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 Consumer par la peur, sauver d'un enfer[pv Stan (Nostradamus)]

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Nostradamus
~ Sorcier ~ Niveau III ~

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MessageSujet: Re: Consumer par la peur, sauver d'un enfer[pv Stan (Nostradamus)]   Sam 15 Oct 2016, 11:29

Le sang que le mage noir lui avait apporté semblait avoir revigoré la vampire, car elle avait réussi à se redresser. Même si c'était avec l'aide du mur, elle tenait désormais debout, ce qui était déjà une avancée comparée à l'état de faiblesse dans lequel elle était lorsqu'il état parti lui chercher de quoi boire. Une chance qu'un cagibi rempli de corps attendant bien sagement d'être saigné, soit à disposition : avec lui, elle n'aurait plus jamais à craindre la soif, plus besoin de chaser, plus besoin de se fatiguer... Il aurait tout pour sa petite princesse... En pensant à cela, un sourire rêveur se dessina sur ses traits rendis qu'il contemplait le visage repeint en rouge de la buveuse de sang. Ou peut être au contraire qu'elle devrait venir avec lui ? Il est vrai que la chasse état un passe temps tellement divertissant. Il n'avait pas le droit de la priver de cet amusement... Alors ils iraient chasser ensemble. Courir après une proie en détresse, qu'y avait-il de plus jouissant ? Ses muscles tremblèrent alors qu'il se remémorait les sensations de sa dernières chasse... Une sale Élémentale qui s'était approchée trop près du manoir. Elle avait payé son impertinence de sa vie. Il était désormais en train de la digérer.

Araya regardait le vêtement avec un regard que Stanislav ne parvint pas à décrypter. Était ce de l'admiration ? De l'envie ? Ou alors de l'émerveillement ? En tout cas,'il était certain que ça devait lui plaire. Toutes les femmes aimaient les robes de sa mère. Même en étant une vampire affamée, elle ne faisait pas exception à la règle. Stanislav sourit de plus belle lorsqu'il vit son aimée s'approcher timidement et efrroler l'étoffe douce. En revanche, son commentaire le laissa perplexe. Quelqu'un de mieux qu'elle ? Que voulait-elle dire ? Elle était pourtant la personne la plus merveilleuse au monde. Son tout, son univers. Sa complice, sa femme, son amante, son Tout. Alors, il n'y avait personne de plus précieux à ses yeux. Personne à qui il ne voudrait donner cette robe, si ce n'était elle. Comment lui faire comprendre ? Comment lui dire sans l'effrayer les sentiments qui le devraient, qui l'animaient... Si elle le découvrait maintenant, elle serait peut être trop angoissée pour lui avouer les siens en retour... Cette alchimie entre eux s'était embrasée tellement vite... Elle ne comprenait peut être même pas ce qu'elle ressentait... Non il ne devait pas lui dire tout de suite, il devant lui cacher que son coeur ne battait que pur lui.

"Tu ne l'abîmeras pas, ne t'en fait pas..." répondit Stanislav en reposant la robe sur la couchette. Avec des gestes lents, pour laisser à la jeune femme le temps de voir ce qu'il faisait, il s'approcha et lui attrapa délicatement mes deux mains. Sa peau était tellement froide comparée à la sienne... "Tu dois être frigorifiée !" s'offusqua la sorcier. "Pourquoi ne me l'as-tu pas dit plus tôt ?" accusa-t-il sur le tonnes reproches. Bien sûr, elle venait seulement de se réveiller et, puisqu'il avait préféré s'assoir sur la couverture plutôt que de l'en recouvrir, il était en partie responsable de son malaise mais il ne l'admettait pas. "Viens, je vais t'aider à te débarbouiller, pour que tu puisses t'habiller ensuite." Avec des gestes lents mais fermes, bien qu'un peu maladroit, il la força à s'assoir sur un tabouret, et commença à lui ôter ses vêtements. "Ne t'en fait pas, c'est moi qui m'occupe de donner le bain aux enfants à la maison. Enfin quand Madeline n'est pas là." exlica-t-il pour parer toute résistance, comme si cela suffirait à lui faire comprendre que la nudité n'était pas quelque chose de tabou dans sa famille.

Attrapant le sceau qu'il avait rempli un peu plus tôt pour faire baisser la fièvre de la demoiselle, il se replaça face à la jeune femme. Il trempa le chiffon, l'essora, et attrapa délicatement le menton de la jeune femme. Il commença à par enlever le sang de son repas, rinça le linge, puis barbouilla sa figure de la boue et de la poussière. "Que t'est-il arrivé ? Je veux dire... Tu n'as pas l'air en très bon état... Je me demandais juste ce que tu avais fait pour avoir toutes ces... marques." Il passa ensuite à sa nuque, son cou. "Mais je comprendrais si tu ne veux pas en parler." Il devait avouer que la curiosité lui avait enlevé tout tact.
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MessageSujet: Re: Consumer par la peur, sauver d'un enfer[pv Stan (Nostradamus)]   Sam 15 Oct 2016, 15:25


Entendre la voix de Stanislav fit sortir Araya de ses sombres pensées, lui permettant d’arrêter de trembler. Elle ouvrit les yeux, le suivant du regard. Il ne semblait pas avoir remarqué son trouble, et était persuadé qu’elle ne l’abimerait pas. Ou peut-être disait-il cela simplement pour la rassurer. Elle ne le lâcha pas des yeux, et eut un léger mouvement de recul lorsqu’il saisit ses mains, ne les retirant pas pour autant. Elle observait son visage, alors que le sien reprenait une apparence normale. Ce fut à ce moment qu’il commença à hausser le ton, lui parlant sur un ton accusateur. Araya baissa aussitôt les yeux, rentrant la tête dans ses épaules. Par instinct, elle serra les doigts, se souvenant à peine que c’était sur ceux de Stan qu’elle appuyait. Elle ferma les yeux, attendant un coup qui ne vint jamais. Au lieu de ça, il l’entraina avec lui. Débarbouiller ? C’est bien ce qu’il avait dit, non ? Qu’est-ce qu’il entendait par là. Est-ce qu’il voulait dire qu’il… L’imagination d’Araya, perverti par toutes ses années de tortures, s’emballa, des scénarios tous plus fous et horribles les uns que les autres. Elle voulut résister, mais elle était trop faible pour lutter contre lui. Forcer de s’asseoir sur un tabouret, il continua son œuvre en la dénudant. Dans un réflexe de protection, la Vampire serra les cuisses, et couvrit sa poitrine de ses bras. Enfin, poitrine était un bien grand mot pour désigner le peu de chair qu’elle avait ici, et sur le corps en général. Elle entendit ses mots, mais ne les comprit pas. Qu’est-ce que ça avait à voir dans sa situation à elle ? A ce qu’il pourrait lui faire.

L’homme revint avec le seau d’eau, puis lui saisit le menton. Capitulant, Araya se laissa faire, les yeux fermés, laissant retomber ses bras sur ses cuisses. Cela faisait bien longtemps que son corps ne lui appartenait plus, alors pour lui ou pour un autre, il n’y avait pas de différence. Elle se demanda ce qu’il attendait, jusqu’à ce qu’elle sente quelque chose de froid sur sa bouche et son menton. Elle sursauta à ce contact, rouvrant aussitôt les yeux, elle les baissa vers les mains de Stanislav, et vit le chiffon qu’il plongeait à nouveau dans l’eau. Il le porta ensuite jusqu’à son visage, commençant à retirer la boue. Elle ne put s’empêcher de lever ses iris vers lui, le regardant toujours avec cette surprise. Elle n’arrivait pas à le comprendre. Elle n’arrivait pas à comprendre sa gentillesse à son égard. Il ne semblait pas nourrir de mauvaises intentions, mais elle n’arrivait pas à croire en l’altruisme. Il devait forcément avoir quelque chose derrière la tête. Mais en même temps, elle n’arrivait pas à être totalement sur ses gardes avec lui. Cela faisait tellement d’années que personne n’avait été gentil envers elle, que des mains ne l’avaient touché avec douceur. Elle ne cessait de se répéter d’être plus méfiante, pourtant elle n’y arrivait pas. Elle ne pouvait que désirer se reposer sur quelqu’un après tout ce qu’elle avait vécu. Elle frissonnait à chaque fois qu’elle sentait le chiffon glisser sur sa peau.

Puis vint la question de Stanislav. Araya écarquilla les yeux, sa bouche s’entrouvrant légèrement. Elle baissa les yeux, observant ses mains, qui se refermèrent. Sa respiration s’accéléra lorsqu’elle repensa à ce que lui avait fait le Sorcier. Mais elle se sentait obligé de lui en parler après sa question. Elle n’avait pas l’impression d’avoir le choix malgré ce qu’il avait rajouté.

« J-Je… J’ai… Il… bredouilla Araya »

Elle se recroquevilla, les épaules tremblantes. Elle pinça les lèvres, alors que des souvenirs vifs et brûlants lui revenaient en mémoire. Sa vue commença à se brouiller alors que quelques larmes commençaient à couler le long de ses joues, et s’écraser sur ses cuisses.

« J-Je suis désolé… dit-elle la voix enroué. Mais j-je ne peux pas… Je ne peux pas… »

Sa respiration s’accéléra encore, ses tremblements devenant plus violent. Elle se plia en deux, posant son front sur ses genoux, plantant ses ongles dans la peau de ses cuisses. Elle avait l’impression qu’elle allait s’évanouir, et tomber de son siège. Elle sentait la peur étreindre son corps, alors que la sensation de nausée commencer à enserrer son estomac. Elle avait peur. Peur de mourir, peur de perdre le contrôle. Son cœur palpitait de plus en plus. Elle se prit la tête entre les mains, n’arrivant pas à se calmer. Des pensées folles lui traversèrent l’esprit, alors que petit à petit, l’impression que le Sorcier allait bientôt passé la porte envahissait son esprit. Sa respiration s’accélérait encore plus, l’impression d’étranglement lui donnant un peu plus la sensation de mort imminente, qu’elle ne s’en sortirait pas.

« Je... Je veux juste l'oublier... dit-elle entre ses dents serrées.»



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Nostradamus
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MessageSujet: Re: Consumer par la peur, sauver d'un enfer[pv Stan (Nostradamus)]   Dim 16 Oct 2016, 12:28

Lorsqu'il avait posé cette question, Stanislav ne pensait pas un instant déclencher une telle réaction. Il ne s'était pas imaginé un sintant à quel point ces souvenirs pourraient être douloureux, à quel point il venait de rouvrir des cicatrices qui ne pourraient sans doute jamais se refermer totalement. Non, il ne pouvait ne serait ce qu'imaginer l'enfer que l'un des siens avait fait subir à sa rose. Lui, dont la vie était si calme. Lui, dont le pire souvenir était un bras cassé après avoir grimpé en haut d'un arbre. Lui dont le plus grand souci était de ne pas se faire respecter par ses jeunes cousins. Non. Il était loin de pouvoir comprendre la souffrance de celle dont il s'était déjà amouraché.

Le sorcier fut donc prit au dépourvu lorsque la vampire se recroquevilla et se mit à sangloter. Le chiffon toujours en main, il l'obsrverent sans trop savoir quoi faire, ni même comprendre pourquoi elle se mettait dans un tel état. Mais ses murmures éclaireront sa lanterne. Elle ne voulait pas se confier sur ce qu'elle avait vécu. Le brun ravala sa saliver avec amertume. Même s'il lui avait dit qu'elle pourrait garder le silence, il n'était finalement pas si heureux de la voir faire ce choix. Ça non plus, il ne le comprenait pas. Pourquoi ne pouvait-elle pas se confier, pas livrer tout ce qu'elle avait sur le coeur. Elle savait pourtant qu'elle pouvait tout lui dire, à lui... Qu'il ne lui ferait jamais aucun mal, du moment qu'elle l'honorerait.

"Ce... Ce n'est rien, tu me le dira quand tu seras prête." maugréa-t-il. Il n'avait toujours pas saisi que cette plaie là, il ne pourrait jamais la comprendre, et que peut être jamais aucune explication en lui serait donnée. Mais il ne s'en préoccupa pas outre mesure. Il rinça son chiffon et, ne remarquant pas le malaise croissant de sa protégée, continua à lui faire sa toilette, frottant son dos avec un peu plus de violence qu'il ne l'avait fait jusqu'ici. Mais il finit par s'apercevoir des tremblements de son corps, et lorsque sa voix brisée s'exprima, il finit par se rendre compte qu'elle était totalement en larme. Stanislav en eut le coeur brisé. Etait-il la raison pour laquelle elle pleurait ? Etait-il la source de son malheur ? Oui, il avait été trop curieux... Il le savait pourtant : elle était comme l'un de ces petits animaux brisés, blessés. Elle aurait besoin de temps avant de pouvoir à nouveau fonctionner correctement, avant de pouvoir s'ouvrir et l'apprécier pour sa juste valeur...

Stanislav jeta son éponge au sol et enlaça délicatement le corps de la demoiselle. Il la serra contre son torse, l'un de ses bras autour de ses épaules, le second autour de sa taille et de son dos. Il commença alors à effectuer de lents mais réguliers mouvements de baleinier, comme pour la bercer. "Chhh, Chhh calme'toi, tout va bien... Tu n'as rien à craindre, personne ne te fera plus de mal, je te le promets... Je ne laisserai plus personne te blesser..." Sa main commença caresser tendrement le sommet de son crâne. "Tu n'as plus besoin de te souvenir de tous ça... Je t'aiderai à oublier..." Il posa son crane contre le front de la jeune femme. Il pouvait la regarder dans les yeux, comme cela. "Je serais là pour transformer tes cauchemars en rêves, pour être ta nouvelle réalité. Ton passé ne compte pas... Tu n'auras qu'à te concentrer sur ton futur..." Tel un père voulant rassurer son enfant chéri, il déposa un baiser sur son front, puis la serra de nouveau contre lui et reprit ses mouvement de balancier.

Lorsqu'il était petit et qu'il n'allait pas bien, sa mère venait parfois le border. Elle lui chantait alors une berceuse, jusqu'a ce qu'il s'endorme. C'était une chanson douce, apaisante, promettant des jours meilleurs aux courageux sorciers. C'était le remède à tous ses maux, à chaque fois, cete mélodie suffisait à l'endormir. Stanislav pensa que, peut être, Araya aimerait également cette berceuse. Alors, Inspirant, ni fit résonner sa voix, essayant de chantonner avec la grâce de sa mère. Le résultat n'était pas aussi apaisant que lorsque sa mère chantait, mais la mélodie en elle même suffirait peut être.
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MessageSujet: Re: Consumer par la peur, sauver d'un enfer[pv Stan (Nostradamus)]   Ven 21 Oct 2016, 21:24


Araya tremblait de plus en plus, la peur glaçant son être, comme lorsqu’elle était encore là-bas. Elle avait de plus en plus l’impression d’y être retourné. Qu’Il pourrait débarquer d’un moment à l’autre pour l’arracher à cet endroit, et la ramener en enfer. Elle ne voulait pas. Elle ne voulait pas. C’était impossible. Elle préférait mourir que de retourner avec lui. Pour le moment, elle voulait rester ici. Cette petite maison était là où elle se sentait le plus en sécurité pour le moment. Mais c’était sûrement prématuré pour le moment. Bien trop. Mais elle ne voulait pas partir d’ici. Le monde l’effrayait trop, parce qu’il risquait de la retrouver. Et plus elle y pensait, plus sa respiration devenait saccadée, et un poids de plus en plus lourd pesait sur sa poitrine, l’empêchant de respirer. Les souvenirs revenaient de plus en plus vite, de plus en plus forts, la douleur revenant en même temps. Tous ses souvenirs la coupaient de plus en plus du monde qui l’entourait. Elle n’entendait plus que Sa voix, son sadisme, son visage. Va-t’en ! Disparais ! Je veux plus te voir ! S’écria-t-elle dans sa tête. Elle n’en pouvait plus. Faites que ça s’arrête ! Les larmes redoublaient alors que les souvenirs s’amplifiaient, que la douleur continuait d’augmenter.

Soudain, alors qu’elle sentait l’obscurité l’engloutir, elle sentit une pression sur sa peau. Paniqué, et sa vue troublé par les larmes et les souvenirs, elle essaya de se débattre, cherchant à repousser ce qui la tenait. Pas ça, pas encore ! Elle essaya en vain de repousser l’homme, mais il devait à peine la sentir tellement elle était faible. Elle n’arrivait pas à associer les mots à quelque chose de cohérent. Ce n’était pas le Sorcier. Il ne lui parlait jamais comme ça. Il ne disait jamais ça. Ce n’était pas normal. Pourquoi est-ce qu’il faisait ça ? Pour la faire encore plus souffrir ? Pour mieux la briser plus tard, encore et encore ? Puis elle aperçut le visage derrière sa vue brouillée. Les yeux et les cheveux dorés étaient remplacés par ceux à la couleur plus sombre de Stanislav. Voir son visage la surprit. Elle était persuadée qu’elle allait voir le Sorcier, et non pas celui qui l’avait sauvé. Il la serra à nouveau contre lui après quelques mots. Mais malgré tous ses efforts, elle était encore plongée dans sa crise de panique, incapable de l’arrêter, de la contenir. Elle appuya sa tête contre son épaule, dissimulant son visage dans ses vêtements. Malgré sa voix chantant doucement, ses sanglots continuaient de se faire entendre, et son corps continuait de trembler. Il avait beau lui avoir dit toutes ses choses, qu’elle n’avait plus rien à craindre, qu’il l’aiderait à oublier, elle continuait d’avoir peur. Elle ne se sentait pas en sécurité. Elle avait toujours peur. Elle ne pouvait qu’être terrifiée à l’idée qu’il la retrouverait.

« J’ai peur… J’ai tellement peur murmura Araya »

Elle se blottit un peu plus contre lui, oubliant la peur qu’elle avait de lui. Elle aurait dû le repousser, mais elle n’y arrivait pas. Il était la première personne gentille avec elle depuis des années. Pour la première fois, elle ressentait une douce chaleur, agréable, réconfortante. C’était tellement différent par rapport à ce dont elle avait l’habitude. Oui, tellement différent.

Au bout de quelques minutes, sa crise finit par se calmer. C’est à ce moment qu’elle prit conscience de la position dans laquelle elle se trouvait. Plaquée contre le torse d’un homme, complètement nue. Bien qu’il la serre de manière tout à fait platonique, elle se remettait à avoir peur qu’il puisse aller plus loin. Et elle savait qu’elle ne pourrait rien faire contre lui. Et qu’elle ne ferait sûrement rien pour l’en empêcher. Mais en même temps, elle avait l’impression qu’elle pouvait se laisser aller contre lui.

« M-Merci, bredouilla-t-elle. Et désolé d’avoir pleuré, j-je t’ai trempé »

Cela semblait idiot, mais elle avait l’impression que c’était soudain le plus important. Il faisait tout ça pour la pauvre chose qu’elle était. Il ne devrait pas. Mais malgré son envie de s’éloigner de lui, elle ne bougea pas, trop effrayé de le vexer. Elle avait déjà peur que par son refus de se confier elle ait pu se le mettre à dos, si elle cherchait encore à s’enfuir avec ce qui venait de se passer… Il risquait d’énormément lui en vouloir, et elle ne voulait pas se mettre à dos quelqu’un qui l’avait sauvé.
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