AccueilFAQRechercherS'enregistrerConnexion
Points de rp doublés jusqu'au 25 novembre ! Enjoy =D

Partagez | .
 

 [XXVIII] - Ne promets rien si tu ne peux pas le prouver | Solo

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Scott T. Adams
~ Lyrienn ~ Niveau III ~

~ Lyrienn ~ Niveau III ~
◈ Parchemins usagés : 454
◈ YinYanisé(e) le : 25/05/2013

Caractéristiques
◤ ◤: Agilité [15] | Force [12] | Charisme: 17 | Intelligence [15] | Magie [30]
◤ ◤: Spensierate [Des couteaux de lancer] | Salvaje [Des griffes en métal] | Ardiente [Une dague] | L'arc du Destin | Les petits oiseaux en papier
avatar
MessageSujet: [XXVIII] - Ne promets rien si tu ne peux pas le prouver | Solo   Dim 16 Sep 2018, 02:53


Catégorie de quête : XXVIII. Religion
Partenaire(s) : Solo
Intrigue/Objectif : Suite à sa rencontre avec Isiode qui l’a amplement faite réfléchir, Brethil a enfin trouvé un véritable but à son existence. Cependant, avant de se lancer dans la réalisation de ses nouvelles ambitions, l’Ange ira dans un temple d’Edel où elle y passera un temps important à se dévouer à la Déesse. Après avoir rejeté l’importance de la Vie au cours de ces dix dernières années, Brethil estime devoir expier ses fautes auprès de la divinité pour lui permettre d’avancer. Elle tentera de vaincre, une bonne fois pour toute, ses démons, ce qui l'incitera à devenir une prêtresse de l’Aether de la Vie.


Brethil s’agenouilla devant le cénotaphe, les paupières closes. Doucement, elle vint joindre ses mains, croisant ses doigts dans une pose de prière. Puis, sa tête se pencha légèrement vers l’avant, entraînant ses longues mèches à tomber sur son visage comme un épais rideau d’or. Le vent balayait les tissus de sa robe céruléenne dans un souffle furieux qui entremêla ses cheveux. Pourtant, c’était à peine si l’Ange daignait réagir. Immergée au cœur de sa transe, cette dernière offrait ses respects aux défunts et implorait Ezechyel de guider leur âme vers un havre de paix où leurs tourments seraient apaisés et guéris. Bien que la femme demeurait muette, ses lèvres bougeaient sans extirper un seul son, tandis qu’elle récitait intérieurement les prières de deuil qu’on lui avait enseigné, il y a très longtemps. Malgré tout, l’Okan se souvenait de chaque mot avec une clarté presque irréelle, ces derniers s’étant à tout jamais gravés dans l’essence même de son esprit. Les occasions où elle les prononçait s’étaient rarement manifestées au cours de sa vie et en vérité, elle aurait espéré ne jamais devoir répéter ces paroles funèbres, encore moins à songer au moment où cela deviendrait une nécessité. Néanmoins, c’était une responsabilité qui l’incombait de rendre hommage à ses confrères ayant injustement perdu la vie au tournant du génocide. Mais toute cette naïveté que l’Ailée avait portée en elle s’était écroulée lorsque la guerre avait cogné à leur porte, et que les premières gouttes de sang s’étaient répandues. L’Immaculée se rappelait encore la beauté des montagnes enneigés, et de leur pureté traduite par la couleur d’ivoire de leurs flocons de neige. Elle se rappelait aussi le froid qui lui avait mordue les os en dépit des fourrures qu’on lui avait mise par-dessus les plaques de son armure. Elle se rappelait s’être engouffrée dans les ombres d’une structure en hauteur pour mieux cibler ses ennemis avec son arc. Elle se rappelait avoir observé le sol immaculé se teinter de rose, tandis que les soldats tombaient comme des mouches, éventrés, mutilés, et parfois pire encore. Elle se rappelait s’être fait surprendre par une engeance démoniaque qui avait repéré sa cachette et s’être battu bec et ongles pour survivre à ses coups violents et sa magie dévastatrice. Elle se rappelait s’être défendue avec toute l’énergie du désespoir pour fuir la faux d’Ezechyel qui se camouflait sur la pointe de l’épée de ce Démon aux yeux fous. Elle se rappelait la peur qui l’avait traversée à chaque fois que cette lame venait trancher une parcelle de son épiderme, faisant couler le sang qui guidait peu à peu la Mort à elle. Elle se rappelait la force frénétique qu’elle avait déployé pour rester en vie, et qui lui avait permis de planter l'une de ses flèches dans la trachée du Pécheur, sacrifiant sans hésiter sa misérable vie à la place de la sienne. Après tout, l’Ange ne l’avait-elle pas fait pour tant d’autres au cœur des hostilités, perchée sur sa « tour » et invisible à leurs yeux? La plupart ne devaient même pas connaître le visage de celle qui les avait assassinés. Mais finalement, est-ce que cela avait une quelconque importance dans un contexte où ceux qui ne parvenaient pas à tuer se faisait tuer à leur tour? Probablement pas, et c’était d’autant plus vrai lorsque le camp ennemi n’était composé que de Démons et d’enfants du Mal. Toutes ses victimes avaient amplement mérité le châtiment qui s’était abattu sur leur tête, et la blonde se souvenait parfaitement du soulagement qui l’avait envahie à l’annonce de leur victoire. Elle avait été si reconnaissante envers Edel et la miséricorde de son éternel partenaire de l’avoir laissée en vie. Elle avait versé des larmes en leur honneur, puis avait pleuré le décès de ses frères d’armes qui n’avaient pas pu échapper à la tragédie de leur destinée. Cela avait été la première fois où ses lèvres s’étaient mouvées pour prononcer cette prière d’adieu, et l’Okan se rappelait que son corps avait tremblé, sa voix se brisant entre ses lamentations éplorées.

Puis, la guerre divine avait pris fin : le verdict du Créateur était impitoyablement tombé sur son peuple. Brethil se rappelait la confusion et le désarroi qui s’étaient lentement immiscés parmi eux jusqu’à prendre des proportions inégalées. Elle se rappelait, évidemment, l’attaque des engeances démoniaques qui survint peu après, ainsi que du sang, du chaos et de la destruction que leur passage laissait sur les Terres Blanches. Elle se rappelait les cadavres angéliques qui étaient tombés, de tous ses amis qui s’étaient fait massacrer, alors qu’elle fixait, complètement impuissante, ces horreurs. Elle se rappelait également du Magicien qui l’avait trainée hors de la Citadelle, tandis que ses jambes avaient cédées sous son poids. Elle se rappelait avoir eu les yeux écarquillés, et le corps gravement blessé pour avoir tenté de protéger un enfant. Elle se rappelait le sentiment de dévastation, de trahison, qu’elle avait commencé à nourrir contre Edel pour avoir osé l’épargner, alors qu’un avenir aussi funeste l’attendait. Elle se rappelait avoir ardemment souhaité la Mort sans, toutefois, trouver le courage de mettre elle-même fin à ses jours. Elle se rappelait l’existence fantomatique qu’elle avait peu à peu mené auprès de Mérédith et de son mari, Haérion, sur les Terres que l’Ultimage prêta à leur peuple. Elle se rappelait avoir manger que pour remplir son estomac et avoir bu que pour hydrater sa gorge sèche. Elle se rappelait avoir perdu toute sa raison de vivre, et s’être fait prisonnière dans un vide douloureux. Elle se rappelait les premiers cauchemars qui l’avaient accablé, de ses premières tentatives à combler le trou de son âme et les prémisses de sa façade. Elle se rappelait tous ces événements comme s'ils s’étaient déroulés hier. Ils s’étaient profondément ancrés, telles les paroles de cette prière, dans les abysses de son esprit, marquant à tout jamais ce qu’elle était, et ce qu’elle deviendrait. L’Ange termina enfin sa conjuration, ouvrant lentement ses paupières. Puis, elle leva la tête vers le ciel, contemplant de ses prunelles d’azur les formes éphémères des nuages qui se déplaçaient doucement au rythme du vent. Est-ce que les Aetheri la voyaient de là-haut? Sans doute. C’était la seule question que la jeune Ailée se posait, alors qu’elle se redressait sur ses jambes engourdies. Elle avait une erreur à réparer auprès d’eux, non, auprès d’une Seule en vérité. Si la jeune blonde se souvenait de chaque décision qui l’avait guidé jusqu’ici, du détail le plus important au plus insignifiant, c’était pour une raison. Naturellement, l’Immaculée se rappelait la rencontre avec Isiode, et de tout ce qu’il lui avait dit avec sa franchise presque terrifiante. Inconsciemment, l’Okan alla porter sa main sur sa joue.

Elle se rappelait ce qui l’avait motivé, autrefois, à prendre les armes pour voler jusqu’aux monts de l’Edelweiss Enneigée. Elle se rappelait la volonté de fer qui l’avait aidé à se guider parmi ses propres incertitudes pour lutter contre le Mal et défendre le Bien. Tout était si clair dans sa tête et pourtant, Brethil n’avait pas hésité à tourner le dos à la précieuse Vie qu’elle avait tant chéri, et à Edel qu’elle avait offensé en crachant sur son présent inestimable. Qu’est-ce que l’Ange était devenue? Qu’avait-elle fait pour en arriver jusqu’où elle était à présent? La jeune femme, qui avait toujours été si attachée au principe de la Vie, l’avait rejeté comme un vulgaire déchet. Peut-être que le soldat aux cheveux immaculés avait eu raison finalement : si elle était vivante, c’était sans doute pour un but bien précis, quel qu’il soit véritablement. Un sourire triste se dessina sur le coin de ses lèvres. Le Destin n’était-il pas une notion trop cruelle? C’était à cause lui que sa voie s’était détournée de la Déesse. C’était à cause de lui qu’elle en était venue à ses derniers retranchements en se persuadant que le mensonge était sa vérité. Cependant, c’était grâce à lui que l’Okan pouvait se tenir là, debout devant le cénotaphe des Colombes, à réfléchir sur un futur qu’elle aurait choisi de sa propre volonté. Mais encore là, est-ce que la volonté était réellement un acte commis de son dû? Ou était-ce Oni qui lui tirait les ficelles comme un marionnettiste en suivant ce qu’il avait tracé pour elle? À vrai dire, c’était une question qui lui échappait complètement. Peut-être était-ce à elle de trouver la réponse par ses propres moyens, même si elle ne savait pas forcément par où commencer. Il n’y avait qu’un choix qui demeurait certain parmi toute sa confusion. Néanmoins, avant toute chose, l’Ange devait trouver un moyen d’obtenir le pardon de l’Aether de la Vie sans qui cette unique ambition ne serait jamais réalisable. Elle en était persuadée.

1 463 mots | Post I


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://yinandyangpower.forumactif.com/t34663-scott-taiji-adams#6
 

[XXVIII] - Ne promets rien si tu ne peux pas le prouver | Solo

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Je ne peux rien te caché [Xéno]
» Une invitation que,malheureusement je ne peux refuser(PV HC)
» Rien n'égale la soupe au giraumon de ma mère.
» Il n'y a rien de nouveau sous le soleil Lavalas
» Quand Steven Bénoit ne trouve rien à dire

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Le pouvoir du Yin et du Yang :: Le naturel :: Terres du Lac Bleu :: Jardins de Jhēn-