arborait une belle couleur verte. Aucune mauvaise herbe ne venait troubler la régularité du gazon. Les jardiniers avaient fait un travail remarquable. Pourtant, les cris qui s’élevaient de la grange annexée au château semblaient démontrer le contraire.

« Ça a l’air compliqué de vivre ici, non ? »

Le soldat de trèfles qui était à ma droite tourna sa petite tête ovale.

« Pas vraiment. Nous ne sommes là que pour servir les désirs de Sa Majesté la Dame de Coeur. Celui qui faillit à cette mission mérite la sentence qui lui est destinée. »

Devant son ton impérieux, je ne cherchai ni à le comprendre, ni à le contredire. Nous continuâmes silencieusement jusqu’au terrain où je fus accueillis par un homme très étrange. Ses airs d’hurluberlu me rappelèrent le Chapelier. Je songeai un instant à cet homme qui avait su m’attendrir. J’espérais que rien ne lui était arrivé depuis notre séparation.

« Biènvenudo !! Je suis Tralalère ! »

Le grassouillet se redressa fièrement et lissa sa moustache guidon avec le pouce et l’index de ses deux mains. Il se retourna pour me présenter son double.

« Et je suis Tralali !»

L’individu était formé de deux corps identiques. Les quatre mains applaudirent d’excitation. Son sourire dégoulinait de joie et d’exaltation. Je levai les yeux au ciel.

« Vous êtes là pour la nozze ? demanda Tralali

— Se si, il faut être vittorioso au croquet, répondit son double

— Vous connaissez les regole ? m'interrogèrent-ils en coeur »

Je commençai à douter de mon envie de devenir roi de ce patelin de tarés. Pourtant, le corps sulfureux de la Reine de Coeur raviva mes ardeurs. Même si je ne désirais l’armée de cartes que pour libérer mes sujets, je ne rechignerai pas à marteler son intimité. J’éprouvais un plaisir immense à l’idée de lui asséner quelques violents coups de bassin. Les cuisses serrées de ma dernière conquête ne m’avaient procuré qu’un amusement précaire ; pire, je n’avais pas eu l’occasion de m’adonner pleinement à l’acte charnel. La magie avait œuvré pour me priver de l’extase. Je chassai ces pensées impures de mon esprit et reportai mon attention sur la situation.

« Le croquet ? C’est quoi ?

— Grande ! s’écria le premier

— Delizioso ! répondit le second

— Laissez-nous vous initier à ce meraviglioso sport ! reprirent-ils ensemble »

J’acceptai leur proposition d'un hochement de tête bien malgré moi. Leur manière de parler me tapait sur le système. Cependant, je voulais mettre toutes les chances de mon côté pour arriver à mes fins. Ils m’expliquèrent les règles du jeu. Le but était de passer le lapin à travers des arceaux au moyen d’un maillet en forme de flamand rose. Le vainqueur était celui qui avait terminé son parcours le plus rapidement. Ils achevèrent leurs explications en me montrant quelques mouvements que j’essayai de reproduire avec difficulté.

« Hé mais ! As-tu vu la ora ?

— Il est l’heure ragazzo !

— Ne soit pas en ritardo ! Les Alices détestent ça ! »

Ils pointèrent du doigt un autre terrain, un peu plus loin, avant de disparaître dans un nuage de fumée jaune. Suivant leurs conseils, je pressai le pas. J’arrivai finalement en face du parcours. Une série de jeunes filles blondes soupirèrent à mon arrivée.

« Finalement, il est là ! lança la première.

— Il est mignon lui ? Vous ne trouvez pas ?

— Oh oui, très sexy ! Mais son odeur, reprit une troisième en se bouchant le nez, quelle horreur !

— Moi j’aime bien, ça lui donne un air bestial ! Par contre son style vestimentaire ! Une catastrophe ! Et regardez ces trous dans ces chaussures ! »

Instinctivement, je baissai la tête pour vérifier ses dires. Elle éclata de rire.

« Je t’ai bien eu, crétin ! se moqua-t-elle sans chercher à refréner son hilarité

— Répète ça pour voir, grosse truie ! répondis-je

— Mais quelle vulgarité ! Je lui enlève 20 points ! A défaut de lui enlever son pantalon... » continua une autre Alice

Mes joues se teintèrent de cramoisi. Je n’avais pas encore frappé le lapin que j’avais déjà envie de les laisser en plan. Soudain, une luciole tournoya autour de ma tête pour attirer mon attention. Je me retins de justesse de l'écraser.

« Désolé de vous déranger ! Il semble que notre soeur n’est accompli que partiellement sa tâche, balbutia l’insecte tandis que la missive que j’avais jetée auparavant réapparut dans ma main gauche. Par Dhelrin et Thornas, vous avez été choisi pour assurer la paix entre les Royaumes ! Ainsi, vous serez lié à Scar par les liens sacrés du mariage ! Je sais que l’annonce peut-être soudaine mais il ne vous est pas possible d’y dérober. Au revoir et à bientôt ! »

L’hexapode disparut aussi brusquement qu’il était apparut.

« Vous ? Et Scar ? La famille royale de GRRAAAA tombe bien bas ! ricana l’une des jeunes femmes.

— Ta gueule toi, j’t'ai rien demandé ! »

La colère battait mes tempes. J’allais me marier avec un homme. Pire, je perdais la possibilité de gagner la main de la Dame de Coeur et, par la même, de plonger ma tête dans ses seins rebondis. Je froissai la lettre la nouveau et la balança vers le jury.

« Fais chier wsh ! »

Je frappai un coup sec contre le lapin qui vola en direction de l'Alice numéro trois. Le maillet suivit sa course vers la numéro cinq.

« Allez niquer vos mères ! » hurlai-je à leur égard en m’éloignant des dix grognasses.

Je voulais quitter cet endroit maudit. Revenant sur mes pas, mon attention fut attirée par des cris de plaisir. Je tendis l’oreille pour repérer l’origine des gémissements. Je me rapprochai de la grange des jardiniers, source du raffut.

« Oh oui ! Plus fort ! Plus vite ! »

Le ton excité de la jeune femme ne me laissa pas indifférent. Les claquements - que j’identifiai comme ceux d’un bassin qui frappe un fessier - s’accélèrèrent en réponse à sa demande.

« Tu as assez profité ! A nous maintenant !

— Oui, c’est notre tour ! »

Je me paralysai de stupéfaction. J’étais à une cloison de l’orgie. Mon coeur battit plus vite. La colère s'estompa un peu. Aurais-je l’audace de m’inviter à la fête ? Je glissai un oeil à travers l’embrasure. Mon ardeur disparut sur le champ : je reconnus ces prétentieuses d’Alices. Elle se faisait troncher par un homme qui ressemblait trait pour trait à… Gaston ! Mon sang ne fit qu’un tour. L’homme qui s’était attaqué à mon peuple était de l’autre côté de la porte. Il était nu, sans défense, le sexe dans le corps de l’une de ses harpies. Je n’eus pas besoin de plus. Attrapant le poignard qui ceignait ma ceinture, je m’élançai dans la pièce.

« Crève, enflure ! »

Les cris de surprise des Alices accompagnèrent mon hurlement de rage. Tout se passa très vite. Avant qu’il n’ait le temps de se retourner, j’étais sur lui. Ma lame s’abattit plusieurs dans le dos du chasseur.

« Ça s’est pour Herold, et ça pour Mathis, ça pour Elanna…»

Chacun de mes reproches s’accompagnait d’une gerbe de sang. Le corps nu et lactescent des demoiselles se couvraient d’un liquide poisseux et rouge. Elles n’osaient plus bouger. Elles ne parlaient plus. Au bout d’un long moment, je me relevai, abandonnant la dépouille déchiquetée sur le sol terreux de la remise. Une fois à l’extérieur, les Alices se précipitèrent auprès du cadavre. Mais il n’y avait plus rien à faire. Gaston était mort, pour mon plus grand plaisir. Soulagé et l’âme en paix, je rejoignis le campement des miséreux.



Post IX | 1 120 mots | Résumé:
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Jil
~ Lyrienn ~ Niveau 40 000 ~

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Jil
Dim 05 Juil 2020, 10:51

Le roi cligna des yeux ; il était de retour au château. Il passa une main sur sa nuque, sentant encore le fil tranchant d’une hallebarde s’abattre brutalement. Illusion ou pas, ça n’avait rien d’agréable, et les geignements aigus de cette « Reine » de « Cœur » n’aidaient en rien. Les invités semblaient n’avoir rien remarqué de cet interlude magique, et le bal se poursuivait sans incident majeur. Le concours avait du plomb dans l’aile depuis que quelques participants avaient disparu, mais comme toute chose en haute société, il fut bien vite oublié pour laisser place au nouveau ragot, à la nouvelle activité futile. Il n’avait pas le temps pour ça ; il cherchait des yeux sa fille, celle qu’il devait protéger avant tout et toute chose. D’un geste de la main agacé, il envoya balader un nobliau qui s’approchait pour lui parler d’un quelconque litige ; il ignora purement une princesse cherchant un mari en la personne de son fils, passa devant un garde qui cherchait à attirer son attention, sans succès. Un cri lui fit tourner la tête, vivement, et il fendit la foule en écartant sans douceur ceux qui lui barraient la route. Quand il fut enfin à portée, il passa son bras autour des épaules de sa fille, et l’entraina vers les escaliers. Tout ceux qui semblaient vouloir l’aborder se voyaient fusillés du regard, de ses yeux sombres et méfiants. Il se contenta de la rassurer dans un souffle, en lui assurant qu’il ne lui arriverait rien. Sans jeter un œil en arrière, il lui fit grimper les marches, et une fois à l’écart de la salle de balle, il ralentit le pas.

« Enfin tranquilles. Bien. Ta chambre est toujours prête, ta mère et moi avons toujours eu à cœur de la laisser propre et en bon état pour quand tu reviendras. Tu y trouveras des vêtements et des affaires de toilette, j’espère qu’ils te conviendront. J’ai encore quelques choses à démêler, mais je te promets que nous aurons bientôt l’occasion de rattraper le temps perdu. Je vais t’y escorter, et deux hommes de confiance garderont ta porte, n’hésite surtout pas à leur demander si tu as besoin de quoi que ce soit. Nous nous retrouverons pour manger dans une petite heure, cela te convient ? »

La chambre en question n’était pas très éloignée de la sienne, dans une tour adjacente, reliées par un petit pont de pierre à l’usage exclusif de la famille royale. Il avait fait passer le mot, et le temps qu’ils s’y rendent, on avait aéré l’endroit, changé les draps et mit de l’eau à chauffer dans la salle de bain. Un feu brulait joyeusement dans l’âtre, et plusieurs dizaines de bougies plongeaient la pièce dans une douce lumière accueillante. Il la prit de nouveau dans ses bras avant de la laisser ; quand il pivota, trois gardes se raidirent, attendant visiblement le bon moment pour lui apporter des nouvelles. Il inspira profondément, et se mit en marche, en direction de la salle du trône :

« Allez-y. Toi, d’abord.
— Sire, la présence d’un artefact magique dans notre armurerie a été notifiée. Un mage du nom de Merlin s’est présenté, il a apparemment à voir avec cette histoire.
— Bien, faites-le venir. Vous ? demanda-t-il au deuxième soldat.
— Des rapports indiquent la présence d’ombres étranges circulant autour du royaume, Sire. Elles ne semblent pas agressives, et s’attacheraient même à repousser certaines incursions mineures ayant débuté à nos frontières.
— Encore de la magie… Peut-être un sorcier de chez nous qui aura oublié de mentionner cette initiative. Tant qu’elles ne sont pas une menace, ne faites rien pour interférer. Surveillez-les de près. Autre chose ?
— Oui, Sire. Nous avons reçu une missive de la part du Seigneur de Guerre Shan Yu. Elle vous est personnellement destinée, précisa-t-il avant de lui tendre un pli scellé. »

Mufasa s’arrêta un instant, brisa la cire qui maintenait la lettre fermée, et parcouru les quelques lignes manuscrites des yeux. Ainsi, ce sauvage conquérant avait également maille à partir avec les sorcières. Ça n’avait rien d’étonnant. On aurait pu jurer qu’elles avaient décidé de consacrer leurs immenses pouvoirs au cassage de ses royales gonades. Si un homme comme Shan Yu souhaitait une rencontre, il ne pouvait qu’accepter. L’alternative impliquerai probablement une attaque en bonne et due forme, et il n’avait pas les ressources ni l’envie de gérer les velléités d’un général barbare à l’heure actuelle. Il plia de nouveau la lettre, et la tendit à l’homme qui lui avait amené :

« Scellez là de nouveau avec notre blason, et faites-la parvenir au roi Adam. Que le messager l’informe de la provenance originale de la missive, et qu’il fasse en sorte que le roi soit assuré de ma pleine envie de coopérer. Répondez également à Shan Yu, informez-le de mon accord. Qu’il propose un lieu de rencontre.
— Bien, Sire.
— Maintenant, où est ce Magicien ? Et amenez l’artefact. »

Une jeune femme jaillit alors d’un couloir, et avança vers eux d’un pas volontaire ; deux des gardes baissèrent leur lances et Mufasa leva une main autoritaire. Elle était à peine pubère, et visiblement essoufflée.

« Et bien ?
— Je vous cherchais, Monseigneur ; je viens au nom de mon ami, Garrett de Caermaloyw : il possède de grands pouvoirs qui pourraient vous aider à vous débarrasser de vos ennemis !
— Bien sûr, je vois, lâcha-t-il, peu impressionné. Et en échange ?
— Euh… Il ne veut rien, enfin… Presque : il souhaiterait que vous l’aidiez à retrouver une personne chère à son cœur.
— Evidemment. »

Il soupira, et lui fit signe de le suivre. Il suffisait de s’absenter quelques heures pour que le château entier devienne une effervescence de problèmes et de personnes à gérer.


Résumé :


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Jämiel Arcesi
~ Alfar ~ Niveau II ~

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Jämiel Arcesi
Dim 05 Juil 2020, 15:27

Les Portes II


Un nouvelle fois, Jämiel tenta de faire usage de sa magie. Sans succès. Un sifflement mécontent lui échappa. Il se sentait d'un ridicule sans nom. Plus pathétique encore qu'une de ces vermines du Désert. Au moins ils avaient l'agaçante capacité d'annihiler la magie. Lui, dans le cas présent, n'était juste bon qu'à donner des ordres à des imbéciles bêtes comme leur pieds et à subir la magie des autres sans moyen de répliquer. S'il l'avait pu, il aurait fait passé sa frustration en noyant ce camp et la totalité de ce Royaume dans l'horreur de la flore de son pays. Tant pis. Ces soldats devront supporter l'amertume qui le gagnait. D'autant que les choses n'allaient pas en s'arrangeant. « Gouverneur. » - « Qu'est-ce qu'il se passe ? » fit-il dans un soupir crispé. « On ne peut plus circuler sur le territoire librement. » - « Tiens donc. Et pourquoi cela ? » - « Le prêtre a fait ordonner des contrôles d'identités sur tout les habitants. Ceux que vous avez envoyés ont été fait prisonnier du coup. » - « Cet homme tient moins de sa fonction de prêtre que celle de juge. » ajouta l'Alfar dans un nouveau soupir exaspéré. « Vous croyez que les soldats vont venir ici ? » - « C'est certain. » - « Et on fera quoi du coup ? On fait pas parti du Royaume, ils nous embarqueront nous aussi si on décampe pas, non ? ». Jämiel marqua un silence, détaillant l'homme avec dédain. « Depuis quand vous vous pliez aux ordres d'une autorité étrangère ? Si courber l'échine avec tant de facilité ne vous dérange pas, alors je ne vous retiens pas plus longtemps, et vous laisse aller expliquer notre présence à l'armée du Royaume et à cet homme qui se proclame messager des dieux. ». Le colon ne répondit rien, se contentant de s'éloigner à reculons. Nouveau soupir. En vérité Jämiel voyait, à chaque intervention de ses hommes, un étau des plus contrariant se resserrer autour de lui. Entre Shan Yu dont la force armée était trop importante pour qu'il puisse s'en prendre directement à lui ou les Sorcières dont le contre-coup est et serait plus dommageable par rapport au gain potentiel. Sans compter que porter préjudice à Maléfique c'était se mettre lui-même dans une situation défavorable. Et il ne comptait pas la quantité d'autres problèmes qui lui barraient le chemin. Chaque fois qu'il pensait en résoudre un, cinq nouveau plus conséquents venaient faire leur apparition. Il mettait des efforts considérable à défaire chaque nœuds pour se rendre compte qu'ils étaient simplement vains. Et ça, ça l'irritait au plus haut point. Cette perte de temps inutile et ridicule n'avait aucun sens et il n'y avait rien de plus rageant que de s'agiter pour du vent.

Devant l'entrée du campement, Jämiel attardait son regard sur la forêt qui les cernait, celle-ci à moitié défrichée pour la construction et les besoins du camp. Alors son regard se porta sur l'azur où une ombre planait dans leur direction pour se poser d'un battement d'aile sur l'un des piliers de bois qui en faisait l'enceinte. Ezechyel. L'Alfar le fixa, en silence. Puis, après quelques secondes, le corbeau lui offrit un croassement lugubre qui se répandît en écho à travers tout le campement avant de repartir aussi simplement qu'il se fût présenté à lui. La dernière fois que l'oiseau avait agit de la sorte, c'était pour qu'il puisse retrouver son corps. Mais il était resté, avait insisté, et l'avait guidé. Cette fois, c'était différent. Il n'avait pas été insistant. Il n'avait pas semblé vouloir lui indiquer de le suivre - il était déjà loin de toute façon. Mais un message était passé. Lequel, là était la question. Un nouvel avertissement de la Sorcière ? Peut-être bien. Mieux vaut deux fois qu'une, comme on dit. Pensif, il fit demi-tour vers sa tente et ouvrit le flacon d'encre. Remplissant deux feuilles de parchemin vierge qu'il notifia de sa signature, il laissa l'encre sécher avant de retrouver l'un des colons. « Ben, c'est bien ça ? » - « Oui Gouverneur. » - « Je dois me rendre à l'église de ce juge. Je ne garantis pas de la sûreté des lieux cependant. » - « Alors pourquoi vous y allez ? » - « Lorsque l'on joue, il faut être prêt à perdre. Avec une poignée d'homme vous prendrez les armes et vous posterez aux alentours de l'église. Si les choses devaient mal se dérouler, attaquez ceux qui y sont présent à vu. » - « Mais. Si vous y êtes Gouverneur... » - « Au risque de me répéter, je veux que vous m'abattiez le plus de têtes présentes si ça ne se présente pas comme prévue. Si on vous demande pourquoi vous êtes là, dites simplement que vous êtes sous mes ordres et donnez ça. » ajouta-t-il en tendant l'un des parchemin préalablement scellé. « C'est quoi ? » - « De quoi vous éviter la prison pour simplement vous déplacer. ». Puis il le quitta sans un autre mot pour rejoindre un autre colon. « Tu es ?... » - « Lon Monsieur. » - « Ah oui. Je dois m'absenter. En attendant je te laisse au commande du camp. Toute les instructions sont écrites là. » fit-il en lui donnant le second parchemin. Toute. Sans la moindre exception. Ce mariage réunissait bien trop de puissance d'horizons trop différents pour que la mise ne soit pas trop risquée. Si tout se déroulait convenablement, alors les bénéfices pouvaient être grand. Dans le cas contraire, ce serait la ruine qui l'attendait, il ne doutait pas là-dessus.
:copyright: ASHLING POUR EPICODE




Mots 943 | résumé:
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Mancinia Leenhardt
~ Humain ~ Niveau IV ~

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Mancinia Leenhardt
Dim 05 Juil 2020, 18:45

Samuel Kim Music - I'll Make A Man out of You

Désormais sortit de ces situations qui n'avaient rien apportées d'autres que de l'ennui et des pensées étranges, Shang progressait sur un chemin de terre serpentant une forêt dense, ses pas le conduisant doucement vers une destination inconnue. Désormais, il en avait la certitude : les Grands de ce monde se moquaient bien des autres. Peut-être étaient-ils de bons dirigeants, mais d'une nullité aberrante en terme de diplomatie et de protection des autres. Shan Yu n'était pas d'une lignée de sang, mais ce n'était pas étonnant que ces conquêtes du sud soient si couronnées de succès, alors que le peuple était abandonner des puissants, qui partaient de leurs trônes ou qui se croyaient mû d'une vision divine, dans le secret, sans rien dire aux autres, certains fuyaient leurs responsabilités, comme s'ils étaient les meilleurs, alors qu'ils ne valaient rien. C'était mieux de se battre pour une vulgaire clé, ou la main d'une étrangère ... On savait où étaient les priorités. Il ne l'acceptait pas. C'était une honte. Il n'y avait qu'un seul honneur pour un Soldat, c'était bien celui-là. L'Empereur de Barh Barr, ou le Chef de Hou-Hou, avaient essayer de montrer ce qu'était être un Souverain, mais peu de monde avait cet étoffe. Sans doute que Shan Yu était méritant, plus que par la légitimité du sang, la légitimité de ses actions, mais au nom des Li, de ceux qui étaient morts, il ne pouvait pas se permettre de plier le genou devant lui.

Son coeur appartenait à sa patrie, sa lame à son Empereur et même s'il avait envie de venir en aide à Hou-Hou, il se retrouvait pieds et poings liés, car son avis n'était peut-être pas celui de son armée, épuisée et loin de chez elle depuis trop longtemps. Viendrait un moment où plus personne ne pourrait choisir. Il n'y avait qu'un seul moyen de briser ce cycle. Shang progressait dans un endroit qu il avait précédemment quitté, près de ses troupes, qui s'agitaient, quelque peu perdue. Leur regard vint à sa rencontre, éberlué par sa prestance uniquement en sortant de derrière des arbres.

Général, vous allez bien ? Où étiez-vous passé ?
Quelle est la situation ? demanda-t-il en éludant les questions. Avez-vous des informations concernant la Princesse et Kocoum ?
Non, mon Général. Il semblerait qu'elle ait réussi à s'enfuir de là où elle était retenue captive, mais nous n'avons pas été en mesure de retrouver sa trace. Plusieurs Soldats suivent quelques pistes ... Nous nous sommes organisés comme nous pouvions.
C'est un très bon travail,, souffla-t-il, avant d'hausser la voix. Écoutez-moi, tous !

Le haussement de sa voix fit arrêter tout ceux qui travaillaient, retournant son visage vers dans sa direction. Écoutant leur Commandant avec un silence presque religieux.

Vous avez deux solutions désormais. Suivre Shan Yu de votre plein gré et rentrer au pays après lui avoir remis la Princesse Pocahontas, tout en veillant sur le Peuple et ses frontières pour que plus jamais une tragédie similaire ne se reproduise. Ou bien ... de suivre votre nouveau Commandant, présentement absent ... dans sa quête de Justice.
Notre ... Nouveau Commandant ?
Je souhaiterais que vous retrouviez Ping, mes amis. Je le nomme à la tête de l'armée revancharde que nous sommes. Ceux qui désirent abandonner et reprendre le chemin de la maison ... ne serons pas jugés. Partez ou restez, le choix est vôtre. Les frères d'hier seront peut-être les ennemis de demain, alors réfléchissez bien à ce que vous souhaitez.

Quelques murmures se firent entendre suite à son élocution.

Je vais lui rédiger une missive officielle pour officialiser cette passation.
Et ... Et vous, Commandant ?
Une autre mission m'attends. Veuillez attendre un instant ...

Prenant un parchemin et l'encre qu'on venait de lui tendre, comme une prolongation des choses, ce dernier rédigeait sur le dos d'un d'un volontaire qui osait à peine respirer.

Ping,

C'est un mur si haut qui s'est dressé devant nous ces derniers temps ... J'espère que ta quête se déroule sans encombres. De notre côté, sache que ce mur ne peut être vaincu sans prendre le risque de générer de nombreux morts. Je ne souhaite pas que les habitants de Hou-Hou subissent le courroux de Shan Yu en l'absence de mon obéissance à son encontre, que je refuse de lui remettre en contraignant Pocahontas, présentement disparue, à l'épouser. Sans doute serait-il un bon régent, bien mieux que les couards des autres nations qui n'ont absolument pas réagit aux problèmes de leur voisin et ami, mais il a sur ses mains le sang de millier de nos frères d'armes, ainsi que celui de mon Père. Je ne peux lui pardonner.

Je ne peux pas non plus mettre en péril vos vies sous une envie de vengeance qui m'anime, aussi leur ai-je laissé le choix. Rejoindre Shan Yu, ou vous suivre, en tant que nouveau Commandant. Il n'y en qu'en toi que j'ai confiance pour reprendre cette tâche. Aucun d'entre eux ne se doute de ce que je m'apprête à faire pour gagner du temps ... J'aimerais que notre patrie redevienne libre, mais est-ce que cela à un sens ? Je te laisse choisir.

Je ne veux pas que cette lettre soit la représentation de ce que je vis, ou de ce que je suis depuis ce moment. Au contraire, je veux que cette lettre soit une belle et dernière déclaration. Sans doute t'enverrais-je des hommes aux yeux embués de larmes, ce ne sera facile pour personne, mais je sais que mes sentiments pour vous feront avancer les choses.

Tu t'es bien battu.

Avec tout mon amour,

Li Shang.


Le Général ne pouvait se permettre une confession plus en avant, ou Ping en porterait le fardeau, mais il enveloppait la missive avant de la remettre à son subordonné, qui s'inclinait en signe de respect.

Je veillerais à la remettre au Commandant Ping, Commandant Shang.

Il se redressait, tandis que l'homme parcourait son assemblée du regard une dernière fois.

Mieux vaut mourir dans l'Honneur que de courber l'échine.

Shang retirait son épée de son fourreau et, sous les yeux médusés de ses soldats, retournait la lame contre lui en se transperçant le ventre d'un geste vif, sans hésitation, dans un suicide d'honneur ...

Post IX - 1030 mots

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Kitoe
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Kitoe
Lun 06 Juil 2020, 21:22

Kitoe815 mots
Les portes II
Quasimodo leva un sourcil. Peut-être qu'il fallait qu'il s'essuie la bouche. Il n'avait pas l'air bien propre. Oui. Le bossu ne s'en rendait compte que maintenant. Au moins, il s'en rendait compte. Il allait parler quand une petite luciole descendit vers le couple pour leur distribuer une lettre à chacun. Quasimodo prit celle qui lui était destinée et chassa l'insecte de la main sans même chercher à lui adresser la parole. Une lettre ? Pour lui ? Pfff, qui pouvait lui écrire ? Il n'avait pas d'amis, ni de contacts avec le reste du monde suffisamment développés et sophistiqués pour qu'on lui écrive ! En plus, il savait à peine lire. Couplé à une longue période de solitude, il prit plusieurs minutes à lire seulement les quelques mots.

-Des mariages ? Qu'est-ce que j'en ai à foutre des mariages ?

C’était d’autant moins intéressant qu’il n’y avait ni le nom de la Méchante Reine, ni le nom de l’une de ses enfants. Quasimodo fit une moue. Il pouvait toujours rendre les autres moches, de manière totalement arbitraire et gratuite. Peut-être. Il verrait selon son humeur au moment venu. Il ne connaissait pas encore le nom de son partenaire de pique-nique, alors il n'était pas au courant que celui-ci était concerné. Cela lui briserait le cœur et le mettrait dans une colère folle. Il tuerait probablement la mariée pour enfiler sa jolie robe blanche et la remplacer. Il pourrait alors embrasser l’homme de sa vie pour de bon et ils seraient liés par les liens sacrés du mariage. Pour des raisons évidentes, et tant mieux parce que génétique c’aurait été une catastrophe, ils n’auraient pas beau-coup d’enfants, mais ils vivraient heureux. C’était tout ce qu’il demandait.

-Désolé. Il s'éclaircit la gorge tandis que ses joues rougissaient. Vous vous appelez comment au fait ? Moi c'est Quasimodo. J'ai été exclu du Royaume de Hi-Hi-Hi par cette p*te de Méchante Reine et je compte me venger. Et vous ?

Il avait presque oublié qu'il avait changé de corps juste avant. Cette fille blonde avec qui il avait commencé des choses pas très chastes, il ne l'aimait plus. Il se pencha en avant, vers son interlocuteur. Il avait envie de… l'embrasser. Ses lèvres et son visage tout moche. Il voulait lui faire un câlin et lui dire que tout allait bien se passer, que dans un avenir proche ils pourraient être moches et en paix. Il le voulait. Il voulait le toucher, le caresser, mettre sa main à des endroits indécents. Il voulait qu'ils soient ensemble. Seulement, son besoin de vengeance lui criait qu'ils ne pourraient pas l'être. Pas tant qu'ils n'auraient pas accompli leurs missions respectives, quelle que soit celle de cet homme. Quasimodo glissa sa main jusqu'à la sienne. Il la prit tendrement.

-Venez avec moi.

Il avait hésité à lui annoncer qu'il l'aimait. C'était un peu trop tôt. Néanmoins, son regard passionné laissait clairement passer le message. De gré ou de force, il entraîna Raspoutine jusqu'au terrain de croquet. L'apparence animale des outils l'intrigua en premier lieu, mais il se fit vite au détail. Il accepta moins bien les cris de stupeur des dix filles installées à un bureau en face de son parcours.

-Juste ciel ! Quelle laideur !

Ces blondes qui servaient visiblement de jury cachaient leur bouche, tordues dans une expression de dégoût, avec leur main. Elles pouffèrent ensemble. Le regard de Quasimodo s'assombrit. Ce qu'il ressentait était un mélange de tristesse et de colère. Leur réaction lui rappelait cette pétasse qui l'avait forcé à l'exil. Il baissa les yeux vers son jeu. Il ne voulait pas leur répondre car il était plu-tôt nul en répartie. Généralement, il balbutiait, ce qui ne faisait qu'amenuiser sa crédibilité. Ses insultes avaient bien plus de gueule dans son cerveau, alors il les y laissait.

-C'est vraiment un homme ? Enfin, un être humain ?

-Regardez-moi cette bosse ! C'est un dromadaire !

-Voyons Alice ! C'est insultant pour le dromadaire !


Surtout, ne pas répondre. Ça le rendait plus triste maintenant. Il avait envie de pleurer. L'amour qu'il avait développé pour Raspoutine était peut-être aussi responsable de cette soudaine sensibilité. Quasimodo tapa dans la balle. Il n'y allait pas trop fort. Encore une fois, il supposait que sa délicatesse était issue de son nouvel amour.

Quasimodo termina rapidement son parcours. Avait-ce été joli ? Il s’en foutait. Il avait voulu en finir vite pour rejoindre son amant mais aussi parce qu'il n'avait pas que ça à faire que de traîner. Il posa son maillet par terre.

-Hmmmm… Fit l'une des Alice en terminant son évaluation de la prestation.

-OH BONTÉ DIVINE ! Alice ! S'écria Alice.

Les huit autres s'exclamèrent aussi. Puis, Chacune leur tour, elles constatèrent qu'elles avaient toutes subi le même sort.

-Mais quelle horreur ! Comment je vais faire pour…

Elles fondirent en larmes. Quasimodo récupéra son sourire. C'était tout ce qu'elles méritaient ces petites salopes. Un teint jaunâtre, des boutons d'acné et des croûtes, des dents pourries, des cheveux gras et de la cellulite. Ça correspondait bien mieux à leur comportement de grosses gourdasses de merde. Satisfait, Quasimodo quitta le terrain de jeu. Il allait retrouver Raspoutine en attendant le résultat.


864 mots




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Bijin
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Lun 06 Juil 2020, 23:24


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Les Portes II




Ce labyrinthe semblait infini. J'aurais dû m'en douter. Le royaume de la Reine de Coeur n'était-il qu'un immense jardin ? Je ne saurais le dire. Peu à peu je perdis la notion du temps. J'ai bien fait de prendre un bon goûter au pique-nique avant de me lancer dans cette aventure. Toutes les allées se ressemblaient, je m'étais très certainement perdue depuis longtemps... Ma chevelure n'était pas un avantage malgré ce que je pensais. Grâce à cette rivière dorée qui trainait derrière moi j'étais en mesure de retrouver les derniers chemins que j'avais pris. Seulement le dédale était tellement grand et tortueux que mes cheveux ne m'étaient d'aucun secours. A mesure que le temps passait, la probabilité pour moi de retrouver la clé s'évanouissait dans le néant. Très certainement que d'autres l'avaient trouvée maintenant... Quant à moi je risquai de rester coincée si je ne trouvais pas vite la sortie !
J'entendais des ricanements dans l'air, comme si le labyrinthe lui-même se moquait de moi. Il y avait aussi des bruits effrayants, des bruissements dans les feuilles comme si un monstre allait bondir pour me dévorer toute crue. J'essayai de prendre sur moi, de me dire que ce n'étais que ces illusions qui me jouaient des tours... Toujours est il que je n'étais pas rassurée...
Une voix et une silhouette surgit tout à coup devant moi. Ce n'était pas possible... Elle ne pouvait pas m'avoir  retrouvée si vite !

« Je ne retournerai pas dans ma tour je veux être libre ! » je lui criai à la figure. Cette apparition : c'était Mary Poppins, la magicienne qui m'avait enfermée dans cette tour pendant toute mon existence. A cause d'elle je n'avais jamais connu mes parents biologiques. C'était comme si je n'étais la fille de personne. Prise d'un élan je me jetais sur elle, le fantome s'évapora dans le néant lorsque je le traversai. Le labyrinthe avait un bien cruel humour... Je me mis à courir jusqu'à l'épuisement. Je détestai cette sensation d'enfermement, ça me rappellai trop la tour. Il fallait vite que je sorte !

Au détour d'un autre chemin, je vit de loin un homme au regard perçant et félin. Très sincèrement, je ne savais pas s'il était réel ou une illusion mais le regard noir qu'il me lança me fit rebrousser chemin immédiatement pour prendre une autre route. Il me disais quelque chose... Je devais l'avoir vu au bal du royaume de GRRAAA.

Tout à coup, une main d'homme me saisit le bras. Ce n'était pas violent, le contact était relativement doux comme pour signifier sa présence. Il n'empêche que je ne l'avais pas entendu arriver et je sursotai. Au moins il s'agissait d'une personne réelle. Eeeuuuuh... Il semblait content de me voir. Mais je ne le connaissais pas ! Au moins je n'avais plus la sensation que je pouvais tomber amoureuse du premier venu comme lors du pique-nique. je ne savais pas ce qui m'avait pris à ce moment là.
Il me baisa la main. Je le regardai faire, l'air dubitative. Etait-ce une manière de saluer les gens là où il vient ? Quelle étrange coutume...

« Eh bien... Ravie de voir quelqu'un de réel ici mais vous devez faire erreur... Je ne vous ai jamais vu Monsieur... »
Un moment de flottement suivit... Le jeune homme lui même ne semblait pas trop comprendre ce qu'il se passait. Il passa sa main dans ses cheveux et sembla réaliser quelque chose. Je demerai dans l'expectative, mi curieuse et mi interloquée. Il lui expliqua enfin la raison de ce mal entendu.
Mon visage s'illumina.
« Oh oui c'est vous ! Enchantée de vous rencontrer de nouveau Prince. Je me nomme Raiponce.  » Mon minois fit une moue plus malicieuse, jouant les grandes dames. « Ne vous en faites pas, j'accepte vos excuses évidemment. Je comprends vous n'étiez pas dans votre état normal. On dirait que quelqu'un s'amuse à faire n'importe quoi avec la magie. Pendant un court moment lors du bal mon esprit à été balancé dans le corps d'un homme. Ce n'était pas une expérience très sympatique...  »

Il s'appelait Charmant... Il est vrai que ses manières étaient très soignées, polies et nobles. Je souris timidement  lorsqu'il me complimenta. Je n'avais pas vraiment l'habitude de recevoir autant d'attentions...

« Il me tarde de retrouver des amis chers que j'ai laissé derrière moi à GRRAAA... Je souhaitai moi aussi retrouver la clé mais je pense que c'est peine perdue à présent... Une autre personne doit l'avoir trouvée...
Mais souhaitez vous m'accompagner ? Mes amis sont un peu rustres mais aussi très sympatiques... »


Avec mon nouveau compagnon de route, nous trouvâmes enfin le chemin de la sortie, vers un retour à GRRAAA.  

Post VI | 835 mots

Retrouvez ensuite les aventures de Raiponce accompagnée de Charmant dans l'événement Trêve, c'est par ICI

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Aliénor Vaughan
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Aliénor Vaughan
Mar 07 Juil 2020, 23:26


Image réalisée par Armando savoia

Les Portes II



Aurore s’avança dans sa chambre, après que son père fût reparti. Elle longea les murs, regarda les bibelots et en toucha certains. Cette pièce était bien plus grande que celle qu’elle avait eu chez les bonnes Faes. Les bougies l’éclairaient doucement. Comme elle marchait pieds nus depuis un certain temps, elle fut heureuse de trouver une baignoire remplie d’eau chaude. Elle ôta sa robe de fortune, la laissa tomber au sol et se trempa dans le liquide fumant. Ce simple geste détendit son corps. La Princesse n’avait eu de cesse de courir partout depuis qu’elle avait quitté la maison de la forêt. Elle en regrettait presque sa vie paisible d’antan. Néanmoins, elle était réellement heureuse d’avoir retrouvé son père. Elle espérait simplement que les temps futurs seraient plus favorables à la discussion. Elle avait beaucoup de choses à raconter et le fait d’être enfermée dans sa chambre – ben qu’elle pût en sortir – lui donnait l’impression d’être mise à l’écart. Était-elle réellement en sucre ? Peut-être.

« Aurore ! » s’écria Flora. La jeune femme se redressa un peu dans son bain. Deux des trois bonnes Faes venaient d’apparaître dans sa salle de bain : Flora et Pimprenelle. La première était habillée d’une robe rouge et la deuxième d’une robe bleue. Elles étaient toujours reconnaissables, de la sorte. « Oh ! Mais que faites-vous ici ? » « Nous t’avons cherché partout ! » dit Flora sur un ton moralisateur. « Et nous nous sommes fait attaquer par un taureau de gros plein de soupe ! » s’exclama Pimprenelle, en gonflant ses joues et en imitant un combat. « Mais vous ne pouviez pas me retrouver par magie ? » demanda Aurore, ce qui créa un silence gêné. Si si, elles auraient pu. Seulement, elles avaient tellement pris l’habitude de vivre sans qu’elles n’y avaient d’abord pas pensé. « Et où est Pâquerette ? » s’inquiéta soudainement Aurore. Elle avait toujours vu les bonnes Faes ensemble. Les savoir séparées lui faisait envisager le pire. « Oh euh… Elle s’est mise en tête de te trouver un époux convenable. » « Pardon ? » interrogea la Princesse du Royaume de GRRAAAA. « Oui… Nous n’avons pas pu l’en empêcher et nous sommes d’accord avec elle, à vrai dire. Nous connaissons tes penchants pour Scar mais c’est un amour impossible, alors elle est partie essayer de te dégotter un Prince ! » « Mais… Je n’ai pas besoin d’un Prince… » « Toutes les Princesses ont besoin d’un Prince ! Et puis, ça pourrait contribuer à la paix entre les Royaumes, tu ne crois pas ? » « Mais… Je ne connais même pas de Princes… » « Ce n’est pas grave ! Pâquerette a décidé de faire une liste et d’aller contacter ces derniers, à l’exception de ton frère, bien entendu ! » « Quelle liste ? » « Oh c’est très simple… » Flora sortit un brouillon de la poche de sa robe. « Nous avons d’abord réfléchi aux vrais Princes ou Rois. Il y a le Roi Adam. D’après les rumeurs, il aurait retrouvé sa forme véritable. Ce serait un bon parti. Il est brun. Les bruns, c’est beau. » « Les bruns c’est… » répéta Aurore, un peu perturbée. Elle n’y avait jamais pensé avant, à ses goûts en matière d’hommes. « Nous avons aussi pensé à Phoebus, même s’il n’est pas Prince. » « Mais… Ce n’est pas le capitaine de l’armée de GRRAAAA ? » « Si tout à fait ! Votre père a toute confiance en lui et, même s’il a déjà été marié, il ne l’est plus. Enfin, bref, ce serait un choix de seconde zone. Il y a aussi… le Prince Charmant ! » « De quel Royaume ? » Elle n’y connaissait rien. « C’est un peu compliqué dans son cas. Il n’a pas de prénom mais s’il se mariait avec vous, nous pourrions lui en dégoter un. Philippe, ce serait bien, non ? » « Philippe ? » « Oui. » La Fae consulta de nouveau sa liste. « Nous avons un certain Aladdin. Il est Prince des Voleurs… Ce titre m’a l’air un peu autoproclamé mais ça ferait une jolie histoire. La Princesse et le Gueux… Mais je crois qu’il doit déjà se marier. » « Oui Flora ! Tu ne suis rien, rooooo ! » « Il y a aussi Kuz… » « Déjà promis, faut te tenir au courant ! » « Le Prince Arthur… qui est déjà marié oui, mais il y a son frère, Garrett ! Il est Prince aussi et, en plus, c’est le premier né du Royaume de Caermaloyw. Il pourrait totalement convenir ! » « Oui, c’est même la personne idéale ! » « Tout à fait ! »

Quelques minutes plus tard, Aurore, accompagnée des Faes et des gardes, fit son entrée dans la salle à manger. Elle portait une robe simple. « Sire ! Ravie de vous revoir ! » commença Flora. « Nous pensons qu’il serait profitable à tous qu’Aurore se marie au Prince Garrett de Caermaloyw ! » Après tout, les mariages d’amour n’étaient pas monnaie courante. « C’est un homme de paix, aîné du Royaume en question, et, bien qu’aveugle, il possède une plastique à mouiller le pistil de n’importe quelle fleur ! » Pimprenelle se rappela soudainement un poème qu’elle avait lu plus tôt et commença à le réciter. « La fleur était couverte d’une rosée chatoyante, de fines gouttelettes perlant sur ses pétales immaculés… » « Pimprenelle, ce n’est pas le moment ! » la corrigea Flora.

Pâquerette, elle, faisait le tour des Princes, afin de tester un peu leur personnalité. Elle ne parlait pas d’Aurore et se contentait de poser des questions.

917 mots
Avec un morceau du poème de Soso <3

Résumé:

Déroulement


Coucou ♫

Les sujets importants :

Carte : >> ICI <<

Rôles : >> ICI <<

Artefacts et Événements : >> ICI <<

Tour n°10.

- Après tirage au sort, c'est donc Djinshee qui remporte la main de la Reine de Cœur. Si tu veux, tu peux dire que des cartes viennent chercher Djinshee pour l'amener devant Aria. Si tu préfères faire autre chose, on verra plus tard ^^

- L'événement Mariage a été déclenché par Garrett dans ce rp. Il y a toutes les explications dans le sujet.
Ceux qui vont se marier, you-piiii:
Le mariage va commencer. Les invités sont conviés à se réunir et les marier pareil. Comme Frollo est l'un des mariés (et ne va donc pas officier) je laisse Garrett faire et décider de comment ça se passe etc ^^

- Pour rappel, voilà les différents éléments importants à prendre en compte :

> Dorénavant, quiconque vient dans le Royaume Hi-Hi-Hi avec de mauvaises intentions sera changé en chat durant la nuit.

> Adam est amoureux de Facilier.

> Shan Yu a des montures composées de dragons pour son armée + il est immunisé aux magies inférieures à celle du Génie.

> Le Docteur Facilier avoue tout ses méfaits à Eric. Il veut s'excuser et choisit de contracter avec les ombres pour :
- Lever les malédictions qui pèsent sur Eric et le protéger de la magie (sauf magie plus puissante que la sienne, la nourriture du pique-nique n'aura aucun effet sur lui)
-  Protéger Mufasa et la famille d'Eric : les Ombres agiront un peu comme des faes bénéfiques mais peuvent se battre au côté des personnages en cas de besoin
- Protéger GRRAAAAA contre les menaces (notamment en cas de bataille rangée, les Ombres rallieront les forces de Mufasa)

> Frollo :
- Des contrôles d'identité sont effectués. Ceux qui ne sont pas en règle et qui ne justifient pas être présents pour le mariage sont enfermés.
- Des soldats sont envoyés au château de la Bête afin d'arrêter les villageois et de les enfermer. Ils doivent vérifier que la nouvelle est vraie.
- Suite à cette vérification, Mufasa, Shan Yu et Shang recevront une lettre, annonçant le retour du Roi Adam aux commandes de Hi-Hi-Hi. Le Royaume sera également averti dans son ensemble. Frollo a décidé unilatéralement que Maléfique était illégitime.
- Si les soldats trouvent Pocahontas, ils ont ordre de la cramer sans préavis.

> Maléfique :
1° Elle transforme ses serviteurs et fidèles en monstres (en les condamnant à mort quand ils auront exaucé son souhait) et leur demande d'attaquer Hou-Hou.
2° Elle lance une malédiction qui prendra effet dès que les époux seront mariés (donc à la fin du mariage). Elle vise les époux ainsi que des personnages importants - type têtes dirigeantes et personnages qui peuvent avoir potentiellement du pouvoir. Bien sûr, si votre personnage a une protection, ça ne fonctionnera pas sur lui ou très peu. En gros, le ciel va tourner à l'orage/tempête. Il va se noircir. Des ronces magiques, géantes et assassines vont pousser sous les pieds des maudits, afin de les tuer. Donc faudra sortir son épée pour essayer de lutter (mais le mieux c'est de connaître quelqu'un qui a une magie bénéfique on va pas se mentir xD). Ceux qui sont visés vont recevoir la visite d'Ezechyel. Il va se poser, croasser une fois et repartir. J'ai pas visé les gens précisément (hormis les mariés) afin de vous laisser le choix ^^

> Personnages liés à la vie à la mort par Garrett
- Scar et Mufasa

- Raiponce a provoqué l'événement Trêve dans ce rp. Donc, pendant deux tours de jeu, il n'y a plus d'hostilités dans les Royaumes. Vous pouvez toujours parler mais plus personne ne peut attaquer !

- Une porte lumineuse a fait son apparition dans le Royaume de Hi-Hi-Hi. Personne ne sait ce que c'est ni ce qu'il se passe quand on passe à travers ^o^

- Il y a également 15 coffres qui ont fait leur apparition, 5 dans le Royaume de Hi-Hi-Hi, 5 dans le Royaume de GRRAAAA et 5 dans le Royaume de Hou-Hou. Belle peut en ouvrir un sans épreuve si elle s'y déplace. Les autres vous aurez des trucs à faire (ça déclenchera des effets). Si vous voulez ouvrir un coffre, envoyez-moi un mp en me disant un numéro entre 1 et 5 ainsi que le Royaume où il se trouve. Je vous donnerai du contexte et l'effet produit ^^

Je crois que c'est tout ! Si j'ai oublié quelque chose, dîtes le, là j'ai plus les yeux en face des trous xD

Règles générales


- Vous devez noter votre nombre de mots en bas de votre message. Celui-ci doit faire au minimum 720 mots.
- Il est souhaitable que vous fassiez un résumé de votre messages, avec vos choix s'il y en a à faire.
- Points importants : Les points de spécialité ne comptent pas. les pouvoirs sont ceux du personnage (donc s'il n'en a pas, le vôtre n'en a pas non plus). J'attends cependant du Fair-Play (si vous avez un doute sur une action, mp le joueur pour savoir s'il est d'accord). La langue de base n'est pas prise en compte. Tout le monde se comprend sans aucune difficulté. Aussi, votre personnage perd sa race momentanément. Il se fond au rôle ^^ Vous pouvez vous déplacer librement dans la map.

- Vous avez jusqu'au 17 juillet 23h59, heure française, pour poster votre message.

Comptes


Il n'y aura pas d'éliminations. Par contre, si vous ne postez pas, ça ne vous comptera pas un message, bien sûr. Vous perdrez aussi le gain du tour s'il y en a un. Au bout de deux tours sans poster, les autres joueurs pourront prendre votre personnage et le jouer en PNJ s'ils en ont besoin. Vous devrez ensuite vous adapter à ce qu'il s'est passé si vous souhaitez reposter par la suite =)

Comptes:

Gains


Gain du tour n°9 :
- 1 point d'intelligence

Du coup Mertle, Pulsar, Nicolae, Dahlia, Bellada, Leleïth, Samuel, Caleb, Stan et Aiyanna n'ont pas les gains ce tour-ci

Nouveaux arrivants et choix:

Les gains sont à déclarer dans les déclarations de gains d'intrigues et d'événement au plus tard un mois après ce jour ^^


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Mer 08 Juil 2020, 23:05

Djinshee
La Porte des Contes
Djinshee émit une sorte de rictus, révélateur de son agacement. Elle avait à peine manifesté un regard quand Kristoff était arrivé. Pourtant, force était de constater que sa venue lui faisait du bien. L’objectif était maintenant de ne pas trop le montrer sous peine d’avoir l’air ridicule, tout en lui répondant poliment. Après tout, sa première remarque était assez conne : elle savait parfaitement qu’elle tapait trop fort.

-C'est difficile de faire autrement en imaginant que c'est les têtes de ces connasses. Répondit-elle sèchement.

Elle tâcha de garder les yeux baissés. Elle n'avait pas envie de faire n'importe quoi. La concentration était primordiale si elle voulait gagner. Même si à ce rythme, elle commençait déjà à douter pouvoir y parvenir. Lors de son prochain coup, elle fit l’effort de contrôler sa force. Contrairement aux fois précédentes, la balle passa l’arceau avec une lenteur désespérante.

-Non, ça va. Elle s'éclaircit la voix. Pourquoi vous voulez être avec moi ? Vous aimez bien qu’on vous frappe ?

Elle se fit la remarque que maintenant qu'elle avait un maillet, c'était encore plus dangereux. Elle n'aurait sûrement pas dû dire ça. Elle n'avait pas envie de l'envoyer chier. D’un autre côté, il n’y avait pas d’autre moyen pour oublier le fait qu’ils s’étaient embrassés deux ou trois fois déjà. Et que maintenant qu’elle y repensait, elle aimait bien ça.

Ses prochaines questions l'obligèrent à arrêter de jouer. Elle ne savait pas trop comment répondre. Elle posa son maillet par terre pour s'appuyer dessus.

-C'est compliqué. C'était bien une réponse de princesse en quête de dramaturgie. Je… j’ai besoin de pouvoir.

Évidemment, cette réponse n’avait rien de satisfaisant. Elle n’avait pas envie de lui mentir comme elle l’avait fait avec l’autre gueuse. Il était trop gentil et il l’attirait. Cet agriculteur ne pourrait jamais l'aider. Mais il était gentil. C’était un comble de la voir fondre devant cet homme.

-C’est pour y voir plus clair. Je suis apparue ici et je ne sais toujours pas pourquoi. Enfin, pas ici ici mais au Royaume de Hi-Hi-Hi. Je viens d’un endroit qu’à priori personne ne connait. Je suis perdue. Et j'ai perdu mes pouvoirs aussi. Bref. Perdu pour perdu, autant faire des trucs.

Ce qui était des choses les plus frustrantes, c’était qu’elle n’avait jamais eu le temps de se créer le moindre repère dans ce monde : elle avait changé de lieu, d’interlocuteurs et de corps en un temps record, ce qui ne l’avait donc avancée à rien. Kristoff était la première personne qu’elle voyait plus de dix minutes et qui se souciait un peu d’elle. Et… - elle baissa les yeux - c’était adorable.

-Ils ont cru que c’était l’heure du thé ces deux-là ou quoi ? Demanda l’une des Alice en baillant.

-En même temps, entre mauvais joueurs de croquet, ils doivent bien s’entendre !

-En tant que membres de la guilde des styles vestimentaires de la honte aussi.

Les dix pétasses rirent en même temps de ce même rire aigu et insupportable. Pour faire taire leurs commentaires à la con, la Lyrienn se remit à jouer. Gagner était presque passé en second plan. Elle voulait juste terminer vite. De toute façon, entre la discussion qu'elle venait d'avoir et ces harpies qui méritaient qu'on leur plante des couteaux dans les yeux, d’autres avaient probablement terminé avant elle. Un silence s'installa entre Kristoff et Djinshee. En temps normal, cela ne l'aurait pas dérangée. Elle préférait largement ça à parler pour ne rien dire. Mais encore une fois, cette salope-rie de drogue l'incitait à faire la conversation pour éveiller quelques ardeurs.

-Vous avez mangé au pique-nique ?

Elle termina enfin le parcours et laissa tomber son maillet par terre. Et dire qu’elle venait de jouer à ça avec sérieux.

-Parce que je crois que la nourriture…

-Djinshee, n'est-ce pas ?

Une carte l'aborda avant qu’elle n’ait pu terminer. Le soldat parlait vite, si bien qu’elle n’eut pas non-plus le temps d’acquiescer.

-Félicitation, vous avez gagné. Veuillez me suivre s'il-vous-plaît. Nous allons vous présenter à la Reine de Cœur.

Elle cligna des yeux. Ça l'étonnait tellement qu'elle n'exprima pas la moindre marque de joie. Le soldat-carte s'éloignait déjà. Il était pressé, visiblement, et comme elle, il ne montrait pas d’enthousiasme particulier. De leur côté, les dix Alices applaudissaient délicatement tout en arborant un sourire niais et factice. Malgré l’effort, la Lyrienn eut envie de les envoyer à la broche. Elle leva les yeux vers le paysan.

-Vous venez ?

Parce qu'elle n'allait pas le laisser en plan une deuxième fois. Pour être honnête, elle se sentirait même mieux s’il venait. La royauté ne l’avait jamais intéressée jusqu’ici, mais elle ne trouvait pas la situation moins impressionnante pour autant – devait-elle vraiment, vu la manière dont elle avait remporté la main de la Reine ? Probablement pas. – Il n’empêche qu’elle réfléchissait sérieusement à la suite de ses plans, dont le contenu avait jusqu’ici relevé d’une improvisation pure et profonde. Ce corbeau qu'elle n'avait pas vu la maintiendrait-elle sur cette lancée ?


~832 mots~




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Astriid
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Astriid
Jeu 09 Juil 2020, 23:40

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Les Portes II





«Plaît-il ?» s'enquit aimablement Kuzco avec un sourire éclatant, pas certain de comprendre ce que l'aveugle ânonnait. Sûrement il se trompait. Ou c'était lui qui entendait mal. Ou c'était cette maudite bière. Quoi qu'il en soit, son sourire se volatilisa en écoutant la suite. Garrett était on ne peut plus sérieux, aussi sérieux que l'union qu'il proposait. Qui étaient ces Dieux pour décider ainsi du destin de l'inca ? Ce n'étaient pas ses dieux à lui. Son dieu préféré récemment était la déesse de la pomme de terre et il lui avait fréquemment adressé ses prières depuis qu'il avait quitté ses fonctions d'empereur. C'était une divinité simple mais pourtant essentielle en qui il avait toute confiance. La pomme de terre, c'est la vie.
Kuzcobis et son rire de hyène l'arracha à ses pensées qui avaient dérivé. L'animal se tordait de rire et n'arrivait plus à prononcer le moindre mot. Avec toute la gentillesse du monde, Kuzco songea qu'il serait plaisant d'étrangler le lama ici et maintenant. «Le Royaume de Hi-Hi-Hi est au courant que je ne gouverne plus Mayaland ?» Que penserait la famille royale de lier leur princesse à un homme qui avait à peu près autant de pouvoir que le premier gueux venu ? Etre au même niveau que les paysans, c'était la vie qu'il avait choisie. Et avec Pacha et Kuzcobis à ses côtés et le noble but de répandre le bonheur sur le monde, il n'avait jamais été aussi heureux. Loin du pouvoir et de la cupidité, de la grandeur et de la jalousie, il embrassait une vie faite de plaisirs simples. On lui proposait de revenir dans le jeu avec en plus les entraves du mariage. Kuzco en frissonna de dégoût. Il regarda les danseurs évoluer gracieusement sur la piste. Il n'avait même pas eu le temps d'aller danser.
Kuzcobis, toujours au rendez-vous pour ne jamais en manquer une, lança sournoisement : «Ca t'apprendra à aider la plèbe. Ils cachent leurs fourberies sous un air sympathique.» Il accompagna sa tirade d'une œillade appuyée vers Pacha. «On serait allés récupérer mon empire, on n'en serait pas là toi et moi. Je serai empereur de nouveau et vous seriez euh, mes esclaves. Avec votre consentement bien sûr mais ça va de soi. Maintenant tu vas te retrouver enchaîné à une truffe royale et t'auras l'air malin.» Désapprobateur, Pacha posa un regard sévère sur le lama, ses épais sourcils se rejoignant. Kuzcobis lui tira la langue. Le paysan chercha à poser une main sur l'épaule du jeune homme dans le but de le réconforter mais Kuzco le repoussa impatiemment. «Non. Allons voir cette Anna. Si mon destin doit être attaché au sien, j'aimerai la rencontrer avant la cérémonie.»
Il se tourna vers l'aveugle et ouvrit la bouche avant de la refermer. Il ne parvenait pas à lui en vouloir. Il voyait bien que tout ça était plus grand que lui et qu'il n'était qu'un pion. Kuzco avait appris la tolérance auprès de Pacha. Il restait parfois impulsif mais il avait fait du chemin depuis l'époque où il était un insupportable et capricieux empereur. «Garrett, je te souhaite bonne chance pour les préparatifs. J'aimerai rencontrer ma future épouse avant la cérémonie, c'est la moindre des choses. J'espère que tu retrouveras cette Juliette. On se revoit au mariage ! Euh je veux dire je te verrai. Enfin t'as compris.» Kuzcobis fit semblant de vomir devant ce flot de gentillesse. «C'est quand tu veux parce qu'à ce rythme là, tu dégoûlines tellement qu'on va tous se noyer.» Kuzco leva les yeux au ciel avant de se frotter les tempes. «Bon mais elle est où cette Anna ?» Les oreilles du lama se dressèrent et il leva un sabot, soudain excité. «Moi je sais, moi je sais ! Je l'ai croisée plus tôt quand je cherchais l'autre blonde, Juliette ! J'ai demandé le nom de toutes les blondes, je me rappelle d'elle, elle avait un air niais et elle parlait à un bonhomme de neige !» Très fier de lui, il était soudain surexcité et il se fraya un chemin dans la salle de bal, recherchant la jeune fille.
Il hurla soudain, attirant les regards curieux des personnes autour d'eux. «Là ! Elle s'en va !» Le lama se jeta en avant, attrapant un morceau de la robe de la blonde pour l'arrêter dans son mouvement et freina des quatre sabots pour attirer son attention, arrachant un morceau de la robe dans le mouvement. Kuzco arrivait juste derrière et il évalua de haut en bas sa fiancée. Menue et blonde, elle avait un air doux sur le visage. Au moins elle n'avait pas l'aspect d'Izma, c'était un soulagement. Il se racla la gorge, ne sachant par où commencer. Pacha se grattait l'arrière de la tête, pas plus à l'aise. Kuzcobis soupira en secouant la tête. «Faut-il que je fasse tout moi-même. Toi la cruche, t'as été désignée pour te marier avec le taré là.» Pacha le coupa, outré. «Enfin c'est une princesse ! Excusez-nous euh princesse Anna. Nous venons juste d'apprendre que les Dieux vous ont désigné pour vous marier avec Kuzco, l'ancien empereur de Mayaland. Croyez-moi c'est un bon garçon. Nous étions en visite ici...»«Abrège !» aboya le lama. «C'est un imbécile mais vous n'avez pas le choix et lui non plus. Vous ferez de beaux enfants et ils seront aussi stupides que vous deux. La seule chose que je vous demande, c'est de ne pas me nommer Parrain, j'ai assez de choses à gérer comme ça avec mon empire. Oui je vous avais dit que j'étais empereur ?»
Kuzco fit un pas en avant, c'était à lui de se présenter à sa future femme. Ce mariage ne lui plaisait pas, il avait goûté à la liberté et ne souhaitait pas lui dire adieu immédiatement. Mais ils sauraient peut-être trouver un arrangement dans cette histoire. Avec détermination, il prit les mains de la princesse et l'entraîna sur la piste. Il avait remarqué que quand on dansait avec lui, ses partenaires étaient heureux. Posant une main sur sa taille, il la fit tournoyer sur le rythme de l'orchestre. Il en profita pour observer les traits de sa fiancée. Mignonne plus que jolie, il pensa soudain qu'elle non plus ne voulait peut-être pas se marier. Malgré ses efforts, il persistait dans son égoïsme. Il fallait qu'il se rattrape, qu'il lui redonne le sourire. «Anna, nous ne nous connaissons pas mais sachez que je suis venu ici pour visiter le monde et depuis que j'ai pénétré dans vos trois royaumes, il se passe plein d'événements. Tenez, pas plus tard qu'hier, je me suis retrouvé dans le corps d'une femme, Alsie ? Non, Elsa! Une blonde frigide qui était sur le point de se marier avec un mec aux cheveux en feu. On est un peu partis sur de mauvaises bases parce que j'avais enlevé ses vêtements, faisait chaud tu comprends ? En plus tout ce qui prend l'air prend de la force. Et quand on est roulée comme ça, faut en profiter ! Bref, on s'est retrouvés à un pique nique, on s'est embrassés et tout va mieux entre nous maintenant. C'est une chouette fille. Je crois. Tiens d'ailleurs je crois qu'on l'a laissée toute seule au pique-nique...» Kuzco haussa les épaules et balaya ses questionnements en riant légèrement, peu importait, c'était une grande fille, elle s'en sortirait. Il espérait qu'au moins sa petite histoire ferait rire sa partenaire. Ca l'avait fait rire lui de voir Elsa s'offusquer de se voir en petite tenue.


819 mots

Résumé:




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Typhon Gargantua
~ Eversha ~ Niveau V ~

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◈ Parchemins usagés : 915
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Typhon Gargantua
Sam 11 Juil 2020, 18:17



Shan Yu
[Rp dirigé] - Les Portes II  - Page 18 Shan_y10
Ambiance

Une fae se démenait sur le manche de son « avion » et appuyait frénétiquement sur des boutons imaginaires. De la sueur perlait sur son front et un air de frayeur pouvait se lire sur son visage.

« MAYDAY, MAYDAY, MAYDAY !!! Ici le Minet de l’Air à la tour de contrôle. Mes deux moteurs sont HS. Je répète, mes deux moteurs sont hors service !
- Ici la contrôleuse de l’air Faucon Malin. Vous êtes à 30 kilomètres de la piste d’atterrissage la plus proche. Je répète, 30 kilomètres. Pouvez-vous y arriver ?
- Négatif, tour de contrôle. Mon avion tombe en morceaux ! Le Minet de l’Air à échoué… Faucon Malin, je ne peux plus continuer. Tu dois prendre le relais et finir le conte pour moi…
- Colibri Empoté ! Non !!! »

Ce fut alors le silence radio. La petite fae à bord de son appareil s’affaira alors à détruire son avion de brindilles et de feuilles, puis se cacha sous les « débris » avant que la deuxième fae ne la rejoigne. Faucon Malin chercha frénétiquement dans les « décombres » pour trouver le corps de sa partenaire, inerte.

« Colibri Empoté ! Colibri Empoté !!! Ô triste sort, me voilà seule maîtresse de ce conte… Ton rêve était de voir Shan Yu célébré en héros, mais je n’ai ni ton talent ni ta foi… Ô triste sort, je ne peux poursuivre ton œuvre… »

La petite fae prétendit enterrer le corps de sa partenaire, qui fit de son mieux pour rester immobile alors qu’une poignée de sable lui était jetée au visage. Faucon Malin attacha alors un bandana rouge autour de sa tête, prenant grand soin que le geste soit aussi dramatique que possible. La fae assembla finalement un arc et des flèches avec les restes du Minet de l’Air, un regard féroce au visage.

« Pour survivre à la guerre, il faut devenir la guerre. »

***

Shan Yu était confus. Son désir de conquête semblait avoir disparu. Sa colère envers les sorcières, mitigées au point de l’inexistence. Son désir de manipuler les rois Mufasa et Adam pour faciliter une future conquête de leur royaume respectif évanoui également. Même le sauvetage de Pocahontas était relégué au plus profond de ses pensées, puisque prendre les choses en main impliquerait de faire la guerre. Était-ce l’âge qui le rattrapait ?

Le conquérant s’entraîna au combat se jour là avec la motivation d’un pacifiste. Malgré tous ses efforts, il ne réussissait pas à ressentir la moindre colère, même quand son partenaire profita de cette faiblesse pour remporter le duel. Shan Yu n’était pas invincible. Il ne remportait pas tous ces duels et son présent partenaire de combat était un guerrier redoutable. Cela dit, il n’aurait pas dû l’emporter si facilement sur son chef de guerre. Une seule explication était possible, la magie. Évidemment, la force qui apaisait l’esprit de Shan Yu mitigea sa colère et son désir de rétribution. Toutefois, le conquérant n’était pas devenu stupide pour autant.

Shan Yu ordonna alors à ses éclaireurs et à ses espions de lui faire un rapport détaillé de la situation. C’était la seule directive non violente qu’il réussit à formuler. Le chef de guerre espérait que les nouvelles ravivent son instinct guerrier. Une magie aussi puissante ne se déclenchait pas sans raison et Shan Yu se doutait qu’un envahisseur tel que lui n’avait rien à bénéficier d’une absence d’agressivité.

***

Nerveux, Shan Yu faisait les cent pas dans sa tente, en compagnie du roi légitime de Hou-Hou, Powhatan. Si le conquérant craignait que ses adversaires bénéficient de son incapacité d’agir normalement, le roi de Hou-Hou n’en pouvait plus de l’incertitude quant au sort de sa fille unique. Promise à Shan Yu, les deux hommes attendaient impatiemment son retour.

Les nouvelles qui arrivèrent n’étaient pas encourageantes. Les armées d’Hi-Hi-Hi et de GRRAAAA étaient toujours positionnées aux frontières de Hou-Hou, mais une centaine de monstres perturbaient présentement les soldats. Ces créatures provenaient du royaume de GRRAAAA, selon les rumeurs, et se dirigeaient droit vers Hou-Hou, massacrant quiconque croisait leur chemin.

Ensuite, de nombreux mariages sont organisés dans le royaume d’Hi-Hi-Hi, le tout organisé par un influent homme de religion, Frollo. Ce dernier aurait d’ailleurs confirmé le retour au pouvoir officiel du roi Adam, déclaré Maléfique illégitime et œuvrait activement à la restauration de l’ordre en Hi-Hi-Hi. Toutefois, un espion avait réussi à découvrir que Frollo avait des troupes qui cherchaient activement Pocahontas avec l’ordre de la brûler vive sans sommation.

Si ce n’était pas suffisant, des coffres suspects ont fait leur apparition dans le royaume de Hou-Hou. Le général Shang a choisi de se suicider et Gaston a été assassiné. De nombreux mariages sont organisés pour consolider les forces d’Hi-Hi-Hi et de GRRAAAA à d’autres royaumes de moindre importance. Bref, avec la magie qui neutralisait les hostilités, tous étaient amenés à gagner en puissance, sauf Hou-Hou. Avec l’armée de Shang qui n’œuvrait ni à la protection de Pocahontas, ni même à sa recherche, Hou-Hou risquait même de perdre son unique héritière à la lignée royale.

Powhatan était devenu pâle à la suite de ces réalisations. Sa fille et son royaume étaient en danger. La famine était déjà un énorme mal et il était redevable au conquérant pour ses efforts, mais la population était divisée à ce sujet. S’il fallait qu’en plus Pocahontas meure, la lignée royale serait brisée et Shan Yu deviendrait un souverain illégitime, ce qui ne manquerait pas de déclencher des hostilités. Même si le chef de guerre quittait Hou-Hou, Powhatan n’avait ni l’énergie ni les ressources pour gérer la destruction des récoltes de son royaume.

La guerre était nécessaire. Il en allait de l’avenir de Hou-Hou et du bien-être de sa population. Or, pour avoir une chance contre la puissance de deux royaumes et de puissantes sorcières, Hou-Hou avait besoin d’un champion. En l’absence de Kocoum, Shan Yu devait remplir ce rôle. Le roi et les conseillers du Barh Barr convinrent qu’il était essentiel de libérer le chef de guerre de la magie qui neutralisait son agressivité. L’avenir de Hou-Hou et la survit de Pocahontas en dépendaient.

***Ajout suivant cette quête.***

Après s'être délivré de la magie qui altérait son esprit, Shan Yu rassemble ses troupes ainsi que l'armée de Hou-Hou. Le vie de Pocahontas étant en jeu, le conquérant et le roi de Hou-Hou décident d'unir leurs forces pour sauver l'héritière du royaume et d'éliminer les sorcières ainsi que toutes les menacent qui planent sur le royaume qui a beaucoup souffert de la magie. Quiconque se dressera sur leur chemin sera éliminé.

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