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 [Q] Je voudrais déjà être roi | Sól & Máni

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Priam et Laëth
~ Ange ~ Niveau III ~

~ Ange ~ Niveau III ~
◈ Parchemins usagés : 3881
◈ YinYanisé(e) le : 02/02/2018
◈ Âme(s) Soeur(s) : La bière et le saucisson | L'adrénaline et les problèmes
◈ Activité : Berger [III], traducteur [II], diplomate [I] | Soldat [III], violoncelliste [I]
Priam et Laëth
Sam 21 Mar 2020, 13:07



Provenance inconnue

Je voudrais déjà être roi

En trio avec Sól & Máni


Partenaires : Sól & Máni.
Intrigue/Objectif : Les trois enfants, désireux de devenir des guerriers émérites, s’entraînent.


Il est difficile de cacher aux enfants ce que chacun sait. Il aurait été difficile de n’évoquer ni Priam ni Laëth devant Dastan. Asha aurait préféré ne jamais avoir à le faire. Depuis son erreur, qui avait forcé son fils à demeurer parmi les Anges, parler de ses deux aînés la remuait. Elle s’était plongée dans un déni à l’emprise puissante et presque totale. Lorsque leurs noms surgissaient dans les conversations, elle souriait et passait outre. L’idée d’avoir élevé une traîtresse et condamné un fidèle la révoltait. Laëth était sortie de ses entrailles. Avec Vrael, ils l’avaient éduquée. Ils l’avaient choyée et aimée malgré sa naissance indésirée ; elle leur avait planté un couteau dans le dos, sans remords et sans pitié. Petite conne. Elle n’aurait jamais dû accepter son départ. Elle aurait dû la tuer de ses propres mains simplement pour avoir osé exprimer cette pensée à voix haute. Les doigts de la Réprouvée se crispèrent autour des accoudoirs du fauteuil. Les rares fois où elle affrontait cette douloureuse réalité, la colère s’abattait sur elle comme un raz-de-marée sur un village : elle engloutissait toutes les fondations prospères et tout ce qu’il y avait de vivant et de beau, pour ne laisser qu’une nature déchaînée. « Asha. » - « Quoi ? » Ton sec et tranchant, regard enflammé. Vrael la scruta. Il était bien plus en paix avec le destin des deux Anges. C’était parfois pénible, et il ne pouvait prétendre ne jamais y songer sans amertume, sans haine ou sans rage. Toutefois, la majeure partie du temps, il parvenait à accepter sans trop de mal cet état des choses. Il correspondait régulièrement avec Priam : les nouvelles qu’il lui fournissait témoignaient du fait qu’ils s’épanouissaient comme ils le pouvaient – il ne le savait pas, mais l’aîné ne disait pas tout. Dastan, assis en tailleur sur une peau de bête, auprès de son père, leva les yeux vers sa mère. « Tu devrais aller prendre l’air. » Une grimace énervée défigura la femme. Puis, elle lâcha : « Ouais. De toute façon, vous me pétez les ovaires, tous les deux, avec vos histoires à la con. » Elle se leva brutalement et se dirigea à grandes enjambées vers la porte d’entrée, qu’elle claqua. « Elle a ses règles ou quoi ? » grogna le rouquin. Vrael se redressa, les sourcils haussés. « T’as entendu ça où, toi ? » Il était parfois surpris par les mots et les attitudes qui émanaient du gamin. Elever un Kiir’Sahqon était plutôt troublant. Ils grandissaient vite, de façon assez aléatoire. Il aurait dû avoir moins d’un mois… « C’est Ozzo qu’a dit ça à Baïa. Elle était énervée comme maman. » Le brun secoua la tête. « Non, c’est pas ça. Elle aime pas trop entendre parler de ton frère et de ta sœur, c’est tout. » - « Pourquoi ? » Il posait cette question à longueur de temps. C’était l’âge. Peut-être que ça passerait vite. Peut-être pas. Ça ne pourrait jamais être aussi long que pour ses deux aînés, de toute façon, si ? « Parce qu’ils lui manquent. » Dastan dévisagea son père un bon moment, silencieux, comme s’il réfléchissait à ce qu’il venait de dire. « Hum… et ils reviendront jamais ? » - « Non. » - « Et ils font quoi, là-bas ? » Si Asha s’était emportée, c’était parce qu’ils en parlaient depuis un moment. Le petit Réprouvé était curieux, et il semblait avoir envie de connaître un peu ces deux Anges qui l’avaient précédé. « Priam élève des chèvres et euh… il fait des traductions, parce que ces empotés d’emplumés parlent pas notre langue. Laëth, elle est dans l’armée. » Un pli amer tordit sa bouche. Elle avait toujours voulu être une guerrière. Il était persuadé qu’elle aurait parfaitement trouvé sa place à Gona’Halv. Avec sa détermination, elle aurait pu y devenir une grande combattante, en dépit de ses deux ailes blanches… Et si cette gourde était restée, son abruti de frère n’aurait pas eu à partir. Il se racla la gorge pour réfréner sa propre ire. « Trop bien ! Elle combat des Goled, comme t’as fait avec maman ? » Il haussa les épaules. « J’en sais rien. Là, elle est en explorations pour trouver de nouveaux territoires aux Anges. » Dastan se renfrogna. « Ah ouais, elle fait pas la guerre. » Il appuya son coude sur son genou et plaça sa tête boudeuse contre sa paume. « C’est nul. » Il sembla réfléchir quelques instants, puis un large sourire éclaira ses traits. « Moi, j’ferai la guerre. Et même que j’serai le meilleur. » Comme il dépliait son petit corps, il se leva d’un bond. « Je vais m’entraîner, et je terrasserai tous les Goled de nos terres ! » Le poing en l’air, il afficha un regard déterminé, par-dessus un rictus carnassier. Vrael sourit. « Ouais. Va falloir manger ta soupe pour ça. » - « Nan c’est dégueulasse ! La soupe, c’est pour les pisseuses ! »

***

Le gamin n’avait pas perdu de vue son objectif. Du haut de ses six ans, Dastan faisait preuve d’une volonté ferme. Il avait décidé de devenir un guerrier : c’était sa passion du moment et, dans sa petite tête pleine de rêves, personne ne pourrait l’en dissuader. Il savait par où commencer. Au village, tout se savait et rien ne se cachait. De nombreux guerriers résidaient parmi la population. Il y avait notamment ce Graelf, qui entraînait les jumeaux Tynath’thuk. Il impressionnait un peu trop le rouquin pour qu’il osât lui demander son aide. En revanche, Sól et Máni… Un sourire enjoué étira ses lèvres lorsqu’il aperçut les deux adolescents devant chez eux. Justement, ils avaient l’air d’échanger des coups. Le Belegad se mit à courir, puis trottina, pour enfin marcher et s’arrêter près du frère et de la sœur. Il traînait derrière lui une épée beaucoup trop lourde pour ses petits bras. Un peu essoufflé, il parvint tout de même à dire : « Salut ! » Le jeune Réprouvé ne foulait ces terres que depuis peu de temps. Il n’avait aucune notion des jours qui passent. Cependant, il avait appris quelques petites choses sur les uns et les autres. Les Kiir’Sahqon étaient accueillis avec tant d’entrain qu’ils se sentaient vite intégrés. Dastan savait, par exemple, que l’Ange blonde aimait beaucoup sa grande sœur. Ou l’avait aimée, ce n’était pas très clair, et en fait, il s’en foutait. Autant, il aimait bien que son père lui racontât des histoires sur ses deux aînés, autant, il s’agissait d’inconnus et ne se souciait pas vraiment ce que les autres en pensaient. « J’veux devenir un guerrier, moi aussi ! » affirma-t-il en plantant ses iris bistre dans les prunelles de l’une puis de l’autre. « Je veux que vous m’appreniez. » Il s’arrêta et parut réfléchir. « S’il vous plaît. » Ouais, c’était mieux avec le mot magique, quand même.



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Sól
~ Réprouvé ~ Niveau II ~

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Sól
Sam 21 Mar 2020, 19:27


Máni jeta un regard par-dessus son épaule. Son père et sa mère venaient de rentrer dans la grange. Parfait. C’était le moment idéal. Se mordant la lèvre, il chercha activement un caillou sur le sol. Lorsqu’il en trouva un, il le lança sur sa sœur, qui le reçut sur l’épaule. L’impact n’avait pas été fort : elle ne protesta pas et se contenta de soupirer. « Quoi ? » demanda-t-elle sans détourner les yeux de son travail. Accroupie, elle vérifiait l’état des plants. « Je te défis ! » déclara l’adolescent à voix basse tout en se relevant pour se rapprocher de sa jumelle. Cette dernière soupira, agacée. N’aurait-il pas pu s’approcher directement, plutôt que de lui envoyer un projectile dessus ? Même s’il ne lui avait pas fait mal, elle n’appréciait pas vraiment la manœuvre. Heureusement pour lui, la nature angélique de la fillette lui permettait de rester calme et sereine, malgré l’agacement qu’il entretenait régulièrement en elle. « Maintenant, tu es sûr ? Je te rappelle que si on nous engueule, ce sera pour ta pomme, peu importe l’issue du combat. » Les jumeaux avaient passé un marché entre eux quelques jours auparavant. Puisque Graelf refusait de les laisser se mesurer l’un à l’autre lors de leur entrainement quotidien, ils se débrouilleraient pour se battre en dehors de ces heures-là. Ils avaient la possibilité de se défier à tour de rôle. Celui qui initiait la rivalité choisissait la manière de combattre. Celui qui remportait la manche se voyait débarrassé de ses corvées quotidiennes, puisque le deuxième les exécutait à sa place pour toute la fin de la journée. En revanche, si leurs parents ou leur entraîneur les surprenaient, c’était à l’initiateur que revenait la faute -de ne pas avoir choisi un moment idéal- et donc toutes les tâches ingrates. Cela ressemblait à une façon très réprouvée de régler les conflits. Mais cela allait au-delà d’une simple querelle. C’était un jeu de domination. Une façon de montrer à l’autre qui était le plus fort. Sans grande surprise, le diablotin se montrait souvent impatient, gaspillant ses chances n’importes comment -comme cette fois où il l’avait défié juste avant de devoir aller se coucher. Sól, elle, se montrait plus mesurée, plus calculatrice. Elle ignorait les plaintes de sa moitié qui se languissait d’un nouveau combat à chaque minute, choisissant son moment avec stratégie. « Ouai. Les parents sont allés faire leurs affaires là. On a le temps. » La blonde soupira. Il était interdit de se dérober. « Bien. Dans ce cas, donne les règles. » abdiqua-t-elle en se relevant.

Le diablotin les avait conduits un peu à l’abri des regards de leurs géniteurs : des fois que les choses ne se passent pas comme prévu, il ne voulait pas risquer de perdre bêtement en se faisant prendre de façon aussi flagrante. S’emparant d’une grosse pierre, il traça deux lignes sur le sol terreux. « Une partie de Vështar. » déclara le garçon en frottant ses mains l’une contre l’autre pour se débarrasser des saletés qui s’y étaient collées. Sa concurrente grimaça. Si le Vil avait parfois des problèmes de timing, il savait choisir ses armes avec une redoutable efficacité. L’atout principal de la blonde reposait dans son agilité, une qualité dont manquait cruellement son double. Or, avec le Vështar, aucune chance d’en user : tout reposait dans la force brute. Autant dire qu’elle avait perdue d’avance. Pourtant, l’adolescente était loin de se laisser abattre. Au contraire. Même s’il n’y avait aucune chance qu’elle remporte la victoire, elle ne comptait pas se laisser faire aisément. Il aurait été sot de la croire totalement innocente à cause de sa nature bénéfique : lorsqu’elle le voulait, elle pouvait se montrer très teigneuse. Sans rien ajouter de plus, les deux enfants de réprouvés se mirent en position, collant leurs épaules l’une contre l’autre. « C’est moi qui compte ! » prévint Sól, redoutant une fourberie de son adversaire. « Si tu veux. Ça m’empêchera pas de gagner. J’espère que t’es prête à faire la vaisselle, ce soir ! » Ne prêtant aucune importance à la provocation, la blonde inspira profondément par le nez. « Un… Deux… Trois ! » Au signal, les deux ennemis forcèrent de toutes leurs forces, essayant d’amener l’autre hors de la ligne. La lutte fut acharnée, les deux combattants s’échangeant des coups dans les côtes, sur le torse. Sól tenta même à quelques reprises de niaquer les oreilles de son adversaire, ce dernier se vengeant en lui tirant les cheveux. Grognant le plus doucement possible pour ne pas alerter leurs parents, ils se griffèrent, s’insultèrent, se cognèrent, se moquèrent. Pourtant, la victoire inéluctable se rapprochait pour le brun. Il n’était plus qu’à un centimètre de son but lorsque la voix du bambin déconcentra sa sœur. Profitant de la distraction, il donna une dernière impulsion dans ses jambes. Sól, sentant la poussée de sa moitié, se jeta volontairement par terre. Afin de s’assurer que son assaillant ne retrouve pas l’équilibre, elle l’attrapa par le col de son haut et lui asséna un coup de pied dans les jambes, l’envoyant mordre la poussière de l’autre côté de la ligne. Sans lui laisser le temps de se reprendre, l’Ange alla s’affaler sur lui pour le maintenir au sol. « Gagné ! » brailla-t-elle tandis que le démon gesticulait pour la désarçonner.

« Salut Dastan ! » salua l’adolescente avec un sourire. C’était très perturbant, d’être face à un Kirr’Sahqon : à peine un mois, le marmot arborait déjà les traits et la mentalité d’un enfant d’environs cinq ans. « Dégage de là ! » repoussa enfin le Diablotin en se remettant sur ses pieds. « Et toi, barre-toi de là ! J’ai pas besoin d’un sale morveux dans mes pattes ! » pesta-t-il en tournant les talons et en commençant à retourner dans les champs. « Oublie pas de récurer les pots de chambre ! » rappela Sól. En guise de réponse, le brun lui adressa un signe vulgaire de la main. Se tournant vers le petit garçon, la prépubère lui adressa un sourire et lui ébouriffa les cheveux. « Première règle du guerrier, ne pas être un mauvais perdant. » enseigna la blonde d’une voix solennelle. Le disant, elle leva son indexe en l’air. « Seconde règle, primordiale… » Elle leva son majeur pour accompagner le premier doigt. « Ne jamais tourner son dos à l’adversaire. On dirait que Máni l’a oublié. Ça te dirait d’aller lui rappeler ? » proposa la blonde en adressant un clin d’œil à son disciple. « Si tu veux mon avis, faut viser les couilles. » murmura-t-elle. « Le plus fort possible ! »
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Priam et Laëth
Dim 22 Mar 2020, 18:45



Provenance inconnue

Je voudrais déjà être roi

En trio avec Sól & Máni



« Hé ! » Dastan, les sourcils froncés, tira la langue à Máni. « Dégage toi-même, sale morveux dans mes pattes ! » se défendit-il avec brio tandis que le Démon mettait de la distance entre eux. « Et ouais, récure les pots de chambre ! Et le fumier des étables ! Et ta mère ! » Le Bipolaire n’avait absolument aucune idée de ce qu’il disait : il balançait les phrases qu’il avait entendues dans des situations similaires. La colère avait absorbé son cœur. Ses joues prenaient la teinte de ses mèches rebelles et ses iris bruns gagnaient en noirceur. Il était comme tous les siens : soumis à cette dualité qui n’épargnait rien ni personne. Le geste outrancier du brun le prit d’autant plus à la gorge et il serra fort ses petits poings, la garde de l’épée toujours dans l’un de ceux-ci. Il allait le frapper, et il regretterait de lui avoir parlé comme ça et d’avoir envoyé promener sa sœur ainsi. Il allait le mettre au sol et le rouer de coups. Lui mordre le nez et lui tirer les oreilles, super fort ! Ouais, et lu- La main de Sól dans sa tignasse rousse le troubla dans ses intenses réflexions de vengeance. Il cligna des paupières et leva les yeux vers elle. Elle souriait, comme si ce qu’avait dit et fait son jumeau ne l’atteignait pas. Troublé, il acquiesça à ses paroles. Puis, il sembla se reprendre un peu. « Ouais ! Eh ben ton frère, il a pas bien appris tes règles ! » Comme il avait vu des adultes le faire après avoir juré, il cracha par terre. Du moins, il essaya. Incapable de projeter assez loin, le filet de bave lui retomba mollement sur le menton et coula, pendant. « Nutaar ! » D’un mouvement sec du bras, il l’essuya avec sa manche, avant de renifler bruyamment et disgracieusement. Ce n’était pas une affaire évidente, en fait ! Pour cela aussi, il faudrait qu’il s’entraîne. Les vrais guerriers savaient cracher. De beaux mollards bien gluants, qui filaient comme des flèches de leur bouche à la terre… ou à la face de leurs ennemis. A la face de Máni, par exemple… Un sourire narquois étira ses lèvres, qui s’agrandit dès qu’il entendit la proposition de l’Ange. Il lui accorda un regard espiègle, par-dessous, puis opina vivement. « Les couilles ! Bien, cheffe ! » Parfaitement redressé, il allait s’élancer, cependant, le poids de l’épée le retint en arrière et manqua de le faire tomber. Tapant du pied et ronchonnant, il se tourna à nouveau vers l’adolescente : « Mon arme est trop lourde, je te la laisse ! Tu la casses pas, hein, c’est à ma mère ! » Et autant dire que si Asha retrouvait sa lame en mille morceaux, elle lui ferait vivre un sale quart d’heure. Il s’en passerait très bien.

Dastan lâcha l’épée et retroussa ses manches en passant sa langue sur ses lèvres. Il prit appui sur ses petites jambes, et se mit à courir pour rattraper Máni – il avançait beaucoup plus vite que lui. Parvenu à quelques centimètres sa silhouette – sans se faire repérer ? c’était très incertain – il hurla : « RAAAAAAAAAAAAAAAAH ! » Il avait entendu des grands le faire en combattant. Leurs cris étaient bien plus impressionnants que les siens. Plus gutturaux, plus profonds, plus brutaux. Ils remontaient des tripes et jaillissaient d’entre les amygdales avec une puissance à laquelle il ne pouvait espérer prétendre à son âge. Toutefois, il ne s’en rendait pas compte : l’illusion de sa bataille épique contre le fils de Réprouvés était absolument parfaite, dans sa tête. L’imagination ne connaissait aucune limite. Le petit garçon sauta sur l’adolescent. Il n’avait pas une bonne détente et ne put que s’accrocher à sa taille. Il se mit à gesticuler avec entrain. Que son plan d’attaque n’en fût pas un bon ne lui effleura même pas l’esprit. Il arriverait à les frapper, ses testicules ! Il avait juste à glisser sa main ou sa jambe ou même ses dents entre les cuisses du malotru et le tour serait joué. Au prix d’une énième contorsion improbable, le gamin réussit à attraper les parties génitales du jeune Diable. Il contracta son poing aussi fort qu’il le put. Fort fort fort. Il allait les lui casser, ses noisettes !



Message II – 724 mots




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Sól
~ Réprouvé ~ Niveau II ~

~ Réprouvé ~ Niveau II ~
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◈ YinYanisé(e) le : 07/07/2016
Sól
Mar 24 Mar 2020, 10:04


Sól esquissa un sourire en voyant le marmot acquiescer. Elle se réjouissait d'avance de ce qu'il allait se passer. Même si Dastan ne parvenait pas à viser l'entre-jambe de son jumeau, elle imaginait la tête du diable en comprenant ce qu'il essayait d'atteindre. Et ça, ça ne pouvait que la réjouir. « Yu kodreh ni io ek rinik dreh tahrka !» (T'en fais pas, j'y ferai très attention ! ) répondit-elle en récupérant l'épée d'Asha. Son poids l'étonna légèrement. En voyant le rouquin trimbaler l'arme derrière lui comme ça, elle ne s'était pas imaginée qu'elle pût être aussi lourde - après tout, il était haut comme trois pommes, il ne devait pas être capable de supporter de charges trop importantes. L'équipement avec lequel s'entraînait la fille de Réprouvés, avec Graelf, était bien moins lourd. Bien moins imposant et travaillé aussi, ceci dit. Ce qui expliquait sans doute la différence de masse. Sans trop s'en formaliser, la blonde souleva l'objet - ses bras tremblants légèrement à cause de l'effort- qu'elle posa sur son épaule droite, faisant attention que le tranchant ne vienne pas effleurer sa nuque. Un sourire goguenard toujours accroché au visage, elle s'approcha des deux garçons. Elle se sentait d'humeur taquine. Ou peut-être démoniaque ? En tout cas, c'est ce qui s'en rapprochait le plus, chez elle. La blonde avait simplement envie de faire chier le brun. Elle en avait marre de son caractère de merde et, pour une fois, elle avait décidé d'y répondre avec le même tempérament. En voyant l'assaut du plus jeune, elle ne put retenir un petit rire, qu'elle cacha néanmoins derrière son point pour ne pas se faire repérer par le noble guerrier. « Ye gontra Dastan ! Hah yu vaaz'fent ! » (Ouai vas-y Dastan !  Continues, tu vas tout déchirer !) Oui enfin, elle espérait quand même qu'il n'allait pas essayer de tirer dessus comme un forcené. Même si son frangin l'agaçait, son but n'était non plus de le rendre stérile. Et puis, s'il savait qu'elle avait orchestré quelque chose comme ça, il trouverait un moyen de se venger des plus déplaisants et elle se passait volontiers d'une revanche aussi désagréable. L'arme sur son épaule pesant un peu trop pour elle, Sól la planta dans la terre du champ, faisant attention de ne pas abîmer les plants de carotte. « Eh hin sdan, kodreh ahst ni pah trashiwah hivrii ! » (Eh vous deux, faites gaffe à pas tout piétiner par contre !) interdit-elle en appuyant ses avants bras de chaque côté de la garde de l'épée.

« Xo kru do lahriz ! » (Quelle bande de gros cons !) siffla Máni en quittant le terrain de Vështar. Il avait envie de les frapper. Sa sœur, qui se payait sa tête, et ce sale morveux, qui ouvrait sa gueule pour dire de la merde ! S'il continuait à la ramener, c'était sa bouche qu'il allait récurer, avec le purin dont il parlait ! Ça lui passerait l'envie de l'insulter. L'envie de faire demi-tour et de lui coller le poing dans la tronche lui chatouilla les jambes. Kirr’Sahqon ou pas, fallait lui apprendre les bonnes manières à ce casse couille. Déjà, pas le faire perdre pendant qu'il se bat avec la blondasse. Ensuite, pas lui chercher des noises. Et puis... Les réflexions du démon s'interrompirent en prenant conscience du martèlement des pieds du rouquin. Aussi discret qu'un bicorne celui-là ! « Nuz xo Vaar, io'sil vaat... » (Mais quel crétin, j'te jure) Le diablotin s'arrêta, prêt à faire demi-tour pour faire face au gamin, mais ce dernier le surprit en l'attrapant par la taille. « Nuz yu dreh het ?! » (Mais tu fous quoi là ?! ) grogna le fils Tynath'thuk. « Kni io henselt ! » (lâche moi bordel !) ordonna-t-il, sa voix vacillant dans les aiguës lui ôtant cependant toute crédibilité. Sentant la colère monter en lui, Máni plaqua la paume de sa main contre la joue du mioche et poussa de toute ses forces pour essayer d'éloigner l'emmerdeur. Sa prise était néanmoins plus tenace qu'il ne l'avait imaginé et le rouquin redoubla d'effort pour tenir bon. « Nutaar'Kra ! Nuz ansjos ! » (Putain de merde ! Dégage !) cria-t-il en s'emparant des petites mains qui l'enserraient. « Ahrk sil ylgar org ! » (Et toi arrête de rire !) gronda-t-il, hargneux, en entendant sa sœur rire de plus belle en le voyant se débattre avec un mioche de cinq ans. «Ahrk - Wo ! Nid ! » (Et - Quoi ! Non !) Son intonation virulente se changea en quelque chose de plus inquiet, alerte, en sentant les mains s'approcher de ses parties intimes. Lorsqu'elles s'en emparèrent avec une poigne ferme, il hoqueta de stupeur et, les yeux écarquillés, reporta toute son attention sur l'espèce de troll qui menaçait ses bijoux de famille. Lorsque la douleur irradia, il lâcha un cri plaintif et, sans se contrôler, il asséna son coude sur le nez du bambin, de toute ses forces. Enfin délivré mais toujours "blessé", il s'effondra à terre, les mains soutenant son membre douloureux. « Io krii'fent sil ! » (J'vais t'buter !) grogna le démon, sa voix étouffée par le sol.

L'Ange, qui se tordait de rire, s'approcha des deux combattants. « Braskod Dastan ! » (Bravo Dastan ! ) félicita-t-elle en s'accroupissant du rouquin. « Yu lost nimaar pruzah ohen tehart » (Tu lui as bien appris la leçon !) dit-elle en esquissant un clin d’œil. Avec des gestes fermes mais bienveillants, elle s'empara de son menton et le força à la regarder. Son nez n'était pas cassé. « Ge smak daun, gyon op nodotaim ! » (Etre mis à terre, se relever) encouragea-t-elle le plus petit pour qu'il accueille la douleur avec honneur. Elle lui tendit la main puis se remit debout. Dans son dos, Máni gémissait toujours. « Oh ek weii, do pah keyn wah daar wo sil kol mirhan, nust dis'fent ni ! » (Oh ça va, de toute manière pour ce que tu t'en sers, elles vont pas te manquer.) « Kniil rov ! » (Ta gueule !) « Ka, id ek dreh sil aus, io weii'fent ya Boyeo wah rek dreh bu'urklark» (Bon, si vraiment t'as mal, j'irai demander à Boyeo de venir te faire un bisous magique ! ) le charia-t-elle. Le Vil roula sur le dos et lui lança un regard menaçant auquel elle répondit par un sourire insolent. Puis, finalement, l'adolescente se retourna vers son disciple. « Ka ! Nahl tehart ! Urte ! » (Bien ! Troisième leçon ! Le combat à mains nues !) Avec rapidité, Sól attrapa Dastan par son maillot, au niveau des épaules, puis elle passa son pied derrière ses jambes pour le faire chuter.
1029 mots
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Priam et Laëth
Dim 29 Mar 2020, 10:42



Provenance inconnue

Je voudrais déjà être roi

En trio avec Sól & Máni



Les protestations de Máni ne stoppaient en rien les efforts acharnés de Dastan. Au contraire, d’une certaine façon, cela le galvanisait et l’encourageait à poursuivre. Il ne sentait pas la douleur provoquée par ses coups : l’adrénaline anesthésiait son petit corps de guerrier. Toutefois, lorsque le coude du Démon fusa vers son nez et que ses nerfs hurlèrent sous l’assaut, le rouquin lâcha immédiatement et tomba dans la terre. Les yeux humides de peine, il se recroquevilla et plaqua ses deux mains sur son visage. Les élancements étaient d’une pénibilité toute particulière, qui ne lui donnait absolument pas envie de se remettre debout. En revanche, la colère suscitée par la frappe de son adversaire et ses menaces auraient sans doute pu le relever cent fois. C’était lui qui allait le buter, oui ! Pour qui se prenait-il, ce Munax’nah do ardyr (Démon de merde) ? Les larmes dévalèrent ses joues de manière parfaitement incontrôlée. Cela l’énerva encore plus. Les félicitations de Sól ne l’apaisèrent presque pas. Il essuya ses pommettes d’un revers de manche terreux, ce qui eut pour effet de maculer son visage de boue. Alors qu’elle voulait voir l’état de son nez, il essaya de se dérober : ses doigts se refermèrent fermement sur son menton et le forcèrent à la regarder en face. Il gardait les sourcils froncés, les yeux assombris par une attitude revêche et la bouche tordue en un pli acariâtre. Ge smak daun, gyon op nodotaim. Elle avait raison. Il attrapa sa main et la laissa le relever. Debout, il toisa Máni d’un air dédaigneux. Quand il serait roi, il en ferait son esclave. Parce qu’il serait roi, un jour. Dovahkiin Dastan ! Il serait un des meilleurs guerriers. On célébrerait sa force et son courage dans des chants de guerre puissants. Ses ennemis le craindraient à travers toutes les terres de Lumnaar’Yuvon, dans tous les territoires réprouvés, et puis ailleurs aussi – il ne savait pas trop ce qu’il y avait ailleurs, mais il y avait forcément des adversaires. Comme les Goled, ou pire encore, les Sorciers. Au petit-déjeuner, il mangerait de la cervelle de Mage Noir. Et au goûter, un doigt ou deux. Il aurait aussi une petite réserve d’hommes et de femmes à disposition – Sorciers ou autres, aucune importance au final –, qu’il lâcherait de temps en temps dans Lumnaar’Yuvon, et sur lesquels on pourrait s’entraîner au lancer de haches et de couteaux. Ça, c’était un sport amusant ! A cette idée, un sourire carnassier courba les lèvres de l’enfant.

Il n’eut pas le temps de plus fantasmer : Sól l’attrapa par les épaules et, d’un jeu de jambes habile, le jeta à terre. Surpris, le fils de Réprouvés ne se sentit même pas tomber. Il se redressa sur les mains, les traits encore empreints d’étonnement, en s’insurgeant : « Eh ! J’étais pas prêt ! » Il n’en avait pas conscience, mais ses sourcils froncés donnaient à son visage poupon un aspect terriblement attendrissant – très loin de l’image de guerrier qu’il aurait voulu imprimer dans les esprits. En basculant sur les genoux, il se releva. Une boucle rousse chatouillait son front : il souffla bruyamment vers le haut pour la chasser. Elle voleta puis retomba avec souplesse. « Graaah ! » râla-t-il en la plaquant en arrière à l’aide de ses mains, plusieurs fois d’affilée. Lorsque la rebelle cessa de l’importuner, il regarda l’Ange blonde en plissant les yeux. Pendant un instant, il aurait été aisé de croire qu’il allait lui sauter dessus pour l’attaquer. Puis, son expression changea brutalement, et un sourire espiègle éclaira son visage. « Quand je serai roi, tu seras la cheffe de mes guerriers ! » Il pointa son frère du doigt. « Lui, ce sera mon esclave. Tu pourras lui donner des ordres. Et le tuer si tu veux. » Le Kiir’Sahqon ignorait que si l’un des jumeaux mourait, l’autre le suivait. « Et Boyeo, ce sera ma femme. » Son sourire devint bien plus odieux. Il regardait le brun avec provocation. A son âge, on portait peu d’intérêt aux choses de l’amour. Cela dit, tout le monde savait l’intérêt que Máni nourrissait pour Boyeo. Et Dastan avait bien perçu le regard noir qu’il avait lancé à sa sœur lorsqu’elle avait parlé du baiser qu’elle réclamerait à l’autre protagoniste. Il s’imaginait donc que cette remarque encombrerait de rage l’esprit du Démon. A nouveau, il se tourna vers Sól. « Mais faudra que je puisse te battre, quand même. » Et sans plus attendre, il se jeta sur l’adolescente, sans aucune finesse.



Message III – 754 mots




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Sól
Dim 29 Mar 2020, 12:45


« Oui, mais un guerrier doit toujours se tenir prêt à combattre ! » répliqua l'Ange lorsque le plus jeune se plaignit. Une leçon que Máni lui avait appris, sans pour autant l'appliquer à lui-même, de toute évidence. L'adolescente se mit ensuite à sourire, attendrie par la moue contrariée du plus jeune, l'observant râler et se battre contre ses problèmes capillaires. Lorsqu'il eut terminé, elle retrouva son sérieux et se planta sur ses appuis, redoutant que le fripon se jette sur elle : il avait sur le visage un air farouche et presque menaçant, malgré les rondeurs de ses joues. Pourtant, le chérubin la surprit avec ses répliques fracassantes et piquantes. La blonde se retrouva pliée en deux, riant aux éclats. « C'est très généreux à vous, Dovahkiin Dastan. » se moqua gentiment l'adolescente tout en exécutant une parodie de révérence. Sa tête était cependant toujours rivée vers l'excité petit bonhomme : elle se méfiait toujours, des fois que cette discussion ne soit là que pour la distraire et mieux la surprendre par la suite. La réplique sur sa futur femme termina d'achever la jeune fille qui explosa à nouveau de rire. Se tournant vers le démon, qui se relevait enfin, elle pointa le fils Belegad. « Fais gaffe frangin, t'as de la concurrence. Le futur Dovahkiin, c'est pas une mince affaire. Faut que tu te remettes à niveau ! Pour ça... T'as qu'à venir t’entraîner avec nous ? » C'était, d'une certaine façon, une offre de paix. Une chance de reprendre sa revanche gratuitement. « A moins que t'ai la flippette, bien sûr. » Un peu de provocation pour s'assurer qu'il morde à l'hameçon, ça ne faisait jamais de mal. Sól se retourna pour faire face au petit guerrier. « Ah ça c'est sûr, si tu veux pas que je te pique la place de Dovahkiin, t'as intérêt à savoir te battre comme un homme ! » défia-t-elle avec une pointe d'amusement tandis que le petit se jetait sur elle. Avec un rire, elle se laissa attraper. « Aaaah ! Au secours ! » hurla-t-elle, essayant de contenir son rire. Elle plaisantait mais, mine de rien, il se débrouillait bien. Il avait plus de force qu'elle ne l'avait soupçonné et si elle ne s'était pas tenue prête, il l'aurait facilement fait chuter par terre et plaqué contre le champ. Faisant passer son poids du corps devant, elle se pencha au dessus du gamin, passant ses bras derrière son dos, lui barrant toute retraite. Puis un sourire malin enflamma son visage : l'Angelotte passa ensuite ses mains sous les aisselles du gamin et se mit à le chatouiller. « Prend gaaaarde ! Ma vengeance sera terriiiible ! »

Máni tremblait des pieds à la tête. La douleur avait laissé place à une fureur brûlante, carnassière. Chaque moquerie ajoutait une pierre à cette colère qui se répandait en lui plus rapidement que du venin de serpent dans les veines. Sans dire le moindre mot, il se mit sur ses pieds. Tandis que les deux abrutis se remettaient à se battre entre eux, le diablotin se dirigea vers l'épée plantée dans la terre. « Peur ? » grinça-t-il entre ses dents, trop bat pour qu'ils puissent l'entendre. C'était eux qui allaient flipper. Et pas pour rien : il allait les dégommer. Vraiment. Il ne s'arrêterait pas avant de les avoir réduit en pièce. Se tournant vers les apprentis guerriers, il se mit à marcher dans leur direction, laissant la pointe de la lame tracer un sillon derrière lui. « Máni ? Qu'est ce que tu fous ? C'est l'épée d'Asha. Fais pas de connerie avec. » prévint la blonde avec une mine inquiète. Elle avait remarqué l'aura effrayante et démoniaque qui se mettait à émaner de son jumeau. Ce dernier esquissa un sourire carnassier, cet ordre ne faisant que l'irriter davantage. Il lui aurait bien tranché la tête, s'il n'avait pas risqué de connaître un destin funeste par cette action – leurs parents les avait mit au courant de cet étrange phénomène des années auparavant. Le regard rougeoyant du diablotin se posa sur l'enfant. Oui, il allait déjà commencer par s'occuper de celui-là avant de régler son compte à sa moitié. « Tu veux te battre, morveux ? Alors viens par là. » Máni s'empara de l'arme à deux mains et la leva au-dessus de leurs têtes avant de l'abattre de toutes ses forces sur le gamin. Il l'aurait eut si sa chieuse de sœur ne l'avait pas éjecté de sa trajectoire en le frappant d'un puissant coup dans le torse qui le fit tomber à la renverse – même s'il était fort, sa petite taille permettait à la blonde de le contrôler aisément. Máni, toujours dans sa frénésie meurtrière, commença à se réarmer lorsque la protectrice posa son pied sur la lame. « Assez ! » rugit-elle. Une confrontation muette se déroula entre eux-deux. Finalement, le démon colla son poing dans la joue de l'Ange, qui s'effondra avec un gémissement de douleur. « Dégage de là. Je peux pas te tuer mais rien m'empêche de te couper quelques doigts si tu t'interposes. » Le brun pivota pour faire face au Kiir’Sahqon, bien décidé à lui trancher quelques membres. « Toi, Dovahkiin ? Dans tes rêves. » Alors qu'il s'apprêtait à reporter un coup, la voix autoritaire de la blonde l'arrêta dans son élan. « STOP ! » Lentement, il sentit sa hargne le quitter. Son esprit s’apaiser. Máni grinça des dents. « T'es encore en train d'utiliser ta magie de merde ? » pesta-t-il avec agressivité. Malgré son ton, son envie de tuer le morveux avait disparue. Avec un regard noir dans la direction du Belegad, il laissa retomber la lame par terre. « Si t'espère pouvoir régner sur moi un jour, faudra que tu te débrouilles sans garde du corps. »
990 mots
Mani commence à faire ressortir son apparence démoniaque mais, comme il pas de magie, ça lui donne juste des traits effrayants. Sol l'arrête avec le Sanctuaire d'Ahena.
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Priam et Laëth
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Sam 04 Avr 2020, 11:55



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Je voudrais déjà être roi

En trio avec Sól & Máni



« Aaaaaah Sól ! » Dastan commença à se tortiller, soumis à la torture des chatouilles de l’adolescente. « Ça chatouuuuille ! » cria-t-il en continuant sa danse incontrôlée, jusqu’à se laisser tomber au sol pour y rouler. La pression exercée par les doigts de la blonde se leva en même temps que résonnait la colère de Máni. La pointe de l’épée traçait un sillon plein de fureur dans la terre de Lumnaar’Yuvon. Le jeune Réprouvé se redressa sur les mains, assis, et scruta avec de grands yeux le Démon. « Ouais, c’est à ma mère, faut en prendre soin ! » insista l’enfant. S’il avait bien retenu une chose, c’était qu’Asha tenait à ses armes. Elle avait abandonné depuis longtemps les champs de bataille au profit de l’agriculture, cependant, elle demeurait une guerrière dans l’âme. Elle adorait son épée et, en la prenant, le Kiir’Sahqon avait peut-être outrepassé ses droits. La lame l’avait soutenue dans bien des combats, comme un prolongement de son propre corps. Il était même possible qu’elle lui eût donné naissance, à lui, après avoir découpé les entrailles sanglantes de l’un des Goled. Dastan fronça les sourcils et serra les dents. Le visage du Diable tempêtait de haine et de fureur. Il l’effrayait. Toutefois, s’il ne se relevait pas, ne risquait-il pas de subir ses moqueries des années durant ? L’idée lui était insupportable. L’adolescent était plus fort que lui, et cela se voyait aisément. En plus d’avoir l’avantage de la taille, on devinait les muscles qui couraient sous sa peau tannée. Le rouquin ne pouvait pas prétendre à tant : il n’était qu’un gamin. Il asséna tout de même, avec le plus d’aplomb qu’il pût réunir : « J’ai pas peur de- aaaaaaaaaaaah ! » Le hurlement lui avait échappé malgré lui, alors que la lame s’abattait vers son crâne et que la jeune blonde repoussait violemment son frère pour lui éviter une mort certaine. Pris d’un réflexe un peu lent, il roula néanmoins dans l’herbe et lorsqu’il se redressa, quelques brins sauvages s’étaient coincés dans sa tignasse. La stupeur se mua en une nouvelle vague de rage, qui s’accentua lorsque le poing du brun frappa l’Ange en pleine figure. Alors qu’elle tombait, Dastan se releva d’un bond. Il se retrouva nez à nez avec l’ire qui émanait de Máni : l’immobilisme le saisit et l’emprisonna. Il ne pouvait pas s’échapper. Il savait, il sentait qu’il allait à nouveau utiliser l’épée de sa mère pour essayer de le tuer, pourtant, il ne pouvait pas bouger. C’était comme si ses jambes ne répondaient plus. Il ne pouvait mesurer l’ironie de la situation, qui voulait qu’il pût périr de la lame de l’arme qui lui avait peut-être donné la vie. Heureusement, le cri de Sól coupa l’élan de son jumeau. Au même moment, la terreur et la colère qui le tenaillaient se dissipèrent, jusqu’à être remplacées par un calme et une sérénité inattendus. Les traits de son visage se décrispèrent et sa respiration gagna en lenteur. Il cligna des yeux. La magie ? Le nez froncé, il coula une œillade vers l’Ailée. La magie, ça pue. C’était ce qu’on lui répétait souvent. Un vrai Réprouvé n’a pas besoin d’artifices de mage pour l’emporter sur son adversaire. La force et la technique guerrière prévalent sur tout le reste. « Hum. » Le Kiir’Sahqon renifla bruyamment puis se tourna vers le Démon, toujours apaisé par le sort de la blonde. « Tu veux t’entraîner avec nous ou pas, alors ? Sinon on s’entraîne que tous les deux. Sans magie, bien sûr. Et sans arme. » Il ramassa l’épée et cala la pointe dans la terre afin d’appuyer ses avant-bras sur la garde. L’arme étant plus grande que lui, il ne pouvait pas poser son menton sur le pommeau, et avait l’air un peu idiot avec ses bras presque tendus vers le ciel, cependant, dans son espoir invincible de ressembler aux grands, il ne s’en rendait pas compte. « Ou alors, on va manger ! » Il ne savait pas depuis combien de minutes ou d’heures il n’avait rien avalé, mais il avait faim. Tel était le prix à payer pour une croissance étonnamment rapide. Dastan était capable d’engloutir des quantités astronomiques de nourriture. « Ou aider Tûl avec les bicornes ! Il a dit que je pouvais revenir. Et il me donne du lait à chaque fois. » Un sourire ravi éclaira les traits de l’enfant, tandis qu’il dévisageait le frère et la sœur, dans l’attente de leur décision.



Message IV – 750 mots




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Sól
Dim 05 Avr 2020, 07:25


Sól tremblait, de façon imperceptible pour les autres, mais tout de même suffisamment fort pour qu'elle en ait conscience. La magie s'était imposée à elle, sans qu'elle ne la commande. Ça avait été un élan instinctif, qui lui était sorti des tripes aussi naturellement que le coup était parti pour son jumeau. La gorge de la blonde se serra. Si elle répugnait toujours à devoir se battre pour tuer des ennemis, l'idée d'utiliser de la magie lui était encore plus détestable. Malgré ce qu'elle ressentait au fond d'elle-même, l'éducation réprouvée avait ancré en elle une méfiance tenace envers l'usage de tels artifices. La magie était instable. Vicieuse, elle était l'arme des manipulateurs et des perfides, des sorciers et du reste du monde. Les Réprouvés, eux, en bons guerriers, ne se fiaient qu'à la puissance de leurs muscles et de leurs corps ainsi qu'à leurs esprits butés et fiers. Cette force là leur était acquise et ne pouvait pas leur être retirée par la simple présence d'un Humain – Sól avait entendu parler de ces drôles de gens qui handicapaient ceux qui se reposaient trop sur la magie plutôt que sur leurs capacités physiques, bien qu'ils tiennent plus du mythe que de la réalité à ses yeux. Même si sa nature Angélique réagissait et la faisait encore rechigner à l'idée de prendre les armes, elle ne pouvait s'empêcher de haïr cette part d'elle, cet instinct qui la poussait inconsciemment à user de ces ensorcellements que tout le monde autour d'elle semblait tant haïr. Sa tête tourna légèrement, contre coup du sortilège qu'elle avait lancé. La blonde lâcha un soupir de soulagement en voyant sa moitié laisser tomber son arme : même s'il était encore agacé, ses envies meurtrières lui étaient passées. C'était peut-être une technique de lâche, mais il fallait reconnaître que c'était fichtrement efficace, dans certains cas.

Après avoir inspiré profondément, la blonde se remit sur ses pieds, sa main venant masser sa mâchoire, là où l'avait frappé le brun. Et dire qu'elle lui offrait d'enterrer la hache de guerre... Il lui avait joliment dit d'aller se faire voir ailleurs. L'idée de se jeter sur lui et de lui régler son compte lui traversa l'esprit, cependant, elle ne désirait pas renvenimer la situation. Si elle relançait la bagarre, elle n'était pas certaine d'être capable de l'arrêter à temps, cette fois-ci. S'astreignant au calme, elle s'accorda tout de même un regard noir dans la direction du diablotin, qui l'ignora superbement. Lorsqu'elle reporta son attention sur le petit, un sourire tendre étira ses lèvres. Il était drôle, dans sa posture de conquérant - quoiqu'un peu trop petit pour de telles ambitions. Sól glissa un regard en direction de la grange où étaient allés se cacher leurs parents. S'ils en sortaient et les trouvaient à s'amuser plutôt qu'à travailler, ils recevraient une correction. La blonde allait souligner ce point lorsque sa moitié se décida enfin à être coopératif. « Pour avoir le droit de bouffer, faut se battre comme un homme ! » déclara Máni en bombant le torse, prenant une pause tout aussi ridicule que celle de l'enfant. « C'est d'accord, je vais m’entraîner avec vous. Que t'ailles pas piller nos placards sans l'avoir mérité, morveux ! » Un rictus moqueur s'était dessiné sur sa face. Sans délicatesse, il asséna une pichenette sur le front du rouquin, pour le désarçonner de son perchoir. « Allez, fais-nous voir tes jolies ailes rouge sang. » déclara-t-il en se penchant en avant. Lui-même fit sortir ses ailes ténébreuses, noires et fines, déchirant au passage sa chemise. « J'te préviens, tu te démerdes pour le recoudre. J'en ai assez de te répéter de l'enlever avant de faire ça ! » grogna la blonde en soupirant. « Ouai, on verra ça. En attendant, fais-nous voir tes petites plumes ! Qu'on s'amuse à les salir un peu. » D'un puissant coup d'aile, le diablotin se propulsa dans les airs, dominant sa jumelle qu'il toisait toujours. Même s'il était plus calme, à présent, il lui en voulait toujours d'avoir gagné et d'avoir usé de magie contre lui. « Le but de l'entrainement, c'est de viser Sól. Enfin, ses ailes. Si elle veut bien se bouger le cul et les sortir. » La concernée leva les yeux au ciel. « On ira pas bouffer tant qu'elles seront pas noires de boue. Compris Dastan ? »

La blonde retira lentement son haut et se concentra pour faire sortir ses ailes. Le processus était plutôt désagréable. Elle n'aimait pas ça. Grimaçant, elle les ébroua lentement. « Allez champion, je te laisse t'envoler en premier. » dit-elle en s'adressant à l'enfant.
814 mots
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Priam et Laëth
Sam 25 Avr 2020, 11:17



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Dastan se redressa et hocha vigoureusement la tête. Máni avait raison. Seuls les véritables guerriers méritaient de goûter. La pichenette le fit reculer : l’épée partit en arrière avec lui. Libérée du poids du rouquin, la pointe de la lame traça un sillon dans la terre et la garde manqua de lui échapper. Il ne la rattrapa que par chance, mais avec un sourire plus gonflé de fierté que penaud. Sans se faire prier, le Kiir’Sahqon déploya ses ailes, déchirant une énième chemise brune – il aurait dû écouter le conseil de Sól avant d’agir, malheureusement, il n’était pas réputé pour sa patience. Ses appendices ressemblaient à ceux du Démon, en cela qu’ils étaient membraneux et soutenus par des jointures osseuses solides. Pour le reste, ils arboraient un rouge éclatant. Leur envergure n’avait rien d’impressionnant. En fait, les ailes étaient même anormalement petites, relativement à la taille du gamin. Ses parents espéraient que ce n’était qu’un retard de croissance, une petite déficience que le temps compenserait, et non un handicap qui le suivrait tout au long de son existence. Les deux membres battirent frénétiquement l’air, visiblement joyeux de pouvoir échapper à la cage des omoplates. « Ouais ! » clama-t-il, enjoué à l’idée de salir les ailes si blanches de la blonde. En plus, avec les plumes, la terre accrocherait bien. Comme Máni s’envolait, il le suivit des yeux, impressionné. Lui aussi voulait pouvoir décoller comme ça ! Il admira la noirceur de ses ailes, leur force et leur longueur : un sourire éclatant couvrit son visage enfantin.

Frémissant, il attendit que l’adolescente sortît ses appendices duveteux. Pour être prêt à lui sauter dessus, il lâcha l’épée de sa mère et se campa sur ses petites jambes. Il trépignait d’excitation. « Oui oui ! Noires de boue ! » L’idée lui plaisait vraiment. Elle lui plut d’autant plus lorsqu’il vit les deux membres si purs et plumeux s’étendre de part et d’autre du torse de la jeune fille. Dans le même temps, une pointe de culpabilité piquait sa poitrine. Elles étaient si propres et leur éclat si saisissant… Il n’eut presque plus envie de les traîner dans la poussière. Une moue désapprobatrice mut ses traits. C’était bien bête, car ils auraient eu là la possibilité de bien s’amuser. Il grogna. Non. Il allait les salir. Le blanc, c’était fait pour être sali. Et puis, il voulait son goûter. C’était le plus important. Il avait faim. Si, pour manger, il fallait arracher chaque plume une par une et à la main, il le ferait – jusqu’à ce qu’il ne s’énervât et n’abandonnât la fastidieuse tâche, ou qu’un élan d’angélisme ne l’interrompît et ne lui fît regretter son acte.

Comme Sól lui intimait de s’envoler le premier, Dastan battit des ailes. Rien ne se passa. Il battit plus fort. Toujours rien. Les sourcils froncés, la figure rougie de concentration, il persévéra, avant de s’arrêter brutalement. « Attendez. » A chaque fois qu’il essayait de voler, il avait du mal. Vraiment du mal. En fait, il n’y parvenait jamais. Persistant dans l’effort, il ne désespérait pas de pouvoir planer un jour, et il avait même réussi, une fois. Cela avait été une réussite toute relative, certes, puisqu’il était tombé en trois secondes. Pour réaliser cet exploit, il avait pris de la hauteur. Le jeune Réprouvé regarda autour de lui, jusqu’à aviser une petite échelle en bois. Il se dirigea vers celle-ci et l’attrapa. Ce n’était pas évident de marcher avec une telle chose dans les bras lorsque l’on faisait sa taille, mais il parvint tout de même à appuyer l’objet contre une botte de foin. Cela fait, il grimpa, jusqu’à se hisser sur la meule. A genoux, il se releva, puis se tourna pour faire face aux jumeaux. Les ailes bien étendues, il sauta. Il décrivit des mouvements erratiques, tantôt amples, tantôt rapides, toujours trop tôt ou trop tard. Toutefois, il réussit à voler sur quelques mètres, en zigzag. Un sourire triomphant étira ses lèvres. Il faillit pousser un cri de joie, cependant, la gravité se rappela à lui à ce moment précis. Le roux s’étala de tout son long dans le champ.

Il resta à terre quelques secondes. Il ne faisait pas le lien entre la taille réduite de ses ailes et ses difficultés à voler. Pour lui, tout cela ne tenait qu’à un manque de pratique et, même si c’était pénible à admettre, de muscles. « Humpf. » grogna-t-il en soufflant une mèche rebelle, revenue jouer devant ses yeux. S’appuyant sur ses mains, il se releva brusquement – si bien qu’il faillit perdre l’équilibre et tomber à nouveau. « Bon, j’y arrive pas. » C’était drôlement désagréable à prononcer. « C’est pas grave ! » Une lueur de malice illumina ses yeux bruns. « Toi, Máni, tu la combats dans les airs. Tu la ramènes à terre, et moi, je la salis. » Il frotta le sol de son pied. Un nuage de poussière scintillant s’éleva. Dastan réfléchit le plus vite possible – quand on en venait au jeu, son imagination avait tendance à fourmiller, et il lui était plus facile de trouver des solutions. En relevant la tête vers le frère et la sœur, il sourit, mutin. Il avisa un seau d’eau, non loin. Le petit garçon courut vers celui-ci. Il essaya de le soulever, mais c’était trop lourd. Il décida donc de le renverser. La poussière absorba le liquide, se changeant par la même en boue. « Voilà ! » Le gamin plongea ses mains dedans et forma une boule de terre. Il la brandit, puis la jeta sur l’Ange. « A l’attaaaaaaaaaque ! »



Message V – 932 mots




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Sól
Mer 06 Mai 2020, 08:42


Sól ne parvenait pas à détacher son regard des ailes rouge sang du rouquin. Ce n’était pas tant leur couleur écarlate, ni même leur aspect démoniaque, qui retenait son attention. Ça avait plus à voir avec leur taille, anormalement petite... Elle essayait de se contrôler mais ne parvint à empêcher un froncement de sourcils inquiet. Tandis qu'il allait chercher une échelle, plein d'assurance et d'espérance, la blonde se mit à mordiller sa lèvre. Máni se posa à ses côtés. « C'est moi ou ses ailes... » « Elles sont minuscules, oui. » Les adolescents observèrent le petit Réprouvé tracer son chemin jusqu'à eux, tirant l'échalier derrière lui. Là où l'Ange se sentait concernée et soucieuse par ce détail préoccupant, le Démon ne ressentit que de l'amusement et du dédain. « Et c'est avec ça qu'on espère renflouer les rangs de nos guerriers ? Pff, on aurait plus de chance en pariant sur toi, sœurette ! » se moqua le brun en s'accoudant sur l'épaule de la plus petite. Cette fois-ci, le diablotin avait parlé sans prendre la précaution de murmurer - heureusement, tout concentré à sa tâche, le concerné ne semblait pas avoir entendu la remarque venimeuse. Courroucée, la protectrice se tourna vers sa moitié et planta ses ongles dans ses flans, au niveau de ses côtes. Avec un grognement de douleur, l'adolescent s'éloigna. « Kniil rov ! » (La ferme !) rétorqua la blonde, autant vexée par son insinuation qu'inquiète de blesser le plus jeune. « Allez Dastan ! » encouragea-t-elle ensuite en observant le gamin s'élancer. Pendant un instant, la jeune fille crut qu'il allait réussir à prendre son envol : un sourire rassuré avait courbé ses lèvres. Pourtant, sa bouche ne tarda pas à prendre une inflexion inverse, en remarquant qu'il se rapprochait de plus en plus du sol. Son cœur se brisa sous le remord. N'écoutant que son instinct, elle s'apprêta à foncer sur lui pour le cajoler et le consoler. Máni l'en empêchant néanmoins, plaçant une main sur son épaule pour la retenir. Une discussion silencieuse s'engagea alors, les idées passant au travers de leurs regards : « N'y va pas ! » « Il doit être triste ! Il faut dire quelque chose. » « Si t'y va, tu vas empirer la situation. » « Je peux pas rester là et rien faire. » Il était parfois étonnant de les voir se comprendre aussi facilement, sans faire entendre leur voix, alors qu'ils étaient si différents et si prompts à se chamailler et se blesser l'un l'autre dans d'autres circonstances. Malgré leurs désagréments passagers, ils n'en restaient pas moins uni par un lien fort. Ressentant la détresse de sa jumelle, Máni finit par soupirer. Si quelqu'un devait dire quelque chose, il valait mieux que ce soit lui qui parle : là où il inspirerait le défi et l'encouragement, Sól ne parviendrait qu'à l'humilier par sa trop grande pitié. « Bah alors, c'est tout mou ça Dastan ! Va falloir penser à se muscler ! Si tu veux continuer à t’entraîner avec des vrais guerriers, faut prendre du muscle ! »  Les adolescents écoutèrent alors les directives du jeunot. Sól se sentit plus rassurée en constatant qu'il n'était pas trop abattu par son échec. « Mmh, c'est un bon plan ça. Alors, t'es prête, la perdante ? » Le brun attrapa sa sœur par la nuque et pesa de tout son poids sur elle, la forçant à se baisser. Une fois qu'elle se fut suffisamment inclinée à son goût - c'est à dire une fois qu'elle fut quasiment mise à genoux- il s'envola dans les airs. Avec un grognement hargneux, la blonde se releva. « Perdante ? Moi ? T'as besoin que je te rafraîchisse la mémoire. Qui va être de corvée aujourd'hui ? » Máni n'eut pas à répondre : Dastan venait de lancer sa première munition, déconcentrant la fille aux ailes immaculées.

Le jeu fut plus compliqué que ce qu'avait pensé Sól. Le Démon ne la lâchait pas d'une semelle et la forçait régulièrement à s'approcher dangereusement du sol, là où le Kiir’Sahqon pouvait viser ses appendices. Lorsqu'elle essayait de gagner de la hauteur pour profiter d'un instant de répit, son frère n'hésitait pas à l'attraper par la cheville ou les cheveux pour la tirer en arrière, et la forcer à rester dans un certain périmètre. A chaque nouvelle attaque, la hargne et la colère grandissait chez l'Angelotte. Bientôt, ce qui se devait être un petit jeu pour distraire le Belegad se transforma en véritable guerre aérienne : les jumeaux s'échangeaient des coups dans la simple intention de blesser l'autre, continuant à batailler le plus silencieusement possible - s'ils forçaient leurs parents à arrêter leurs affaires pour les séparer, ils savaient que la correction ne serait pas agréable. Sól était bien sûr désavantagée, devant se concentrer à la fois sur les attaques du tireur et sur son ennemi. Elle se vengeait parfois en évitant au dernier instant l'un des projectiles, qui atterrissait alors sur le diablotin. « Merde Dastan ! C'est pas moi que tu dois viser bordel ! » protesta Máni lorsque le quatrième coup lui éclaboussa le visage. A bout de force, la blonde regagna la terre ferme. Elle ne baissait pas les bras, cependant : elle détestait l'idée de perdre contre l'arrogant. Sa lèvre était gonflée et un goût de sang coulait dans sa bouche. Ce con ne l'avait pas raté. Tremblant légèrement à cause de la fatigue, la combattante esquissa un sourire amusé : au loin, elle entendait le chant qu'avait entamé Sandwich, sa chèvre, pour galvaniser les guerriers. Cet animal avait vraiment quelque chose de spécial. Penser à la bête fut une grave erreur : la déconcentration la fit réagir plus tard - trop tard. Máni piqua sur elle et, alors qu'elle essayait de reprendre son envol, il l'attrapa par la taille et alla la plaquer par terre. Assis sur elle, il lui maintint les poignets en place pour l'empêcher de le frapper. Elle se tortillait dans tous les sens pour essayer de le désarçonner mais il était bien trop lourd pour elle. « Allez Dastan, on la tien ! Mets-lui de la boue partout ! » Et par partout, il ne voulait pas dire simplement sur les ailes.
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Sam 09 Mai 2020, 08:30



Provenance inconnue

Je voudrais déjà être roi

En trio avec Sól & Máni



Máni avait raison. Il devait prendre du muscle pour pouvoir rivaliser avec les guerriers de Gona’Halv. Et c’était pour cela, d’ailleurs, qu’il devait bien manger. Sa croissance puisait dans des sources d’énergie profondes : il fallait les alimenter afin que tout se déroulât pour le mieux. C’était ce que ses parents lui disaient quand ils lui servaient une grande assiette de légumes, une tranche de viande épaisse ou un énorme bol de soupe. Généralement, il les finissait sans aucun mal, et demandait même un morceau de pain pour bien saucer le fond des plats. Il fallait donc manger, et s’entraîner, comme les jumeaux le faisaient. Si Sól demeurait fine et gracile, on devinait sans peine les muscles qui couraient sous la peau de son frère. Il ne ressemblait pas encore aux combattants dont en vantait tant les mérites, mais le Kiir’Sahqon n’avait aucun doute sur le fait qu’il y parviendrait, un jour. Vrael et Asha lui avaient expliqué qu’il était plus facile d’étoffer sa carrure pour un Démon que pour un Ange. Les derniers avaient des prédispositions raciales qui les vouaient à arborer un physique plus élancé. Ils lui avaient parlé de son frère et de sa sœur – parce qu’il les avait questionnés pour savoir comment ils étaient, eux. Lorsqu’ils étaient partis, ils n’avaient ni la prestance que les Ailes Blanches revêtaient dans l’imaginaire collectif, ni la force dont pouvaient faire preuve les Réprouvés. En revanche, ils étaient effectivement sveltes. Depuis, ils ne les avaient pas revus. Priam était revenu, une fois, mais Tûl l’avait chassé. Heureusement, avait songé Dastan, il ne manquerait plus qu’on accueille les traîtres à bras ouverts. Il avait cru comprendre que son aîné n’en était pas totalement un, mais cela lui importait peu. Les faits étaient là : il ne vivait plus à Lumnaar’Yuvon, donc il n’avait plus le droit d’y venir sans subir les conséquences de son intrusion.

Comme le rouquin exposait son plan et que les Tynath’Thuk marquaient leur accord, il entama le jeu. La Grande Bataille pour la Salissure des Ailes avait débuté. Un frisson d’excitation le parcourut tandis qu’il s’accroupissait pour reformer une boulette de boue. Sans relâche, il bombarda l’ennemie – et l’allié, oups. Il constata avec un léger agacement que viser n’avait rien d’aisé. C’était d’autant plus compliqué avec des cibles en mouvement, qui pouvaient complètement changer de position en moins d’une seconde. Cela requérait deux qualités : la précision et la célérité. A l’aube de sa vie, il ne possédait ni l’une, ni l’autre. Là encore, il lui faudrait s’entraîner. Quand il serait un peu plus grand et qu’il boirait à la taverne avec tout le monde, il devrait être capable de jouer au lancer de haches et de gagner. Sinon, ce serait frustrant et déshonorant. Il n’ignorait pas que tout jeu comportait un perdant ; seulement, il avait décidé que le perdant, ce ne serait pas lui. Jamais. Et s’il devait perdre une bataille, il gagnerait la guerre avec d’autant plus d’éclat.

Au loin, un chant héroïque tonnait : l’enfant n’y prêta même pas attention. Il avait déjà entendu la chèvre de Sól bêler des champs de guerre. Ça ne le surprenait plus. Et, de toute évidence, il était beaucoup trop concentré sur le combat pour se soucier de ce qu’il se passait dans son environnement proche. Cela aussi, il faudrait y remédier, car tout bon guerrier doit savoir rester en alerte. « Ouais Máni ! » hurla-t-il, le poing en l’air, en le voyant fondre sur sa sœur. Dès que le Démon lui en donna l’ordre, il bondit vers la captive, les mains couvertes d’une terre bistre et humide. « A l’attaaaaaaaque ! » Et sans se faire prier, agenouillé au sommet de la tête de la blonde, il entama la mission que le brun lui avait donnée. Même si Sól se débattait, il réussit à maculer ses ailes de boue. Il remonta ses mains sur son cou. « Ferme la bouche ! Et les yeux ! » Ses doigts enfantins glissèrent sur son visage, traçant des sillons sombres sur sa peau claire, jusqu’à se perdre dans ses cheveux dorés. Fier de son œuvre, il s’exclama : « Tadaaam ! » Puisque le Diable lui avait commandé de lui mettre de la boue partout, il reprit de la terre, se releva et entreprit d’en étaler sur son buste découvert et son pantalon. Il pensa à bien insister sur les chaussures, aussi. Si elle rentrait avec ça chez elle, ses parents hurleraient. Elle était sûrement assez intelligente pour ne pas le faire, mais dans le doute… Un sourire mutin étira les lèvres du Réprouvé. Comme il se relevait, il se frotta le nez du plat de la main, étalant de la terre sur tout le bas de son visage. Son sourire s’agrandit, et il demanda : « Alors, on peut goûter, maintenant ? C’est bien mérité, non ? Elle est toute sale ! » Les poings sur les hanches, il bomba le torse et servit une expression aussi revêche qu’espiègle à l’Aile Blanche maculée de crasse. « Tu vas être obligée de prendre ton bain, là… » Il n’aimait pas trop prendre son bain, lui. Il préférait sentir la sueur et la saleté, comme tout bon Bipolaire qui se respecte. Les odeurs de parfum, c’était pour les peuples de péteux, comme les Anges, les Sorciers et tout le bordel.



Message VI – 891 mots




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Sól
Sam 09 Mai 2020, 18:27


Sól se débattait dans tous les sens. Elle niaquait, grognait, griffait, pinçait : tout ce que son frère ne l'empêchait pas de faire, elle s'évertuait à le faire. C'était sa riposte. Sa façon de montrer qu'elle n'avait pas encore perdu et que si le diable osait relâcher son attention une simple seconde, elle n'hésiterait pas à inverser la tendance. La présence du rouquin n'y changea rien : elle continua à gigoter comme un asticot, quoi qu'elle se montra peut-être légèrement moins virulente - elle ne voulait pas risquer de le blesser. En réalité, elle ne voulait pas risquer de se faire mal non plus : qu'elle le veuille ou non, son plumage allait être défiguré. Dastan, dans toute son innocence enfantine, possédait cette brusquerie un peu dangereuse, propre à son âge. S'il ne faisait pas attention, il pourrait faire mal à sa victime. C'était donc à elle de se débrouiller pour ne pas provoquer de douleur inutile. Ce ne fut pas facile : elle détesta aussitôt la sensation des doigts sur ses ailes. De la boue qui embourbe les plumes. Une grimace défigura son visage. Toute la frustration qu'elle ne pouvait pas diriger directement contre son bourreau, elle la porta sur son geôlier : ses coups de hanches pour essayer de désarçonner son frère se faisaient de plus en plus insistants. Bientôt, elle commença à envoyer ses jambes dans le dos du brun, pour essayer d'attendre sa tête avec le bout de sa bottine. Elle n'y parvint pas mais ses genoux claquèrent contre le dos du brun, qui ne trouva pas ça agréable le moins du monde : il aurait sans doute des bleus. Lorsque le chérubin lui ordonna de fermer les yeux, Sól esquissa une mine surprise. « Hein ? Qu'est-ce que - » Trop tard : le malin venait d'étaler la boue sur son visage. L'Ange obtempéra et ferma bouche et yeux, retenant sa respiration et gonflant les joues. Un son rauque, grognement enfermé dans sa gorge, marqua sa protestation et son mécontentement. Máni, quant à lui, riait aux grands éclats, se délectant de voir l'immaculée dans cette posture : impuissante, susceptible de subir tous les caprices du brun. Le Kiir’Sahqon passa ensuite à ses pieds, forçant la blonde à se contenir et à abandonner la lutte. Enfin, le diable se releva, libérant sa sœur qui roula sur le ventre pour se relever à quatre pattes. Elle était noire de terre, son dos tout autant recouvert de boue et de poussière que son torse. Ses cheveux collaient désagréablement à sa peau. Eux aussi s'étaient assombris, grâce au travail de Dastan.

« Ouais, t'as bien mérité ta béqueté. » accorda l'adolescent en admirant le travail qu'ils avaient fait. Sól s'était assise sur les talons, essayant de nettoyer le contour de ses lèvres et de ses yeux. « Oh tu crois ? » demanda Sól en regardant le roux. « Je pensais plutôt aller me coucher sur le canapé comme ça. » plaisanta-t-elle : ses dents semblaient éclatantes à travers son nouveau teint. Essoufflée, l'adolescente observa le plus jeune. D'amusé, son sourire se fit mesquin. Avant qu'il ne puisse réagir, elle bondit sur lui, entourant un bras autour de son buste pour l'empêcher de bouger les bras. « A ton tour maintenant, sale garnement ! » Une fois qu'elle fut sûre de sa prise, elle usa de son bras libre pour récolter un pâté de gadoue qu'elle étala sur les cheveux flamboyants, avant de redescendre vers la face. Ses vêtements étaient eux aussi salis, puisqu'elle l'avait maintenu contre son buste. La blonde éclata de rire et lâcha le plus jeune avant de se relever. Son regard céruléen se posa sur le diable, qui ricanait dans son coin. En remarquant l'attention de sa moitié se poser sur lui, son visage se fit plus sérieux. « Non. » interdit-il. Sól fonça sur lui, usant de ses jambes à défaut de pouvoir s'envoler, avec ses ailes empêtrées d'argile. Máni n'eut aucune difficulté à la retenir en lui attrapant les poignets. « Qu'est-ce que tu crois faire, là ? » demanda-t-il. Sól haussa un sourcil, taquine. D'un mouvement de tête, elle projeta sa chevelure en avant, fouettant le visage et le torse du plus grand. « Raah ! Chieuse ! » Máni recula, et la combattante n'essaya pas d'insister davantage. Elle n'avait pas envie de ruiner ce moment en mettant le brun vraiment en colère.

« Bon alors, on va manger ? » « Moi oui. Vous deux, y'a pas moyens que vous mettiez un pied à l'intérieur. » « Bah c'est pour ça que c'est toi qui vas chercher le goûter. Nous, on t'attend là. » Le démon pensa à la proposition, réfléchissant sérieusement à la possibilité de les laisser poireauter dans le vide. Finalement, il soupira et courut à petites foulées jusqu'à la maison. Sól se retourna vers le petit combattant. « Bon, p'tit Gogil, on va se débarbouiller ? » L'adolescente montra la voie jusqu'à l’abreuvoir de Sandwich, qui fit des galipettes en voyant sa maîtresse s'approcher. La blonde usa d'un sceau pour faire une réserve d'eau à sa bête puis utilisa l'eau du bac pour s'éclabousser la figure, les avants-bras, le torse. Elle se mit même debout à l'intérieur de l'abreuvoir afin de se laver les pieds et les orteils. Elle termina sa toilette en plongeant sa chevelure dedans. Elle la frotta énergiquement avant de sortir. S'aidant de son maillot - qui avait été épargné par les giclées de boue- elle se sécha le corps sans chercher à se rhabiller pour autant.

Quelques minutes plus tard, le démon revint avec un plateau contenant une assiette remplie de tranches de pain, un pot de miel, un bol de saucisson et une pomme pour chacun. « Bon appétit les bouseux. »
977 mots
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Priam et Laëth
Mer 10 Juin 2020, 12:24



Provenance inconnue

Je voudrais déjà être roi

En trio avec Sól & Máni



Dastan était fier de son travail. Un sourire triomphant décorait son visage. C’était celui qu’il arborait pour gratifier chacune de ses réussites. À son âge et avec ses capacités, elles n’étaient pas nombreuses, ce qui les rendait d’autant plus notables et importantes : il ne se privait donc pas pour fanfaronner. « Ouais ! » s’exclama-t-il avec entrain lorsque Máni confirma qu’il méritait son goûter. « On a battu Sól-euh, elle est toute sale-euh ! » Il chantonnait en sautillant, ses ailes rouges voletant derrière lui. Malheureusement pour lui, ce fut ce jour-là que choisit le hasard pour lui rappeler que celui qui célèbre trop ses victoires oublie de rester sur ses gardes. L’Ange l’attrapa et il se fit bloquer en poussant un hurlement dépourvu de bravoure. Quoiqu’il se débattît comme un beau diable, il ne parvint pas à se défaire de son emprise. Elle le maintenait fermement et le privait de l’aide de ses bras. Comme il grognait à la manière d’un animal, lèvres retroussées, il se retrouva avec de la boue dans la bouche. « Pouah ! » cria-t-il dès qu’elle le lâcha, et en s’éloignant de la fourbe. « C’est dégueulasse ! » Il cracha des glaires pleines de terre puis tira la langue et la frotta à l’aide du dos de sa main – seule partie encore propre de son anatomie laissée à découvert par les vêtements – avant de la racler contre son palais. Il mastiqua dans le vide encore quelques secondes, sans se soucier le moins du monde du sort de son partenaire de crime.

Lorsque le Démon décréta que sa sœur et Dastan ne pouvaient pas entrer à l’intérieur, l’estomac du Kiir’Sahqon se révolta. Il avait faim, lui ! Heureusement, il accepta d’aller chercher le goûter. Le sourire du rouquin revint prendre sa place, jusqu’à la remarque de Sól. « J’suis pas un gogil, moi ! Et j’aime pas me laver. » Il croisa les bras et fit la moue, mais lui emboîta quand même le pas, en traînant les pieds. Il détestait sentir bon. Quand c’était le cas, au milieu des autres Réprouvés, il se faisait l’impression d’être une rose au centre d’un tas de fumier, et cela l’enrageait. Il n’était pas une pleureuse de Stenfek, lui ! Toutefois, il imita son aînée en se frottant le visage à l’eau claire, tandis que sa chèvre vagabondait autour d’eux. Finalement, il plongea la tête dans l’abreuvoir pour débarrasser sa tignasse de la pellicule de boue que l’Ailée y avait éparpillée. Il frotta jusqu’à ne plus sentir la viscosité de la terre. Se redressant, il projeta des gouttes fraîches partout autour de lui. Il s’ébroua, puis retira sa chemise en s’empêtrant à moitié dedans. Il pesta, jusqu’à la jeter dans l’eau en grognant. Brunie par la saleté et percée dans le dos par ses deux ailes, ses plus belles années étaient définitivement derrière elle.

Il accorda un coup d’œil à son pantalon. Il avait eu de la chance, ça allait. Le petit garçon se gratta l’entrejambe puis glissa une main dans sa poche. Il sourit. Il y avait toujours du poil à gratter. Parfois, il passait par un trou et ses jambes le démangeaient affreusement mais, la plupart du temps, il restait à sa place et constituait une arme de choix contre n’importe qui. C’était infaillible. Pas aussi efficace qu’une bonne lame entre les mains d’un guerrier émérite, mais presque ! L’idée sournoise d’en étaler dans le lit des jumeaux lui traversa l’esprit. Il tourna la tête vers la blonde, qui achevait de se sécher. Sa nudité ne le dérangeait absolument pas. À Lumnaar’Yuvon, voir les gens nus était presque une habitude. La pudeur ne faisait pas du tout partie des mœurs. Il songea qu’il essaierait de se glisser dans leur chambre pour y mettre du poil à gratter, un de ces quatre. L’idée s’implanta durement. Peut-être qu’il mettrait des orties, aussi. Il pourrait ricaner en leur disant qu’il les avait gentiment apporté pour qu’ils pussent faire de la soupe. Ce ne serait pas crédible du tout, mais ça le ferait rire. Il lui en fallait peu. L’âge ou la bêtise.

« Merci ! » répondit-il à l’intention de Máni avant d’attraper une tranche de pain et le pot de miel. « Vous en voulez ? » Lorsqu’il eut l’assentiment du frère et de la sœur, un sourire narquois éclaira son visage. « Bah vous vous servirez après moi. » Il commença à étaler maladroitement l’or liquide sur la mie. Jetant un coup d’œil au brun, il siffla : « Ça va, j’rigolais. » Il n’avait pas envie qu’il le découpât comme il l’avait fait avec le saucisson. Il en attrapa un morceau et l’engloutit, puis acheva de préparer une tartine pour chacun. Il les distribua et croqua avidement dans la sienne. « On pourra se ré-entraîner ? C’était trop bien ! Même si toi, la prochaine fois, je te la fais manger, ta gadoue ! » Il pointait un petit index accusateur en direction de l’Aile Blanche. Il entama sa pomme, puis fronça le nez. Ses cheveux trempés collaient à son front, mais ce n’était pas ce qui l’inquiétait. « Enfin, vous restez encore longtemps, ou vous allez partir pour Gona’Halv bientôt ? » Son regard brun alla de l’un à l’autre. « Ou ailleurs ? » Le mépris perçait dans sa voix. C’était ce qu’avaient fait son frère et sa sœur, et c’était parfaitement condamnable.



Message VII – 900 mots




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Sól
Dim 21 Juin 2020, 07:59


« Ouais vas-y, file m'en une. » Sól acquiesça à son tour en souriant. « Je veux bien aussi, s'te plait. » dit-elle en s'emparant de sa pomme et d'un couteau pour commencer à découper le fruit en quartiers. La réponse de  l'enfant déclencha deux réactions distinctes. D'un côté, l'Ange s'immobilisa, d'abord surprise par ce trait de caractère, puis explosa d'un rire franc et honnête. Elle ne s'était pas attendue à se faire rembarrer de la sorte. Il avait un carafon,  ce mioche ! Ça l'amusait. « Bien joué, Mal'Gogil. » lâcha-t-elle entre deux éclats de rires. Elle croqua dans un morceau de sa pomme, ne pouvant se défaire de son sourire. Au contraire de la blonde, Máni ne semblait pas le moins du monde amusé par cette taquinerie enfantine. C'était idiot de s'offusquer pour si peu, mais le diablotin prenait cette remarque comme un affront envers son autorité naturelle, c'était un manque de respect envers ses aînés et ça, c'était tout bonnement insupportable. Il allait lui apprendre les bonnes manières, à ce morveux mal élevé. Il allait lui passer la bouche au savon, jusqu'à ce qu'aucune merde n'en sorte plus jamais ! Il allait - Ses pensées vengeresses furent interrompues par l'aveux du plus jeune. Sans doute avait-il capté son air féroce, ses sourcils froncés et sa mine renfrognée. S'il n'avait pas été pris au dépourvu par cette remarque, il serait déjà passé à l'action pour lui botter le cul. Il ne s'était néanmoins laissé surprendre et tout ce qu'il pouvait faire désormais, était de fixer le rouquin d'un air particulièrement mauvais. Ça avait l'air d'avoir fait son petit effet. « Ouai bah y'a intérêt que ce soit qu'une blague, sale mioche ! » Le brun ne se détendit qu'après avoir reçu sa tartine, comme l'avait promis le gamin.

Sól, elle, ne s'était pas offusquée et en avait profité pour picorer dans le plat à saucisson. Elle alternait entre la viande et le fruit, remplissant avidement son estomac implorant. Même si c'était le Kiir’Sahqon qui avait réclamé le goûté, la faim ne l'avait pas épargnée et elle appréciait l'en-cas autant que le juvénile. « Mmh, t'en veux aussi, Sandwich ? » demanda-t-elle lorsque sa chèvre vint se coller à elle et commença à promener son museau vers la nourriture. L'Ange la repoussa gentiment pour éviter que son idiot de jumeau ne s'offusque à nouveau et se mette à l'incendier d'injures. A la place, elle lui donna l'un des morceaux de pomme qu'elle avait découpé puis entrepris de passer ses doigts dans son pelage blanc et doux, la cajolant dans d'affectueuses caresses qui semblaient être appréciées. Les tartines distribuées, elle engloutit la sienne en quelques bouchées seulement.

La blonde repartit dans un rire léger lorsque le Belegad proféra sa menace. « T'as plus de chance de caresser un ours que de réussir ce que tu racontes, mais c'est beau d'y croire, Gogil. » Les Ours étaient, dans leur culture, un animal puissant, indomptable : il était l'animal symbolique de Kiir’Wahlwan. Il était impossible de l'apprivoiser et le fou qui voudrait essayer de le toucher se ferait, sans aucun doute, arracher le bras voire la tête. « Ouai, il te faudra venir t’entraîner souvent avant d'y arriver, le merdeux ! » Venant de Máni, c'était étonnant. Il acceptait, malgré tout, de s’entraîner à nouveau avec cette tête de mule. Lui qui se méfiait habituellement des ailes rouges... C'était une amélioration. Du moins, c'était ainsi que l'envisageait la blonde.

« Pff, et où est ce que tu voudrais qu'on aille, hein ? » rétorqua du tac au tac le diablotin. « Réfléchis avant d'ouvrir la boite à merde qui te sert de bouche. Tss. » Le brun leva les yeux au ciel et jeta une tranche de saucisson dans sa bouche. Il n'aimait pas ce genre d'insinuation. Il en recevait souvent, et c'était très agaçant. Surtout lorsqu'on lui disait de retourner chez lui : en général, le foyer dont ses interlocuteurs parlaient n'avait rien à voir avec Lumnaar'Yuvon. Ils pensaient davantage aux Enfers ou aux Terres Arides. Un lieu répugnant qui était encore plus détestable que Keizaal - c'était pour dire. « Franchement, c'est à se demander si t'as quelque chose d'utile sous tes bouclettes de princesse là. » Sól fronçait les sourcils. Elle s'était immobilisée en observant l'enfant, une mine un peu triste sur les traits. Elle aussi était affublée de ce genre de remarques, de façon tout aussi régulière. Ça n'en restait pas moins douloureux. Surtout venant du frère des deux Anges. Elle resta pensives quelques secondes. « Non. On va rester là pour un sacré bout de temps. » affirma-t-elle. Son ton, pourtant, était faible. Elle s'allongea sur le dos et plia ses bras derrière sa nuque. « Dis Dastan... » Sandwich s'était naturellement allongé contre le flanc de sa maîtresse, comme pour lui donner le courage de parler. « Est ce que tu t'es jamais demandé à quoi ressemblaient Laëth et Priam ? » Le petit diable fronça les sourcils. Il pressentait déjà la connerie arriver à grands pas. « Tu... Tu t'es jamais dit que tu aimerais bien les rencontrer ? » Et voilà. La boulette. Avant que Dastan ait à répondre, le fils de Bipolaire s'empara d'un morceau de saucisson et le jeta sur l'adolescente qui le reçu en plein dans l’œil. « AÏE ! Non mais ça va pas la tête ? Qu'est ce qui te prend ? » « Je t'apprends à la fermer ! »
953 mots
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Priam et Laëth
Lun 02 Nov 2020, 11:45



Provenance inconnue

Je voudrais déjà être roi

En trio avec Sól & Máni


Tandis que Dastan regardait la chèvre, un sourire naquit sur ses lèvres. Son côté angélique avait pour les animaux une considération particulière. C’était sans doute encouragé par le fait qu’à Lumnaar’Yuvon, on vivait avec eux comme on le fait avec des voisins ou des amis. On s’habituait à leur présence quotidienne, on a toujours un regard pour eux, pour s’assurer qu’ils sont tous là et bien portants. Cela n’avait rien à voir avec les citadins qui s’effrayaient du moindre ébrouement de bicorne et se méfiaient des crocs des chats ou des chiens. On connaissait les bêtes et on savait agir en fonction de leur comportement. Ils n’attaquaient jamais sans prévenir, et ils étaient de façon générale assez bien traités et domestiqués pour ne pas s’en prendre à l’humain. La défiance était dévolue aux espèces sauvages, qui saccageaient les cultures, massacraient le bétail ou s’en prenaient aux populations. Celles-ci, dès qu’elles interféraient avec la vie quotidienne des Réprouvés, voyaient la mort s’abattre sur leur museau. Les rats des champs, les souris et autres petits rongeurs friands de grains étaient certainement les premiers concernés. Néanmoins, leur mort n’était jamais vaine : ils servaient toujours de repas à une bête ou à un humain. Rien n’était gâché, parce que le dur labeur de la nature n’était pas offert ou pris pour être gaspillé. C’était ce que le prisme angélique défendait. La face démoniaque recelait de plus de violence et de haine à l’égard du monde. C’était ce qu’illustraient Sól et Máni, dans leurs attitudes, leurs gestes et leurs habitudes. Les Réprouvés oscillaient, comme un oiseau posé sur une branche malmenée par les vents.

« J’caresse un ours quand j’veux, d’abord ! » s’exclama-t-il en réponse à la jeune blonde. « Alors te mettre de la gadoue partout, c’est rien. » Il croisa les bras et emprunta un air supérieur. « Trop facile, même. Et quand j’me serai entraîné… » Il tourna la tête vers le jumeau. « Souvent et avec ardeur, eh ben ce sera encore plus facile. » Un sourire mutin étira ses lèvres. Il pivota à nouveau vers l’adolescente. « À force de m’entraîner avec toi, je connaîtrais toutes tes faiblesses ! » Son sourire s’étendit, dévoilant plus de dents et lui octroyant une expression plus carnassière. S’il répondait par de nouvelles taquineries et affirmations ô combien prétentieuses, le petit Belegad n’en était pas moins heureux. Savoir qu’il pourrait à nouveau s’entraîner avec le frère et la sœur le ravissait. Il avait craint qu’ils ne partissent. Il l’avait tellement craint que se faire rabrouer par Máni à ce sujet ne le vexa pas. Il préférait le voir hurler qu’il allait rester à Lumnaar’Yuvon, que cela lui plût ou non, plutôt que de le voir jeter son baluchon sur son épaule et partir pour les terres des Vils. Il grandissait avec l’absence d’une fratrie qui avait tout trahi. « Bah on sait jamais. Vous seriez pas les premiers. » conclut-il en haussant les épaules.

Il enfourna une nouvelle tranche de saucisson, pensif. La question de Sól ramena une vive lueur dans ses yeux. Indescriptible, entre la surprise, la colère et la douleur. Sans les avoir connus, il charriait les plaies qu’ils avaient tailladées. C’était leur héritage, ici, à Lumnaar’Yuvon, et chez eux, dans le cœur de leurs parents et de leurs proches. Le Réprouvé fixait l’Ange, muet. Il ouvrit la bouche, mais le brun fut plus rapide. En d’autres circonstances, il aurait sans doute fait preuve d’une virulente réactivité. Les interrogations de l’Ailée le troublaient. Il fronça les sourcils et baissa la tête. Les mains posées sur les genoux de ses jambes croisées en tailleur, il avait l’air de réfléchir. Ça n’arrivait pas souvent. Il n’était pas très malin, et il n’avait pas le goût pour la réflexion. Il préférait frapper avant de penser. Mais ce sujet-là, il avait un écho un peu particulier, un peu bizarre. Il faisait généralement mine de se moquer de l’existence de cette fratrie inconnue, mais parfois, ça le happait. Sa part démoniaque le gérait avec ire, ressentiment ou indifférence. Le versant angélique ne savait quoi en faire. Et c’était lui, à cet instant-là, qui prédominait. « C’est pas grave. J’en ai parlé avec p’pa, ’t’à l’heure. Priam il élève des chèvres et il fait des traductions, et Laëth elle est dans l’armée. » Il se frotta le nez, songeur. « Tul a dit un jour que Laëth ressemblait à m’man, physiquement, et que Priam ressemblait plus aux Belegad. À grand-papi, je crois. » Il haussa les épaules. Il ne lui avait pas demandé. Il le lui avait dit, comme ça. « C’est tout. » Puis, il ajouta, avec plus de férocité : « Mais je m’en fiche. Ils sont partis, c’est des traîtres. Je veux pas les voir. » C’étaient des inconnus. D’une voix plus douce, plus concernée : « T’aimais bien Laëth, toi. Elle te manque ? »

Au loin, une voix résonna. C’était sa mère, qui l’appelait. Ils avaient encore un peu de temps. Juste assez, peut-être.



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