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 [Concours d'écriture] La comédie musicale du RP

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Devaraj S. Taiji
~ Chaman ~ Niveau VI ~

~ Chaman ~ Niveau VI ~
◈ Parchemins usagés : 1973
◈ YinYanisé(e) le : 21/12/2014
☿ Âme(s) Soeur(s) : Une femme que personne ne doit toucher à part moi-même~
✭ Activité : Dictateur | Vagabonder à la recherche du morbide - Vénerer l'Aether de la mort - Joueur de tambour professionnel pour des soirées à thème "nu autour d'un feu" - Herboriste .

Caractéristiques
◤ ◤: A:32 | F:32 | C:31 | I:26 | M:52
◤ ◤: cf Fiche
Devaraj S. Taiji
MessageSujet: [Concours d'écriture] La comédie musicale du RP   Jeu 03 Jan 2019, 15:32



Concours d'écriture


Hello  

Le thème
Paroles des chansons Disney (ou autres films d'animation ou comédies musicales ^^).

Les règles
- Vous devez écrire un rp dans lequel les dialogues sont les paroles de la chanson que vous avez choisie. J'ai écrit un exemple ici.
- Plus de la moitié des paroles doivent être présentes et exactes, vous pouvez supprimer un couplet par exemple, mais essayez de jouer le jeu. :D
- Vous avez jusqu'au 01 mars 2019

Les Gains
Le premier : +1 point de spé, 5 points de rp et le pouvoir de création de la musique
Le deuxième :  +1 point de spé, 5 points de rp et le métier de compositeur
Le troisième :  +1 point de spé, 5 points de rp et une boite à musique contenant la chanson choisie

Tous les participants obtiendront un instrument de musique au choix.

Allez, faites moi rêver !  





« Et en toi, Prince de la Démence, la magie folle parasitera ton esprit gangrené jusqu'à ce que tu puisses embrasser ta mort adorée et sacrée. »

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Devaraj S. Taiji
~ Chaman ~ Niveau VI ~

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✭ Activité : Dictateur | Vagabonder à la recherche du morbide - Vénerer l'Aether de la mort - Joueur de tambour professionnel pour des soirées à thème "nu autour d'un feu" - Herboriste .

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Devaraj S. Taiji
MessageSujet: Re: [Concours d'écriture] La comédie musicale du RP   Ven 11 Jan 2019, 17:13






Une fumée verte enveloppait la Belle et la Bête, nuée d'esprits colériques murmurant avec menaces et hargne, vague houleuse qui s'apprêtait à fondre sur le présumé coupable. "Le Seigneur dit, le Seigneur dit... C'est ainsi que dit le Seigneur... Dit le Seigneur, dit le Seigneur... Depuis que vous refusez de libérer mon peuple, partout sur les Terres Blanches. J'envoie une peste et une plaie, dans vos lits et dans vos maisons, dans vos ruelles, dans vos cours d'eau, dans votre pain, dans vos boissons. Dans vos champs, sur votre bétail, dans vos basse-cours, sur vos volailles, dans vos rêves, quand vous dormez. Pour qu'vous cédiez, abandonnez ! Par mon fléau, j'envoie l'horreur ! " hurlaient les voix dans un concert détonnant. Le dialogue était décousu, tout autant que les corps des protagonistes si bien qu'il était difficile de discerner qui était le traître et qui était le trahi. D'un ton dramatique, ils semblaient vouloir s'expliquer avant de sombrer dans le chaos, sans cesse interrompu par les Morts qui vomissaient leur colère au nom d'un Aether inconnu. "Toi que j'appelais mon frère, moi qui ai toujours cru que te fait rire était tout ce que je souhaitais-" ; "J'envoie le tonnerre des cieux ! J'envoie les orages de feu" ; "Même aujourd'hui je voudrais que Dieu ne m'ait pas choisi. Etre ton adversaire en son nom n'est vraiment pas ce que je souhaitais." ; "Une pluie de glace enflammée ! Sur tous les champs, toutes les cités !" ; "J'étais chez moi. Tous ces ravages et tous ces deuils, ces souffrances me font souffrir. Voir tous ces innocents mourir, c'est le fruit de ton orgueil."

Les hurlements reprirent de plus belle. "J'envoie des sauterelles en nuée ! Telles qu'il n'en fut jamais sur Terre. Sur toutes les feuilles, dans tous les prés, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus rien de vert ! Par mon épée, j'envoie ma plaie ! Dit le Seigneur..." ; "Toi que j'appelais mon frère, pourquoi causer un nouveau martyre ?" ; "Par mon épée j'envoie ma plaie ! Laisse mon peuple partir, dit le Seigneur !" ; "Toi que j'appelais mon frère, comment peux-tu autant me haïr ? Est ce vraiment ton désir ?" ; "Par mon fléau, j'envoie l'horreur !" A présent les bras de fumée rampaient au sol, d'où sortait une infinité de cafards. La pièce puait le cadavre et la pourriture. L'eau et le vin avait tourné. Le ton montait, vibrant de rage. "Je laisse mon coeur s'endurcir et peu importe le prix que ça coûtera. Ce sera toujours comme ça ! Je ne laisserai pas ton peuple partir ! " ; Dans un dernier cri, tous se mirent à vouloir avoir le dessus pour avoir le dernier mot. "Dit le Seigneur, dit le Seigneur ! Je n'laisserais pas (Laisse) ton peuple (mon peuple) partir !"

Le ciel s'éclaircit brutalement pour dévoiler un plafond en peau depuis lequel était suspendue une myriade de cristaux ambrés qui s'entrechoquaient doucement dans la brise matinale. Le chaman resta immobile et hagard, posant son regard sur la place libre à ses côtés. Dès qu'il s'était mit à psalmodier dans son sommeil, les yeux brillants éclairant d'une lumière fluorescente son visage convulsé, Satinka avait dû s'enfuir du lit. "Hum." Manger un ancien roi démoniaque ainsi qu'un fervent serviteur de Délix n'avait pas été une superbe idée. Gideon avait de toute évidence fouiné là où ça ne le regardait pas ; et maintenant encombré des souvenirs et fantasmes du parasite, le Suprême de l'Au-Delà se disait qu'il avait absolument rien à foutre de ce que faisaient Zane et Edwina ou même cette compagnie d'anges fanatiques et qu'il aimerait bien arrêter de rêver d'eux. Ses visions étaient si déformées de la réalité qu'il trouvait cela drôle jusqu'ici, mais il sentait poindre l'impatience et la lassitude dans son esprit. Dans un rire mauvais, Devaraj se dit que ce serait bien drôle que la Belle soit en réalité une sorcière capable de maudire les Démons. Il avait vu la Folie que contenait la Reine - soit disant de la paix, en réalité maintenant qu'il s'était remis de sa tentative d'assassinat, il trouvait cette femme hilarante. Une fois qu'il se fut extirpé de ses fourrures et de la chaleur de son lit, il se désintéressa de la chose et oublia complétement les remous politiques qui semblaient captiver ces idiots. Le Fou des Dieux avait d'autres préoccupations qu'il jugeait un peu plus graves que de savoir de quelle couleur seront les ailes qui déclencheront une prochaine guerre.  Le chaman souleva le rideau et contempla la baie de l'Île Maudite parsemée de pierres dont la magie brûlait les yeux. Ces fous pouvaient bien s'entretuer, sur son territoire c'était les Aetheri qui se faisaient la guerre ; non les Hommes.
Mots : 768




« Et en toi, Prince de la Démence, la magie folle parasitera ton esprit gangrené jusqu'à ce que tu puisses embrasser ta mort adorée et sacrée. »

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Melissandre
~ Humain ~ Niveau I ~

~ Humain ~ Niveau I ~
◈ Parchemins usagés : 1350
◈ YinYanisé(e) le : 18/09/2016
✭ Activité : Prêteur sur gage (rang I)

Caractéristiques
◤ ◤: AGI : 8 / FOR : 6 / CHA : 10 / INT : 11 / A-MAG : 3
◤ ◤: Une dague ; des couteaux de lancé
Melissandre
MessageSujet: Re: [Concours d'écriture] La comédie musicale du RP   Sam 12 Jan 2019, 12:11

+1 juste à cause de la chanson choisie

Je cherche encore la mienne xD



#Melissandre
#Sirrah
#Adelia
#Bertrand (voix 1)
#Sélène (voix2)
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Melissandre
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Melissandre
MessageSujet: Re: [Concours d'écriture] La comédie musicale du RP   Sam 12 Jan 2019, 19:10



La poésie... Voilà un exercice bien difficile. La lire ne la gênait pas, même si certains textes étaient bien plus complexe que d'autres. Mais lorsqu'elle s'y essayait, l'affaire était tout autre. Avec quelques étudiants ils s'étaient réunis dans la bibliothèque, tous cherchant à développer leur talent de poète. Certains avec plus de succès que d'autres. Pour ''simplifier'' l'exercice, l'un d'entre eux avait proposé un thème, adopté à l'unanimité par le reste des étudiants, Melissandre y compris. Ça allait être drôle avait-elle pensé d'abord. Puis après vingt minutes de réflexion et dix lignes d'achevées, elle se rendit compte que c'était plus compliqué qu'autre chose.

« Parce que tu croyais vraiment y arriver en plus... »

Que d'encouragement... Tout en écoutant le premier étudiant, un Déchu, elle jeta une œillade sur la feuille de Maya. Elle en était au même point qu'elle, ça la rassurait. Puis un sourire se dessina sur les lèvres de l'albinos en entendant l’œuvre du garçon. Tara avait toujours insisté auprès de Salim pour que leur caravane s'attarde le moins possible à Avalon quand ils y allaient. De loin la cité avait l'air d'être terriblement vivante. En fait, c'était bien plus que ça. La prochaine fois ce sera elle qui insistera pour voir de quoi était faite cette ville, que sa tutrice le veuille ou non. Le temps que la fille assise à ses côtés lise sa création, Melissandre gribouilla quelques mots supplémentaires sur sa feuille. D'une oreille elle écoutait la voix fluette de sa voisine. Flûte alors, sa prestation était pas mauvaise. Même plutôt bien. Quelques commentaires fusaient par-ci et par-là quand cette dernière eut terminée. A nouveau, l'Humaine profitait de ces quelques secondes pour réfléchir à ce qu'elle avait posée sur son parchemin, tapotant son nez du bout de sa plume. Finalement, elle raya la moitié de son texte et entoura certains de ces mots, sous les regards étonnés de ses comparses. Elle garda le silence encore quelques secondes avant que le Déchu ne la relance. Sur une longue inspiration, elle fixa une dernière fois sa feuille avant de plaquer ses mains sur la table en signe de résignation.

- Moi je viens d'un pays, De déserts infinis, Où les caravanes, Rêvent et flânent...

Elle marqua une pause. Quoi d'autres ? Que pouvait-elle dire d'autre ? Elle entendit alors la voix de son clone à ses côtés.

- Où pendant ton sommeil, Les serpents t'ensorcellent. 

Les yeux de Melissandre s'illuminèrent en fixant Maya qui continuait son poème. Elle venait de reprendre un nouveau souffle grâce à son clone. Et, survolant rapidement sa feuille ainsi que celle de Maya, elle reprit la parole avec plus d'entrain.

- Quand le vent vient de l'est, Le soleil est à l'ouest Et s'endort dans les sables d'or. 

A peine avait-elle eu terminée, que Maya enchaîna de nouveau, sans pour autant attendre le moindre signe d'hésitation de l'albinos, qui ne se priva pas de faire de même.

- C'est l'instant envoûtant, Vole en tapis volant, Vers la magie Des nuits du Désert. 
- Ô nuits du Désert, Mille et une folies, Insomnies d'amour, Plus chaudes à minuit, Qu'au soleil en plein jour.

Maya regarda Melissandre avec des yeux ronds alors que cette dernière terminait son vers. Ce ne fut pas la seule. Mais elle en fit également rire d'autres, ce qui leurs valu quelques réprimande de la part des étudiants alentours. Ça lui avait échappée. Un drôle de mélange entre le thème de la chaleur de son texte et celui de l'amour qu' évoquait sa sœur. En somme, quelque chose de tout à fait banal à la base. Bah, tant qu'elle y était, elle avait une suite à cette strophe.

- Ô nuits du Désert, Aux parfums de velours, Pour le fou qui se perd, Au cœur du désert, Fatal est l'amour.

Elle se tourna vers Maya qui lui souriait, amusée, avant de prendre la suite. Tel un jeu, chacune mêlant ce que l'autre avait notée sur son parchemin, les deux adolescentes continuèrent ainsi à enchaîner leurs rimes et leurs idées, s'aidant lorsque l'une doutait, prenant la parole quand l'une était inspirée.

- Suivez-nous au pays, Où mystère et magie, Ont des pouvoirs qui vous ensorcellent, Ils serpentent la nuit, Au détour des ruelles.
- Ô nuits du Désert, Mille et une folies, Démons de minuit, Qui tournent sans bruit, Comme un vol de vautours.
- Ô nuits du Désert, Au parfum de velours, Pour le fou qui se perd, Au cœur du désert, Il n'est point de retour.

Melissandre fixa un instant Maya. Elle avait presque cru que cette dernière reprendrait mot pour mot sa strophe. En réalité, à présent le jeu s'était presque transformé en un duel. A présent ce serait à la première qui ne trouverait rien à dire sur le Désert et Utopia. Elle était abandonnée, mais la jeune fille ne s'identifiait pas à la nouvelle ville souterraine. Elle n'y avait jamais réellement vécue.

- Chaque soir, des regards, Comme des coups de poignards, Te transperceront dans le noir.
- C'est l'instant envoûtant, Vole en tapis volant, Vers la magie des nuits du Désert., ajouta enfin Maya après quelques secondes de silence.

Cette fois elle avait réellement répété mot pour mot une précédente strophe. A nouveau l'albinos fixa sa sœur, ne comprenant pas. Jusqu'à ce qu'elle la voit replier son parchemin. Oh, alors c'était la fin ? Peut-être avait-elle raison. C'était amusant mais il ne fallait pas monopoliser la séance. Elle se tourna vers le reste du groupe, attendant leur jugement comme la note du professeur. Ce qui était idiot.

« En effet... »
C'est bizarre ça, mais hé ! C'est chez moi !


Mots 976
J'ai trouvé ma chanson o/:
 



#Melissandre
#Sirrah
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#Sélène (voix2)
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Ezechyel
~ Ygdraë ~ Niveau IV ~

~ Ygdraë ~ Niveau IV ~
◈ Parchemins usagés : 396
◈ YinYanisé(e) le : 27/08/2014
☿ Âme(s) Soeur(s) : Mircella Rumblee | PNJ
✭ Activité : Stratège | Rang I

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◤ ◤: A: 22 | F: 30 | Ch: 15 | I: 16 | M: 9
◤ ◤: Caliawen [Une épée] | Itarillë [Un arc] | Estrid [Une rapière]
Ezechyel
MessageSujet: Re: [Concours d'écriture] La comédie musicale du RP   Dim 13 Jan 2019, 04:07




Les pieds balançant doucement au-dessus du vide, Elyot avait la tête levée vers la voûte céleste dont les tons d’azur se faisaient accentuer par la lumière éclatante du jour. Les yeux légèrement froncés pour éviter de s’aveugler, il contemplait les formes des nuages se mouvoir aux caprices du vent qui sifflait furieusement au creux de ses oreilles rougies par le froid ambiant. Il était assis sur la palissade de pierres qui dessinait le pourtour du temple dans lequel il était confiné, profitant d’un répit en dehors de ses murs épais et suffocants. Il attendait. Sa garde personnelle l’entourait, pour une première fois, à une distance raisonnable, mais leur œil restait vigilant. Ils guettaient l’arrivée de la même personne que l’Ygdraë dans un mutisme discipliné. Seul le discret cliquetis de leur armure trahissait leur silence, leurs pas étant étonnamment légers pour des individus de leur carrure. Lorsque la mélodie métallique s’interrompit, le garçon sut immédiatement qu’il était enfin là, alors que les Braskä avaient rapidement pris position autour de lui. Descendant précipitamment de son perchoir improvisé, le Löth courut aussitôt vers le nouveau venu sans pouvoir contenir sa joie de le revoir. Sur son faciès, un sourire vint étirer la commissure de ses lèvres, tandis que ses prunelles s’illuminaient de lueurs innocentes et candides.

Néanmoins, son excitation tomba quand il le vit baisser les yeux à son approche sans lui prononcer un mot. Le sylvestre reçut ce geste comme une gifle en plein visage qui le ramena devant la réalité, devant tout ce qu’il avait perdu depuis qu’il vivait dans ce lieu de solitude. L’invité ne faisait que respecter les traditions de leur peuple et quoi qu’il puisse ressentir, quoi qu'il puisse penser, il se gardait bien de le montrer dans un bon professionnalisme. Une vague de tristesse envahit l’Eskët, dont le sourire s’effaça au profit d’une expression peinée, coupable. « J’aimerai tant resté fidèle à ma terre, commença-t-il dans un murmure hésitant, oublier le vent éphémère. J’ai essayé tant de fois. » Ses doigts se cramponnèrent au tissu de ses vêtements, ses mains tremblaient. « J’ai beau dire : « je reste, je n’partirai pas ! ». Chacun de mes gestes, chacun de mes pas, me ramènent sans cesse, malgré les promesses, vers ce bleu lumière. » Il n’était pas certain que ses mots aient du sens pour son interlocuteur, mais l’Elfe avait besoin d’extérioriser ce qu’il ressentait vraiment malgré tout. Ça faisait trop longtemps qu’il se contentait de garder le silence. « L’horizon où la mer touche le ciel et m’appelle cache un trésor que tous ignorent. C’est le vent, doucement, qui se lève et me révèle. Le bleu de l’eau… » Sa voix se brisa, avant qu’il reprenne au bout de quelques secondes d’un ton étouffé. « Si je pars, j’irais plus loin et toujours plus haut. » Le sens n’avait plus aucune importance à ses yeux. Il se laissait emporter par ce que lui dictait ses sentiments en bafouant impunément les honneurs portés par son statut. Il était en crise. Il voulait se faire écouter. « Il faut aimer ma terre et son histoire pour ceux qui veulent encore y croire, oublier le temps qui passe. Il faut aimer ma terre et son histoire et garder encore l’espoir qu’un jour, je trouverai ma place. » Il pleurait.

« Je peux les guider, les rendre plus grands, les accompagner. Je prendrai le temps. » L’Ygdraë baissa la tête pour essuyer ses larmes. « Oui, cette voix cachée pense tout autrement. Je ne comprends pas : le soleil vient danser sur la mer éternelle, mais tous ignorent ces reflets d’or. Elle m’attend sous un tapis de lumière, la mer m’appelle. » Son invité bougea. Le Löth l’entendit, mais refusa de lever les yeux. Il se sentait honteux de lui dire tout ça, à la manière d’un enfant gâté. Le mal était déjà fait. « Moi je veux voir derrière les nuages de nouveaux rivages ! L’horizon où la mer touche le ciel et m’appelle cache un trésor que tous ignorent. Mais le vent, doucement, qui se lève et me révèle– » Ses mots furent coupés par son père qui l’étreignit soudainement. Bien que ses bras soient solides, musclés par les années à brandir des armes lourdes, son accolade était étonnamment douce et affectueuse. Le garçon avait oublié à quel point ça lui avait manqué. « Que j’ai le droit d’aller là-bas. » termina-t-il en chuchotant avant de le serrer à son tour dans les bras.

740 mots
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Toupinou
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Toupinou
MessageSujet: Re: [Concours d'écriture] La comédie musicale du RP   Dim 20 Jan 2019, 20:24


Medley de deux chansons : Pauvres Ames En Perdition (La Petite Sirène, Disney)
+ Evil Like Me (traduction) (Descendants, Disney Channel)

C’est bientôt l’heure. D’ici deux heures …

Dans deux heures, j’aurais reçu mon diplôme attestant la fin de mon parcours en premier cycle. D’ici deux heures je  serais reçue à l’Université d’Asresh. Je deviendrais une Fidèle d’Asresh. Serais-je à la hauteur ?

Dans ma chambre, je fais les cents pas. Je me pose milles questions. J’aimerais que mes parents soient là. Qu’ils me guident. Je n’ai pas été la meilleure recrue de l’année. Encore aujourd’hui, je fais des erreurs. Que dois-je faire ? Serais-je assez méchante pour devenir une véritable sorcière ? Sans pitié ? Cruelle ? Sans une once de miséricorde ?

J’ai toujours cette petite voix innocente dans ma tête qui essaie d'atténuer mes idées morbides ; qui essaie de me faire changer, que je devienne plus douce, gentille … et cela m’effraie au plus haut point car je commence à apprécier ce sentiment.

Père, Mère, si vous étiez là, qu’est-ce que je devrais faire ?

Je décide de m’arrêter devant le petit miroir dans lequel mon reflet me regarde.

« Je n'ai pas toujours été gentille et sincère. J'ai vraiment mérité le nom de sorcière. » dis-je tout haut et je vois mon reflet bouger les lèvres. « Mais vous verrez qu'aujourd'hui, je suis bonne avec autrui. Repentie, j'ai voulu faire marche arrière. »

Les contours de mon reflet se floutent soudain. Est-ce réel ? Ou simplement mon imagination débordante qui me joue des tours ? Mon reflet prend alors la forme d’une belle femme au regard froid. J’ai déjà vu cette femme aux cheveux châtains. Dans mon imaginaire, cette femme a toujours été ma mère.

« Oui ? » me questionne cette dernière.  

« Oui ! » je lui répond d’un ton assuré.

« Regarde toi ! Regarde moi ! » me lance-t-elle d’un air révolté.

« Il est vrai que je connais un peu de magie »  je reprends comme si elle ne m’avait pas interrompu. « C'est un talent que j'ai toujours possédé. Aujourd'hui par bonté d'âme, j'ai mis, je le proclame, au service de tous les cas désespérés. »

Ma mère, dégoûtée, me crache à la figure : « Pathétique ! »

Mais je continue. Je veux qu’elle comprenne. « Toutes ces âmes en perdition, en mal de tout : cette âme-là rêve d'être un squelette ; l'autre cherche une amourette. Et moi, qu'est ce que je dis ? Je dis oui. »

Cependant, elle ne me laisse pas continuer mon monologue et me dit d’une voix sans équivoque : « Jadis, j’étais comme toi, mon enfant : manquant d’assurance. Je tenais tête à ma maman, pleine d’arrogance. Mais j’ai mis mon cœur de côté et ma tête m’a guidée. »

Soudain, le doute m’assaille. Ce même doute qui me tient éveillée certaines nuits. Qui suis-je ? Quel genre de personne je souhaite devenir ? J’ai toujours eu peur pour mon avenir. Alors je lui demande en ravalant mes larmes : « Que faut-il que je sois, Mère ? A-t-on raison ou tort de jouer les voleurs, Mère ? Dis-moi quoi faire ? » J’ai honte de ma voix tremblante.

Le reflet de ma mère relève la tête haut et son regard se fixe dans mes yeux. Elle me raconte alors : « Il est temps pour toi d’écouter ce que ma chère maman disait. « Ne veux-tu pas être méchante comme moi ? Exercer ta malveillance ? Faire du mal, la raison d’être de ton existence ? Tu peux consacrer ta vie aux déshérités, mais quand on est mauvais : moins on en fait, mieux c’est ! Ne veux-tu pas être sans pitié et furieuse ? Exceller dans l’art d’être pernicieuse ? » Toute ma vie, j’ai cherché à être la pire calamité. J’ai voulu progresser, devenir maîtresse en cruauté. Il est temps, très chère, que tu égales ta mère. » Le souffle court, j’écoute ses mots avec une grande attention. « Promets que tu t’emploieras à faire tous les coups bas. Ne veux-tu pas être méchante comme moi ? Être cruelle ? Être méchante, mauvaise et rebelle ? »

Le voulais-je ? Oui ?
                                     
« Quand de ton diplôme tu t’empareras, ton règne commenceras. Qui voudrait d’une reine du mal qui filerait tout droit ? Ne veux-tu pas être sans cœur , dure comme la pierre ? Être la plus impitoyable dans mégères ? »

Milles pensées m’assaillent. Je ne sais pas. Je ne sais vraiment pas quoi faire. Alors elle continue : « Ce n’est pas à nous de décider, nous sommes prédestinées ! Ma fille, écoute moi, et répète après moi : Tu vas être méchante »

« Je vais être méchante, c’est vrai ! » fais-je dans un souffle, comme si, enfin, la vérité s’imposait en moi.

« Tu ne vas pas hésiter ! »

« Je ne vais pas hésiter. Je serais méprisante ! » je lui lance en reprenant de l’assurance.

« Oui ! Méprisante ! Parfait ! » acquiesce-t-elle.

Je reprends en m’extasiant : « Toutes ces âmes en perdition, en panne de tout : elles débarqueront dans mes chaudrons, en braillant : « Toupinou, sauve-nous ! » Et moi, j'accepterais, quelle question ! »

Je suis fière de mes racines : Je suis une sorcière ! C’est pourquoi j’ajoute : « Il va tout de même arrivé, que l'une ne puisse pas payer et que je la ferai frire sans compassion. » Cette simple idée me fait sourire. « C'est vrai que j'aurais des plaintes. Mais tous comptes faits, je serais une sainte pour toutes les âmes en perdition. »

Ma mère cligne des yeux en souriant. Je fais de même. Devant moi, c’est mon reflet que je retrouve. J’ai les yeux brillants et le sourire aux lèvres.

936 mots.






Tu sais, ce n'est pas du noir qu'on a peur ... c'est de la formidable liberté que prend notre imagination quand nous y sommes plongés.
Brune (1992) de Emmanuel Guibert
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Nostradamus
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◤ ◤:
Nostradamus
MessageSujet: Re: [Concours d'écriture] La comédie musicale du RP   Lun 21 Jan 2019, 07:51

Sylbille ouvrit la porte de ses appartements avec fracas, s'engouffrant dans la chambre qui lui était réservée. Elle fut suivit de près par Maeve, sa partenaire de chasse habituelle, mais également amie la plus proche. La chasseuse semblait visiblement agacée, sans que la traqueuse ne comprenne véritablement pourquoi. Ainsi, la lyrienne s'installa sur le fauteuil de la coiffeuse et observa sa camarade déambuler de long en large devant son lit. "Ho, mais qu'est ce qu'il t'arrive, Sylb'... Et toi qui croyais connaître la chanson…" L'orisha pensait à voix haute, sans véritablement parler à sa partenaire. Cette dernière était habituée à ce comportement, qui arrivait lorsque la brune était particulièrement chamboulée. Elle la laissait s'exprimer, écoutant patiemment, jusqu'à ce qu'elle ne vienne lui poser des questions ou conseils. "S'il y a un prix pour manque de jugement, je crois que j'ai le ticket gagnant…" La Gandr soupira longuement avant de s'assoir sur le rebord de son lit à baldaquin. Elle ne pouvait plus retenir ce qu'elle avait sur le cœur. Elle devait se confier. Depuis plusieurs semaines déjà que ce triste constat lui était apparut, et s'était imposé à elle. Plus elle avait essayé de repousser ses sentiments, et plus évidents ils étaient devenus : l'admiration et l'amitié qu'elle éprouvait envers son mari avaient évoluées en quelque chose de différent. Pourtant, une part d'elle même se refusait encore d'y croire. "Nul homme ne vaut de souffrir autant…" La nouvelle avait fini par lui parvenir : Raedden avait rejoint Edwina pour tout un séjour sur les terres magiciennes. Cela n'aurait pas dû lui faire la moindre émotion. Il avait été très clair dès le départ, à ce sujet. Son cœur était réservé à l'Ultimage. Sylbille n'y avait jamais trouvé rien à redire et s'était toujours contentée de leur arrangement, et pourtant, savoir que son époux avait passé ce temps aux côtés de cette femme venait de créer une douleur dans sa poitrine. Cette idée lui était tout bonnement insupportable, quand bien même ils aient été en compagnie d'un couple de vieillards. "C'est de l'histoire ancienne - je jette, j'enchaîne !" Se disant, Sylbille mima ses paroles d'un geste. Elle devait se faire une raison, passer à autre chose. Demain, elle ferait parvenir une missive à l'un de ses amants, pour lui faire savoir qu'elle lui rendrait visite. Maeve afficha un sourire contrit. C'était donc ça qui la tracassait… Elle aurait sans doute dû garder le silence, pourtant elle ne put se retenir d'intervenir dans les pensées de son hôte. "Qui crois-tu donc tromper ?" Pas elle, en tout cas. Elle la connaissait trop bien. Elle parvenait à connaitre la moindre de ses pensées d'un seul regard. Cette vérité qui l'oppressait désormais, son amie l'avait flairé depuis des lustres, la voyant peu à peu changer de comportement. Devant le regard contrarié de la brune, la rousse continua : "Ton coeur en feu est amoureux." Sentant les protestations qui allaient commencer, Maeve s'empressa de terminer sa phrase. "N'essaie pas de cacher la passion qu'on lit dans tes yeux." "Oh non." protesta la concernée. "Pouquoi donc le nier, il t'a envoûtée et t'a ensorcelée." Sylbille croisa les bras sur son buste et se releva, recommençant à déambuler. "Non, non jamais je ne le dirai !" Cette réponse était à elle seule un aveux. Elle s'entêtait simplement. S'enfonçant davantage sur son dossier, Maeve toisa sa camarade. "Ton coeur soupire, pourquoi mentir ?" Sylbille garda le silence pendant quelques temps, cherchant une réponse à rétorquer. Pourtant, ses pensées se brouillaient, revenant inlassablement vers le même sentiment : la jalousie ressentie envers la Belle. "C'est trop banal d'être sentimentale." prétendit-elle. La véritable raison était tout bonnement qu'elle savait son amour non réciproque. Un simple regard envers son amie lui appris qu'elle ne l'avait pas berné. Elle soupira longuement. "J'avais pourtant appris la leçon, mon coeur connaissait la chanson." En effet, elle avait tout fait pour ne pas se laisser ses sentiments grandir. Elle s'était consacrée corps et âme à son métier. Elle avait collectionné les amants. Et pourtant… Cela n'avait pas suffit. "Mais tout vacille, accroche-toi ma fille t'as le coeur trop fragile, évite les idylles." Elle se demandait comment elle s'était laissée embarquée dans une telle histoire, digne des romans à l'eau de rose des boudoirs qu'elle cherchait à tout pris à éviter. Elle qui se targuait d'être un esprit libre et indépendant, sans accroche, ses sentiments la rendaient bien bête."Pourquoi nier, c'est dément, le tourment de tes sentiments. Quand tu mens, c'est passionnément. Tu l'aimes et c'est normal, la passion t'emballe et ça fait très, très mal." Sylbille s'arrêta un instant, pinçant les lèvres. "Non, non jamais je n'avouerai." Sylbille se détourna du regard de sa camarade et s'approcha d'une commode. Là, elle aperçut une dague finement forgée, avec ses initiales. Un cadeau de Raeden. L'arme n'était pas faite pour le combat, et pourtant, l'objet avait bien plus de valeur à ses yeux que bon nombre de ses possessions. "Même si tu nies, tu souris car tu l'aimes." Sylbille fronça les sourcils, effaçant le sourire qu'elle n'avait su retenir. "Laisses tomber, je ne suis pas amoureuse." Ses joues s'enflammèrent tandis qu'elle proférait son mensonge. Le regard que lui renvoya la lyrienne se passait de tout commentaire : elle ne la croyait pas. "Lis sur mes lèvres : tu t'enfièvres car tu l'aimes." "Jamais, jamais je n'te dirai, jamais je n'oserai…" Oui, comment pourrait-elle oser prononcer ces mots à haute voix ? Cette simple phrase, je t'aime, qui risquerait de tout gâcher. Connaissant son mari, il serait probablement prêt à tout arrêter pour ne pas lui infliger davantage de tourments. Prêt à s'éloigner d'elle, et à ne plus la revoir. Cette idée suffisait à lui tordre le ventre d'angoisse. Maeve rejoignit la brune prêt de la fenêtre où elle s'était accoudée. "C'est pas la peine d'hésiter, car tu l'aimes." dit-elle finalement, énonçant une vérité inéluctable. Si seulement les choses étaient si simples. S'il n'y avait pas eut Maestorm, sans doute n'aurait-elle pas autant tergiversé. Elle se serait lancé sans crainte des conséquences. Si les choses ne s'étaient pas passées comme elle le souhaitait, elle aurait simplement pris ses valises et se serait envolée. Mais maintenant, avec leur fils, cette option n'était simplement pas envisageable. Dehors, elle aperçut la silhouette de l'homme, qui s'éloignait de la forge, point noir sur la toile blanche enneigée. "Oserai-je un jour, t'avouer comme je t'aime ?" murmura-t-elle à voix basse. Un rire amer fit vibrer sa gorge. Non. Elle était simplement condamnée à garder ce secret pour elle.


1176 mots
J'ai participé avec Sylbille, même si elle n'est pas encore validée. Si ce n'est pas bon, ne prenez pas ma participation en compte ^^
En tout cas, c'était fun à écrire ^^
Merci Dev :)
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