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Mascotte YY

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 Les quatre vérités [Solo]

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MessageSujet: Les quatre vérités [Solo]   Mar 30 Aoû 2016, 17:53


La pièce avait été retournait de fond en comble. Assis sur cette chaise posée devant le bureau, je regardais avec irritation les ordres datant de quelque temps déjà. Tous désignaient Léto, un autre Prune et un dernier sur mes deux filles. Je posais mes codes sur la table en bois massive, essayant tant bien que mal de respirer le plus naturellement possible. La porte s’ouvrit sur Hlavora, suivit de Llorayra. Mon regard se perdit dans sa propre noirceur, focalisé sur cette femme qui avait brisé notre accord. Je ne lui accordai aucun regard, lâchant mes mots comme si chacun était douloureux. « Tu as brisé les termes de notre trêve. » Elle sourit et s’avança prudemment au cœur du capharnaüm. « Je n’ai fait que défendre nos intérêts.  Tu devrais le savoir. » Une seconde passa, une seconde qui sembla une éternité. Explosant, à vif, je renversais tout ce qu’il y avait sur le bureau, m’approchant dangereusement d’elle en la pointant d’un doigt menaçant. « Tu crois que je joue peut-être ? Tu pensais que j’acquiescerais tes actes sans rien dire ? Que tu pourrais me détourner de la haine que leur connaissance libérerait ? Tu ne peux te prémunir de moi, tout comme je ne le peut de toi ! » Je me figeais à quelque centimètre d’elle, les yeux si sombres qu’Aglakh était au bord de l’implosion. Llorayra était prête à intervenir, mais Hlavora leva la main afin qu’elle n’en fasse rien. Ma respiration était difficile, ma mâchoire serrée. Je baissai alors le ton de ma voix qui se fit plus menaçante. « Si tu penses pouvoir me faire accepter cette trahison, tu te méprends. Tu n’auras plus aucune emprise sur moi si par malheur il leur arrivait quelque chose. Tu as besoin de mes savoirs pour développer les monstres qu’ils abritent. Quoi que tu penses, je détiens les clefs de ton organisation et non l’inverse. Tu devras attendre qu’un de tes Vedelea me surpasse avant de songer te dresser contre moi. » Son regard resta ancré dans le mien, plein de mépris et d’une haine qui était prête à tonner. « Je ne pensais pas que tes sentiments pouvaient être aussi présents en toi. Toi qui tues ceux qui se mettent en travers de ta route, toi qui te fiche bien de torturer un enfant, toi qui dévores jusqu’à ta propre femme pour satisfaire tes sombres pulsions. Peut-être aurais-je dû parler à cette Léto afin de lui expliquer l’homme que tu es réellement et le danger que tu représentes pour tes propres enfants. Sans doute aurait-elle était plus enclin à m’écouter. Sans doute serais-je parvenu à t’ôter cette faiblesse qui te rend si obéissant envers elle. » Le bureau fut brutalement retourné et je la vis fermer les yeux un bref instant. Faisant les cent pas telle une bête en cage, je ne m’arrêter que pour briser les objets à ma portée. « Tu ne sais rien sur ce qui m’anime. » Quelques babioles furent renversées d’un mouvement de mains, se brisant violemment au sol. « Je sais que tu entres dans une folie meurtrière plus souvent que tu ne le voudrais, guidé par ce monstre que tu abrites, celui même qui a la solution à tous ses sentiments que tu ne gères plus depuis longtemps. Par le sang, par la haine, par une sanguinaire sauvagerie, voilà qui tu es et ce qui t’anime. » Un encrier vola près de sa tête, elle l’évita de justesse et il se brisa contre le mur. « Tu en es responsable, Hlavora. Ce que j’ai construit ne peut mettre prit, car c’est par le sang, via ma haine et ma sauvagerie que je me débarrasserai de toi si tu touches ne serait-ce qu’un seul de leurs cheveux ! » Ses doigts s’enfoncèrent dans sa robe de soie. « Que vas-tu faire, Aëran ? Couper les doigts de l’un de mes pions et arracher mes propres mains afin que je te supplie de me pardonner ? » Mon regard se tourna vers elle. Elle connaissait donc cette histoire. « Tu es esclave de tes sentiments ! Esclave de tes traumatismes ! Ce n’est pas digne d’un Alfars ! » Je ris nerveusement avant de me rapprocher une nouvelle fois d’elle. « Je suis esclave d’un monstre que tu as logé en moi. » Mon visage se rapprocha du sien, maintenant épris d’un ton sarcastique.  « Et tu sais pertinemment que je ne suis pas plus Alfar que toi Bélua. » Je reculai vivement, faisant une nouvelle fois les cent pas. « Je sais beaucoup de choses, effectivement. » Lâcha-t-elle comme une confession. Un silence naquit avant qu’elle ne décide de le briser. « Cette Léto n’est qu’une laisse à ton cou. Pauvre petite chose incapable de se contrôler, demande-toi plutôt pourquoi tu es avec elle. Une bête est son maître, celui même qui est capable de te corriger lorsque tu dépasses les bornes. Rien n’à changer si n’est que tu penses être cette fois libre. Le problème étant que tu es plus prisonnier que tu ne l’as jamais été, et tu le sais très bien. » « Je ne suis pas aveugle. » Finis-je par dire. « Alors, pourquoi rester ? Pourquoi ne pas tout simplement l’éliminer ? » Je me retournai vers elle. « Parce que j’en ai besoin pour tenir debout. Tu frôles beaucoup de choses, mais tu es incapable de totalement les comprendre. » Elle laissa un silence que je m’empressais d’investir. « Nous ne sommes jamais libres, je choisis simplement la limite de ma propre liberté, et c’est elle. Léto est ma civilité, la barrière à ne pas franchir et quel que soit la laisse dont je me suis muni, elle reste mon choix. » « Et tes filles ? » Questionna-t-elle. « L’un est un regrettable accident, l’autre la conscience de ma finitude. Prune porte un monstre en elle, tout comme Mozaga, elles sont la suite, ma suite. » « Tu as engendré un monstre par peur ? » « Elle n’est pas encore un monstre, quant à Mozaga… tant que Léto est là, elle ne tentera rien, mais si elle l’abandonne, je ne tenterai pas de la sauver. Je la laisserai se tuer, parce qu’elle est trop faible pour supporter ce qu’elle porte en elle. Elle souffre beaucoup trop. » « Tu n’as pas répondu à la question. » Je laissai un court silence, conscient que Léto pouvait savoir ce qui se disait ici. « J’ai fait Prune dans un moment de désespoir. Léto allait vraisemblablement mourir, elle n’aurait jamais dû naître. À cet instant précis, j’en avais envie, c’est tout. » Hlavora ramassa un livre avant de le déposer dans la bibliothèque la plus proche. « Je veux qu’elle cesse la guerre qu’elle semble nous mener. » Je laissais échapper un soupir. « Elle ne le fera pas. » « Tu es son Vedelea, en quelque sorte, pourquoi ne pas la convaincre si elle te fait confiance ? » Je ris une nouvelle fois, cette fois, moqueur à sa remarque. « Je ne suis le Vedelea de personne. Ce qui semble t’échapper c’est son goût pour Liberté. » Elle rit à son tour. « Vraiment ? Elle se permet de prôner la Liberté alors que tu es prisonnier d’elle ? Quel drôle de couple vous faites. »  « Laisse là dans son ignorance, elle n’a pas besoin de savoir toutes les parties sombres de notre union. » « Est-ce de l’Amour, Aëran, quand celui-ci est régi par une dépendance descendant tout droit d’un traumatisme ? » Je me tus, mon regard devenant une nouvelle fois sombre. « Lui as-tu dit à quel point tu lui mens à chacun de tes "je t’aime" ? » Elle laissa un nouveau silence. « Pourquoi restes-tu muet ? As-tu peur qu'elle sache ? »  Elle prit le risque d’avancer vers moi. Llorayra avait depuis longtemps disparu, surement l’oreille tendue dans le couloir. « Ce que je ressens pour elle va bien au-delà de tes simples mots. » Mon ventre commença à être douloureux. « Ce qui m’anime n’est pas la haine ou encore cette sauvagerie que tu discernes en moi. » Mon sang bouillait, tapant dans mes tempes. « Mais tu vas l’apprendre à tes dépens. » Mon visage se plissa, et avant même qu’elle ne comprenne ce qui se passe, Aglakh l’avait entouré de son corps d’écaille, la piquant légèrement de son dar. Elle était ainsi à semi-amorphe au sol, à demi paralysé par le venin. Je pris le temps de l’installer sur sa chaise, posant une main sur sa joue. « Tu ne sais pas ce qui m’anime si ce n’est ce que je te montre. » Ma main glissa sur son cou afin de la maintenir près de moi. « La dévoration n’est pas un signe de sauvagerie, Hlavora, pas pour moi. Ce n’est donc pas ce qui m’anime, la possession en revanche… » Je relevai un pan de sa robe, sa main claquant mollement sur ma joue par un élan de rage vaine. Je souris, ne tenant même pas compte de cet acte. « Quels que soient les liens de parenté qui nous lient, je te possède au moins autant que Léto. » Je lui souris une énième fois, à quelques centimètres de ses lèvres. « Et comme je suis un pauvre petit Alfar épris de sentiment, je vais faire en sorte que seuls toi et moi sachions. » Lâchant son cou, je pressais sa cuisse droite avant de mordre au sang. Une marque qu’elle ne sera pas près d’oublier. Laissant le liquide rouge couler sur sa peau blafarde. Sa douleur fut tue par le poison parcourant ses veines. Je relevai le visage vers elle, happant ses lèvres au passage. « Tu es à moi, Hlavora. Chasse-moi et les monstres que j’élève causeront ta perte. Touche-la et ce que je crée se retournera contre toi. Ce ne sera pas une morsure sur ton corps, mais une centaine, d’une centaine d’enfants chacune. » Ma joue frôla la sienne en allant chercher son oreille. Je chuchotai alors : « Tu m’as laissé entrer en pensant pouvoir me maîtriser et tu avais raison. Tu as une emprise qui dépasse toutes tes attentes, mais aujourd’hui, Aglakh prend une grande place en moi, et tu n’as aucune maîtrise sur lui. » Je me plaçais lentement afin de percevoir ses yeux. Mon attraction était depuis le début étendu à son maximum. « Je sais que tu aimes cette sauvagerie dont je fais preuve, quels que soient nos liens, tu aurais été prête à les briser si ta condition te l’avait permis. Sœur, mère, qu’importait si tu avais près de toi celui qui dévorait quiconque s’approchant de trop près. Je me demande même si cette déchéance d’Elina n’est pas plus personnelle que tu ne le laisses croire. » Je souris avant de happer ses lèvres encore une fois. « Hais-moi, désir moi, qu’importe. Quel qu’en soit le sentiment, j’en tirerai une grande satisfaction. » Me relevant, je claquais des doigts, rangeant la pièce avec, ci et là, quelque objets brisés, mais remis à la bonne place. Sortant, Aglakh revenu en moi, je refermais doucement la porte, stipulant à Llorayra qu’elle ne voulait plus être dérangée.
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MessageSujet: Re: Les quatre vérités [Solo]   Mer 31 Aoû 2016, 18:28


Nous n’étions que deux à savoir, ses jambes n’étant pas dévoilées au grand public. Deux à connaître la vérité, et pourtant. La porte claqua en s’entrechoquant avec le mur. « Il ne me semble pas t’avoir invité à entrer. » Fis-je à l’intention de Daynil. Son visage était crispé par la haine, ses intentions étaient palpables. Il s’avança précipitamment vers moi, sans un mot, et m’asséna un coup que je ne tentai pas d’éviter. Mon visage parti d’un côté sans que je ne freine sa course, m’écrasant lourdement contre le mur. Tenant mon nez ensanglanté, je l’entendis jurer entre ses dents. « Pensais-tu que cela passerait inaperçu ? » Je souris en essayant d’arrêter la flopée de sang. « Pas de toi. Je ne suis pas stupide à ce point. » Il s’approcha dangereusement de moi, me pointant du doigt. « S’il n’en tenait qu’à moi, je te tuerai ici et maintenant. » « Malheureusement, c’est elle qui détient l’autorité en ces lieux. » Je me rapprochais un peu plus près. « Tu n’en as pas le pouvoir. En revanche, je détiens les clefs du pouvoir, elle, en somme. Tu as beau être un bon mari pour elle, tu n’en es pas moins l’un de ses pions. » Un coup de tête fut lancé et ma tête valsa en arrière. « Tu ne possèdes rien du tout ! » Je plissai du visage en regardant le sang couler entre mes doigts. « Je t’en prie Daynil, retiens tes ardeurs, je ne l’ai pas encore mise dans mon lit. » Mes lèvres s’étirèrent lorsque je sentis sa main se poser sur mon épaule. Il me retourna et me projeta contre le mur. Je laissais entendre une légère plainte à l’impact. « Tu n’es qu’une bête sauvage, Aëran. Tu n’as rien qui puisse nous intéresser si ce n’est ce qui t’habite ! » Je ris, moqueur à ses palabres. « J’ai la main mise sur toutes les bêtes sauvages de cette foutue secte ! J’ai les connaissances nécessaires à leur maîtrise, contrairement à vous ! Je suis celui qui parfait votre petite entreprise. » Je le poussais de mon épaule. « Tu as besoin de moi. Vous avez besoin de moi. Hlavora a brisé notre accord, j’ai brisé sa fierté ! Je continuerai jusqu’à ce qu’elle comprenne que si je ne suis qu’un pion dans son vaste échiquier, elle l’est également dans le mien ! » Son regard était sans une once d’émotion. « Alors ce jeu ne regarde que vous ? » « Je n’ai jamais prétendu vouloir briser l’Édifice et si cela peut te rassurer, je n’en ai pas l’intention. » Je plaçais un tissu pour absorber le sang qui se déversait sur le sol. « Qu’en est-il de cette marque ? »  « Un accord gravé dans sa chair. » Entre autres, la marque de ma domination et possession. Celle qu’elle taira en public pour, vainement, garder sa fierté aveuglante. « Rien de plus ? » Je me tournai vers lui, ne sachant pas si celui-ci était au courant de plus. « Rien de plus. » Répétais-je avant qu’un autre poing s’abatte sur mon arcade. « Tu mens ! » Il me saisit par le col de mon haut. « Tu la tiens peut être elle, pour une raison qui m’échappe, mais tu ne me possèdes pas moi. » Je souris, jetant sur le lit mon tissu ensanglanté, mon nez ayant arrêté de saigner. Le liquide rouge s’échappant de mon arcade roula sur le coin de mon œil. « Tu n’as pas bien saisi. Je n’ai besoin que d’elle pour tous vous avoir. » Je me rapprochais de son visage. « Tu ne peux même pas me tuer dans ta propre maison. D’ailleurs, que dira-t-elle quand elle apprendra ce que tu m’as fait ? » Il me relâcha violemment et mon dos se cogna une nouvelle fois contre le mur. « En son for intérieur, tu gagneras des points parce qu’elle appréciera que tu te battes pour elle, mais quand est-il de son rôle de chef ? Tu fais perdre à l’Édifice sa crédibilité face aux Haut Membres et montres ses faiblesses, mais tu fais également perdre la crédibilité de l’enceinte face aux Vedelea. » Je souris une énième fois. « Tu vois, j’ai même pensé à toi quand j’ai planté mes dents dans sa chair. Je savais qu’elle ne te laisserait pas me faire de mal, enfin, pas encore. Elle a besoin de sa notoriété, elle ne te laissera pas te mettre en travers de son chemin. C’est une femme admirable, capable de mettre de côté ses sentiments afin de garder le pouvoir qu’elle opère sur vous. » Un silence s’installa avant qu’il ne le brise. « Le jour où Hlavora abattra ses cartes, je te regarderai tomber de haut et j’en tirerai une grande fierté. » Je ris en me décollant du mur. « Fait donc, Daynil. Tu sais où est la sortie. » L’homme sourit à son tour et passa la porte, me laissant ainsi, avec la conviction qu’il fallait dorénavant encore plus marquer mon emprise en ces lieux.  
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MessageSujet: Re: Les quatre vérités [Solo]   Sam 03 Sep 2016, 11:04


« Tu as grandi depuis que nous nous sommes rencontrés dans les cellules. » Meluria sortit de derrière les immenses colonnes de la grande salle, s’approchant de moi. « Cela fais quelque jours que tu n’es pas sorti de ta chambre. » Elle saisit mon visage d’une main, regardant le reste des bleus sur ma peau. « De vilains coups, mais tu en a l’habitude, n’est-ce pas ? » Je me libérais de son emprise en saisissant sa main.  « Dans ma cellule, j’avais affaire à bien pire que les coups d’un vielle homme. » Ses lèvres s’étirèrent. « C’est vrai. » dit-elle simplement, se rappelant juste ce qu’elle considérait comme le bon vieux temps. « Pourquoi viens-tu à moi ? » dis-je après un bref silence. Elle ne dit rien durant quelques secondes, considérant ma question. « Que se passe-t-il avec Hlavora ? » Elle en venait au fait, comme si la réponse allait lui être donné à l’instant même où elle poserait la question. « Tu veux dire : que se passe-t-il entre elle et moi pour que Daynil vienne mettre à mal la crédibilité des plus Grands ? » Elle sourit avant de croiser mon regard. « Tu m’as très bien comprise. » J’esquissai un sourire à mon tour. « Non. Je crains ne pas avoir tout saisis. » Je reculai, mettant la distance nécessaire entre elle et moi. « Je ne suis plus Vedelea, Meluria. Je ne te dois aucune explication. » Je me retournai et partie sans lui laissais le temps de répondre. Derrière l’une des colonnes ivoire, une ombre se mouvait.  

La nuit s’accaparait les moindres recoins dépourvus de lumière. Il y flottait un semblant de silence, parfois scindé de cris que l’on n’entendait qu’en ouvrant les fenêtres. Tandis que j’ôtais les points que je m’étais faits après l’affrontement, j’entendis la poignée de la porte descendre lentement. « Entre. » Fis-je simplement, sans aucune autre mondanité. Llorayra avança dans la pièce, fermant la seule issue derrière elle. « Qu’est-ce que tu veux ? » « En voilà des manières. Je te rappel que je suis ta tante. » J’esquissai un sourire moqueur, me tournant vers elle. « Vraiment ? Ça ne semblait pas vraiment te déranger lorsque tu visitais ma cellule. » Elle rit un bref moment. « Non c’est vrai. » Elle s’avança plus près de moi. .« Je suis au courant pour Hlavora Elle semble mal à l’aise et distante. Je dois avouer que je ne m’attendais pas à ça de toi. » Je me levais de mon siège, maintenant à la même taille qu’elle. « Et à quoi t’attendais tu en me laissant entrer ici ? » Elle soutenu mon sombre regard, attendant la suite. « Je n’allais pas entrer dans la gueule du loup sans surveiller mes arrières. » « Je comprends. » dit-elle simplement, laissant dorénavant trainer ses doigts sur mon torse. « Quand comptes-tu la faire tomber ? » lâcha-t-elle en continuant de jouer avec mon haut. Je saisis ses mains. « Ce n’est pas dans mes intentions. » Elle rit, nerveuse de s’être peut être trompé et de s’être dévoilé aussi vite. « Elle trouvera un moyen de t’évincer si tu la laisses faire. Elle te trahira, comme tu l’as trahi. » Mon regard chercha dans le sien. « Et toi non ? » lançais-je en gardant ses mains dans les miennes. « Toi tu ne me trahirais pas ? » Une question détournée qui ne visait qu’une chose, savoir si ses ambitions n’étaient pas de prendre la tête de l’organisation. « Pas si tu ne me donnes pas une bonne raison de le faire.  Vais-je devoir te trahir ? » Je posais la paume de ses mains sur mon torse. « Je n’ai pas trahi Hlavora. » Précisais-je. « Je n’ai fait que la maîtriser pour un temps. » Je laissais un court silence. « Tout ce qui sera dit dans cette pièce restera ici. Nous n’avons donc aucune raison de nous trahir mutuellement. » C’était une parole d’Alfar, bien évidemment. Cependant, pour le moment, c’était la stricte vérité. Une esquisse de sourire étira ses lèvres. « Ne compte pas sur moi pour me vendre aussi facilement. » « Tu viens déjà de le faire. » soufflais-je en tirant ses mains derrière moi afin qu’elle se rapproche. La main droite de Hlavora, voilà ce qu’elle été. Mon issu si tout ne se passait pas comme prévu. Mon regard brillait de cette lueur qui signifiait que je m’approchais du but. Je happais ses lèvres comme je l’avais fait avec Hlavora. Cela allait bien au-delà d’une simple histoire de famille, bien au-delà que le désir de vengeance, que ce souhait de destruction. Peu importait les liens du sang, ce qui animait cette famille était la possession, qu’ils s’en cachent ou non. Hlavora croyait me posséder, pouvoir me manipuler, elle avait tort. Meluria pensait toujours avoir cette emprise sur moi, elle se fourvoyait. Daynil de même. Llorayra supposé avoir la possibilité de m’avoir sous son joug, pour le moment, nous lui donneront raison. Cependant, nous savions tous deux que nous avions besoin l’un de l’autre. Elle pour espérer prendre la place de sa mère, moi parce que j’avais besoin de la confiance que Hlavora lui accordait pour savoir ce qu’il en était. Ses cheveux tombèrent en cascade sur ses épaules. Ses lèvres devinrent plus avides, sa peau plus demandeuse. Avant même que ses mains n’ôtent ma dernière armure, je m’en saisis et la poussa vers la porte. L’ouvrant, je la hissais dehors. « Quel drôle de façon de sceller un pacte. » s’offusqua-t-elle en resserrant son corsage. « Si je te donnais tout à l’instant, tu te lasserais vite. De quel pacte parles-tu ? » Elle sourit. « Je ne sais pas, nous parlions d’un pacte ? » Je fis mine de réfléchir. « Pas le moins du monde. Bonne nuit Llorayra. » La porte se referma doucement sur son visage satisfait. L’accord venait d’être scelé.    
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