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 La venu de la Bête... | PV: Léto [-18]

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Aëran
~ Alfar ~ Niveau IV ~

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MessageSujet: Re: La venu de la Bête... | PV: Léto [-18]   Jeu 03 Sep 2015, 13:54


Mon regard se perdait dans la nuit, les arbres ne laissaient pas percer la lune, et je devais plisser les yeux pour espérer apercevoir quelque chose. La bête avait l’air calme et apaisée, je ne la ressentais pas à cet instant, mais je savais qu’elle était là, quelques parts en moi, attendant son heure. Je ne savais pas quel était son but, si elle en avait un du moins, elle détruisait tout, voulait tout dévorer, blesser le monde en un seul coup… elle compromettait mes envies, mes pensées, prenant place petit à petit pour pouvoir me submerger et m’envahir entièrement. Elle était ma survie, mais aussi cette vague d’insoumission dont je pouvais faire preuve, alors que mon autre côté se laissait choir au sol, battre, et humilier. Seules les Aetheri savent où je serai aujourd’hui sans elle… et je n’avais pas envie de le savoir, ni même de l’imaginer.

Je sentis Léto s’approcher, et je me laissais prendre dans les bras. Soufflant, je me rendis compte que le serpent c’était éveillé à son contact, guettant qui touchait à son habitacle, sifflant tout au fond de mon corps, et je me défis de son étreinte. M’éloignant d’elle, je m’allongeai près de Mozaga, caressant ses cheveux un instant. J’étais à présent capable de ressentir les émotions de ma bête, même si celle-ci s’entre lassaient aux miennes. Mes yeux se fermèrent pour ne s’ouvrir qu’une heure plus tard. Me levant, je réveillai ma fille, enroulait en boule : « On doit y aller maintenant. » Fis-je simplement.

La route fut compliquée, la fatigue nous assiégeant plus que coutume. Je portais Mozaga qui avait refusé de marcher, dormant à présent dans mes bras. Mes jambes souffraient à ne plus vouloir avancer, mes pieds me lançaient, mon dos était épuisé, mais je faisais mine que tout allait bien, que rien ne me gênait. Je serai un peu plus Mozaga, à huit ans, elle était si faible, habitué à ne pas se battre pour sa survie… arrivé à Drosera, tout cela allait changer, j’allais devoir lui apprendre les principes de sa race, à survivre parmi les attaques invisibles de ses compères. Mes pensées filèrent comme le vent à la vue de Mégido, et Mozaga se réveilla, voulant enfin marcher jusqu’à sa nouvelle maison.

Arrivé, je croisai les yeux de Thémis, lui faisant signe de la tête, bien trop fatigué pour dire quoi que ce soit. M’asseyant, je vis Mozaga s’approcher de Léto, tendant les bras vers elle en se frottant les yeux : « C’est ici ma nouvelle maison ? » Je souris, et répondis à sa question : « Nous retournerons à Drosera bientôt, quand nous nous serons remis de tout ça… Si tu accepte de nous accueillir chez toi, bien sûre » Mon regard se dirigeait vers Léto, elle savait surement que je ne resterais pas, que mon peuple était important : « Nous aurons tout le temps de parler de ce qui s’est passé. » Je ne sais si j’en avais vraiment envie, qu’y avait-il à dire d’ailleurs ? Mais je n’oubliais pas qu’elle avait été torturée, et qu’elle pouvait en être traumatisée, que peut-être elle avait envie d’en parler ? Qui sait  ce qui pouvait se passer dans sa tête.

Mozaga s’allongea où elle pouvait, bâillant à mainte reprise avant de fermer les yeux et de s’endormir. Je m’approchais de ma compagne, un peu en boitant dû à la longue marche, avant de chuchoter : « Tu voulais une famille ? En voilà une… » Je lui souris, jouant de mes doigts dans ses cheveux. Je n’étais pas prêt à ça, je n’avais pas la fibre paternelle, et même si mes gestes étaient trompeurs, ils n’en restaient pas moins mécaniques. Mes craintes étaient pourtant ailleurs, car Léto ne se satisferait pas d’une enfant qui ne venait pas d’elle. « C’est une Alfar, il est normal qu’elles reviennent à Drosera… même si je crains qu’elle soit trop faible pour s’y sentir à son aise. Je ne sais pas si j’en serais capable… de devenir père sans y avoir été préparé, je ne connais rien en matière d’éducation non plus… nous verrons bien ce que cela donnera, je suppose. » Sur ces mots, je laissai glisser sa mèche, la laissant retomber. Je m’assis près d’une table, fermant les yeux en me massant la tête : « Pour… pour ce qui m’habite, je tenterai de la contrôler au maximum, de ne pas me laisser envahir. » Je ne pouvais rien dire d’autre, puisque je ne savais rien d’elle… mais à l’avenir, je devais apprendre à la ressentir, et à la maîtriser, au risque qu’elle ne me dévore et avale tous ceux que j’aime.  

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Léto
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MessageSujet: Re: La venu de la Bête... | PV: Léto [-18]   Jeu 03 Sep 2015, 15:52

La façade familière, le visage des gardes à l'entrée, la crinière immaculée de la mord'th… Léto était définitivement de retour à la maison, enfin. Elle faillit s'écrouler lamentablement juste après avoir franchi la porte, mais se retint de faire quoique ce soit qui puisse entraîner les alfars dans sa chute. Elle lâcha successivement Mozaga puis Aëran, Thémis les observa un à un, sidérée par leur état. Durant tout ce temps, elle n'avait été aucunement inquiète, après tout ce devait juste être quelques temps que devait passer Léto auprès de son amant. Néanmoins, elle n'était pas aveugle au point de ne pas remarquer qu'ils avaient vécu une mésaventure : le regard vitreux de l'orisha, les blessures recousues de l'alfar, la présence d'une petite fille inconnue au bataillon… La mord'th aurait pu rester plantée là si Léto ne l'avait pas supplié le strict nécessaire. Elle échangea un bref regard avec Aëran avant de se précipiter pour rapporter tout ça.

Chacun prit son aise dans cet abri beaucoup plus confortable que le précédent. La blonde resta debout, elle avait encore les nerfs à vif et avait l'impression que son corps ne se relèverait plus si elle s'asseyait ou se couchait. Ses petits dragons sortirent de leur tanière, ils s'approchèrent légèrement pour identifier leur maîtresse, avant de commencer à se méfier de l'énorme bête qu'ils ressentaient auprès d'Aëran. L'orisha leur somma doucement de se calmer et ils retournèrent, ainsi, vaquer à leurs occupations. Son regard fut ensuite attirée par le geste tendre de Mozaga, elle lui sourit et s'accroupit pour lui offrir une légère étreinte. Elle était choute, l'orisha la considérait réellement comme sa propre famille à présent. Aëran prit l'initiative de répondre à sa question et Léto acquiesça à chacun de ses dires ; elle comprenait parfaitement et ne s'était pas attendu à une alternative en vérité.

" Bien sûr que je vous accueille ! Elle regarda la petite alfar et lui caressa les cheveux. Vous pouvez rester autant de temps que vous voulez, et venez quand vous voulez aussi. " Une manière indirecte de leur confirmer qu'ils étaient sa famille.

Pour le reste, Léto n'avait vraiment pas envie d'en parler. Enfin, ils en avaient déjà suffisamment discuté là-bas. Tout avait été clair et y revenir ne risquait pas d'être à son goût. Elle avait pris des choses, la plupart déplaisantes, mais au moins c'était passé, c'était terminé. L'orisha soupira et se mit aux côtés de son compagnon. Thémis se fit intruse pour déposer rapidement de quoi se ressourcer sur la table et laissa une pile de vêtements propres non loin de la petite endormie. Sans un mot, la mord'th comprenait qu'elle n'avait pas à s'attarder ici, elle se contenta de faire un signe de tête à l'orisha avant de s'éclipser. Attendrie, la jeune femme se laissa se faire chouchouter par son amant, elle ria doucement à ses mots.

" Une famille… Répéta-t-elle mécaniquement, le mot était si bon à entendre et à prononcer ; mais en formaient-ils vraiment une ? Il ne manque plus que la chaumière dans le château… Rêva-t-elle en repensant aux effets du cristal bleu. Euh, pardon, je dis n'importe quoi. " Elle secoua la tête, embarrassée, elle allait vraiment se perdre à force de s'échapper de cette dure réalité.

La guerrière accompagna son amant, elle s'assit à ses côtés et lorgna du côté de Mozaga, un sourire niais demeura fixe sur ses lèvres. Elle écouta les propos d'Aëran, elle le comprenait énormément : elle-même ne savait pas ce qu'elle donnerait en tant que mère, mais la petite alfar pourrait être un début vers cette destinée. Elle ne pensait plus à avoir un enfant pour le moment – inconsciente du fait qu'elle était réellement enceinte à présent – mais un jour, qui sait, elle pourra vraiment les considérer comme sa famille la plus proche. Il y aura des obstacles, notamment les séquelles de l'esclavage, notamment la Bête, mais elle s'en contrefichait : ils pouvaient passer outre. Léto ne sut quoi rajouter d'autre, elle était plus libre qu'elle ne le pensait et cette nouvelle force qu'on lui avait insufflée leur sera bénéfique, un jour. Sa main alla serrer celle de l'alfar ; ils avaient tous les deux leurs démons à maîtriser, le sentier menant au bonheur était escarpé de chaînes et de morts, et de serpents.

~~~

" Eh ben, Hëarëel, tu t'acclimates aux régions chaudes maintenant ? L'esprit ne répondit pas au sarcasme, il resta les bras croisés, immobile et infaillible tel un colosse en pierre. L'orisha et l'orine fixèrent ce que l'esprit-compagnon de leur Guide favori observait depuis tout à l'heure.
- Cette bâtisse… Pourquoi la Marche ne l'a pas encore rasée depuis le temps ? Un rire jaune franchit les lèvres de Blarorkh.
- Ils ont l'air bien actif ces temps-ci, ce n'est pas la bonne occasion, Koe. L'orine ne se laissa pas convaincre, son regard désapprobateur le faisait bien comprendre.
- Et lors des autres occasions ?
- C'est un gros morceau, cette secte. Puis elle est instable, elle finira par se faire consumer à petit feu, par ses propres hommes ou ses esclaves ; enfin, chez eux, c'est la même chose. L'orisha vit plusieurs mouvements autour de l'endroit, comme si on passait le secteur au peigne fin. Une évasion, hein ? Qui sont les gagnants cette fois ? Demanda-t-il à l'esprit-compagnon qui, évidemment, avait assisté à toute la scène.
- La progéniture du Haut Parti, un alfar renfermant un monstre en lui et un orisha qui se défend avec une chaîne. Les deux Marcheurs se fixèrent longuement, ils discernèrent tous les deux le potentiel que renfermait cette information. Koe ferma les yeux et tenta de se plonger dans la perspective. Blarorkh, quant à lui, ne put s'empêcher de ricaner sous son heaume.
- Je connais un certain chaman qui ne va pas en croire ses oreilles, ni ses yeux. "


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