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 | Le monde des songes |

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Qui vous a donné du rêve wesh ?
Edwina
8%
 8% [ 7 ]
Wriir
4%
 4% [ 4 ]
Devaraj
3%
 3% [ 3 ]
Anîhl
1%
 1% [ 1 ]
Raeden
3%
 3% [ 3 ]
Caleb
10%
 10% [ 9 ]
Chelea
0%
 0% [ 0 ]
Vanille
7%
 7% [ 6 ]
Lilith A.
2%
 2% [ 2 ]
Mancinia
4%
 4% [ 4 ]
Reddas
2%
 2% [ 2 ]
Lilith S.
0%
 0% [ 0 ]
Lhyaerae
3%
 3% [ 3 ]
Kitoe
3%
 3% [ 3 ]
Kaahl
1%
 1% [ 1 ]
Zane
2%
 2% [ 2 ]
Kyra
3%
 3% [ 3 ]
Djinshee
0%
 0% [ 0 ]
Ethan
0%
 0% [ 0 ]
Helly
2%
 2% [ 2 ]
Melissandre
1%
 1% [ 1 ]
Kryll
2%
 2% [ 2 ]
Livaï
0%
 0% [ 0 ]
Toble
2%
 2% [ 2 ]
Soma
2%
 2% [ 2 ]
Aylivae
6%
 6% [ 5 ]
Wrath
1%
 1% [ 1 ]
Erza
1%
 1% [ 1 ]
Ignis
2%
 2% [ 2 ]
Callidora
4%
 4% [ 4 ]
Eerah
3%
 3% [ 3 ]
Saphir
1%
 1% [ 1 ]
Caliel
6%
 6% [ 5 ]
Jun
6%
 6% [ 5 ]
Gabrielle
0%
 0% [ 0 ]
Total des votes : 89
 

AuteurMessage
Zane Azmog
~ Démon ~ Niveau VI ~

~ Démon ~ Niveau VI ~
◈ Parchemins usagés : 6069
◈ YinYanisé(e) le : 06/07/2015
☿ Âme(s) Soeur(s) : L'anarchie
✭ Activité : Chasseur de vierges depuis l'antiquité

Caractéristiques
◤ ◤: Agilité : 38 / Force : 50 / Charisme : 51 / Intelligence : 38 / Magie : 34
◤ ◤: Katana, faux à double tranchant et couteau de lancer
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MessageSujet: Re: | Le monde des songes |   Lun 18 Sep 2017, 19:01


Erza et Eerah, un couple ? Eh bien… pourquoi pas après tout. L’insolite n’était pas pour lui déplaire. D’après certaines rumeurs, les Déchus étaient même aptes à forniquer avec des chèvres quand ils ne domptaient pas encore leurs libidos. Un savoir plutôt équivoque qui en disait long sur les fantaisies controversées de ces pairs. Quoi qu’il en soit, la salve des piques était si prolifique que si la salle s’adaptait en fonction des métaphores, elle serait actuellement bondée de ces énormes pointes que l’on croisait généralement dans certains temples en guise de protection. « Je trouve ce type de jeu exaltant. Frapper dans la tête de vos ennemis, faire des passes décisives entre vous… Avec des règles plus établies, vous pourriez certainement en faire un sport national très réputé. Les vivants sont prêts à débourser de fortes sommes pour assister à ce genre de divertissement. L’Enfer évoluera dans ce sens en tout cas. » Inutile d’être constamment vindicatif. Entre deux crasses, rien ne l’empêchait de faire prospérer l’économie d’un peuple concurrent. Confronté au meneur de la rhétorique, Zane brisa regrettablement son verre quand le sujet découla sur la guerre, et plus particulièrement sur le positionnement stratégique des siens. Ce n’est donc pas dans la luxure qu’il avait sombré, mais bel et bien dans l’orgueil. Cocasse. « À force de plonger la tête dans vos livres surannés, vous en négligez presque la réalité, c’est inattendu. Méfiez-vous des débiles, Eerah, ils sont le plus à même de pouvoir vous surprendre. Les débiles osent tout, ne craignent pas la mort et sont en outre persuadés d’être des génies. De plus, ils sont facilement manipulables. Ne vous attachez pas trop aux plumes blanches, car bientôt les débiles renverseront l’équilibre. » Ce duel verbal s’arrêtait là pour diverses raisons, à commencer par le désagrément d’irruptions regrettables.

Recruter des mômes pour perpétrer des méfaits lui apparaissait maintenant comme un plan particulièrement foireux. Ordinairement, les êtres bénéfiques restaient assez affables avec ces derniers, ce qui minimisait grandement les risques de les voir crouler dans d’atroces souffrances. Pour autant, ils étaient aussi très influençables du moment qu’on savait les intimider. Il comprit tout de suite que les garnements l’avaient dénoncé lorsqu’Edwina traversa la porte en compagnie de cet Ange affadi. L’homme qu’elle courtisait le plus était paradoxalement l’homme le moins entreprenant de la terre, mais peut-être agissait-elle par simple intérêt de voir le Monarque perdre contenance. Va savoir ce qui se tramait dans cette petite tête tourmentée par ses vices mis sous hypnoses. Visiblement, elle connaissait très bien Eerah — homme estimé de tous suivant sa prestance — et semblait en revanche bien moins complice avec la Réprouvée, qui elle-même guettait la Reine Blanche comme un insecte nuisible. Décidément, les relations diplomatiques promettaient un bel avenir. S’être rendu compte qu’elle nageait dans un rêve, ajouté à cela l’effet de groupe et la présence de son chevalier servant ; autant de facteurs qui dupliquèrent la confiance de la brune au point de la faire songer un seul instant qu’elle pouvait s’adresser à lui de la sorte sans en subir les conséquences. Pour le moment, il laissa couler, se contentant de regarder cette main appuyée sur son buste avant de se pencher sur les deux tourtereaux qui s’isolèrent. Quelle plaie ! De plus, l’Æther avec qui il s’était entretenu lors de la guerre se manifesta en compagnie d’anonymes. Le Démon les snoba, bien incapable d’apposer un nom sur leurs visages.

Et puis cette Magicienne venait une fois de plus de lui mettre les nerfs à vif. « Ce fut très instructif de passer du temps avec vous, mais je déteste faire partie d’un jeu sans que je puisse moi-même déplacer les pions. J'ai d'autres préoccupations. » Il faisait référence à cette séance présidée à l’improviste. Personne n’arriverait à lui faire gober que tout ceci soit le fruit du hasard. Lorsqu’il tourna les talons pour s’estomper à l’opposé, Zane capta une silhouette en train de glisser derrière une porte. Callidora. Si seulement elle avait eut plus d’aplombs, les choses auraient pu se passer autrement. L’éternité ne pardonnait pas tout — encore moins l’incertitude et ses réticences. L'insouciance qui était sienne devait être ravitaillée sans fin. C’est d’ailleurs ce qui le fit réagir lorsque le couple improbable entra dans son champ de vision. Il écarta les indésirables pour s’engager dans la foule, mais le ralentissement fut trop soutenu, et quand soudain il vit Raeden tracer sa route, le Démon grogna littéralement tel un animal en rogne. Ses ailes se déployèrent pour désencombrer le rassemblement, et d’un bond d’un seul, il intercepta la brune dans son sillage. Une seconde plus tard, il la déposa aux pieds de l’Ange, les membranes du Démon se rétractant. « Quelle misérable tu fais, mon poussin ! » Il enroula son bras autour de la Magicienne, n’ayant aucun remords à effleurer son doux visage. « Voilà pourquoi vous me dégoutez tant. Vous êtes si niais, si pathétiques que ça en devient malaisant. Cessons une bonne fois pour toutes ce mélodrame larmoyant et soyons francs entre nous. Est-ce qu’elle vous a révélé la vérité, toute la vérité ? À propos de la malédiction qui me consume et qui me contraint à la désirer à ce point ? »

Il regarda la jeune femme en creusant ses joues avec ses ongles. « Dites-lui donc pourquoi vous refusez de me céder les réponses à l’énigme. Vous êtes la seule qui puisse la rompre. » Sa paume glissa sur son omoplate qu’il massa douloureusement, orientant ses pupilles vers le délaissé. « Est-ce qu’elle vous a fait part de ses fantasmes à nos égards ? La Reine Blanche n’est pas si immaculée que ça. En fait, elle se délecte de cette situation. Deux hommes se battant pour son cœur, quel plaisir ! » Il enserra ses doigts autour de la mâchoire féminine pour la tourner vers lui. « Confessez vos péchés, ma Reine. Vous voudriez tant passer une nuit à nos côtés. En même temps. Toutefois, j’ai un gros défaut, je ne suis pas partageur. Magnanime non plus d'ailleurs. » Il reprit possession de son bras, exerçant une pression dans la colonne de la douce Edwina pour la coller à cet homme en mal d’amour. « Profitez en tant que je peux encore garder la raison, camarade. Tout ce qu’elle escomptait de votre part, c’est cette variable que l’on nomme l’inattendu. C’est votre dernière chance, Raeden. » Il lui faisait une fleur, non pas par pitié, loin de là. Il expérimentait simplement la véracité de ses hypothèses. Le Démon se retira, adressant un ultime serment à l’Ange lorsqu’il passa à côté de lui. « L'amour vous rend faible, mon brave. J’ai de la peine pour vous. Sincèrement. Si tous les vôtres sont faits du même bois, il ne restera bientôt plus rien des Anges. Je vous en fais la promesse solennelle ; dans quelque temps, vous vous souviendrez à jamais de mon nom. J’anéantirais votre espèce. » Il devait encore éclaircir un point, mais plus ici. Il localisa la porte qu’elle avait empruntée précédemment et y entra à son tour. Embrigadé par la fureur, il donna un puissant coup de pied dans l’abdomen d’un passant. Ce dernier s'étendit aux pieds de deux personnes.

1175 mots

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Helly
~ Eversha ~ Niveau III ~

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MessageSujet: Re: | Le monde des songes |   Lun 18 Sep 2017, 20:24


Les paroles de Toble avaient germé dans l’esprit d’Helly dans une éclosion d’idées tout aussi insensées les unes que les autres.
Si tout n’était qu’un rêve, alors rien de ce qui se jouait ici n’était à prendre à la légère. Le monde des songes était le fruit de la psyché tortueuse des hommes. Bâti sur des fantasmes inassouvis, des peurs cachées, des non-dits ou des espoirs empreints de liberté, il était une fenêtre sur l’âme. Faibles ou puissants, tous étaient égaux en ses lieux, libres d’exorciser ses craintes ou ses envies, apparaissant sous leur vrai jour ou bien empruntant les traits de personnes chères ou haïes… Tous égaux face à la transparence de leur âme. Bien que les signes paraissaient trompeurs pour les novices, avec expérience et logique, il était facile d’en dénouer le sens.
À bien y regarder de plus près, tout cela semblait effrayant. Si Toble était dans le vrai, alors cette illusion pouvait très bien être une arme des plus redoutables en de bien vilaines mains.

« Un rêve? » souffla-t-elle pour seule réponse à toutes les interrogations de son ami.
Le regard perdu dans les limbes d’un décor décousu, son attention se portait sur l’ensemble des protagonistes qui se tenaient non loin d’elle. Quelque chose flétrissait ce tableau, dans une abondance de détails qui l'empêchait clairement d’en distinguer l’ensemble.
Des bribes de discussions lui parvenaient dans un brouhaha incessant, ne lui permettant pas d’établir clairement si ces personnes étaient conscientes ou non du potentiel danger d’un piège onirique.
Helly effleurait du bout de doigt le voile d’une trame plus folle, s’imaginant que quelqu’un pouvait avoir un intérêt à y orchestrer un tel plan. Elle en ignorait le but mais ne pouvait se résoudre à n’y voir qu’un banal enjeu.
Rien en ce monde n’était une simple coïncidence et même les dieux avaient leurs sombres desseins.

Ses yeux accrochèrent la silhouette qui venait d’entrer dans son champ de vision, la tirant dans un hoquet de surprise de ses rêveries.
Pendue à ses lèvres, l'esprit encore engourdi par sa précédente réflexion, elle peina un bref instant à comprendre le sens des paroles du jeune homme.
Lorsqu’il éclata de rire dans un élan de spontanéité désarmante, Helly se décontracta, balayant d’un mouvement de tête ses précédentes craintes.

« Humm… Comment être certain de se rencontrer à nouveau, si vous n’abordez jamais les femmes !» ironisa-t-elle dans un demi-sourire.
Les bras croisés, elle avança son visage vers lui et plissa son nez dans une mimique enfantine.

« Alors disons, que je m’arrangerai pour vous y aborder en homme et ainsi vous n’aurez pas d’excuses » finit-elle par conclure dans un bref hochement de tête.
Son regard se reporta sur la jeune femme laissée en arrière. Par-dessus l’épaule du mystérieux inconnu, Helly ne pouvait défaire son intérêt à son encontre. Elle aurait voulu l’aborder mais se retrouva une fois de plus décontenancée par les manières de son interlocuteur.
Une révérence? C’était bien la première fois que l’on lui en faisait une.
Elle pouffa discrètement de côté et laissa filer cet étrange duo dans le secret espoir qu’un jour, leurs routes croiseraient de nouveau la sienne.
Dans un long soupir d’exaspération, Helly se retourna vers Toble. Ses lèvres se pincèrent dans un habituel réflexe, puis s’étirent en coin dans une ébauche de réponse à toutes ses précédentes questions.

« Excuse-moi Toble… Je t’écoutais sans vraiment le faire… Tu m’as fait prendre conscience que tout cela n’était qu’un rêve et je m’inquiète à présent de note présence en ces lieux. Ne crois-tu pas que nous devrions nous méfier d’une telle volonté à nous réunir ici? Ces gens me paraissent bien important… Alors que nous ne sommes pas grand-chose… »
Dans un nouveau soupir, Helly bascula sa tête en arrière, pressant dans un nouveau réflexe la paume de sa main sur ses yeux.

« Bon sang… Ce que je déteste mes pensées… Je suis désolée… Comme toujours ma réflexion serpente en tout sens et je peine à formuler tout ceci. Cela me donne l’impression d’être un chaudron en pleine ébullition... » S’excusa-t-elle tout en écartant ses doigts pour y apercevoir son ami.
Cachée dans le pêle-mêle de sa frange et la finesse de ses phalanges, Helly se perdait dans la contemplation de cette silhouette familière dont elle ne se lassait plus d’admirer les traits. Elle se gardait bien de revenir sur l’insistance dont il avait fait preuve à vouloir l’embrasser, préférant reporter une réponse trop hâtive qui les aurait portés sur un chemin dont elle redoutait l’issue.
Rêve ou pas, Toble était fidèle à lui-même faisant battre son coeur d’une rythmique envoutante qui n’en finissait plus de troubler son esprit. Ils avaient tant en commun et pourtant cela ne suffisait pas aux regards de ses précédentes expériences.
Trop de fois Helly s’était brulée les ailes et avait risqué sa liberté pour des relations fugaces et sans avenir…
Alors que Toble achevait sa dernière phrase, dans un non moins déconcertant aveu, il s’avança vers elle, l’encerclant de ses bras, dans une déconcertante approche qui figea l’éversha dans une posture rigide.
Au bord du malaise, ses pensées s’embrouillèrent, avant qu’elle ne retrouve un semblant de cohésion.

Ce que je veux… » chuchota-t-elle. 
Dans un geste empreint d’hésitation, elle étira ses bras au-dessus de vide et enlaça à son tour l’intrépide chaman.

C’est compliqué… Je suis compliquée.» Reprit-elle en guise de conclusion en se libérant précautionneusement de la réconfortante prison.

« Tu es quelqu’un de bien surprenant Toble Rone. Mais méfies-toi, car je peux l’être tout autant… Quant au vol? Je ne suis pas plus experte que toi en la matière», confessa-t-elle en poussant son front avec son index.
Son sourire candide renvoyait toute la franchise de ses paroles. Il n’y avait en Helly aucune once de malice, tout son être inspirait la bienveillance de son âme, ne laissant que peu de doute concernant ses nobles intentions.
alors qu’elle ébouriffait les cheveux savamment désordonnés du chaman dans l’intention d’une nouvelle réplique, leurs corps furent aspirés tout droit vers une nouvelle salle remplie de costume en tous genres.
Helly tourna sur elle-même pour essayer de comprendre les mécanismes de la magie qui opérait autour d’eux, sans toutefois y parvenir.
Devait-elle s’inquiéter de la mystérieuse entité aux commandes de ce rêve ou profiter en toute connaissance de cause de cette trêve qu’il leur était offert?
Le regard pris dans les reflets bleutés d’une robe, l’eversha s’avança vers les portants, hésitant encore à se laisser tenter.

« Penses-tu que nous devrions profiter? Toble? »
Alors qu’elle se retournait pour faire face à son ami et écouter sa réponse, sa tenue changea brusquement pour la robe qu’elle avait lorgnée avec convoitise quelques secondes plus tôt, la laissant perplexe mais conquise.
Son sourire s’agrandit alors qu’elle saisissait le bras de son ami l’entrainant vers une porte entre ouverte.

« Te rappelles-tu la dernière fois que nous avons dansé? »
 
1157 mots

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Edwina Nilsson
~ Magicien ~ Niveau VI ~

~ Magicien ~ Niveau VI ~
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✭ Activité : Ultimage

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MessageSujet: Re: | Le monde des songes |   Lun 18 Sep 2017, 22:31

« Bien. » fit-elle une fois que Zane fut sorti de son champ de vision. « Vous commencez à m’agacer. » ajouta-t-elle tout bas sans la moindre once de gentillesse. Ils disposaient tous deux d’elle comme bon leur semblait, lui imposaient leur vision des choses et la quittaient sans attendre la moindre réponse de sa part. Très bien. Le fait de rêver rendait la situation on ne peut plus claire. Elle s’éprouvait trop à essayer de sauver ce qui ne pouvait que périr. Raeden n’osait pas assez et le Diable possédait une confiance en lui à toutes épreuves qui lui ferait goûter un amer retour de bâton. « Si à tout hasard vous recroisez le Monarque Démoniaque, dîtes lui bien ceci : il a raison, il est maudit, de son propre fait, et si je ne sais comment le délivrer de ses chaînes, je ne suis pas disposée à chercher la manière dont il pourrait m’échapper. ». Elle sentait cette once de mal en elle, celle qu’elle gardait enfouie au plus profond de son cœur depuis des Ères. « Cependant, je peux lui garantir que l’obsession qui le tiraillera le rongera jusqu’à lui déchirer les entrailles. Il mettra le Monde à feu et à sang parce que je lui refuserai toute entrevue et il comprendra alors qu’à partir du moment où il décida de violer mes lèvres, je volai sa raison. ». Elle n’était pas hautaine ni pédante, elle parlait simplement avec une infinie clarté sur le ton de la conversation. « Quant à vous… » fit-elle en plongeant son regard dans le sien. « … continuez sur cette voie là et je vous garantis une vie de solitude et de souffrances que je ne viendrais jamais briser. ». Elle plissa doucement les yeux. « Vous ne faites actuellement pas le poids face à lui. ». Elle laissa s’écouler une seconde avant de lever la main dans sa direction. « Et je n’ai que faire de vos explications. Je ne suis pas à votre disposition. Le prochain de vous deux qui aura l’audace de se mettre sur mon chemin sans que je ne l’y ai convié ne l’encombrera plus jamais de sa présence. ». Elle finit sèchement. « J’espère que c’est clair. ». Elle inclina lentement la tête en signe d’au revoir. « À présent, je vous laisse enquêter à loisir sur l’hôte de ces lieux puisque, visiblement, le démasquer est bien plus important que de recouvrer l’honneur que mon orgueilleux de mari vous a dérobé ou que de me demander clairement si j’éprouve ne serait-ce qu’une once d’amour pour vous. ». Elle disparut sans plus de cérémonie. Après tout, n’était-ce point un comportement à la mode que de partir sans laisser à son interlocuteur la possibilité de répliquer ?

La plaine s’étendait à perte de vue. Le futur, cette petite chose si malléable malgré l’œuvre du Destin. Combien de fois la Grande Prophétesse avait-elle trouvé la mort ? « Hum… ». Il y avait trop de monde, beaucoup trop. Edwina avança sa main vers les hautes herbes, laissant le feu se répandre peu à peu dans ce qui ne serait bientôt qu’un brasier incandescent et mortel. Si les flammes ne venaient guère à bout de ceux qui se trouvaient ici, la morsure de la magie noire les ferait se flétrir telles des fleurs fanées. Ils ne seraient bientôt plus que cendres, d’une façon ou d’une autre. Aussi, dans un silence religieux, l’Ultimage regarda la valse langoureuse se répandre, faisant fi des cris. La chose était plaisante, elle ne pouvait le nier. Lâcher prise rien qu’une fois, au creux d’un songe qui n’aurait nulle conséquence hormis celles que chacun voudrait bien lui offrir, avait un petit côté extatique. Aussi, elle repassa le fil du rêve en son esprit, arrivant à le tordre pour admirer ce qu’elle souhaitait, entendre tout ce qu’elle désirait. Elle sourit, captant le regard d’une pauvre femme torturée par un vilain Démon ; une femme jalouse et tourmentée. Cette femme aurait pu être elle. Elle rit brièvement avant de disparaître de nouveau, reprenant forme contre Zane. « Moi qui pensais que vous m’accorderiez la nuit de mes rêves en compagnie de Raeden, je viens vous signaler mon désarroi. Vous n’êtes qu’un tentateur sans aucun cran. ». Elle l’embrassa puis glissa vers son oreille comme elle l’avait fait précédemment dans la salle dévorée par les ténèbres. « Profitez de pouvoir vous amuser avec celles que vous avez su charmer. Quand j’aurai brûlé votre Royaume et détruit votre vie, vous regretterez le regard amouraché de votre p*t*ss*. ». Et, comme la mode devait être perpétrée, elle disparut, faisant honneur de sa présence aux bains. Elle s’enfonça dans l’eau, sa robe disparaissant une fois que son corps fut immergé. Elle croisa alors le regard de la Dame Rouge qui semblait comblée.

788 mots

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Livaï
~ Humain ~ Niveau III ~

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MessageSujet: Re: | Le monde des songes |   Mar 19 Sep 2017, 01:45



Le regard perdu dans la foule, Livaï avançait, sans quitter des yeux les boucles brunes qui dansaient par-dessus les épaules des couples d’inconnus. Callidora faisait valser son coeur dans de lancinants soubresauts qui menaçaient de le perdre à chaque fois qu’elle quittait son champ de vision. Cruelle muse, perpétuellement en fuite, elle avait suspendu le temps derrière elle, ne lui laissant aucun autre choix que de la rattraper au risque de la perdre à jamais.
Depuis leur première rencontre où elle l’avait mis à genoux, Callidora façonnait ses pensées d’une bien curieuse manière, tantôt faisant basculer son coeur, tantôt le hissant si haut que cela lui en donnait le vertige. Elle était l’instigatrice d’un curieux manège, qui le rendait fou. Perdu dans ce clair-obscur de sentiments, Livai tournait sur lui-même, impuissant et haletant, cherchant inlassablement celle qui détenait toutes les réponses.
Ses lèvres brulaient d’une irrépressible envie de lui dérober les explications qu’elle se plaisait à taire sous d’indéchiffrables énigmes. Il suffisait d'un seul regard pour lui donnait l’impression qu’elle détenait tous les secrets. Et si habituellement toutes les femmes échappaient à tout raisonnement logique, elle, elle apparaissait comme le seul et unique mystère que l’humain envisager de résoudre un jour.
Les poings serrés, Livaï s’était arrêté de courir. Tout son corps s’était tendu brusquement dans la terrible appréhension de l’avoir une fois de plus perdu. Il s’apprêtait à renoncer lorsque quelqu’un le poussa de son chemin, le forçant à quitter la place où il s’était statufié. Il vacilla légèrement avant de se retrouver dans le noir le plus total.
Rêve ou mirage, il se demandait s'il n’avait pas perdu la raison. Fallait-il comprendre que sans elle, nulle lumière pouvait exister, fallait-il renoncer avant de se perdre à jamais dans des limbes de folies?
Privé de la vue et de ses sens, il tâtonna l’obscurité dévorante, cherchant éperdument quelque chose à quoi se raccrocher.
Il n'y avait nul bruit, nul écho à ses pas ou son souffle en réponse à cette quête qu’il s’évertuait à exécuter. Elle l’avait laissé seul face à lui-même, sans l’ombre d’un espoir.
Sa gorge se noua dans une douleur telle qui manqua de s’étouffer. Oppressé par les ténèbres, son corps se raidit brusquement alors qu’il s’époumonait à gorge déployée.
Le nom de l’insoumise raisonna tout autour de lui déchirant le voile opaque d’une clarté aveuglante.
Les yeux brulés par tant de lumière, il détourna la tête, se protégeant d’un revers du bras, s’évertuant à avancer vers le secret espoir qu’il caressait jalousement.
Par-delà les volutes chancelantes des images encore troubles du décor dans lequel il était parvenu, la silhouette longiligne se dessinait progressivement, créant le miracle qu’il avait tant espéré.
Le souffle court, fébrile et chancelant par l’effort, il s’arrêta non loin d’elle, comme si l’interdiction de l’approcher pesait de tout son poids sur ses épaules.
Condamné à ne poser que les yeux sur elle, il chemina son corps, lui dérobant cette divine contemplation comme si c’était la toute première fois qu’il la voyait. Belle à en mourir, jamais encore Livaï n’avait réalisé à quel point la fragilité de ses traits la rendait unique.
Il s’étonna qu’elle lui accorde l’honneur d’un nouvel échange, l’obligeant à taire toute rancune,  et le condamnant à un pieux silence alors qu’il rêvait à une repartie cinglante. Il la suivait en docile pèlerin, conquis et quelque peu hagard.
Ses mots distillaient une amertume bien difficile à comprendre pour L’humain et son appréhension du monde. Il l'entendait bien qu’elle le perdait en explications futiles. Hors de sa portée, Callidora était aussi inaccessible que les astres étincelants de la voute céleste. L’observer inlassablement semblait être la seule pénitence requise face à l’impuissance de Livaï à y décrypter ses mystères. La caresse qu’elle s’autorisa à lui donner, lui redonna suffisamment d’énergie pour assembler un semblant de réponse, qu’elle étouffa en scellant ses lèvres en y apposant son index.
Cette douce torture, ce toucher aussi doux que douloureux, la conduisit à une nouvelle tirade sans queue ni tête qui le laissa perplexe.
Elle tentait de le raisonner en vint, il était trop tard pour qu’il renonce.

« Est-ce cela que tu crains Callidora? De me voir mourir? Sache que cela n’arrivera pas. »
Livaï attrapa le bras de l’indomptable jeune femme, la forçant à écouter alors qu’il ramenait sa divine prise à ses lèvres.

« Ne t’aies tu jamais demandé pourquoi tu étais revenu cette nuit-là? As-tu entrevu dans le ciel ne serait-ce qu’un semblant de réponse? » Souffla-t-il en plongeant son regard dans le sien.
Il embrassa le creux de son poignet tout en poursuivant d’un sourire insouciant.

« Je vais répondre à cette question qui me parait comme une évidence… De tous les hommes présents et qui croiseront ta route, je suis le seul capable d’endurerez, qui ne faillira jamais malgré tes efforts à me repousser. Je suis celui qui pourra courber l’échine et soulever des montagnes, celui qui vaincra la mort et surmontera tous les obstacles que tu mettras sur ma route. »
Il relâcha son bras, se redressant à peine pour la contempler, avant de poursuivre en grattant le bout de son nez.

« Je danserai, si c’est cela ta seule volonté »
Le fracas d’un homme poussé à terre fit sourciller l’humain qui détourna ses yeux vers l’origine d’un tel vacarme. Il observa l’homme qui s’avançait vers eux et se demanda pourquoi il lui était familier. Il n’était pas de ceux qu’on pouvait oublier passé une première rencontre et il ne parvenait pas à s’expliquer cette singulière impression de déjà-vu.
Alors que le regard de Callidora se perdait sur le mystérieux inconnu, qui semble-t-il avait voulu attirer leur attention, il croisa ses bras dans une profonde réflexion.
Sa tête bascula de droite à gauche, passant de l’un à l’autre des protagonistes, faisant ainsi la lumière sur l’identité de l’homme.
Sa tignasse effilée en forme de pinceau le ramena quelques mois en arrière dans un sourire stupide.

« Ah oui le fameux empereur démoniaque… »
À peine ses paroles prononçaient, une demoiselle se matérialisa à ses côtés dans une vision presque déconvenue.
Livaï arqua un sourcil dubitatif avant de pouffer discrètement de côté en voyant l’échange de baiser.
Si le démon pensait marquer des points, cette jeune femme venait de mettre tout bonnement à plat ses intentions. C’était presque touchant, voire familier… En fait Livaï en éprouvait presque une forme d’empathie à son encontre. Après tout, ils partageaient plus d’un point commun, ce qui rendait la situation tout aussi inédite qu'excitante.

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Wriir
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MessageSujet: Re: | Le monde des songes |   Mar 19 Sep 2017, 15:12

Toutes ces palabres ne changeront décidément jamais. L'impossible rencontre de tous ces Souverains n'enlevait en rien leur nécessité absolue de montrer qui était le plus fort, qui maniait le mieux la verve - ou la verge semblait-il .... - sans compter les injures déguisées sous l'humour sur qui tuera qui à l'issue de la guerre. Pour ma part, bien que sous ma forme humanoïde, j'étais toujours Ombre. Spectatrice, patiente, attentive. Cette réunion improvisée me rappelait le Conseil des Chefs il y a déjà quelques années. Je n'étais encore qu'un moins que rien, un simple murmure en pleine tempête. A cette époque, Le Dædalus comme la désormais Dovahkiin étaient déjà présents. J'ignorais par contre qu'ils étaient mariés. Peu importe.

Lhyæræ allait assouvir une envie de sang et m'avait bien fait comprendre que je n'y avais pas ma place. Aussi restais-je là où j'avais été téléporté de force. Ce genre de magie n'était jamais le fruit du hasard, il fallait juste se montrer curieux  et présent au bon moment, au bon endroit. Mes songes sur l'identité de l'adversaire de mon épouse furent troublés par les propos à mon intention de la Réprouvée. Ajustant ma position pour me mettre face à elle, j'attendis qu'elle termine pour lui répondre.

- Je ne compte pas la suivre. Elle n'aime pas plus que moi la faiblesse de devoir se reposer sur autrui. Mes bras se décroisèrent pour permettre à mes mains de finir leur course dans les poches de mon pantalon. De toute façon, il est plus sage de garder un œil sur le violeur que sur la violée non ? Si elle n'a pas la force de lutter directement contre ce genre ... de détraqués, il y a tant de moyens biaisés pour calmer leurs ardeurs. Tout est une question d'Équilibre en fin de compte : briser une existence pour en venger une autre. En cela mon épouse est pleine de ressources croyez moi. Je suis je présume l'une d'elles.

Il fallait dire qu'arrêter un cœur sans même toucher à sa victime avait un avantage certain et ô combien discret.

Je m'approchais d'un pas en direction du couple royal. Quoi qu'il en soit, je ne pense pas que nous nous soyons déjà présentés. Je me prénomme Wriir, enchanté. Je me suis retrouvé ici entouré de tant de Souverains, pourtant je n'ai pas le moindre titre royal à faire valoir.

Loin de moi l'idée d'avancer devant eux que j'avais gagné la Coupe des Nations. Tout le monde s'en foutait, à dire vrai moi le premier. Il s'agissait d'un moyen unique pour me faire passer pour ce que je n'étais pas, ni plus ni moins.
Pendant ce temps, le Monarque Démoniaque s'éloignait pour je ne savais quelle lubie. Sa puissance était indéniable nul ne pouvait lui enlever cela, mais il y avait tant de manières pour en faire la démonstration. Ma race était la mieux placée pour savoir que la vraie puissance était celle qui était cachée. Comme il se dirigeait vers une direction différente de celle de mon épouse, je décidai de ne pas jouer les fureteurs. Même si tout dans ce rêve - trop d'indices laissaient conclure à une illusion à grande échelle, à commencer par un ange mort qui n'avait pas d'âme - relevait de l'aléatoire, je doutais que le Démon s'intéresse à elle.

Mon attention fut portée vers l'endroit que j'avais quitté du regard il y a peu. Une magie puissante était à l'œuvre celle distordant l'équilibre ambiant pour en ressentir ces picotements dans l'échine, pour qui savait les interpréter. Plissant les yeux, des personnes au loin disparaissaient de ma vision d'Ombre sans arriver à déterminer précisément qui. Lhyæræ en faisait-elle partie ?... Visiblement, ce n'est pas du Monarque Démoniaque dont il faille se méfier en ce moment. Une autre personne semble prendre un plaisir certain à détruire ce rêve, du moins en partie. J'haussais les épaules, tout ceci me concernait peu.

Tournant de nouveau la tête le Dædalus s'était enquis de se présenter auprès d'une des deux femmes ramenées par le puissant. Je les détaillais tour à tour, une Ondine et une Elfe que je n'avais rencontrées. Le peuple des Mers pour des raisons évidentes m'intéressant au plus haut point, j'interpellais le Déchu après qu'il ait terminé.

- Comme nous en sommes au stade des présentations d'usage, peut-être pourrions nous faire un tir groupé non ? Autant en savoir un peu plus sur les personnes présentes ici avant que tout ne se termine. D'expérience, les bals ne s'achèvent que rarement au son d'une douce mélodie ces derniers temps.

Post n°5 Wriir - 806 mots:
 




Merci Rose-Alyyyyyyyyyyyysse Signification de la phrase latine : Carry my soul into the night
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Kryll Ataros
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MessageSujet: Re: | Le monde des songes |   Mar 19 Sep 2017, 21:31

Kryll

Nefraïm

Kitoe

「 Le monde des songes 」


Une voix vînt interrompre notre échange. Qui était cette femme ? Aucune idée, mais mon coussin temporaire semblait la connaître. Dans le même temps il semblait de mauvaise humeur, pourtant on s'amusait bien. Cette envie de le frapper recommençait à me titiller les tripes. Cette invitation à le suivre hors d'ici était une offre que je ne voulais et que je ne pouvais pas refuser. Il semblait accepter mon offre d'aller manger un morceau. Je ne me fis guère prier et m'avançais vers lui. Je me demandais quand même, qui ils pouvaient être pour moi ? Cela ne pouvait être vrais enfin tout ça, c'est trop gros ! Après tout j'étais, il y a peu sous mon arbre tranquille et me voilà maintenant parmi des gens que je ne connaissais pas, dans des salles étrange. Je dois bien l'avouer j'ai l'imagination d'un poisson rouge. Jamais je n'aurais réussi à imaginer tout cela. Mais, si les deux énergumène n'existaient pas, alors ils devaient alors un sens à ce qu'ils étaient. A ce moment les observer et en apprendre un peu plus, me semblais la meilleure idée.

Les murmures dans ma tête s'estompèrent au passage de la porte. Porte que M.Coussin eu la gentillesse de nous tenir. Il me fallut quelques instants avant de pouvoir apprécier les traits de M.Coussin. Nous nous installions près de la table. Je déclinais, d'un simple revers de la main, la coupe gentiment offerte "Je ne bois pas d'alcool" Deux coupe ? J'avais complètement oublié la femme. Je tournais la tête voyant le visage, ensanglanté, d'une jolie jeune femme dont les traits, trahissaient son odieuse appartenance. Le souvenir de ses dires, un peu plutôt, me revinrent comme un boomerang en pleine face. Comment ça des abrutis, qui tapent ? Je n'avais pas remarqué son appartenance tout à l'heure. Maintenant les regrets que j'avais eus en la frappant se dissipèrent, aussi facilement que l'on éclate une bulle. Un rire, sincère, me vînt naturellement en essayant le sang sur mon masque. Un rire qui s'étrangla en apprenant que Coussinet s'appelait Lemingway, le frère de Kyra ? Sérieux ? Si j'avais eu à boire je lui aurais certainement tout recraché dessus. Bon son odeur me rappelai la sienne, mais de là dire qu'ils étaient frère et sœur. Apparemment il était plus intéressé de savoir comment on l'avait rencontré. La question que je me posais était, effectivement, comment ELLE connaissait Kyra ? "Inquiet ? Pour Kyra ? Je serais plus inquiet pour ceux qui la croisent" Je décidais d'enlever mon masque, sans faire attention que j'avais gardé les oreilles de chat et de le jeter. J'éludais la première question en me rapprochant de ce qui ressemblait pour moi à un banquet. Je n'avais jamais vus autant de nourriture au même endroit. Je pris un plateau vide, posé sur un coin de la table, pour faire un empilement de toutes les variétés d'amuse g*e*le à disposition. Mon plateau plein, je m'en retournais auprès de mes ... Je ne savais pas vraiment comment les désigner en fait. Cela n'avait pas d'importance j'avais mon plateau et plus aucune voix dans ma tête, le bonheur tout simplement. Par politesse et par réflexe je leur proposais le résultat de ma chasse fructueuse. Je ne pouvais m'empêcher de rire une nouvelle fois en croisant le regard de la démone. Je pouvais pas m'empêcher de la regarder, amusé avec un brin de défi et un soupçon de mépris. C'était quand même dommage un si jolie minois gâché par une race infecte.

"Permettez moi de me présenter, je m'appelle Kryll Ataros. Tout d'abord je vous prie de pardonner mon comportement quelque peu ... brutal. Je n'avais plus le contrôle de moi même."
J'étais désolé, mais au fond je m'étais bien amusé.
"Kyra et moi sommes ... Comment dire ? Des connaissance me semblerais une formulation adéquat. Mais je retourne la question à vous chère demoiselle ? Par ailleurs pouvons nous poser un nom sur ce visage ?"
Il fallait garder ses cartes en main. Pour le moment moins ils en savaient et mieux c'était. Après tout je ne savais rien de Nefraïm. Même si il était son frère, ce que je voulais bien croire, rien ne m'assurais que ses intentions eût été louable, même envers sa sœur. Quant à la démone, je m'attendais au pire, je n'avais pas recroisé Kyra depuis quelque temps déjà. L'observation restait donc la meilleure solution. Je décidais donc de faire, tout simplement, deux pas en arrière et de m'asseoir sur le bord de table. Dans l'attente d'une réponse, je savourais l'intense bataille entre mon briffeton et moi.

Mot 763 Post III


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Aylivæ
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MessageSujet: Re: | Le monde des songes |   Mar 19 Sep 2017, 23:44


Je louchais sur l’index qu’il avait posé sur mon nez. Gentiment, il m’imposait le silence ou, du moins, le comprenais-je ainsi. Son contact soudain eut pour effet d’arrêter mes tremblements et, captivée par sa voix, je l’écoutais docilement. Que me racontait-il ? Ma Ran, une horrible mégère ? Les Sorciers et les Ondins s’entendant bien ? Ma reine, une insatiable partisante des sports de chambre ? Mes oreilles ne voulaient pas écouter ses illogismes mais, mon cœur, jaloux et hypnotisé, en était friand. Mon Prince des Cauchemars m’annonçait par la suite la pire de ses absurdités lorsqu’il en vint à parler de mon souhait non prononcé. En quoi, le fait de choisir mes deux vœux à ma place était honnête ? Cela semblait au contraire au combien arbitraire et déloyal. Il ne s’agissait plus de mes vœux si je n’étais pas celle qui les formulait. Il venait juste de s’accorder deux souhaits dont j’allais subir les frais. Mais, que pouvais-je répondre à celui que j’aurais pensé n’être qu’une légende, qu’un vieux conte destiné à effrayer enfants et adultes.

Cependant, à peine m’étais-je posé cette question au combien légitime que le corps musclé du Prince des Cauchemars se penchait vers moi. Instinctivement, je plaçais mes mains contre son torse pour l’empêcher vainement de continuer son avancé. Mon corps se retrouvait bien vite prisonnier et mes lèvres, elles, furent violées par celles de mon assaillant. Sa main dans mes cheveux m’empêchait même de reculer. Il n’y avait, pour moi, aucune échappatoire. Cependant, avais-je l’envie de me soustraire du baiser de cet être charismatique ? Et pourquoi avais-je cette impression d’avoir un essaim de papillon dans le ventre alors que je me faisais voler un baiser avec une ardeur telle que j’en perdais le souffle ? Le baiser s’éternisait et ne me laissa qu’un goût de trop peu à sa fin. La respiration saccadée, je n’écoutais Jun que de moitié et bientôt, sans comprendre, je me retrouvais emportée, avec une autre fille qui se trouvait là, dans une autre salle remplie de bric-à-brac.

Revoir les quelques visages connus que j’avais déjà aperçus devant moi me fit l’effet d’une douche froide. Pendant un instant, je restais l’air penaud avant de me ressaisir et de me redresser, la tête haute et le port de cou noble. Je me concentrais sur tous les secrets que mon Prince me murmurait à l’oreille tout en posant mon regard sur chacun des protagonistes lorsque je découvrais leur secret. Je finis par apprendre le secret que cachait la dénommée Saphir et fronçais élégamment les sourcils quand mes yeux d’azur se posaient sur elle. Je sentais que je n’allais pas la porter dans mon cœur celle-là. Cependant, je n’eus pas plus le temps de réfléchir à mon amertume que Jun nous poussait toute deux vers les têtes couronnées. Comment réagir face à ces gens maintenant que je connaissais leurs secrets qui étaient pour la plupart inavouables tandis que d’autres laissaient perplexe ? Quels étaient les secrets que possédaient Saphir ? Que savait-elle sur moi ? J’avais envie de lui sauter à la gorge pour les lui arracher de force. Cependant, je restais moi-même et effectua une révérence à toute l’assemblée qui nous faisait face. Lorsque je me redressais, Jun nous avait abandonné pour kidnapper… ma Reine ?

Je les observais partir alors que déjà celle que je devinais de lignée Ondine embrassait un autre homme avant de disparaître, une envie de meurtre peint sur son séduisant visage. Un visage que j’imprimais en ma mémoire car, maintenant que je connaissais son secret, je savais que j’avais une opportunité d’avenir à ne pas manquer. J’observais les souverains en silence. Certains d’entre eux avaient déjà disparu comme le Monarque Démoniaque ou celui que Jun avait appelé Kaahl. J’avais envie de m’enfuir au loin mais je ne cédais pas à ce souhait irrésistible qui aurait sans doute humilié ma famille plus que de raison. Je me contentais donc d’écouter ce que chacun se disait tout en récitant mentalement tous les secrets dont j’étais désormais la protectrice. Par ailleurs, alors que je voyais que Saphir se faisait capturer par la Dovakiin, je ne l’aidais nullement. Mes yeux détaillaient celui que Jun avait appelé Wriir. Quel nom étrange à la musicalité plutôt bancale ! Sans me dire que mon regard sur lui était intrusif, et, au vu du secret que je possédais à son propos, j’essayais de deviner à quelle race il appartenait. Cependant, il fallait dire que j’étais encore mal informée sur tous ces Gælyans qui se ressemblaient tous. Aussi, j’abandonnais là mon examen, remettant la partie à plus tard alors que mes yeux se posaient sur le Dædalus qui en profitait pour s’approcher de moi.

Je m’inclinais en même temps que lui avant de joindre chastement mes mains devant moi pour l’écouter parler. Lorsqu’il se disait pur et innocent, je ne pus m’empêcher de dévier mon regard sur Erza pendant une micro seconde. Je me mordis légèrement la lèvre inférieure pour éviter de dévoiler la vérité ou même pour réprimer un sourire que je savais d’avance moqueur. Au lieu de cela, je me mis à réfléchir au déroulement de ma soirée pour déterminer si celle-ci était agréable. J’humectais mes lèvres au souvenir du baiser qui m’avait été dérobé quelques minutes plus tôt. Tout du long, et, encore en cet instant, je n’avais été que son jouet. Il n’avait pas été cruel mais il ne m’avait laissé aucun choix. Lorsque ses lèvres s’étaient apposées sur les miennes, il n’y avait eu de sa part aucun désir, aucune concupiscence. Je baissais mes yeux vers le sol en me disant ironiquement que mon premier baiser avait été des plus merveilleux ainsi volé par la plus agréable créature qui soit : un Gælyan.

Mais soudain, je sentais des regards sur moi et relevais les yeux pour admirer qu’Eerah et Wriir était tous deux à mes côtés. Heureusement pour moi, Wriir venait à peine de commencer à parler. Une fois son petit discours dit je m’orientais plus en direction d’Eerah pour répondre à sa question. « Enchantée Eerah von Dreth. Dois-je vous appeler Dædalus ou simplement Eerah ? Je ne voudrais pas commettre de familiarité malvenue. » Je souris timidement. « Est-ce que je passe une bonne soirée ? Je ne saurais vraiment dire… Disons surtout qu’elle est plutôt concentrée en éléments… Etranges ? » Mon sourire ce fit un peu plus confiant. « Et, il va sans dire que vous êtes l’un de ses éléments, Dædalus ! » Mon petit rire fort mélodieux secoua légèrement mes épaules dénudées par ma robe bustier. « Et vous, comment s’est déroulée votre soirée entre notre première « rencontre » et maintenant ? » Je lui adressais un dernier sourire avant de m’orienter cette fois vers celui dont la race m’était encore inconnue. « Bonsoir Mr ? » Je pris un air hésitant. Je savais comment il s’appelait mais j’étais bien incapable de prononcer son nom et je risquais bien de commettre un impair en essayant. Je préférais l’entendre une première fois avant de tenter quelque chose. « Comme vous avez dû l’entendre, je me nomme Aylivæ Song. » Annonçais-je de ma voix au fort accent musical. « Je vous prie de bien vouloir m’excuser mais… Qu’est-ce qu’un "tir groupé" ? » Allait-on s’entraîner à tirer à l’arc pour faire connaissance ? Bien sûr que non, je me doutais bien qu’il ne s’agissait que d’une expression. Les Gælyan n’étaient pas si bizarre, même en rêve. Si ?


■■■■■■■■■■■■





Les abysses enlaçaient de ses bras glacés le jeune garçon qu’elles engloutissaient. Il avait beau se débattre comme un forcené, il n’arrivait pas à rejoindre la surface. Ne sachant pas nager, il coulait telle une pierre au fond du bain dans lequel un vilain monsieur qui faisait terriblement peur, l’avait balancé. Pourquoi personne ne venait à son secours ? Pourquoi sa mère n’était-elle pas à ses côtés pour le sauver ?

Il n’avait plus d’air. Il se noyait. Il avait peur. Il mourrait.

Trempant dans sa propre sueur, Samuel se réveilla en sursaut. Que venait-il de se passer ? Il tournait les yeux vers sa mère adoptive qui dormait paisiblement à ses côtés. Une interrogation se lisait sur son visage tellement expressif. Le jeune garçon essayait de réveiller l’Ondine mais celle-ci ne revenait pas du monde des songes. Fatigué mais n’ayant plus envie de dormir, il se collait contre sa mère, à la recherche de réconfort pendant que ses yeux papillonnaient. Malgré tous ses efforts, il était proche de retourner dans le monde des songes.




Post III:
 
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Caleb Suellan
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MessageSujet: Re: | Le monde des songes |   Mer 20 Sep 2017, 14:19


Dans un léger soupir, je me débarrassai à contre cœur de la bouteille, à peine entamée, que je gardais précieusement près de moi jusqu’à présent. « Vous me l’avez cassée, je le crains. » murmurai-je tout bas, en me penchant auprès de la Sorcière, incapable de supporter les incohérences et les extravagances du songe. « Quel dénouement navrant. Je me faisais une joie à l’idée de me souler en charmante compagnie. Il faut croire que cette petite n’avait pas les épaules pour boire autant que moi. » Mes yeux glissèrent un instant sur le jeune Réprouvé qui avait causé le désarroi de la Mage. Sans me départir de mon petit sourire, je lui soufflai : « De Grâce, un peu de tenu. Ce corps ne vous appartient pas. » Je ne pouvais lui reprocher de manifester un quelconque intérêt pour la femme, mais il était bien peu respectueux de se comporter de la sorte face au propriétaire légitime de la silhouette, même s’il ne pouvait guère le deviner. Pour ma part, je me gardais bien de toute incivilité à l’égard de la Princesse des Monstres, pour avoir encore quelques attaches que je ne tenais pas qu’elle saccage. « Vous feriez mieux de quitter cette salle. Elle semble éprouver l’esprit, bien plus qu’il n’y paraît. » Pourtant, je ne désirais pas m’éloigner de ce lieu, où tous les caprices m’étaient permis. Je n’avais pas plus hâte de retrouver ma véritable apparence, pour me plaire dans les escarpins haut perchés de la Khæleesi. Je me surpris à être passablement agacé par la situation. L’ivresse était un mensonge que je m’infligeais volontiers, mais j’étais trop conscient de n’être que dans un rêve pour ressentir les effets de l’alcool, si je ne le cherchais pas. Hélas. Une petite voix m’ordonnait de prendre soin de la Sorcière, et je ne pouvais décemment m’occuper d’elle si je n’étais pas capable de mettre un pied devant l’autre. « Vous pouvez nous accompagnez, si vous le souhaitez. » marmonnai-je en prenant Soma dans mes bras. La scène devait être étrange à contempler, mais cela ne me perturbait guère. Bientôt, les illusions se briseraient. Sans ajouter quoi que soit, je quittai la salle, pour partir à la recherche d’un lieu propice au repos de mon endormie. Finalement, je jetais mon dévolu sur mon imagination et mes souhaits, façonnant le rêve selon ce dont j’avais besoin. Doucement, j’installais Soma, redevenue elle-même, sur la méridienne, avant de prendre le temps d’observer cette nouvelle pièce et ses mille et une étagères. Ma mission étant accomplie, je me permis une nouvelle bouteille de vin, que je m’employai à vider d’une traite, tout en arpentant les allées.

Quelques grands noms s’étaient réunis pour converser et dans l’esquisse d’une grimace, je fis un pas en arrière. Les dents serrées, je me mis à souffler tout en me pinçant l’arête du nez. Ces assemblées prestigieuses avaient tendance à renforcer mes migraines, tant il y avait à voir avec ces gens-là. Je préférais les éviter, d’ordinaire. Seulement, je n’avais pas été d’une discrétion à toute épreuve. Ma bouteille m’avait échappé des mains et s’était brisée dans un grand fracas. « Hum … Bonsoir. » chuchotai-je en massant mes tempes. Fichus Souverains. « Quelqu’un a-t-il envie que je lui tire les cartes ? » demandai-je, le sourire innocent. Ils étaient peu à savoir quel était mon nom, mon peuple et mon rôle. Les rares individus à être dans la confidence se seraient certainement damner pour une telle proposition de ma part, même si je manquais d’honnêteté et que je me sentais d’humeur à malmener les convictions de mes interlocuteurs. J’étais néanmoins conscient de mes propres limites, alors pourquoi devais-je me priver d’un peu de divertissement ? « J’ai un petit talent pour lire l’avenir. » ajoutai-je en riant, tout en me demandant vaguement si je n’étais pas complétement fou. A défaut, je tenais à être ivre et sirotais le verre, apparu dans l’une de mes mains tandis que l’autre agitait un jeu de tarot. « Sinon, j’ai entendu dire qu’une boule de cristal trainait dans les parages mais la dernière que j’ai consultée m’a insulté. Depuis, nous sommes en froid. Vous ne pouvez pas savoir comme ces petites choses sont orgueilleuses. Elles manquent cruellement d’humour. » Tout ça parce que je lui avais demandé la recette ultime des papayes à la broche. Je posais sur mes yeux sur la petite Saphir. « Hum … Sauf vous. Je n’ai sérieusement pas de blague à faire sur ce qui vous attend. » J’étais vraiment un monstre. Le vin me faisait oublier quelques considérations de politesse. « Est-ce que ça vous tente, Lady Song ? » Elle s’était présentée avant que je n’apparaisse. Tant pis, elle aussi allait me prendre pour un fou, tout juste échappé de l’asile le plus proche. J’avais l’habitude. J’avisais Erza un instant. Je mourrais d’envie de lui dire que je n’avais pas besoin de mes pouvoirs pour savoir ce qui allait arriver à sa grand-mère, mais je tenais à mon intégrité personnelle.

« Hum … » Après avoir avisé mes interlocuteurs, je me mis à fouiller dans mon paquet de cartes, à la recherche des plus appropriés. C’est comme ça que les vrais font.

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Saphir
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MessageSujet: Re: | Le monde des songes |   Mer 20 Sep 2017, 14:39

Je tremblais des pieds à la tête, immobile devant tous ces gens importants. Les mots de l’homme raisonnaient à mon oreille telle une intimité violée. Je n’aurai voulu savoir ces secrets que tous devaient garder précieusement au fond de leur cœur. Ils semblaient tous ne point avoir de mystères pour celui qui ne communiquait avec moi qu’à sens unique. Je n’avais rien à lui apprendre, je n’étais pas intéressante, totalement insignifiante même. Mon regard essayait de frôler le sol autant que je le pouvais et, pourtant, dès qu’il me présentait un nouvel individu, je ne pouvais m’empêcher de regarder celui-ci. Je ne voulais pas voir mais l’on m’y forçait. Lorsque ses murmures se mirent à porter sur le futur, mon regard eut la bêtise de rejoindre le sien, mes joues s’empourprant instantanément. Sa beauté était dérangeante et je préférai retourner à la contemplation que je faisais précédemment du carrelage. Les réactions de mon visage devaient pourtant trahir mes pensées profondes. Je me sentais impuissante. Quand bien même m’aurait-il chuchotée un futur empli d’horreur pour l’un, agrémenté de trahison, je ne me serai jamais permise d’intervenir pour prévenir la personne en question. La violence côtoyait l’inattendu. Certaines révélations m’auraient semblée impossible si ce n’était pas lui qui les avait révélées. Ils semblaient pourtant discuter tranquillement, sans se douter de rien. Je me perdis sur la silhouette d’un homme brun, mon regard passant à travers lui car je ne le voyais plus pour ce qu’il était mais pour ce qu’il serait bientôt. Tout ceci était-il vraiment réel ? Que faisais-je ici, moi qui n’avais nul titre ou mérité ?

Quand il partit, je songeai à m’enfuir mais cette pensée s’arrêta à l’instant même où la blonde posa son bras sur mes épaules. Mon corps faillit flancher sous le poids. Je n’avais que la peau sur les os et elle avait la silhouette d’une guerrière de haut niveau. Que devais-je faire ? Un regard vers celle qui avait subi le même sort m’apprit que je ne pourrai requérir son aide. Elle semblait remontée contre moi. Pourquoi ? Parce qu’il m’avait révélée quelque chose à son propos ? Parce qu’elle appartenait à la race démoniaque ou à une consœur de cette dernière ? « Est-ce que… » commençai-je en essayant de paraître un minimum sûre de moi. Peine perdue. J’avais beau avoir une robe merveilleuse, une coiffure magnifique, je restais bien moins intéressante qu’un petit four croqué une fois par un inconnu et laissé au beau milieu du buffet. C’est ce que je crus, jusqu’au moment où un homme de la même trempe s’approcha de notre groupe. Mon cerveau refusait de comprendre un traitre mot de ce qu’il disait. Il me semblait fou. Pourtant, ce qu’il me dit m’effraya tant et si bien que mes yeux rejoignirent de nouveau mes pieds.

En tension perpétuelle, j’eus une idée. Je m’y repris plusieurs fois avant que mon corps daigne répondre à ma volonté. Me baissant un peu pour m’extraire de mon piège aux muscles saillants, je me mis à courir dans une direction prise au hasard. Je me fichais bien d’où j’arrivais, du moment que je partais d’où je me trouvais précédemment. Dans ma course folle, je tournai la tête pour regarder en arrière, pour être sûre qu’ils ne me suivaient pas. Ce comportement stupide m’amena tout droit à un mur que je me pris en pleine face. Sonnée, mes yeux rencontrèrent la silhouette d’un homme. Ce n’était pas un mur, c’était quelqu’un. L’étonnement fit place au reste un instant. Il n’avait pas l’air méchant mais le fait que l’impact soit si violent semblait improbable. Embarrassée, je me mis à rougir naturellement, émotion soudaine qui laissa bientôt place à la crainte. J’avais vécu dans un orphelinat tenu par une Démone qui prostituait « ses » filles dès le début de leur puberté. Elle savait paraître agréable mais les coups qu’elle nous donnait démontraient qu’il fallait toujours se méfier des apparences. Je préférai, de ce fait, me recroqueviller sur moi-même. Jambes fléchies, visage sur les genoux et mains sur la tête, je finis par supplier. « S’il vous plaît, ne me faites pas de mal. Je voulais juste danser et m’amuser seulement ça n’a pas… ». Je ne finis pas ma phrase. En y réfléchissant, même si mon ravisseur ne m’avait pas emmené ici, j’étais si timide que je n’aurai probablement pas essayé de valser. J’aurai sans doute fini assise sur une chaise à admirer les femmes et les hommes s’aimer et se déchirer en rythme avec la musique. J’attendais à présent que quelque chose se produise, qu’il me torture ou rit de moi pour mon comportement sans queue ni tête. Que pouvais-je faire d’autre ? Je n’allais pas me redresser en m’excusant. Peut-être qu’il partirait…

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Livaï
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MessageSujet: Re: | Le monde des songes |   Jeu 21 Sep 2017, 03:35



Bélor ne pouvait s’empêcher de sourciller face aux propos de la jeune femme face à lui.
De toutes les demoiselles présentes à cette soirée, elle semblait être de loin la plus improbable des rencontres qu’il pouvait faire. Son franc-parler et son assurance avaient quelque chose de plaisant qui ne le laissait pas indifférent. Kyra contrastait avec les éternelles jouvencelles qu’il avait l’habitude de fréquenter. Elle était une délicieuse surprise, une bouffée d’air frais avec lequel le jeune homme au chapeau se voyait déjà jouer.
En apprécier les vertus, sonnait comme une évidence, qu’il s’empressa de mettre en pratique tout en inclinant la tête en vue de prolonger l’invitation de sa partenaire.
Les lèvres pincées de Bélor n’en finissaient plus de s’étirer dans un sourire joueur tandis qu’il sentait la pression des phalanges de l’insouciante glisser sur sa nuque.
Sa question avait du sens et de quoi alimenter un long débat dont il était passé maitre. Ne laissant rien paraître de l’assurance qui venait de le submerger, il laissa sa main remonter sur les hanches de sa partenaire, cheminant du bout des doigts les plis de sa robe, tandis que son corps s’avançait vers le sien.

« Avec elle? Vous parlez surement de la demoiselle au tricorne… À un bal? plutôt cocasse effectivement » Précisa t-il en attrapant sa main.
Son regard se reporta sur la bouchée qu’elle venait de subtiliser sur un plateau, achevant d’intensifier son sourire dans spasme d’hilarité.

« Décidément… Vous êtes très divertissante mademoiselle »
Sans lui laisser le loisir de continuer, il l’entraina dans un mouvement de danse amorçant une succession de pas à l’image de la chorégraphie des convives autour d’eux.

« Vos êtes dans le vrai. Je suis né dans une famille que l’on pourrait qualifier d’aisée… J’ai donc reçu les bases d’une éducation qui aurait pu me conduire à fréquenter ce genre de lieu. Mais… »
Belor hésita brièvement, perdant son regard dans les silhouettes des convives, puis continua dans un aplomb plus mesuré.

« Mais les choses ont changé… Ce monde n’est pas le mien. Et croyez moi sur parole, il en est mieux ainsi. Rien de ce que nous voyons ici ne vaut la peine d’être jalousé. Tout n’est que façade et tricherie…  D’ailleurs, je suis surement le plus doué d’entre eux en la matière.» Trouva-t-il intéressant à lui souffler à l’oreille sur le ton d’une confidence.
Il plissa son nez dans une mimique moqueuse et se détacha d’elle pour s’incliner avec élégance, avant de se redresser en la faisant tourner sur elle-même, l’entrainant dans le même élan contre lui pour des pas plus entrainants.
Son regard mutin se noyait dans ceux de celle qu’il avait ravie aux yeux du monde. Il ne comptait pas en rester là. Surtout depuis que Livaï avait couru à l’aventure, il était désormais libre de poursuivre à sa guise cette soirée qui s’annonçait de plus en plus à son gout.
Tout en échangeant de partenaire, il lui adressa un clin d’oeil, profitant de cette courte incartade pour jugeait des habilités de sa partenaire à évoluer dans ce monde qui lui semblait peu familier. Elle semblait en maitriser les codes malgré quelques maladresses qui la rendaient plus attendrissante que ridicule.
Il la retrouva dans un allégro mélodieux qui les conduisit à passer sous les bras tendus de leurs voisins de danse.

« Voyez comme vous apprenez vite. Je ne peux que vous féliciter pour votre assiduité, vous êtes de loin la plus douée des élèves que j’ai pu avoir entre les mains » souligna-t-il en tout s’écartant d’elle pour laisser passer un couple qui remontait à leur tour une allée de danseurs.
Le sourire aux lèvres, il saisit avec plus de fermeté les mains de sa partenaire, poursuivant l’entrainante chorégraphie jusqu’aux dernières notes.
Cette tragique fin entama quelque peu son enthousiasme, l’incitant à se rapprocher d’elle. Poussé à l’écart par un nouvel afflux de couple sur la piste, Bélor percuta une table qui ne manqua pas de faire valser quelques verres.
Son regard croisa celui de Kyra, avant qu’il ne se mette à rire de bon coeur. Peu importait si cela manquait d’un peu de classe, cette intrigante jeune femme dont il ne se lassait plus d’admirer les charmes ne semblait pas être du genre à s’offusquer du protocole ou d’un geste malchanceux.
Il rajusta sa posture et redressa son chapeau qui venait de glisser en arrière, le replaçant légèrement sur le côté dans un geste provocateur.
Bélor ne voulait pas paraître tel que les autres hommes de la soirée, maintenant qu’elle avait accaparé toute son attention, il voulait l’impressionner à son tour.
Alors qu’il dessinait la courbure de son couvre-chef d’un geste élégant, il fit brusquement claquer ses doigts. Il avait saisi son regard et comptait bien profiter de cet avantage pour poursuivre avec un numéro dont il avait le secret. D’un mouvement agile du poignet, il retourna sa main faisant apparaitre une pièce à l’intérieur de sa paume.
Il s’amusa de la réaction de Kyra et fit sauter la menue monnaie en l’air, s’assurant de la réceptionner sur la tranche de ses phalanges, avant de la faire tourner sur elle-même le long de ses doigts. Les allers-retours se succédèrent avec habileté avant que la pièce ne disparaisse comme par magie.
Il était humain, ce genre de tour n’impressionnait que ses semblables mais pouvait avoir un certain charme lorsque son auditoire se montrait attentif. Il créait une illusion, elle ne serait surement pas dupe… Mais cela pourrait la distraire.
Avec défiance, il écarta ses doigts dévoilant l’absence de la pièce maitresse de son tour. Sans attendre la réaction de Kira, il fit mine de jeter l’invisible monnaie en l’air qui retomba quelques secondes plus tard miraculeusement sur ses phalanges.
Tel un pianiste, il joua de nouveau une complainte silencieuse sur laquelle la pièce dansa habilement sur ses doigts, roulant dans un ultime tour sur elle-même avant de se figer sur la tranche. Ravi de la tournure des choses, Belor épiait la petite spectatrice. Il descellait dans son regard un certain amusement qui le poussa à rabattre son autre main sur la pièce. Le geste brusque fit sursauter Kira, divertissant d’autant plus l’humain qui retira sa paume pour y dévoiler le résultat. Par un petit stratagème bien pensé, la pièce s'était transformée en anneaux autour de son doigt.

« Magie… » souffla-t-il en rigolant.
1060 mots

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Ignis
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MessageSujet: Re: | Le monde des songes |   Jeu 21 Sep 2017, 18:59

La Colère était totale maître à bord. Comme une entité qui aurait, pendant une brêve période, totalement annihiler l'être initial. Un parasite qui aurait pris le contrôle de son hôte. Et ce qu'il souhaitait, son unique but, la seule pensée que son cerveau pouvait encore traiter à l'instant, c'était libérer toute cette race. La projeter sur quelqu'un d'autre. Sur cette femme aux traits étrangement ressemblants à une autre. De toute manière, si cela n'avait pas été elle, ça aurait été une autre personne. Quoiqu'il en soit, aucune panique ne suinta de sa réaction. Un peu de surprise, mais sans plus tandis qu'elle faisait quelques pas en arrière pour se mettre hors de pporter des poings du Déchu. Au contraire, au vu des paroles qu'elle prononça, elle semblait même s'amuser de la situation. Ce qui avait évidemment de quoi faire encore plus rager le Colérique. Si encore il avait pu lire de la peur sur son visage, peut être qu'il aurait réussi à se ressaisir. Mais là, c' était peine perdue. Ca ne faisait même qu'empirer les choses.

Ses poings fusaient en avant, de manière pas forcément ordonnée, tout comme ne l'était pas sa garde. Un boulevard, une voie toute tracée pour l'atteindre. Ce dont son adversaire ne se gênait pas de faire. Car après tout, son esprit à elle n'était pas embrumé par les émotions et elle avait donc toutes ses capacités pour réfléchir et être un peu plus tactique que lui. Cependant et malgré tout, peut être aussi du au fait qu'il assaillait sans répit, Ignis arrivait lui aussi à toucher sa cible. Ce n'était pas dit qu'il ne se fasse pas aussi mal qu'elle. Après tout, son corps n'était absolument plus fait pour de telles activités. Sa peau avait perdu la quasi totalité de son élasticité lorsqu'elle avait été brûlée. Elle ne supportait pas les tensions qu'il lui faisait actuellement subir. Le reste de son métabolisme non plus d'ailleurs. Sa respiration se faisait sifflante, chaque inspiration devenant plus douloureuse les unes que les autres. Et encore, son corps était trop chaud, trop concentré sur l'instant présent pour prendre en compte le resultat des coups qu'il avait reçu. Il n'allait plus pouvoir s'agiter ainsi longtemps.

Peut être que s'il avait reçu un coup un peu plus fort ou destabilisant que les autres, que si quelqu'un était intervenu ou qu'un tout autre évenement l'aurait sorti de sa focalisation sur l'Humaine, il aurait aurait pu voir cette femme en robe rouge en train de mettre le feu à l'entièreté de la plaine, et fuir à temps. Malheureusement pour lui, ce ne fut pas le cas. Son esprit capta et analysa beaucoup trop tard les signaux d'alarmes que lui envoyait tout son corps. La fureur s'envola d'un coup et il ne resta plus que la terreur, le laissant impuissant et figé sur place. Où que son regard ce pose, des flammes tout autour d'eux. Un mur infranchissable qui fonçait sur eux à toute vitesse. Impossible de faire quoique ce soit. Pas d'issues possibles, nul part. Juste revivre ce cauchemars, sentir le feu dévorer son corps. Hurler à s'en briser les cordes vocales et l'âme. Ses yeux éclater sous la chaleur et se coller sous l'intensité.

Alors que les flammes finissaient d'étreindre son cœur et de réduire son corps en poussière, Ignis se réveilla en pleine suffocation dans sa chambre. Tout ceci n'était qu'un rêve, ou plutôt, un cauchemars. Etrange, mais qu'un cauchemars quand même. Absolument rien n'était vrai et surtout pas cette fin là. Sauf qu'il avait encore l'impression de sentir le brasier l'enserrer, l'acculer et l'oppresser. Sa chair, ses muscles, ses ongles, tout se ratatiner et fondre sous l'intensité de l'événement. Et que son corps ne retrouvait absolument pas le calme, tout comme son esprit. Il faisait une crise de panique et s'il continuait, il allait sûrement finir par tomber dans l'inconscience. Il fallait qu'il bouge. Qu'il sorte de là, car quelque soit l'endroit où il posait les yeux dans cette pièce, tout ce qu'il voyait, c'était la fournaise. Il se précipita donc dehors, bousculant quiconque ayant le malheur de se trouver sur son chemin. Sa vue commençait déjà à s'étrécir, des points noirs envahissants son champs de vision. Il ne put faire que quelques pas dehors qu'il tomba sur les genoux avant de s'effondrer en avant. Inconscient. Masse inerte et seul au milieu de la rue,
au cœur de la nuit.


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Mancinia Leenhardt
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✭ Activité : Joaillière [Rang IV] | Médecin | Soeur Combattante de la Coterie de Bois-Lune

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MessageSujet: Re: | Le monde des songes |   Ven 22 Sep 2017, 01:11

Ce rêve était une illusion rondement conduite, ou bien était-il révélateur de sentiments dont elle aurait souhaitée ne pas admettre l'existence dans le monde diurne ? Est-ce que cela voulait dire... ? Non. Ou peut-être bien que si. Lorsqu'elle le verrait, l'Humaine aurait bien des choses à dire à son Ange Gardien. Avec ce sourire sincère, son corps s'était apaisé de cette douleur et de son malaise, elle ne semblait pas résister plus que de raison. Se massant les pieds avec l'eau agréablement chaude, ne se souciant pas du bas de sa robe qui s'humidifiait au contact du liquide, elle trouvait cet endroit très agréable. Elle se laisserait presque bercée par les sons alentours, entremêlant musique et bruits de conversation. Se laisser bercer, c'est ce qu'elle fit en se laissant doucement glisser vers le sol, étendue sur sa surface humide, la vision brouillée par les vapeurs, son vêtement aurait dû la faire suffoquée, mais rien. Seulement l'esprit paisible. Les pieds dans l'eau, elle s'imaginait sur le dos dans un vaste océan. Elle se souvint de cette fois où le navire disparu, où encore quand il fallut nager vers les cryptes de Caelum. C'était ironique d'aimer la mer lorsqu'on résidait dans un des endroits les plus brûlant du monde. Ironique ou…C'est alors qu'elle s'endormit.

Mancinia venait de s'assoupir dans son propre rêve et c'est la raison pour laquelle son esprit émergea dans la chaleur de son lit. Sa tête reposait sur l'oreiller, encore dans le songe qui l'avait ainsi transporté. Offrant son dos à la fenêtre dont le rideau entrouvert laissait entrevoir des rayons lunaires, elle savait d'instinct que l'aube était proche avec la couleur claire dont se teintait le ciel. Quelqu'un se serait sans doute abandonner à nouveau au sommeil, mais pour autant, l'Humaine était parfaitement éveillée. Elle papillonnait des yeux, fracturant sans remord ce fil entre rêve et réalité. Mancinia savait désormais tout ce que son esprit voulait lui dire. Il avait mis en avant ses sentiments. Son ambition. Son incursion dans l'Au-Delà le lui avait presque crié à la figure, mais désormais, elle détenait dans ses mains une véritable idée. Écartant ses draps, elle s'assit sur son lit pour nouer prestement ses cheveux, allumant une bougie sur sa table de chevet et saisissant son sac pour prendre son carnet. Se remettant ensuite dans la chaleur pour ne pas attraper froid et tomber malade de manière ridicule. L'Humaine se mit à donner une existence à ce rêve. Et entre deux passages, elle écrit en songeant à Neah. La prochaine fois qu'elle reverrait son Ange Gardien, elle lui avouerait tout.



Cassandra ignorait pourquoi son adversaire était aussi furieux de sa présence. Elle ne se souvenait pas d'un tel être dans son passé et à vrai dire, peu lui important tant elle avait envie d'avoir du sang. Ses pulsions n'avaient en rien été assouvies. Ses paroles et sa nonchalance face à cette situation semblaient rendre fou cet être à l'allure répugnante. On aurait presque dit un monstre sortit tout droit d'une fosse infernale. Un être pur en train de brûler et de subir mille souffrances, c'en était presque aussi beau que le corps traîné comme un morceau de viande, outrageusement humilié dans la Mort. Tout ici était décidément très amusant. Déstabilisant, mais plaisant. La personne derrière elle ne semblait guère réagir, mais peu lui importait, elle se mit en position prête à rendre coup sur coup, mais le déchet ne semblait même pas être coordonné dans ses mouvements. Quelle étrangeté de se laisser ainsi dominer par un sentiment pour tout foiré au dernier moment. Elle n'était peut-être pas aussi puissante, mais sa souplesse faisait la différence et lui évitait de subir des souffrances inutilement. Son corps n'était pas encore entraîné à encaisser. Elle devait se forger à nouveau, mais certainement pas avec une bête de foire. L'Humaine le narguait, rieuse, presque dansante alors qu'il courait dans sa direction.

La fumée rougeoyante au loin ne l'effrayait en rien, peu importe comment sa progression fit couiner les personnes aux alentours. Tandis que certains tentaient de prendre la fuite, son instinct lui dictait de rester sur place. Impossible de ne pas être envoûté par la créature qui l'avait fait naître, sans un éclat de remord, n'ayant que faire des cris. Cassandra demeurait debout, faisant face au mur de flammes qui plongeait dans sa direction. Dévastant tout sur son passage.

Magnifique, dit-elle dans un sourire.

Le dernier de son rêve. Le feu se mit à lécher ses cheveux avant de les dévorer, la plaine prenait des allures de volcan ardent et tout son corps semblait attirer sa morsure furieuse. La douleur était vive, elle finit par lui arracher un cri qui se muait plus en un rire sinistre. Peut-être un peu effrayé. Ce fût assez court et l'Humaine se réveilla en sursaut. Une sorte d'assaut onirique qui l'éveillait pleinement, toujours perchée sur son arbre, une corde enserrant sa taille pour lui éviter une chute malencontreuse. Étrange, vraiment. Du feu, du sang, de la fureur. Était-ce une vision de leur avenir ? Oh. Il serait si beau. Elle ne devait pas attendre et aller à sa rencontre. Cassandra devait se remettre en marche.

Post V | 857 mots

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MessageSujet: Re: | Le monde des songes |   Ven 22 Sep 2017, 20:29



Chacune de mes dix phalanges sur ma poitrine de circonstance, tels un filet serrant fermement leur abondante prise, je regardais les deux demoiselles en clignant des yeux, d'un air que je qualifierai probablement de passablement con.
Alors que j'étais décidé à jouer à l'apprenti docteur comme tout homme dans ma situation se respectait, d'autres personnes du même sexe que moi me faisaient face. J'pouvais pas reconnaître que j'avais l'air finaud, mais les deux greluches devant payaient pas d'mine. Enfin, la rousse là, elle était bien bonne, plus encore qu'l'autre qui m'avait embrassé avec son front dans les bains. Par contre, elle en tenait une bonne, à jouer de la peluche avec sa bouteille. Quand elle me parla presque dans un murmure comme quoi ce corps ne m'appartenait pas, j'enlevais sans même m'en rendre compte les mains pour laisser mes bras pendre le long du corps, avant de lui répondre dans un sourire de connivence.

- Héhé, ça s'ra notre secret, achevant le tout d'un clin d’œil entendu. J'savais pas qui c'était, mais sa tête alcoolisée m'plaisait bien.

L'autre par contre, c'était une aut' paire de manches. V'là ti pas qu'elle se prenait pour moi en avançant façon Démon en manque de sang. L'assurance en moins. Clignant de nouveau les yeux alors que je relevais de quelques centimètres la tête pour croiser nos regards, je finis par déformer mon visage en une moue perplexe.

- Euh ... T'es un peu pâlotte et moins lotie qu'moi pour servir d'oreiller, si tu vois c'que j'veux dire. Visiblement, ça a bien dû boire ici avant qu'j'arrive ! C'est du propre !!

Moi en moralisateur, je ne pus m'empêcher de pouffer. Nan mais j'm'en cogne en fait, je suis toi, tu es moi, nous sommes nous, y'a plus qu'à s'balader à poil dans la nature pour qu'la communion soit parfaite !

La dérangée se retourna pour parler à la tenancière rousse, avant de tomber comme une m*rde au sol.

- Ah ouais, quand même .... J'pensais pas à c'point ... avant de rire de plus belle.

L'autre demoiselle était plus chevaleresque que moi, bien décidée à aider la tête de linge qui r'niflait le sol. D'une démarche aussi assurée qu'un chiot sur un bateau en pleine tempête, l'alcoorousse la prit dans ses bras avant de me proposer de la suivre. Mon plaisir fugace de faire mumuse avait été un peu r'froidi j'dois dire, aussi opinais-je en emboîtant le pas des deux.

A peine avions-nous franchi le seuil de la porte que je repris mon apparence réelle. Han nooooooooon........ fis-je pour moi-même en retrouvant mon vieux corps poilu, jetant un regard sur ceux que j'avais suivis.

- C'te bonne blague, j'comprends mieux maint'nant. J'ai tripoté l'corps de la palote qui a pris d'la couleur et d'la poitrine. Ptite nature si elle tombe dans les vapes pour si peu.


L'homme qui en imposait autant par son étrangeté que son charisme oosa chevaleresquement la seule femme du trio sur le canapé avant de commencer à nous faire un ptit cul sec des familles, sous mes yeux ébahis. De diou, il avait à assurer côté vessie sinon il allait faire l'escargot à pisser tout en marchant le bougre !!

Je le laissais s'éloigner, prenant le temps de jauger l'intérêt de la pièce où je me trouvais à présent. Des bouquins, des bouquins, ah oui, des bouquins aussi, l'genre d'endroits chiant qu'seuls les Magiciens devaient s'exciter comme des pucelles en voyant toutes ces étagères. Wouhou, c'tait pas aujourd'hui mon pauvre Yiurshii qu't'allais t'en mettre plein les pognes. Je jetais un regard rapide vers l'endormie qui ne bougeait toujours pas, avant de soupirer l'air blasé.

- Bon bon bon... J'vais faire quoi moi avec tout ça.... Ça m'a l'air louche cette baraque, tout le monde a l'air de tout comprendre et moi j'me balade comme un clampin sans trouver un truc d'normal ici ! Ca m'arrivait d'plus en plus d'me parler à moi-même. Certains disaient qu'c'était la folie, d'autre la sagesse. J'étais bien incapable d'savoir où j'me trouvais là d'dans.

Soudain, un flash me stoppa net, balayant toutes les autres pensées qui me venaient à l'esprit. Je devais savoir, IL FALLAIT QUE JE VÉRIFIE, c'était une mission vitale, un ordre impérieux que mon cerveau donnait au reste de mon corps. Mû par l'instinct, faisant fi de toute pensée rationnelle, je marchais l'air absent, fixant un point clairement défini. Passant ma main sous la tenue, j'empoignais la poitrine de la demoiselle, hochant la tête d'un air aussi songeur qu'expert.

- C'est bien c'qu'j'pensais, c't'un peu comme quand on essaye de s'chatouiller soi-même ou qu'on lâche une grosse loufe dans un endroit exigu, ça a pas la même saveur quand ça vient d'soi !

Ouaip, tripoter ses seins et ceux d'sa voisine, y'avait pas d'comparaison.



Post n°4 Yiurshii - 890 mots:
 


Merci Rose-Alyyyyyyyyyyyysse Signification de la phrase latine : Carry my soul into the night
Les bonus secrets oulala !!:
 
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Toble Alberone
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MessageSujet: Re: | Le monde des songes |   Ven 22 Sep 2017, 21:39

J'ai l'impression que pendant un instant, avec mon blabla et mon petit discours alembiqué, je l'ai perdu. Ca serait pas étonnant. Après tout, ça m'arrive moi-même de me perdre régulièrement dans mes pensées. Alors si je ne suis pas capable de me suivre personnellement, rien de surprenant à ce que les gens qui ne sont pas dans ma tête ne puissent pas non plus. Mais au moins c'est sympa, elle a quand même essayé. Ou alors, elle est polie et n'a pas voulu m'envoyer bouler. Elle aurait pu le faire pourtant et en plus, je ne lui en aurait pas voulu.Mais en fait, il semblerait plutôt que ce que je lui ai dit l'ai fait réfléchir plus que de raison. J'espère qu'elle ne s'est pas mise la rate en tire-boyau à cause de ça. Surtout qu'en plus, c'est mon songe … A moins que les deux en ai décidé autrement …. hmm … A méditer tout ça. … Puis, elle ne doit pas s'en vouloir.

Tu n'as pas à t'excuser. Tu n'as rien fait de mal. C'est normal de partir des fois dans ses pensées, ses réflexions après un remarque d'un interlocuteur qui aurait éveillé quelque chose chez nous. Après tout, on est tous humains … Enfin, tu comprends ce que je veux dire. Donc, ne t'en veux pas. Prends une profonde inspiration, pense à quelque chose ou quelqu'un de calme, de relaxant et ne te fait plus de mouron.

J'ai crus un instant qu'elle ne me rendrait jamais mon câlin. Quoiqu'il en soit, apparemment, elle ne s'y attendait pas et surtout, elle ne doit pas avoir l'habitude. Ou alors, elle n'aime pas qu'on la touche. C'est possible aussi après tout. Au moins, je saurai pour la prochaine fois. La prévenir avant ou dans tous les cas, ne plus la surprendre comme je viens de le faire. Heureusement, elle ne m'a pas mis un pain dans la figure ou plus bas. Aller, je la laisse s'éloigner sans insister. Sinon, si je « l'enferme » entre mes bras, elle ne va pas apprécier et risque de ne plus jamais vouloir. Elle ne sait pas voler ? Pas grave … On peut faire autre chose … C'est pas forcément le genre de savoir qu'on a l'habitude de claironner à tout va, après tout. Je suis d'ailleurs curieux de savoir qui était cette femme. Sa proposition semblait si naturelle, si spontanée comme si c'était naturel pour elle, qu'elle avait l'habitude de faire ça tous les jours. Elle aurait peut être dû être un peu plus prudente. Car même si on est dans un rêve, il est fort probable qu'il soit partagé … Et dans ces cas là, on ne sait jamais sur qui on peut tomber et quelles oreilles peuvent trainer.

M'man, M'man, tu m'embrouilles la crinière !

Ah ah c'était mignon comme geste. Comme si mes cheveux n'étaient pas déjà assez indiscipliné comme ça. Enfin, d'toute façon, c'est pas grave, ça ne m'a pas gêné. .. Tiens, on vient de changer de pièce ?

Que s'est-il passé ? On n'est plus au même endroit … Ca n'a plus la même odeur ni le même son. Profiter?

Hm … Qu'y a-t-il donc ici pour qu'elle dise une telle chose ? Oh … Mes affaires viennent de changer … J'suis en costume ? Vraiment ? Si cette pièce à fait cela pour moi, qu'a-t-elle fait pour Helly ?

Danser avec toi est un plaisir à chaque fois. Voudrais-tu bien me faire une petite faveur ? Pourrais-tu me décrire ta robe ? Il y a franchement des fois où je regrette plus que d'autre de ne plus pouvoir voir et admirer.

L'entrainer dans la salle où s'entend la musique et la faire virevolter entre mes bras jusqu'à ce qu'elle oublie tous ses soucis. … Tiens, à présent qu'on a passsé la porte, c'est un masque que je porte. Il ne me couvre que la moitiée du visage apparemment. Mais il ne semble pas cacher mes orbites vides … Dommage.

Nos rencontres ont été bien souvent trop brêves. Et lees derniers événements ne permettent que peu les rapprochements. Profitons donc de ses instants qui nous sont donnés. Laissons nous habiter et guider par la musique et montrons à ses messieurs dames comment une eversha et un chaman dansent quand ils l'ont décidé. Faisons taire les rumeurs sur nos peuples sauvages et mettons en leur plein la vue. Transformons leurs entrechats. Approprions les nous pour y mêler notre essence. La sensualité dont nous savons faire preuve, lié à notre sauvagerie qui les choque et les attire tout à la fois. Faisons les rêver et frissonner chère Helly. Mouvons nous comme si le monde nous appartenait et que nous le réclamions enfin, sans peur ni remords.

résumé Post III:
 
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Djinshee
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◈ YinYanisé(e) le : 14/02/2015
☿ Âme(s) Soeur(s) : *s'étouffe en buvant, s'en met partout et crie*

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MessageSujet: Re: | Le monde des songes |   Sam 23 Sep 2017, 00:50

     Sinn avait mis le masque devant son visage avant de partir dans la seconde salle. Elle y était restée un moment seule, sans trop savoir quoi faire. Elle se contentait d’observer les danseurs et d’écouter la douce mélodie qui imprégnait les lieux. La jeune femme était soudain plus à l’aise que d’habitude, pour la simple et bonne raison qu’ainsi, on ne pouvait pas la reconnaître. Sinn aimait être discrète. Sous ce masque, elle pouvait se permettre plus de choses. La Rehla regardait donc les couples, mais cherchait surtout un partenaire pour danser un peu. Elle n’avait pas l’intention de rester planter là jusqu’à la fin des festivités. Il fallait qu’elle ose. Elle ne put donc retenir son sourire lorsqu’elle aperçut enfin un homme, à seulement quelques mètres. Dans un élan presque automatique, la femme s’approcha doucement. Elle ne comptait pas lui sauter dessus et l’emporter avec elle. D’autant plus qu’il semblait… autre part. Fallait-il le ramener à la « réalité » ? Elle ne savait pas trop. Elle n’avait jamais été douée pour ce genre de choses. Elle décida de laisser les choses se faire, sans réfléchir. Sa main rencontra la sienne, et, progressivement, elle emmena l’homme avec elle sur la piste. Sans un mot. Ils commencèrent à danser, prenant le rythme de la musique au passage. Sinn en profita pour mieux observer son interlocuteur. Elle ne voyait évidemment pas grand-chose avec son masque – très joli au passage. Mais il n’était pas dur de deviner qu’il était très rêveur.

  Enfin il ouvrit la bouche. La Rehla aurait pu le faire bien avant mais avait préféré qu’il commence. Il était mal à l’aise. Sinn ne comprenait pas bien ce qu’il racontait. Avait-il été si absent qu’il n’avait plus contrôlé son propre corps ? Elle entrouvrit à son tour la bouche pour lui répondre et le calmer un peu, mais elle ne savait pas par où commencer.


  -Tout va bien, c’est… c’est moi qui vous ai emmené ici. Enfin, vous ne sembliez pas réticent.

  Devaient-ils continuer de danser ? Il se sentait oppressé… Il avait comme installé un froid. Vexée, peut-être ? Peut-être. Pourtant, elle n’était pas du genre à l’être aussi facilement…

  Plus ils tournaient, plus ils dansaient, l’un entrainant l’autre sur la mélodie répétée, moins Sinn se sentait à l’aise. Elle avait envie de le lâcher, mais quelque chose, autant mentalement que physiquement, l’en empêchait. La jeune femme détourna les yeux. Elle ne savait pas. Elle n’avait jamais su ce qu’il fallait faire. Elle garda le silence même s’il se faisait embarrassant. Que fallait-il regarder ? Lui, ou juste à côté ? Alors qu’ils tournaient, elle observait les autres couples, qui eux avaient l’air tout à fait à l’aise. Elle contînt son soupir. Qu’il lui veuille du mal, il ne lui aurait plus manqué que ça.

  Elle avait envie de le lâcher. Etait-il utile de le lui faire savoir ? N’était-il pas dans la même situation qu’elle, aussi paralysé ? C’était si bête...

  -J’espère que je ne vous serre pas trop. Je sens que se défaire l’un de l’autre va être plus compliqué que prévu…

  Elle avait pris du temps à lui répondre. Quelques secondes qui s’étaient allongées au fur et à mesure qu’elle s’était rendue compte qu’elle était coincée. Elle avait beau savoir où étaient ses bras et dans quelle position, elle ne les sentait plus. Ils étaient crispés, chacune de ses articulations restait aussi figée que du marbre. Sinn ancra son regard dans celui de l’inconnu pour se donner – surtout à elle-même – un peu de contenance. En réalité elle était plutôt concentrée sur ses membres. Peut-être qu’avec un peu de patience, elle finirait bien par retrouver le chemin nerveux menant à ses mains…

*

  Elh resta longtemps figée, sans trop comprendre. Une plaine verte. Elle ne savait pas ce qu’elle faisait ici. Mais elle aimait bien. Elle aimait bien toute cette nature paisible. Ce silence… qui se retrouva vite brisé. Elle ressentit vite les quelques tensions çà et là, les choses anormales. Elle évitait de s’en approcher, et marchait dans le but d’enfin trouver un havre de paix. Elle ne regardait rien d’autre que devant elle, le vide, l’herbe. Elle évitait le moindre coup d’œil. Elle se méfiait de tous ces gens. Qui savait ? S’ils étaient tous comme cette psychopathe qui l’avait agressée dans le noir ? La jeune fille perçut soudain des cris derrière elle. Danger. Si elle se voulait insensible à toute communication, elle ne pouvait pas abandonner la panique.

   Du feu. La destruction. Des cris. Un cri, en particulier, tout près, à quelques centimètres de ses oreilles. Le sien ?

   Elh se réveilla d’un coup. Son rythme cardiaque s’accéléra. Ses yeux cherchaient un repère. Elle était allongée, blottie dans une couverture. Seule. Elle avait donc rêvé ? C’était plutôt un cauchemar, elle trouvait… Il faisait vraiment peur, ce songe, quand elle y pensait. Elle avait la soudaine envie d’aller dormir avec quelqu’un. Des « parents »… Djinshee ? Non, elle ne voulait pas la déranger… Alors, Elh se blottit encore plus et ferma les yeux, concentrée. Il ne fallait pas qu’elle retourne dans ce rêve…

*

   Djinshee écouta la réponse de l’homme en silence. Elle ne lui dit rien de plus. Elle était trop ailleurs pour formuler quelque chose digne d’intérêt. Elle se contenta de s’éloigner bêtement. Elle ne savait pas quoi faire, pour tout dire. Il devait avoir raison. Elle allait explorer, tout simplement. Cela lui permettrait de tuer le temps, de s’occuper l’esprit à autre chose. Elle quitta donc cette pièce étrange pour en revenir à la première. La Lyrienne fit quelques pas décidés, puis ralentit. Elle ne se sentait pas bien, comme un vertige, la sensation de perdre son propre corps. Elle crut voir sa main chercher un point d’appui avant que tout ne s’évapore.

   Djinshee se retrouva dans son lit. Elle ne s’était pas attendue à un tel réveil. Elle s’assit, s’étira, se remit en tête ce à quoi elle avait assisté dans cet autre monde. Elle qui avait souhaité toute la journée que le sommeil la fasse succomber pendant dix ans, voilà qu’elle sentait qu’elle allait avoir du mal à se rendormir.


~1023 mots~


Post III:
 


I don't owe you anything:
 

     LET IT BURN !  

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