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Fin du délai pour faire sa fiche Eversha : le 24 mai ; Bonne chance à ceux qui ont des examens ! Vous aurez un bisou du perso que vous voulez si vous les réussissez ! ♥ #bestmotivationever

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 On nous attaque ! [Kain Aodhàn]

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Layne
~ Alfar ~ Niveau III ~

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MessageSujet: On nous attaque ! [Kain Aodhàn]   Sam 23 Juil 2016, 04:11


Un paysage désertique, une atmosphère sombre, amie de la mort elle-même. Voilà une bien mauvaise première impression. Pourtant, rien ne pouvait être plus véridique. Pas une seule touche de nature vivante dans ces ruines. Le sol, camouflé par la poussière et la cendre se partageait le point commun avec le ciel sa couleur grisâtre. Gisant au sol, des vestiges d’une ancienne civilisation combattaient le temps et les intempéries passées en se dressant plus ou moins dignement vers les cieux. D’aspect pitoyable, c’en était misérable à observer.

Et pourtant c’était là que mon voyage m’amenait désormais. Mes pieds nus foulant le sol cendreux prenaient une teinte sale à chaque pas, m’indiquant avec fatalité que le blanc de mes bandages ne serait qu’éphémère en ces lieux. Mon chemin, mal éclairé par l’épais rideau nuageux, semblait timide par sa définition brouillonne. Et pourtant, le contact de la pierre taillée à chacune de mes enjambées confirmait son omniprésence. Le but n’était de ne pas perdre de vue la voie à suivre jusqu’à ce palais qui se dressait là, au loin. Semblant le seul survivant de la tempête ayant frappé ces ruines, il montrait la pointe de son visage à l’horizon, mon regard l’ayant capté un peu plus loin.

Toute exploration n’est pas nécessairement bonne à faire, et pourtant, ma promesse de découvrir le monde en entier, ne délaissant aucun de ses recoins, m’avait emmené dans un lieu presque détestable, autant par son apparence que par l’aura qu’il dégageait. Le vent, omniprésence embêtante, faisait claquer mon long manteau d’encre et danser les longues mèches de jais qui s’échappaient de la prison qu’était ma capuche. Le bâton de marche dans une main, le baluchon soutenu d’une main et accoté sur mon dos en passant par une épaule, mon image de voyageur ne pouvait être plus évidente. Pour ajouter au tableau, un petit chaton se trouvait couché sur le dessus de mon crâne, bien installé en boule, les yeux complètement fermés, éclairant de sa fourrure immaculée la morne fresque m’entourant. Une lueur d’espoir en ce lieu sombre.

Je progressais d’un bon rythme, le carnage se révélant à mon regard de glace, mon cœur se serrant un peu plus en réalisant les nombreux cadavres d’arbres à l’écorce noircie pavant ma voie. Alfar, il était naturel de posséder un lien étroit avec la nature, mais de voir cette désolation, une boule se formait dans mon estomac.

*Qu’est-ce qui a bien pu arriver à ce lieu… m*rde tout est mort. Pas la moindre touche de végétation vivante…*

Le fardeau des visions que j’expérimentais alourdissait mes jambes, et pourtant, le périple prit enfin une pause lorsque j’arrivai devant le palais. Jucktion. L’atmosphère qui l’entourait était pire encore. Il s’agissait là de la mort elle-même. Entrer dans ce lieu signifiait une ignorance bien grande, ou bien une impétuosité tirant vers la stupidité. Et pourtant… Je poussai le grand portail y fermant l’accès pour pénétrer dans son enceinte. L’air, étouffant, ajoutait une pression, déjà bien énorme, sur les imprudents l’inspirant.

Les livres n’avaient pas menti. C’était vraiment un repère à crapules et aux pires criminels. Mais ça n’avait pas d’importance. Avec mon apparence, crasseuse, poussiéreuse, je ne paraissais pas mieux. Je me permis mes premiers pas dans la demeure, les craquements des vieilles lattes se faisant mes compagnes sous mon poids. Un grand lustre suspendu, probablement une vraie merveille dans ses belles années, pendant désormais misérable, ses carillons claquant lugubrement à la brise accompagnant mon entrée. J’avais besoin d’un rafraîchissement et d’un bon repas, et peut-être bien d’un repos. Je me laissai diriger par les éclats de voix lointaines, sachant en avance que je trouverais le pourquoi de ma venue.

Je pénétrai dans la grande salle, accommodée de façon à en donner l’image du rez-de-chaussée d’une auberge, avec ses multiples tables et son comptoir à l’une des extrémités, un tenancier frottant un verre de sa guenille usée. Petit, dans la quarantaine avancée, la calvitie accompagnant son parcours de vie, il avait remarqué mon entrée silencieuse de son œil vif. J’allai m’asseoir à une table, la plus éloignée de tous les truands qui se trouvaient dans la salle et qui s’adonnaient à des discussions enflammées, mais posées, possiblement dû à la menace sous-entendue qui pesait sur tous ceux qui oseraient perturber la plénitude du lieu.

Le petit homme bedonnant quitta le refuge de son bar pour venir me trouver. Son regard, d’un brun bien normal, brûlait d’une flamme d’intelligence, et son sourire, rapace dans son intégrité, indiquait une confiance bien supérieure à ce que tout individu de sa stature devrait avoir. Il n’était pas humain. Plus il s’approchait, et plus on voyait ses bras maigres décorés de multiples veines saillantes. On aurait pu dire que cela était normal, si ce n’était leur couleur. Noires. Cet homme était dangereux. Son tablier, sali par le travail acharné qu’il accomplissait pour le maître des lieux, devait recéler quelques petites poches secrètes pour faire la sale besogne en cas de besoin, et son air carnassier semblait presque supplier un grabuge. Néanmoins, il vint prendre ma commande. Une voix caverneuse, abyssale même.

- Qu’est-ce que je peux servir à mon cher monsieur Alfar ici présent ?

Un coup d’œil, c’est tout ce qui lui avait pris pour deviner mon ascendance. Ma peau blême ne l’avait pas trompé, mes oreilles n’avaient pas échappé à son attention. Inconsciemment, je serrai les dents en sentant le frisson qui me parcourut l’échine.

- Bonsoir ... Je prendrai un peu de pain et de fromage. Et de l’eau, un pichet s’il vous plaît.
Je n’étais pas un client exigeant, mais aussi, ce que j’avais commandé ne coûtait pas une fortune. Le serveur se tourna sèchement en marmonnant une quelconque phrase incompréhensible. La tension me quitta alors et la contraction musculaire qui animait l’entièreté de mon corps se relâcha, m’écrasant de tout mon poids dans la chaise bien simple me servant de siège. J’accotai le bâton sur le bord de la table et déposai mon sac à mes pieds. J’entendis alors un ronflement. Un ronronnement plutôt, et je réalisai que j’avais oublié le repos de ma compagne féline. Avant que le tenancier soit trop loin, je le rattrapai d’un bond.

- Désolé, j’ai oublié... je vais prendre trois tranches de votre meilleure protéine. Merci.

Puis ce fut tout. Assis à ma table, j’observai l’ambiance en attendant mon repos. Je descendis Sasa de son perchoir pour la déposer sur cette même table. L’eau arriva d’abord, et je pus étancher la soif intense qui me serrait l’estomac et asséchai ma gorge. Ne manquait plus que la nourriture, et mon bonheur serait complet.


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Kain Aodhàn
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MessageSujet: Re: On nous attaque ! [Kain Aodhàn]   Mar 26 Juil 2016, 23:35

Jekk

Toujours sur les routes depuis un bon moment déjà, le Berserker n’avait pas fait de mauvaise rencontre depuis son altercation avec cette folle, au cœur même du volcan, avec son épée devant tremper dans le sang de ses victimes afin de gagner en puissance. Du moins selon une vieille légende, mais à laquelle Jekk ne croyait absolument pas. Une histoire destinée pour les êtres faible, comme cette jeune femme qui pensait aveuglement pouvoir devenir plus forte en un simple claquement de doigt. Le pouvoir ne s’acquérait qu’à force d’entrainement et d’effort constant, nul besoin de magie. Cette erreur avait donc coûté la vie à son assaillante, sans compter que selon le Berserker, une femme n’avait guère les capacités martiales pour devenir une combattante, raison de plus pour la mort prématurée de cette dernière. Enfin, pour le moment l’homme avait autre chose à penser. Elle n’était plus de ce monde désormais et au moins puisse telle reposer en paix maintenant.
Ayant donc traversé les Terres Arides et les marais, voilà qu’il arrivait alors sur un territoire totalement dévasté et désolé, les Ruines. Ces lieux n’avaient absolument pas changés. Ils étaient restés tel quel depuis sa mort et le Berserker n’avait absolument aucune idée de ce qui pouvait bien se dresser ici avant qu’un cataclysme ou toute autre catastrophe ne vienne tout raser. Après tout, il fallait bien avouer qu’en quelques siècles, rien n’avait drastiquement changé sur ce continent, si ce n’est peut-être ses habitants. Mais pour l’heure Jekk n’avait absolument pas envie de croiser ces derniers, car les cris et grognements qu’il entendait au loin ne lui inspirait vraiment rien de très amical. Sans compter que les épais nuages grisâtre dans le ciel cachaient entièrement les rayons du soleil, plongeant ainsi les lieux dans la pénombre.  Le plus prudent était certainement de rebrousser chemin, trouver une autre route que ces ruines. Hélas, en temps que guerrier, l’homme n’allait certainement pas laisser tomber aussi facilement. Il allait même se frayer un chemin à la force de sa lame si il le devait, bravant sans hésitation les menaces qui oseraient se présenter à lui. Encore fallait-il qu’il puisse y faire face. Le Berserker n’était pas suicidaire non plus et parfois la fuite était la plus préférable des options si l’on ne comptait pas mourir à coup sur.
Finalement paré, une main sur le manche de son épée, Jekk s’aventura alors à travers les fameuses Ruines du continent dévasté.

Marchant sur l’étroit sentier qui se déroulait pas après pas sur sous ses pieds, l’homme ne quittait pas ce dernier, car il était des plus aisé de se perdre dans l’immensité de ces ruines, sans compter sur les nombreuses créatures qui rodaient dans les environs, guettant la moindre occasion pour sauter à la gorge d’un aventurier égaré. Les sens en éveil et tendu comme jamais, Jekk poursuivit son chemin sans encombre jusqu’à ce que le paysage se mette à changer peu à peu sous ses yeux. Des simples débris qu’il avait croisés sur le début du trajet, voilà que ceux-ci commençaient à prendre des formes familières. Des bâtiments par-ci, diverses décorations par-là et parfois même quelques lieux de cultes. Avec un peu d’imagination on pouvait même reconstruire complètement cette ancienne citée dans sa tête. Enfin, le Berserker avait bien autre chose à penser pour le moment, car soudainement il aperçu un bâtiment totalement intact comparé au reste des autres structures dans les environs. De plus, il y avait même de la lumière qui s’échappait de ses fenêtres. Des gens habitaient-ils ici ? Peut-être, mais pour en être certain le guerrier usa de sa vue perçante afin d’observer avec attention ce qui pouvait se trouver à l’intérieur de la bâtisse. Des ombres humanoïdes se déplaçaient un peu partout, parfois même des bras se levaient, portant une étrange chose au niveau de leur tête. Un verre ? Une chope ? Probablement, il ne voyait pas d’autre explication. Par ailleurs l’endroit ressemblait fortement à une sorte d’auberge, du coup Jekk s’y dirigea sans trop de crainte.
Arrivé devant la porte de l’immense manoir, inspirant alors un grand coup, le Berserker pénétra à l’intérieur du bâtiment. Un brouhaha vint directement à ses oreilles, sans compter sur l’agréable chaleur venant réchauffer son corps et l’appétissant fumet qui fit gronder son estomac. Repoussant quelques mèches de cheveux lui tombant devant les yeux, le guerrier alla s’installer à une table libre, avant qu’un serveur ne vienne prendre sa commande. Et avec quelques pièces, Jekk put alors se payer de quoi boire et manger à satiété.

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Layne
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MessageSujet: Re: On nous attaque ! [Kain Aodhàn]   Jeu 28 Juil 2016, 16:25



Le maigre repas arriva simultanément avec l’apparition d’un nouvel arrivant. Torse nu, d’une charpente naturellement solide trahissant sa passion pour le combat, il arborait sur sa peau un large tatouage dont la signification m’échappait. Mon son regard, lui, ne m’échappa pas. Brûlant de défi, c’était un homme à ne pas défier. Imitant le scénario improvisé plus tôt par ma propre personne, il s’assit à une table, non loin de la mienne. Le tenancier, de son air toujours aussi hautain, vint prendre sa commande et lui servit. Étais-je le seul à ressentir l’expérience se dégageant du nouveau venu ? Autour de moi, personne n’avait même daigné regarder dans sa direction. Sûrement une réaction normale de ces habitués de la place.

Le feu, pétillant dans l’immense âtre de la cheminée, lançait des tisons directement sur le plancher lui faisant face, mais celui-ci, par un enchantement quelconque, ne semblait nullement affecté par les fœtus de flamme qui léchaient sa surface, essayant désespérément d’augmenter leur influence à l’ensemble de la salle. Jusqu’à ce qu’un énorme bruit sourd fit trembler la salle tout entière, délogeant une ou deux bûches de leur maisonnée, les envoyant rouler hors des flammes jusqu’à une table libre. Encore rougeoyantes, cela ne prit pas longtemps avant que le feu se propage au bois sec de celle-ci. Et pourtant, le déferlement de chaleur fut contenu à cette seule table. Le serveur, le regard ayant tourné à la colère pure, fixait la porte entrouverte de la Grande Salle de Jucktion. La violence était venue de l’extérieur.

Je me levai tranquillement de mon siège, agrippant mes possessions au passage, Sasa montant le long de mon bras jusqu’à son perchoir se trouvant au niveau de ma clavicule, un morceau de viande de sa longueur encore coincé entre ses canines. Quelque chose arrivait. Et de la façon dont cela se présentait, ce n’était pas pour faire bien gentiment connaissance. Des cris s’élevaient des sous-sols. Une clameur ? Des cris de peurs? Peu importait, puisque selon ce que je savais, les catacombes de ce palais recelaient une quantité assez importante d’esclaves, et si ceux-ci s’agitaient, c’est qu’une ombre planait.

Je me dirigeai vers la sortie, bâton en main. Autour, les clients, une dizaine tout au plus, se relevaient pour la plupart dans une confusion évidente, ne sachant pas ce qui se produisait. Moi-même, je n’en savais rien, mais c’est pour cela qu’il fallait aller vérifier. Un petit homme bedonnant me dépassa, un hachoir dans une main, un long couteau de cuisine dans l’autre. Ses veines noires pulsaient maintenant de l’entièreté de son corps visible. Il s’agissait du tenancier qui, visiblement, servait peut-être un autre rôle un peu plus violent dans ce domaine. Ne daignant même pas un regard pour ma personne, il franchit le seuil séparant l’entrée du Palais et la Grande Salle et disparut à ma vision. Un court instant seulement, avant de réapparaître accompagné d’un bras coupé entre ses dents, son tablier taché d’éclaboussures sanglantes. Un cri retentit dans la seconde qui suivit. Crachant le membre, il éclaira la salle de son énorme sourire de prédateur, faisant tournoyer ses outils.

- Y’a une petite fête qui se prépare. Des intrus. Armés. On s’bouge les gars ! Ce soir, on se baigne dans le sang de ces stupides humains !

Le rire qui accompagna sa déclaration ne fit que stopper mon élan, moi qui se dirigeais toujours vers la porte pour observer la situation. Sa présence s’amplifia de plus en plus, m’électrifiant d’innombrables frissons à mesure que l’impression qu’il me donnait descendait de plus en plus dans le négatif. Figé, je pense que le corbeau qui lança son coassement, posé sur le bord d’une fenêtre ouverte, fut ce qui me libéra de cette peur me tenaillant. Je me tournai vers le guerrier étant rentré le dernier et, malgré le manque de confiance immense qui brouillait mon esprit, me disant de ne pas faire cela, que ce n’était que de fausses assomptions, je me dirigeai vers lui, m’arrêtant à une distance respectable, juste hors de portée de son arme, voulant peut-être sauver ma vie si l’impulsivité l’emportait sur celui me faisant face.

- Tu es le dernier rentré ici. C’est un peu louche considérant l’attaque qui suit ton entrée dix minutes plus tard. Tu as quelque chose à voir là-dedans ?

Malgré mon essai de rendre ma voix menaçante, imposante, une teinte d’insécurité perçait, démontrant la faiblesse de ma conviction. Mais mieux valait cela que de se faire planter une épée dans le dos en pensant que nous étions tous ici dans le même camp.


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MessageSujet: Re: On nous attaque ! [Kain Aodhàn]   Ven 05 Aoû 2016, 15:19

Jekk


Assit bien tranquillement à sa table, dans le manoir de Jucktion, le Berserker étira ses jambes, tout en baillant bruyamment. Il venait d’atterrir dans un genre d’auberge ou de bar où toute la racaille du pays se réunissait. Voyant l’air antipathique et l’attitude de certains des clients, il n’y avait aucun doute quant à leurs occupations. Mais Jekk s’en fichait bien, qu’ils soient brigands, assassins ou violeurs, peu lui importait, le Berserker ne vivait que pour se battre, rien de plus. Enfin, son repas ne tarda pas à arriver, servit par le tenancier qui adoptait de nombreuses similitudes avec la majeure partie de ses clients. Le plat devant lui, le guerrier se jeta aussitôt sur ce dernier sans même un mot de remerciement pour l’homme bedonnant qui s’en retourna à son comptoir, après tout il devait être habitué à ce genre d’attitude.

Pendant qu’il savourait sa pitance, un bruit sourd vint retentir dans l’ensemble de la salle en faisant trembler cette dernière. Immédiatement, Jekk agrippa son assiette ainsi que son verre de bière afin que ces derniers ne se renverses pas malencontreusement. Quelque peu surprit tous de même, son regard d’aigle se porta sur l’ensemble de la pièce afin de déterminer d’où pouvait bien provenir ce son, et si danger il y avait. Il ne vit rien, si ce n’était cette bûche qui venait d’être malencontreusement délogée de son foyer pour venir faire flamber une table non loin. Haussant simplement les épaules, le Berserker s’en détourna aussitôt, ce n’était pas son problème et puis d’autres allaient bien s’en occuper de toute manière, et de plus il n’avait pas encore finit de manger. De l’agitation et une clameur commença à se faire entendre de la plupart des clients, ceux-ci se relevèrent, les doigts s’agitant sur leurs armes, dans une totale confusion. Apparemment cela ne faisait pas partit du quotidien du lieu. Toujours le nez dans son assiette, Jekk suivit quand même la scène du coin de l’œil. S’aventurant à l’extérieur, l’homme l’ayant servit précédemment partit en éclaireur. Des cris se firent aussitôt entendre, de rage, de douleur et d’horreur. Pas étonnant, car le tenancier revint soudainement avec un membre humain coincé entre sa mâchoire, un bras plus exactement, encore sanguinolent dont la base avait été complètement déchiqueté. Il y avait de quoi en couper l’appétit à plusieurs, mais pas le Berserker. Ayant vécut toute sa vie sur un champs de bataille ceci était on ne peu plus normal pour lui, à tel point qu’en s’en était devenu une simple banalité parmi tant d’autre.

Par la suite, le petit homme armé de son hachoir, son tablier taché du sang de sa victime très certainement, prit la parole en annonçant à ses fidèles clients qu’une fête était en préparation, pour ne pas dire un véritable massacre. Un juron s’échappa alors de la bouche du guerrier. Cela tombait vraiment au mauvais moment, alors que tout le monde, ou presque, se précipitait à l’extérieur lui n’avait toujours pas finit de manger, et il était hors de question de gâcher ce repas. S’apprêtant donc à finir rapidement les dernières bouchées présentes dans son assiette et la dernière gorgée dans son verre. Mais voilà qu’un inconnu vint l’interrompre, l’accusant fortement d’être à l’origine de l’attaque sur le manoir. Levant alors les yeux sur cet étrange individu vêtu de noir, Jekk posa sur lui un regard plein d’indifférence avant de lui répondre :


Tu permets ?


Et sans attendre de réponse, il piqua le morceau encore présent dans son assiette. Mangeant tranquillement ce dernier, Jekk déglutit en l’avalant avant de prendre le fond de bière qui lui restait afin de faire passer le tout. Un léger silence ce fit, à peine quelques secondes et un rôt sonore s’échappa de la gorge du Bersekerk, suivit d’un soupir de satisfaction.

Aaah ! Ça fait du bien. Et pour ton information mon gars, j’ai rien à voir avec ce bordel là à l’extérieur.
Et donc si tu en as fini avec tes questions, moi j’ai mon digestif qui m’attends dehors et je suis déjà en retard… J’espère qu’ils en auront laissés quelque uns.


S’essuyant alors la bouche d’un revers de la main, le guerrier se leva et agrippa aussitôt son épée avant de se diriger vers la sortie, un large rictus de plaisir gravé sur les lèvres.

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MessageSujet: Re: On nous attaque ! [Kain Aodhàn]   Dim 07 Aoû 2016, 17:27


Sa réaction, bien plus décontractée que ce dont je me serais attendu de la part d’un gaillard de son apparence, me déconcerta quelque peu. Finissant sa pitance, allant même jusqu’à me demander de patienter avant de s’adresser réellement à moi, tout dans attitude indiquait le peu d’importance qu’il accordait aux accusations. Mon regard ne le lâcha pas alors qu’il s’éloignait, agrippant son immense arme au passage. Cet homme était prêt à défendre la place, alors que visiblement, il s’en foutait complètement. Le sourire qui l’illuminait était celui du goût du sang. Le plaisir de tuer.

Je rangeai mon bâton en bandoulière dans mon dos, positionnant celui-ci de façon à ne pas en faire une nuisance lors de mes mouvements. Une fois bien ajusté, j’agrippai mes deux couteaux, un dans chaque main. Les courtes lames, faisant environ la longueur d’un avant-bras, se révéleraient plus efficaces pour enlever la vie que le bout de bois qui, bien qu’utile pour bloquer un coup ou pour assommer solidement, n’achèverait pas les adversaires et serait donc une nuisance.

Fin prêt, j’emboitai le pas au Berserker, passant dans ses traces avant de franchir moi-même le cadre de porte. Ma première vision fut celle du sang. Il y avait des éclats peinturant les murs et le plancher. En très grande quantité. Il y avait aussi quelques organes s’agençant dans ce spectacle. Bouts de doigts, un nez, bouts d’os. Il y avait même un bout de cervelle s’écrasant lentement entre deux lattes décollées l’une de l’autre. De quoi ouvrir l’appétit. Le bruit, envahissant l’atmosphère telle une trame sonore de fond, devint plus fort à mesure que j’approchais de l’endroit où les escarmouches s’échangeaient. Le tintement des armes s’entrechoquant, les cris de douleurs et de rage, les rires sadiques. Tout cela donnait une jolie mélodie à graver dans mes souvenirs. Ma haine augmentait. Il était temps de se débarrasser de la vermine venant pourrir mon séjour en Jucktion. Ma poigne se resserrant sur les gardes de mes lames, j’arrivai finalement à l’endroit des combats.

Un premier adversaire se présenta devant moi, m’arrivant environ aux épaules. Armé d’une courte épée et d’un bouclier, il ne laissa même pas transparaître le moindre signe d’inquiétude à ma vue, se déchaînant, lançant son assaut qui, vif, faillit bien m’avoir si ce n’était du réflexe que j’eus d’aller parer en relevant l’un de mes couteaux dans son chemin. Son crâne reflétant la lumière du lustre et son regard creusé d’un noisette fade me firent sourire. Je partis à mon tour à l’assaut, lançant mon poing libre vers son visage, le percutant avec assez de force pour entendre un craquement satisfaisant. Sans attendre de voir le résultat de l’art que je pratiquais, je lançai mon pied contraire à celui tenant sa lame, l’atteignant au niveau du genou, l’envoyant visiter lui-même le plancher le supportant. Pour finir le tout, je relevai mon couteau et lui transperçai la gorge, remontant jusqu’à son palais, la lame visible au travers le liquide vermeil lui coulant de la bouche semi-ouverte dans une expression de surprise. Un dernier souffle le secoua avant que son cadavre ne vienne s’étaler, la vie l’ayant quitté en une fraction de seconde.

Alors que j’étais dans la sélection de ma prochaine victime, le sang coulant le long de mon manteau ne me suffisant pas, en voulant encore plus, ma compagne m’avertit d’une présence dans mon dos. Une présence que je n’avais jusqu’à maintenant pas ressentie. Son miaulement strident fut assez pour me faire tourner, affrontant du regard le nouvel ennemi se présentant à mes lames déjà pointées dans sa direction. Mais ce ne fut qu’éphémère. Car la silhouette se tenant bien fière devant moi n’était pas celle d’un adversaire. Son aura malveillante, accentuée par le rouge brûlant de ses yeux, laissant à penser qu’il faisait partie des brigands de ce château. Ses vêtements, d’un pourpre foncé, révélaient quelques tâches brunies, témoignages éloquents de leur rencontre avec le liquide vital à maintes reprises. Le dévisageant, mon bleu et son rouge s’échangeant des éclairs, il prit la parole le premier, une éloquence de dégageant de ses paroles, me poussant à l’écouter attentivement.

- Ton prochain… Non, tes prochains adversaires se trouvent dans les sous-sols. Une partie de la bande nous attaquant s’est infiltrée jusqu’aux prisons et cherche à ouvrir les cellules pour en libérer les esclaves s’y trouvant. Tu vas les empêcher de réaliser cette tâche. Je vais t’envoyer du renfort. Pars devant.

Son bras se relevant, son doigt pointant une porte entr’ouverte. Le passage se trouvant de l’autre côté semblait sombre. Me sentant dans l’obligation de l’écouter, je me dirigeai vers ce qu’il m’indiquait, me rendant compte que ce qui se cachait derrière le cadre était des escaliers plongeant dans les entrailles même du palais. J’entrepris la descente dans la noirceur, avec précaution.


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MessageSujet: Re: On nous attaque ! [Kain Aodhàn]   Lun 22 Aoû 2016, 17:12


Jekk



Ignorant le jeune homme qui venait de l’importuner en plein repas, pensant que le guerrier était responsable de l’attaque sur le manoir, ce qi n’était évidemment pas le cas, celui-ci s’aventura alors à l’extérieur, sa lame dégainé et prête à trancher ses ennemis. Claquant alors la porte d’entrée, l’homme se retrouva dans la cour, là où le sanglant spectacle avait déjà commencé depuis un bon moment. Son sang de Berserker se mit immédiatement à bouillir, sa nature profonde refaisant aussitôt surface. Passant sa langue sur ses lèvres, celles-ci formant un hideux rictus, il fonça sans hésiter dans la mêlée en poussant un puissant cri de guerre. Ici, dans cet environnement, il se sentait chez lui. Ici, parmi le sang et les cadavres, il se sentait plus vivant que jamais. La ferveur du combat monta en lui, de plus en plus, chaque fois que ses assauts déchainés touchaient l’un de ses adversaires. Chacun d’entre eux se faisant surprendre par la fureur et la vigueur sans fin du guerrier, en frappant à répétition la garde d’un ennemis ou bien en chargeant droit sur eux sans ce soucier le moins du monde d’une quelconque défense afin d’éviter les coups. Le Berserker avait alors tout d’une bête enragée, mais fort heureusement il n’était pas encore sous l’état de la frénésie propre à son peuple, non, Jekk fut plutôt dans une sorte d’état extatique. N’ayant pas été sur un champ de bataille depuis bien longtemps déjà et n’ayant plus expérimenté les sensations qu’offraient ces dernier, le fait de se retrouver au milieu de l’un d’eux était comme pour un affamé de pouvoir mangé à nouveau, un plaisir et une délivrance. D’ailleurs, un profond rire se mit à s’échapper de sa gorge, un rire empli d’un plaisir malsain à n’en pas douter.

L’affrontement entre Humains et les individus peu recommandable de Jucktion se poursuivit pendant un temps encore, assez pour que Jekk se retrouve totalement recouvert du sang de ses ennemis et peut-être mes alliés. Ce dernier brillait sur son torse, cachant même le tatouage qui était encré sur ce dernier. En cet instant, pupille entièrement dilatée, les muscles saillants et le souffle rauque, le guerrier cherchait du regard un prochain adversaire, mais un léger bruit dans son dos attira son attention. Et sans vraiment savoir de qui il s’agissait, il se mit à foncer directement dessus.
Surprit dans un premier temps, l’individu mit alors ses mains en avant pour signifier qu’il n’était pas un adversaire pour le Berserker. Celui-ci se stoppa peu après, mais ceci étant plus dû à l’aura et la prestance dégagée par l’homme que par ses paroles. Soudain, toute la tension du combat s’évacua du guerrier et il reprit quelque peu ses esprits, avant de demander au brigand ce qu’il désirait. D’un rictus satisfait, l’intéressé lui répondit :


Je vois que tu aimes le combat. Nous en avons quasiment finit ici, mais une partie des Humains à put s’infiltrer dans la prison. Si tu cherches d’autres adversaires, vas-y. J’ai déjà envoyé quelqu’un sur place, file le rejoindre.


C’était clairement un ordre, Jekk ne se faisait pas d’illusion, mais étrangement il avait envie d’obéir à cet homme et c’est ce qu’il fit. Sans hésitation, ni la moindre trace de fatigue, il fonça vers le manoir afin de retourner à l’intérieur de ce dernier.

Arrivé sur place, le Berserker ne marqua aucune hésitation et entreprit sans plus de précaution de s’aventurer sur l’escalier menant dans les profondeurs du manoir. C’était le noir le plus total là dedans, du moins la pénombre, le guerrier avait beau avoir une bonne vue, cela ne pouvait en aucun cas l’aider à voir dans le noir. Enfin, il fit preuve d’un minimum de prudence, au moins pour savoir à peu près où il mettait les pieds, mais toujours d’un pas presser. Et finalement, il ne tarda pas à entrer en collision avec une tierce personne, elle aussi en train de descendre les escaliers. Un juron s’échappa aussitôt de la bouche du combattant.

Bordel, mais t’es qui toi ?!

Son épée s’arma immédiatement prête à trancher en deux la menace, mais les paroles de l’individu l’ayant envoyé ici lui revint en mémoire.

Ah ! T’es là pour éliminer le groupe qui se trouve dans la prison c’est ça ?
Bah vaut mieux pas trainer alors, j’ai hâte de repartir au combat moi !

723 mots


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MessageSujet: Re: On nous attaque ! [Kain Aodhàn]   Sam 03 Sep 2016, 15:21



La descente était longue, fastidieuse. Le discours me résonnait dans les oreilles, et au fur et à mesure que je m’enfonçais dans les souterrains, l’envie d’obéir à celui qui m’avait envoyé à ces lieux diminuait. Bien sûr, le carnage, le sang, l’envie de meurtre, tout cela restait une douce musique à mon esprit. Mais de se faire diriger de la sorte par un pur inconnu, cela restait une trop grande objection à ma fierté. Je ralentis un peu le pas, analysant le pourquoi de mes actions, la plante de mes pieds cherchant un à un la pierre froide de chacune des marches. Mon bâton reposait dans mon dos, son balancement accompagnant mon aventure. Les deux dagues en mains, j’avais les sens en alerte. Dans cette pénombre, rien ne me garantissait qu’à un coin tournant, je ne me ferais pas accueillir par un boucher prêt à me découper en rondelle. Par contre, ce que je n’avais nullement pu prévoir arriva, et je me fis presque catapulter une dizaine de marches plus loin alors qu’un poids lourd me percuta dans le dos. Je sentis mes pieds lâcher, mon corps se faire précipiter vers l’avant, dans le vide. Seul un réflexe de planter l’une de mes lames dans le mur me rattrapa d’une chute potentiellement fatale. Mon autre main vint frapper durement le mur, imprimant la garde de ma lame dans ma paume.

La voix grave et rauque qui se fit entendre ensuite, le souffle entrecoupé, laissant penser à un effort physique récent, me disait quelque chose. Cette voix, je l’avais déjà entendue. Mais où? La mémoire est une bien vilaine application de la pensée, parfois. Le sifflement métallique témoignant d’un déploiement d’une arme ne tomba pas dans l’oreille d’un sourd alors que mes genoux se fléchirent, prêt à réagir dans cette obscurité opaque. Mais les paroles suivantes me firent desserrer la prise que j’avais sur mes lames.

- Je suis là pour supposément vider les sous-sols des intrus. J’imagine que tu es le renfort que l’on m’avait promis en m’envoyant ici, si tu es au courant de ma présence. Et ouais, dépêchons. Plus on va faire ça vite, plus vite j’vais pouvoir aller dormir.

Je me mis alors à descendre les escaliers deux à deux, mes doigts frôlant le mur adjacent pour garder une mesure de sécurité et simplement pour mieux me situer. Une lueur me parvint peu à peu. Le passage s’éclairait. Ce n’était pas une luminosité d’un soleil à son zénith, mais simplement une attaque gênée envers l’obscurité. De toute façon, la tendance des gens fréquentant cet endroit laissait à penser que la nuit était un allié beaucoup plus qu’un ennemi.

La fin de la descente fut marquée par l’arrivée dans une grande salle au plafond absent. En fait, celui-ci était tellement haut que mon regard n’arrivait tout simplement pas a capté sa présence. À quelle profondeur dans les entrailles de la Terre nous trouvions-nous? Une question qui attendrait d’être répondu, puisque trois grands gaillards et une femme, tous de blanc vêtu, fonçaient sur moi. Ils étaient Humains, à voir leur apparence, et à voir leur agressivité à ma vue, je ne doutai pas qu’ils faisaient partie de la bande qui était à l’assaut de Jucktion. Je me déplaçai vers la gauche, libérant l’entrée de la salle, sachant que le renfort était probablement juste derrière moi. Cela jouerait à notre avantage. Il suffisait de gagner assez de temps pour qu’il vienne me secourir… Ou vienne me tailler en pièce, si j’en jugeais par le ton employé un peu plus tôt.

- Alors, y paraît que vous voulez libérer les esclaves? Désolé, mais je ne peux pas vous laisser faire ça.

J’avais délibérément parlé fort. C’était un signal que j’espérais suffisant. En tout cas, le premier adversaire arrivant sur moi fut un homme poilu comme un ours, ses bras étant noirs de pilosité. Une grande hache à deux mains lui servait de compagnon. Balourd. Lent, beaucoup trop lent. Mon poing parti vers l’avant, le côté plat de sa lame se déplaçant pour bloquer. Mon autre jointure vint alors le cueillir sur le côté du genou, le faisant se prosterner devant moi. Je ne pus l’achever, malgré son rictus qui indiquait qu’un ligament devait bien avoir cédé sous l’impact. Une longue lame fine se dirigea droit vers mon cœur, et ce ne fut que par chance que je réussis à l’éviter en tournant sur moi-même, le tissu de mon manteau virevoltant la déviant. Une aide serait bien appréciée…


748 mots.
Désolé moi aussi du délai, j'ai recommencer l'université et la première semaine c'était les integ, et comme j'étais dans l'organisation, j'ai pris beaucoup de retard dans mes travaux, mais je me remet tranquillement à jour :D
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MessageSujet: Re: On nous attaque ! [Kain Aodhàn]   Ven 09 Sep 2016, 15:21


Jekk


Dans le noir et sur ses gardes, le Berserker avait commencé à dégainer l’Ancre afin de prévenir tout affrontement futur face à cet inconnu qu’il venait à l’instant de percuter. Mais peu s’en fallu pour que les deux hommes s’entre-tue l’un l’autre, car chacun étant le renfort promis par cet intriguant personnage qui les avait abordés dans la cour du manoir de Jucktion. Se relâchant baissant alors son arme, sans pour autant la rengainer, Jekk poussa un bref grognement afin d’affirmer les dires de son nouveau collègue. Un peu de repos serait plus que bienvenue après tous ces affrontements ainsi que celui à venir. Ils continuèrent donc de descendre les escalier, ceux-ci les menant toujours plus profond dans les entrailles du manoir, allant jusqu’à ce demander s’ils avaient une fin un jour.
Finalement, ils eurent leur réponse peu de temps après. Pour commencer, une lueur fit son apparition en éclairant timidement le chemin, juste assez pour permettre d’y voir un peu mieux. Il n’en fallait d’ailleurs pas plus au guerrier pour qu’il retrouve sa vue d’aigle, bien que cette dernière ne risquait pas d’être des plus utile en intérieur. La meilleure utilisation de cette dernière restait encore en extérieur, sur un champ de bataille et pour repérer les cibles prioritaires, celles qui pouvaient totalement désorientés les soldats et ainsi faire chavirer le cours d’une bataille. Enfin sortant de sa brève rêverie, voilà qu’ils arrivèrent dans une immense pièce circulaire, entourées de barreaux et derrière ces derniers les précieux esclaves dont ils avaient pour mission d’empêcher la libération. Et ce même schéma ce répétait sur plusieurs étages, un bon nombre de fois, jusqu’à ce plafond qui semblait être à des milliers de mètres d’eux. Mais alors que le Berserker fut totalement absorbé devant l’aspect vertigineux de la salle, celui-ci ne vit pas les quatre individus qui ce mirent à charger dans leur direction. Seul les mouvements de son partenaire l’alertèrent et Jekk en fit de même afin de s’éloigner du danger le temps de se mettre en garde. Et alors fins prêts, le guerrier plongea dans le combat.

Quatre ennemis, le Berserker s’était attendu à un plus grand nombre d’adversaire, mais peut-être que la qualité primait sur la quantité cette fois-ci du moins c’est ce qu’il espérait. Ces derniers étaient tous vêtus de la même façon. Étaient-ce des esclaves ayant parvenus à se libérer ? A en voir leur corpulence ainsi que leurs armes, ils étaient trop bien nourrit et trop bien entrainés pour être de simples esclaves. Analysant encore un peu la situation, le guerrier vit que son partenaire était déjà au prise avec quelqu’un, mais celui-ci ne fit pas long feu, trop lent il fut prit de vitesses par l’Alfar qui lui brisa très certainement le genou. C’est à ce moment qu’une jeune femme tenta de le tuer. Celle-ci avait très bien choisit son moment, celui durant lequel on relâchait sa garde, sur d’avoir gagner. Fort heureusement, il esquiva le coup in extremis, mais déjà les deux autres Humains fonçait sur lui. Et ce ne fut pas les seuls à charger, Jekk en fit de même. Poussant un cri de guerre il fonça sur la donzelle tel un boulet de canon afin de percuter cette dernière, hélas elle fut bien plus rapide et agile que le Berserker et l’évita d’un simple mouvement, mais assez pour l’éloigner de l’Alfar.
Désormais au côté de ce dernier et alors que trois adversaires leur faisaient face, le guerrier affichait un large sourire, heureux, avant de s’adresser à son collègue.


601 mots

Dit moi tu veux prendre lesquels ? La femme ou bien les deux hommes ?


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MessageSujet: Re: On nous attaque ! [Kain Aodhàn]   Mar 13 Sep 2016, 15:03


La jeune femme à la rapière bien acérée allait se relancer dans son assaut après sa tentative ratée de m’embrocher sournoisement, mais mon partenaire pour cette situation vint renverser la vapeur en la chargeant. Un bélier, une force de la nature ne se souciant nullement de son sort. Heureusement, il ne subit aucun dommage et se retrouva à mes côtés. Je pris le temps de détailler son faciès, remarquant une certaine satisfaction dans son air. Un amoureux des combats et de la baston en général. Au moins, j’aurais pu tomber sur pire. À sa question, l’analyse fut assez facile. Les deux hommes étaient de grands gaillards, bien charpentés. La femme, fine et agile, serait plus difficile à gérer pour mon collègue.

- Je prends la femme. Je te laisse les deux gorilles. Une fois que j’en aurai fini, je vais venir voir comment ça va de ton côté.

Nos adversaires nous observaient, silencieux. La détermination se lisait sur leurs traits, mais c’était une bien mince réalité que de se sentir déterminé. Il fallait prouver par les actes. Je plaçai mon pied gauche un peu en retrait du reste de mon corps, le poussant en flexion plantaire tout en y mettant la majorité de mon poids. La femme se trouvait juste devant moi, à gauche de ses deux compères. Il suffisait de la séparer de ses gardes du corps. Elle possédait une lame en main et une autre reposait toujours à sa ceinture, dans son fourreau. Je pris mon bâton et le lançai plus loin tout en rangeant ma dague qui reposait dans ma paume. J’enlevai ensuite mon manteau, le laissant tomber au sol. Personne n’avait encore bougé, attendant que l’autre fasse le premier mouvement… Ce que je fis d’un coup, donnant une poussée sur mon pied reposant vers l’arrière. Ça ne prit qu’une seconde, et j’étais sur la femme qui n’avait pas eu le temps réagir, ma grande foulée l’ayant rejointe. Ma tête se baissa pour éviter son compagnon qui avait lancé son épée avec l’intention de me découper en deux, tandis que j’empoignai la femme par la taille avec mon bras et la projetai plus loin, la vitesse de mon assaut ayant donné une certaine puissance à la frappe. Je repris ma course pour ne pas me retrouver dos aux deux hommes, me plaçant en position pour faire face à mon adversaire qui avait repris ses appuis. Elle était rapide. Mais elle était désormais seule. J’imagine que mon collègue avait réussi à attirer suffisamment l’attention des autres.

- J’imagine que maintenant, c’est plus que toi et moi.

Aucune réponse, encore une fois. À mains nues, je me déplaçai autour d’elle, un prédateur guettant sa proie… Même si c’était elle qui possédait les griffes. Elle ne se fit pas prier pour utiliser à bon escient cet avantage, me chargeant, fendant l’air de sa longue rapière. Mais mon corps bougeait en harmonie aujourd’hui. Mes yeux arrivaient à suivre ses mouvements, et j’étais en mesure de me positionner de façon à éviter ses coups potentiellement mortels. Le premier sang à couler fut le mien. Le tranchant m’avait effleuré l’avant-bras, une longue ligne rouge se dessinant au niveau du processus styloïde du radius jusqu’au tiers moyen de l’ulna. J’aurais pu y perdre le bras, mais ce n’était qu’une coupure… Pour lui remettre la pareille, je me penchai alors que son bras s’étendait, laissant passer la pique au-dessus de ma tête, avant de relever le poing, lui cognant le menton. Un craquement avait suivi ma frappe, et en me relevant alors qu’elle reculait en titubant, je la vis recracher une dent et un bouillon de salive et d’hémoglobine.

Un petit sourire éclaira mon visage cadavérique. Combattre était une chose merveilleuse. Voir que la visualisation avait eu des effets aussi bénéfiques me rendait bien joyeux. Et la mort à venir de cette peste me réjouissait encore plus. Il était temps de mettre un terme au jeu. Nous étions là pour éviter qu’une mare d’esclaves se déverse et nous piétine, alors autant se dépêcher pour rendre cela possible. Mes mains se projetèrent vers les fourreaux de mes deux couteaux, en lançant un vers la dame d’une extension fluide du poignet, tandis que mon corps suivait sa course. La lame fut déviée, mais ma jambe vint faucher celle de mon adversaire, la projetant sur le dos, tandis que mon autre arme pénétra dans sa cheville, entre les deux malléoles. Elle laissa échapper un cri en même temps que sa rapière. Rapidement, je la récupérai. La femme se retrouvait désormais hors combat.


754 mots
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MessageSujet: Re: On nous attaque ! [Kain Aodhàn]   Mer 28 Sep 2016, 16:00


Jekk


Côte à côte, les deux collègues de fortune se retrouvèrent désormais aux prises avec trois adversaires, ces derniers désireux de libérer tous les prisonniers humains se trouvant dans la prison. Mais fort heureusement Jekk et le jeune Alfar étaient là pour les en empêcher. Enfin pour le moment, une question cruciale se posait : Le choix de ses opposants. Qui allait prendre qui ? Le Berserker posa bien évidemment la problématique à son collègue, qui ne mit guère de temps à trouver la réponse à l’interrogation de l’homme. Celui-ci allait affronter les deux hommes, tout aussi grands et musclés que lui, et son camarade la jeune femme avec qui il venait d’échanger quelques coups auparavant. Cela convenait parfaitement à Jekk, hochant brièvement la tête il indiqua qu’il était d’accord avec ce choix.

Okay, j’te laisse la gonzesse.

Il émit ensuite un petit rire amusé, tout en se mettant en garde, avant de répondre à la dernière phrase de l’Alfar.


Je ferais de même si tu n’arrives pas à te débarrasser d’une pauvre femme.


Ensuite, les deux parties commencèrent à se regarder en chien de faïence, attendant chacun que l’autre lance le premier assaut. Le temps semblait soudain se ralentir, les secondes devinrent des minutes, les minutes des heures, ce jusqu’au moment ou un premier mouvement se fit du coin de l’œil du guerrier. Une ombre noire vint se jeter sur la femme. Et dans les secondes qui suivirent cette attaque, les deux gorilles vinrent immédiatement en aide à leur alliée. Jekk fit de même en tentant d’éloigner les deux hommes de son collègue.
Dans un premier temps, il fonça vers l’ennemi le plus éloigné du groupe et le stoppa dans sa course en un simple croc en jambe, celui-ci s’écroula de façon ridicule sur le sol. Le Berserker l’enjamba ensuite et vint, in extremis, bloquer l’épée de son camarade qui tenta de porter un nouveau coup à l’Alfar. Surprit par cette intervention, le guerrier en profita pour repousser son adversaire loin de son collègue, afin de lui laisser le temps de s’éloigner et combattre la jeune femme seul à seul. Quant à lui, il était désormais seul à son tour, mais face à deux adversaires malheureusement. Ne perdant pas la face pour si peu, Jekk se remit en garde affichant un rictus de satisfaction sur le visage.


Allez ! On va s’amuser !

Et sans leur laisser plus de temps pour quoique ce soit, il se jeta sur eux tout en poussant en cri, rage et plaisir mélangé.

Ses deux adversaires étaient puissants et plutôt résistant, mais heureusement ceux-ci n’étaient pas des plus agiles ni les plus expérimenter en matière d’affrontement. Jekk arrivait peut-être à les égaler en matière de physique, mais contrairement à eux, il était en vétéran d’un grand nombre de bataille et de combat. Et malgré qu’il ait perdu bon nombre de ses capacités après son retour à la vie il n’en gardait pas moins les diverses astuces et réflexes qu’il avait eut de ce temps là. Ayant une bonne analyse de l’affrontement et n’hésitant pas à utiliser le moindre élément présent dans la salle ou accessoire, il parvenait à mettre à mal les deux gorilles. Ces derniers commençant d’ailleurs à s’énerver et à se fatiguer du jeu mené par le Berserker.
Parant de nouveau une attaque de l’un des hommes, usant de sa lame comme d’un bouclier, tandis que l’autre se rua pour le prendre à revers, Jekk se décala vers l’avant tout en profitant d’un mauvais placement de son attaquant pour lui donner un énième coup de pieds dans la rotule. Cette contre attaque porta ses fruits et son opposant flancha, lui permettant de ce placer derrière ce dernier et loin de celui ayant voulu le prendre de dos, son allié servant ainsi de rempart. Ensuite, ne voulant laisser aucun répit à ses adversaires, le guerrier enchaina immédiatement. Chargeant son arme, il transperça l’ennemi dos à lui, déséquilibré par son précèdent coup, son épée ressortant au niveau de son abdomen et continuant de filer vers son collègue se tenant juste en face. Ce dernier fut bien évidemment surprit, mais malheureusement il put s’échapper in extremis, évitant là un coup qui lui aurait été fatal. Voyant aussitôt qu’il se retrouvait en mauvaise position, entrainé par son élan et le nouveau poids de son arme, Jekk n’hésita pas à lâcher cette dernière pour immédiatement ce jeter sur son dernier ennemi encore en course, bondissant sur lui tel un félin sur sa proie. Enserrant les jambes de celui-ci, il le fit chuter lourdement à terre, assez pour lui couper le souffle. Remontant sur lui, le Berserker s’apprêta à l’asséner de coup jusqu’à ce que mort s’en suive, mais une masse de fer vint dangereusement se diriger vers son crâne. Levant son bras, il bloqua le coup avec son avant bras, avant de venir chercher le poignet de l’homme avec son autre main pour lui faire lâcher son arme et d’envoyer celle-ci au loin. La panique dû alors s’emparer de l’Humain car il se mit soudain à s’agiter dans tous les sens, cherchant à se soustraire à la prise de Jekk, allant même jusqu’à tirer énergiquement sur les cheveux de celui-ci. L’affrontement venait d’un coup de virer en bagarre d’ivrogne à la sortie d’un bar, voire même à celle de deux écoliers. Mais le guerrier mit court à cette dernière. Agrippant alors l’homme à son col, il le souleva violemment avant de venir percuter son crâne contre le sien. La violence du coup calma son adversaire pendant un instant, assez pour laisser à Jekk le temps d’enchainer. Une main toujours au col de son opposant, il vint par la suite frapper le visage de ce dernier avec son autre main à plusieurs reprises, tout en criant à son attention :


Lâche… mes… cheveux… espèces… de… sale… petite… m*rde… de… salo**… de…


Il pouvait continuer ainsi pendant des heures, mais il fut interrompu dans son entreprise de transformer le crâne de son adversaire en bouillie. Se relevant alors, il ne put s’empêcher de cracher sur la dépouille, mais au même moment un bruit mécanique résonna dans l’immense salle.
Cherchant dans tous les sens l’origine de ce bruit, Jekk vit alors dans un coin de la pièce un homme au sol auprès d’un genre de panneau de commande qui affichait un affreux sourire de satisfaction. Et alors qu’il jura une nouvelle fois, les portes des cellules commencèrent à s’ouvrir une par une.

1071 mots

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MessageSujet: Re: On nous attaque ! [Kain Aodhàn]   Lun 10 Oct 2016, 15:49


Le cri de la jeune femme s’éteignit telle une bougie balayée par le vent alors que, toujours en position couchée, ma lame lui transperçant la cheville de bord en bord, la dague jumelle vint lui couper les cordes vocales. La carotide y passa dans le même mouvement de poignet. Le liquide vermeil qui irriguait l’entièreté de son corps une seconde plus tôt se mit à s’écouler dans une fresque des plus magnifiques, cherchant à tout prix à s’échapper du vaisseau comprimant sa liberté. Des bouillons se formaient à la surface de la coupure, de même que dans sa gorge, retrouvant l’air libre en remontant jusqu’à sa bouche, débordant sur ses lèvres. Un joli spectacle. Un souvenir à graver dans ma mémoire.

Mais malheureusement, je ne pus admirer ses derniers moments, tournant la tête pour voir où en était mon rustre compagnon de bataille. Une autre jolie scène s’offrait à mon regard alors qu’un homme empalé se trouvait à genoux, prières inutiles dans son dernier souffle. Ça avait un certain côté artistique. De même que le défonçage de tête qu’accomplissait le Berserker sur la tête de l’autre gorille. Il avait du talent. Un bruit de levier attira mon attention. Au fond de la grande salle circulaire, l’homme auquel j’avais brisé la patella avait réussi à se traîner pour finalement ouvrir les cages des esclaves. Une après l’autre, les cellules s’ouvraient. Leur fond sombre ne dévoilait pas leurs secrets, mais des visages décharnés, maigres et parfois recouverts de sang séché commençaient à apparaître dans les ouvertures. Selon l’état qu’ils présentaient, ce ne serait pas de durs adversaires, mais leur nombre pouvait présenter un problème…

Je me mis à courir vers l’homme responsable de la situation, la rapière de la jeune femme tuée plus tôt encore dans la main. Mes grandes jambes me servaient bien, et la distance fut couverte assez vite. Il me regardait, le regard vide, en paix. Un grand sourire illuminait son faciès. Cette même lumière résista lorsque sa tête vola. Le pourpre me couvrit une partie du visage. Une langue avide s’en abreuva, et la folie m’envahit un instant. La mort. Une magnifique possibilité habitant tous les êtres possibles des terres du Yin et du Yang. Cette même possibilité qu’il m’appartenait de distribuer selon mes désirs. Et mon fléau avait frappé aujourd’hui.

- Hey mon grand! On a un gros problème, un très gros problème.

Je fermai le levier. En fait, le terme plus juste fut d’essayer de le fermer. Le problème résidait dans le fait que le mécanisme était complètement bloqué. La barre métallique ne bougeait pas d’un centimètre. Cela se révélerait être un vrai problème… Les étages supérieurs présentaient déjà de multiples ombres. Au moins, ils devaient tous passer par l’entrée par laquelle nous étions rentrés. Il suffisait d’empêcher l’accès… Mais l’infériorité numérique était écrasante. Combien étaient-ils? Une centaine? Quelques milles?

Je repris ma course vers les cadavres de nos anciens adversaires en ramassant leurs armes et en les balançant dans l’ouverture de la cage d’escalier. Moins les esclaves seraient armés, mieux ce serait. J’aimais mieux participer à une boucherie qu’à une défense soutenue pour ma vie. Et le fait de ressentir le sang me recouvrir alors que les corps s’empileraient à mes pieds me réjouissait. Aujourd’hui était une bonne journée.

- Alors, moi ce que je te propose, c’est qu’on essaye d’empêcher les crottés de monter. Au nombre qu’ils semblent être, ce serait un vrai carnage. Si on est capable de se battre en espace restreint, on reprend un peu l’avantage sur le handicap majeur qu’on présente en ce moment. T’es pas obligé d’agréer, mais moi je reste ici.

J’avais lancé ces mots en passant à côté du grand gaillard. Il semblait avoir sa façon de faire les choses, et il fallait faire preuve d’efficacité. La rapière dans une main et un couteau dans l’autre, je me préparais à recevoir la première vague qui descendait désormais les escaliers, visiblement curieux de la situation qui les amenait à pouvoir quitter leur prison. Je leur donnai la réponse en lacérant de haut en bas le premier qui arriva à ma portée. Sa mince silhouette vint recouvrir le plancher, donnant une teinte brunâtre au plancher immaculé. Le deuxième perdit son œil en même temps que sa transmission du système nerveux central, son cortex ayant subi les dommages secondaires. Dommage pour lui.

- Allez, mon gars, c’est l’heure de la fête!

Le côté sombre de ma personne allait prendre le dessus, et bientôt la conscience allait m’abandonner pour laisser la place à la rage, à l’explosion.


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Kain Aodhàn
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MessageSujet: Re: On nous attaque ! [Kain Aodhàn]   Sam 15 Oct 2016, 14:39


Jekk


Ayant finit de s’acharner sur son pauvre adversaire, le crâne éclaté et gisant dans son sang, le guerrier vit un nouvel événement totalement imprévu survenir. Les cellules des prisonniers venaient de s’ouvrir, libérant ainsi les esclaves enfermés à l’intérieur. Ces mêmes esclaves dont-ils devaient éviter la fuite à tout prix. Jekk pesta de plus bel, ils venaient d’échouer lamentablement, battu par un infirme ayant réussit à se trainer jusqu’au levier de commande des portes. L’homme allait immédiatement s’occuper de son cas, lui faire regretter son geste, mais il fut prit de vitesse par son partenaire qui alla s’en charger. Bien plus rapide que le guerrier, l’Alfar traversa la distance qui le séparait de sa cible en quelques secondes à peine. Et ce dernier mit un terme à la vie de l’humain en un seul coup d’épée, faisant voler sa tête qui alla rouler plus loin sur le sol. Ce problème-ci était réglé, mais restait encore celui des prisonniers.
Malgré l’obscurité qui régnait à l’intérieur des cellules, Jekk les distinguait très nettement. Ces êtres décharnés, perdus et apeurés se pressant contre les barreaux de leur prison sans pour autant oser franchir cette porte grande ouverte pouvant leur offrir la liberté. Tous ces individus étaient comme des animaux en cage, méfiant à l’extrême, se demandant là si ce n’était pas un piège afin de tester leur obéissance absolue pour leurs maîtres. Mais il ne fallut qu’une seule personne, un pas, accompagné d’un peu d’espoir pour que l’un d’eux ose dépasser le seuil et se retrouve à l’extérieur de sa cellule. Les autres ne tardèrent pas à la suivre le mouvement, celui-ci se transformant alors en une véritable marée humaine ou chacun se mit à fuir pour sa liberté.
Alors que le Berserker observait le spectacle sans un mot, immobile, les paroles du jeune homme lui permit de revenir à la réalité. Oui, ils avaient un véritable problème désormais, bien plus gros que leurs quatre adversaires affrontés précédemment. Et tandis que l’Alfar tentait en vain de fermer le levier, Jekk retira sa lame restée plantée dans le corps de l’humain, faisant gicler encore un peu plus de sang et de viscères sur le sol, avant de poser cette dernière sur son épaule, attendant l’arrivée des prisonniers et prêts à en repousser un maximum. C’est alors à ce moment que son partenaire arriva, toujours dans une course folle, jetant aussitôt les armes éparpillées par terre afin de les ramener auprès de l’entrée principale. Haussant les sourcils, le guerrier le regardait faire en se demandant ce qu’il fabriquait, il ne tarda pas à avoir sa réponse. Le jeune homme préférait éviter que les esclaves s’accapare les armes de leurs libérateur, et il proposa ensuite de se positionner à l’entrée, dans le passage remontant vers la surface, afin de faire face plus facilement à la horde dans cet espace restreint, limitant ainsi les fuites dans cette dernière. Cela paraissait être une bonne idée. Jekk n’avait de toute façon pas envie de mourir une seconde fois, pas face à une armée d’homme désarmée et affaiblit par les privations. Le guerrier suivit donc son partenaire.

Positionnés au niveau de la cage d’escalier, les deux hommes commencèrent à ralentir l’avancée des prisonniers coûte que coûte. Les armes de l’Alfar marchaient à merveilles pour tuer une à un les misérables qui s’approchait de lui, hélas l’immense lame du Berserker était bien plus efficace dans ce travail, pour un massacre de masse. En un seul coup d’épée il pouvait trancher plusieurs adversaires tout en ne laissant aucun doute sur leur taux de survie.
Le sang et les cadavres commençaient bientôt à s’accumuler dans l’entrée, mais même la vue des corps de leurs camarades ne semblait pas pouvoir arrêter la course des esclaves qui tentèrent inlassablement de franchir le barrage qui les séparait d’une nouvelle vie. Jekk tentait de les repousser tant bien que mal, le fluide vermeil commença à recouvrir tout son corps, le sien et celui de ses nombreuses victimes d’aujourd’hui, sa frénésie ne faisant que grimper petit à petit, bien que le Berserker tentait de lutter contre cette dernière. Et dans leur acharnement ils finirent par avoir raison de lui. La frénésie s’empara du guerrier toute entier. Ses muscles se mirent à saillirent de façon démesurés, tandis que sa force et sa vitesses vinrent augmenter de façon exponentielle. Et d’un cri de rage, Jekk chargea en avant, en ne laissant que des cadavres sur son passage, pour se retrouver en plein de cœur de la horde ou il commença à perpétuer un nouveau massacre parmi les prisonniers
Son partenaire se retrouva alors seul face au reste des humains cherchant toujours à retourner à la surface. Allait-il s’en sortir ? Peut-être que celui les ayant envoyés ici pouvaient leur donner un coup de main.

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MessageSujet: Re: On nous attaque ! [Kain Aodhàn]   Sam 22 Oct 2016, 05:07


Les lames lacéraient, perçaient, découpaient, tranchaient. Et c’était un bal sans fin. Les giclures opaques aux teintes toutes plus belles les unes que les autres dans la famille du bourgogne se disputaient la première place de mon regard. Je ne suivais même plus mentalement mes actions. Mon regard analysait, mon corps agissait. Un automatisme enclenché par l’instinct de survie. Une chose bien magnifique et bien efficace dans une situation aussi périlleuse. Mes pieds trouvaient appuis, se déplaçaient dans la mare qui s’agrandissait à chacune de mes extensions des bras, mon tronc s’écartait, revenait à sa position, puis se penchait de nouveau dans une direction, puis dans l’autre. Oui, l’expérience de la bataille était une chose extraordinaire. Une euphorie qui ne pouvait qu’atteindre son paroxysme lors de tels moments. Lorsque la vie disparaissait du regard d’un malheureux, alors que la haine et le désespoir venaient encadrer cette même vision. Un massacre de masse offrait une vision grandiose de la vie.

Alors que la rapière transperçait l’œsophage d’un esclave, je ne pus que capter sommairement la charge efficace qu’entreprit mon compagnon d’infortune. Il semblait à son aise dans une telle boucherie. Et à apercevoir le tas de viande qui jonchait son sillage, je ne pouvais qu’être ébahi devant une telle efficacité et une telle fougue. Mais de par son action, il venait de laisser un côté de la sortie découvert, et le flot de crasseux commença à envahir les premières marches. Je fis un tour sur moi-même en tranchant tout ce qui se trouvait à portée, puis me frayai un chemin jusqu’au premier palier. Tout en fendant la tête d’un impétueux, ma dague décolla de ma main pour aller se loger entre les deux omoplates d’un vigoureux esclave qui essayait désespérément de monter vers la liberté. Lui qui avait une vue libre du chemin à prendre pour finalement atteindre son but, il n’avait pas dû s’attendre à mourir de cette façon. La lame disparue dans sa chair fut remplacée par une autre. Elle se fit baptiser en trouvant le chemin de la cervelle en passant par le plancher du cou. Mon adresse me surprenait. Mais la fatigue était une très mauvaise alliée. Une compagne que l’on ne pouvait éviter. Je commençai à descendre tout en jonchant ma progression de corps bouillonnant et s’étouffant dans leur sang. Il me fallait trouver une solution. Mais pour cela, il fallait que j’atteigne la salle encore une fois… Sans même le savoir, je me retrouvai couché au sol, alors qu’une chaleur intense me rasa pratiquement le dos pour aller éclater sur le corps d’une dizaine d’esclaves. Une énorme boule de feu venait de les carboniser sur place. L’œuvre avait un artiste encore inconnu, mais cela me permit de rejoindre mon poste et de recommencer ma taillade.

- Hey! Je sais pas si tu m’entends, mais va falloir qu’on ait de l’aide, ici!

Par un procédé que je ne pouvais comprendre, il apparut. Pas par la cage d’escalier. Non. Il flottait littéralement au-dessus de la marée humaine. À une bonne dizaine de mètres du sol, je dirais. Et il observait avec dédain et frustration. Nous avions échoué à sa demande. Mais il était irréaliste de penser que nous pouvions faire face par nous-mêmes à cette vague déferlante de désespoir et d’espoir. Dans son apparat pourpre, il commença à attirer les regards de certains curieux. Ceux-ci moururent sans s’en rendre compte. C’était peut-être mieux ainsi. Et une rumeur se déclencha. Il reconnaissait leur geôlier. Celui qui, tous les jours, venait leur rappeler que leurs misérables existences étaient entre ses mains. Une bien dure réalité. Une réalité qui maintenant ne semblait plus si véridique, et qui donc enclencha le feu de la haine. Des cailloux commencèrent à voler dans sa direction, provenant des lignes plus reculées, ceux n’ayant pas encore atteint le point où ils devraient affronter une lame pour continuer leur progression. Il ignora les projectiles, qui ne semblaient même pas l’affecter le moins du monde. Quelques lanternes décrochées des murs suivirent la même parabole, mais la faiblesse de la famine avait rendu inapte une majorité à projeter jusqu’à cette hauteur. Des brasiers isolés naquirent de ces tentatives. Ils furent balayés par un énorme coup de vent qui semblait porter dans son manteau quelques tranchants, puisque des cris de douleurs s’élevèrent là où la tempête avait frappé.

Je ne savais nullement ce qui se passait, mais une chose était sûre, c’est que le gardien de la prison n’avait pas gagné son titre par les flatteries. Il dégageait une puissance dissimulée, latente. Elle ne demandait qu’à être libérée.



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MessageSujet: Re: On nous attaque ! [Kain Aodhàn]   Mer 26 Oct 2016, 14:54


Jekk


Acculés dans l’entrée de la prison et débordés par le flot incessant des prisonniers, les deux défenseurs parvenaient à contenir ces derniers malgré tout, mais le nombre l’emportait très souvent dans la plupart des cas. Celui-ci ne fit pas exception à la règle. Devenu complètement fou de part les litres de sang versé et les nombreuses blessures s’accumulant sur son corps, Jekk avait totalement sombré dans une frénésie guerrière, brisant ainsi la ligne de défense établit, bien qu’il ait lutté afin de contenir cette dernière. Chargeant droit devant lui, le Berserker ne se souciait maintenant plus guère d’être prit pour cible, voire même d’être blessé, car dans cet état de rage, seul le massacre de tous ceux se trouvant devant lui importait, ami comme ennemi. Et c’est ce qu’il fit, rendu en plein milieu de la marée humaine, il tranchait et découpait chaque individus osant passer à portée de sa lame. Ceci permit de réduire le nombre d’humain atteignant les escaliers, mais ceux-ci étaient tellement en surnombre que la différence fut des plus minime pour l’Alfar qui continuait à endiguer l’afflux des esclaves qui ne semblait pas avoir de fin.

L’affrontement s’éternisa et les défenseurs n’allaient guère pouvoir tenir longtemps à un tel rythme, mais surgit de nulle part, une boule de feu vint exploser dans la masse d’esclaves, réduisant ainsi drastiquement leurs effectifs. Et continuant toujours de ce battre, Jekk fut prit lui aussi dans une partie de l’explosion, laissant  une brûlure tout le long de son bras, mais ce dernier ne s’en souciât guère. Étant insensible à la douleur dans son état, il ne faisait plus guère attention à ses blessures, aussi graves soient-elles. Perpétuant son massacre, le guerrier ne faisait même plus attention à ce qui pouvait l’entourer, que ce soit l’appel à l’aide de son collègues ou bien l’apparition de cet individu qui flottait dans les airs à quelques mètres au dessus de la foule. Et alors que tous étaient comme hypnotisés ce mystérieux personnage, le Berserker, lui, ne lui accorda même pas un regard, continuant encore et toujours à tuer sans arrêter, totalement emporté par cette folie meurtrière et destructrice propre à son peuple. De son côté, l’homme vêtu de pourpre ne l’entendit pas de cette manière. Avant que des projectiles ne lancés contre sa personne, il s’occupa de Jekk. Soulevant sans effort ce dernier à l’aide de sa magie, il assomma celui-ci à l’aide de cette même dernière, mettant ainsi fin à sa frénésie comme il aurait soufflé la flamme d’une bougie, sans effort. Un problème de réglé, il envoya ensuite le combattant vers l’entrée de la salle, en direction de l’Alfar, tout en roulant boulant violemment sur le sol. Trop épuisé par le contrecoup de sa frénésie, ainsi que totalement sonné, le choc ne le réveilla nullement, même lorsque les prisonniers décidèrent de s’en prendre à leur geôlier. Mais tout comme le Berserker avant eux, celui-ci s’en occupa avec une facilité déconcertante.
Faisant alors la démonstration de sa puissance face à ses prisonniers, la plupart d’entre eux commencèrent instinctivement à reculer en direction des cellules desquelles ils s’étaient échappés. Le maître était actuellement en train de dresser ses chiens, tout en punissant certains pour avoir tentés de partir. Après tout les Humains ne valaient guère mieux que des animaux, dénués de magie, il les traitait donc comme tel.
Finalement, petit à petit, les esclaves regagnèrent leurs cages et une fois tous rentrés les portes de ces dernières vinrent se fermer à l’unisson, scellant ainsi l’avenir de ces hommes et femmes condamnés. La libération des prisonniers venait d’être empêchée. Peu après cela, Jekk commença à émerger, et reprenant doucement ses esprits il put voir une salle complètement vide, les cadavres ramené contre les murs, alors qu’un clame impérial régnait dans la salle, loin du bazar et de la cohue qu’il y a quelques minutes à peine. Tout en geignant de ses membres endoloris, Jekk s’interrogea.


Purée, j’ai du loupé quelque chose là ? C’est passé quoi ?

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MessageSujet: Re: On nous attaque ! [Kain Aodhàn]   Dim 06 Nov 2016, 03:42


La rapière trancha pour la dernière fois de la journée la chair tendre de la jeune femme décharnée au regard éteint et aux ongles pointus qui s’était projetée vers moi dans un élan de désespoir ultime. La lame la traversa de part en part, se creusant un chemin entre deux côtes, se frayant un chemin dans le poumon pour finalement finir sa course en butant et en défonçant l’omoplate au niveau de son angle inférieur. Une fin bien douloureuse l’attendant puisque la blessure n’était pas mortelle instantanément. Je ressortis mon arme et laissai son corps rendu mou comme une poupée retomber sur le tas de ses congénères décédés. Son âme s’envolerait bientôt vers un monde où elle pourrait les retrouver et où ils pourraient jurer tous ensemble contre les deux salauds qui les avaient privés d’une liberté plus que convoitée.

Mon regard se dirigea vers le maître de la prison qui, dans sa grande colère, faisait démonstration de sa colère envers ses prisonniers, mais aussi envers mon compagnon de bataille qui, un instant plus tard, atterrit durement proche de moi, projeté comme un jouet brisé et devenu sans intérêt. Je tournai le pied dans sa direction quand une roche attira mon regard. Je baissai la tête pour l’éviter avant de donner un coup au menton avec la garde de mon arme à mon assaillant. Il avait essayé la sournoiserie, mais mes réflexes s’étaient développés avec le temps, malgré mon manque d’expérience sur un champ de bataille. Une fois certain que je n’allais plus être de nouveau attaqué par traîtrise, j’allai rejoindre le Berserker qui était couché dans une drôle de position près du mur. Avec délicatesse, je lui soulevai par les épaules et l’accotai dos au mur, dans une position assise. Il était couvert de sang, de multiples égratignures, et d’une énorme brûlure au bras. Je plongeai la main dans l’une des poches de mon manteau, en ressortant un épais rouleau de tissus blancs et dans l’autre main apparut une gourde. Je nettoyai la plaie et fit un bandage sur celle-ci. Au moins, l’infection partirait en désavantage. De toute façon, je pouvais donner mon attention complète à ma tâche, les esclaves ayant abandonné leur combattivité au profit de la captivité. Il était fou de voir combien les gens pouvaient tenir à la vie, peu importe la condition, plutôt qu’à la qualité de celle-ci.

Le geôlier descendit et vint à notre niveau. Mon compagnon, se réveillant à ce moment et se questionnant sur les évènements, reçut une réponse assez franche et directe.

- Vous avez échoué. J’ai dû intervenir. Vous avez tué ma précieuse racaille. Je vais m’en rappeler.

Sur ce, il disparut dans un nuage de fumée.

- En gros, il a renvoyé la chair à canon dans leurs cages. Je ne sais même pas pourquoi il n’est pas intervenu par lui-même. Ça nous aurait évité une certaine… Tuerie. Même si c’était bien plaisant.

Je pris une rasade d’eau en remarquant ma voix enrouée. Dans le vif de la bataille, il est parfois difficile de percevoir notre état physique, mais par la suite, on remarque plein de petits détails agaçants. Être déshydraté en était un. Sentir la douleur reliée à de multiples hématomes en était un autre. La scène qui s’offrait à nos yeux était désolante. Des corps, du sang, et des morceaux de viscères un peu partout. En observant de plus près mon compagnon, il s’appariait bien à ce décor. Je ne devais pas être mieux. Je lui tendis la gourde d’eau en plantant mon regard de glace dans le sien.

- Je pense qu’on a mal commencé notre relation. J’ai bien aimé ta façon directe de tout découper. Disons qu’il faudrait que j’apprenne à être aussi… Efficace.

Je pris son énorme épée à deux mains qui traînait proche et fut surprise par son poids, puis la déposa à côté de lui avant de lui tendre une main pour l’aider à se relever.

- Ça te dit d’aller manger un morceau et de prendre une bonne bière… Disons que pour ce soir, j’ai eu mon quota de bagarre, alors on pourrait régler notre différent un autre jour…

Un sourire féroce éclaira mon visage. Il m’avait inspiré. Et les gens qui réussissaient à introduire cette image m’excitaient. Car un duel contre eux me semblait une excellence option. Mais pas aujourd’hui. Un jour, nos routes se recroiseront, et ce jour-là, le fer s’entrechoquera.

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