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 | Le monde des songes |

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Qui vous a donné du rêve wesh ?
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 8% [ 7 ]
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4%
 4% [ 4 ]
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3%
 3% [ 3 ]
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 1% [ 1 ]
Raeden
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 3% [ 3 ]
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Kaahl Paiberym
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MessageSujet: Re: | Le monde des songes |   Dim 03 Sep 2017, 15:23


« Et voilà ! ». Je souris à la jeune femme tout en chargeant la dernière caisse. Elle avait eu des soucis avec sa charrette après avoir acheté du vin dans un domaine voisin au mien. Elle s’était perdue sur mes terres et avait tout naturellement demandé à s’adresser au Baron des lieux quand le support qui retenait l’une des roues s’était brisé, autrement dit, moi. Je devais prendre sur moi pour aider la veuve et l’orphelin, pour adopter un comportement noble et juste. La difficulté me rongeait de l’intérieur. Je ne devais pas perdre de vue mon objectif final. Lord avait placé sa confiance en moi et je ne pouvais pas me permettre de le décevoir car cela aurait de graves conséquences pour mon évolution future. « Merci infiniment. ». Son sourire fut le reflet du mien et je vis dans ses yeux qu’elle m’était réellement reconnaissante. Moi qui rêvait de tuerie, de sang et de manipulation, la réalisation de mes souhaits semblait se perdre de plus en plus, au fur et à mesure que je pourrissais en Caelum. Je ne pus m’empêcher de fixer sa silhouette s’éloigner en imaginant des scénarii probables et délicieux qui ne se réaliseraient jamais. Les pensées avaient au moins le mérite de ne jamais décevoir le penseur.

Je finis par rentrer chez moi. Les temps étaient mauvais. La fin approchait inéluctablement et l’attente des résultats de la coupe des nations se couplait à une sorte d’appréhension générale. Les Ætheri avaient pris une importance capitale, bien plus grande que par le passé. La guerre avait fait son œuvre et beaucoup étaient morts de la folie destructrice de fanatiques prêts à tout pour voir leur religion triompher. Je n’avais pu en profiter. J’ouvris une bouteille de vin rouge de ma production. Je venais de reprendre le domaine et j’étais plus que satisfait du résultat. D’un geste lent, je m’emparai d’un miroir à main qui ne quittait plus ma table basse après m’être servi un verre. La silhouette de l’Ultimage apparut à l’intérieur, couchée dans son lit. Elle fixait le plafond et sa position dénudait légèrement sa gorge. Je bus une gorgée. Le miroir me permettait d’obtenir ce que je désirais, dans une certaine mesure. Il me permettait aussi de ne pas me laisser distraire par la marionnette qui s’agitait sur le trône des Magiciens alors que la véritable souveraine était ailleurs. Elle était mon objectif et, pour l’instant, étant donné que je n’avais aucune idée de sa position, je devais me contenter d’attendre. Autant dire que cette attente me semblait infinie et de plus en plus insupportable. Après quelques longues minutes à l’admirer dans son sommeil, le temps de finir mon verre, je finis par me détacher du miroir, le reposant délicatement sur ma table. Il me fallait dormir, chose qui devenait de plus en plus difficile avec le temps.

Le bruit me tira de ma torpeur. Habillé de noir, je me trouvais dans une salle où dansaient des protagonistes aux sourires joyeux et à la mine radieuse. Basphel m’avait permis d’apprendre les us et coutumes de rigueur mais je n’avais pas envie de danser. Je souhaitais surtout être au calme. Quelques pas furent nécessaires afin de rejoindre une porte. J’espérai atterrir dans un boudoir ou dans un petit salon. Au lieu de cela, une grande plaine verdoyante s’imposa à ma vue. Le vent souffla dans mes cheveux. C’était agréable, il fallait bien l’admettre. Je fis de nouveau quelques pas, apercevant au loin deux silhouettes masculines discuter. L’une d’elle m’était familière. Je ne savais pas encore dans quelle catégorie placer cet homme : à tuer ou à utiliser ? Dans tous les cas, tant qu’elle ne reviendrait pas sur son territoire, mes plans ne pourraient être complets. Je me demandais s’il en savait plus que moi à son sujet. Mon regard se porta sur le deuxième homme. Je ne le connaissais pas. Peut-être avais-je aperçu sa silhouette à l’occasion de festivités diverses et variées ? Il devait se tenir en dehors de mon champ d’action. Allais-je les déranger ?

« Excusez-moi, vous êtes Raeden Liddell n’est-ce pas ? Nous nous sommes déjà rencontrés il y a longtemps… ». Plus ou moins longtemps. La première fois dans sa forge. Une autre fois pour essayer de ravir la main de la reine. D’autres fois plus ou moins éparses. « Je ne vais pas vous retenir mais je travaille pour l’Ultimage et j’aurai sans doute besoin de vos talents à l’avenir, pour forger des armes propres à protéger sa majesté. Je serai ravi de vous recevoir sur mes terres. Si vous avez l’occasion de vous rendre à Caelum à l’avenir, demandez le Baron Paiberym. Il se peut que je ne sois pas disponible sur le moment mais mes domestiques s’occuperont de vous en attendant que je revienne. C’est assez important et vous êtes renommé comme étant un forgeron de qualité. ». Mon regard s’accrocha un moment à l’autre homme à qui je fis un léger signe de tête avant de prononcer les formules d’usage pour me retirer. Je ne savais pas où je me trouvais mais si des individus que je connaissais y étaient également alors peut-être que je pourrai tirer mon épingle du jeu.

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Zane Azmog
~ Démon ~ Niveau VI ~

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MessageSujet: Re: | Le monde des songes |   Dim 03 Sep 2017, 19:25


Le poing tendu contre la joue, sa tête s'y écrasant en biais, le roi des Démons baya aux corneilles pour matérialiser son désintéressement total. Confortablement disposé sur son trône, à ses pieds somnolaient de nombreuses femmes, à moitié dévêtues et épuisées par la frénésie qui avait frappé leurs maîtres quelques minutes plus tôt. Chaque fois qu’il contribuait à un acte de barbarie aussi intense que le précédent, il débordait subitement d’une énergie viscérale qui le rongeait de seconde en seconde s’il ne permettait pas à son corps d’extérioriser. Il avait appris à écouter son instinct, à le laisser s’exprimer sans s’efforcer de le contenir. C’est pourquoi à l’instant, après le déchaînement impulsif de sa libido, le sommeil l’emporta. Il ferma les paupières, doucement, sa posture restant stable malgré le poids de son corps qui s’engagea dans le monde des songes. En avait-il conscience une fois à l’intérieur ? Peut-être que oui. Peut-être que non. Dans le fond, il s'en fichait. Il se trouvait désormais à l’intérieur d’une salle de bal qui aurait pu ressembler à n’importe laquelle de celles qu’il avait l’habitude de fréquenter lors des nombreuses soirées mondaines auxquelles il assistait. Il portait un grand manteau bleu-nuit agrémenté de bordures dorées, laissant ses pectoraux à l'air libre. La qualité du textile étant l’une des plus onéreuses, elle offrait un confort optimal à son propriétaire. Les accessoires qu’il soutenait pour cette sortie étaient plus maigres en quantité, il ne possédait qu’une ou deux bagues à chaque main ainsi qu’une chaîne en or particulièrement scintillante.

Il s’avança dans la première salle en face de lui, celle par qui tout le monde semblait circuler. Il enfourna ses deux mains dans les poches puis jeta un œil autour de lui, considérant chaque ensemble de personnes présentes comme pour les catégoriser. Ses pupilles furent toutefois rapidement drainées par le buffet qui se trouvait sur le côté. Le diable y évolua en quelques secondes, contournant les individus ici et là pour soustraire quelques petits fours qu’il dévora gracieusement lors de ses déplacements constants. La présence d’une porte stimula ses sens en éveil, c’est la raison pour laquelle il se détacha très rapidement de cette entrée pour franchir le seuil adjacent. En un éclair, l’ambiance changea du tout au tout, comme s’il avait chuté en un autre lieu. L’absence de lumière était réelle, seul le pas de la porte était légèrement embrasé pour permettre de la situer. Le reste n’était que spéculation, pourtant il était en mesure de déceler de nombreuses personnes, probablement confondues dans la cécité la plus absolue pour une raison évidente : faire face à l’inconnu. En tant que démon, il avait appris à jouer avec la peur d’autrui, et le noir avait cette faculté étonnante d’émerveiller autant qu’elle pouvait terrifier. Elle octroyait le courage pour les uns, la paralysie pour les autres. Mais pour Zane c’était différent, elle définissait le pragmatisme, celle d’agir sans considération aucune pour frapper au moment propice. Le loup chassait la nuit, car c’est dans la pénombre qu’il accablait le plus de proies. Pour se fondre dans la masse et s’approcher d’une cible de choix, le renard qu’il incarnait dans cette cour utilisait la même technique ; celle du flair et de la patience. Le parfum des femmes était plus loquace que celui de la gent masculine, il traduisait la volonté enfouie de ces dernières. Chaque odeur qui émanait de ces corps correspondait à un signal que tout le monde n’était pas à même de décrypter. Certains hurlaient « désire-moi » tandis que d’autres, plus agrestes dans leur fragrance appelaient à davantage de retenue.

Si la chasse avait bel et bien commencé, c’est parce que l’homme ne laissait rien au hasard. Tel le lion qui tournait autour d’appétissantes gazelles, sa vision n’était pas utile, mais en cet instant… en cet instant précis, ses narines imprégnèrent quelque chose qui pouvait facilement correspondre à de la magie. Il avait déjà éprouvé la même sensation par le passé. C'était assez similaire à ce qu’il avait vécu pour lui restaurer des bribes de souvenirs. Plus hâtif que jamais, la bête s’engouffra à l’intérieur de la cohue invisible, traçant férocement sa route en écartant hommes comme femmes sur son passage. Il s’arrêta net. Quelqu’un venait d’arriver avant lui. Grave erreur, car c’est d’un geste lourd qu’il brandit son bras en avant pour congédier la gêne. La victime tomba à terre, avec quelque chose d’autre visiblement. « Tu ferais mieux de dégager de mon chemin… tout de suite. » Peu importe de qui il s’agissait, il n’hésiterait pas à verser le sang si nécessaire en sacrifice. Quiconque oserait se mettre entre lui et ses objectifs s’exposait à la mort. Il était devant elle à présent. Elle ne pouvait pas voir son visage, mais lui, il pouvait clairement dessiner sa silhouette mentalement. À ce moment-là, ses yeux étaient orientés vers le bas, le regard fixe et perçant.

Il s’apprêtait à lui bondir dessus… avant que la main féminine - toujours figé - ne frôle son torse dénudé. Une pulsation dans son cœur retentit, figeant le temps instantanément. De cette manifestation pourtant anodine, elle avait sans doute réussi à échapper au pire, mais à présent il en était persuadé. D’une voix moins agressive que tout à l’heure, il porta le dos de sa main contre la joue de la jeune femme. « Une salle plongée dans le noir n’est clairement pas appropriée pour les bavardages. Selon moi… » Sa main gauche glissa sur son cou avant de remonter sur son menton qu’il redressa légèrement. Son autre main était plus baladeuse, elle s’immisça vers l’interdit en soulevant la robe de la Dame. L'incertitude et le doute n'entrant pas dans son vocabulaire, il tira profit de la taille de sa main pour tâter et explorer chaque centimètre carré de peau qui lui appartenait. Arrivée à hauteur du bassin, il se servit de sa poigne pour saisir l’un de ces fameux morceaux de chair, ferme et arrondi pour l'attirer sauvagement à lui, imitant le même parcours avec son autre main pour que leurs deux lèvres s'unissent entre elles. À la fois brûlante et glaciale, gourmande et sulfureuse, l'inspection était aussi rigoureuse à l'intérieur qu'à l'extérieur. Il ne se rendit pas bien compte de sa durée ni du plaisir que celui-ci lui avait procuré, mais ce dont il était conscient en revanche, c’est que ce contact avait déverrouillé une serrure supplémentaire, l’une de celles qui adoucissaient sa soif enivrante. Lorsqu'il y mit un terme, il soupira comme s'il avait bu un grand verre d'eau après des heures de marches dans le désert. « … elle sert à brûler les étapes. » Un terme qu’il avait adopté à double sens tant l’ardeur était réelle.


Résumé:
 

1123 mots



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Kyra Lemingway
~ Déchu ~ Niveau III ~

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MessageSujet: Re: | Le monde des songes |   Dim 03 Sep 2017, 23:25

La nuit était belle ce soir là. Je prenais le temps d'observer les étoiles et la Lune qui éclairait mon chemin. J'essayais de deviner l'objet qui dessinait cette forme étrange et obscure dans la pénombre. Avec les récents événements je m'étais rendue compte que je ne prenais plus le temps d'observer ce qui m'entourais. Pourtant qu'on ce le dise, l’œuvre de Méli est formidable et j'en dévorais les moindre détails que je pouvais observer. Du moins, tant que je le pus. Je sentais les yeux me piquer et il m'étais de plus en plus difficile de les garder ouverts. Malheureusement, je ne voyais aucune auberge ni village dans les alentours. J'avais déjà eu bien du mal à retrouver mon chemin depuis cette grotte où j'avais été téléporté. Je m'arrêtais un instant à ce souvenir. Ma première participation à la Coupe des Nations. J'avais été aussi excitée que stressée. Mais au moment de l'épreuve... J'ai bien cru que j'allais y laissé la vie. Et les mots qu'a prononcé cette créature que j'ai réussie à engendrer. Un bâillement m'échappa. Il m'était de plus en plus en plus difficile de lutter contre le sommeil. Je devais me faire une raison. J'allais devoir dormir à la belle étoile ce soir. C'est donc à l'abri d'un rocher que je me laissais emporter par le voile silencieux de la nuit.

Je baillais une nouvelle fois. J'étais assise sur une chaise à côté d'un immense table dont on ne voyait pas la couleur tant elle était couverte de petit four, amuse-bouche et tartine en tout genre. Sans compter le vaste choix de boissons qui s'offrait à la foule. Par tout les Aetheri mais oui ! Le monde qu'il y avait ! J'observais un instant la pièce dans laquelle je me trouvais. Il semblerait que ce soit une grande salle de bal. Comment je suis arrivée là moi ?... Je me suis perdue, je cherchais un logis... Je voyais un verre de vin à côté de moi. L'explication s'imposa d'elle-même. Il faut absolument que je me limite à quelques verres, un jour ça va vraiment mal tourner. En me levant je remarquais que je portais une nouvelle tenue. Une magnifique robe bleue-nuit avec un corset décoré par de la fine dentelle et le bas de la robe en tissu et en tulle. En tournant sur moi-même je voyais qu'elle était plus longue derrière que devant. Elle était splendide, il n'y avait rien à dire... Mais tout ça... Ça ravivait en moi un bien mauvais souvenir. D'une main je balayais ce bal sanglant de mon esprit. C'était décidé. J'allais profiter de celui-ci tant que je le pouvais. Après tout, je suis déjà en tenue et mon verre est déjà plein ! Je m'en saisi d'ailleurs et portais le breuvage à mes lèvres en même temps que je commençais à traverser la salle.

Je dévisageais les gens qui allait et venait à travers toute la salle. Ils semblaient la quitter par certaines portes, parfois revenaient. Et à observer ces mouvements de foule il me sembla reconnaître des visages. Certains uniquement parce qu'il s'agit de figure royale. Certains familiers car j'ai eu la chance de faire leur connaissance. Cette chevelure flamboyante. N'était-ce pas Lilith ? Mais le temps d'avancer d'un pas et je la perdais de vue. J'avais peut-être simplement rêvé. Je continuais mon avancé avec bien des difficultés. Puis à nouveau. Ce visage. Reddas ! Mon dernier compagnon de bal. Quel étrange coïncidence... J'essayais à nouveau de le rejoindre. Mais à nouveau il échappa à ma vue au bout de quelques mètres. Ma vue me jouait-elle des tours ? Je devais probablement chercher un visage connu et qui me rassurerait dans un palais inconnu et une ambiance qui n'éveillait en moi qu'un sentiment de méfiance. « Reprends-toi. C'est la fête. Tu vas faire de nouvelle connaissance. », me fis-je à moi-même pour me redonner confiance.J'avalais d'une traite mon verre avant d'en attraper un nouveau. J'en profitais pour avaler un ou deux petits canapés. Peut-être était-ce trois. En regardant le plateau je me rendis compte que j'en était à bien plus. Je me léchais les doigts en repartant à reculons, espérant n'être vu par personne. Après on allait encore coller une étiquette sur mon front et avoir des à priori tout fait. Et je préfère essayer de faire passe-partout dans ce genre d'endroit tant que je ne me sais pas assez forte pour me défendre seule du monde. Mais il me manquait des yeux derrière la tête et je bousculais quelqu'un manquant de renverser le contenu de mon verre. « Ah non pas encore ! ». Après m'être plainte de ce qui semblait être une fatalité chez moi dans ce genre d'événement, je me retournais et m'excusais auprès du concerné. « Navré ! Il semblerait que ma fuite est échouée. » ajoutais-je en riant. « La soirée est bonne ? »


Doucement tu ouvrais les yeux. Doucement tu épiais les lieux non sans un brin de méfiance. Tu te souviens t'être couché il y a quelques heures encore dans cette auberge au milieu des Terres d'Emeraudes la tête pleine de question. Alors tu ne trouvais aucune explication ni aucune raison à ta présence en ces lieux. Ni même comment tu avais bien pu te retrouver dans cette tenue de soirée. C'est en observant les boutons de manchettes qui ornaient ta veste queue-de-pie que tu compris qu'il s'agissait là d'un travail de qualité. De la broderie qui délimitait les manches de la veste jusqu'au simple bouton, chaque détail avait dû être minutieusement pensé. A cette idée tu ne pus que ressentir du respect envers la personne à l'origine de cette pièce. Tu relevais à nouveau la tête. Ta présence ne semblait étonner personne. Personne ne semblait même te remarquer. Alors tu oublia ces doutes et fit comme les autres convives. Tu esquivais quelques couples qui dansaient au rythme de la musique. Ils semblaient tous avoir trouvé leur rôle sur cette scène musicale. Tu t'arrêtais quelques minutes à la table, le temps de te saisir d'une coupe de champagne. Tu ne la boiras probablement pas, mais tu savais que dans ces soirées avoir un verre en main facilitait les interactions. Ce simple geste rendait immédiatement plus sympathique. Tu t'approchais d'une personne non-loin et te plaçant à ses côtés tu lui adressais la parole avec un sourire. « Drôle de soirée n'est-ce pas ? ». Tu esquissas un regard furtif vers le buffet. Il t'avais semblé ressentir quelque chose de nauséabond. Tu oubliais rapidement ce sentiment en ne voyant rien, il y avait beaucoup trop de monde. Et après tout, tu avais déjà accordé ton attention à quelqu'un d'autres.
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Chocological ~ Ponds
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Djinshee
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MessageSujet: Re: | Le monde des songes |   Lun 04 Sep 2017, 19:14

Elle s’écroula sans plus de retenue sur son lit. Il n’était pas confortable : un premier prix, si on voulait, un truc fait à la main et à l’arrache, emballé par un drap moyennement blanc pour faire croire qu’on pouvait vraiment dormir dessus. Autant rester par terre. Mais la jeune femme était si fatiguée qu’elle ne voulait plus perdre une seconde avec ce genre de dilemme inutile. Le monde était bien trop compliqué en ce moment. Elle voulait y échapper un peu…

   L’obscurité vînt tout doucement brouiller son esprit. A peine fut-il complètement submergé qu’une lumière éblouissante lui succéda. C’était un autre monde, une autre journée. Djinshee soupira. Le sommeil était passé bien trop vite. A moins que… ? Elle considéra la foule autour d’elle. Une mondanité. Elle n’avait rien à faire là, mais se souvînt aussitôt de Somnium. Pour ne jamais participer à ce genre d’évènement autrement, elle ne pouvait que faire le rapprochement.

   -Très bien… se murmura-t-elle à elle-même.

   Pour être honnête, même si ça n’était qu’un rêve, elle avait la flemme d’être ici. Elle balaya la foule avec ennui. S’extirper d’ici, déjà, ça serait une bonne chose de faite. Ensuite elle verrait. Elle se dit que c’était quand même idiot de participer à une fête aussi fatigante dans un rêve. N’allait-on jamais la laisser tranquille ? Il ne manquerait plus qu’on vienne exterminer tous les Lyrienns de Feu jusqu’ici, tiens…

   Djinshee se faufila entre toutes ces personnes qui étaient en fait beaucoup trop. Est-ce qu’on avait ramené la planète entière, ici ? En plus elle venait de remarquer sa tenue, pas du tout confortable : une robe noire, et des chaussures à talons moyens, qui l’empêchaient de bouger comme elle le souhaitait. Sa mâchoire était crispée autant que ses poings. Si elle bouscula des gens, elle ne s’excusa pas. Elle devait juste se libérer de ce brouhaha incessant d’idioties. Elle avait repéré que cette grande salle de réception donnait sur plusieurs sorties. Elle se dirigeait tout droit vers la première qu’elle avait vue. Elle s’y précipitait. En apnée dans la foule, cette nouvelle pièce serait sa bulle d’air.

  Elle y parvînt. Enfin. Elle respirait. On pouvait presque dire que l’endroit était désert. Il n’y avait que trois femmes, dont deux qui semblaient parler ensemble. Enfin, au moins une à l’autre. La pièce était pleine d’étagères dont la hauteur dépassait l’imaginable. Des objets en tout genre y avaient été déposés. Djinshee s’approcha. Elle eut, sans trop savoir pourquoi, un sourire en coin lorsque la jeune femme devant elle mentionna sa mère. Puis, elle leva les yeux pour découvrir le contenu d’un étage supérieur, qui venait d’attirer son attention. Son sourire s’effaça aussitôt. Elle tendit le bras entre les deux femmes pour attraper le cadre qu’elle contemplait depuis tout à l’heure. Un portrait de famille. Une famille alfar. Les deux parents et les deux enfants. L’une des gamines ne lui était pas inconnue. Elle lui ressemblait beaucoup en fait. Elle observa les traits des quatre membres, puis, troublée, reposa le cadre et le retourna. Elle ne voulait plus le voir, ou elle allait le fixer pendant des heures. Elle lança plutôt un regard incompréhensible aux deux femmes. Elle n’avait pas voulu les déranger, mais ce portrait… elle avait envie de le regarder encore une fois, bien s’assurer de ce qu’elle avait vu. Et puis, qu’est-ce qu’il faisait là, exactement ?

*

  Elh s’était couchée aussi épuisée que Djinshee. Et elle fut, tout autant qu’elle, emportée dans cet immense songe. Mais elle n’apparut pas au même endroit, et ne la croisa nulle part. Elle apparut près du buffet, vêtue d’une jolie robe bleutée la rendant encore plus jeune qu’elle ne l’était déjà. Elle décida qu’il n’était pas l’heure de se poser des questions sur sa venue ici. Sa tête était à la curiosité de découvrir les lieux. Elle dormait encore, de toute évidence, et elle était dans un rêve lucide. Ca lui arrivait parfois.

   Elle n’avait jamais participé à ce genre d’évènement. Elle les avait toujours un peu craints à cause de sa timidité dévastatrice. Ca ne pouvait qu’être encore pire maintenant. Mais elle pouvait aussi bien fuir les conversations, et alors tout irait pour le mieux… C’était ce qu’elle allait faire, tiens. Elle se fraya donc un chemin, passant sous les bras et entre les ventres. Un homme, qui ne l’avait apparemment pas vue, la bouscula. Elle se retourna et lui fit un signe de la main en guise d’excuse. Lorsqu’elle voulut reprendre sa route, elle n’était plus au même endroit…

   Il faisait noir. Ou avait-elle perdu la vue ? Non, pas ça… Elle sentait qu’il y avait du mouvement autour d’elle. Elle n’était pas seule. Rattrapée par le réalisme du lieu, elle commençait à avoir peur. Pourquoi ne voyait-elle rien ? Et les autres ?

   Quelque chose entra en contact avec elle. Elh bondit. Un frisson lui parcourut l’échine, prenant sa source dans son cou.

   -Eh bien, qu’avons-nous ici, hum ? Déclara une voix féminine, tout près d’elle.

   Venait-on de… de… l’embrasser dans le cou ? Elle chercha son interlocutrice à tâtons, intercepta un bras. Elle était terrifiée maintenant. C… comment était-elle supposée s’y prendre ? Est-ce qu’au moins, elle, pouvait la voir ? Après ce qu’elle venait de faire et dire, elle en doutait… Que faire, que faire ? Comment allait-elle lui faire comprendre qu’elle ne pouvait juste pas parler ? Euh… euh… Elle avait envie de fuir, quitte à laisser l’inconnue en plan, mais où ? Réagir, vite ! Il ne fallait pas trop réfléchir… La jeune fille prit sa main, lui leva l’index et tenta plus ou moins de le placer devant sa bouche, à la verticale. Est-ce que lui mimer « chut » suffirait ? Elle l’ignorait. Ce qu’elle savait, c’est que pour l’instant elle n’avait rien vécu d’aussi gênant.


~966 mots~


Post I:
 


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     LET IT BURN !  

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Ethan
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MessageSujet: Re: | Le monde des songes |   Lun 04 Sep 2017, 22:29

Enfin un moment tranquille dans ce monde en plein chaos, Ethan savait à peine comment il avait pu réussir à se poser dans son manoir le temps d'une journée. Il était là sur le grand balcon à regarder la mer et le soleil qui y plonge pour la nuit, ce spectacle de couleurs qui semble mettre le feu au ciel. Annonçant que le lendemain serait une belle journée, en théorie. L'orisha ne sentait pas de fatigue mais il perdait certains instants, fermant les yeux sans s'en rendre compte pour les ouvrir après un délai variable, allant de quelques minutes à une heure. Moment où il restait là sans bouger dans des positions parfois très peu confortable pour une sieste, reprenant ses esprits en sursaut, cherchant ce qui se passe. Encore une fois ses paupières devinrent lourdes, il eut toutefois le réflexe de s'allonger sur l'une des chaises du balcon avant de sombrer dans un sommeil bien plus profond qu'à l'habitude.

L'obscurité dans son regard faisant place à la lumière tandis que la musique résonne dans sa tête, se frottant les yeux comme pour se réveiller un peu plus. Cherchant presque une carafe d'eau froide pour se la jeter au visage mais au vu de la tenue des gens présents autour de lui, il en convint que d'être trempé n'était pas la meilleure solution. Baissant les yeux pour se regarder, sa tenue n'était plus la même, un pantalon noir ajusté remplaçant le vieil habit de marin aux marques nombreuses de ses périples. Son torse nu maintenant couvert d'une chemise sans manches et quelques boutons ouvert dans le haut pour ne pas se sentir trop étouffé. Ethan restait toutefois pied nus, appréciant sentir le sol sous ses pieds, la fraicheur de celui-ci aidant à ne pas avoir trop chaud.

L'Orisha ne savait point ce qu'il était venu faire en cet endroit, cherchant même à comprendre comment il s'y était rendu, haussant tout bonnement les épaules en se disant qu'il ne pouvait qu'en profiter. Après tout, même si sa vie est éternelle, il ne faut pas rater l'occasion de s'amuser. Observant les convives déjà présent, comprenant qu'il s'agissait d'une genre de célébration, il passa près des buffets pour attraper quelques victuailles et un verre de vin bien remplis avant de circuler sans bruit à travers la foule. Cherchant des visages connus dans la pièce mais sans succès, choisissant de boire d'un trait son verre et le poser sur le plateau d'un serveur qui passait tout en le remerciant.  Une porte attirant son attention, sa curiosité prenant le dessus, il y entra pour s'y voir offrir masque et costume, ne choisissant que le masque pour passer la seconde porte. Il perçu entre autre la présence d'une orisha, une grande marcheuse qu'il ne se souvenait pas avoir rencontré, ce qui ne devrait tarder mais pour l'heure il n'avait pas envie de parler politique et Ethan poursuivit son chemin pour quitter l'endroit.

Une impression de somnolence, ses pas le guidant sans réelle conscience de pièce en pièce, ce fut d'abord la noirceur où sa vision nocturne lui fut un atout, y voyant nul autre que la Reine Edwina et ce Zane à qui il jouerait bientôt quelques tours... Son instinct poussant l'Orisha à aller plus loin, subissant la chaleur humide des bains, appréciant la brume qui rendait flou les personnes présente bien qu'il pouvait en connaître l'identité de plusieurs. Ses envies de liberté ne le poussait pas à savourer l'eau et à la légèreté, quittant sans plus attendre pour une pièce garnie d'étagères. Approchant pour observer, une maquette de bateau attirant son attention, la prenant en main pour en voir les détails, y reconnaissant le premier navire sur lequel il avait mit les pieds, signe de sa libération de nombreuses années auparavant. Les souvenirs de son périple lui repassant en tête, tout ce chemin parcouru à tracer sa voie et son futur. Beaucoup de péripéties l'attendait, il avait un dessein à accomplir et sa route ne serait pas de tout repos. Son attention se portant ensuite sur les autres personnes présente, trois femmes d'origines bien différentes, interpellant Lilith qui marche vers lui avec le regard vide, posant les mains sur ses épaules pour l'arrêter.
- Vous allez bien ? Un soucis ?
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MessageSujet: Re: | Le monde des songes |   Lun 04 Sep 2017, 23:25


Fébrile et hésitante, Helly s’était avancée avec une infinie précaution dans la tiédeur de la nuit. Le souffle presque imperceptible du vent s’était élevé dans les hauteurs vertigineuses des cimes ancestrales, annonçant l’arrivée prochaine d’un événement inhabituel. Sa complainte frissonnante avait suspendu le temps, étouffant au même instant, l’écho des chuchotements nocturnes et le tambourinement lointain des battements du coeur de la jeune femme.
Seule âme encore vivante dans l’immobilité absolue de ce décor, elle était le témoin privilégié d’une vision divine; un instant volé, qui dans d'improbables poursuites lunaires rendait grâce à la magnificence de l’Æther de la nature.
Car qui d’autre à part Pheobe, pouvait dérober à la nuit son engourdissante quiétude pour l’y baigner d'une vivifiante clarté?

Captive de cette engourdissante emprise, Helly s’avançait confiante, effleurant de ses pieds nus le tapis vaporeux d’un brouillard grandissant. Difficile pour elle de ne pas se perdre dans la contemplation d’un tel spectacle, de ne pas éparpiller ses souvenirs aux quatre vents, dans un étonnant plaisir.
Elle abandonnait tout à cette mer d’écume, se noyant dans sa blancheur spectrale pour y renaitre étonnamment sereine.
Peu importait la destination, du moment que son âme ne connaissait plus aucun tourment.

D’un geste gracile, le plat de sa main caressa le vide, se gantant délicatement de blanc avant de libérer son bras dans un voile vaporeux. Derrière le paravent brumeux, son corps s’habillait de transparences cotonneuses pour n’en dévoiler que le contour incertain de ses courbes.
Helly n’avait aucune emprise sur cette curieuse magie dont elle était totalement imprégnée, elle n’était que l’otage d’une volonté autre que la sienne, qui curieusement ne lui posait aucun problème.
Alors que cette pensée effleurait son esprit dans un sursaut de raison, elle se perdit à nouveau dans le mouvement des brumes qui l’accompagnait. Lentement, les ondulations lactescentes libérèrent le sol dans un semblant d’esquisse de silhouettes autour d’elle. Telles des ombres du passé, elles apparaissaient derrière les brumes duveteuses, allant et venant dans une familière abondance de dentelles.
La grandeur sous plafond de la salle dans laquelle elle avait atterri, était incommensurable, la rendant subitement toute petite au milieu d’une foule valsant autour d’elle.
Peu accoutumée des frivolités mondaines, elle tourna sur elle-même dans un désagréable sentiment de déjà-vu.

Comment était-elle arrivée là et pourquoi?
Le regard perdu au milieu des danseurs, elle remarqua tout de suite ses cheveux blancs savamment désordonnés, sa royale posture hautaine et son sourire arrogant qui en disait long sur la discussion qu’il était en train de mener avec des demoiselles sur-poudrées. Bien trop occupé à étaler sa grandeur, Tsakiel n’avait pas encore remarqué la présence de la jeune femme à quelques mètres de lui. C'était un soulagement mêlé à un sentiment de déception, dont Helly ne s’expliquait toujours pas les causes.

Fallait-il comprendre que l’alfar était la raison de sa présence en ces lieux? Ou bien était-ce le hasard?
Son attention sauta de visage en visage, lui renvoyant les regards amusés des quidams qui l’observaient.
Elle s’étonna de leurs sourires qui se transformèrent bien vite en moqueries, avant de comprendre qu’elle en était la principale cause; Le voile cotonneux de la tenue qui l’habillait, s’était transformé en aillons passablement usés, tandis que sa chevelure hirsute, n’était plus qu’une insulte envers les coiffes bien ouvragées des dames de la soirée.
Le temps d’un battement de paupière, Helly était devenue, à l’image de ce qu’était une enfant de Phoebe dans l’imaginaire collectif, une sauvageonne va-nu-pieds n’ayant aucune raison d’être dans les salons de la bonne société.
Le jeune femme baissa la tête au bord du malaise. Ses poings se serrent entamant sa chair presque au sang, étouffant la colère qui lui nouait la gorge.
Affronter leurs regards moqueurs, leurs paroles acerbes et le jugement implacable de Tsakiel… Tout ça, était au-dessus de ses forces. Aux limites de ce qu’elle pouvait endurer, elle recula, encore et encore, sous la profusion des rires et des railleries, jusqu’à percuter une table d’où se renversa un amoncellement d’objets.
Confuse, elle se confondit en excuses et ramassa d’étranges artefacts qui lui firent réaliser qu’elle n’était plus dans la grande salle de bal.
Rassurée mais aussi passablement peinée, elle soupira avant de jeter rageusement un compas contre le mur.
À genoux sur les dalles de pierre délavées, d’une pièce totalement inconnue, elle ruminait inlassablement d’amers remords. Elle n'’excusait pas son silence et elle avait bien du mal à comprendre l’acharnement dont elle avait dû faire face.

Penchés sur elle-même au-dessus du sol, le bout de ses doigts glissèrent jusqu’à la courbe sculptée d’un objet familier. D’entre tous, elle le reconnaissait sans effort ni l’ombre d’un doute. Il était un miroir magique, trouvé sur une plage, cadeau des dieux et preuve sans conteste de leur grande ironie. Il ne reflétait qu’un seul et même reflet. Non celui de la jeune femme, mais celui d’un être qu’elle n’avait rencontré qu’une seule fois.
Dans quel but? Cela, elle l’ignorait. Et Dzaal avait été jusqu’alors le seul préposé à cette folle illusion, du moins, jusqu’à ce qu’il meurt et que plus rien n’apparaisse au travers du miroir.
Mais lorsqu’elle fit face à nouveau à sa surface lisse, pensant ne rien y entrevoir, elle s’étonna du reflet qui y fit surface. Figée dans l’incompréhension, elle l’observa sans l’ombre d’un remord et durant de longues minutes, elle scruta les agissements de l’homme de l’autre côté du miroir.
L’eversha avait bien une idée des occupations d’un esclavagiste, mais elle s’étonna de le découvrir seul dans sa chambre. C’était une vision troublante de Seth Kestam, ennemi juré de son amie, dont elle avait promis de retrouver la trace et qui s’imposait à elle dans une déconcertante vison. À mille lieues des discutables passe-temps dont elle l'imaginait affairé , son calme et le silence dans lequel il s’était retranché l’interpellait, accaparant toujours plus son regard dans une lancinante réflexion qui se brisa brusquement lorsque une voix se fit entendre.

1002 mots


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MessageSujet: Re: | Le monde des songes |   Mar 05 Sep 2017, 12:12

Je m'étirais et regardais la pièce où j'étais. Mais avec tout ce monde je voyais rien. Du coup je me levais et là je voyais enfin que j'étais dans une belle grande salle bleue. C'était joli. Et c'est marrant tout le monde ils dansaient. Enfin, presque tout le monde. Y en avaient ils mangeait ou ils buvaient. Mais moi du coup je faisais comme les adultes qui dansaient et je me balançais de gauche à droite. C'était marrant, le bas de ma robe elle bougeait en décalé ! Elle était jolie d'ailleurs. Je crois que maman m'avait jamais fait porter de robe comme ça avant. D'ailleurs, où est-ce qu'elle était ? Et Sirrah ? D'habitude elle est toujours perchée sur mon épaule ou dans mon sac. Mon sac ! Bertrand et Adelia aussi ils ont disparu du coup ! Je courrais entre les jambes des grands à la recherche de mon sac. Finalement j'entendais Bertrand qui me parlait. Je devais pas être loin.

- Hé patate ! Si tu veux être seule dis-le.
- Non... Justement je te trouve pas...

Mais au même moment je voyais un petit sac bandoulière à paillette à mes pieds. Il était apparu comme par magie ! Et y avait la tête d'Adelia qui dépassait légèrement du sac et qui m'adressait un sourire. En la voyant j'étais contente. J'avais enfin retrouvé quelqu'un ! En prenant le petit sac je demandais à ma belle marionnette si elle avait vu Sirrah ou Bertrand.

- Je ne sais pas où est Sirrah.

Elle m'avait dit ça avec le même sourire qu'elle m'avait fait que quand elle m'avait vu arriver. Puis elle me dit ensuite que Bertrand était avec elle dans le sac mais qu'il voulait pas sortir à cause du monde. Apparemment il avait peur que quelqu'un essaye de s'en prendre à lui vu qu'il est tout petit et presque pas visible. C'est vrai que déjà que j'ai l'impression que tout le monde est grand ici. Alors lui ça doit être pire.

- Vous inquiétez pas ! Je vais faire attention à vous.

Je leur avais murmuré ça en me penchant légèrement au-dessus du sac en même temps que Adelia rentrait sa tête dans le sac. En même temps, j'entendais Bertrand qui grognait un « Ben j'espère bien ! », et me faisait bien rire. Je tendais la main pour attraper quelques trucs à manger mais je me faisais bousculer par quelqu'un et je tombais à moitié sous la table. En plus il s'excusait même pas ! Je me penchais pour trouver le méchant qui m'avait poussé, mais je voyais que des gens qui rigolaient à des blagues que je comprenais pas ou qui buvaient pleins de boissons avec pleins de couleurs différentes ! Je me levais et essayais une nouvelle fois d'attraper à manger. Un gateau dans chaque et je courais à travers la salle en riant. Je goutais le premier. Mmmmh ! Il était bon. Du jambon sec... Et le deuxième ? Je le mettais en entier dans la bouche avant de le recracher juste après.

- Pouaaaah ! Il est pas bon du tout celui-là !
- Ha ha ! Ca t'apprendras à manger tout et n'importe quoi !
- C'est pas drôle de se moquer...

Mais j'oubliais vite ce que m'avait dit Sélène et je me remettais à courir à travers la salle entre les jambes des grands. Des fois je tirais sur la veste d'un monsieur avant de m'enfuir ou je m'amusais aussi à soulever le bas de la robe d'une dame. Avant de m'enfuir aussi. Et en rigolant. Parce que c'était drôle de voir les grands tout sérieux devenir tout bizarre quand on les embêtait un peu !

A continuer à courir sans regarder où j'allais, je finissais par trébucher et tomber par terre.

- Aaaïeuh !
- Héhé ! Ca t'apprendras à courir n'importe où.
- Nyanyanyaaaa...

Je me mettais debout. En même temps je regardais la pièce. C'est marrant il y a moins de monde que tout à l'heure. Et cette madame elle est marrante à danser partout comme ça. Et...

- Bertrand... Sélène... Adelia... Je me sens pas bien...

Je sentais une main se poser sur mon épaule. Je regardais qui c'était. Et j'avais le souffle coupé quand je voyais ma petite marionnette tout d'un coup devenue grande. Et encore plus belle. Elle ressemblait encore plus à Violette ! Et elle avait une nouvelle tenue. C'était elle maintenant qui portait une belle robe. Elle, elle me regardais avec un grand sourire. Elle avait l'air de rire presque.

- Comment t'as fait ? Pourquoi t'es presque grande comme moi ? Même si tu restes beaucoup plus petite.

Et cette fois elle rigolait. Puis elle voyait que je comprenais pas pourquoi. Du coup elle me montrait un endroit du doigt.

- Là – bas, regarde ! Il y a un miroir. Vas-y et tu verras pourquoi tu me fais rire.

Je suivais son conseil et je sautillais vers le miroir. En même temps je chantais une comptine que maman me lisait dans un conte.

- Miroir, miroir magique au mur...

Mais en me voyant dans le miroir, je voyais que la fin de la comptine elle allait pas finir pareil. Et en plus je savais pourquoi je me sentais bizarre. Et pourquoi j'arrivais même à voir la madame qui dansait partout. Je tournais sur moi pour savoir où j'étais passé. Mais en fait j'étais juste quelqu'un d'autres. Puis je tournais encore sur moi mais là c'était surtout pour voir à quoi je ressemblais. Pourquoi ce monsieur il est tout torse nu ? C'est bizarre. En tout cas il est grand. Beaucoup plus grand que moi. Enfin, mon moi avant. Et il a l'air d'être fort aussi. Mais sûrement pas plus fort que papa, ça c'est sûr ! Mais c'est vraiment un monsieur ?

- Adelia ? Les monsieurs aussi ça porte des bijoux ?
- Je n'en sait rien. Peut-être. Tu ne portes rien toi, pourtant tu es une fille.

Je levais les yeux le temps de réfléchir à ce que me disait Adelia. Elle avait sûrement raison. Mais ce monsieur était vraiment bizarre alors... Je souriais à nouveau et je me retournais. Puisque c'est ça, je serais ce monsieur bizarre alors !... Mais c'est qui ? Je haussais les épaules puis je décidais d'aller voir la drôle de madame qui dansait partout dans la salle. Je courrais vers elle mais au passage je bousculais quelqu'un. Et fort en plus. Mais je l'ai pas fait tomber, heureusement. Je me retournais quand même pour m'excuser, mais sans m'arrêter.

- Pardon ! J'ai pas fait exprès...
- Tu es ridicule à t'excuser dans cette tenue.

Je lui avais dit ça d'un air désolé sans écouter ce que m'avait dit Sélène. Du toute façon elle est toujours méchante Sélène. Puis je me retournais mais cette fois j'allais faire plus attention. Ce monsieur est vraiment grand et gros. Puis j'arrivais enfin devant la madame qui était sur sa table. Elle criait et on dirait qu'elle était bourré. Je rigolais. Puis je lui demandais ensuite :

- Mais madame, pourquoi tu veux un couteau ? C'est bizarre un couteau à une fête non ? Par contre moi j'ai un yoyo si tu veux !
_________________________________________________________________



Ca y est. La liberté. La jeune Marionnette avait enfin l'occasion d'y goûter. Elle observait de loin celle qui lui avait permis d'être libre. De quitter sa tenue d'écolière pour porter cette splendide tenue. Adelia observait l'assemblée d'un air aussi méprisant qu'envieux. Ils lui appartenaient tous. Bien sûr, elle n'avait pas la même prestance que sa reine. Mais ils lui parlerons. Elle connaitra tout leur secrets et leurs faiblesses. Elle laissa cependant son regard dériver vers sa propriétaire. Elle savait qu'elle ne pouvait pas encore se détacher d'elle. Elle n'en avait pas la puissance. Mais si le ciel le veut bien, cette enfant pourrait bien servir un jour prochain. Elle observa à nouveau la foule. Et avec un sourire carnassier se décidait sur sa cible avant de se diriger vers elle. Mais elle ne fit que passer à ses côtés en effleurant sa main avant de rejoindre de nouveau le miroir en faisant mine d'arranger sa coiffure. Ce n'était pas à elle d'entamer la conversation.
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MessageSujet: Re: | Le monde des songes |   Mer 06 Sep 2017, 00:12

La nuit était tombée, j’observais la Lune sous la protection d’un saule pleureur. Je me demandais si je les retrouverais un jour ? Avec tout ce qu’il se passait que devais-je faire ? S’il était là il me dirait sûrement d’arrêter de me prendre la tête et de voir le moment venu
-Tsssss vus ce que ça nous a coûté la dernière fois -.
J’avais le cœur lourd, mais les yeux d’autant plus.
- Je veux juste … juste … -
Et c’est adossé à l’arbre, la tête dans les genoux, que je succombais aux bras de Morphée.

Du bruit ? J’avais eu le réflexe avant même d’ouvrir les yeux de prendre mon épée, sauf que là et bien … il n’y avait pas d’épée … . J’ouvrais les yeux et une lumière vive vint m’agresser la rétine. Le bruit se transforma peu à peu en un brouhaha puis en musique. Je ne comprenais pas ce qui se passait. Là devant moi des gens dansaient, parlaient. Mais où j’avais foutu les pieds ? J’observais, à l’ombre  d’une colonne, la foule tournoyante et aux couleurs chatoyantes. Aucun des visages présent ne m’étais connu. C’était donc ça un bal ? C’était bien la première fois que je venais à un bal. Je constatais, sans surprise, que mes vêtements ne convenaient pas. Je relevais la tête pour constater que je n’étais plus au même endroit. Comment avais-je atterri ici ? D’ailleurs c’était ou ici ?  Je scrutais la pièce, elle était plus sombre, il y avait des tas de vêtements, chaussures, parures, chapeaux, masques, allant du simple et sobre aux plus excentriques et loufoque. Je parcourais les tissus à la recherche de quelque chose qui me plaise, mais sur tout pourquoi ? Cette question fût rapidement balayée alors que je trouvais un costume noir avec une cravate rouge, c’était simple mais élégant. L’instant d’après je me retrouvais avec le costume sur le dos. Comment c’était possible ? Par magie ? Étais-je dans un rêve ? Si cela était le cas, je n’avais jamais fait de  rêve aussi réaliste. D’un autres côté je ne me souviens jamais de mes rêves donc bon on en revient à la même question. Était ce un rêve ou la réalité ? J’avais décidé de mettre cette question de côté pour le moment et de profiter. Je continuais de déambuler dans la pièce. Mon regard fût attiré par des masques et notamment un masque de chat noir qui couvrait la moitié haute de mon visage, il était accompagné d’oreilles de chat à mettre sur la tête. Une fois prêt je passais une porte se trouvant derrière moi, me retrouvant ainsi dans une salle entièrement noir.

Je ne voyais rien autour de moi, pas même mes mains, j’avais la désagréable impression que j’étais sur le point de tomber à chaque pas. Il me fallut quelques instants pour m’adapter. Il y avait quelque chose d’étrange dans cette pièce, mais quoi ? Ah oui ... cette petite voix dans ma tête, si faible que ne comprenais guère ce qu’elle disait. Je m’avançais en direction de la seconde porte espérant sortir d’ici au plus vite. Je sentais la présence de personnes, mais je n’étais pas sûr, du moins avant de me faire bousculer. Je continuais d’avancer, à chaque coup la voix devenait de plus en plus forte *Attaque ! Attaque !!* Elle devenait oppressante. Je continuais mon périple à travers les ombres voulant passer l’autre porte. Je réussi à atteindre la seconde porte sans réel problème du moins c’est  ce que j’aurais aimé dire.

Alors que je m’avançais je fûs percuté par quelque chose et me retrouva à terre suivi d’un
« Tu ferais mieux de dégager de mon chemin… tout de suite. »
Cette voix qui jusque-là était gérable devint lancinante et me transperçais le crane de part en part. Je mis mes mains sur ce qui m’avait heurté. Ce n’était pas un objet mais quelqu’un. Je faisais glisser mes mains sur son corps, je ne contrôlais plus rien j’avais beau me dire d’arrêter, rien n’y faisait j’étais devenu cette petite voix de départ. Au vus de ses formes légères, ferme et tendre à la foi et de son odeur, je pouvais facilement deviner que c’était une femme. Je continuais de faire glisser mes mais jusqu’à ses épaules. Je ne pouvais m’empêcher de rire, je continuais encore la monté jusqu’à  avoir son visage dans mes mains. A ce moment précis je lui envoyai un violent coup de boule. Avec le masque le retour de choc fût quelque peu douloureux. Je la poussais sur le côté pour me remettre sur pied. Une fois debout je chargeais dans la direction de la voix, je ne savais qui il était, mais c’était le plus fort que moi, mon instinct me poussais à foncer dans le tas
* qu’est ce que tu fous t’a l’instinct de survie qui déraille ou quoi ! * mais rien à faire je ne contrôlais plus rien
* Bon … ben j’ai plus qu’à regarder … *. Ma charge fut stoppée par quelque chose de lourd, de massif et de doux ? Au contact de ce sac à viande j’avais l’impression que mon épaule c’était cassée. Pas moyen de le faire tomber. Cependant, je remerciais Haziel pour ce sol quelque fut sa matière.
*ce sac ne tomberait pas, mais au moins il glisse *

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MessageSujet: Re: | Le monde des songes |   Mer 06 Sep 2017, 00:20


Noyé dans la sueur de son entrainement militaire, le Réprouvé continuait de dénombrer ses pompes tandis que sa seconde main reposait sur le dos. À la millième, il s’efforça de la conclure, s’écroulant lorsqu’il arriva à son terme. À bout de souffle, il déploya ses biceps de chaque côté de son corps, accordant le délai nécessaire à sa récupération. Brady était un éternel insatisfait quand il s’agissait de perfectionner sa prise de puissance. Tous ses muscles contractés répondaient bien à l’appel de ce qu’il sollicitait, mais c’était encore loin d’être suffisant pour aboutir à l’objectif qu’il s’était fixé. Il plaça ses deux mains devant ses yeux, les étudiant longuement avant de frapper l’air d’un crochet du droit. Il se redressa, se rapprochant ensuite de l’armoire qui renfermait quelques bouteilles des meilleurs alcools de la cité. Il s’abreuva précipitamment du contenu puis essuya ses lèvres d’un revers du poignet. Il avait beau avoir une morphologie robuste et endurante, le soldat sentait la fatigue l’envahir. Tout comme l’alimentation était très importante pour l’organisme, le sommeil l’était tout autant pour réparer les dommages du corps, et de ça il en était suffisamment conscient pour le cultiver à son avantage. Il se dirigea donc vers sa chambre pour prendre une bonne douche froide — dont les vertus n’étaient plus à prouver tant elles étaient nombreuses — puis il sauta directement sur son matelas afin de s’assoupir en un temps record.

Jamais de toute sa vie il n’avait rêvé aussi clairement et aussi expéditivement. Il n’en avait pas totalement conscience, quand bien même il trouvait celui-ci particulièrement déroutant tant les siens ne se déroulaient que très rarement dans un lieu autant folklorique que l’actuel décor qui venait de se profiler. Soutenu par la musique et les avenantes tenues que revêtaient les gens autour de lui, il comprit immédiatement qu’il n’était pas ici pour un énième combat. Avec cette drôle de sensation dans le corps, Brady avança avec hésitation, ne sachant que trop mal de quel côté se tourner. Ce n’était pas le genre de soirée dans laquelle il se sentait très à l’aise, notamment à cause de tous ces faux-semblants. S’il était assez grégaire malgré tout, il n’éprouvait pas la même complaisance que les coutumiers à se fondre dans la masse. Et puis sa maladresse n’était pas là pour lui donner un coup de pouce. Rentrer dans les personnes qui devisaient, valsaient ou accomplissaient d’autres activités plus saugrenues était clairement un frein pour aborder civilement quelqu’un. Ainsi il s’excusa de nombreuses fois, l’air un peu gêné avant de se mettre à l’écart de tout ce beau monde. En marchant à reculons pour rester à distance, il buta même contre le mur qui lui instilla une peur bleue, mais en se retournant il constata avec émerveillement qu’il se trouvait devant un miroir reflétant les beaux vêtements qu’il portait. C’était une tenue élégante, intégralement noire avec une chemise blanche qui dépassait du col. Elle était très classieuse, et pour ça il se sentit noble au point d’émettre son premier sourire sincère.

Non loin de sa position actuelle, il distingua la présence de plusieurs portes. Bien qu’aucune d’entre elles ne soutenait d’indications concrètes sur la destination qu’elles soumettaient, le Réprouvé fit le choix de prendre celle qui était la plus éloignée et qui incluait la mention « 7 ». Pour une raison obscure, l’homme avait légèrement le trac. Il ne savait ni pourquoi ni comment, mais une atmosphère insolite soufflait autour de lui, comme s’il était finalement le pion d’un jeu grandeur nature arrangé par les Aethers en personne. Quoi qu’il en soit, il prit la peine d’approfondir la question en appuyant franchement sur la poignée. Dans un bourdonnement qui le fit sursauter, la porte se ferma violemment derrière lui tandis que la poignée permettant de l’actionner avait complètement trépassé. Il était perspicace, assez en tout cas pour se dire qu’il était vain d’essayer de revenir en arrière. Il était pris dans une sorte de piège insondable, et même s’il n’était pas le plus malin parmi ses confrères, il savait que le seul moyen de connaitre les règles d’un jeu c’était de s’y prêter en progressant jusqu’à ce que ces dernières soient éclaircies.

Autour de lui, beaucoup de personnes étaient rassemblées à côté d’étagères ; sur elles reposaient divers objets énigmatiques. Les collections plus lourdes et volumineuses quant à eux étaient simplement aménagées sur le sol par évidence. Tout à coup, alors qu’il s’apprêtait à se réunir auprès de tous ces objets, une femme attira son attention. Elle semblait s’être disputée avec son compagnon — celui qui partait dans l’autre sens — et au vu de sa réaction troublante, ça ne s’était pas très bien passé. Il aurait voulu aller la voir pour détendre l’atmosphère, voir lui proposer ses services si elle en avait besoin, mais comme quelqu’un le devança, il éluda le problème pour en revenir à ses moutons. Il reprit alors son chemin vers les étagères, s’arrêtant à proximité d’une jeune femme aux cheveux cendrés. Il ne prêta guère attention à ce qu’elle manigançait, en revanche… à l’instant où ses yeux croisèrent le pendentif qui se trouvait devant lui, Brady eut comme une absence. Il perdit un bref instant les pédales : instant pendant lequel il hurla comme un damné en frappant le collier de toutes ses forces. Cet acte ne fut pas sans conséquence puisqu’elle créa une réaction en chaîne, si bien que toutes les étagères se mirent à choir dans un fracas assourdissant, brisant la moitié des trésors qui y logeaient. Les mains tremblotantes et la sueur perlant sur son front, il avait perdu le contrôle. « Je… je suis profondément désolé. Je n’ai pas voulu… » Il ne s’adressait à personne en particulier, ou peut-être que sa voisine qui observait ce si joli miroir était concernée, ou bien encore tous ceux qui étaient présents dans cette salle. Il était un peu perdu pour le savoir.



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Livaï
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MessageSujet: Re: | Le monde des songes |   Mer 06 Sep 2017, 05:56






« Un poisson-chat? avec un chapeau… Et qui jouait aux cartes? »

Exaspérée, la jeune femme drapée de mousselines noires, semblait visiblement perdre patience face à un individu aux manières grossières.
Peu concerné par l’échange qu’il entretenait avec la demoiselle, le principal intéressé, se bâfrait en victuailles. Bien loin des ripailles abjectes dont il avait l’habitue, elles offraient à son palais un fourmillement de saveurs proches de l’extase qui ne tardèrent pas à éveiller ses irrévérencieuses manières.

« Vraiment? » Poursuivit son interlocutrice à la moue boudeuse.
Enfournant avec concupiscence un petit four dans la bouche de l’impertinente hérétique, Livaï s’empressa de reprendre son explication.

« Parfaitement, divine enfant. C’est bien là tout ce dont je me rappelle. Avant d'arriver ici, je jouais aux cartes avec un poisson-chat! »
Derrière lui, un autre jeune homme, élégamment vêtu d’un costume violet, profité du spectacle. Ses bras croisés sur son torse peinaient à masquer son manque de sérieux. Légèrement en retrait, il se délectait, à l’inverse de son ami, d’un repas aux saveurs plus épicées que l’abondance des plats dont Livaï s’était repu. Et si le hors-d’oeuvre avait su captiver la belle en noire, l’annonce du dessert s’annonçait plus que piquante.
Outrée, blasphémée au plus profond de son orgueil, la jeune femme arracha de ses lèvres l’infâme boucher aux saveurs insipides. Elle retourna le parjure dans une magistrale claque, qui ne laissa derrière elle qu’un effluve aux fragrances chyprées comme compensation aux frustrations du jeune homme.

« Tu ne l'as pas volé celle-là! » souffla Bélor en se penchant vers son ami.
Livai soupira dans une grimace de douleur.

« Le plus triste, c’est que je disais vrai. »
Il secoua sa tête amusé et remonta juste assez son menton pour questionner son ami.

« Et toi Belor, que faisais-tu avant d’arriver ici?  En as -tu le souvenir? »
« Je ne me rappelle pas… Par Asîlah sommes-nous tous devenus fous? »
« Ne faut-il pas toujours un coup de folie pour bâtir un destin? » Reprit Livaï avec conviction.
Bélor papillonna des cils dans une aberrante idée qu’une lueur d’espoir brillait enfin dans cette immense tête creuse à la tignasse emmêlée.

« Et depuis quand uses-tu de pareilles tournures? »
Livai baissa la tete dans un fou rire étouffé.

« Depuis que je lis… »
Amusé par le masque de surprise de son ami, il lui asséna un petit coup dans le ventre d’un revers de la main et s’avança à reculons dans la foule.

« Lire change un homme mon ami» chanta Livaï avec fierté en l’invitant à le suivre dans une hilarité débordante.
« Elle n’était donc pas de toi cette tirade… » Se mit à rire Bélor.
Il le rattrapa plus loin, s’étonnant de le trouver immobile les yeux perdus dans le vide.

« Qui a écrit cette phrase? Lévi?… As tu vu quelque chose? » S’inquiéta soudainement Bélor.
L’humain ne répondit pas tout de suite à son homologue, sortant d’une sorte d’absence avant d’afficher un pâle rictus en guise d’excuses.

« Je vais ne citer que moi; sans folie, nulle audace, sans audace, nulle victoire! »
« Une victoire? Bégaya Bélor. Livai quelle victoire? » Souffla-t-il vers la silhouette filante qui se faufilait au travers la foule.
Dans une démarche ubuesque, Livai se frayait un chemin entre les convives masqués, laissant le loisir à son acolyte de le suivre ou non.
À quelques dames fardées de là, alors qu’il volait une coupe sur un plateau et tournait sur lui-même pour esquiver un couple de danseurs, Bélor percuta une inconnue.

« La soirée est plaisante » Ironisa t-il en essuyant ses vêtements.
Se rendant compte du ton qu’il avait employé, il ravisa ses paroles dans une approche plus amicale.

« Veuillez m’excuser mademoiselle… Un devoir m’appelle mais si le coeur vous en dit et comme vous me paraissez fort peu acclimatée à ce genre de cérémonie, je pourrais revenir vous y escorter. Une fois acquitté de ma tâche… Précisa-t-il d’un large sourire. Le temps de sauver un ami, cela ne sera pas long je vous l’assure. »
D’un simple hochement de tête, il prit congé et s’empressa de rejoindre Livaï qui semblait s’être arrêté non loin d’un cortège de trois silhouettes.
Caché par le dos du jeune homme, Bélor se pencha légèrement sur le côté et haussa les sourcils en devinant les intentions de son ami.

«Tout homme devrait reconnaitre une défaite lorsqu’il en voit une… » Chuchota Bélor sous couvert d’avertissement.
À peine avait-il murmuré cette recommandation que Livaï ouvrît en grand ses bras, dans un débordement théâtral qui le laissa complètement bouche bée.

« Manciiiiiiiiiiiii, ma chère amie » insista Livaï avec exagération, tant par l’intonation de ses paroles que leurs démesures. « Que cela me fait grand plaisir de vous compter parmi toute cette plèbe de quidams. Croyez bien que je suis parfaitement charmé de retrouver vos rondeurs graciles qui m’ont tant manquées » ponctua-t-il son laïus en crochetant ses doigts sur son torse pour y mimer l’opulence mammaire de son interlocutrice.

Tétanisé par ce déballage excentrique à mille lieux des habituelles frasques non moins mesurées de Livaï, Belor se pencha sur lui-même, tentant vainement d’étouffer l’hilarité qui lui soulevait les côtes.

«  Ne vous préoccupez pas de mon ami à la gutturale moqueuse » souffla Livai à l’intention de l’homme posté non loin de lui. « Il digère mal les repas trop riches… Il souffre le pauvre. Trêves de plates banalités, ponctua-t-il sa tirade dans une révérence chevaleresque. Ma mie, quel bonheur de vous rencontrer à nouveau, bien loin des octopodes carnivores dont nous avons passablement essayé de nous extirper il y a fort "peu" de temps; Collants et grossiers… Et je ne parle pas de moi, prit-il à nouveau à partie son voisin guindé. »

Il le dévisagea brièvement en agitant ses lèvres dans une moue moqueuse et tira sur son masque pour s’en libérer. De son plus beau sourire, adressé à la jeune femme qu’il venait de complimenter, il se redressa goguenard parfaitement satisfait de son intervention.
Plus tôt dans la soirée, il avait vu Mancinia choisir sa tenue. Il l'avait observé longuement, caché derrière les portants où il avait lui-même choisi son costume d’apparat.
Il s’était fait discret pour profiter pleinement de ce moment de grâce, espérant la désarmer au moment opportun et lui renvoyer l’arrogance dont elle avait fait preuve lors de leur précédente rencontre.
Cette revanche avait le gout d’une victoire, celle de lui démontrer qu’il n’était pas quelqu’un que l’on pouvait ignorer. Il espérait qu’elle ait compris ou du moins qu’elle ne fasse plus l’erreur de le prendre de haut.
Alors qu’il appréciait les saveurs particulières de ce qu’il entrevoyait comme une consécration, il s’immobilisa face à la seconde jeune femme. L'assurance de l'humain vacilla à peine dans un hoquet de surprise avant qu’il ne se redresse légèrement désarmé face au regard peu commun de la rouquine.

« Nous serions-nous déjà rencontrés… ?»

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Wriir
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MessageSujet: Re: | Le monde des songes |   Mer 06 Sep 2017, 13:03

Quel était le but premier de ce bal ? Les Ætheri avaient toujours eu le chic pour mettre en scène leurs -bien souvent- funestes caprices. La scène du bal avait beau eu se répéter de multiples fois, la vigilance de ses invités y avait toujours été endormie. Était-ce là un pendant de leur magie divine ou simplement un vœu inavoué pour les convives de penser à quelque chose de festif quitte à se faire surprendre comme un débutant ?

Si ce qui devait arriver ne manquerait pas de se produire, je mis de côté un instant mes noires pensées pour me concentrer sur ce qui m'entourait. La logique voudrait qu'une plaine verdoyante n'avait pas sa place en franchissant la porte d'un manoir mais après avoir visité à plusieurs reprises le château de Yulenka, plus grand chose ne pouvait me surprendre côté architectural. La magie était l'essence même de ce qui défiait le cohérent. Un simple individu pouvait d'un sort décimer une région, alors que pouvaient bien être quelques brins d'herbe à côté de cela ?...

Cet endroit me plaisait, il était l'havre le plus naturel et le plus calme des lieux. Même les personnes qui s'y aventuraient ne parlaient pas ou peu, murmurant presque.

Je fus sorti de mes pensées quand un homme que je n'avais pas senti venir parla dans ma direction. Je tournai la tête vers lui alors qu'il pensait me connaître. Détaillant ses traits, il ne m'était pas utile d'user de mon pouvoir d'Ombre pour savoir de qui il s'agissait. Le poignardé, l'ancien Eversha assez stupide ou courageux pour aller défier le Monarque Démoniaque dans son antre. Oh oui, je te connais bien plus que tu ne saurais l'imaginer, moi qui ai transporté ton âme après que celle qui fait battre ton cœur ait choisi de te planter une lame.

Je pris quelques secondes de réflexion, faisant mine de tenter de me rappeler si effectivement nous nous étions déjà vus. Mon salut vint d'une troisième personne qui alla à la rencontre de mon interlocuteur. En évoquant le nom complet de ce dernier, il me donnait le moyen idéal pour connaître son identité sans éveiller les soupçons. Ne le connaissant pas, ma vision d'Ombre m'apprit que ce cher Baron Paiberym était un Sorcier dans toute sa splendeur. Or il prétendait travailler pour l'Ultimage ?... Intéressant mensonge, d'une façon ou d'une autre. Tout ceci ne me concernait pas certes, mais ceux maniant les faux-semblants avaient toujours aiguisé ma curiosité.

Je décidai de laisser cette seconde discussion s'achever avant de prendre la parole, me contentant de rendre d'une façon presque mimétique le salut que ce Kaahl m'adressa. Quand celui-ci finit par prendre congé, je croisai de nouveau le regard de l'Ange.

- Peut-être nous sommes effectivement croisés, je voyage énormément. Au point d'avoir été appelé "le Nomade" c'est dire. Mais après avoir entendu le sieur vous appeler Raeden Liddell, je connais votre fille, Yulenka. Peut-être m'avez-vous vu me perdre plus d'une fois entre les portes qui changent de destination à chaque fois ?...

Je détournais la conversation vers sa famille, sujet bien plus sûr. Impossible qu'il ait pu me voir alors qu'il était déjà mort dans l'Antre du Démon, mais il fallait toujours prendre toutes les précautions nécessaires.

- J'avais déjà entendu parler de la forge Liddell, je dois reconnaître que ce n'est pas l'activité première que j'aurai assignée à un Ange. J'ai encore beaucoup à découvrir de ce monde. Quelles sont vos créations favorites ? Armes, armures, bijoux ou tout à la fois peut-être ?...

Mon regard se tourna alors vers une nouvelle venue, perdue elle aussi dans ses pensées sans même nous accorder un regard. Il aurait été difficile de ne pas remarquer sa présence, son aura rendait les environs plus ternes : elle captait toute l'attention. Non contente d'avoir un physique à damner tout vivant, sa tenue ne faisait qu'exacerber sa plastique : guère étonnant que tant de gens se soient perdus à cause d'elle. Elle nous donnait beaucoup de travail en général.
Cela étant, que pouvait bien faire la Khæleesi ici ? Il ne restait plus beaucoup de peuples qui l'appréciaient encore après tout ce qu'elle avait accompli. Ce qu'elle avait accompli pour le peuple des Ondins dépassait l'entendement, tout comme les répercussions que cela avait eu sur les autres races. Cela ne faisait que confirmer que ce bal n'avait rien d'anodin et que nous allions encore affronter l'impossible.

Une fois encore, ma curiosité fut piquée au vif, me demandant comme réagirait Raeden face à elle. Se connaissaient-ils ? Je me décalais d'un pas tout en penchant la tête en direction de la dame.

- Enchanté Khæleesi. Vu les personnes ici présentes, l'organisateur de ce bal doit avoir une réputation mondiale, je ne suis pas certain d'y avoir ma place. Quelqu'un connaît-il son identité ? achevais-je en tournant la tête successivement entre Vanille et Raeden.

Je n'ai pas eu l'occasion de discuter avant avec la Khæleesi lorsque nous nous trouvions sur l'île "de la Revanche". Peut-être était-ce l'occasion de discuter avec celle qui faisait la pluie et le beau temps au sein de la race de Lhyæræ. Je me demandais où elle se trouvait à cet instant. Avec Næ dans ses pattes, je m'inquiétais plus que de raison sur son sort. Après ces festivités imprévues, je quitterai le bal pour aller à sa recherche.
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Merci Rose-Alyyyyyyyyyyyysse Signification de la phrase latine : Carry my soul into the night
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Lilith Arkendar
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MessageSujet: Re: | Le monde des songes |   Mer 06 Sep 2017, 13:07

Un Monde de Songes


Le visage toujours à moitié couvert par son masque, la rouquine observa la jolie brune qui, désormais, lui tendait un verre. Une tiare dans les cheveux, elle avait quelque chose de princier.  Son sourire s’élargit alors qu’elle accepta sa proposition avec un plaisir non dissimulé.

- Avec joie. Je t’attendais, reprit la pirate.

Sans pouvoir continuer davantage, Lilith fut interrompue par une nouvelle arrivée royale, où une coupe vint s’ajouter aux deux autres, dans un tintement caractéristique de cristal qui chante. Ces têtes couronnées lui firent perdre la sienne durant un court instant, l’allure de Reddas s’assimila à celle de l’Orishalà et le ton familier qu’il employa lui serra le cœur. Elle aurait aimé que son roi aussi la reconnaisse. Cette pensée fugace s’évanouit de la même façon qu’elle fut venue, et la boucanière salua la nouvelle présence.

- Et tu es le dernier arrivé, un peu de ponctualité ne te ferait pas de mal, cher ami. Taquina la flibustière.

Même dissimulé sous un masque, l’allure et l’éloquence du Noble ne la trompait pas. Le rendez-vous était de toute façon prévu. Les participants au complet. Portant son verre à ses lèvres, la rouquine grimaça face à la teneur du liquide écarlate au goût légèrement métallique qui se trouvait dans ce dernier. Faisant tourner légèrement sa boisson, il reprit cette couleur ambrée qu’elle affectionnait davantage, les vapeurs de l’alcool lui chatouillèrent agréablement les sens alors qu’elle se pencha sur les amuse-bouche. Le sablé encore chaud ne pouvait être que pour la belle demoiselle, le nougat et sa couleur caramélisé serait pour elle. Si les entrées avaient visiblement été servies au buffet, ici se trouvait le plat de résistance, apporté par un majordome en personne. Malgré son impatience caractéristique, Lilith ne marqua aucun empressement à l’ouverture des cloches. Il se mangerait froid, c’était un fait. Même glacial si possible. D’un acquiescement de tête, la rouquine valida la proposition de son ami et se saisit au passage du bras de la belle brune pour suivre la marche ouverte par le vampire.

- Nous avons partagé notre verre, nous pouvons également faire de même avec notre élévation.

Au bout de quelques pas, elle s’arrêta à la quatrième marche.

- Je m’arrête à la suivante, pour le moment, mais si je trouve mon tricorne, je montrais sur la dernière.  

A peine ces paroles furent-elle prononcée, que le chapeau mentionné la coiffa, ce qui lui permit de continuer sa route et enjamba les deux marches suivantes, tendant la main vers celle qui l’accompagnait, Reddas se situant déjà au sommet. Son regard se posa sur l’aristocrate qu’elle trouvait trop silencieux, tandis qu’un sourire malicieux flotta sur les lèvres tout en retrouvant sa partenaire.

- Ma chère amie, tu accepteras bien une danse au sommet, n’est-ce pas ?

Sa réponse ne put être formulée dans l’immédiat tant l’humaine fut accaparée par un étrange olibrius vantant les courbes plantureuses de la belle brune qu’il ne manqua pas de mimer afin de se montrer davantage explicite. « Manci », c’était donc bien son nom. A présent, il lui paraissait évident, comme si elle l’avait toujours connu.

- Je suppose que nous remettons notre danse ultérieurement.. souffla la rouquine à l’humaine, accaparée par le violent assaut.

Après une nouvelle tirade riche en élocutions et mimes en tout genre, tant destinée à la dénommée Manci qu’à Reddas, pris à parti bien contre son gré, ce fut à elle que l’énergique énergumène s’adressa. Sans rien perdre de son expression espiègle, Lilith planta son regard dans celui du nouvel arrivant qui parut bien plus posé en la fixant.

- Nous nous serions déjà rencontrés et, pour ma part, je n’aurais pas le droit à toutes ces débordantes manifestations de joie et d’allégresses, tous ces compliments tout en finesse, toute cette affection chevaleresque ? Allons, allons… Un peu de sérieux, mon grand…  A moins que tu ne cherches à me vexer en m’indiquant que je suis de celles qu’on oublie ?

Plus moqueuse que jamais, elle aurait volontiers continué à développer le thème et à prendre à parti les différents intervenants sur le sujet, si, au même instant, elle n’avait pas senti ses jambes s’alourdir un peu. Des racines profondes, sombres, presque noires, courraient sous le sol, le déformant au passage, et s’enroulaient à présent autour de ses cuisses. Intriguée, l’orisha cherchait à en savoir l’origine lorsque Tsakiel, qu’elle n’avait pas vu jusqu’à présent, se glissa subrepticement près d’elle.

- Ces racines sont pourries, elles le sont toujours lorsqu’elles engendrent des monts de la sorte.
- Elles m’intriguent pour ma part.

Aussi prestement qu’il avait apparu, ce dernier sembla se fondre dans la foule, laissant là en plan le quintet.
© ASHLING POUR EPICODE




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Edwina Nilsson
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MessageSujet: Re: | Le monde des songes |   Mer 06 Sep 2017, 15:23

Edwina tiqua à l’entente d’un commentaire qui, visiblement, lui était adressé. Son interlocutrice l’avait tutoyée sans aucune autre forme de procès et ce détail, pourtant anodin, ne lui plut pas. Quand elle sentit le touché de cette dernière, l’état dans lequel elle se trouvait précédemment ne fit que grandir. Elle plissa les yeux, essayant d’apercevoir les contours de la silhouette de l’individu sans pour autant y parvenir. Ne point savoir à qui elle parlait la rendait légèrement nerveuse, même si elle était totalement certaine de ne pas connaître la personne qui lui faisait face. Dégageant doucement son bras, elle fut surprise par la question de la femme. Manger ? La chose ne lui était pas venue à l’esprit et, plongée au cœur des ténèbres, elle préférait s’abstenir, faute d’avoir une idée précise de ce dont il s’agissait exactement. Pourtant, alors qu’elle allait faire acte de bienveillance à son égard en prenant un peu de nourriture qu'elle n'avait pas l'intention de consommer pour autant, son instinct se réveilla, contractant tout son corps. Il y avait quelque chose dans la pénombre qui s’y faufilait avec habilité, un monstre aux envies primaires, un danger. Elle en était certaine et plus la Bête avançait, plus elle devinait sa présence. Elle avait beau être aveugle en ce lieu, elle ne pouvait oublier celui qui avait été son hôte au cœur même de l’Enfer. Un mouvement brusque et des paroles acerbes s’élevèrent, lui arrachant son interlocutrice sans aucun appel. Il y avait quelque chose en elle qui aimait cet arbitraire. Il pliait les volontés parce qu’il avait la puissance nécessaire pour ce faire. Face à lui, il lui semblait que ses inspirations duraient des éternités et que le temps s’arrêtait. Elle était consciente d’être dans un rêve et ne savait que trop bien comment finissaient ceux dans lesquels il apparaissait. Il n’était pas le seul à la hanter de cette manière, point le seul à la toucher, loin de là mais, en revanche, elle avait déjà observé le Diable se livrer aux plaisirs de la chair. Elle savait comment il s’y prenait avec les autres grâce au Miroir et cela rendait ses fantasmes nocturnes récurrents d'autant plus réalistes. La suite ne la surprit pas mais les sensations furent très différentes de celles qu’elles avaient l’habitude d’éprouver. Elle avait l’impression d’être ancrée dans ce rêve, comme si elle pouvait le contrôler. De manière générale, les émotions venaient après, lorsqu’elle se réveillait. Là, elle les sentait dans ce moment chimérique. Arrivait-elle, à présent, à maîtriser ses songes, au point d’obtenir tout ce qu’elle désirait du Monarque Démoniaque ? Contre lui, elle se demanda ce qu’elle voulait au juste, essayant de se débattre d’une façon si flegmatique qu’elle n’y croyait pas elle-même. Elle n’avait pas envie de lui échapper, il n’était pas son bourreau.

Une fois qu’il se fut quelque peu éloigné, elle put reprendre son souffle, écoutant la fin de sa phrase sans pouvoir s’empêcher de lui donner raison. C’était exactement ça. Son regard changea néanmoins de direction pour se poser vers le sol un instant. Elle savait que quelqu’un gisait là mais elle n’en avait cure. La personne, qui qu’elle soit, ne l’intéressait pas le moins du monde. Seul Zane comptait. Aussi, elle attrapa son manteau, se collant de nouveau contre lui. Elle en avait tellement envie que s’en était intenable. Elle marqua un temps, rejoignant ses lèvres avec une ardeur qui ne lui ressemblait pas. Elle s’en fichait, elle était dans un rêve. Aussi, ses mains se perdirent dans ses cheveux, sa bouche glissant pour atteindre son cou qu’elle mordit avant de remonter vers son lobe d’oreille qu’elle attrapa. Là, dans un souffle, elle lui murmura : « Brûlons ensemble dans ce cas… ». Et elle n’avait jamais été aussi sérieuse. Sa main droite descendit pour toucher son torse et, là, contre toute attente, après qu’elle l’ait légèrement écartée, une sphère enflammée s’y créa, invisible dans l’obscurité divine de l’endroit alors que sa douce chaleur était bien présente, elle. Sans plus d’avertissements, elle se recula pour la lui lancer dessus. Il était le Diable, elle était l’Ultimage, son instinct lui dictait de l’anéantir avant qu’il ne le fasse. Il détruisait des vies, là où elle en sauvait. Il trompait les êtres, ces mêmes êtres qui avaient confiance en elle. Quand bien même la chose était ô combien tentante, elle ne jouirait pas dans ses bras cette fois. Ce rêve était le sien et elle souhaitait le confronter. Quant à ceux qui se trouvaient là, ceux que son inconscient avait créé pour une raison obscure, leur instinct de survie les pousserait à s’écarter d’eux-mêmes.

__________________________________

Alors que la paix et l’harmonie semblaient jusqu’ici régner en maîtres dans la plaine, quelque chose apparut dans le ciel, un corps, lourd, mort, ses ailes blanches ensanglantées. Quelques secondes suffirent à le faire s’écraser sur le sol, non loin. Sur le front de l’Ange était gravé un œil.

786 mots

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Mancinia Leenhardt
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MessageSujet: Re: | Le monde des songes |   Mer 06 Sep 2017, 19:43

Mancinia ne réfléchissait pas, perdue dans la contemplation de la belle inconnue. Dans un sens, elle pourrait lui rappeler Lumi, mais dans l'autre, elle en était l'exacte opposée. Autant dans l'allure que dans le reflet de ses yeux. Lorsque la ravissante rousse saisit le verre, le sourire de l'Humaine s'élargit et même sans comprendre la raison de son attende, elle acquiesçait en buvant une autre gorgée, perdue dans sa contemplation. Même dissimulée sous un masque, elle devinait aisément que la personne en face d'elle était d'une grande beauté. Elle donnerait bien quelques-unes de ses nouvelles richesses pour être aussi remarquable, mais hélas, cette dernière ne s'achetait pas. Était-ce si important ? Au moins, elle ne craignait que peu d'adversaires dans un combat et elle possédait ses propres atouts, bien plus fades, mais une beauté ne serait qu'éphémère sur une Humaine, du moins, essayait-elle de s'en convaincre. Elle risquait fort bien de regretter son manque d'implication quand une démarche pleine d'assurance s'approchait de leur position. Mancinia choisi de trinquer avec eux. Elle n'allait pas se faire moufter aussi vite, mais pour autant, elle ne se sentait pas mise à l'écart tant tout ceci semblait avoir du sens. Entre ses deux personnes, l'Humaine se sentait bien. A sa place. Était-ce une sorte de signe ?

Le parler de l'étranger distingué l'amusait et, dans un sens, lui rappelait celui les Vosgien. D'un geste presque magique, il convoqua à ses côtés un domestique, le congédiant presque aussitôt lorsqu'il se refusait à dévoiler le contenu de ce qu'il leur proposerait. Mancinia prit conscience de ne pas avoir particulièrement d'appétit, mais refuser serait sans doute malvenu dans une telle situation. Lorsque sa canne se tendit vers le haut des escaliers dans une invitation, l'Humaine se surprit presque à répondre.

Pourquoi pas. Si ma ravissante amie ici présente est de la partie, je ne peux rien refuser.

Cette inconnue sans nom, elle ne la connaissait pas, mais elle avait envie de rester près d'elle. A croire que l'une et l'autre étaient d'accord, puisque la jeune femme lui saisit le bras, lui procurant un frisson glacé dans la chaleur ambiante de la salle. Il n'était pas dans ses habitudes de suivre des étrangers, mais ce n'était pas la réalité, c'était le flou, alors que craignait-elle ? Mancinia se laissait dominer, elle n'avait pas envie de résister et suivi sa cavalière temporaire vers l'ascension. Elle semblait être faite d'une magie parfaite, n'hésitant pas à invoqué ce qui devait l'être. Elles reprirent ensuite leur marche et accorda un sourire à l'aristocrate mielleux qui les avaient poliment attendues. S'ensuivit alors l'interrogation qu'elle attendait tant, mais avant qu'elle ne puisse répondre d'une grande affirmation enjouée, son rêve basculait dans un cauchemar sans nom quand un malpoli osait l'interpeller sans plus de cérémonie, ceci eu pour effet d'interrompre l'échange. Cette rage eue pour effet de la réveiller et de lui faire comprendre où elle se trouvait.

Toi.

Ce simple mot comparable à un crachat signifiait tout le désastre que prenait la tournure. Mancinia le regardait, elle se sentait humiliée plus qu'elle ne l'aurait été normalement. Furieuse, son âme apaisée s'embrasse et son poing se serre. Sans le moindre avertissement, le coup s'en va sans pour autant calmé la tempête qui ravage son esprit. En se retirant, ne prenant même pas la peine de quoi que ce soit, elle se recule d'un pas et disparaît.



Cassandra n'eut aucune peine à reconnaître le sursaut de surprise de la carcasse beaucoup plus menue qu'elle. Ce devait s'apparenté à un enfant. Pauvre chose délicate perdue au milieu d'une forêt ténébreuse, le Méchant Loup venait de la saisir et ne comptait pas la relâcher de sitôt. Est-ce que sa proie percevait le danger ? Peut-être, mais au lieu de fuir et de l'amuser encore plus, Cassandra la surprit à saisir sa main et à mimer une demande de silence. Étrange qu'elle ne dise rien, sans plus de réflexion, elle fit une moue désappointée.

Tu ne sais pas parler ?

Elle cessa son étreinte et lui caressa les cheveux. Voyait-elle son sourire dévoilant ses dents ?

Dommage, personne ne viendra te secourir, Petite Proie.

Ressentait-elle de la peur, désormais ? Dans tous les cas, Cassandra referma sa main sur les cheveux de la gamine et se mit à la soulever comme elle le pu, tirant avec force sur ses cheveux, l'élevant à un centimètre au-dessus du sol. La jeune femme sentit les mains de sa victime s'agripper à la sienne pour lui faire lâcher prise, donnant des coups de pieds et des coups de dents qui atteignirent son bras libre. Aucune des deux ne lâchait et la jeune femme se moquait bien qu'on lui arrache un morceau de chair, même si malheureusement, depuis peu, elle devait faire avec les douleurs.

Outch ! C'est que tu sais mordre, sale petite garce !

Sans plus de cérémonie et pour se débarrasser de son esprit combattant, Cassandra la relâcha en veillant à bien orienter la direction en arrière pour que cette dernière perde l'équilibre. Ne sachant pas réellement si ceci marchait comme elle l'entendait, l'Humaine se lassait de sa supériorité. Et si elle s'en débarrassait ? Est-ce que quelqu'un y retrouverait à dire ? Alors que sa future victime se débattait encore pour se débarrasser de son emprise, Cassandra réfléchissait. C'était un énorme point d'interrogation. Après tout, ce n'était qu'un rêve, elle pouvait très bien faire ce qu'elle voulait.

Un dernier mot avant de mourir ?

Sa propre remarque la fit rire. Cassandra n'eut aucune hésitation en relâchant les cheveux de sa proie et de glisser sa main sur sa gorge, prête à l'étrangler en attendant que le dernier souffle de vie ne s'échappe de cette carcasse, mais sans en comprendre la raison, son corps ne lui répondait pas exactement comme elle le désirait, s'agissait-il de l'heure du réveil ? Oh non, elle aurait tant aimée en finir au préalable avec ce petit corps tremblant. Se redressant, faisant quelques pas en titubant, l'Humaine se sentait nauséeuse et n'appréciait guère cette faiblesse. L'instant d'après, éblouie par l'éclat solaire, elle baissait son regard avant de découvrir une plaine d'une beauté certaine.

Ça alors, c'est surprenant.

Post II | 1 120 mots
J'ai eu l'accord de Djinshee concernant ce passage

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MessageSujet: Re: | Le monde des songes |   Mer 06 Sep 2017, 20:48

J'ai un mauvais pressentiment. Je ne saurai dire pour quelle raison ni à quel sujet mais je n'arrive pas à me défaire de cette sensation. Est-ce que c'est à cause de la guerre, de tout ce stress, ces morts, ce sang et cette violence ? Suis-je en train de craquer, incapable de resister à tout ceci, à tous les événements qui se bousculent ? Non, ça n'a aucune logique. Après tout, malheureusement, j'ai déjà vécu bien pire. Il doit y avoir une autre explication. Peut être un message des Aetheri. Dans ce cas là, c'est à moi de trouver un moyen de les entendre, de comprendre ce qu'ils essayent de me dire. Parce que si je loupe ça, ça voudrait dire que je suis vraiment une grosse quiche – même si c'est bon, ces plats là – et ça le fait pas vraiment. Déjà que je suis loin d'être performant chez les Chamans, si en plus je ne suis pas capable de comprendre les Dieux, j'sers pas à grand chose …

Hmm … mouai, faut changer ça …

Il faut que j'entre en contact avec les Immortels. Ou tout du moins, que je me rapproche de leur monde pour pouvoir capter plus facilement le message qu'ils essayent de m'envoyer. J'dois encore avoir quelques plantes dans ma besace pour ça. En espérant qu'elles n'aient pas pris l'humidité et pourris d'ici là ou que je me trompe pas de pot et que je ne prenne pas celui pour avoir des gosses. S'installer dans un coin, s'ouvrir l'esprit et laisser l'effet se faire. Ne concentrer mes pensées sur rien de précis sauf peut être ce présentiment que j'ai même si je ne pourrai en dire plus dessus. Ce laisser transporter là où il le faut, sans entrave. Et surtout, ne louper aucun détail … Peut être que j'aurai du faire appel à un esprit dans cet entreprise avant d'entreprendre tout ceci … Tant pis, maintenant il est trop tard de toute façon. Je sens déjà les effets commencer.



Pourquoi n'ai-je donc pas pris mes chaussures ? Qu'est ce qui m'a prit de veir à un bal sans chaussures, franchement ? C'est un coup à me faire écraser les pieds et se retrouveer immobilisé, incapable de faire la guerre, juste pour un doigt de pied pété ! Faut que je sortes de cette salle avant qu'une catastrophe n'arrive. Puis y'a le message des Dieux …. Mes chaussures en feraient-elles parties ? Serait-ce pour cela que je ne les ai pas ? Hmm … Nous verrons bien. Cet endroit à l'air immense …. Chaque pièce est-elle une facette de ma personnalité ? Ou bien une part de ce que je dois comprendre ? Y'a quand même beaucoup de monde dans ma tête étrangement. La plante devait plus trop être de toute première fraîcheur. D'habitude, c'est pas aussi peuplé … Et beaucoup moins bien meublé. Peut être une nouvelle variété … Ah moins que j'ai un peu trop forcé sur le dosage sans m'en rendre compte.

Tiens, une nouvelle pièce … Elle sent un peu le vieux on dirait. Quoiqu'il en soit, il y a quelques personnes ici aussi ...mais beaucoup moins que dans l'autre salle … j'entends leur voix. Devrais-je aller les voir ? Font-ils partis de ce que je dois découvrir ? Qui ne tente rien n'a rien … Mais … AAAh Mais c'est quoi tous ce fracas et ses objets qui tombent dans tous les sens ? Un tremblement de terre ? La fin du monde ? … Ou un type qui fait tout tomber …. Doit être aussi maladroit que moi celui-là … Aoutch ! C'est quoi que je viens de me prendre sur la tête ? Une peluche ? Pourquoi est-ce qu'il y a … C'est étrange … Elle me dit quelque chose … OH …


PELUCHEEE AH AH AH

J'y crois pas … C'est la peluche humaine. Ca faisait longtemps tiens. Qu'est ce qu'elle fait là ? Sous cette forme en plus ? Aurait-elle un lien elle aussi avec ce qui va se passer, quoi que ce soit? J'en sais rien, mais quoiqu'il en soit, je la garde maintenant que je l'ai. Après tout, c'moi qui l'ai faite lors d …

Oh pardon, excusez moi, je ne savais pas que vous étiez là.

En même temps, c'est quoi cette idée de s'agenouiller en plein milieu du chemin, surtout que les allées ne sont pas forcément très larges. … Tiens … Ce parfum …

Helly ?

Les Aetheri auraient-ils décidé d'utiliser mes propres souvenirs et connaissances pour me faire comprendre qu'ils veulent me dire ? C'est étrange … Pour..

...Quoi j'ai envie de l'embrasser ?

Oh m*rde … J'ai parlé à voix haute !

résumé:
 



By Dev
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