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 Un œuf et un petit enfant [Quête Solo]

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Miles Köerta
~ Orisha ~ Niveau IV ~

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MessageSujet: Un œuf et un petit enfant [Quête Solo]   Mer 04 Mar 2015, 02:49

Un œuf et un petit enfant
« How to care a new life »
❧ Suite de Sauver le magicien

Nous sommes restés une heure de plus auprès de Jake, qui déversait toujours les larmes de son corps sur le cadavre froid de son jeune frère. Je ne me suis pas senti le cœur à partir tout de suite, tant la détresse de cet homme me faisait pitié, mais lorsque les sanglots se calmèrent, que les idées se placèrent, et que la raison revint d’elle-même, nous nous sommes crus permis de nous éclipser pour le laisser seul. C’était son deuil, pas le nôtre, et quoi que j’en dise, je me sentais de trop dans ce tableau. Cela dit, comme s’il avait senti notre malaise vis-à-vis la situation actuelle, Jake nous laissa filer, sans mot. Toutefois, avant notre départ, le Magicien – ou Sorcier, je ne savais plus vraiment où le situer – nous remercia chaleureusement, comme un au revoir, une permission, passée sous silence, de nous en aller vers notre propre chemin. Mais voir un homme aussi détruit faisait naître en moi une compassion que je n’aurais soupçonné l’existence si je n’aurais pas vécu pareille histoire, et je me sentis, malgré tout, coupable de le laisser tout seul, à son triste sort, le corps inerte de son jeune frère aux creux de ses bras. Pourtant, je ne fis rien pour rester et vice-versa: Jake n’insista pas pour que nous restâmes, Scott et moi. Alors nous firent ce qu’il nous demanda: partir. J’étais quelque peu agité sur le chemin du retour, une agitation incessante qui troublait les réflexions de mon esprit. Je ne savais pas trop pour Scott, l’Élémental qui, à force d’aventure ensemble, était devenu mon ami, mais dans mon cas, cette histoire m’avait, pour le moins, forcé à réfléchir…

Scott et moi avions fait un petit bout de chemin ensemble, échangeant quelques paroles, mais le souvenir des derniers événements minaient notre moral. Perdus, chacun, dans le cours de nos pensées, nous avions préféré un silence quelques fois coupé à la vive conversation. Et c’était mieux ainsi. Parce que je songeais énormément à mon père et à la fin qui s’approchait… Contrairement à Jake, à qui la mort avait brusquement frappé et fauché deux des vies les plus importantes pour lui, j’étais conscient que, si les recherches entreprises par Ardwick n’aboutissaient pas, Père n’allait point tarder à les rejoindre. Mais moi, j’étais conscient de ce fait. Conscient, certes, mais étais-je prêt à le laisser partir? La réponse vint d’elle-même, comme une évidence et je soupirais. Une fois arrivé à Médigo, j’irais faire un petit tour dans le laboratoire d’Ardwick. Malgré l’heure tardive à laquelle je rentrerais, j’étais pourtant certain de le retrouver éveillé, son nez coincé entre deux pages d’un bouquin ou alors la tête rentrée dans un de ses nombreux chaudrons de préparation.

Nous continuâmes de marcher ainsi durant une heure de plus, à travers le froid nocturne des Terres Arides et de son climat inhospitalier, fouetté par les vents qui nous envoyaient du sable et de la poussière dans les yeux. Vainement, nous essayions de nous en cacher, mais un grain incorruptible parvenait toujours à trouver chemin jusqu’à notre visage. À la limite de cette heure, passée à mettre un pied devant l’autre, sans autre pensée que celle qui nous dirigeait toujours vers Jake et ses frères, je m’arrêtais pour faire mes adieux à Scott. Une prochaine fois, je l’espérais, nous ne nous rencontrions pas dans des circonstances aussi agitées que celles qui avaient toujours tracé nos chemins et qui les avaient obligé à se croiser. Une poignée de mains, de maigres sourires, en signe de dernières salutations, assombris, néanmoins, par les événements qui avaient chamboulé notre journée, et puis, chacun de notre côté, nous prirent congé.

Je me retrouvais, depuis, seul dans ce désert craquelé, aride, vierge de toutes vies végétales ou même animales. Vaguement, je sentis un poil se frotter à ma jambe et, sursautant, j’abaissais mon regard vers l’œil rouge et attentif de Kira. Mes traits se détendirent, tandis que je me penchait doucement vers lui pour le prendre dans mes bras – si mon électrocution me paraissait bien loin dans le temps, mon corps, lui, s’en souvenait trop bien et me rappelait que les blessures ne partiront pas immédiatement.

« Aller. On rentre chez nous. Je t’amène dans tes bois et ensuite, je pars. »

Mon compagnon, devenu noir de robe, poussa un glapissement d’approbation, avant que je ne lui gratte l’arrière du crâne. (apparence actuelle de Kira.) Rapidement, je regardais sa propre blessure, soupirant de soulagement en constatant que le travail de Jake portait bien ses fruits. Après cette dernière observation, à lever les yeux vers l’horizon pour voir si je pouvais toujours distinguer la silhouette de Scott dans le crépuscule du soir, je me mis définitivement en route, mes pieds, certes fatigués par cette longue et tumultueuse journée, entraînant le reste de mon corps à leur suite. Jusqu’à ce que, deux heures de marche plus tard, je me rende compte que la traversée me paraissait bien longue… Trop longue. Je stoppais de suite mon rythme, scrutant les voiles de la nuit pour me situer, mais cette plaine desséchée, couverte par les faibles rayons de la Lune, se ressemblait de partout. Difficile de se diriger dans pareille obscurité, et encore plus lorsque nous connaissions à peine la topographie de ce milieu hostile. Je soupirais.

« Bon, Kira, le chemin sera un peu plus long que prévu. »

L’animal ne me prêta aucune attention. Les yeux clos, il dormait à point fermé. Une telle vision m’arracha un bâillement. Moi aussi, le désir de m’étendre au sol et de fermer les yeux m’obnubilait, mais je ne pouvais décemment pas nous laisser tomber ici, au milieu de nulle part pour piquer une sieste. Alors, j’activais ma Vision de l’Aigle, cherchant dans la noirceur un coin paisible, assez confortable pour m’assoupir, le temps de reprendre quelques forces. Puis, si je n’en trouvais pas, la terre sèche ferait l’affaire aussi, mais tant qu’elle soit cachée, camouflée et je-ne-sais-trop-quoi encore, mais tant qu’elle nous protégeait, quoi. Je plissais des yeux lors de ma recherche, forçant ses derniers à percer la nuit. Je tournais sur moi-même plusieurs fois – une dizaine au moins – avant que mon regard ne soit attiré par une lumière, au loin. Je fis un pas, comme pour m’en approcher, mais savait qu’elle devait se situer à des kilomètres de ma position actuelle. Elle était floue, aussi grosse qu’une luciole dans ce noir quasiment absolu, et solitaire aussi. Au début, si j’hésitais à y aller, j’aperçus quelque chose qui me fit rapidement changé d’avis: une maison. Petite construction frêle dans le désert, elle m’offrait un arrière-plan qui me fit comprendre que la lumière que j’apercevais d’aussi loin provenait justement de là. Un sourire fatigué s’étira sur mes lèvres et je forçais mes pauvres jambes, déjà suffisamment épuisées par l’éprouvante journée, à changer de direction. À ce train-là, je n’aurais jamais pu parvenir à Médigo dans la nuit: je venais de mesurer l’immensité de ma fatigue uniquement dans l’immédiat. En plus, j’avais cru être capable de me situer dans l’espace, malgré la noirceur, mais ça n’avait pas été le cas: je me retrouvais perdu de chez perdu. J’espérais que Scott eu plus de chance de son côté, lui.

« Ou qu’il ait un meilleur sens de l’orientation », gloussais-je pour moi-même, avant de reprendre la route.

Et les ronflements de Kira qui n’arrangeaient pas les choses! Sans que je puisse le contrôler, un bâillement franchit de nouveau la barrière de mes lèvres. Misère! J’avais vraiment sommeil!


« Qui va là?! »

Je m’arrêtais subitement, distinguant la silhouette sombre et haute d’un homme. Ce dernier tenait une arme dans ses mains et me faisait face, légèrement penché vers l’avant.

« Ne me forcez pas à répéter une troisième fois: qui va là?! », somma, plus cinglant cette fois, le ton de la voix.

Aussitôt, je m’approchais de lui.

« Bonjour… Euh, mais qu’est-ce que je dis? On est en plein milieu de la nuit. J’veux dire, bonsoir! Je m’appelle Miles et je suis un voyageur qui, ma foi, vient complètement de se perdre!

- En quoi cela me concerne?

- Je te demande uniquement le logis pour cette nuit. Demain, je m’en irai vite fait bien fait. Seulement, je suis fatigué et je viens de passer une journée, pour le moins, assez éprouvante. »

L’homme, du haut des escaliers, me jaugea comme pour m’examiner, et je me prêtais à cette fouille visuelle sans broncher, malgré les deux perles argentés qui me rendaient – n’ayons pas peur de l’avouer – qui me rendaient, donc, assez agité. À moins que ce soit l’impatience de vouloir me coucher rapidement qui me mettait si énervé.

« Miles, c’est bien ça? »

Sa question me retira brusquement de mes pensées et j’acquiesçais rapidement d’un signe de la tête, me forçant à réprimer le bâillement que je sentais naître au fond de ma gorge.

« Je désire simplement me coucher rapidement…

- Tu ne me parais pas très dangereux… »

Cette remarque, au lieu de me piquer au vif, me fit rire de bon cœur. C’était bien la dernière des choses que je voulais, paraître dangereux, alors que je réclamais le logis chez de parfaits inconnus. Super, la première impression, quoi! Le jeune homme devant moi baissa finalement son arme et se poussa lentement sur le côté, non sans détacher ses yeux de ma personne, alors que je pris ce signe comme une invitation à monter et à entrer dans la maison. Il restait méfiant toutefois, et je le comprenais, mais ne m’y attarda pas le moins du monde. L’appel de Morphée était plus puissant et je le suivis, le pas traînant et lourd, au cœur de l’habitation.  

« Prends ce sofa. Ce n’est pas ce qu’il y a de plus confortable au monde, mais c’est déjà mieux que de dormir par terre.

- Je m’en suffirais amplement, ne t’en fais pas… »

Fatigué, je me couchais sur le mobilier de manière à pouvoir garder, contre moi, Kira le dormeur sans l’écraser. Il gigota un peu, mais rien ne me révéla qu’il venait de se réveiller. Tant mieux. À mon tour, je fermais les yeux.

« Et une dernière chose… »

Le jeune garçon se tut subitement, lorsqu’il perçut, distinctement, mon souffle régulier traverser les pans de mes lèvres. Ça n’avait pas été bien long avant que je m’évanouisse dans le monde des rêves. Le jeune garçon contourna le sofa, et se mit à m’observer. Méfiant, il se demandait s’il avait bien fait d’accepter cet étranger dans une maison qui ne lui appartenait pas, mais ses principes l’avaient empêché de lui refuser sa demande. En plus, la nuit, lorsque les Terres Arides revêtaient les voiles noirâtres du soir, la chaleur disparaissait des plaines et la température avait tendance à dégringoler assez rapidement. Le jeune homme soupira.

« Bon, je le garderais aussi à l’œil, dans ce cas… »

Il en avait déjà beaucoup à faire avec la petite, qui roupillait comme un bébé à l’étage, mais ce gars, s’il ne présentait véritablement aucun danger, ne serait donc pas un problème. Lui jetant un dernier regard, il attacha, plus fermement, les tissus de sa cape et sortit de l’habitacle chaleureux. Évidemment, il n’oublia pas de garder un petit entrebâillement à la porte d’entrée, histoire de pouvoir, justement, garder un œil sur leur invité surprise.


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MessageSujet: Re: Un œuf et un petit enfant [Quête Solo]   Mer 04 Mar 2015, 02:50

Un œuf et un petit enfant
« How to care a new life »

J’hésitais à trouver une réponse à ma question: était-ce le rayonnement surpuissant du soleil contre mes paupières qui me réveilla, la chaleur subite des lieux, après avoir passé toute une nuit dans la fraîcheur de la maisonnée, ou bien les bruits de bouche incessants que j’écoutais, avec patience, depuis quelques minutes et qui, à présent, m’irritaient diablement? En tout cas, cela ne changeait pas le fait qu’en me réveillant, j’eus droit à une vision des plus cauchemardesques de ma vie. Aussitôt, mes yeux s’écarquillèrent, alors que ma bouche laissa échapper une exclamation de surprise.

« BONJOUR, MONSIEUR!

- OH put*i*!! »

Qu’est-ce que c’était que ça?! Devant mon visage, une tête ronde et rosée me fixait avec de profonds et d’énormes yeux de la couleur de l’acier, qui avalait l’entièreté de ma vision, tant l’enfant se trouvait proche de ma face. Quelques secondes plus tard, des pas accouraient dans notre direction.

« Que se passe-t-il?! »

Si elle était beaucoup plus énervée que celle d’hier, je reconnus aussitôt la voix du jeune homme d’hier. Mais se préoccupant à peine de lui, la petite fille que je distinguais un peu mieux, à présent qu’elle venait de se reculer de quelques pas, souriait de toutes ses dents.

« Je vous ai fait peur, monsieur?

- Ou… Oui. Je ne m’attendais pas à me réveiller avec le visage de quelqu’un devant moi…, dis-je en me frottant rapidement le visage, m’assoyant, cette fois, sur le bord du sofa.

- Je suis désolé, monsieur, mais je voulais seulement vous demandez s’il était à vous… »

Mes sourcils formèrent un arc alors que je relevais la tête pour regarder ce que me tendait la petite fille. Entretemps, le jeune homme d’hier s’approchait de nouveau, rengainant son arme, la menace qu’il s’était imaginé n’étant vraiment qu’une simple imagination. Mais mon regard, au lieu de s’attarder quelques instants sur lui, rencontra aussitôt les yeux rouges de Kira, qui, d’un éblouissant sourire, glapit de contentement. Je souris à mon tour, attrapant le renard dans mes bras.

« Oui, il m’appartient…

- Et il s’appelle comment, monsieur?

- Kira. Et je m’appelle Miles, histoire qu’on arrête le « Monsieur», tu veux bien?

- D’accord, M. Miles! »

… Décidément, elle écoutait uniquement d’une oreille? Le garçon, toujours debout, vint alors me soustraire du regard perçant de la gamine en déposant sa main sur son épaule et attirant, de ce fait, son attention.

« Tu devrais laisser l’invité tranquille. Pourquoi tu n’irais pas voir comment se porte ton œuf? »

Presque instantanément, le visage de la fillette s’illumina et elle poussa un cri de joie, se précipitant à toute vitesse dans la maison, si vite, que je la perdis rapidement de vue, alors qu’elle passa derrière une extension du mur. Après quoi, je me tournais vers le garçon.

« Merci pour ce que tu as fait, cette nuit. J’étais crevé.

- À la vitesse à laquelle tu t’es endormi, je m’en suis aperçu. Alors… Tu nous quittes aujourd’hui? »

J’hochais vigoureusement de la tête, me levant aussitôt.

« En effet! D’ailleurs, je vais partir de ce pas! Ma route sera plus facile, maintenant qu’il fait jour et qu’on est en pleine forme, pas vrai, boule de poils? »

L’animal noir approuva en se jetant au sol, atterrissant adroitement sur ses quatre pattes. La blessure d’hier ne semblait plus du tout le gêner. Une chance… Même moi, les douleurs me semblaient quasiment disparues. Je sentais toujours une vive brûlure à mes bras et dans le bas de mon dos, mais rien d’alarmant en soi. Le jeune garçon ne dit rien et finit par me guider jusqu’à la porte de la maison.

« QUOI? M. Miles et Kira partent déjà?»

D’un seul bloc, nous nous retournâmes vers la fillette, qui venait de réapparaître, un énorme œuf entre les mains.

« Oui, ils doivent partir, malheureusement. Alors dit leur au revoir.

- Mais ils n’ont même pas vu mon œuf! »

Elle le tendit fièrement devant elle, tout en s’approchant. Mais au lieu de présenter son trésor aux deux adultes devant elle, elle s’abaissa plutôt pour mettre l’œuf sous le museau de Kira.

« T’as vu mon œuf? Hein, tu l’as vu? Il est beau, hein? En plus, il va y avoir un bébé qui va sortir de l’œuf! Je ne sais pas trop ce que ça sera, mais je vais le donner à ma maman! Tu vois, elle est beaucoup malade et j’ai pensé que le lui offrir serait un beau cadeau. T’en pense quoi? »

Malgré son énergie et sa bonne humeur contagieuse, qui faisait naître des sourires sur nos visages, je la trouvais un peu niais. Elle parlait à Kira comme si elle s’attendait à ce qu’il lui réponde. Le renard, au contraire, dévorait l’œuf des yeux. Il devait sûrement se demander comment il pourrait le casser pour manger ce qu’il y avait à l’intérieur.

« C’est un très beau cadeau. Je suis sûr que ta mère sera ravie d’apprendre ce que tu as fait pour elle. »

Le regard de la petite fille se détacha enfin de mon compagnon et elle se releva pour me faire face. Toujours, j’y voyais perler son enthousiasme insatiable.

« J’ai hâte que l’œuf éclot! Et maman qui va revenir dans quelques jours! J’aimerais qu’elle puisse voir son cadeau dès qu’elle rentrera…

- Oui, c’est sûr. Mais là, il faut laisser notre invité partir. Il a une longue route à faire.

- Mais il peut rester ici encore un peu, non? Peut-être qu’il sait comment faire pour que l’œuf éclot! Dîtes, M. Miles, vous savez le faire, hein? »

Je sentis comme plusieurs regards se poser sur ma pomme et je les fixais, tour à tour. Finalement, au lieu de devoir supporter le regard pressé du jeune homme, je me tournais plutôt vers la gamine et allongea mes bras pour prendre son œuf. Elle me l’offrit volontiers.

« Je vais voir ce que je peux faire… »

La petite fille tourna son visage vers l’autre garçon, lequel elle gratifia d’un grand sourire victorieux avant de se concentrer, de nouveau, sur moi. De mes doigts, je tâtais délicatement la coquille de l’œuf. Je n’avais pas vraiment d’expérience dans ce domaine, mais je connaissais certaines bases qui, peut-être, pourraient l’aider à faire éclore son œuf.

« Tu l’as bien réchauffé?

- À tous les jours, M. Miles! »

J’opinais du chef, continuant mon observation. Aucune fissure ne se trouvait sur la surface de la coquille et cette dernière ne me paraissait pas trop mince, ce qui était une bonne chose. L’animal qui sortirait de cet œuf aura donc moins de chance d’être le porteur, voire être atteint, d’une maladie.

« Et tu t'en occupes depuis combien de temps?

- Euh… Un mois à peu près. »

Je souris, lui redonnant l’œuf.

« Un mois? C’est très bien! Alors, il ne devrait pas tarder à éclore dans les jours à venir. Fais-moi confiance. »

- Vraiment? OH! CHIC! C’EST PARFAIT! »

Elle sautillait de joie, tant cette perspective la comblait de bonheur. Emportant l’œuf dans sa danse, elle se mit à chantonner, pour ne pas dire à hurler, que son œuf éclora bientôt, que son œuf éclora bientôt, en boucle, sans interruption. Mon visage se fendit d’un sourire à la vue de toute cette énergie.

« Elle est adorable, ta petite sœur.

- Ce n’est pas ma petite sœur.

- Ah oui?, m’exclamais-je d’une voix surprise.

- J’ai été engagé par sa mère, le temps de son absence, pour veiller sur elle. Elle est quelque peu… »

Cherchait-il un mot en particulier ou hésitait-il à compléter le fond de sa pensée?

« Naïve? »

Le regard qu’il me lança me fit comprendre que c’était ma deuxième hypothèse qui se révélait être la bonne. Il me gratifia d’un sourire moqueur et je lui répondis par un haussement des épaules. C’était une enfant après tout. Enfin, qui l’aurait cru? Il se ressemblait, pourtant, peut-être pas comme frère et sœur, comme je l’avais songé au tout début, mais suffisamment pour me faire penser qu’ils appartenaient peut-être à la même famille. Surprenant de constater que ce n’était pas le cas. Tous deux arboraient des cheveux cendrés, comme s’ils hésitaient entre le noir et le gris. Puis leurs yeux, s’ils étaient plus foncés pour le jeune homme, possédaient le même coloris: un gris d’argent qui laissait passer quelques reflets bleutés. Puis, je leur trouvais une certaine ressemblance au niveau du visage, malgré l’air sévère dont se maquillait le jeune homme, et qui le faisait paraître beaucoup plus amer et dur que la gamine.

Justement, après sa petite danse, la fillette coinça son œuf sous son bras avant de m’attraper le poignet grâce au second.

« Venez M. Miles! Je vais vous montrer mon nid! »

Et sans rien comprendre à ce qui venait de se produire, je me laissais entraîner dans la course de la petite fille, Kira à nos talons, qui se mettait à glapir fiévreusement, croyant qu’il s’agissait là d’un jeu… Ou bien, il se préoccupait de son futur-mais-impossible repas.

« Bonne chance, M. Miles! »

Je me retournais vivement, lui lançant un regard foudroyant.

« Rah! La ferme!

- Quoi?

- Euh…! Non, non! Je ne m’adressais pas à toi.

- Ça va alors! Mais la prochaine fois, fais plus attention, me corrigea-t-elle en me faisant les gros yeux. Maman n’aime pas les gros mots.

Oui, oui. Je ferais plus attention, c’est promis… »

Sérieusement? Je me faisais gronder par une gamine qui ne devait même pas faire la moitié de mon âge? Mais je ne pouvais pas répliquer autrement, bon sang. C’était une fillette… Et le rire de l’autre type, que j’entendais glousser de l’autre côté de la maison! Diable! Lui, par contre, n’était en rien une fillette…

●●●●●

« Tu vois? Je le couve de cette façon et… TADAM!! »

Mécaniquement, un sourire fit chemin sur mon visage, sans plus que je sois obligé de me forcer, tant l’action était devenu un automatisme. Je l’écoutais raconter ses histoires d’une oreille distraite, pas que c’était nul ou bien ennuyant, mais elle en avait tellement que je m’y perdais facilement. Du coup, je me prêtais plutôt à l’observation de Kira en train de baver devant l’œuf, de Kira en train de jouer avec une petite boule de poussière, de Kira, encore, qui s’étirait pour réchauffer son poil et, de temps en temps, mon regard se perdait sur la petite plaine aux alentours, à la recherche de l’autre garçon. Il faisait quelques tours, l’arme dans le fourreau, et nous apportait des verres d’eau, avec un sourire espiègle, lorsque le soleil commençait à taper fort au-dessus de nos têtes. Une fois, je prétextais l’envie de remplir nos verres par moi-même pour filer à l’intérieur de la maison et me défaire, ainsi, pour quelques minutes, du bavardage incessant de la fillette.

« Mais c’est un vrai moulin à paroles, par Antarès!

- Imagine dans quel état je suis, alors que je dois endurer ces bavardages depuis plus de deux semaines. »

Je me retournais en direction du garçon, qui venait de s’approcher. Tous les deux, nous commençâmes à regarder la petite fille dehors, qui contemplait, avec un immense sourire, son précieux trésor.


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MessageSujet: Re: Un œuf et un petit enfant [Quête Solo]   Mer 04 Mar 2015, 05:45

Un œuf et un petit enfant
« How to care a new life »

« Je ne sais pas pour toi, mais elle me fait de la peine tout de même…

- Qu’est-ce que tu veux dire? », me questionna le jeune homme en me portant un regard interrogateur.

Je portais mon verre d’eau à mes lèvres, continuant de fixer la petite fille qui, à présent, s’amusait à embêter un Kira grognon. L’animal n’était pas très habitué à ce genre de chaleur, mais la fillette ne reculait devant rien pour l’attraper et semblait énormément s’amuser.

« Sa mère est malade, donc cette dernière n’a pas forcément le temps ou la force nécessaire pour s’occuper de sa fille à temps plein. Ensuite, je ne crois pas qu’elle ait beaucoup de voisins dans un coin aussi paumé que le sien. »

Quelques secondes s’écoulèrent, tandis qu’un silence, envahi par la chaleur des lieux, se fit. Puis, le garçon reporta son attention sur la gamine.

« Elle a besoin d’attention…

- En gros, c’est ça. Elle a besoin d’être entourée. Ne pas se sentir trop seule…

- Eh M. Miles! Ils arrivent nos verres d’eau? Kira aussi a soif! »

J’exhalais un soupir, mais souris par la suite, attrapant le verre que je venais de remplir pour elle.

« Ouais, j’arrive! »

Je me retournais prestement vers le jeune homme.

« Souhaite-moi bonne chance! Elle va encore me rabâcher les oreilles avec l’histoire de son poisson rouge…

- C’est à ton tour maintenant. J’ai suffisamment pâtis ces derniers jours. Moi, je retourne à ma ronde. »

Malgré l’air qu’il arborait, l’ombre d’un sourire se profila sur ses lèvres avant qu’il ne me tourne le dos et se dirige vers la porte avant, tandis que de mon côté, je prenais l’entrée arrière pour rejoindre la petite fille. Me penchant à sa hauteur, je lui tendis son verre d’eau. Elle en but quelques gorgés, de minuscules gorgés, avant de montrer le verre à Kira. Ce dernier, ne comprenant pas trop ce qu’elle voulait faire à nouveau, pris peur un instant, mais remarquant le liquide contenu dans le verre, il tira sa langue, volontiers, laissant la gamine faire glisser l’eau jusqu’à sa bouche. M’assoyant à même le sol desséché, je me mis à observer l’œuf.

« Est-ce que tu sais comment tu vas t’occuper de ce bébé, une fois que l’œuf aura éclot? »

La fillette tourna son regard dans ma direction et ses sourcils se froncèrent. Je compris qu’elle n’en avait pas la moindre idée. En effet, comme je le soupçonnais.

« Et vous, M. Miles? Vous allez m’apprendre comment m’occuper du cadeau à maman quand il sera sorti de son œuf?

- Oui, mais à une condition. »

Laissant son verre au sol, au bon vouloir de Kira, qui s’attaquait déjà au rebord ruisselant de la vaisselle pour le lécher, la gamine pivota intégralement vers moi, toute ouïe.

« Quelle condition, M. Miles?

- Si tu arrêtes de m’appeler « Monsieur », je consens à t’apprendre certains trucs qui pourront t’être utile pour ton animal.

- Et c’est tout? Vraiment tout? »

J’acquiesçais de la tête, affichant un grand sourire.

« Oui, vraiment tout. »

Son regard d’acier se mit à scintiller et elle croisa ses jambes, prête à écouter ce que j’avais à lui dire.

« Plus de « Monsieur » qui tienne, on est d’accord?

- Parfaitement, Miles!

- Bien! Alors je peux commencer à t’expliquer… »

Pour cette occasion, je demandais la collaboration totale de Kira, même si ce dernier ne comprendrait pas pourquoi on se mettrait à le tripoter comme une poupée, mais il fallait bien que la petite fille sache comment s’y prendre. Élever un animal n’était pas une chose aisée. Il fallait du temps, de la patience, et bon, moi j’avais assez de chance, étant donné que l’unique animal que je possédais restait dans sa forêt, alors je n’avais pas à me préoccuper de ses excréments, du comment je pouvais le nourrir, étant donné qu’il le faisait facilement tout seul. Seulement, ce n’était pas tous les animaux qui se montraient aussi indépendants et, simplement en regardant comment se comportant cette enfant, je me disais que l’animal finira bien assez tôt cajolé de tout bord et de tout côté. Je lui montrais comment il fallait prendre un animal dans ses bras, sans que ce dernier puisse risquer de la blesser ou de se sentir inconfortable. Pour cet exercice, Kira faillit la mordre deux fois, et les tentatives de fuite de l’animal devaient s'élever au triple. Elle n’était pas vraiment douée et son agitation perpétuel n’arrangeait pas les choses, mais au fur et à mesure qu’elle saisissait certaines choses, certaines bases du comportement que nous devions avoir en présence d’un animal qui ne nous connaissait ni d’Adam ni d’Ève, elle se calma. Étrangement, elle pouvait devenir consciencieuse lorsqu’elle le souhaitait et fermer sa bouche pour se concentrer encore plus. Croisant les bras, au énième essai, je lui adressais un sourire lorsque je remarquais l’amélioration.

« C’est bien. Mais fais attention à la queue! Tu pourrais lui faire mal.

- Oups! Désolé, Kira! »

Elle rectifia aussitôt sa position, amenant plutôt son bras sous le derrière de l’animal, pour le soutenir.

« Par-fait! Bon, maintenant, deuxième leçon!

- Oui, chef! »

Heureux de pouvoir s’extirper de ses bras, Kira fila in extremis dans l’enceinte de la maison. Comme il partait en coup de vent, nous éclatâmes de rire à sa fuite précipitée. On aurait dit qu’il tentait d’échapper à l’Impératrice Démoniaque en personne! Décidément, il n’avait VRAIMENT pas aimé l’expérience, contrairement à la fillette, dont je pouvais voir les yeux briller de contentement.

Ensuite, je passais au sujet de l’alimentation. Je ne me serais pas étonné de la voir refiler à son animal un peu n’importe quoi. Donc, puisque je l’informais, autant l’informer de tout et bien. Le truc classique du je-lui-donne-les-restes-de-mon-assiette n’était pas conseillé, mais bon, un morceau de salade ou de la viande sèche de temps en temps de lui ne ferait pas de mal non plus. Même moi, j’offrais, à certaines occasions, des biscuits secs à Kira et il était toujours ravi de me voir lui en donner. Il n’était pas mort de diabète pour autant – et encore, ça pouvait choper ce genre de trucs, les animaux? En tout cas, l’histoire du diabète la fit bien rire.

« Non! Je ne crois pas que les animaux puissent en souffrir. »

Par la suite, je lui expliquais ce que je connaissais des soins qu’elle devrait apporter à son animal. N’étant pas moi-même vétérinaire, je ne pouvais la conseiller que grossièrement, mais au moins, ça avait le mérite de l’intéresser. Même que, il ne l’avouera jamais, mais le garçon nous écoutait d’une oreille. Il n’en montrait rien, certes, et nierait les faits si je venais à l’inviter à notre petite conversation, mais le fait est que, du coin de l’œil, je parvenais à capter certains des regards qu’il lançait à notre adresse. Je me penchais vers la gamine, tout à coup, lui faisant part de mes observations, et aussitôt, elle se mit à regarder le jeune homme d’un air narquois.

« Pourquoi tu ne viendrais pas nous rejoindre? »

Pris sur le fait, il se détourna, comme prévu.

« Très peu pour moi. Je retourne à ma ronde. »

Et il disparut. Simultanément, la gamine et moi-même roulions les yeux, s’adressant un sourire complice.

« Mais oui, c’est ça. »
« Mais oui, c’est ça », nous exclamais-je en même temps, avant d’éclater de rire.

Ainsi, je lui fis par de mes quelques connaissances en la matière durant plus de deux heures. Mes fesses commençaient à me faire souffrir, à force de rester assis de cette manière contre le sol, en plus du bas de mon dos. Mais je ne grimaçais pas devant la fillette, qui, comblée de joie, commençait déjà à résumer les leçons d’une voix haute et forte. Prenant ce temps pour défaire mon corps de cette posture, je me couchais contre le sol et poussais un profond soupir de bien-être. Mais à peine j’eus le temps de fermer les yeux, d’écouter d’une oreille distraite les propos de la petite fille, que mon attention fut soudainement dirigé vers l’œuf. Je me redressais brusquement, réussissant même à prendre la gamine par surprise, qui suivit mon regard. Aussitôt, les perles dans ses yeux se mirent à reluirent de mille éclats.

« L’œuf… Il… IL ÉCLOT! »

Elle hurla de joie, se levant tout en tendant fièrement ses bras vers le ciel. Je fermais les yeux et me mis à compter dans ma tête. 3… 2… 1…

« Qu’est-ce qui se passe?! »

Bingo! Comme je le pensais. Sans attendre, la petite fille se lança sur le jeune homme, lui agrippant le bras pour l’inciter à la suivre.

« C’est mon oeuf! Regarde! Il bouge tout seul! Il va éclore! »

Tous trois, en excluant Kira, qui, de l’embrasure de la porte, observait l’œuf la salive aux babines, contemplèrent les petites secousses qui agitaient la coquille. Distinctement, on pouvait entendre le toc, toc, toc, qui m’avait incité à me redresser pour voir ce qui se passait. Les minutes passèrent, sans qu’aucun animal, pourtant, ne sorte de la coquille. L’impatience se faisait ressentir et nous nous assirent devant l’œuf, attentifs. Jusqu’à ce qu’une première patte n’en sorte, gluante et collante. La gamine retenait son souffle. Vraisemblablement, ce n’était pas un oiseau… Mais c’était également trop petit pour que ce soit un espèce de dragon, ou de griffon ou de je-ne-sais-quelle-bestiole-encore.

« Qu’est-ce que c’est, d’après vous?

- Aucune idée, me répondit le jeune homme, concentré sur la progression de la petite bête.

- Pas la moindre », renchérit la fillette.

Dans un silence quasi religieux, nous observions durant de longues minutes la bataille acharnée de la petite bestiole contre la coquille qui le retenait prisonnier. C’est seulement après plus d’une heure que l’animal parvint à sortir de son œuf. Et quel animal, je vous dis! La surprise se peignit sur nos traits, tandis que la petite boule de poils roulait maladroitement à l’intérieur du nid confectionné par la petite fille.

Minuscule. Elle était minuscule. Aussi grosse que mon poing, cette petite bête. Rien à voir avec l’œuf gigantesque dans lequel elle s’était développée. Bouches ébahies, nous fixions avec étonnement la bestiole qui tentait de se mettre sur ses quatre pattes. Nous étions tous paralysés, comme si le temps s’était brusquement arrêté. Jusqu’au moment où, encore une fois, comme à son habitude, la fillette brisa le silence qui planait au-dessus de nos têtes.

« Il… Il… IL EST TROP MIGNON!!! »

Précipitamment, elle prit délicatement la petite boule de poils dans ses mains et se mit à lui caresser le crâne à l’aide de son doigt.

« Eh… Salut mon petit… Coucou… Tu es enfin parmi nous. Regarde. Ça, c’est Miles, dit-elle en tournant l’animal de mon côté. Lui, a l’air toujours grincheux, c’est Friedrick, mais j’aime l’appeller Fridou, reprit-elle en pivotant, cette fois, le visage du petit animal vers le garçon. Ce dernier semblait si concentré par la bête qu’il ne relevait même pas le surnom ridicule que la fille l’avait affublé. Et moi, c’est Sacha. Ravi de te rencontrer! »

●●●●●

Friedrick me permit de rester une nuit de plus – surtout à cause de l’insistance de Sacha – et nous l’avons intégralement passée à contempler la petite bestiole, affectueusement surnommée Koro par les soins de la fillette. À croire que le voir se dandiner maladroitement sur ses quatre pattes était une véritable attraction touristique. Mais nous avions bien dû partir nous coucher et, étant donné que Friedrick avait passé une nuit blanche à surveiller la maison, je me portais garant de sa tâche pour cette nuit, au grand plaisir du jeune homme. Et le lendemain, ce fut la première fois que je vis la petite fille pleurer…

Nous prenant tous par surprise, elle revint de ses examens bien plus tôt que prévu...
Lorsque sa mère s’engouffra dans la maison, Sacha ne put que rester paralysée quelques secondes avant de sauter dans les bras de sa mère. Elle laissait court libre à ses larmes, qui dégringolaient de ses joues sans plus aucune retenue, alors que le soulagement de voir sa mère rentrée saine et sauve lui apaisait le cœur. En retrait, Friedrick, Kira et moi-mêmes observions les retrouvailles avec un petit sourire en coin, ravis de les voir de nouveau réunies. Et ce n’est pas tout. Maintenant, elles accueillaient un petit nouveau dans leur famille. Profondément touchée par l’attention de sa fille, la jeune mère l’embrassa sur les deux joues avant de la serrer très fort dans ses bras. Après quoi, ses yeux se levèrent dans notre direction, et elle sourit.

« Merci infiniment tous les deux! Je vous suis si reconnaissante…

- Ce n’est rien, madame. Ce fut un véritable plaisir de veiller à la santé de votre fille.

- Et puis, comment s’ennuyer avec une boule d’énergie pareille?

- C’est vrai… », murmura-t-elle finalement, en couvant sa fille d’un regard rempli d’amour.

La fillette et sa mère profitaient amplement de ses retrouvailles tant attendues, et bientôt, Friedrick et moi commençâmes à se jeter des regards en coin.

« Nous vous excusons, mais je crois qu’il est temps de partir, à présent.

- ATTENDEZ! »

Sacha se détacha lentement de sa mère pour se retourner vers nous et nous regarder droit dans les yeux. Puis, poussée par je-ne-sais quelle aile divine, elle se jeta sur nous et, de ses petits bras, entoura nos jambes – parce qu’elle était trop petite pour atteindre notre taille o/

« Merci tous les deux! Merci pour tout! Grâce à vous je… je me suis sentis moins seule! », dit-elle en nous gratifiant d’un énorme sourire.

Nous lui rendirent son câlin, le sourire aux lèvres. Même Friedrick, tient, histoire de montrer qu'il s'était tout de même fortement attaché à la gamine.

Quelques minutes plus tard, la porte d’entrée s’ouvraient devant nous pour nous laisser partir.

« Si vous passez dans le coin, un de ces jours, venez me voir!

- Promis, Sacha! »

Du perron, elles nous saluèrent, alors que nous nous mîmes en route.

« Alors, est-ce que nos chemins se sépareront en cours de route, nous aussi?

- Je ne sais pas… Tu t’en vas où? »

- À Médigo!

- Super… Moi aussi! »


~ END ~


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