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 La lame de feu [Solo]

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AuteurMessage
Kain Aodhàn
~ Lyrienn ~ Niveau III ~

~ Lyrienn ~ Niveau III ~
◈ Parchemins usagés : 1982
◈ YinYanisé(e) le : 21/04/2013
☿ Âme(s) Soeur(s) : P'tete bien la rouquine là bas...
✭ Activité : Mercenaire - Conseiller d'Aeden

Caractéristiques
◤ ◤: • Agilité: 24 • Force: 38 • Charisme: 25 • Intelligence: 15 • Magie: 35
◤ ◤: Epée à large lame; Gantelet de métal; Paire de griffe du tigre
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MessageSujet: La lame de feu [Solo]   Sam 02 Juil 2016, 23:44

Jekk


Franchissant le portail d’Aeden, le Berserker se retrouva aussitôt de l’autre côté de ce dernier, à savoir au cœur même du Berceau Cristallin. Des légers vertiges le saisirent aussitôt lors de son arrivée. A vrai dire, il n’avait pas l’habitude d’emprunter ce genre de portail, de plus il n’était guère un grand utilisateur de magie, d’ailleurs cette dernière était peu appréciée par les gens de sa race, allant jusqu’à la craindre ou à la mépriser complètement. Ce qui heureusement ne fut pas le cas de Jekk, du moins pas à l’excès comme ses semblables. L’eut-il été avant ce n’était plus le cas aujourd’hui. Peut-être que les nombreuses années à errer en temps qu’esprit et les mois passé en compagnie des Élémentals lui avait-il permit de supporter cette dernière. Mais voilà que ça nature venait de le rattraper en traversant le portail menant vers l’extérieur. Toussant pendant une bonne minute, genoux à terre, il finit par s’en remettre tout en se redressant afin de se tenir de nouveau sur ses deux jambes. Un râle lui échappa tandis qu’il s’essuya la bouche d’un revers de la main. Plus jamais il n’allait utiliser ce genre de transport à l’avenir, bien que la question du retour ne lui effleura nullement l’esprit une seule seconde. Après tout Jekk pouvait très bien se débrouiller dans la nature, homme d’extérieur il en connaissait très bien les rouages afin d’y survivre, bien qu’il ne soit actuellement plus aussi en forme qu’avant sa mort. Mais c’était l’une des raisons de son départ précipité d’Aeden. L’homme avait envie de découvrir ce nouveau monde qui s’offrait à lui, le parcourir de haut au en bas, de gauche à droite, voyager, bref savourer cette nouvelle vie que le destin lui avait offert. Époussetant alors son simple vêtement, Jekk leva les yeux et observa pour la première fois ce qui l’entourait. Au cœur même du Berceau Cristallin, il contemplait ce paysage gelé et totalement figé dans le temps. Voilà un endroit qui, lui, n’avait absolument pas changé avec les siècles passés. Énorme cuvette se situant en plein centre du continent Dévasté, celle-ci était constamment recouvert d’un épais manteau de givre, et ce tout le long de l’année malgré la présence non relativement proche du volcan ardent. Mais cela offrait un climat assez doux et agréable. Le Berserker en fut lui même surprit, ne portant aucun haut sur son corps, torse nu, il ne ressentait aucun froid en particulier. Phénomène assez étrange selon lui, mais un seul regard porté sur le Berceau faisait comprendre à tous que ce lieu était emplit de bien des mystères et que bon nombre d’entre eux restaient encore à découvrir.
Inspirant un grand coup, remplissant ses poumons de l’air pur de la région, Jekk s’étira ensuite afin de se mettre en forme, prêts à faire route. Par où commencer d’ailleurs ? Il fit un tour sur lui même afin de mieux observer les environs. Remarquant aussitôt le sommet du volcan, au loin, il sut aussitôt où allait le mener ses pas. Et sans tarder il se dirigea aussitôt vers ce dernier

Traversant le Berceau Cristallin pour rejoindre le Volcan, le Berserker ne fit aucune mauvaise rencontre, bien heureusement d’ailleurs. Les bagarre d’ivrogne c’était quelque chose qu’il maitrisait parfaitement bien, mais affronter une bande de bandit organisée c’était une autre paire de manche, surtout sans aucune arme sur lui. Voilà un point qu’il allait devoir rapidement changer s’il voulait arpenter ce monde en toute sécurité, ou en dissuader quelque uns. En tout cas, en l’absence d’ennemi, le guerrier ne put qu’admirer encore un peu plus la beauté du lieu qu’il traversa, jusqu’à ce que le paysage change brutalement devant lui. D’un environnement doux et accueillant, il venait de pénétrer dans une région rude et inhospitalière. Les Terres Arides, vides de toute vies et totalement stériles depuis l’éruption du Volcan qui rasa toute végétations ainsi que chaque personne qui y vivait à l’époque. Et malgré qu’il soit issu d’une ère totalement différentes de celle actuelle, Jekk n’avait pas connu cette catastrophe et les Terres Arides étaient bien le seul endroit à n’avoir pas changé depuis, et duquel il gardait un souvenir quasiment identique à aujourd’hui. L’endroit restait le même, lieu de milliers de batailles et de massacre, le sang et les cadavres avaient gorgés ces terres, sans pour autant leur redonner leur fertilité d’antan. Par ailleurs, le Berserker avait même participé à l’une d’entres-elles aux côtés de plusieurs de ses semblables et d’autres soldats face aux ennemis de ces derniers. Pour qui et pour quoi ils se battaient en cette période, Jekk n’en avait aucune idée, seul comptait le combat pour lui à ce moment. Son sang bouillait de nouveau à ses souvenirs du passé et il continuait même encore aujourd’hui lorsque le guerrier se les remémora. La fureur de l’affrontement, la ferveur du combat qui grimpait à chaque adversaire mourant sous les coups de ses armes. C’était là une sensation des plus grisantes et qui commençait à manquer terriblement au Berserker. Le combattant chevronné qu’il était sentait en lui un besoin intarissable de sang et de violence que seul l’aventure allait lui permettre d’obtenir.
Frappant ses deux poings entre eux, un petit sourire aux lèvres, Jekk continua sa route, droit vers le Volcan. Il avait ouïe dire qu’une forge ce trouvait à cet endroit, peut-être allait-il pouvoir s’équiper là-bas.

Vue de près, le géant de roche et de lave était bien plus impressionnant qu’on ne le pensait, pas étonnant qu’il ait fait autant de ravage dans la région. Aux pieds de ce dernier, le guerrier le contempla pendant un court instant, véritable signe de puissance et dont la fureur se révélait être aussi destructrice que les membres de sa race au cours d’un combat. Inspirant un grand coup, des effluves de souffre, de cendre et de métal lui parvenait aux narines, un odeur chaude et enivrante ravivant ses souvenirs du champs de bataille. Sans plus d’hésitation, Jekk s’enfonça alors au cœur du volcan.
Ne sachant pas avec exactitude l’emplacement de la forge, il avança doucement à travers la chaleur étouffante du lieu, tout en regardant dans toutes les directions et avec une certaine curiosité. Marchant encore quelque temps, le Berserker finit par trouver ce qu’il cherchait, sans grande difficulté, car l’immense château qui se dressait au milieu d’une large plaque de lave durcit flottant sur cette dernière ne lui échappa aucunement. Vu d’ici l’endroit ne semblait pas être des plus accueillant, mais il en fallait bien plus pour dissuader le guerrier. Sans une once de peur, il traversa le pont qui le mena jusqu’à la forge de Takias.
Arrivé à l’intérieur, Jekk se sentit soudainement minuscule tellement les murailles du château étaient immenses et épaisse, comme si le bâtiment n’avait pas été construit pour y abriter des humains, mais plutôt des géants. Enfin, son attention se porta rapidement sur autre chose, à savoir un quelconque étal ou marchand d’armes pouvant se trouver dans les environs. Heureusement, il n’y avait guère de monde pour un endroit de cette ampleur, à tel point qu’il en paraissait même désert, du coup le guerrier put rapidement parcourir la place du regard. Mais il ne trouva pas ce qu’il était venu cherché, ne se décourageant pas pour autant, l’homme pénétra alors dans la première pièce à sa portée. Il n’y avait guère plus de monde à l’intérieur du bâtiment et Jekk put donc s’y balader plutôt librement en continuant de s’enfoncer au cœur du château. Après plusieurs minutes d’errance à travers les couloirs de ce dernier, il finit enfin par trouver ce qu’il cherchait. Sur les murs, des milliers d’armes, de toutes sortes, de l’arc à l’épée, étaient accrochées et mises ainsi en exposition pour ceux qui désiraient l’incroyable talent de celui qui les avaient forgées. Le Berserker n’y alla pas par quatre chemin et interpella directement l’homme dans la pièce en lui indiquait très clairement ce qu’il désirait. Une arme, puissante, fiable et efficace en combat. Lui présentant une bourse pleine, Jekk attendit de voir ce qu’on allait bien pouvoir lui proposer. Hochant la tête, avant de se frotter le menton en réfléchissant, l’Elémental décrocha alors une arme et la déposa sur un comptoir afin de la présenter au guerrier. Une longue et large épée, prenant bien une bonne partie du même comptoir où elle fut déposée, en un mot : imposante. Ce qui plaisait déjà énormément au guerrier.


En voilà une. Elle l’a nommée l’Ancre.
Ce n’est pas l’un de ses chefs d’œuvre imprégné de pouvoir magique, mais chacune de ses armes reste d’excellente facture croyez moi.


Un soupçon de surprise, mais aussi une certaine incompréhension traversa soudainement le visage du guerrier en entendant le marchand utiliser le féminin.


Elle ?

Oui, Takias, notre ancienne Impératrice, mais aussi forgeronne. Vous n’en avez jamais entendu parlé ?


L’intéressé agita vaguement sa main devant lui, comme si il avait comprit et qu’il ne voulait pas en entendre plus. Bien évidemment, il avait déjà entendu le nom de Takias, par Kain lui même et ce dernier semblait d’ailleurs lui montrer un réel respect. Chose que le Berserker ne comprenait guère à l’égard d’une femme, car pour lui elle était bien incapable d’accomplir la moindre tâche physique, tel que se battre ou forger des armes. Mais après tout, son peuple et les Elémentals n’avaient pas les mêmes mœurs. Du coup Jekk fit un bref signe de tête, signifiant qu’il acceptait l’arme que l’homme lui proposait, mais avant cela, il empoigna cette dernière afin de la soupeser dans un premier temps. Faisant ensuite divers passe d’arme avec la lame, le guerrier tenta de voir s’il arrivait à la manipuler sans trop de difficulté et si cette dernière pouvait correspondre à son style de combat.
Au final, après plusieurs coups de tailles et d’estocs dans le vide, Jekk put alors se faire une idée du maniement globale de cette fameuse Ancre. Elle faisait son poids certes, mais avec un peu d’entrainement il pourra rapidement être à même de ne plus en tenir compte ou du moins d’atténuer ce point-ci. Un large rictus de satisfaction vint à se dessiner sur ses lèvres ainsi que ces quelques mots.


Je prends !

D’un geste le Berserker lui tendit sa bourse pleine, laquelle l’Elémental s’empressa de prendre et à en compter l’argent, tandis que de son côté, Jekk se débrouilla pour accrocher sa récente acquisition dans son dos à l’aide de lanière et d’anneau. Les deux hommes ayant alors finit de marchander se séparèrent ici, tout en se remerciant l’un et l’autre.
Profitant encore du fait qu’il était encore parmi la civilisation, il fit donc quelques achats de vivre afin de ne pas mourir de faim en traversant les Terres Arides. Quittant alors ce second marchand, il ne restait plus qu’au guerrier à trouver la sortie du château afin de reprendre sa route et ainsi commencer officiellement son voyage à travers les terres du Yin et du Yang.


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