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 A toi, à toutes les femmes que tu as aimées et à celle que tu n'aurais jamais dû approcher [Solo]

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Vanille
~ Sirène ~ Niveau VI ~

~ Sirène ~ Niveau VI ~
◈ Parchemins usagés : 15307
◈ YinYanisé(e) le : 08/03/2011

Caractéristiques
◤ ◤: Agilité : 40/40 - Force : 35/40 - Charisme : 56/56 - Intelligence : 45/45 - Magie : 70/70
◤ ◤: Une longue chaîne avec un pique à chaque extrémité - un poignard - un éventail à lames.
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MessageSujet: A toi, à toutes les femmes que tu as aimées et à celle que tu n'aurais jamais dû approcher [Solo]   Jeu 2 Nov 2017 - 18:28


« Je ne m’attendais guère à ce que vous fassiez preuve d’autant d’audace. Vos apparitions publiques sont devenues plutôt rares, mon cher Niklaus. » - « Il aurait été impoli de décliner votre invitation. Ainsi, me voici. » La Khæleesi eut un léger sourire. Cela faisait longtemps qu’elle n’avait pas revu l’Empereur Noir, les raisons relevant de l’évidence. Dans un trait d’orgueil, la Dame des Abysses avait fait parvenir une missive au Roi, quelques jours plus tôt, afin de le convier à une réception qu’elle donnait au Palais de Port Dirælla. La lettre était une véritable insulte, derrière le beau papier et les écritures calligraphiées. Elle devinait aisément l’ire du Sorcier, derrière son apparente impassibilité. Il avait choisi de répondre à cet affront par le mépris, en se présentant au bal. « Qui est donc votre ravissante cavalière ? » demanda Vanille, avisant la femme aux cheveux noirs qui l’accompagnait. Lord ne répondit pas immédiatement. Silencieux, il contemplait la Sirène. Le moment s’éternisa, jusqu’à en devenir embarrassant. « Niklaus. » murmura l’étrangère. L’Empereur soupira. « Je vous présente ma toute nouvelle épouse, Lady Iphigénie Nianrah. » - « La Reine Noire. Vous avez donc fini par vous marier. Quelle magnifique nouvelle. Je regrette de ne pas avoir pu assister à la cérémonie. » Le Sorcier serra légèrement le poing, mais s’efforça de rester neutre. « Lady Nianrah, accepteriez-vous de me confier votre bien-aimé, quelques instants ? » - « Bien entendu. » Elle s’écarta d’une révérence, pour laisser la Dame des Abysses et l’Empereur Noir. Ensemble, ils s’éloignèrent pour esquisser quelques pas au milieu de la piste, parmi les danseurs. « Charmante mascarade. » chuchota-t-elle en riant. « Tu ferais mieux d’être prudente. » lui glissa-t-il à l’oreille. Dans l’intimité, il n’était plus question de se vouvoyer. Les masques tombaient. « Je suppose que tu es particulièrement satisfait de ton épouse. Elle m’a l’air d’être aussi docile que soumise. La femme parfaite, pour toi. Tu ne peux guère rêver d’autre chose. » Il resserra son emprise sur sa taille, le geste brusque pour la heurter et qu’ils soient aussi proches l’un de l’autre que possible. « Je finirai par te détruire, Vanille. Je ne m’arrêterai que lorsqu’il ne restera plus rien de toi. Je veux que tu tombes plus bas que terre et que tu me supplies pour ta vie. Et je te détruirai. » Elle sourit. « Tu ne le peux pas. » articula-t-elle doucement, le ton presque tendre. Elle fit même glisser une main sur la joue de l’Empereur. « Ton corps te trahit. Tu me veux. Tu me désires. Je hante tes pensées et tes nuits. Mais tu ne m’auras jamais. » Il eut un hoquet, acerbe. « Crois ce que tu veux, mon bel Ange. » Elle rit. « Tu as dû faire un réel travail sur toi, pour parvenir à me côtoyer sans céder à tes pulsions. Il paraît qu’il ne fait pas bon être rousse, dans tes contrées. » Il se figea un instant. « Serais-tu en train de perdre la raison, Lord ? Tu brûles les femmes qui me ressemblent un tant soit peu. Cela vire à l’obsession. » Elle se moquait. Sèchement, il agrippa son visage. « Je suis ton œuvre. Le monstre que tu as bien voulu façonner. » - « Il est vrai que tu étais un enfant de chœur avant de me rencontrer. Un peu de sérieux, Lord. » Il ne l’écoutait pas vraiment. « Tout ce qui arrivera, à partir de maintenant, sera de ta faute. » - « Suis-je censée éprouver du remord ou me sentir mal à l’aise ? Voyons, tu me connais mieux que ça. » - « Cesse d’être aussi arrogante. Oui, je te connais. Tu connais mes faiblesses, mais je connais aussi les tiennes. » - « A ce propos, je tiens à te féliciter. Remarquable utilisation de ton savoir pour tirer ton épingle du jeu. » Il recula d’un pas, un sourire mauvais aux lèvres. « Tu n’as pas changé. » - « Toi non plus. Et ce n’est pas un compliment. » Elle se rapprocha de Niklaus. Après tout, la musique n’était pas terminée et il fallait bien reprendre la danse.

« Où est le Mage Blanc ? » - « Tu veux dire l’homme que j’ai épousé en secret quelques jours avant nos supposées noces ? Près des buffets, je suppose. » - « Tu finiras par te lasser de cet homme. » - « Ah, la jalousie. » dit-elle en riant. « J’avais donc raison, en tout cas. » ajouta-t-elle, la mine satisfaite. Lord prit une expression pincée. « Je doute que tu comprennes réellement l’ampleur de ce que tu as semé. Les conséquences … » Il laissa sa phrase en suspens. Elle leva les yeux au ciel. « J’imagine. Terrifiant. » Elle n’y croyait évidemment pas une seconde. « Tu cherches à m’agacer. Cela ne marchera pas. » Elle eut un charmant sourire. « Tu te trompes. » Il ne releva pas la réflexion. « Cette soirée marque donc le renouveau. Le début de nouvelles hostilités. » Elle arqua les sourcils. « Ne joue pas à l’ingénue. Nos peuples ne sont plus en guerre, à présent. Voilà que tu cherches à me revoir, dans l’objectif évident de relancer les affrontements. » - « Non, il ne s’agit pas de cela. » - « Alors quoi ? Tu veux donc reprendre nos petits jeux malsains ? Cela doit te manquer, de ne plus bouger tes pions dans l’ombre. Mais tu as perdu de ton éclat, Vanille. Tu ne te salis plus les mains. Tu restes aussi enfermée que moi, dans tes jolis Palais, pendant que tu envoies les autres faire le sale boulot à ta place. Tu aboies des ordres, sans plus rien faire. Tu es devenue paresseuse. Et, paresseuse, tu m’as invité à des mondanités pour me revoir au lieu de faire irruption dans mes appartements au beau milieu de la nuit. Comme autrefois.» Vanille soupira. « Moi qui espérais une belle envolée lyrique. Cette tirade ressemble davantage aux balbutiements approximatifs d’un ivrogne qui ne va pas tarder à tomber, la tête sur le parvis. » Il repoussa brusquement la Sirène. « Attention, Eve. A force de me provoquer … » Elle le coupa, contrariée : « Tu n’as rien compris, Lord. Comme d’habitude. » Insolente, elle tourna les talons et s’éloigna d’un pas élégant jusqu’au buffet, où quelques invités se prélassaient autour d’une coupe de champagne. « Majesté … » commença Iphigénie. D’un coup sec, Vanille enfonça sa main dans sa poitrine. La Sorcière, tétanisée, écarquilla les yeux. Doucement, Vanille se pencha vers elle et lui susurra quelques mots. Puis elle s’effondra. Tout le monde avait les yeux rivés sur la scène. Personne ne dansait plus. Personne ne parlait. La musique s’était arrêtée. La Khæleesi se tourna lentement vers Niklaus. Elle tenait encore le cœur de la jeune femme entre ses doigts. Le sang dégoulinait le long de son bras. Elle était couverte du liquide poisseux. Sa robe n’était presque plus blanche et quelques traces souillaient son visage. « N’importe qui. N’importe quand. » articula-t-elle tout bas. Les convives détournèrent le regard. Tous reprirent leurs bavardages, comme si de rien ne s’était passé. Les musiciens débutèrent une valse. Vanille continuait à dévisager Niklaus, en souriant.

« Il a croisé Nausicaa, sur le chemin du retour. » - « Je sais. » - « Il l’a enlevé. » - « Je sais. » - « Il va … » Elle souffla et le coupa : « Je sais, Cole. Je dirai même : c'était l'objectif. Il ne manquerait plus que j’ai gâché mon temps pour rien. » - « Hum. » Il médita un instant sur les paroles de sa femme. « Cet homme est décidément trop influençable. Je l'avais prévenu. » - « Nausicaa ... » - « Elle s’en remettra. » - « Tu sais bien que non. » - « Oui, c’est vrai. Mais il faut bien dire que je n’en aie rien à faire. »

1 200 mots - Fin
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