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 Eleveur un jour, éleveur toujours [Quête PV Javaah]

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Noïko Neloo
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MessageSujet: Eleveur un jour, éleveur toujours [Quête PV Javaah]   Lun 29 Fév 2016, 21:45


P-PSSHHHH ! Une fissure cracha fiévreusement du gaz brûlant contenu dans une poche souterraine depuis certainement des années. Au sifflement, Nymsshia sursauta, lâcha un juron, puis grommela en lançant de furtifs regards sur les côtés. « De toutes manières, personne aurait pu me voir… Y’a personne, ici, c’est totalement désert ! Quel abruti peut bien vouloir vivre dans ce sale endroit, entre la poussière et les roches volcaniques ! Imbécile d’ermite ivrogne de fumier ! » hurla-t-elle avec hargne, mais dans sa tête. En effet, mieux valait toujours rester méfiant et progresser discrètement, quelque soient les circonstances. On pourrait aisément se dissimuler derrière ces gros rochers ici et là afin de l’épier. Et les maîtres n’auraient pas apprécié qu’elle se fasse repérer, ah ça non.

Bon, calmons-nous… L’Alfar sortit une carte, soigneusement roulée, d’un pan de son manteau. Se reprenant, elle décida de s’assoir à même le sol et d’étudier proprement le précieux document. Si là c’est l’Ouest, là-bas, c’est le continent naturel, donc, ici, je suis bien au beau milieu des Terres Arides… Et bien sûr, cette saloperie de carte de quincaille n’indique rien de plus ! Je suis sensée le trouver où, moi, ce péquenaud dont il faut « s’occuper » ? Sous un tas de cailloux au fond d’une crevasse peut-être ?! Haaaaaa !
Fatiguée de brasser du vent, Nym leva les yeux au ciel et inspira profondément par le nez. Mais contre tous ses efforts pour se contenir, des cendres volaniques entrèrent par ses narines et la firent s’étouffer. Elle fut prise d’une quinte de toux incontrôlable. Folle de rage, Nym rangea sa carte en la froissant, se releva, épousseta sa veste au niveau des fesses, et constata qu’à présent ses mains étaient pleines de terre. Elle fulminait, s’en était trop ! Deux jours qu’elle marchait, deux sa-ta-nés jours ! Elle réajusta l’arc sur son dos, enfonça sa capuche jusqu’au nez, rentra la tête dans les épaules, et marcha droit devant elle. La démarche cadencée de ses pieds frappant le sol traduisait plus sa profonde exaspération qu’une quelconque rigueur militaire.

Au bout d’une centaine de pas seulement, elle aperçut non loin s’élever dans les airs des vapes de fumée. Levant le nez, Nym regarda vivement autour d’elle : rien. Cette fumée provenait donc d’une habitation isolée. Cela correspondait bien à la description que les maîtres lui avaient livrée. L’homme à assassiner se cachait dans les Terres Arides, dans une demeure perdue, éloignée de tout village. D’après ce qu’elle avait entendu, il s’agissait d’un jeune Démon, et il se savait menacé par les maîtres. Nymsshia ne s’en doutait pas, mais la mort de ce Démon importait sûrement peu : il était sans réelle défense, et constituait plus un moyen de tester les services de l’Alfar qu’une véritable menace pour la prospérité des maîtres. Dans tous les cas, Nym était certaine que cette fumée, ça ne pouvait être que lui. Elle reprit sa marche le plus naturellement possible pour ne pas éveiller les soupçons d’éventuels observateurs de la scène.
Enfin, elle arriva à proximité de la maison. Il s’agissait d’une vieille ferme tombant en ruine, d’où aucun son ne sortait. Néanmoins, la fumée s’échappant de la cheminée traduisait bel et bien une présence. Encore une fois, Nym vérifia autour d’elle. Bon, toujours personne, sans surprise…

La jeune assassin se glissa jusque sur le perron et, accroupie devant la porte, elle écouta. On parlait. Deux personnes, un homme – Tu es à moi, toi !... – et une femme. Tuer un innocent n’était jamais très approuvé, mais cette fois ça valait le coup : Nymsshia ressentait un urgent besoin d’évacuer toute la frustration accumulée dans cette saleté de désert poussiéreux. Qui plus est, l’effet de surprise était avec elle. Ça allait être un véritable massacre, du moins elle l’espérait. Et tant pis pour la discrétion !
Aussi, elle se releva et d’un violent coup d’épaule, enfonça la porte qui sauta immédiatement avec fracas. Nym jubila – bien sûr, elle n’avait pas vu que le vieux panneau de bois ne tenait plus qu’à deux gonds rouillés. Aussitôt enhardie, l’archère s’arma de son arc, encocha une flèche, et avec un grand sourire lâcha ses mots préférés : « Rien ne vous sert de courir… ».

Accouru alors un homme à l’entrée, un air tout embêté sur le visage, rouspétant. Pas d’ailes… Il n’a pas d’ailes… L’homme, qui la dominait de deux bonnes têtes, la considéra de bas en haut, avec de grands yeux ahuris : « M’enfin jeune fille ! Va jouer ailleurs avec ça, ça peut être dangereux ! Regarde ce que tu as fait ! Que diraient tes parents ? Allez, du balais sale gosse ! »
Ce n’est pas un démon… C’est pas lui, c’est pas lui… p*tain, pourquoi c’est pas lui ?... Une boule de rage coincée dans la gorge, Nym, qui avait envie de pleurer, baissa son arme et la tête, la pupille humide, pleine de déception. Faut pas le tuer, personne à tuer ici, pas de massacre…
L’homme, comme pris de pitié pour ce qu’il croyait être une enfant de douze ans repentie, rassura doucement la tueuse enragée : « Allez, ne fais pas cette tête-là ! Aide-moi plutôt à remettre cette porte, et toute l’histoire sera oubliée, hum ? ».
L’Alfar ne dit rien. Elle avait l’habitude qu’on la confonde avec une enfant, alors qu’elle atteindrait bientôt un siècle de vie. Les tortures qu’elle avait subies en tant que Veledea chez la famille Nùmedil avaient arrêté prématurément sa croissance, si bien qu’elle avait gardé le regard fougueux, un visage juvénile encadré de fins cheveux blonds, des muscles peu épais, et une taille relativement… petite. Cependant sa rage, qui n’avait pas arrêté de croître ses derniers jours et qu’elle contenait maladroitement, la rendait à fleur de peau, et la méprise de l’homme acheva les derniers résidus de fierté de Nym. Elle serrait son arc en tremblant : le rompre l’aurait certainement calmée, mais elle l’aurait beaucoup trop regretté après pour s’y résoudre.

Finalement, elle lâcha : « Excusez-moi Monsieur, il y a erreur. Je travaille dans les Terres Arides afin d’y…assurer la sécurité. Depuis peu, un brigand s’amuse à voler les honnêtes voyageurs. Je suivais sa trace, mais je me suis apparemment trompée, je vous en demande pardon. Vous pouvez compter sur moi pour remettre la porte, encore désolée. »
Nym n’aurait su dire si le maître des lieux avait avalé son mensonge ou s’il la prenait encore pour une enfant en plein jeu. Néanmoins, il la vouvoya désormais, que ça ait été marque de respect ou pour rentrer dans son jeu. Il l’invita à rentrer.
L’intérieur était rustique, pauvrement décoré mais n’en paraissait pas moins confortable. D’ailleurs, une jeune fille aux longs cheveux extrêmement clairs reposait délicatement dans un fauteuil rembourré, une tasse fumante à la main.
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Babelda
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MessageSujet: Re: Eleveur un jour, éleveur toujours [Quête PV Javaah]   Mar 12 Avr 2016, 19:02


Des morts. Toujours plus de blessées, plus de pertes, plus de chagrin et de larmes. Encore et toujours. Les guerres, les catastrophes. Tous ces drames qui semblaient s’enchainer sans laisser aux terres du yin et du yang un temps de répit. Parfois quelques éclaircies, quelques moments éphémères d’un bonheur illusoire, pour sombrer encore plus violement dans le désespoir et la crainte. Oui, ce monde était ravagé par des vices et des maux que de simples mortels ne pouvaient que subir, pourtant, Javaah ne pouvait plus supporter de voir tout cela. Elle ne supportait plus de n’être qu’une simple spectatrice, de ne pouvoir agir pour ses convictions. D’autant plus avec ce qui arrivait ces temps-ci, avec ces troubles actuels… Ses convictions étaient ébranlées et elle ne savait quoi choisir. Ecouter les ordres de la mère supérieur, ou écouter ses profonds instincts, ce que lui dictait sa conscience. Tant de doute dans le cœur de la petite Mord’th…

Mais la blonde avait finalement réussit à trouver un moyen de se vider l’esprit, une chance d’échapper aux tourments qui la hantaient en ces temps obscures. Un de ces rares évènements heureux : un anniversaire. Et pas celui de n’importe qui, mais bien celui de Babelda. Elle aurait bientôt quatre-vingt-huit ans, et Javaah comptait bien fêter cela. Et un vrai anniversaire n’en portait pas le nom s’il n’y avait pas un bon gâteau, et surtout un beau cadeau. Si pour le premier point elle pensait être capable de s’en occuper une fois sur place, elle avait besoin de s’y prendre à l’avance pour trouver une bonne idée de présent. Et, à force de cogiter pendant plusieurs jours, elle avait fini par trouver une idée : un œuf de dragon. Babelda avait toujours, au fond d’elle-même, continué d’être une enfant, rêvant d’aventure et d’histoires épiques. De princesse et de donjon. Et quelle histoire de princesse saurait se passer de dragon ?! Voilà pourquoi la mord’th avait pensé à cette idée. Ce cadeau lui permettrait peut-être de devenir la princesse dont elle avait toujours rêvé.

La prochaine étape était de trouver où se procurer un tel trésor. Car il était certain qu’il ne suffisait pas de sortir au marché pour tomber sur un authentique œuf de dragon, contrairement à ce que prétendent certains charlatans. Ces œufs étaient d’une telle rareté qu’il faudrait faire le tour du monde avant de réussir à en trouver. Ou alors se rendre sur des terres hostiles et lointaines, où de terrifiantes et dangereuses créatures pourraient lui arracher la tête d’un simple coup de dent ou de patte… Non vraiment trop dangereux… Mais heureusement, à force de chercher et de aire du bouche à oreille, Javaah entendit parler d’un fermier, siué sur les terres arides, qui pourrait se révéler utile, et lui fournirait ainsi son précieux œufs. Ni une ni deux, la blonde se mit en route pour sa nouvelle destination.

Mais lorsqu’elle arriva à ladite ferme, une surprise l’attendait… Le vieux fermier avait dû essuyer un terrible cauchemar : ses bêtes s’étaient, depuis plusieurs mois déjà, toutes enfuies et il n’avait pas réussi à les récupérer. La ferme n’en avait alors plus l’air : un simple ranche déserté, sans aucune bête à contempler ou à s’occuper. Et encore moins d’œuf à offrir. Le dépit peignait les traits de la jeune femme, lorsqu’elle se rendit compte de cela. Mais fort heureusement, le vieil homme ne l’éconduisit pas et l’accueilli, avec une bonne tasse de thé, lui expliquant ce qu’il lui était arrivé. Malheureusement, ils furent arrêté dans leur discussion par une gamine, totalement timbrée, qui fracassa la porte et, brandissant un arc, commença à les menacer. La jeune femme, sa tasse fumante entre ses mains frêles, regarda, les yeux écarquillés, la scène se dérouler sous ses yeux. La réprimandant gentiment, le vieillard se contenta de lui demander de réparer ce qu’elle avait cassé.

L’enfant lui raconta une histoire selon laquelle des voleurs rôdaient sur ces terres. Instinctivement, Javaah resserra sa prise sur la besace qu’elle avait posé sur ses jambes. Elle les observa ensuite réparer cette porte bancale, ne prenant pas la peine de se lever pour les aider. Ses deux pieds gauches et ses dix doigts sur chaque main n’auraient fait qu’empirer les choses. Une fois le travail terminé, le fermier se redressa et, soupirant, observa les deux visiteuses. « Bien bien bien… » commença-t-il, son regard faisant des vas-et-viens entre les deux voyageuses. « Je dois admettre qu’il ne m’est pas arrivé depuis longtemps d’avoir autant de visite en si peu de temps… Et ma merveilleuse ferme me manque. Alors voilà ce que je vous propose : aidez-moi à retrouver mes bêtes, ramenez les dans mes enclos sans leur faire de mal, et je trouverai un moyen de vous récompenser… Argent, service, animal… Je trouverai une façon de vous remercier. » Javaah regarda le vieux fermier, ne comprenant pas immédiatement l’ampleur de sa demande. Mais les récompenses proposées résonnaient à ses oreilles. « Un œuf » pensa-t-elle en écho.

Sautant sur l’occasion, Javaah se redressa d’un bon. « J’accepte. » Puis elle regarda l’adolescente qui devrait devenir sa partenaire.
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Noïko Neloo
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MessageSujet: Re: Eleveur un jour, éleveur toujours [Quête PV Javaah]   Sam 16 Avr 2016, 20:17


Nym avait aidé à remettre la porte en place. Enfin, en réalité, elle n’avait que guidé l’homme, qui lui avait soulevé le lourd panneau en bois, pour viser les gonds. Ce faisant, elle avait de temps en temps glissé un regard vers la jeune femme qui prenait le thé. Cette dernière ne paraissait pas dédaigneuse, néanmoins elle ne bougea pas le petit doigt. Ainsi, Nym la trouva d’abord peu aimable, avant de se raviser : s’il y avait bien une malotrue ici, c’était elle-même - elle qui venait de défoncer la porte de ces braves gens.

Le travail achevé, Nym allait prendre congés quand l’homme leur demanda un service. La jeune femme –qui n’était donc pas de la maison -  et elle-même devraient rassembler les bêtes de ferme s’étant échappées. La première réaction de l’Alfar fut de se renfrogner : pour qui celui-là la prenait-il ? Un chien de berger ? Pas question qu’elle aille courir après les lapins ! Elle avait réparé cette sale porte, c’était déjà pas mal ! Cependant, son oreille pointue frétilla soudain de plaisir quand l’homme promit une récompense à la hauteur de leurs efforts. Elle ne dirait certainement pas non à une bouchée de ragoût ou à une poignée de pièces d’or, que ce soit pour calmer sa faim ou sa cupidité… Et puis, en tant qu’esclave, elle n’était pas habituée aux faveurs. Elle aurait accepté n’importe quoi, fût-ce une vieille chaussette !

La jeune femme, qui avait semblé statufiée jusqu’ici, n’était pas non plus indifférente à cette fameuse récompense. En un instant elle fut sur ses pieds, et accepta vivement. Nym était trop occupée à rêver à sa propre rétribution pour se demander qu’est-ce qui pouvait à ce point motiver la jeune blonde, qui ne semblait pas tellement habituée aux travaux de la ferme. Et voilà que cette dernière se mit à dévisager Nym, comme une invitation. Faire équipe avec qui que ce soit n’avait jamais enchanté la Vedelea. Depuis toujours, en raison de son enfance torturée dans le manoir Númendil, les seuls rapports qu’elle n’ait jamais entretenus avec les autres étaient la crainte et la haine. Toutefois, elle pouvait bien faire un effort. Rameuter deux vaches, trois canards, et quelques lapins n’exigeait pas qu’elles travaillent de concert. Et puis, il y avait une gratification à clef.  

Nym offrit un sourire, un véritable et large sourire, à la blonde étrangère, regarda l’homme d’un œil brillant et, tendant une petite main vers lui, lança : « Nym, pour vous servir ! ». Immédiatement, elle regretta d’avoir donné son vrai nom… Oh et puis, tant pis ! De plus, jouer ce rôle d’agent de sécurité du désert commençait à l’amuser.

L’homme hésita un instant face à sa main tendue. Finalement il la serra, un peu surpris mais non moins satisfait. Il s’adressa alors à ses deux bien étranges hôtes : « Dans ce cas, suivez-moi ! ». Il les entraina à l’arrière de la maison. Ils traversèrent deux grandes pièces, dans le même style sobre et boisé que le salon, passèrent une porte aux carreaux de verre encrassés, et se retrouvèrent dehors dans une large cour. La vue, dégagée, s’ouvrait sur les mêmes paysages désolés et poussiéreux qu’avaient arpentés Nym. A une cinquantaine de pas droit devant, en plissant les yeux pour ne pas être ébloui par l’éclatant soleil, on voyait d’immenses structures métalliques. Les barreaux dont elles étaient composées apparaissaient par endroit comme déformés sous une énorme pression, d’autres semblaient avoir été rongés par d’énormes mâchoires, ou encore ressoudés maintes fois.

« Vous trouverez le nécessaire pour vous protéger dans la bâtisse là. » dit l’homme en désignant un vieux préau sur leur droite où était entassé du curieux matériel rouillé. « Les enclos sont là-bas. » déclara-t-il en montrant cette fois du doigt les cages de fer. Nym commença sérieusement à douter des termes du contrat… Elle voulut en savoir un peu plus : « Hm… Vos bêtes-là… Ce sont des chevaux plutôt… grands, j’imagine ! » L’homme lui répondit par un rire franc ; Nym, elle, ne rigolait franchement plus du tout. Tout en reculant vers la porte, le fermier leur donna quelques dernières consignes : « Essayez de m’en ramener au moins une dizaine, un peu de chaque espèce, on verra après. Visez ceux de taille moyenne, ne jouez pas aux héros, je ne tiens à avoir des blessés ! Et pensez aussi aux œufs, mais gare aux mères qui ne sont jamais très loin des nids. » Avant que Nym ait pu faire la moindre objection, il avait disparu dans sa demeure.

Finalement heureuse d’avoir de la compagnie, elle tourna alors la tête vers sa coéquipière pour lui faire part de ses inquiétudes. Elle ouvrit la bouche, mais aucun son n’en sortit, tandis que ses yeux s’écarquillèrent.

En traversant le désert, la petite Alfar avait croisé quelques lézards, bien entendu. Mais jamais elle n’en avait aperçu de la taille d’un chien. Ou alors pourvus d’ailes. Du moins, jusqu’ici, avant de voir le drôle de reptile qui se tenait à quelques pas, dans le dos de la blonde.
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MessageSujet: Re: Eleveur un jour, éleveur toujours [Quête PV Javaah]   Mar 05 Juil 2016, 12:42


Javaah darda ses petits yeux verts sur la jeune demoiselle, essayant de l'importer silencieusement pour qu'elle accepte et devienne sa partenaire : elle ne se sentait pas capable de repeupler une ferme à elle seule... si elle voulait se donner un air mignon et irrésistible, l'effet était plutôt raté : elle arborait juste un air niais et ridicule, avec ses yeux papillonnants et ses lèvres pincées en une sorte de grimace pour attendrir l'adolescente. Celle-ci finit par accepter l'offre, à la grande joie de la blonde qui pensa que cet décision était -en partie au moins- du à son effet. Elle se trompait bien fortement mais il ne coûtait rien de la laisser rêver, n'est ce pas ?

Le fermier les conduisit ensuite vers l'exterieur, dans sa cours, là où les enclos les attendaient. Javaah du mettre sa main sur son front pour empêcher le soleil de l'aveugler et même ainsi, les reflets trop lumineux pour ses yeux peu habitués à une telle intensité solaire parvenaient à l'éblouir et la forçaient à plisser les mirettes. Avec désolation, elle observa le triste paysage qui leur faisait face : dans la vallée entourée de montagnes de pierre, les enclos vides attendaient d'accueillir de nouveaux pensionnaires. Javaah, en cet instant, pensa qu'il n'y avait rien de plus triste qu'une ferme sans animaux. Bien sûr cette nouvelle préoccupation avait éclipsé toutes les atrocités qu'elle avait fui en venant ici. C'est ce qu'il y a de bien, avec les gens simple d'esprits : ils parviennent à oublier leurs soucis avec une facilité déconcertante dès l'instant où on leur présentait une nouvelle distraction.

Le propriétaire des lieux leur indiqua un cabanon, un peu plus loin, où elles pourraient trouver de quoi se protéger. La mord’th espéra secrètement qu'elles pourraient également y trouver de quoi se changer : elle qui s'était attendu à faire un simple voyage, un aller et retour avec un oeuf en seul bagage, n'avait pas pris de quoi se changer. Elle état donc vêtue d'une robe blanche, de celles qu'elle revêtait dans le desert, avec de simples bouts de tissus volant au gré du vent, ceintré au niveau de la taille par une ceinture dorée. Quand à ses pieds, elle abordait simplement des petits souliers en cuir, avec lesquels elle avait prit l'habitude de marcher. Pas vraiment une tenue adéquate pour leur nouvelle mission...

Elles avaient désormais leurs consignes. On les laissa seules, sous le soleil tapant, livrées à elle même sans aucune idée de comment rattraper leurs bêtes. Javaah soupira. Si seulement Babelda était avec elles... elle au moins aurait eut une idée, sans doute aurait-elle lut un livre au nom rallongé comme "comment capturé des animaux gigantesques retournés dans leur habitat naturel sans les blesser ni perdre la vie", ou bien quelque que chose qui aurait pu les aider. Mais elle n'était pas là et il ne servait à rien d'espérer un miracle qui n'arriverait jamais. La demoiselle se tourna face à sa camarade, les mains sur les hanches, et commença à entamer le dialogue car, après tout dans une équipe, il faut savoir communiquer. "Bien, et si nous commencions par aller chercher un bouclier ou quoi que ce soit qui soit dans sa cabane, qu'en dis-tu ?"

L'enfant se trouvait face à elle, mais elle ne sembla pas l'entendre. Elle ouvrit la bouche mais ne répondit rien. Javaah s'apprêtait à répéter ce qu'elle venait de dire -peut être n'avait-elle tout simplement pas compris- lorsque quelque chose la troubla. Ce n'était pas elle, que sa coéquipière regardait. Non il s'agissait de quelque chose derrière elle et de visiblement plus petit. Au regard effrayé que lançait l'intrépide, la blonde en eut une boule dans l'estomac. Comme au ralentit, elle tourna sur elle même et...

Un monstre lui faisait face ! Elle ne prit pas le temps d'examiner de quoi il s'agissait exactement, elle savait juste que cette chose aux couleurs vives à vous en piquer les yeux -elle aperçu du jaune du orange et une pointe de vert- lui arrivait largement au dessus du genoux, et qu'il faisait au moins deux voire peut être même trois mètres de longs ! Cette créature pourrait faire d'elle une seule bouchée... Elle voulu crier mais son hurlement resta coincé dans sa gorge et elle ne parvint à émettre qu'un bruit étrange, ressemblant un peu au cri d'un cochon que l'on égorgerait. Elle fit un bond en arrière et tomba à la renverse, les quatre fers en l'air.

Elle pu alors avoir un contact visuel avec la bête. Ses yeux verts et globuleux la fixaient. Puis, bougeant trop vite pour les yeux de la mord'th, la créature lui bondit dessus ! Elle allait la dévorer, planter ses crocs acérés dans sa chaire, lui manger les entrailles, lui... Lui... Javaah rouvrit un oeil, qu'elle avait fermé par instinct. Elle fut surprise de voir que la chose ne s'était par rué sur elle. Non en réalité, c'était bien trop occupé à renifler son sac pour s'intéresser à elle. Puis ça commença à essayer de rentrer son museau dans sa besace...

Jugeant que cette bestiole là n'était finalement pas si dangereuse, Javaah se remit debout tant bien que mal, protégeant son sac en le prenant dans ses bras. "P't'être bien qu'ce sont ces p'tites bêtes là qu'on volé des choses dans les environs !" accusa-t-elle à l'attention de l'agent de sécurité. Elle réfléchit un instant à ce que comportait son sac. En fouillant, elle trouva une boîte contenant du chocolat... Aussitôt la nourriture sortir, l'animal se rapprocha de la mord'th, avec une rapidité déconcertante.  Javaah en aurait presque rit, si elle n'avait pas vu au loin, une colonie de ces étranges lézards géants. Elle ouvrit des yeux ronds et recula d'un pas. Les choses avancèrent un peu plus.

Paniquée, Javaah se mit à courir dans la direction du premier enclos à sa portée.
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MessageSujet: Re: Eleveur un jour, éleveur toujours [Quête PV Javaah]   Mer 06 Juil 2016, 23:34

La jeune blonde avait aperçu le reptile à l'instant. Soudain, la bête se rapprocha, le museau en avant. Javaah se crispa. Nym demeurait complètement tétanisée. Mais alors, à la manière d'un gros chien un peu envahissant, le monstre se mit à renifler bruyamment le contenu du sac de Javaah. Cette dernière fut rapidement détendue, et elle sembla même adresser une boutade à l'Alfar. Mais Nym ne réagit pas, ahurie. Par dessus l'épaule de la blonde, elle vit se rapprocher à pas feutrés un véritable troupeau de reptiles géants. Elle voulut prévenir sa coéquipière. La Mord'th agitait dans les airs une petite boîte métallique, qui attirait visiblement la bête à côté d'elle. Trop tard. Nym ne put que lâcher un cri d'avorton avant que le troupeau entier ne se rue sur Javaah. Celle-ci se mit à courir droit devant elle, brandissant toujours la petite boîte, une dizaine de reptiles à ses trousses.

Nym, qui pût enfin bouger, se précipita à leur suite. Par réflexe, elle avait armé son arc, bien décidée à abattre la première bête qui montrerait les crocs. Javaah se dirigeait vers une cage, mais elle n'aurait jamais le temps de l'atteindre: les reptiles se déplaçaient à une vitesse folle au sol ou même en volant. Bientôt Nym ne vit plus qu'une énorme masse d'écailles multicolores à la poursuite d'un miniscule morceau de ferraille ambulant.

La troupe n'était plus qu'à quelques enjambées de la cage. Un des monstres était sur le point de dérober, du bout des griffes, la boîte en fer. C'était à Nym de jouer. Si, d'une flèche, elle réussissait à arracher des pattes de l'animal la boîte, celle-ci roulerait dans la cage, et ça serait réglé. Les bêtes se ruraient dans l'enclos qu'il suffirait alors de fermer. La flèche fusa.

Et se planta, toute droite, dans le sol. Le tir de l'Alfar avait été dévié par un coup reçu dans l'épaule. L'archère, furieuse, fit volte face. Un espèce de gros rapace à corps de cheval - à ceci près qu'il faisait seulement la taille de Nym- la dévisageait. Puis lui rassena un coup de bec. Nym le repoussa d'une main, et il recula en battant des ailes avec mécontentement. Elle se retourna, encocha de nouveau une flèche, visa, concentrée pour lâcher la corde au parfait moment... Et reçut un violent coup de serre dans le dos qui la fit trébucher. Elle fit de nouveau face à l'espèce d'hippogriffe, et le menaça de la pointe de son arme. La bête se cabra, puis s'envola. Nym, pour être sûre qu'elle ne reviendrait pas à la charge, la suivit des yeux. L'animal se posa au sommet d'un petit amas de roches, un peu plus loin, où semblaient avoir été disposées tout un tas de branchages, de feuilles et de plumes géantes. L'Alfar mit un instant à comprendre. Bingo ! Un nid !

Nym, prise par l'engouement, se hâta vers le monticule, en oubliant dans le même temps la pauvre Javaah au milieu des reptiles. Et pour cause, la Vedelea n'avait pas l'habitude de travailler en équipe, et son naturel 'tête brûlée' ne l'aidait pas tellement à coopérer. Hormis la chaleur accablante, escalader le monticule de roches s'avéra plutôt aisé. Jusqu'au moment où l'hippogriffe aperçu Nym, et commença à lui jeter de petits cailloux sur la tête. À cause de ces projectiles, l'archère manqua de déraper et de se briser le cou à plusieurs reprises, mais finit par arriver juste au dessous du nid, collée à la paroie. Les yeux de la bête, disposés de chaque côté de sa tête, ne pouvait la distinguer, et le monstre se coucha.

Nym sauta sur l'occasion. Elle se hissa au dessus du nid, s'empara du premier oeuf à sa portée et se mit à dévaler la pente. Dans sa hâte, elle glissa, et finit la descente sur l'arrière train, son butin bien serré contre son ventre. En haut, la bête commençait à s'affoler.

Nym scruta les alentours, cherchant du regard un enclos - ses yeux rencontrèrent par ailleurs la silhouette de Javaah plus loin, et elle reprit soudainement conscience de l'existence de celle-ci. Elle considéra un petite cage à une trentaine de pas et, pour encore une fois en cette folle journée, elle prit ses jambes à son cou, en direction du refuge. L'hippogriffe plein de rage la suivait en volant. Plus que dix pas, neuf, huit. La bête lui fondait dessus. Cinq, quatre. Elle allait la percuter, son bec la déchiqueterait ! Nym rentra dans l'enclos, et tira la grille en consommant ses toutes dernières forces. La cage se referma, et le bec du rapace-poney se ficha entre deux barreaux. L'animal s'attaquait au métal pour tenter de reprendre son enfant.

Mais Nym n'était pas du genre à le plaindre. À sa douleur, elle n'opposait que son indifférence. D'ailleurs, l'oeuf n'avait pas une égratignure; l'Alfar, soulagée, poussa un long soupir, avant de s'autoriser un brin de fierté non dissimulé. Certes, j'ai perdu une flèche et ces vêtements devront être rapiécés, mais j'ai réussi ! J'ai ramené un oeuf ! Hé, même un membre des Corvus Aeris n'aurait pas mieux fait !

À présent, la bête s'était calmée - quoiqu'elle attendait toujours devant la cage, fulminant. Nym n'avait plus qu'à se faufiler discrètement entre deux barreaux, les plus éloignés possible de l'animal. Elle déposa l'oeuf par terre, et s'esseya à passer à travers le grillage. Elle n'eut aucun mal à y glisser la tête. Néanmoins son arc, plus large qu'elle même, ne pourrait passer. À moins d'en casser la corde, ce dont il était hors de question. Nym ne pourrait non plus jamais abandonner son arc là. Elle était donc coincée entre sa propre arme et l'animal qu'elle avait volé. Voilà une situation dont il ne valait mieux pas tant s'enorgueillir...

Résignée, elle chercha du regard Javaah. Elle distinguait mal ce qui se passait là-bas, en raison de la poussière dans l'air et des mirages que créait la chaleur. Cependant, pour la première fois depuis le début de leur mission, Nym espéra sincèrement que la petite Mord'th s'en tirerait bien - mais pas sans intérêt pour autant. Elle cria: "Javaaaaaaah ! Oh oh ! Tu pourrais me sortir de là ! Javaah !"

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MessageSujet: Re: Eleveur un jour, éleveur toujours [Quête PV Javaah]   Dim 07 Aoû 2016, 10:34


"Cours vite ! Un, deux ! Un, deux !" Javaah se concentrait sur ses foulées et sur sa respiration, sachant qu'elle n'avait jamais été une grande sportive. Si elle commençait à courir n'importe comment, elle finirait par s'essouffler, à avoir un point de côté, et à ne jamais atteindre l'enclos à temps. Et la blonde ne voulait pas savoir ce qu'il se passerait si elle ne parvenait pas à se mettre à l'abri à temps. Aussi, elle se força à effacer de son esprit l'armée de lézard qui était à ses trousses, et qui se rapprochaient dangereusement. L'enclos n'était plus qu'à quelques pas... Là, elle serait à l'abri... Enfin, c'était sans compter la rapidité des étranges créatures.

L'un d'entre eux, qui en avait visiblement eut assez de ce jeu enfantin, passa à l'action et essaya d'attraper dans sa gueule la boîte en feuille contenant le chocolat. Javaah, sentant un cou de langue sur ses doigts, baissa le regard et cria en reprenant conscience que le troupeau était maintenant à sa hauteur. Ce n'était qu'une question de temps avant qu'ils ne la submergent par leur nombre. Certains l'avaient même dépassé et lui baraient le passage. En s'en apercevant, la mord'th se stoppa net, provoquant un bouchon. Plusieurs monstres lui foncèrent dedans, ne pouvant s'arrêter à temps. Même s'ils n'étaient pas bien grand, les coups portés sur ses jambes la firent tomber à la renverse et, dans sa chute, le chocolat lui échappa des mains, roulant jusque dans l'enclos. Aussitôt, les bestioles oublièrent la propriétaire pour se ruer sur le petit coffret, piétinant le corps de la malheureuse au passage.

Javaah, à moitié agonisante, vit d'un oeil les créatures se battre unes contre les autres, s'arrachant à tour de rôle la boîte métallique de la gueule. Elle resta béate un instant, avant de se rendre compte qu'ils s'étaient tous engouffré dans leur cage... Se ressaisissant, Javaah se remit sur ses pieds et, moitié rampant moitié sautillant, elle se tira jusqu'aux barreaux, puis referma l'enclos, abaissant le loquet sur la barrière. Aussitôt, un sceau se dessina sur leur prison, et un dôme sembla apparaître de nul part, protégeant l'enclos. L'un des animaux sembla s'apercevoir de se changement et essaya de s'enfuir, mais le dôme le repoussa violemment en arrière, lui arrachant un cri. Javaah eut un peu de peine pour la créature, mais après tout, c'était sa mission de les enfermer dans ces enclos...

Dans son dos, elle entendit son prénom retentir. Se retournant, elle aperçut une drôle de scène. Nym, enfermée dans un enclos, et un espèce de cheval ailé avec une tête d'aigle essayant de s'y introduire. N'etait-ce pas sensé être l'inverse, u'elle aurait dû observer ? Probablement. Mais peu importait, l'agent de sécurité vais besoin de son aide ! Et le plus tôt serait le mieux, elle se hâta donc d'aller dans la cabane du vieux fermier. Là, elle se dépêcha d'ôter sa robe et de la remplacer par un tablier et un pantalon en cuir, chaussant également des bottes et se munissant d'un bouclier. Elle ne s'était jamais changé aussi vite de toute sa vie. Fière d'elle, elle sortit affronter le prédateur sans se rendre compte qu'elle avait enfilé le pantalon à l'envers et que ses chaussures étaient dépareillés.

Accroupie, elle se rapprocha un peu de la scène d'action. L'hippogriffe, toujours concentré sur Nym, n'avait malgré tout pas réussi à pénétrer dans l'enclos. La demoiselle était donc pour l'instant à l'abri. Se pouvait-il que le dôme magique se soit également déclenché ? Javaah ne préféra pas y penser. Elle observa leur environnement, attentive aux détails. Comme Nym, elle aperçut le nid. Elle se décida à escalader la falaise à son tour et, se débrouillant pour être aussi discrète que possible, elle finit par atteindre la maison de l'hybride. Là, deux oeufs reposaient en paix. Javaah, ravie, les ramassa avec délicatesse. Il lui fallait désormais redescendre. Elle n'avait pas beaucoup de matériel avec elle mais son bouclier lui suffirait pour en faire une luge. Elle le posa au sol et s'assit dedans, puis, se poussant avec les pieds et les mains, elle glissa jusqu'au pied de la montagne rocheuse, fermant les yeux pour ne pas voir la pente.

Une fois que le bouclier se fut arrêté, elle rouvrit les yeux et se redressa. Elle n'était qu'à quelques pas de la cage. Elle déposa les oeufs sur le bouclier, qu'elle fit glisser jusqu'à sa coéquipière, à l'intérieur de la cage. Puis, essayant de soustraire l'attention de l'aigle de sa partenaire, elle se mit à battre des bras, comme si ceux-ci étaient devenus des ailes, et elle piétina sur place. Puis, essayant d'imiter les cris de la bête, Javaah commença à hurler de toute ses forces : "Cou ! Cou ! Cou ! Croak ! Cou, Croak !" Si ses cris ne l'atteignaient pas, peut être que sa parade nuptiale le ferait ?

La mère, intriguée, redressa le bout de son bec. Devenue particulièrement agressive par la perte de l'un de ses oeufs, elle prit son envol et fonça sur la mord'th. Celle ci, abandonnant ses pitreries, commença à courir autour de l'enclos. Peut être que sa diversion laisserait assez de temps à Nym pour s'échapper ?
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MessageSujet: Re: Eleveur un jour, éleveur toujours [Quête PV Javaah]   Jeu 18 Aoû 2016, 19:51



Voyant la petite Mord’th réagir immédiatement à son appel, Nym fut rassurée. Elle allait la sauver ! Mais finalement, Javaah partit en direction de la demeure de l’homme qu’elles étaient sensées aider. Bon, pourquoi pas, chercher de l’aide n’est pas une mauvaise idée. L’archère attendait, asisse sagement au centre de la cage, prennant son mal en patience. Elle avait passé son enfance enfermée dans une cellule, des barreaux pour seul horizon, les tortures rythmant ses journées. Depuis que sa captivité avait pris fin, voir ses mouvements restreints la rendaient folle. Elle ferma les yeux, souffla un grand coup par les narines, et tâcha de garder son calme.

Au terme de quelques instants, Javaah revînt. Seule, et drôlement accoutrée. Sans se poser plus de questions quant à l’étrange démarche de sa coéquipière, Nym sauta sur ses pieds, en grande hâte d’être libre. La Mord’th marchant droit vers sa prison, elle s’écria : « Ha, t’en as mis du temps. Enfin bon c’est rien du moment que tu ouvres cette fichue… » Elle s’arrêta net. Sa camarade l’ignorait tout bonnement, et au lieu de venir la secourir, elle tourna d’un coup sur sa droite. Quoi ? Que fait-elle encore ?! Nym restait incrédule en la suivant des yeux.

« Hé, mais reviens ! Tu vas où, là ? Hé ho ! HE HO ! » Mais Javaah était déjà trop loin pour l’entendre. Nym l’observait aller chercher les autres œufs. Et puis quoi encore ? Je vaux moins que deux pauvres œufs ?! Va falloir qu’elle révise ses priorités, celle-là ! Et pendant c’temps là, je fais quoi, moi ? À part brûler sous ce soleil comme une vulgaire volaille sur le feu !? Et bin bravo, maintenant on aura de quoi faire trois omelettes et du poulet grillé ! « Javaaaaaah ! Ramène-toi ! Je suis enfermé, MOI ! EN-FER-MEE ! OH ! TU M’ECOUTES AU MOINS ! JAVAAH ! ». Survoltée, Nym faisait les cents pas dans sa cage, maugréait en faisant de grands gestes, s’arrêtant parfois pour hurler sur Javaah. Sans comprendre que sa petite voix ne portait pas aussi loin.

L’hypogriffe, lui, s’était calmé, non sans garder le regard rivé sur Nym. Il s’était assis devant l’entrée de la prison, attendant patiemment de pouvoir dévorer cet insect surexcité aux oreilles pointues, qui lui avait dérobé sa progéniture.

Enfin, Javaah arriva. Nym alla pour ouvrir la bouche, sur le point d’exploser, quand la Mord’th lui glissa son bouclier chargé des deux œufs entre les barreaux. Ce faisant, l’Alfar crut discerner un léger sourire sur le visage de Javaah. Elle s’amuse ? Elle… S’AMUSE ?! Nym aurait pu la tuer sur place. La tête baissée, elle retenait sa respiration pour ne pas hurler sa rage, serrant la mâchoire, et ses joues se pigmentèrent de rouge, puis de pourpre, avant de tourner au bleu. Plus elle passait de temps dans cette cage, plus son angoisse la prenait à la gorge. Malheursement pour Javaah, Nym préférait refouler sa panique en passant ses nerfs sur sa pauvre coéquipière. Entre ses dents, elle siffla « Je… vais… la tuer… » avant de plus pouvoir se contenir : « JAVAAH ! OUVRES-MOI ! ». Alors qu’elle crachait ces mots, Nym releva la tête. Et vit alors ce qui acheva de porter sa folie à son paroxysme : sa coépière se trémoussait, les fesses en arrière, les pieds rentrés, le tout en faisant des sons grotesques.

Nym la regarda se dandiner, béate, la bouche ouverte, oubliant un instant sa colère noire tant l’absurdité de la scène lui coupa le souffle. Tout ceci lui parrût d’autant plus surréaliste que l’hypogriffe se rua sur la jeune fille, faisant fonctionner le stratagème, aussi ridicule fût-il. Javaah se mit à courir autour de la cage, laissant le champ libre à Nym. La liberté, miroitant devant ses yeux, lui fit mettre sa rage de côté. L’Alfar attrapa le bouclier de sa coéquipière et un des œufs, et fondit sur la porte de sa prison sans un mot. Elle attendit le bon moment, puis dès que le monstre lui fut passé devant, elle ouvrit la grille et se précipita dehors. Elle courrut droit devant elle sur une dizaine de pas. Nym cria à l’attention de Javaah qui courrait toujours : « Tiens-toi prête à refermer la cage ! ». Cette fois-ci, elle espérait sincèrement que la jeune fille l’entendît.

L’Alfar soupesa l’œuf dans sa main. Ca ferait l’affaire. Tant pis, cela méritait bien un petit sacrifice. Au moins quelque chose serait mort aujourd’hui. Ca n’étoufferait certainement pas sa soif de sang, mais c’était toujours ça. Nym attendit le parfait instant. Puis elle jeta l’œuf de toutes ses forces. Le projectile vola juste au dessus du bec de l’hypogriffe, avant de passer par la porte de la cage. L’énorme bête se jetta sur sa progéniture pour la sauver, s’engouffrant à sa suite dans la cellule. Trop tard. L’œuf s’écrasa au sol avec un bruit de brisure qui ne pouvait laisser aucun doute quant la survie de bébé monstre…

C’était à Javaah de jouer. Nym se mordit la lèvre en réalisant que si la Mord’th n’enfermait pas assez vite l’hypogriffe, celui-ci démembrerait d’un coup de bec celle qui venait d’assassiner son petit. Oh non pas ça ! Son sang ne fit qu’un tour. Sans attendre de voir si Javaah serait assez rapide ou non, Nym prit ses jambes à son cou en direction de la maison du fermier.


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MessageSujet: Re: Eleveur un jour, éleveur toujours [Quête PV Javaah]   Mer 31 Aoû 2016, 12:14

Le point positif : son plan avait marché et elle ne s'était pas ridiculisé en se dandinant pour rien. Point négatif : Javaah avait désormais une maman hypogriffe très énervée sur le dos. Et ce n'était qu'une question de temps avant que l'oiseau ne lui morde les fesses ou ne plante ses serres dans une partie du corps, dans le but d'en faire de la charpie. La blonde courrait donc à toute allure, dessinant des cercles autour de la cage, tout en sautant, rampant, esquivant les assauts de la créature. Ses poumons lui brûlaient, ses jambes semblaient vouloir se briser, et sa tête lui tournait dangereusement. Jamais elle n'avait autant couru de sa vie mais son instinct de survie la poussait à continuer : si elle s'arrêtait, ne serait-ce que pour regarder par dessus son épaule, elle ne donnait pas cher payé de sa peau.

La blonde fut donc rassurée lorsqu'elle vue sa complice sortir de sa cage, et lorsqu'elle l'entendit donner ses ordres. Se tenir prête à refermer la cage ? Elle avait donc un plan? Soulagée, Javaah ralentit l'allure. Grave erreur, car la mère en profita pour planter ses serres dans son épaule. La prise ne fut pas mortelle, et pas assez précise pour que la demoiselle se retrouve prisonnière des griffes, mais cela suffit à lui arracher un cri de douleur. Desequilibrée, elle tomba à genoux et ferma les yeux, attendant sa mort. Mais l'Hybride se contenta de passer par dessus sa tête, poussant un cri perçant. Javaah, surprise de ne pas avoir été déchiquetée en morceau, releva la tête. L'oiseau s'était engouffré dans sa propre prison. C'était le moment ! Difficilement, Javaah se releva et se rua sur la porte, qu'elle referma en s'appuyant de tout son poids : après un grincement, le métal céda et Javaah pu enfermer l'animal dans sa nouvelle maison. Comme tout à l'heure, un sceau brilla et une bulle enveloppa la cage de métal. L'hypogriffe se jeta contre ses bareau mais la barrière l'empêcha de faucher Javaah d'un coup de patte. La mord'th, préférant ne pas tenter le diable, préféra s'éloigner de quelques pas.

Essoufflée, le demoiselle regarda le travail qu'elles avaient accompli. Ça avait été dur et dangereux, mais grâce à leur travail d'équipe, elles étaient parvenu à enfermer cette créature. Le vieux fermier serait sans doute fier d'elles, et il les récompenserait fortement pour avoir réussi à capturer un si bel animal... C'est ce à quoi pensait la servante de Drejtësi lorsqu'elle se rendit compte que quelque chose clochait... l'animal, au lieu de lutter pour sortir, était retourné au milieu de sa cage et tournait en rond autour d'une étrange flaque visqueuse, poussant des gemissements. Puis finalement, elle fit rouler lun des oeufs qui était au sol jusqu'au bouclier ou était posé un deuxième, et s'allongea autour de ses trésors. Javaah refit le compte dans sa tête : elle en avait descendu deux et elle était persuadé d,avoir aperçu sa collègue en serrer un deuxième contre elle ... Ça en faisait donc trois, et pourtant, l'un manquait à l'appel. En avaient-elles perdu un ? "Boh, de toute façon, on finira bien par le retrouver !" pensa-t-elle en repartant vers la ferme.

Elle vit alors l'enfant qui courrait à toute jambe dans la direction opposée. Javaah explosa de rire en la voyant détaler ainsi comme un lapin. Cette rencontré l'avait-elle tant effrayé ? Mais elle ne rit pas longtemps car sa blessure la rappela à l'ordre. Il fallait qu'elle se soigne avant de continuer à retrouver les animaux. Et puis manger boire un coup ne leur ferait pas de mal. Prenant tout l'air que ses poumons pouvaient aspirer, elle hurla le plus fort possible pour se faire entendre. "Hé Hoooo ! C'est bon, il est enfermé, tu peux revenir !" Javaah regarda un instant autour d'elle. Cet hypogriffe était effectivement enfermé, mais où étaient tous les autres animaux qui devaient vivre ici ? Y'en avait-il d'autres qui avaient fait leur nid aux alentours de leur ancien domicile ? D'autres nids se cachaient-ils par là ? Javaah eut soudain l'impression de sentir des yeux posés sur elle. Elle tourna sur elle même pour vérifier les alentours mais elle ne remarqua rien. Soudain angoissée, Javaah se dépêcha de retourner près de la vieille maison.

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