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 [XVII] - La Rājara Auṣadha, mon ange | Zane

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Anya Eorgor
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MessageSujet: [XVII] - La Rājara Auṣadha, mon ange | Zane    Lun 09 Avr 2018, 20:32

Catégorie de quête : XVII. Négociation
Partenaire : Zane
Objectif : L'objectif pour Zane et Mitsuko est d'arriver à un contrat équilibré.

__________________________________________________________________

J'ai dansé avec toi, une fois, dans un rêve. Je te connais. La lueur dans tes yeux est si familière. Je sais ce que tu vas faire. Tu m'aimeras, comme tu l'as déjà fait, une fois, dans un rêve.


La sueur avait perlé sur son front, comme elle ne l’avait plus fait depuis des siècles. La chose était une nécessité. Bien sûr, elle aurait pu procéder autrement, rendre une visite de courtoisie au beau milieu de l’Enfer à celui qui en était devenu le Roi. Seulement, ce rendez-vous là aurait très clairement manqué d’originalité. Elle avait déjà pénétré au cœur du Royaume Démoniaque, jadis, et elle aimait trop rendre ses rares entrées en scène inoubliables pour les répéter. Alors, elle avait renoncé quelques longues heures à son corps ombragé et avait tranché deux arbres à l’aide d’une hache pour monter un autel à la gloire du Diable. La situation lui avait rappelée ô combien son corps était dénué de force et ô combien sa petite taille pouvait s’avérer être un handicap. En temps normal, elle aurait fixé n’importe quelle personne de ses yeux émeraude et l’aurait poussée à faire ce dur labeur à son compte, sans rémunération aucune. Seulement, ce qu’elle comptait faire n’était en aucun cas courant. Elle avait choisi ce chemin là par amour du défi. La procédure n’était pas difficile, surtout pas pour une Ombre, mais demandait des talents indéniables de comédienne. Les sentiments de peur, de tristesse, de défaillance, devraient être parfaitement interprétés. Elle s’était engagée à les ressentir jusqu’au moment fatidique. Tuer les individus nécessaires à l’invocation n’avait pas été bien compliqué. Elle avait respecté le cycle, choisissant ceux qui devaient rejoindre l’Au-Delà. Puis, elle avait procédé à la partie qui l’aurait probablement beaucoup amusée lorsqu’elle était encore Sorcière : la couture des membres pour créer le pantin parfait. Elle devait à présent procéder à la dernière étape.

« Je m’excuserai bien, mère… Malheureusement, le Destin ne semble pas vouloir épargner votre vie… » murmura-t-elle doucement. Ce n’était pas sa mère mais, aux yeux du monde, depuis qu’elle avait fait jouer sa magie ombragée, elle l’était. L’Impératrice était réellement peinée de cette perte. L’Illusion d’Edel la maintenait dans un état de tristesse flagrant, si bien qu’elle hésitait presque à découper sa peau et à manger ses organes. Presque. Elle pleura dès que sa victime se mit à crier. « Chut. Je suis sûre que vous comprenez… ». Que la Mort vienne saisir cette pauvre femme ainsi ou autrement, elle lui aurait rendue visite quoi qu’il en soit. Ezechyel était impitoyable et le serait d’autant plus quand il se rendrait compte de ce qu’elle faisait. Si elle n’était pas si affligée, sans doute en aurait-elle souri. Elle sourirait plus tard.

Le sang avait coulé sur sa tenue qu’elle ôta avant de se diriger vers l’Ātmahatye. Ce serait douloureux. Ça devait l’être. Elle but la drogue avant de s’allonger sur l’autel, sur le corps de sa « mère » morte. Elle plaça la peau de son visage sur son propre visage puis y disposa les yeux. Elle n’avait plus qu’à attendre, goûter à la douleur de l’Ātmahatye. Qu’est ce que la douleur si ce n’est un délice accessible uniquement à ceux qui ont le choix de décider de ne jamais la ressentir ? Sans doute aurait-elle argumenté en ce sens. Seulement, une fois saisie par la suffocation, par les crampes, par les contractions, son entreprise générale eut un goût amer. Elle espérait que le Monarque serait satisfait car elle doutait qu’Ezechyel serait ravi si elle mangeait goulument l’Âme de cet homme à la manière dont elle avait croqué dans les organes visqueux et répugnants de cette femme. La différence était que, justement, l’Âme avait un goût délicat, raffiné et étonnement sucré. La chose aurait été magnifique… Prendre l’Âme du Diable, de la poésie à l’état pur puisque, en temps normal, c’était la plèbe qui lui vendait la sienne. Seulement, elle avait envie de le connaître un peu plus, de tester sa détermination, ses envies. Seule l’ambition comptait à ses yeux, soupoudrée d’intelligence et de défiance, décorée de surprise, de rêve et de cauchemar. L’idée d’Hommes capables de l’étonner lui semblaient si illusoire. Voulait-elle qu’il l’épate ? Elle en doutait. Attendre était le meilleur moyen d’être profondément déçue. Elle souhaitait, avant tout, qu’ils arrivent à un contrat équilibré. Il avait ce qu’elle voulait, elle était à peu près certaine, dans les limites inconnues de sa condition, qu’elle pouvait également lui offrir ce qu’il désirait. Cela faisait quelques années qu’ils ne s’étaient pas vus. La dernière fois avait été riche en… Hum. Qu’importe, elle préférait ne pas y songer. Il y avait des secrets qu’il valait mieux taire. Et les affres de la drogue étaient cruels.

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Zane Azmog
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MessageSujet: Re: [XVII] - La Rājara Auṣadha, mon ange | Zane    Mar 17 Avr 2018, 22:41


L’éducation ; une notion ambiguë et abstraite qui prenait beaucoup de temps à l’homme, autant dans sa constitution que dans son optimalisation. Avoir le rôle de père, en fin de compte, n’était pas très différent de celui de Roi. À plus petite échelle, il orientait de jeunes individus dans la bonne direction, leur inculquait des leçons et prenait des décisions adaptées pour chaque transition résultant de leurs croissances. Aucun raccourci n’était toléré, sous peine de faire face à ses propres manquements. Élever le diablotin au rang de légende s’avérait ainsi bien plus subtil que prévu. Autant que de rassembler un semblant de cohésion autour de ses troupes pour en faire des soldats accomplis. La plupart des siens figuraient aussi sur sa liste de parjures potentiels ; une particularité de l’Enfer qu’il ne mettait jamais de côté pour le bien fondement de ses conspirations. Zane s’était positionné sur la plus haute tour de cette dimension, prenant appui sur une espèce de proéminence qui lui permettait d’avoir une vue d’ensemble de son territoire. Beaucoup de choses avaient changé depuis son règne. Son avancée effarante le rendait fier du parcours qu’il avait entamé jusqu’ici. En fondant l’ère des Seigneurs qui lui étaient fidèles et en mettant en place de nouvelles lois, il était parvenu à conceptualiser une sorte de discipline méritocratique. Pour autant, même après la déroutante défaite des Anges, il manquait quelque chose au Diable pour se sentir pleinement épanoui. En se servant de sa vision pour mentaliser tous les plans de l’Enfer à sa guise, il constatait de ce vide qui ne faisait que s’agrandir de jour en jour. Cette région ne suffisait plus à le combler. Il lui fallait passer aux choses sérieuses en annexant d’autres territoires et en structurant ses armées pour daigner partir en conquérant et revenir en victorieux. Les démons ne devaient pas rester dans une zone de confort qu’ils avaient préétablie. Ils étaient nés guerriers. Ils étaient nés pour se battre. Nés pour engendrer le chaos, et pas seulement pour gouverner l’enfer.

Il y songeait depuis plusieurs nuits maintenant. Il était grand temps de les mettre à contribution et de faire le point sur le maniement qu’il pourrait en faire. L’homme s’élança de sa tour, déferla ses ailes et parcourut le ciel sur une bonne centaine de mètres avant d’envisager un demi-tour. En contrebas, il s’infiltra à l’intérieur d’un portail démoniaque qui le mena directement au royaume de Vijñānada, spécialisé dans les sciences, la recherche et le développement. En temps normal, il s’aventurait rarement ici, car ceux qui bossaient en son sein étaient plus productifs dans la sérénité et la distanciation. De plus, la surface comportait plusieurs désagréments d’ordres météorologiques où il faisait bon de rester à l’écart.

Quoi qu’il en soit, c’est dans un immense laboratoire souterrain que le Diable se rendit afin de converser avec l’un des plus éminents scientifiques du royaume. Tiger Draugr de son nom était un grand démon à la peau bleuté et à la longue coiffure blonde. Doté d’un masque requis à ses expériences, il était la parfaite représentation du fantasque qu’on se représentait dans les légendes. Sur la table d’opérations sur laquelle il travaillait, un jeune Ange était sanglé.

« Comment évolue le projet ? » « Assez bien. J’ai réussi à incorporer cette drogue dans une capsule. Celle-ci est insensible à la chaleur, mais dès lors que le corps voit sa température décroitre, voici ce qu’il se passe. »

Le savant utilisa un pouvoir de réfrigération sur le corps de l’ange. En quelques secondes à peine, ce dernier fut épris de spasmes. Il suffoqua quelques secondes plus tard et mourut. Zane se mit aussitôt à approuver l’essai de quelques applaudissements.

« Magnifique. Je suppose qu’il reste quelques ajustements à faire, mais une fois que la substance sera au point, nous pourrions parfaitement l’utiliser en grande quantité sur les Anges que nous récolterons. » « Hu hu hu. Comme tu me l’as demandé, cette gélule est une mesure de sécurité au cas où une masse considérable d’Anges viendrait à s’échapper. » « J’ignore s’ils ont sont capable, mais je ne me résoudrais pas à quitter mes ennemis des yeux, surtout maintenant qu'ils sont au sol. L’élaboration de ce virus pourrait nous sauver la mise en cas d'imprévu. Et qu’en est-il du collier ? » « Ah oui, hu hu hu. Approche… »

Toutefois, alors que Zane enclencha quelques foulées pour le rejoindre, la bête fut soudainement éprise d’une étrange sensation. Comme si ses mouvements ne lui appartenaient plus, il fut rapidement happé à l’extérieur du bâtiment, comme aspiré par une faille temporelle. Une invocation. Cela faisait des lustres que quelqu’un ne l’avait pas sollicité, et la raison à cela était simple ; peu en étaient capables. Et lorsqu’enfin il fit son apparition au milieu de nulle part, la nature excentrique du Diable prit le dessus. « Bordel de… qui ose me déranger pendant que je traite affaires ? J'ai plus important sur le feu et... » Puis il la vit. Cette statue artisanale censée le représenter et surtout… cette femme allongée sur l’autel, tel que le rituel le stipulait. Le masque du sacrifié et les organes sur son propre visage l’empêchaient d'en savoir plus sur l'identité du revendicateur. Le contrecoup d'une telle cérémonie plaçait généralement la victime dans un état critique qui la contraignait à faire quoique ce soit. Dans tous les cas, elle était condamné à subir son irritation présentielle. Les griffes du Diable surgissant, il précipita sa main tendue vers le cœur de la victime. Il n'avait ni le temps ni l'envie de servir les intérêts de quelqu'un d'autre que lui-même maintenant.


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Anya Eorgor
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MessageSujet: Re: [XVII] - La Rājara Auṣadha, mon ange | Zane    Mer 18 Avr 2018, 15:28

Un petit sourire germa sur les lèvres de Mitsuko lorsque le fruit de son invocation arriva. Le Diable s’insurgea, ce qui ne l’étonna qu’à moitié. Qui aimait être tiré de son quotidien exaltant par une parfaite inconnue au visage dissimulé par la peau d’une autre ? La perspective n’avait rien de réjouissante au premier abord. N’ayant plus besoin de souffrir le martyr pour ses beaux yeux, elle annihila la douleur fictive qu’elle avait distillé elle-même en son corps, non par le biais du poison véritable mais par celui de la seule volonté de son esprit. Oh elle aurait pu laisser les griffes aiguisées du Monarque passer au travers de ses entrailles mais il semblait que cela ne le mettrait pas de meilleure humeur. Non. Elle devait le choquer, le faire vaciller. Une fois à terre, elle aurait toute son attention ; du moins, elle l’espérait. Alors, elle usa des quelques techniques de combat qu’elle connaissait, profitant de l’élan amorcé par l’homme pour attraper son poignet et le tirer de l’autre côté de l’autel, s’aidant d’une once de magie. Le plongeon fut brutal mais la finalité la satisfit amplement. À cheval sur le Vil, elle pointait une arme en direction de sa gorge. Pendant que sa main droite tenait la dague, sa main gauche était plaquée au sol, contre sa joue, maintenant fermement ses cheveux par la même occasion pour l’immobiliser momentanément. Elle ne doutait pas un seul instant qu’il était capable de se sortir de cette situation en quelques secondes. Elle comptait simplement jouir de la surprise que l’illogisme de sa vitalité avait dû provoquer chez lui. De toute façon, s’il se débattait, elle possédait deux as dans son jeu. Il resterait sage jusqu’à ce qu’elle ait fini de lui exposer sa demande.

Après un temps où son regard fut clairement menaçant, un air de fraîcheur vint l’habiter. Ses doigts caressèrent la chevelure du Monarque et la dague recula. Elle la planta dans la poudreuse, illustration supposée de sa bonne foi. « Vous êtes un homme tumultueux, Zane. » dit-elle doucement. « Sans doute est-ce cela qui fait votre force. ». Elle amena lentement son index sur sa mâchoire, le faisant glisser jusqu’à atteindre son menton où le contact se brisa. « Voulez-vous connaître la mienne ? ». Elle sourit. « Oh je suis certaine que je n’ai pas besoin de vous la susurrer. Vous devez en sentir la teneur actuellement. ». Nue, son état n’avait pas l’air de la déranger. Elle n’avait plus l’âge de se sentir gênée et, à vrai dire, elle ne l’avait jamais eu. Elle pensait même que s’émoustiller sur un corps était une faiblesse que trop possédaient. S’émoustiller du jeu et d’un potentiel défi éphémère entrait également dans ce qu’elle considérait comme une bassesse. En réalité, elle ne vibrait que par l’ambition et la réalisation de projets dépassant l’entendement, menés avec soin, chronométrés et mesurés parfaitement. Voir le Monde se déchirer dans une guerre générale à cause de ses mots, de ses faits et de ses gestes, sans que personne jamais ne la soupçonne, sans que personne jamais ne l’accuse, voilà ce qui l’excitait. L’ancienne Drejtësi était une hors la loi invisible et insaisissable. Elle était faite de la même matière que les rêves.

D’un geste agile, elle attrapa la main de Zane et se releva, l’entraînant avec elle sans réellement lui demander son avis. Le décor autour d’eux changea et son corps dénudé se couvrit d’une armure dorée. En hauteur, sur le plus haut sommet du Monde, ce dernier s’étendait à perte de vue autour d’eux. « Vous et moi sommes des Rois, vous savez. Ce qui nous diffère, néanmoins, réside dans le fait que vous êtes le soleil là où je suis la lune. Je vis dans l’obscurité et contribue à la gloire des êtres qui ne peuvent exister que dans la lumière. Et je façonne parfois leur perte. ». Elle sourit d’une façon emprunte de mystères, regardant les Terres qu’elle dominait de sa hauteur. Le port altier, elle continua. « Lorsque je regarde ce Monde, j’y vois les marques de mes passages successifs, au fil des siècles. Je vois la souffrance que j’ai engendré, la vie que j’ai provoqué, l’espoir que j’ai distillé, pour mieux l’extraire ensuite. Je vois mon œuvre. Lorsque le Monde me regarde, il ne voit qu’une femme sans la moindre importance, parce que mon art consiste justement à attribuer à d’autres la grandeur de mes lubies. ». Leurs conséquences, aussi. « Les êtres vivent chaque jour une existence qui pourrait paraître dérisoire, acteurs de scènes que le spectateur intéressé seul contemple. Néanmoins, ils sont les rouages d’un Tout qui ne peut être compris et maîtrisé qu’en leur prêtant la plus grande attention. Tirer les ficelles demande de la patience ; une grande connaissance également. ». Le vent fit virevolter l’une de ses mèches de cheveux qu’elle replaça derrière son oreille élégamment. « Je pourrai vous conter longuement mon histoire, vous perdre dans des réalités que peu d’individus peuvent ne serait-ce qu’effleurer du doigt ou bien vous instruire sur l’art et la manière de vous arroger le droit de vie ou de mort sur l’Impératrice Blanche… ». Elle sourit. Elle ne mentionnerait sans doute jamais plus ces sujets en sa compagnie. « Mais, comme vous l’avez évoqué, vous êtes un homme occupé et je crains que philosopher ne soit guère dans vos habitudes. Le contraire me surprendrait agréablement cela dit. ». Pour la première fois depuis qu’ils étaient en hauteur, elle remonta ses yeux émeraude sur lui. « Pour être franche, je ne serai probablement pas ici si l’homme avec lequel je jouais actuellement aux échecs n’étaient pas un Æther. Sans doute m’aime-t-il trop pour mettre un terme à mon existence mais je crains que me torturer ne l’amuse de façon excessive pour qu’il me laisse agir à ma guise longtemps. ». Un juste retour à l’envoyeur, sans doute. « La protection que vous offre L’Œil vous rend difficilement atteignable. Votre position de Souverain limite également les caprices des Divins. Je souhaite donc que vous prémunissiez chaque parcelle de mon Âme et que vous m’offriez les moyens nécessaires pour faire tomber le Roi blanc. ». Une façon de lui signaler qu’elle comptait gagner la partie contre ce Dieu. « En échange, je ferai de vous le Souverain le plus puissant, craint et respecté de ces Terres. Je ne doute pas que vous y arriveriez sans moi mais cela vous prendrait des siècles. ». Et des millénaires si elle décidait de jouer contre lui, finalement. Si elle avait vu juste, son ambition ne lui permettrait pas une si longue attente. Mitsuko espérait ne pas se tromper sur l'homme qui se tenait à ses côtés. Elle détestait voir la volonté s’effondrer, tel un soufflé placé à l'air libre après sa cuisson. « Faîtes de moi votre Reine et je vous garantis que nous coucherons, ensemble, tous les pions qui se placeront sur notre route. À vos côtés, je ferai en sorte que ce monde vous appartienne. ». Elle tendit sa main, la dague plantée dans le sol venant s’y ficher, mettant un terme à l'illusion. Le décor disparut et ils se retrouvèrent de nouveau entourés de la poudreuse du Berceau Cristallin. Son armure dorée n'était plus qu'un lointain souvenir mais ses cheveux cachaient volontiers une bonne partie de ses attributs.

Il ne restait qu'à apprécier la réaction du Monarque, à présent. Il était connu pour être défiant, après tout.

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Zane Azmog
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MessageSujet: Re: [XVII] - La Rājara Auṣadha, mon ange | Zane    Lun 23 Avr 2018, 23:45


Pris au dépourvu par la sombre charge, le démon ne trouva aucune ouverture pour répliquer. C’est pourquoi il fut particulièrement ébranlé quant à la véhémence de ce retournement, plus que par la femme qui le chevauchait en étant entièrement nue. Elle était… Zane comprit presque instantanément dans quel genre de guet-apens il venait de basculer. Cette déité lui avait déjà rendu visite une fois, en Enfer. Bouche bée et sérieusement bouleversé par sa présence, il se tut complètement lorsqu’elle passa délicatement la lame sous sa gorge. À d’autres occasions, il aurait tenté de se soustraire, mais à quoi bon ? Au lieu de ça, un rictus se forma sur ses lèvres. Se savoir dans une situation qu’il ne contrôlait pas totalement, c’était terriblement enivrant. Le climat glacial que l’environnement avait sous son joug était une parfaite métaphore de ce qu’il ressentait en la contemplant. « hm. Laissez-moi deviner, j’adore les charades. Vos charmantes courbes… non ce n’est pas ça. Votre éloquence divine… non plus. Oh ! Je sais. Vous êtes une femme qui a réussi. » Il aurait pu prétendre des vérités bien plus obscures en la voyant ainsi jouer avec les dimensions. Ou encore en usant de sa magie du fait que cela la rendait intouchable à toute percée physique. Mais ironiser de la situation lui semblait plus adapté.

Lorsqu’elle le convoya dans ces hauteurs infinies comme si c’était parfaitement usuel, le Diable lui fit grâce d’une révérence des plus respectueuses. L’on aurait pu dire qu’il l’admirait, mais Zane n’admirait personne. Même pas les Dieux. Toutefois, ça s’en rapprochait. « À nous deux, nous formerions une éclipse. Belle analogie. Aussi loin que cela remonte, cet événement a toujours été considéré comme la fin d’une ère et le début d’une autre. Certaines croyances l’associent d'ailleurs à la fin du monde. Ce n’est sans doute pas anodin si notre purge se déroule d’une façon similaire. » Il s’avança élégamment jusqu’au rebord du mont, ses yeux sillonnant le vide tel un monarque qui dénigrait ses sujets. Un beau relief, qu’elle n’avait surement pas désigné au hasard. Sans pour autant lâcher une parcelle de ce qu’elle lui exposait, il s’imaginait à son tour dominer ce sommet. Pas comme elle le faisait elle, en étant la racine qui maintenait l’arbre, mais en étant ce fruit qui engendrait après coup d’autres plantations. « Vous traînez derrière vous un lot de distinctions difficile à égaler. Je comprends votre positionnement et l’importance de faire avancer ce mécanisme sans qu’un seul s’érode. Mais à supposer que toute vie à son rôle à jouer, pourquoi certaines pièces s’évertuent-elles à demeurer aussi insignifiantes ? Ce que je vois, c’est une succession de chaines parmi lesquelles certains maillons peuvent facilement être interchangeables, alors que d’autres, incassables, résisteront à toutes les intempéries. L’équilibre est une chose qui peut être détruite… pour être rebâtie. C’est du moins mon opinion. » Cela pouvait paraitre étonnant étant donné l’image qu’on se faisait de lui grâce à toutes les illustrations qui le concernaient, mais Zane était bel et bien de ceux qui aimaient débattre sur la nature de ces êtres qu’il considérait comme superflus au bienêtre de cette terre. Un monde dystopique où chaque être était pourvu d’une volonté de fer. N’était-ce pas là la quintessence d'un idéal ? Il tiqua lorsqu’elle mentionna l’Impératrice Blanche, éteignant ce sourire avant de le raviver d’un rire expressif. « Vous êtes amusante… femme. » Ce surnom résultait plus d’une ignorance de sa part que d’une profanation. Le Démon savait se tenir en présence de figures importantes, même s’il était volontairement insupportable la plupart du temps. Il se tint encore plus dignement qu’auparavant lorsqu’elle enchaina avec la suite de ses idées. Une suite qui, comme le laissait subodorer la lueur dans les yeux de l’homme, ressemblait à une véritable déclaration d’amour.

Cette annonce avait de quoi le mettre en émoi, car quand bien même elle ne le voyait que comme un quelconque pion servant à défendre ses intérêts, la contrepartie le rendait aussi exalté que lorsqu’il pratiquait une activité sexuelle à haute intensité. « Comptez sur moi. Le temps est une chose qui ne fait pas défaut à mon peuple, il est vrai. L’éternité permet bien des bénéfices s’il est ingénieusement rentabilisé. Hélas, j’ai à certains moments l’impression que les gens oublient. Ils oublient qu'un jour, ils ont étés ambitieux. Ils oublient d’entretenir cette passion qui les animait autrefois. Ils oublient même de vivre. Ce n’est pas mon cas. S’il le fallait, je vendrais mon âme pour me tenir tout au sommet. Enfin… je suis prêt à beaucoup de concessions du moment que ma liberté n’est pas outragée. Considérez la défaite de cet homme comme étant irréversible. Le futur vous donnera raison. » Elle possédait surement la faculté de voir au-delà de cette temporalité, et sans doute avait-elle déjà une idée de son destin en venant d’elle-même sonner à sa porte. Quand elle relâcha l’illusion, Zane appliqua la main dans ses cheveux pour embellir ces derniers de chatoiements rappelant ceux de l’or. Ses vêtements quant à eux, se dissipèrent d’une façon similaire à ceux de son employeur actuel. Il n’avait gardé qu’un accessoire que d’autres nommeraient de burlesque ; à savoir un cache-sexe prenant la forme d’un éléphant. Et quelle trompe ! Une apparence peut-être un peu trop fantasque pour accepter l’offre, mais qui dans un même temps, entrait parfaitement dans ses normes à lui. « Votre talent pour la mise en scène est remarquable. J’espère un jour pouvoir vous égaler dans le domaine. Quoi qu’il en soit, vous pouvez dès à présent me considérer comme l’un de vos plus fidèles alliés. À bien des égards, je suis heureux, et pour vous prouver ma bonne foi, j’aimerais vous parler de l’une de mes lubies du moment. » Il s’approcha d’elle, puis la contourna en se métamorphosant en un immense serpent qui siffla aux oreilles de la déité. La coiffe blonde du reptile était, elle, toujours intacte. « J’ai prévu d’aller négocier avec les Humains pour m’en faire des camarades. Voyez-vous, je pense que mes prédécesseurs se sont fourvoyés en les considérant comme une menace pestilentielle. L’on dit des Démons qu’ils n’ont peur de rien, et c’est vrai. Mais ils redoutent. Et je crois qu’ils ont longtemps redouté les ressources de ces hommes. C’est pourquoi j’aimerais repartir du bon pied avec ces derniers. En outre, puis-je compter sur votre soutien en cas d’échec ? » Le libertin avait déjà prévu d’envoyer une personne en qui il avait pleinement confiance pour se charger de cette tâche, mais qui sait s’ils accepteraient ? Il devait anticiper avec une alternative, et celle-ci était toute trouvée. Le serpent virevolta entre les courbures de l’Aether avant de rétablir sa forme initiale, devant elle, attentif.


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MessageSujet: Re: [XVII] - La Rājara Auṣadha, mon ange | Zane    Mer 25 Avr 2018, 19:35

« Appelez-moi comme il vous siéra. » murmura-t-elle, en le fixant de ce même air impérieux qui la caractérisait souvent. Oh c’était un risque à prendre mais elle se fichait bien du prénom qu’il lui trouverait. Elle le pensait assez loquasse pour ne point tomber dans les écueils habituels des petites gens à qui l’on donne un semblant de pouvoir. Elle était certaine de ne point se formaliser, quand bien même il continuait à la désigner comme « Femme ». Cela étant, si son choix venait à marquer un manque flagrant d’intelligence, elle le lui ferait amèrement regretter. Il s’agissait donc d’une autorisation sous réserve d’être à la hauteur de ses espérances. Jusqu’ici, il ne l’avait pas déçue et, même si elle était restée silencieuse, son analogie sur l’éclipse lui avait plu. Il y avait un autre phénomène semblable, chez les Sorciers. En effet, lorsque la Lune Noire surmontait la Lune Bleue, alors le chaos se déchaînait sur le Monde, emportant avec lui l’équilibre et la paix mis en place si religieusement par les Mages Blancs. Mitsuko sourit, gardant à l’esprit que, malgré l’interdiction formelle de Jun, elle irait bientôt rendre une petite visite à cet enfant, celui qu’il avait eu avec l’Oracle du Chaos. Comment avait-il pu oublier à quel point elle aimait aller à l’encontre de l’autorité ? Comment avait-il pu oublier qu’elle était devenue la Déesse de la Justice uniquement parce qu’elle ne supportait pas d’obéir aux règles édictées par autrui ? Il avait de la chance. Oh oui, il avait de la chance d’être un Dieu, sinon elle n’aurait fait de lui qu’une bouchée.

La suite des propos du Monarque Démoniaque fit apparaître un sourire étrange sur le visage de l’ancienne Æther, mélange de présomption et de désir. Ses yeux reflétaient une lueur carnassière dissimulant un certain plaisir. Elle aimait entendre les êtres s’exprimer ainsi. Ses mots créèrent en elle un intérêt manifeste, un appétit dévastateur même. Cela faisait bien longtemps que le sentiment de fixer un homme capable de refléter ses propres ambitions n’avait pas fait vibrer son âme ; quand bien même elle était seule maîtresse de ses émotions. Ensemble, s’il continuait sur cette voie, ils ne seraient pas qu’une éclipse ; ils deviendraient un véritable fléau. Du moins, s’il arrivait à se contenir. Entre toute la palette des émotions qui étaient à sa disposition, elle choisit de lui offrir un sourire inqualifiable après avoir fixé un instant son entre-jambe. Sans doute aurait-elle pu l’avertir que ses fantaisies risquaient de le desservir mais elle ne le pensait pas le moins du monde. La plèbe ne se méfie pas du ridicule. Au mieux, elle l’ignore. Au pire, elle le moque. Elle est stupide, inapte à comprendre les plus grossières manipulations, incapable de s'apercevoir à quel point elle est contrôlée et à quel point le libre arbitre n’est qu’une vaste farce. Bien entendu, elle n’envisageait pas de monter sur le sommet du Monde aux côtés d’un homme ainsi vêtu mais, et elle en était certaine, le jour venu, il saurait recréer ce qui avait étreint son corps et son esprit durant une fraction de seconde. S’il s’avérait inapte alors elle le tuerait pour se venger d’avoir été éconduite. La déception l’avait trop rongée au cours de son existence pour qu’elle la tolère encore. Elle détruirait ceux qui désenchanteraient son cœur, plantant dans leurs veines ses crochets aiguisés pour y faire couler doucement un venin mortel, seule récompense de leur défaite à se montrer à la hauteur.

Sa pensée reflétait on ne peut mieux les gestes lascifs effectués par la silhouette reptilienne du Diable. Elle ne le laissait pas transparaître mais la Mortalité lui avait enlevée une bonne partie de ses dons. Les récupérer lui prendrait du temps mais le défi s’avérait bien plus plaisant qu’une vie où tout était servi sur un plateau d’argent. Elle se demandait d’ailleurs comment le Malin trouvait encore la force d’étreindre ses soumises. Cette esquisse fugace fut chassée instantanément de son esprit lorsqu’il évoqua les Humains. Le sujet pouvait s’avérer aussi intéressant qu’épineux. Aussi, elle l’écouta, réservant son jugement.

D’un geste lent, elle se déplaça vers lui, sa nudité couverte par une robe en peau de serpent. Elle plaça sa main sur la joue du Diable, comme le ferait une amie particulièrement chère. « Tumultueux et clairvoyant. » murmura-t-elle, visiblement ravie. Le contact ne dura qu’une seconde avant que ses doigts ne courent le long de son bras dans l’objectif de l’ériger au titre de celui à qui elle octroierait le droit de marcher sur le même sentier qu’elle, à son côté. Aussi, elle initia le mouvement, contrôlant l’allure pour rendre leur promenade agréable. Ces projets lui donnaient curieusement envie de valser et de se perdre dans quelques fantaisies. Pour autant, elle resta on ne peut plus sérieuse, comblée. « L’échec n’est en aucun cas envisageable. » dit-elle doucement alors que son regard flânait sur le paysage. « Je dois avouer que vous me surprenez agréablement. Vos prédécesseurs ont fait preuve d’un jugement qui, malheureusement, a desservi les Vils. Les Humains ne sont aucunement une faiblesse pour qui sait les ériger en force. Cette force ne peut être maîtrisée ni par l’esclavage, ni par la torture. ». Elle s’arrêta, fichant ses yeux émeraudes dans ceux de Zane. « Confidence pour confidence, j’entretiens depuis toujours un lien étroit avec ces derniers. Leur salut m’importe. Pour autant, je ne tolère pas l’indignité. Leur position durant la Guerre des Dieux fut une véritable insulte à leur essence. Ce choix inconsidéré a contribué à réduire à néant les progrès réalisés durant des siècles et à rendre certains Humains hautement dépendant des Anges. La première cité humaine n’est plus une utopie mais un rêve devenu fade et sans intérêt. Je n’accepterai pas qu’ils refusent la main que vous leur tendez à partir du moment où votre proposition s’avère fructueuse pour chacune des parties au contrat. Si je l’estime honnête alors je vous le garantis, vous trouverez chez les Enfants de Sympan des alliés puissants. ». Les Démons possédaient une force physique redoutable, celle-là même qui coulait dans le sang des Réprouvés. La magie était une arme, bien entendu, mais quiconque maîtrisait son corps et savait le manier avec brio n’avait pas besoin de s’appuyer sur elle. Ce n’était pas le cas de tous les peuples, loin de là. Elle-même restait vulnérable à bien des égards. Heureusement, même dénuée de magie, son intellect et son habilité à manier l’esprit d’autrui lui conférait l’avantage. Cela étant, si elle souhaitait pouvoir approcher les Humains, elle devrait maîtriser au préalable la Couronne Élémentaire et elle savait ô combien la porter la rendait vulnérable. Pour autant, l’artefact était l’un des seuls moyens pour elle de prendre part au spectacle et d’en tirer les ficelles. Quand bien même la condition de Dies Irae était particulière, elle ne doutait pas que les Ætheri ne tarderaient pas à se dresser devant elle pour l’empêcher de bouleverser le cours du Temps. À moins que là ne soit son Destin, justement ? Elle ne pouvait observer l’avenir, plus maintenant. Aussi, ne restait que ce qu’elle avait pu entrevoir jadis, un futur que la fin de la Guerre avait fait éclater en morceaux. Toujours est-il que la neutralité exigée des Ombres la détournerait tôt ou tard de ses désirs les plus profonds. Elle se méfiait également de la trop grande liberté dont elle jouissait actuellement.

Pendant qu’elle réfléchissait, elle guidait leurs pas, jetant à l’homme, de temps en temps, un petit coup d’œil. L’ancienne Déesse avait fait le choix de ne pas lui parler de leur dernière rencontre. Ce secret qu’elle entretenait l’amusait en un sens. Quant au reste, il ne lui restait plus qu’à lui faire comprendre un élément qu’elle jugeait essentiel. Oh elle aurait pu exiger qu’il épargne les rares « êtres chers » qu’elle possédait, mais, à vrai dire, toutes ces considérations l’ennuyaient. Consentir un traitement de faveur était le meilleur moyen de rendre ces individus faibles. Aussi, il aurait été mal venu de sa part de ne pas être franche avec elle-même : ce qu’elle ressentait n’était que le fruit de sa propre magie et cela avait toujours été ainsi. Non, c’était une toute autre considération qu’elle souhaitait lui exposer. Pour ce faire, elle émit une légère pression sur son bras, geste indiquant qu’elle souhaitait de nouveau s’arrêter. Là, elle laissa passer quelques secondes avant de reprendre la parole, son ton beaucoup plus autoritaire qu’auparavant. « En revanche, je vous préviens : si jamais je sens votre ambition se tarir ou si la flamme qui me plaît chez vous menace de s’éteindre, soyez sûr que je serai la dernière silhouette que vous contemplerez le jour de votre mort. Je ne pardonnerai pas votre disgrâce. Je ne pardonnerai pas que vous arriviez à un stade où votre seule lubie sera de jouir de ce que vous avez accumulé en oubliant de désirer l’impossible. ». Elle sourit, les traits de son visage étrangement convaincants. Elle n’avait pas tué Zéleph lorsqu’il avait cessé de courir après la grandeur ; elle aurait dû. En se remettant à marcher, elle ajouta. « D’ici quelques temps, quand vous et moi aurons fait plus ample connaissance, je vous apprendrai à déjouer la Mort. ».

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[XVII] - La Rājara Auṣadha, mon ange | Zane

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