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 ¤ Lieux juin/juillet : L'insecte de ton rêve ¤

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Mitsu
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Mitsu
Jeu 31 Mai 2012, 20:57

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¤ Lieux juin/juillet : L'insecte de ton rêve ¤ 789449PNJinsectes

Que diriez vous de partager un rêve magique, un rêve qui vous transportera vers des contrées non encore explorées? Pour cela, il faut d'abord vous trouver un petit coin douillé pour trouver le sommeil réparateur, celui qui vous conduira vers les délices de votre imagination. Ainsi, lorsque vous tomberez dans le sommeil, votre rêve sera votre jusqu'à un certain moment. Oh n'ayez pas peur car en entrant dans la porte des songes, vous serez agréablement surpris. Après tout, qui sait de quoi vous rêviez avant? Vos songes seront-ils bercés par d'atroces cauchemars ou par de merveilleux rêves? Votre passé viendra peut-être vous hanter, ou surement un élément de votre journée vous ayant marquer? Nul ne le sait, pas même le rêveur lorsqu'il s'endort paisiblement.

Seulement, si vous voyez ce fameux couloir se présenter à vous dans votre songe, tel un couloir salvateur ou comme celui vous conduisant surement à la mort, n'hésitez pas à le prendre, car une fois que vous verrez la porte des songes, plus rien ne pourra s'imposer à vous, sauf l'imagination débordante de Cannelle qui connait ce lieu bien mieux que vous. Une fois là bas, vous pourrez tout modeler à votre convenance, vous sentir aussi puissant qu'un Dieu, vous transformer en ce que vous souhaitez, sentir votre corps libéré du poids de la gravité.

Cependant, au bout d'un certain temps, vous rentrerez dans une zone qui ne semble pas vous obéir, une zone au milieu de laquelle se trouvera une femme, entourée d'une multitude de papillons aux couleurs merveilleuses. Et cette femme, qui ne faisait pas parti de ce que vous souhaitez, vous parlera alors de sa voix sucrée, mélodieuse, vous proposant de vous transformer en l'insecte de votre choix pour le reste de ce rêve. Si vous acceptez, à votre réveil, vous vous verrez dotés de la faculté de vous transformer en cet insecte lorsque vous le souhaitez. Si non, pauvres inconscients, vous aurez raté une rêve ayant un impact sur la réalité.
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Ven 01 Juin 2012, 04:17

Musique de fond *_* (Fallait que je le fasse)

Lorsqu'elle ouvrit les yeux, la jeune femme ne se souvenait plus de la manière dont elle était arrivée dans ce monde merveilleux. Autour d'elle s'étendait un océan de nuage. En contrebas la terre s'animait comme elle avait l'habitude de le faire. Les animaux chassaient, jouaient ou encore chantaient. Les hommes faisaient du commerce ou courtisaient les demoiselles. Ce spectacle l'émerveilla et l'intrigua à la fois. On lui dit que dans ce monde, tout ce qu'elle souhaitait deviendrait réalité. Elle ferma alors les yeux pour imaginer le visage de son père. Elle aurait tant aimé savoir comment il était dans la vie. On aurait pu croire qu'avec ses dons elle l'aurait déjà vu, mais malheureusement cela lui était interdit. Vu le crime qu'avaient commis ses parents il lui était impossible de trouver ne serait-ce qu'une information sur son père dans les étoiles. Après tout ce temps passé à les écouter, elle aurait pensé que ces astres ne suivaient pas l'ordre établi! Mais il se trouvaient qu'elle étaient très à cheval sur les règles qui avaient été dictées depuis des décennies par les anciens souverains qu'ils considéraient comme des sages. Depuis qu'elle était née les règles avaient changé, et pourtant le ciel restait toujours silencieux.

Alors qu'elle rouvrait les yeux pour regarder le monde en contrebas, quelque chose s'approcha à grande vitesse d'elle. Elle eut à peine le temps de s'écarter pour le laisser passer. De colère, elle se retourna pour passer un savons à ce mal poli mais le souffle lui manqua. Elle devait rêver... ce n'était pas possible... En même temps pourquoi était-elle étonnée? Elle se trouvait dans le monde des songes non?
Son père se tenait en face d'elle, souriant de toutes ses dents. Il ouvrit les bras pour accueillir sa fille chérie. Sans attendre une seconde, la rhéla se jeta dans ses bras en pleurant comme une enfant. Elle lui parla, encore et encore, lui disant qu'il lui avait manqué pendant tout ce temps et qu'elle avait voulu le revoir.

Il lui caressa le visage tout en la regardant, fier de ce qu'elle était devenu. Forceria fronça les sourcils, quelque chose n'allait pas... Pas une seule fois il n'avait ouvert la bouche pour la rassurer ou bien lui dire qu'il l'aimait. Elle leva les yeux pour regarder son visage. Ses yeux exprimait tout les sentiments qu'il ressentait, mais il ne pouvait pas prononcer un seul son. Elle attrapa le col de sa chemise pour le supplier de parler, mais la seule réaction de son père fut un regard attristé.
Des larmes d'impuissances jaillirent de ses yeux alors qu'elle se laissait tomber à terre, tenant fermement le bas de la toge de son père. Lorsqu'elle leva à nouveau la tête, elle se retrouva au chevet d'un grand lit, et ce qu'elle tenait dans ses mains n'était plus le tissus immaculé que portait son père, mais un drap blanc délavé. Son coeur la faisait souffrir à en mourir. Il battait tellement fort dans sa poitrine qu'il en venait à meurtrir ses poumons. Elle ne voulait pas voir ce qu'il y avait sur le lit, son coeur déjà douloureux ne le supporterait pas. Malheureusement, son rêve ne lui en laissa pas le choix. Alors qu'elle continuait à pleurer une main se posa sur sa tête. Elle sentit alors le souffle chaud d'une personne sur sa peau. Cette odeur... elle l'aurait reconnu entre mille. Son esprit se brisa en mille morceau alors que l'image de sa mère s'imposait à son esprit. Celeste était sur son lit, vieille et fatiguée pourtant ses yeux étaient calme et reposés. Cela faisait des années que sa mère était morte. Ce souvenir n'étant pas le sien, les étoiles avaient dû jouer de leur influence. Pourquoi maintenant? Pourquoi pas le jour de sa mort? Elle avait refusé depuis si longtemps de pardonner à sa mère sa trahison. Et maintenant qu'elle se trouvait face à cette vieille femme, son coeur n'arrivait plus à supporter la haine qu'elle lui vouait depuis lors.
La rhéla s'excusa pour tout ce qu'elle lui avait fait subir depuis son départ. Sa mère sourit, essayant de lui faire comprendre qu'elle ne lui en voulait pas. Sa vie avait été si difficile qu'elle en était parvenue à n'en vouloir à personne à part elle même. La vieille femme lâcha la main de sa fille pour se découvrir et se lever. Forceria lui conjura de rester couchée pour sa santé, elle avait déjà oublié où elle se trouvait. Sa mère était morte depuis longtemps et ce qu'elle voyait n'était autre qu'un rêve où apparaissait les deux esprits de ses parents.

Sa mère retrouva alors sa jeunesse en quelques pas et alla se lover dans les bras de l'ange qu'elle aimait autrefois.
Forceria sentit alors, pour la première fois, son âme apaisée. La voix de ses parents ne lui parvenait pas, mais leurs sentiments transperçaient son coeur de toutes part. Alors que les larmes se tarirent l'image de ses parents disparut doucement.
Le décor autour de la rhéla changea en même temps que ses parents retournaient au néant. Des fleurs se mirent à pousser ça et là pour la dépasser de beaucoup. Elle se sentait comme une fourmis au milieu de cette forêt de fleurs gigantesque. Ce rêve n'était définitivement pas le sien. Laissant de côté ses parents, elle se mit à explorer ce lieux étrange.
Ce qu'il y a de bien dans les rêves c'est que l'on peut passer d'un lieux à un autre en oubliant où l'on se trouvait avant. Ce n'est quà son réveil que la totalité de la trame nous revient pour quelques minutes avant, si l'on ne cherche pas à s'en souvenir mieux, que celui ci ne s'évanouisse au plus profond de la mémoire du rêveur.

Ce monde était vraiment effrayant. On se serait dit dans une forêt vierge dans laquelle se baladait une multitude de monstre. Il fallait faire attention partout. Tant en dessous de ses pieds qu'au dessus de sa tête. Le danger pouvait frapper à n'importe qu'elle moment. Sans trop faire attention malgré tout, elle grimpa sur quelque chose de moue. Alors qu'elle continuait à marcher, le sol se mit à trembler sous ses pieds. La violence du tremblement la força à se coucher à terre. Elle eut l'idée de sortir ses ailes pour s'envoler au loin, mais sans savoir pourquoi elle en fut incapable. Devant elle se dressait, non pas un monstre, mais une jeune fille. Ses proportions étaient pour le moins gigantesque. Elle restait silencieuse pourtant sa respiration avait pour Forceria le bruit d'un ouragan. Lorsqu'elle parla pour la première fois, le bruit fut tellement fort que la rhéla ne comprit pas. Puis, à force de l'entendre parler elle comprit que son nom était Cannelle. Celle ci me proposait de me transformer en insecte. J'avais déjà la taille alors pourquoi ne pas tenter l'expérience. De toute manière ce n'était qu'un rêve.

"Pense fort à l'insecte que tu voudrais incarner et tu le deviendras."

Cherchant à toute vitesse, son choix s'arrêta sur un petit colibri qu'elle avait vu une fois dans une forêt du continent du matin calme. Immédiatement son corps se transforma, épousant les formes de cet insecte auquel elle avait pensé. Ses ailes battaient à une vitesse frénétique et elle se déplaçait tout aussi vite. C'est alors que la faim se mit à la tirailler. Les moro-sphinx se nourrissent normalement fu nectar des fleurs.

*Allons goûter de la fleur alors!* pensa-t-elle avec ravissement.

L'opération fut plus difficile qu'elle ne l'avait espéré. Il fallait déjà reconnaître les bonnes fleurs! Et lorsque l'on connait le monde d'un point de vue humain il devient difficile de différencier une fleur d'une autre. Après une bonne demi heure à observer les fleurs de loin elle finit par trouver ce qu'elle cherchait. Alors, maintenant que fallait-il faire? Elle essaya de se poser mais cela lui fut impossible. Elle se souvînt alors que cet insecte mangeait en plantant sa trompe dans la fleur. Et tout cela en vol stationnaire. Voilà qui ne serait pas chose aisée. Autant essayer de viser avec un arc alors que le sol tremble différemment pour le cible et le tireur. Lentement, elle s'approcha d'une fleur et introduit le bout de sa trompe à l'intérieur. Un coup de vent l'envoya alors dans le décor. Si le vent s'y mettait aussi c'était le bouquet!

*Essaie numéro deux!
Allez près de la fleur? Check!
Trouver l'espace où mettre la trompe? Check!
L'introduire en faisant attention au vent??? Check encore une fois!
Ben voilà ma fille, tu as réussit!*


Maintenant que tout était prêt, elle pouvait enfin profiter d'un bon repas aux frais de mère nature. La première impression la laissa stupéfaite. Ce liquide n'était vraiment pas mauvais, quoi qu'un peu trop sucré à son goût. Elle se remplit l'estomac avant de commencer à reculer. Malheureusement pour elle, sa trompe resta bloquée à l'intérieur de la fleur. Se débattre n'avait servit à rien et elle se trouvait toujours au même endroit. Le soleil était encore haut si bien qu'elle n'arrêterait pas de battre des ailes de si tôt, mais dès qu'il se coucherait, la mort l'accueillerait en son monde. L'après midi passa sans qu'elle ne puisse s'extraire de cette maudite fleur. Alors que le soleil commençait à se coucher, l'angoisse monta en elle. Son pauvre petit corps commençait lui aussi à ressentir le manque d'énergie. Allait-elle mourir ainsi?

Cette question resta en suspend, car le temps de trouver une réponse ses yeux s'étaient déjà ouvert sur le soleil naissant. Tout ceci n'était donc qu'un rêve... Pourtant elle gardait en bouche le coup sucré du nectar de fleur et la voix de cannelle lui murmurant:

*Maintenant que tu l'as fait une fois, recommences à ta guise.*


(68 lignes!!)
Voici mon insecte (oui oui, s'en est bien un) => Le Moro-sphinx.

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Ven 01 Juin 2012, 13:32

Tueuse parmi les tueuses ... quand la veuve noire n'est pas une araignée.


Pour la première fois j'avais décider de mettre les pieds au château des cavaliers sans tête, un lieu dont le simple nom a le don de me faire frisonner. Je n'avais pas peur en y mettant les pieds même si mon esprit n'était pas particulièrement tranquille, mais j'étais au moins sur en venant ici que cette journée ne serait pas une nouvelle fois ennuyante à souhait, pas de gardien pour me parler de cette invasion de zombie dans le cimeterre et pas non plus d'être en panique qui vienne me demander de l'aide pour une histoire d'âme qui disparaisse. Certes ses problèmes ne me laisser pas de marbre mais je ne pouvais rien y faire et en plus de la frustration je m'énervais toute seule, la crainte jouant également avec moi. C'est donc au château que j'avais décidé de mettre les pieds, mais par un hasard tout a fait agaçant je venais de sentir la fatigue m'envahir et un arbre aux branche dénudé s'avéra être un lit parfait. Bast m'assure que tout le temps ou je me reposerais elle veillerait au grain et sûr d'elle je m'endormais.

Je me réveillais, Bast dormait sur moi, je pestais légèrement mais tout en la prenant dans mes bras je me sentais étrangère à mon corps, comme si je n'étais pas pleinement réveiller. Je ne m'en préoccuper nullement, sautant au sol j'approchais du château qui était ma cible première, une porte sur le côté attira soudain mon attention, j'en approchais, curieuse à souhait. Bast ne bougeait pas, elle dormait du sommeil du juste alors qu'elle devait veiller, ce qui me fit sourire. Une fois la porte passé il me sembla changer d'univers, le désert s'étendait sous mes yeux alors que l'instant d'avant j'étais certaine que ce paysage n'était pas la. Un peu inquiète je m'avançais, il n'y avait aucune plante ici et le chaud soleil me bruler la peau. A mon grand étonnement trois palmiers naquirent sous mes yeux, aussi grand et même plus grand que tous ceux que j'avais put voir dans ma vie.

Je ne comprenais pas comment tout cela était possible, j'allais réveiller Bast mais cette dernière avait disparue. La peur s'empara de moi avec force alors que je posais la main sur l'étrange écorce de l'arbre. Cette dernière était aussi douce que le pelage de ma compagne et je laisser s'échapper un cris de surprise avant de fuir en courant au beau milieu des sables. Une pensée traversa mon esprit et l'instant d'après je me retrouvais dans une oasis, le corps à moitié dans l'eau tiède. Je souriais légèrement après un instant, comprenant enfin que ce monde n'était qu'un rêve, je ne m'étais pas réveiller et par conséquent la disparition de Bast n'avait pas à m'effrayais. Soulager par cette découverte je me laissais emporter par le courant. L'eau se rafraichissais au fil de mes pensées et fort de cette découverte je sortais sur la terre ferme, désireuse de voir ce que je pouvais faire d'autre.

J'ignorais le temps qui défiler mais je m'amusais bien a changer le paysage comme bon me sembler, j'étais tantôt dans le désert, tantôt dans une prairie aux fleurs si nombreuses et différente que leur parfum entêtant me donner envie de ne plus jamais quitter ce lieu. A vrai dire je ne voyais pas le temps qui passer, si bien ici. A présent j'étais en pleine jungle, l'humidité ambiante et la chaleur rendait a peine ce lieu respirable mais les nombreuses créatures que je voyais étaient toutes si merveilleuses que j'avais envie de les étudier de plus près, de passer ma vie à le faire, loin de mes problème de Reine des Ombres. Cependant je savais cela impossible, que tôt ou tard je sortirais de ce songe comme l'on passe une porte. Je caressais un ocelot avant de me lever, m'éloignant de ce lieu que j'avais imaginer pour apercevoir une personne vêtu de blanc. je ne l'avais pas imaginer, que faisait elle ici ? Tant de question se mirent soudain a tourner dans ma tête que je ne savais plus que faire. Les papillons aux milles couleurs tournoyèrent autour de moi et une brise légère me poussait vers cette étrangère.


"Bonjour Neith, je suis Canelle et je vis ici."
"Ici ? Mais c'est un rêve, mon rêve !"
"Tu as passé la porte des songes Neith ... et si tu le désire je peux te changer en insecte pour le reste de ton rêve."

Je ne savais que dire ou faire, je ne comprenais pas ce qu'elle me disait, ni comment elle savait mon nom. Il n'y avait qu'une réponse la sienne et je devais surement la croire. Soudain une pensée traversa mon esprit, j'affichais un sourire, sa proposition était intéressante et puisque tout cela n'était qu'un rêve je ne voyais aucun mal a accepter. Je lui fit donc part de l'insecte que j'aimais. Les mantes religieuses orchidée, plus petite que leur cousine verte elle était doté d'une belle couleur rose et blanche et il n'était pas facile de les distingué des fleurs du même nom. Prédatrice redoutable elle étaient aussi belle que dangereuse. Canelle sourit et l'instant d'après tout devint immense autour de moi, mais plus aucune trace de Canelle. je me demandais si elle ne m'avait pas dupé quand, voulant tendre le bras je vis s'étendre sous mes yeux une patte crochu aux nombreuses petites pointes meurtrière.

Elle ne m'avais pas dupé, j'étais heureuse et en me^me temps l’irrésistible envie de nettoyer cette patte tendu me traversa la tête, et j'entrepris de soigné cette dangereuse arme naturelle avec une attention toute particulière. Il me semblait que chaque recoin devait être lavée avec minutie et ignorant le temps qui passait je finissais mon ouvre, mes deux pattes avant ainsi propre je m'avançais jusqu'à rencontrer une grande tige verte. Je grimpais sur ce tronc verticale avec une aisance que je ne me connaissais pas et arrivé au sommet je me figeais, seul mes yeux tourner, à l'affut. Un malheureux papillon au couleur chatoyante voler non loin, et alors qu'il n'était plus qu'à quelques centimètre j'étendais vivement mes deux armes, les rabattant sur lui tout en les repliant, l’empalant sur les pointes propre de mes pattes. il se débattait mais je n'en avait cure, attirant son corps a moi avant de planter mes minuscules mandibules dans la chair étrange du papillon. Je mangeais lentement mais petit a petit ma proie cesser de vivre. Engloutit je tendais a nouveau mes pattes, abandonnant les ailes poudreuses qui chutèrent avec lenteur jusqu'à se poser sans bruit sur le sol.

Je re-nettoyer avec soins mes pattes, redescendant de mon perchoir jusqu'à atteindre le sol, m’aventurant dans une forêt d'herbe haute. Aucun mouvement n'échapper à mon regard attentif et lorsqu'un mâle approcher je l'observais, il paradait autour de moi. L'insecte approcher avec lenteur, ses mouvements saccadés donner d'autant plus d'ampleur a sa parade. Au moment ou il aller approcher davantage je tendais d'un vif coups mes pattes, simples mises en garde. J'étais beaucoup plus imposante que lui et cela me plaisais d'ailleurs. Ce petit mâle imprudent continua alors sa parade, j'étendais mes ailes blanche d'un coup, prête à lui échapper, il s'approcha une nouvelle fois alors que je prenais mon envol, m'éloignant rapidement du sol pour gagner une herbe, observant ce mâle avec toute l'attention que je pouvais lui porter. Il semblait vouloir vraiment se risquer a me suivre, je m’envolais une fois de plus jusqu'à me poser sur quelque chose de différent. J'avançais prudemment sur quelque chose de rose quand mon esprit reconnu Canelle.


"Ton rêve ce finit, réveille toi."

J'aurais aimer protester mais la vision de Bast m'observant acheva de me faire comprendre que ce rêve était bel et bien fini. Je soupirais avant de la caresser, la remerciant d'avoir veiller sur moi.Je n'avais plus envie de visiter ce lieu et après une brève discutions avec Bast je reprenais le chemin du retour, l'étrange sensation d'être une mante religieuse toujours en tête.

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Sam 02 Juin 2012, 23:16

    La nuit allait bientôt tomber et il était temps pour moi d'aller me coucher. Comme chaque fée peuplant ces terres, je me couchais dès que le soleil tirait sa révérence, dévoilant par là même toute la splendeur de la lune. J'aimais beaucoup la nuit mais comme toutes les fleurs, je me devais de dormir, ouvrant mes ailes comme elles ouvraient leurs doux et parfumés pétales au petit jour. Beaucoup d'évènements m'attendaient le lendemain et je m'étais amusée à faire un petit planning mental de tout ce que je devais faire dans mon jardin pour en préserver la magnificence. J'étais reconnaissante à la femme qui m'avait aidé à le reconstruire et je lui avais permis, comme convenu, de s'y rendre quand elle le souhaitait en empruntant un portail se trouvant à Fâyris. Oui, car j'avais voulu protéger ce lieu qui m'était cher. De ce fait, il était invisible au commun des mortels, plongés dans une illusion dès qu'ils s'en approchaient. En effet, quiconque arrivait vers mon jardin voyait à sa place un trou béant, inaccessible. Je savais que ce n'était sans doute pas une bonne chose mais j'attendais d'avoir suffisamment de puissance pour pouvoir le protéger de mes propres moyens.

    Me couchant sur la tête de Lyssa, je fermais les yeux, peinant à trouver le sommeil. Finalement, je les rouvris, regardant le ciel qui se trouvait au dessus de ma tête. Il noircissait de plus en plus. La nuit avait un côté effrayant malgré son calme plaisant. Après tout, quand le jour n'était plus là, des êtres maléfiques sortaient de leurs terriers, se mettant en chasse. Les vampires me faisaient particulièrement peur, ainsi que les démons ne général. Quant aux sorciers, je les trouvais traitres, rusés et machiavélique. Je ne connaissais que très peu les drows. Mais ils me faisaient tous frémir le soir venu. J'avais peur que l'un d'eux s'en prenne à mon jardin, celui que je venais de reconstruire avec tant de passion. Je n'avais pas vraiment peur pour ma propre vie, quoi que je n'étais qu'une simple petite fée sans défense pour le moment. Cela dit, qu'un monstre maléfique vienne attaquer mon jardin ou ma personne, je me défendrai avec hargne! Je ne laisserai plus jamais gagner l'une de ces créatures! Jamais!

    Je finis cependant par m'endormir sans vraiment en prendre conscience. Mon rêve ne tarderait pas à devenir un cauchemar mais pour le moment je ne faisais que me réveiller comme tous les matins, sur la tête de Lyssa. M'étirant doucement, je finis par prendre mon envol en faisant un signe à mon espèce de lapine de me suivre pour s'occuper du jardin. J'usais alors de mon pouvoir sur la musique pour faire retentir un son agréable, calme, serein, qui incitait tout de même au réveil. Une mélodie douce que j'aimais particulièrement. J'avais créé dans le jardin un système d'arrosage intelligent, me félicitant moi-même pour avoir inventé un mécanisme aussi élaboré. Je n'étais pas très intelligente mais dès qu'il s'agissait de mes plantes, mon cerveau ne cessait d'essayer de trouver de nouvelles méthodes susceptibles de faire briller toutes leurs splendeurs, de leur donner ce dont elles avaient besoin. Et alors que je faisais actionner le mécanisme, j'entendis un bruit un peu plus loin. Me précipitant vers celui-ci, je remarquais une silhouette baignée dans l'obscurité. Ceci était impossible car il faisait jour. Je jetais un coup d'oeil vers le ciel qui commença à se voiler, devenant tellement obscure, noir. Des éclairs au loin apparurent, se rapprochant en même temps qu'une chose que je ne distinguais pas. Je plissais les yeux et vis avec horreur qu'il s'agissait d'une tornade...une tornade qui raserait tout sur son passage. La silhouette dans le noir se mit à rire d'une façon diabolique, un rire qui me glaça le sang. Je ne pouvais rien faire, la tornade était là et elle m'aspira, moi, Lyssa et tout le jardin...

    Et au lieu de mourir comme je m'y attendais, je fus inspirée dans une sorte de tunnel. Il s'agissait de la tornade, du moins, c'est ce que je croyais avant d'avoir aperçu une porte un peu plus loin. C'était totalement illogique, à moins que la tornade soit aussi passée par une zone habitée. Je ne le savais mais cette porte paraissait fixe, et je m'en rapprochais de plus en plus. Peut-être était-elle une sorte d'espace temporel? Peut-être que si j'entrais dedans, je me sortirai de cette galère? Je ne savais pas où était Lyssa mais j'espérai que celle-ci viendrait me rejoindre. Et alors que j'ouvrai la porte, la franchissant, je me retrouvais dans un monde végétal tout blanc. Il n'y avait aucune couleur et cet univers ressemblait à une sorte de coloriage. Je m'avançais, apercevant une femme d'une grande beauté avec de longs cheveux et une poitrine digne de l'image que je me faisais des filles de joie. Je m'approchais d'elle, mes pas ne faisant aucun bruit. Je finis par lui dire :

    « Excusez moi, où suis-je? Suis-je morte? Ou suis-je dans un autre monde? »

    Elle sourit, me faisant comprendre que je n'étais ni l'un ni dans l'autre. Elle me répondit alors :

    « Vous êtes dans un rêve, un rêve magique... »

    Je comprenais que tout ce que j'avais vu : la tornade, le ciel noir, l'individu maléfique, mon réveil, tout cela n'était qu'un rêve. J'en étais presque abasourdie mais, en même temps, j'étais rassurée, tellement rassurée. Je me posais alors une question, la faisant partager à mon interlocutrice :

    « Dans un rêve magique? Qu'est ce que cela veut dire? »

    « Vous vous trouvez dans la porte des songes, un endroit où les rêves sont modulables à l'infini par le seul jeu de votre imagination. Enfin, sauf si vous n'êtes pas seule, comme maintenant. Mais si vous me laissez contrôler votre rêve, alors je pourrai vous offrir quelque chose d'inestimable... »

    « De quoi s'agit-il? »

    « Du pouvoir de vous transformer en insecte. Ainsi, votre rêve sera une part de la réalité. Si vous acceptez, jusqu'à votre réveil, vous deviendrez l'insecte de votre choix. Et bien entendu, vous retrouverez cette faculté à votre réveil. »

    J'arrivais à peine à croire les dires de cette femme mais, finalement, puisque nous étions dans un rêve, pourquoi ne pas en profiter? Je verrai bien si à mon réveil je possédais le don dont elle me parlait.

    « Je veux bien. Transformez moi en papillon! »

    La jeune femme usa de magie et je sentis mon corps rétrécir doucement. C'était une expérience étrange, inédite pour moi qui n'était qu'une fée. Bien entendu, je pouvais modifier mon apparence mais je n'étais en aucun cas capable d'une telle magie. Mon niveau ne me permettait pas de me changer en insecte d'une façon aussi ressemblante. Je sentis alors que j'étais un papillon, me sentant bien plus légère. Et je battis des ailes, m'envolant alors dans ce paysage blanc qui, au fur et à mesure de mon passage se transformait en un paysage coloré. Il suffisait que je me pose un instant sur une fleur pour que cette dernière prenne une magnifique couleur rose ou bleue. Cela était tellement merveilleux que toutes les nuits j'avais envi de faire le même rêve. Cela dura des heures, j'avais l'impression de vivre, je virevoltais avec les courants de l'air, aussi légère qu'une plume. C'était différent de mon état normal, même si les fées étaient souvent confondues par les autres individus avec les papillons ou les libellules. Et puis je finis par me réveiller, oubliant mon rêve mais en ayant tout de même garder un souvenir : la faculté de me transformer en papillon multicolore.

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Dim 03 Juin 2012, 00:47


Qui ne connait pas le sommeil ? Qui ne le trouve pas réparateur, novateur, serein ? Qui ne songe pas à enfin poser sa tête quelque part puis se laisser aller tranquillement sous les étoiles ? Qui ne rêve pas de rêver enfin, de vivre dans un irréel vivant et tellement doux et merveilleux ? Toi. Franchement, tu ne crois pas que tu es folle ? Bien sûr que tu l'es ! Et tu en as conscience, c'est déjà cela ! Qu'est-ce qui te prend de ne pas vouloir dormir ? Faut-il qu'on t'assomme pour tu trouves la paix dans tes songes ? Crois-tu que tu survivras longtemps sans sommeil ? Parce que si tu le trouves dangereux, ne sachant pas comment te reposer, c'est ce que tu fais qui devient dangereux ! Presque trois jours que tu ne dors sous prétexte d'être en terrain hostile. Mais tu sais aussi bien que moi que tu ne dormirais que d'un œil. Tu pourrais bien te défendre s'il le fallait en urgence, ne me fais pas rire ! Regarde moi ton état lamentable ! Là c'est sûr, le premier crétin qui rapplique à vite raison de toi ma jolie. Je suis sûr que tu n'arrive même plus à soulever ta hache... C'est d'un pitoyable ! Et ça se dit guerrière ! Que je me taise ? Sûrement pas le temps que tu n'auras pas fermer tes yeux et que tu ne seras pas partie pour un long, un très long voyage au pays des rêves.

Hope grogna. Il était vrai qu'elle fatiguait vraiment. Ses vêtements même pesaient lourd sur ses épaules et malgré sa réticence, elle savait qu'il lui fallait dormir. Rien que pour récupérer son énergie, et retrouver un peu de forces. Cependant, elle avait du mal à s'endormir, même lorsqu'elle le désirait, simplement à cause de tous les bruits alentours qu'elle identifiait comme des menaces potentielles. Et pourtant, ce soir, bizarrement, elle savait qu'elle y arriverait. Sinon, c'était la mort par fatigue extrême, pas tellement glorieux... Elle se chercha donc un endroit plutôt calme, sous la Lune, afin d'être au plus près de ce qui la tenait encore en vie. Puis, s'installant dans le creux de deux roches planes et encore chaudes du soleil récemment couché, elle se départit de ses affaires et s'allongea doucement. L'herbe moelleuse sous elle lui arracha un gémissement de plaisir non feint et Hope fut surprise de se trouver heureuse et sereine en ce lieu de paradis, perdue entre deux cascades de la Rivière Éternité. Et soudain, elle plongea dans ses eaux éternelles, pour ce même voyage qu'on lui avait ordonné quelque minutes plus tôt. Cela fut rapide et grandiose, digne des songes les plus étranges.

La voici qui plane dans une atmosphère magique, comme prise dans un courant incontrôlable. Elle ne pouvait pas s'échapper, mais rien ne la retenait pourtant. Elle se sentait oppressée, bizarrement... petite. Autour d'elle, un bal de lumière magnifique. Des arabesques fluorescentes et sublimes, comme dans un rêve. Quelque chose d'irréel qu'elle voyait pour la première fois. Mais n'était-elle pas dans ce même espace temps inexistant qui se forge en dormant ? Elle n'en savait rien, comme si sa capacité à penser à cela n'était plus. Non, bien sûr que c'était complétement idiot ! Elle ne pouvait pas rêver, puisqu'elle ne dormait pas. Elle regardait ce spectacle qui s'offrait à elle, alors elle ne pouvait pas dormir en même temps ! Absurdes pensées qu'elle avait là. Elle eut un petit rire. Il ne sortit aucun son de sa bouche. Étrange... Était-elle devenue muette ? Hope eut un moment de panique et elle tourna la tête de tous côtés pour voir ce qui pouvait bien y avoir. Elle hurla mais toujours rien ! C'était à n'y rien comprendre ! On ne perd pas sa voix ainsi, d'un coup ! Non, il y avait autre chose... Quelque chose de bien plus subtile que cela, une chose vraiment et complétement folle. Elle refusait d'y croire et pourtant...

« Ne panique pas, adorable luciole, tu n'as pas perdu ta voix... Simplement le contrecoups ! »

Adorable luciole ? Était-ce une manière de lui dire qu'elle brillait, qu'elle était mignonne ? Dans ce cas, celle qui avait prononcé ces mots la connaissait bien mal ! Et puis qui était-elle, en premier lieu ? Une inconnue, c'était certain mais d'où venait-elle et pourquoi lui parler comme si elle voulait l'aider. Hope n'avait pas besoin d'aide, elle se débrouillait très bien seule... Soudain, le bal de lumière s'éteint pour laisser apparaître un voile de blancheur à faire pleurer. Et se découpant sur ce fond immaculé, une jeune demoiselle des plus charmantes, entourée de nombreux papillons aux mille couleurs. Elle avançait doucement, entourée de ses compagnons éphémères. Elle s'arrêta à la hauteur de la Rehla et lui offrit un sourire radieux. C'était donc aussi génial qu'elle ne puisse plus parler ?

« Tu semble perplexe... C'est normal, avec ce que tu vis ! Je suis Cannelle et je suppose que tu dois être Hope. Je t'attendais. »

La jeune femme semblait sincère. Mais à quoi rimait tout ceci ? Et que vivait-elle ? Sentant une colère mêlée de panique monter en elle, elle décida de se lancer, en espérant sa voix ne lui fasse pas défaut.

« Écoutez, je suis moi aussi ravie de faire votre connaissance mais je ne comprends rien à vos dires ! Que suis-je donc en train de vivre ? Et comment connaissez-vous mon nom ? Vous dites que vous m'attendiez, c'est vraiment étrange ! »

Cannelle eut un rire cristallin qui résonna dans les oreilles de Hope comme un doux carillon. Malgré la peur de qui se tramait, elle se sentait bien, des plus sereine à dire vrai et elle avait l'impression d'être enfin elle-même. Rien ne clochait, à son sens... Et pourtant, il semblait qu'elle ne soit pas comme d'habitude.

« Je comprends ce que tu ressens, crois moi. Mais chaque chose en son temps... Sache tout d'abord que ceci est un rêve et rien qu'un rêve. Cependant, ce n'est pas un rêve ordinaire car te voilà venue vers moi. Tu viens de passer la Porte des Songes et tu te retrouves perdue dans un monde inconnu et magique qui t'impressionne et te fascine. Rien de plus banal. Et pourtant, tu crois être dans la réalité , tu crois que tout va pour le mieux. Mais tu te trompes sur un point. Tout est au mieux oui, mais dans cet univers qu'on appelle les Rêves. Celui-ci est très particulier, car tu en garderas quelque chose, ainsi que le souvenir net et complet, dans cette autre réalité qui est la seule véritable. Ne te perds pas Hope, ce serait bien malheureux... »

Beaucoup de choses à avaler d'un coup... Une autre réalité ? Elle rêvait d'après la jeune femme... Bien sûr, elle la croyait. Et c'était étrange car cela apparaissait comme une évidence maintenant qu'elle dormait et rêvait. Mais si elle dormait, cela ne changeait rien à la chose. Elle se sentait différente et... mieux. Chose qu'elle ne ressentait jamais lorsqu'elle perdait d'habitude dans un sommeil emplit de cauchemars. Elle cogita un moment puis s'adressa de nouveau à Cannelle.

« Je ne suis pas vraiment là, c'est ça ? »

« C'est un peu plus compliqué... Tu es là mais sous une forme que tu ne soupçonne pas. Tu ne souviens de ce bal de lumière autour de toi ? Tu n'étais pas vraiment en amont de ce spectacle, mais bien à l'intérieur. Sais-tu ce que c'était ? »

« Non. »

« Ce sont des lucioles. Tu es une luciole. »

Alors là, cela dépassait tout ce que Hope avait pu imaginer ! Elle avait tout imaginé sauf cela ! Une luciole ? Un insecte en somme ? Mais comment se pouvait-il qu'elle ne se sente pas à ce point différente... Il était vrai maintenant que cela collait... cette impression de hauteur, la lumière vive autour d'elle, plus proche que les autres alentours, sa voix récalcitrante, cet effet d'oppression et la nuit au dessus de sa tête, aussi belle que le jour, mais d'une Lune plus grande que jamais. Tout s'expliquait et les pièces du puzzle venaient petit à petit formé une toile des plus magnifiques. Hope eut un sourire – sans trop savoir ce que cela donnait sous sa forme de luciole – et elle regarda la jeune femme aux papillons avec plus de facilité maintenant.

« C'est un rêve... Alors pourquoi est-ce que cela semble aussi important ? Après tout, dans quelques instants je me réveillerai... »

« Oui, mais si tu le désir, je peux t'offrir quelque chose en plus du fait que tu n'oublieras pas ce songe... Je peux te donner le pouvoir de le revivre à volonté. »

« Comment ? »

« C'est très simple. Tu pourras te transformer en luciole dés qu'il te plaira de la faire, une fois revenue dans ton monde... Souhaite-tu cela ? »

« J'aimerais beaucoup. Y'a t-il une condition ? »

« Une seule. Crois en toi, Hope. Tu es telle que tu es et déjà magnifique ainsi. Alors essaye de t'accepter. Ton insecte reflète ta personnalité. Vois comme tu brille là où les ombres règnent. Vois comme tous te suivent, te fond confiance... Allons ! Il est temps... N'oublies pas ce que je t'ai dit... »

Puis, mettant ses mains l'une contre l'autre, Cannelle les avança vers la jeune femme. Une sublime papillon aux ailes multicolores vint se poser délicatement dans le creux formé et soudain, la jeune femme souffla dessus. Et Hope partit dans un tourbillon de lumière et de douceur où des pétales aux teintes de l'insecte la portaient comme une princesse.
Elle eut un hoquet et se redressa vivement. Elle transpirait beaucoup et son pouls battait à ses tempes. Rendors-toi, ce n'était qu'un rêve... Hope posa sa tête sur le rocher et ferma les yeux. Juste avant, elle eut le temps de distinguer les contours d'une femme dansant parmi une ronde de lumière fluorescentes.


Spoiler:
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Dim 03 Juin 2012, 09:29


En cours


Transformation en Scorpion -et c'est parce que c'est mon signe du zodiaque, hein! XD:

¤ Lieux juin/juillet : L'insecte de ton rêve ¤ 1338708510092308300
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Lun 04 Juin 2012, 21:11

Ce fut un jour comme un autre, c'est à dire normal, sans combat, sans rien. Repos total pour la jeune demoiselle qui sommeillait déjà. Rien qu'à l'idée de se reposer, encore, elle se mit à bailler, Telne en fit de même. Il devait être dans les alentours de la soirée, la nuit n'allait pas tarder et le soleil, ravis de sa journée ensoleillée, se coucha lui aussi. Il laissait sur son passage quelques nuages qui allaient lui servir de couverture. Puis un ciel orangé, un magnifique ciel dans lequel Ophalee plongea. C'était un beau tableau. Effectivement, on percevait des lignées encore bleu ciel, un doux assombrissement au niveau de l'orange et cela se faisait en dégradé. La bélua, plongée dans ce merveilleux, peina à garder ses yeux ouverts. Elle pensa même qu'elle se reposerait un instant, dix minutes plus ou moins car ils devaient repartir le soir-même vers la capitale du matin calme. Ophalee y avait des choses à faire. Avant de s'endormir, elle pensa à sortir l'oeuf qu'elle gardait précieusement dans sa besace magique et l'investit à ses côtés, observant ses couleurs et tâches étranges qui couvraient sa coquille. Quelle créature se reposait en attendant son éveil final ? Elle prit celui-ci du bout des mains et le plaça face aux derniers rayons du soleil. Elle y vit une forme, pas très distinctes car elle ne reconnut pas un animal là dedans. Ensuite elle le deposa contre la fourrure de Telne qui servirait à réchauffer. Quand au loup, lui, dormait déjà. Ophalee pouvait même entendre un sifflement sortir de son nez. Elle espérait qu'il ne le soit quand même pas trop car elle lui avait bien dit qu'ils devraient s'en aller. Ils étaient restés toute la journée à contempler ce lac et Ophalee, tout de même épuisée alors qu'elle luttait, s'endormit contre un arbre, la tête face au soleil …

Quelle était belle la bélua sous sa forme dès plus naturelle. À cet instant, elle était nue, se baladant dans les bois, rencontrant tous ceux qui l'avaient connu. Elle s'y plaisait mais elle rêvait. Ophalee le sut lorsqu'elle revit une certaine personne, portée disparu. Elle soupira, quel était ce rêve ? Des larmes aux yeux, voilà ce qu'elle en tira avant de s'éveiller brutalement dans un tout autre univers, celui de la montagne. Un vent semblant être glacial la traversa mais elle ne ressentait rien. Elle oublia ce qu'elle avait précedemment rêvé partant pour une nouvelle aventure, encore une fois. Son esprit était sain pourtant elle possédait un corps torturé. Ainsi, elle marchait, sans foi ni but dans la neige, ayant prise une nouvelle forme, celle de la louve noire qu'elle avait. Ses pas se faisaient lents, sans goût, sans entrain, sans rien. On ressentait une certaine tristesse dans sa façon d'avancer. Une déprime camouflée. Elle n'était loin d'être bien, oui cela se voyait bel et bien. Mais seule elle pouvait le sentir là, dans son rêve. Son rêve à elle. Pourtant il y eut un élèment que son subconscient ne contrôla pas et il s'alerta. Quelque chose était présent et n'appartenait pas à son imaginaire. Elle ne l'aurait pas su si elle n'avait pas acquis cette faculté à utiliser son esprit comme bon lui semblait. Cependant là, elle continua d'avancer, au lieu de s'arrêter. L'esprit de la louve s'éveilla de l'inconscience, prenant place dans le rêve. Il eut voulu l'arrêter de suite, mais rien y pouvait. Alors forcé, l'esprit dû avancé jusqu'à voir un couleur. Petit au départ, celui-ci s'adonna à une plus grande ampleur. Ophalee déglutit puis le pénétra à son encontre.
Lorsqu'elle y fut, on aurait dit que son subconscient n'était plus présent. Le monde dans lequel elle s'était confiée avait disparu comme il était apparu. Alors, poussée par une curiosité qui lui appartenait bien, elle se mit à marcher à pas de loup. Où était-elle ? Nul ne saurait dire. Elle n'arrivait pas à se situer. Elle n'avait jamais vu cet endroit. Puis une porte se présenta enfin à elle alors qu'elle crut à avancer sans but durant une éternité. Elle se releva sur ses deux pasttes arrières et enclencha la poignée. Cela l'aspira.

Elle traversa le dit portail. Les flammes spectrales lui léchèrent la fourrure jusqu'à ce que celle-ci disparaisse. Ophalee était à nouveau nue … Puis, petit à petit, elle ouvrit les yeux, levant en premier le menton vers le ciel. Celui-ci était bien trop éblouissant, le soleil l'aveuglait. Il y eut un temps d'attente avant qu'elle ne puisse correctement voir. Lorsque sa vue revint, une fille s'amusait dans une plaine, entourée d'insectes. Qui est-elle ? Se questionna la bélua Alors qu'avant même elle ne pense plus, il y eut comme un déclic pour la fille qui devait avoir l'âge de l'adolescente. On aurait dit qu'elle ne l'avait jusqu'à sa pensée pas remarquer. Avant d'être étonnée, celle-ci sourit, accueillant la venue en s'approchant d'elle. Ophalee ne bougea pas, jouant le jeu avant de se rendre compte que cela n'en était pas un. La fille était réellement contente et semblait apaisée, entourée d'une multitudes de papillons. Toutes deux étaient dans un rêve. La question restait cependant toujours présente.

« Je m'appelle Cannelle, lança-t-elle, et tu es dans mon rêve. Il est beau n'est ce pas ? »

Devait-elle être effrayée ? Non à son tour, Ophalee se sentit bien et affirma même, servie d'un sourire qui était bien rare sur les lèvres de l'adolescente sauvage.
Les papillons se mirent à virevolter de plus en haut avant d'entourer la bélua qui, émerveillée, tournait sur elle même avant qu'ils ne disparaissent dans un nuage au multiple couleurs.

« Je possède un pouvoir, un pouvoir bien rare. »

Dit Cannelle d'une voix sucrée.

« Que j'aimerai partager avec toi ! »

Ophalee s'imagina ce qu'il y avait de moins imaginable. Sauf ce qu'elle dit, ensuite :

« Tu pourrais être l'insecte de ton choix. »

Avant même qu'Ophalee ne dise quelque chose, elle se mit à rapetissir. Ce qui était impressionnant lorsqu'on passait d'un mètre soixante cinq à deux ridicules centimètres. L'adolescente était posée sur une brindille et ne savait pas à quoi elle ressemblait. Puis Cannelle la prit sur son doigts. Ophalee était incroyablement surprise de part la taille et l'immensité du monde de la vue d'où elle était. Si petite …

« Oh ! Tu es trop mignonne ! »

« Comment se fait-il que j'ai pris cette forme si riquiqui ? Je n'ai rien dit ... »

« Car tu l'as choisi. »

« Comment ? »

« Car je le sais. »

Puis un vent souffla et elle se sentit emporter. Finalement, alors qu'elle eut cru tomber dans la plaine au milieu des grandes brindilles, d'instinct elle se mit à battre dee l'aile. Elle en possédait quatre ce qui lui permit de rester en suspension dans l'air, au niveau des yeux de Cannelle qui se voulaient doux. Ophalee se vit dans ce regard, elle était devenue une libellule d'un bleu éclatant. Cannelle lisait elle aussi dans les pensées ? La jeune fille affirma, ce qui fit sursauter la libéllule.
D'instinct, la bélua en possédait déjà un bien batti. Alors battre des ailes pour une libéllule, c'était comme apprendre à un poisson à nager. La bélua pensait être dans son élément alors qu'elle venait juste de s'y implanter. Puis Cannelle, toujours aussi souriante et d'une voix heureuse d'avoir partagé son secret dans son rêve, la salua. La bélua en fit de même, la remerciant silencieusement. Cannelle l'entendit et son salut s'intensifia puisqu'elle bougeait plus rapidement son bras. Ophalee, du moins la libéllule, se sentit aspirer ailleurs, dans un nouveau monde, encore ...

Lorsqu'elle se réveilla, minuit était bien passé à son insu. Elle voyait ce soleil qui lui avait pourtant souhaité bonne nuit, réapparaître. Telne dormait encore. Alors Ophalee en profita pour se lever, s'étirer, faire mine que rien avait changé et prit l'oeuf en main.

« On rencontre des gens partout ... »

HRP:

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Jeu 07 Juin 2012, 00:55

~ Un bien joli petit papillon, le Morpho Bleu ~
Spoiler:

    Il y a des royaumes où il est plaisant de se rendre, celui des rêves et des chimères en est le meilleur exemple et sans nul doute le plus agréable. Pour l'avoir déjà connu, pour déjà l'avoir partagé avec un parfait inconnu et vécu l'invraisemblable, Noah n'hésitait pas à souhaiter chaque nuit d'être soudainement emportée par le fleuve de ses rêves vers la portes des songes. Quelle étrange petit désir que celui d'entrer dans une monde où nulle action ne prête à conséquence, un monde où finalement tout être pouvait véritablement libre dans le sens le plus large du terme. Quelle magnificence, quelle jouissance évidente que de s'ôter de toutes obligations et responsabilités, que de plaisir à ne pas penser que l'on peut nuire à quiconque, que l'on puisse blesser autrui... Non! Nulle pensée superflue ne pouvait vous gâcher vos rêves.. car le rêve était votre monde personnel et intime, celui où vous êtes le maître de tout, celui où vous pouvez vous débarrasser de toutes vos contrariétés et chasser toutes les frustrations qui pouvaient vous incomber. Qui ne le désirerait pas?

    Il ne fallut que guère de temps pour l'énigmatique et tendre courtisane pour retrouver la froideur de sa couche, celle où elle ne guetterait aucun client, ni amant à monnayer. Il n'y aurait plus qu'elle et le sable du temps, elle et l'épuisement qui la gagnerait très vite. Ses paupières se refermeraient et son esprit s'en irait, léger et serein. Il ne lui en vaudrait guère plus pour retrouver la porte des songes, comme pour la première fois où elle était venue... mais ses motivations étaient bien différentes, tout comme les surprises qui pourraient l'attendre cette fois. Oh mais qu'importe car l'excitation de pouvoir y retourner ne serait-ce qu'une fois de plus était plus grand que le reste. il résidait dans cette folle possibilité une magnétisme certains, une addiction que l'on aurait pu croire malsaine à bien des égards et qui pourtant, avait le visage de l'innocence même. Rien ne pouvait être véritablement bon ou mauvais dans un rêve, car tout n'était fait que de substances chimériques. Il ne fallait alors que simplement se laisser abandonner et s'oublier...

    ¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤

    La conscience de Noah s'éveilla alors lentement, comme pour la première fois. Ses paupières battirent difficilement avant de pouvoir tolérer la lumière, comme si elle se trouvait dans le monde réel. Pourquoi attachait-elle autant d'importance pour que tout semble si proche de la réalité? N'était-ce pas curieux? Peut-être état-ce une manière pour la jeune femme de rendre tout cela vivant, une façon pour que tout ce qu'elle vivrait dans son esprit? Quoiqu'il en fut, la chaleur rassurante que dégageait l'astre illusoire lui conférer un sentiment plaisant et agréable. Le ciel brillait d'une blancheur immaculée, sans nuage, sans sa belle couleur bleu naturelle. Dans ce rêve, Noah était pieds nus, vêtue simplement d'une robe légère au couleurs opalines et comme à son habitude, sur son visage brillait son œil perdu comme si il fut toujours là. Ses cheveux étaient plus longs qu'elle ne les avait en réalité et elle marchait dans l'herbe fraîche. Cette dernière ne se présentait pas non plus de sa couleur traditionnelle mais était dorée comme le soleil, parsemée de fleurs aux pétales nacrés. Et alors qu'elle emboîtait pas après pas, la jeune femme frôlait de ses frêles mains les quelques herbes hautes, du bout des doigts. La journée de ces rêves donnait des airs à un songe d'été, là où rien ne pourrait l'attendre, là où elle pourrait simplement se laisser porter....

    Mais au bout de quelques minutes, Noah se sentit comme troublée, troublée par une présence qu'elle ne perçut pas un temps. Fronçant les sourcils, observant son monde de toute part, elle ne saisit que trop tard que quelque chose la happait, comme si elle était appelée ou demandée. Là, une lumière se pointa devant ses yeux comme une petite luciole sortit de nul part... mais ce qui semblait petit devint alors immense et dessina un tunnel de lumière. Était-ce une invitation? Cela était plutôt troublant... Mais Noah n'était pas saisie par la peur ou l'angoisse, mais bel et bien par un sentiment de bien-être plutôt curieux face à l'inconnu, qui en tant normal, était responsable de bien des inquiétudes.

    Toutefois, l'ombre ne semblait effrayée et s'engouffra sans outre mesure dans l'énigmatique chemin lumineux qui s'était dessinée devant ses yeux, se les voilant quelques secondes le temps d'arriver de l'autre côté. Ce fut un tout autre univers qui la guettait mais elle comprit aussi naturellement qu'elle n'avait aucune emprise sur lui. Elle cherchait à penser à quelque chose, à le désirer, mais rien en paraissait se matérialiser. Était-ce le fruit d'une conscience plus puissante que la sienne? Un piège peut-être? Non. La jeune femme n'en avait pas l'intuition, c'était autre chose. A vrai dire, Noah ressentait comme une aura bienfaisante l'entourer, c'était... étrange. Nul autre mot ne lui venait à l'esprit. Alors elle avança simplement jusqu'à ce que tout ce qui l'entourait se dessine véritablement et au fur et à mesure, une sorte de prairie aux milles couleurs vit le jour... et une jeune femme. Une inconnue.

    Intriguée, l'ombre approcha, presque timidement jusqu'à arriver devant l’intrigante personne qui, par simple déduction, semblait être la responsable de tout ceci, de ce rêve et peut-être même de sa venue. Là, mutine, elle lui sourit et admira alors les innombrables insectes volants qui planaient autour d'elle. Ils étaient splendides, aussi fragiles que beaux.

    " Qui êtes-vous? "

    " Je suis ce que tu voies. Mais on m'appelle aussi Cannelle. "

    " Enchantée. Je suis Noah. Pourquoi m'avoir invité ici? "

    " Tu es ici parce que tu le désirais. D'un simple petit désir caché, il peut se dessiner bien des routes. L'une d'entre elle t'a guidé jusqu'à mon rêve. "


    Noah ne chercha pas à se donner plus d'explications, mais elle continua à observer Cannelle avec beaucoup d'attention. Elle se demandait ce qu'elle faisait ici, quel désir pouvait bien l'avoir mené ici.

    " Aimes-tu mes compagnons? "

    " Oui. Je les aime beaucoup. Leur couleur est splendide. Leur vie est peut-être courte, mais ils ne semblent pas être des êtres soucieux. Ils prennent seulement plaisir à voler et seulement voler, sans être un danger à qui l'entourent et émerveillent ceux qui les regardent. "

    " Souhaiterais-tu devenir l'un d'entre eux? Tu pourras connaître la sensation de liberté qui est la leur. "

    " Quelle étrange idée. Je suis étonnée qu'elle ne me soit pas venue avant. "

    " Alors que ton rêve prenne forme. Pense seulement à ce que tu désires être, et tu deviendras. Je peux aisément t'accorder ceci dans mon rêve. Mes compagnons en seront sans nul doute heureux. "


    Aussitôt dit, aussitôt fait. Une curieuse sensation prit alors possession de la conscience de l'Ombre et à peine eut-elle pensé à un magnifique papillon bleu qu'elle en devint un. Elle ne se rendit pas compte du changement immédiatement, il lui fallut quelques secondes pour qu'elle ne comprenne que sa perception était bien différente de celle qu'elle vivait habituellement. Elle ne voyait pas de la même façon, elle ne sentait pas de la même manière. Et puis, elle se sentait si légère. Ce fut alors à cet instant que Cannelle tendit sa main et Noah vint se poser sur son doigt. Cette dernière lui sourit agréablement et l'aida à prendre son envol. Elle prit plaisir pendant un temps qu'elle n'avait compté à se mêler aux autres insectes, à sentir le vent sous ses ailes fragiles et puis... tout fut blanc...

    L'ombre se sentit étrangement happée, aspirée on ne sait où jusqu'à ce que violemment elle se redressa, dans son lit, dans la réalité. Pourquoi cela fut si court? Pourquoi se réveilla-t-elle maintenant, en plein bonheur? Pourtant, elle ne se sentait pas amère et sentait une force nouvelle la transcender. Qui avait dit que les rêves ne réservaient pas de surprise? Qui avait dit qu'ils ne pourraient rien changer?
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Ven 15 Juin 2012, 15:58

Une Luciole, un papillon et un rêve

Il faisait cruellement froid dans ses montagnes mais j'étais cruellement bien au chaud contre Lugia qui ne me quittait plus désormais. Ce froid était son milieu naturel et de ce fait, son corps était naturellement chaud, voire brûlant. Dorénavant, je n'avais plus à craindre de mourir frigorifié la nuit. Elle me servait de couverture. Ne croyez pas que cela la dérange, Lugia est tout ce qu'il y a de plus câline. Cela faisait maintenant deux jours que je visitais les montagnes de l'edelweiss enneigée avec elle et c'était splendide. Ces heures de marche m'avaient crevé et je n'avais pas mis longtemps à tomber de sommeil dans le creux de son ventre, et Hao au creux du mien.

D'abord, tout fut noir, d'un noir intense. C'était angoissant, oppressant. J'avais l'impression de retourner dans ma chambre chez Daï. Parfois, il y avait fait aussi noir. Ça y est, je faisais encore un cauchemar! Il ne me restait plus qu'à subir encore... Toutefois une petite lumière apparut. Elle semblait venir de devant ou de derrière. A moins que c'était moi la lumière? Je n'étais pas sûr car je ne parvenais pas à voir mon corps malgré la faible luminosité. C'était cruellement inquiétant de ne pas savoir et pourtant la lumière avait quelque chose de vraiment rassurante, apaisante, douce. Elle m'encouragea à avancer. Ainsi, je tenta de bouger, mais ce n'était pas comme à la normal. Je voulus agiter mes bras et j'eus l'impression de perdre l'équilibre. Je voulus donc marcher mais cette fois, je ressentis non pas deux jambes mais six.

Petit à petit, j'apercevais une lune dans le ciel. La lumière qui s'en dégageait, créait des formes au sol. Je n'eus pas de mal à reconnaître des plantes tout autour de moi. Des feuilles, branches, fleurs. J'étais sûrement dans une forêt. Plus les minutes passaient, plus je me rendais compte que je n'étais pas dans mon corps habituel mais dans un corps d'insecte. Au vu de la lumière qui s'échappait de mon corps, je devais sûrement être une luciole. C'était une étrange expérience mais pas désagréable. Je me sentais étrangement libre, étrangement moi, étrangement sereine. J'explorais l'environnement comme un nouveau né. Le monde n'était absolument pas le même quand on est tout petit. Peut être était il temps d'essayer de voler...

D'abord, je tombai plusieurs fois, mais je ne me décourageai pas. Je finis par y arriver et une fois fait, je fila à toute vitesse pour boire la liberté à grande gorgée. Une fois épuisée, je me stoppa en atterrissant sur une feuille bien verte. Soudain, une grosse silhouette apparut devant moi. C'était un immense papillon. Il était en train de se transformer en une jolie femme immense. Enfin immense de mon point de vue. Légèrement terrifié, j'attendis la suite des évènements.

« Bonjour, excuse moi, » chuchota elle pour ne pas me crevé les tympan, enfin si j'en avais... « je n'ai pas fait exprès, je t'ai transformé en Luciole. Enfin, tu avais l'air tellement effrayé dans le noir que je pensais que ça t'aiderais un peu. C'est bizarre quand même que tu rêves, que tu es dans le noir. Ça ne m'étonne pas que tu avais peur. Du coup, j'ai croisée ton rêve avec le miens pour te redonner un peu de joie. Mais ne t'inquiète pas, lorsque tu te réveilleras, tout redeviendra comme avant, mis à part que tu pourras aussi te transformer en luciole dans le monde réel. »

J'écoutais avec attention, sans rien ajouter. Il faut dire que je ne pouvais pas dire grand chose sous cette forme, ni sous la mienne d'ailleurs. Je me demandais si je devais lui en vouloir ou non. Je supposais que non. Pouvoir me transformer en luciole dans le monde réel me serait sûrement utile. Je tenta d'acquiescer pour lui montrer ma gratitude. La curieuse femme se transforma de nouveau en papillon et voleta autour de moi. Je la suivis et elle me montra divers chose qu'un insecte devais savoir. Autrement dis ce qu'une luciole pouvait manger, son endroit naturelle, comment allumer sa lumière. C'était vraiment passionnant. Les minutes, les heures s'écoulaient et l'aube commença donc par apparaître. Cannelle, qui m'avait fait part de son prénom me précisa que je n'allais pas tarder à me réveillé et qu'elle était contente d'avoir fait ma connaissance. Elle m'avoua aussi qu'elle était obligé de me remettre dans mes propres cauchemar pour que le pouvoir de métamorphose fonctionne également dans le monde réel.

Le monde m'entourant redevint noir, mais j'étais toujours dans la peau de cet insecte. Petit à petit, la scène de la mort de ma mère apparut devant mes yeux. Cependant, ce n'était pas avec le même regard. Tout était plus géant, tout était plus intense. C'était plus qu'horrible. Je pouvais m'approcher pour voir les détailles, je pouvais détailler parfaitement le visage de l'assassin, des démons dans la pièce. J'avais envie de hurler, de crier, de vomir, de tuer... que dis-je, de déchiqueter en petits morceaux l'homme qui n'avait eu aucun scrupule à torturer ma mère avant de la faire mourir. J'essayais de voler vers lui pour lui crever l'oeil mais hélas... ce n'était qu'un simple souvenir...

Brusquement, j'ouvris les yeux, dégoulinant de sueur, le visage noyé de larmes. La lumière était intense. En effet, le soleil reflétait sur le manteau blanc qui recouvrait l'une des vallées des montages de l'edelweiss. Je me précipita dans la fourrure de de Lugia qui n'avait pas bougé et qui s'était efforcé de me rassurer pendant mon cauchemar. J'enfouissais mon visage maintenant en larme dans ses poils doux et chaud. Petit à petit, mon cœur se calma. Mes compagnons toujours présent pour moi, me rassurait. Ma dragonne posa sur moi ses yeux bleues interrogateur.

* C'était simplement un cauchemar... * répondis-je par télépathie. * Et je crois que j'ai récupérer un pouvoir... *

A ces mots, je tenta de me concentrer afin de me transformer. En un instant, mon corps se métamorphosa en Luciole, seulement, le froid était encore plus difficile à supporter à cette taille là, et c'était plus dangereux pour moi. Je décida de reprendre forme humaine. Je crois que je ferais mieux de rester encore un peu emmitouflé et nous partirons ensuite pour de nouvelles aventures. Après ce rêve, j'étais encore plus déterminé à retrouver l'homme qui avait tuer ma mère. Il ne perdait rien pour attendre, et je rêvais de l'entendre pleurer et supplier sa propre mère.

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Dim 17 Juin 2012, 12:26

La marche dans les rues de Megido l'avait exténué et ajouté à cela, le combat contre ces maudits vampires. C'était un bon entraînement, mais ses membres courbaturés la faisaient souffrir. Et le fait d'avoir été ballottée dans touts les sens n'y arrangeait rien. Il n'y avait qu'une solution à tout cela: DORMIR, DORMIR, DORMIR oh...Oui se reposer au fond d'un bon lit chaud et douillet...Les yeux de Miyuki se fermaient tout seuls. Elle se surprit même à baver en rêvant de son lit. Miyuki se reprit. Les passants la dévisageaient comme si elle était folle ou bien qu'elle était un monstre. La sirène s'énerva, la fatigue, sans doute. Oui, elle était crevée, ne pensait qu'a dormir et c'est cela qui lui donnait un air bizarre, mais de quoi la dévisager! Elle n'était pas un zombie! Quoique...
Miyuki revint vers l'auberge car elle se souvint qu'elle avait loué des chambres il y a quelques jours. Il ne fallait pas que la jeune fille oublie, ce serait bête. Surtout qu'elle y avait enfermé Amy. Quand elle atteignit enfin l'auberge, le gérant grommela que Miyuki avait loué pour deux nuits et que cela faisait un moment qu'il ne l'avait pas vue. La sirène l'entendit murmurer dans sa barbe que des gens comme elle étaient irresponsables car ils leur faisaient perdre des clients. En conséquence ils devraient être punis. Miyuki était tellement fatiguée qu'elle ne songeait même plus à être diplomate ou polie. La jeune fille lui dit sèchement que s'il avait le moindre souci avec elle, il ferait mieux de le lui dit clairement. Il n'y avait aucune chance de toute façon qu'elle lui fit perdre le moindre client, étant donné que la moitié de son auberge était vide. Puis, très froidement, Miyuki lui tendit la somme pour les nuits qu'elle avait manqué et monta dans sa chambre. Quel imbécile cet aubergiste!
A la minute même où elle ouvrit la porte de sa chambre, elle s'écroula de tout son long sur son lit sans dire bonjour à Amy.
Miyuki fut réveillée par un délicieux parfum indescriptible. Ce parfum était si beau qu'il lui donnait les larmes aux yeux. Doucement, La sirène ouvrit les paupières. Elle se trouvait allongée sur un tapis de fleurs aux couleurs vives, dans une clairière. Miyuki eut un sentiment étrange. Les fleurs étaient toutes aussi belles les unes que les autres, mais certaines semblaient avoir été dessinées par un enfant. Malgré l’apparence en dessin, au toucher, elles étaient bel et bien réelles. La sirène se releva brusquement car elle crut apercevoir quelqu’un. Des nuages dansaient autour de la jeune fille. Une ombre effectivement se dessinait derrière ce voile cotonneux. Miyuki lui demanda qui il était . L'ombre ne répondit pas, mais deux nuages s'écartèrent lentement, laissant apparaître un visage. C'était le visage d'un adolescent, d'environ de 11 ans aux cheveux noirs-bleutés. Il souriait d'un air triste. Non, pas ce visage...c'était impossible. Miyuki se pinça les lèvres, la peau de tout son corps, en tremblant car elle voulait qu'il disparaisse. Ce souvenir qui la hantait, n'était pas réapparu depuis des années. C'était impossible que ce soit lui...parce qu'il était mort. Sa voix s'étouffait, elle ne parvenait pas à parler. Miyuki hurla qu'il disparaisse, mais sa voix demeurait éteinte. Des sanglots lui montèrent à la gorge. Soudain, comme pour répondre à sa détresse, Un éléphant aux couleurs dépareillées surgit de nulle part, il lui dit :

" Bonjour, Mademoiselle bienvenue dans le monde des rêves, ici, faîtes ce que vous désirez, vous pouvez faire tout ce qui vous chante, je ne sais pas, par exemple... soulevez cette île de votre simple petit doigt"
Miyuki le regarda d'un air bizarre et répliqua qu'il était impossible qu'elle puisse faire une telle chose. Le drôle d'éléphant ne la laissa pas terminer et lui dit qu’ici le mot impossible n'existait pas. Toujours en doute, La jeune fille descendit par un escalier que l’éléphant avait dessiné, puis, sans se poser de question se plaça en dessous de l’île, et de son mince petit doigt, réussit à la faire tourner comme une toupie. Quand elle remonta, L'éléphant avait la nausée, mais cela n'avait rien d'étonnant. Soudain, comme un éclair, un poussin vêtu d'une grande robe noire et trouée surgit lui aussi de nulle part et répliqua à l’Éléphant qu'il effectuait mal son boulot. Miyuki crut entendre prononcer le nom "Mr flagwxibistrod». Elle était partagée entre l'envie de rire et l'incompréhension. Le poussin en s'énervant, prit un mouchoir, et se dirigeant vers le visage de l'adolescent, l'effaça en deux trois coups. Le poussin affirma qu'il valait mieux qu'il prenne la relève. Il se tourna vers Miyuki
et lui tendit une liste de toutes les possibilités. En se déroulant, le papier continua sa course jusqu’à des milliers de kilomètres. La sirène en profita et énonça toutes les choses qu'elle désirait. Du jazz manouche apparut dans les airs et se diffusa partout. Des centaines d'îles aux formes plus originales que les autres se formèrent. Des monstres, esprits, plusieurs formes de vies les replissèrent. On pouvait trouver par exemple un zombie-ballerine, un chien trompette, une femme-quille...
Quand La sirène avait faim, une fleur vêtue d'un yukata, par exemple, prenait un bout de nuage, pour former un téléphone et passait une commande. Quelques minutes plus tard un groupe de casseroles, fauteuil-four, palmiers arrivaient en fanfare pour y amener la commande. Ce n'était que musiques, fêtes, danses... une ambiance de joie.
Comme Miyuki voulait avancer, elle se décida à prendre un crayon et dessiner des chaussures rebondissantes. Ainsi, sur le chemin allant d'îles en îles, elle sautait, et effectuait de grands bonds qui survolaient tous ces mondes. La sirène rebondissait sur n'importe quoi: un passant, des vagues en arrêt, du sable sucré...sans que, si par exemple, elle sautait sur un passant, cela ne lui fasse mal. La jeune fille était aussi légère qu'une plume...que c'était plaisant, elle n'aurait jamais voulu partir.
Cependant à force de bonds, Miyuki finit par atterrir dans un endroit qu'elle ne connaissait pas. La jeune fille sentait qu'elle ne parvenait plus à contrôler quoique ce soit...allait elle se réveiller? Soudain Miyuki chuta dans le vide car ses chaussures rebondissantes disparurent. Sa chute la mena vers un immense gouffre. La sirène fut prise de panique. A sa grande surprise, Miyuki fut rattrapée par de gigantesques mains. Ses doigts étaient doux, fins et parfumés. Une grande et belle jeune femme lui adressa la parole . Elle ne paraissait pas agressive, et Miyuki fut impressionnée par sa grande beauté. De longs cheveux brillants et soyeux encadraient son joli visage de porcelaine. Ses yeux, d'une incroyable douceur, semblaient réunir milles astres.

"Bonjour, étrange rêveuse, bienvenue en ces lieux. Puisque tu es parvenue jusqu'ici je t'offre la possibilité de te transformer en n'importe quel insecte. Bien entendu, tu pourras avoir cette possibilité, même lorsque tu te réveilleras" Miyuki fit donc le choix du papillon. Le choix se fit au hasard. Son vœux fut prononcé avant même qu'elle eu un temps pour réfléchir.. La sirène ignorait pourquoi, mais ce choix l'émouvait mêlant un sentiment de tristesse et de bonheur...y avait il un lien avec son passé? L'image de ce garçon s'était déjà effacée de sa tête.

Quand Miyuki se réveilla,elle faillit avoir une crise cardiaque. Deux énormes yeux orangés la fixaient. C'était Amy. Elle s'était allongée sur son visage. D'un geste agacé, Miyuki la chassa. La sirène tenta de reprendre ses esprits. Était-ce un simple rêve? Pourtant, elle avait la sensation d'avoir changé, et les paroles de cette jeune femme lui revenaient clairement dans la tête. Miyuki se plaça au centre de la chambre et se concentra. De légères douleurs la lancèrent le long de son torse et de ses bras. Quelque chose grandissait, s'étirait.. Elle se sentit flotter, L'air semblait danser avec son corps. Miyuki ouvrit les yeux: Elle était papillon!Au début, les vertiges et les maladresses se faisaient fréquents,mais à force de persévérer, La jeune fille finit par maîtriser sa forme papillon. Soudain, l'image de l'adolescent lui revint en mémoire. Pourquoi? Miyuki espérait sincèrement trouver des réponses à ses questions.


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Dim 17 Juin 2012, 18:00


    Tenter de sauver un petit village en proie à des bandits, c'était vraiment très fatigant. Cette bande de malfrat terrorisait une population qui vivait tranquillement sur le continent Mystérieux avant leur arrivée. Ils faisaient pression sur les habitants, en rendant la culture du pavot obligatoire, de sorte que les graine puissent être récoltées plus tard afin que de la drogue soit produite. A vrai dire, avant d'arriver comme une fleur devant le maire en clamant qu'elle était la femme de la situation, Kitsune était arrivée en ces lieux suite à un long vagabondage... Kota l'accompagnait, comme toujours, et grâce à l'aide précieuse de son loup ailé, elle n'avait eu aucun mal à débarrasser le village de son petit problème. Les habitants ainsi que le maire voulaient d'ailleurs la récompenser en lui offrant une importante somme d'argent, mais la jeune rouquine l'avait refusée : ils avaient eu suffisamment d'ennuis comme cela ! Elle leur avait conseillé de garder cette petite fortune pour reconstruire leur commerce et leurs cultures. Puis elle était partie, en leur souhaitant une heureuse vie.

    A présent, elle se baladait dans la forêt enchanteresse avec son fidèle compagnon, qui la suivait en trottinant. L'après-midi naissait paisiblement, et après son déjeuner, elle avait une folle envie de dormir. Ses membres endoloris réclamaient également un peu de repos... Cependant, Kitsune voulais un peu avancer avant de se poser quelque part pour un sommeil réparateur. Elle n'avait pas d'objectif précis, mais elle aimait marcher, partir à l'aventure. De plus, lorsqu'elle restait immobile, c'était souvent en ces moments-là que le malheur lui tombait dessus. Elle en avait assez fait depuis hier, elle voulait s'accorder un peu de répit. ? Et pour cela, elle devait marcher, et s'ouvrir à la nature...
    Kitsune se mit à bailler environ toutes les dix secondes, et Kota vint tapoter sa tête contre son dos. La jeune fille tourna vers lui un regard interrogateur et un peu amusé. C'était rare qu'il se manifeste de la sorte. D'habitude il la suivait sans rien dire. Elle l'ébouriffa en riant, et déclara d'une voix enjouée :

    « Hahaha ! C'est bon mon gros loulou, on va aller se reposer. Je te dois bien ça ! »

    Quand un tapis de mousse moelleuse se présente juste sous vos pieds, pourquoi ne pas lui préférez cette branche tout là-haut dans l'arbre ? Telle était la logique de Kitsune, qui demanda à Kota de les y porter. Ils se trouvaient donc établis à une quinzaine de mètres du sol, sur une branche très large. Ainsi ils n'auraient rien à craindre des prédateurs qui menaçaient surtout la vie du sol, et pourraient laisser planer leurs esprits vers les nuages les plus hauts. Kota se roula en boule, offrant sa fourrure en guise d'oreiller pour son ami Renarde. Leurs têtes étaient toujours positionnées l'une près de l'autre lorsqu'ils dormaient. Par sécurité, car ils se sentaient l'un l'autre. Ils se rassuraient de cette manière.
    Kitsune souhaita une bonne sieste à Kota qui commençait déjà à ronfler comme un vieillard, et elle ferma ses yeux à son tour.

    Au début, les sons de la forêt étaient toujours aussi nets et perceptibles. La vie de ce début d'après-midi était très relaxante à écouter. Mais petit à petit, tout devint plus flou, et la lumière que la jeune fille percevait à travers ses paupières devenait noire... Très noire même.
    Kitsune sentait la lourdeur de son corps croître à chaque seconde. Tiens... était-elle déjà en train de se réveiller ? Combien de temps avait-elle dormi ? Pas assez, elle avait l'esprit engourdi... Mais tant pis, si son corps réclamait qu'elle ouvrât les yeux... Mais à sa grande surprise, elle se réveilla dans un couloir très sombre, dont les jointures du plafond, des murs et du sol étaient bleues et vertes. Kitsune se redressa d'un seul coup. Tout le reste était noir, et impossible de voir où est-ce que ce couloir menait.
    Sans vraiment réfléchir, elle se leva, et marcha droit devant elle. Il n'y avait pas de bruit. Elle ne se ressentait même pas. Elle ne faisait que voir, et sur le moment elle ne s'était pas préoccupée de ce que Kota fut absent. Comme si tout était normal... Elle s'était bien vide accommodée de la nouveauté des lieux. Sa curiosité était telle qu'elle s'en oubliait elle-même...

    Bientôt, elle arriva face à un grand portail de pierre blanche, inondé par une mer d'étoiles juste au dessus de lui. Au loin, la ligne d'horizon était joliment teinte d'un violet profond... Kitsune ne s'émerveilla pas du paysage, et sans que sa raison ne le lui dicte, elle franchi la Porte des Songes.
    Aussitôt, elle sentit son esprit tournoyer violemment. Elle pressa ses tempes avec ses doigts en se penchant un peu en avant. Elle était déséquilibrée. Lorsqu'elle ouvrit de nouveau les yeux, elle se trouvait dans un lieu qui dépassait toute définition banale de l'étrangeté. La première chose qui intrigua Kitsune était le fait que bien que le paysage soit aux couleurs du jour, il n'y avait pas de Soleil dans le ciel. Rien qu'une Lune énorme trônait dans les cieux. Plus bizarre encore, les chats volaient pour attraper des oiseaux enchaînés à la terre. Enfin, la rivière qui coulait près de Kitsune au pied de la colline remontait les pentes de cette dernière jusqu'à sa source.

    La jeune fille se promena au gré de ce paysage curieux... Puis elle finit par rencontrer un vieil homme, enveloppé dans une cape blanche, qui jouait de la flûte d'ivoire sur une souche d'arbre. Kitsune s'approcha de lui avec la ferme intention de le questionner, mais à y regarder de plus près, c'était elle-même qui était dissimulée sous ce vêtement. Elle était donc face à son alter-ego véritable. Comme c'était déroutant !

    « Mais où suis-je ? demanda-t-elle, complètement éberluée.
    -Ici, répondit son effigie, tu es dans un pays où tu es toute puissante ! Essayes, tu verras comme c'est drôle ! »

    Puis elle se transforma en coccinelle, et elle s'envola, en laissant derrière elle sa cape et sa flûte. Kitsune s'empara de la flûte, qui s'avérait-être en réalité un ocarina. Elle le rangea dans sa poche en poursuivant sa route. Elle n'avait pas de but précis, comme toujours. Ainsi elle était toute puissante ici ? Elle s'imagina alors que la rivière s'écoulait dans le bon sens, en faisant de jolis petits tourbillons çà et là. Cela se produisit juste devant ses yeux. Très amusée par ce petit jeu, Kitsune se mut à courir de toutes ses forces, et sauta de la falaise sur laquelle elle marchait, et imagina qu'elle volait. Puis un bébé Kota vint à elle, à sa grande joie. Quel était ce lieu ? Finalement elle n'avait pas de réponse véritable...

    Kitsune s'amusa comme une folle pendant une durée de temps interminable. Elle avait souleé des montagnes, avait respiré sous l'eau, s'était fait pousser huit bras et huit jambes... Sans se séparer de son ocarina, dans lequel elle souffla quelques notes, à l'ombre d'un grand arbre avec le petit loup sur les genoux.
    Puis elle arriva dans un lieu où plus rien ne lui obéissait. Tiens donc... Serait-elle en train de sortir de cet Antre merveilleux ? Mais au lieu de se trouver face au panneau de sortie, elle fut nez à nez avec une jeune fille, délicatement assise au milieu de centaines de papillons qui virevoltaient autour d'elle. Elle adressa un gentil sourire à Kitsune, qui le lui rendit. Elle osa s'approcher de la jeune femme, quelques papillons s'aventurèrent du côté de la rouquine. Ils s'emmêlèrent dans sa longue chevelure orange, tandis qu'elle les observait l'air intrigué.

    « Bienvenue Kitsune, dit l'inconnue, mon nom est Cannelle. Et ces papillons qui volettent autour de toi t'invitent à une fête bien spéciale...
    - Une fête ?
    - Veux-tu y participer ? Pour cela, tu dois choisir l'insecte en lequel tu aimerais être transformée. Tu es trop grande pour y aller sous ta véritable apparence.
    - Je suis déjà un renard... Hmm... peut-être une coccinelle ? Oh oui ! Une jolie coccinelle !
    -Qu'il en soit ainsi... » conclut Cannelle, et Kitsune se retrouva à faire le millionième de sa taille habituelle. La jeune femme aux papillons lui semblait tout à fait énorme à présent, mais une abeille joyeuse vint lui rendre visite en voletant joyeusement. Puis arrivèrent d'autres coccinelles, et des papillons, des pucerons timides, des chenilles, quelques gracieuses araignées, qui tous s'était réunis pour fêter l'arrivée des nouveaux-nés insectes.
    Mais le louveteau Kota arriva en émettant des drôles d'aboiements, qui se voulaient craintifs, et il se mit à grogner, ronronner... Mais les insectes s'en inquiétèrent, paniquèrent, et fuirent tous en même temps de tous côtés, piétinant presque la pauvre Coccinelle-Kitsune qui se retrouva sur le dos. Cannelle la ramassa sous les aboiements du petit loup, et lui murmura en la tenant dans sa main :

    « Éveilles-toi maintenant, Kitsune... et redevient cette coccinelle quand l'envie t'en prendra. »

    Kitsune se réveilla en sursaut, sous les couinements de Kota, qui lui signalaient que le Soleil déclinait dans le ciel. Comment, tout cela n'avait été qu'un rêve ? Quel délire ! Mais d'après Cannelle, elle pourrait de nouveau se transformer en coccinelle si l'envie l'en prenait. Est-ce que cela signifiait qu'elle avait vraiment franchi la Porte des Songes ? Avait-elle vraiment ce pouvoir à présent ? Elle essayerait plus tard... Mais cette perspective était amusante !
    La jeune fille enlaça son ami le loup, et se posa sur son dos avant qu'il ne batte des aile et les emmène vers de nouveaux horizons.

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Jeu 28 Juin 2012, 21:49


    La journée de Lacie avait été particulièrement éprouvante. Elle était plutôt du genre maladroite, et étourdie, mais elle ignorait qu'elle était aussi malchanceuse... Pourtant lorsqu'elle s'était levée le matin même, la sérénité du jour s'éveillant lui avait conféré une confiance en elle sans borne. Le destin en avait visiblement souhaité autrement.
    L'Orine s'assit sur le lit de la chambre d'hôtel qu'elle avait louée pour la semaine, et dénoua ses cheveux tressés en une très longue natte. Elle soupira, et se jeta en arrière, pour détendre au maximum les muscles de son dos fatigué. Comment est-ce que tout cela était-il arrivé déjà ? Elle s'était rendue dans une petite mercerie, car elle avait accroché sa robe à un grillage barbelé, et souhaitait se procurer du matériel pour la raccommoder. Mais pendant sa visite, un voleur vint braquer la boutique, et avait tenus tous les clients en respect avant l'arrivée des autorités de la Magie. Ils étaient tous restés pendant tout le jour durant assis sur le sol, les mains liées derrière le dos, craignant le sortilège de torture infligé par leur agresseur, et attendant avec impatience les secours. Fort heureusement pour elle, Lacie n'eut pas à subir de douleurs, mais le souvenir des quelques victimes qui se tortillaient sur le sol en proie à cette magie était fort désagréable. En rentrant, elle avait beaucoup pleuré, et était encore choquée de ce qu'elle avait vécu. Pourtant, elle savait combien cela aurait pu être pire...

    Ivre de fatigue et de peur, Lacie finit tout de même pas fermer les yeux, pour tenter de se calmer. Quel dommage que la Mélodie Apaisante de sa flûte n'ait pas d'effet sur elle. Puisqu'elle en était l'auteur, il eu semblé stupide qu'elle en soit affectée elle aussi, comme ses adversaires. De quoi l'affaiblir encore plus, déjà qu'elle n'était pas très forte... Mais elle n'avait pas souvent l'occasion de se battre, et elle ne s'en plaignait pas. Mais dans des situations comme celle-ci, elle aurait aimé être suffisamment puissante pour défendre la boutique, et aider les autres. Pas qu'elle se prenne pour une héroïne, mais c'était toujours un geste de plus. Quelque chose à faire... Pour être reconnu un petit peu, et montrer que l'on utilise ses aptitudes pour aider les autres. Lacie n'aimait pas se sentir aussi inutile. Elle devait se trouver un maître. Et au plus vite... Tant pis si elle tombait amoureuse de lui, c'était bien son genre... Mais...

    Lacie finit par s'endormir, à force de se torturer l'esprit. Elle plongea dans un sommeil si profond que ses yeux pesaient lourds sur son visage. Sa respiration se fit calme, et paisible, tout son corps se détendit, et la sérénité gagna ses traits fins.
    Doucement, comme de l'eau sortait de sa source, elle se mit à rêver. Mais la jeune fille n'en avait pas conscience. Elle avait l'impression qu'une histoire animée se déroulait sous son regard engourdi par le sommeil. Lacie se trouvait dans un grand couloir sombre, et froid, et sans fin... Après quelques secondes, elle réalisa qu'elle y marchait, aérienne, et ne sentait pas le sol sous ses pieds. Elle n'avait absolument pas peur, et était d'un calme à couper le souffle, comme s'il était tout à fait normal qu'elle se retrouve dans ce couloir. Lacie ne se retournait pas, elle regardait droit devant elle, risquant par moment des regards vers le haut, sur les côtés... Puis elle arriva face à une immense porte de pierre.

    Sans se poser aucune question, l'Orine s'arrêta devant ce grand édifice, et effleura de ses doigts ses reliefs. On y voyait des êtres qui ressemblaient à toutes les races vivant sur le Terres du Yin et du yang. Comme c'était joli... la porte semblait raconter l'histoire de la naissance du monde, comme un conte de fées enchanteur.
    Lacie n'hésita pas à pousser doucement les deux portes immenses, qui s'ouvrirent à peine les eut-elle touchées. Cela ne l'étonna même pas. Tout coulait de source dans cet étrange décor sorti de nulle part... Le portail laissa filtrer une intense lumière blanche en son travers, mais Lacie avança tout de même, en prenant soin de se couvrir les yeux.

    L'Orine arriva dans un joli petit jardin. Qui lui évoquait des souvenirs lointains, comme s'il avait toujours été enfoui eu fond de sa mémoire. Peut-être devenait-il bleu quand venait le soir ? Des iris noirs et violets y avaient poussé, ainsi que des lauriers teints. Lacie avança au milieu du gazon qui poussait librement, au gré du lyrisme de la nature... Des petites pâquerettes apparaissaient à chacun des pas de la jeune rêveuse, qui trouva cela fort amusant. Elle vont s'asseoir sur le rebord du petit puits en pierre qui trônait au centre du jardin. Effrayé, un scolopendre long de cinq centimètres s'enfuit à toute vitesse, ses mille et une pattes articulées vibrant sur le sol dans une frénésie de terreur. Lacie se pencha vers le fond du puits, et y découvrit avec grande stupéfaction des nuages dans un ciel bleu... Elle leva la tête, et remarqua que le ciel était semblable à la mer, dont les vagues venaient effleurer les cimes des arbres.

    « Que se passerait-il s'il pleuvait ? » se demanda Lacie, à voix haute.

    Aussitôt, comme si le paysage lui était devenu docile, le ciel se mit à frissonner, et les vaguelettes laissèrent tomber des bulles d'eau salées délicatement sur le sol. Poussèrent alors sur des algues fraîchement nées des poissons rouges, verts, bleus, qui tous une fois apparus se ruaient vers le ciel, en agitant fébrilement leurs nageoires voilées.
    La jeune fille aux grands yeux violine restait émerveillée face à un tel spectacle. Était-ce possible, tout ce que son imaginaire farfelu figurait se réalisait devant elle ! Elle se mit à rire, et elle tourna en rond dans le jardin, s'enivrant des odeurs, des couleurs, des sensations qui s'offraient à elle par millier. Elle regardait le ciel, et se laissa tomber sur le dos, comme pour dormir encore... La douce rumeur du vent chaud passait sur son visage comme une plume bienveillante. Ce qu'elle aimait ça...

    Après un petit moment, qui peut-être avait durer des heures ou seulement une fraction de secondes, Lacie se leva, et sans réfléchir, elle se jeta dans le puits. Elle se retrouva alors volante dans le ciel, à l'envers du reste du monde de ce rêve incroyable... Elle fit des arabesques, des courbes volages, des chorégraphies aériennes audacieuses mais elle n'avait pas peur le moins du monde. Comme il était bon de se sentir libre à ce point !
    L'Orine décida qu'il était temps d'atterrir, et se posa délicatement dans une clairière dont le sol ressemblait à une minuscule colline dorée. Les arbres l'entourant avaient recouverts les couleurs de l'automne, et leurs feuilles tombaient doucement, vers le ciel. Lacie s'approcha du centre, et remarqua qu'une multitude de papillons la suivait. Ils virevoltaient avec allégresse autour d'elle, en une charmante explosion de couleurs. Puis elle sentit que quelque chose lui picotait les pieds : des fourmis par milliers apportaient des provisions colorées dans leur maison creuse. Des sauterelles arrivaient également, et un essaim d'abeilles faisait aussi son apparition. Cette nuée d'insectes eu l'effet d'enchanter la jeune fille.
    Elle voulut encore avancer vers cette clairière, mais elle aperçut juste devant elle, une jeune femme inconnue, qui lui souriait gentiment. Elle lui tendit la main, et l'invita à s'asseoir à ses côtés. Sans hésiter mais avec mesure, Lacie s'exécuta, l'air ouvert et alerte.

    « Bienvenue, jeune Lacie. » fit l'inconnue, d'une voix douce et mélodieuse, semblable à celle des sirènes.

    L'Orine accueilli un papillon audacieux qui se posa sur le haut de son crâne. L'inconnue rit, et le prit doucement sur le bout de son index. L'ambiance romantique commençait à se teinter de réalisme peu à peu, car les fourmis qui montaient sur Lacie devenaient piquantes. La jeune fille se sentait un peu mal, et son visage se crispait peu à peu.
    La jeune femme aux yeux de nacre ne s'en inquiétait pas, elle caressait doucement le corps du papillon sur son doigt. Elle soupirait doucement, comme une fille ayant des peines de cœur. Elle finit par lancer un regard un brin oisif à Lacie, et lui dit calmement :

    « Mon nom est Cannelle... Je suis ravie de te rencontrer. »

    Lacie voulait lui répondre, mais inexplicablement sa gorge était nouée par la panique de se faire grimper dessus par autant de petits rampants. Cannelle posa sa main sur le front de l'Orine, et poursuivit en lui accordant un regard empreint de douceur et de malice à la fois :

    « Si tu ne veux pas être engloutie par mes amis, tu dois te transformer en insecte à ton tour. Dis moi lequel te ferait plaisir, et je t'exaucerai !
    -... Euh... Une libellule peut-être ! » répondit en hâte la pauvre Lacie, à qui ce rêve commençait de moins en moins à plaire.

    Cannelle ferma les yeux, et souffla doucement sa magie à l'intérieur du corps de la jeune Orine. Aussitôt, cette dernière ressenti un violent frisson, et tout se mit à tourner autour d'elle. Elle se sentait légère, mais elle avait l'impression de se cogner partout, en croisant des papillons et des fourmis géantes... Que se passait-il encore ?

    Lacie se réveilla violemment sur son lit. La Lune était encore haut dans le ciel... la jeune fille était essoufflée, et transpirait un peu. Que s'était-il passé ? S'était-elle réellement transformée en libellule dans son rêve ? L'Orine eut un sourire amusé. C'était peut-être à cause de cette désorientation qu'elle s'était réveillée si brutalement.
    Elle était encore bien fatiguée... Elle se glissa doucement dans son lit, une fois qu'elle eut passé sa chemise de nuit, et s’endormit de nouveau doucement. Dio, l'Ombre vagabonde, s'allongea délicatement à côté d'elle, et caressa ses cheveux, avec toute l'affection qu'il lui portait. C'était le seul moment où il pouvait l'approcher sans se faire remarquer. Mais cela, Lacie l'ignorait...

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Sam 30 Juin 2012, 13:14

J'étais lamentablement étalée , éreintée . Je ne bougeais plus , je peinais même à respirer , ça me fatiguait d'inspirer une bouffée d'air frais de façon régulière , une brise qui m'était pourtant vitale . Oui , j'étais une pure flemmarde . Jamais vous ne rencontrerez quelqu'un étant tellement crevé qu'il n'a même pas envie de respirer au risque de s'épuiser . J'évitais donc de faire un quelconque mouvement . Couchée sur le dos , une main posée sur mon ventre , l'autre pendant dans le vide . Mes yeux étaient clos , cherchant le sommeil certainement . Une simple mais épaisse branche d'arbre me servait de lit . À côté , sur une autre plus petite branche partant de celle où j'étais affalée , Aaron était lui aussi couché , jouant avec une jeune plante poussant à l'extrémité du bois , il l'agitait entre le vent ses pattes . Je soupirais de contentement mais de lassitude également . Morphée commençait déjà à me prendre dans ses bras , je le sentais . Je ne craignais rien ici , le chat noir pouvait aussi bien s'endormir en ma compagnie .

Je rouvrais les yeux bien trop vite à mon goût , avec un fort élan de courage . J'avais dormi si peu de temps ? Non , je devais encore être en train de roupiller sur la branche de mon arbre parce que ... j'étais maintenant allongée sur un tapis rouge longeant le sol d'un immense couloir . Aaron était là , debout , devant moi . Il me sourit quand il vit que j'étais réveillée . Je me mis assise pour écouter ce qu'il avait à me dire ; quitte à ce qu'il m'explique ce que je faisais là en sa compagnie , ce serait génial .

- Bien dormi ?

- On va dire ça comme ça ... J'ai l'impression d'être encore dans les bras de Morphée en fait ...

- C'est normal ... Je crois qu'on est train de rêver ensemble toi et moi . Je me suis "éveillé dans mon rêve" un peu avant toi et remarquant ta présence , j'ai cru bon d'attendre ton réveil avant d'aller explorer cette illusion .

- Ah cool ... Je savais pas qu'on pouvait joindre nos rêves . Bon , on y va alors ?

Il secoua la tête pour exprimer son affirmation , et je lui rendis son sourire de matou en un amusé . Il grimpa sur mon épaule , tandis que je mettais debout . J'orchestrais tout de même une vive vérification . J'avais ma cape , et je me souvenais pas l'avoir quand je m'étais endormie mais bon . Je ne mis point la capuche pour une fois , et me contentais d'attraper les extrémités du tissus devant moi pour cacher mes habits sous mon manteau . J'avais tout , ma flûte , mon sabre , mon compagnon , c'était bon . J'avais juste oublier mon enveloppe charnelle sur une branche je crois ... M'enfin , je crois que j'avais pas vraiment le choix et qu'elle devrait m'attendre perchée là-haut encore un peu .

Je commençai donc cette marche , alors qu'Aaron s'étalait sur mon épaule . Ce couloir était propre , les murs étaient d'un bleu très clair presque comparable au blanc du plafond . Le rouge sang du tapis faisait ressortir tout ça . Étrangement , ce corridor n'était ni étroit ni top large , comme si il avait été fait pour ma corpulence . La même scène se répétait toujours à l'horizon , murs bleus , plafond blanc , tapis rouge , et ainsi de suite jusqu'à un rectangle blanc de la taille de ma main du point où j'étais , c'était la taille qu'il avait en tout cas . Un rectangle blanc gorgé de lumière ... La sortie sans doute . Mais elle semblait vouloir rester à la même distance , même si je ne cessais d'avancer à une vitesse tout de même assez vive , mais on ne pouvait appeler ça courir , c'était trop lent pour qualifier ma marche ainsi . Je soupirai lentement .

- Pfiuh , plus j'avance , plus cette soi-disant sortie s'éloigne ... C'est pas normal .

Aaron ouvrit un œil l'air trop peu intéressé . Il profitait de mon épaule pour dormir le scélérat ! Bah , il en avait fait pas mal depuis quelques temps , et je lui devais bien plus qu'une fière chandelle . Je lui caressai la tête et murmurai doucement la petite chanson qui me trottait dans la tête : toujours la même chanson , toujours . Elle ne me quitterait sans doute jamais .

Ça m'énervait profondément . Je voulais atteindre mon objectif , le seul qui me soit de rigueur pour le moment : c'est à dire , arriver à cette précieuse sortie . Je n'aimais pas faire la même chose trop longtemps , et marcher toujours dans le même couloir sans aucun changement , cela m'exaspérait profondément . Je n'allais pas passer mon éternité dans ce couloir bien que point sombre , je me lassais déjà de ces teintes froides atténuées pourtant par le tapis rouge sang au sol . Si je m'en ennuyais déjà après quelques minutes , pourrais-je vivre une éternité là-dedans ? Même pas en rêve -pour un génie , cette expression prend tou son sens , je vous l'accorde- . Je décidai donc de changer un peu ma façon d'avancer pour ne pas finir ici ; et d'ailleurs , je ne savais toujours pas exactement où j'étais en fait .

J'accélérais donc la cadence . Quitte à sortir Aaron de son sommeil alors qu'il ronflait tranquillement sur mon épaule , ben tant pis ! J'entamais donc maintenant une course à une vitesse bien plus rapide bien que pas trop , pour tenir la cadence . Le changement se fit vite voir . La sortie se rapprochait de plus en plus , pas énormément vite mais assez pour que j'y sois en gardant la même vitesse pendant 2-3 minutes . Le temps passa bien vite et je me jetai dans ce rectangle de lumière dès qu'il fut à ma portée . Essoufflée , je fermais les yeux , me tenant les mains sur les genoux , reprenant mon souffle . Alors que tout à l'heure , dans ce couloir ni étroit ni large , l'air se faisait presque rare ; ici , une légère brise vint me caresser de haut en bas , faisant légèrement soulever mes cheveux bleu océan . Je relevai la tête , prête à identifier où j'étais encore tombée . Il n'y avait plus d'entrée de couloir ou je ne sais quoi . J'étais maintenant dans une clairière au milieu d'un bois apparemment .

Je regardai la personne qui se trouvait devant moi , assise au milieu de la trouée , chantonnant alors que milles et uns papillons multicolores tournoyaient autour d'elle .

- Un véritable arc-en-ciel chantant , si je puis dire .

Je sursautai . Aaron était réveillé . Il ne regardait ça que d'un oeil , souriant malicieusement . Je lui rendis immédiatement , contente de ne pas me retrouver seule face à cette inconnue .

- Bien le bonjour mademoiselle !

Je sursautai à nouveau . En quelques instants , la jeune fille tout à l'heure assise au milieu du pré était là , penchée sur moi , me scrutant d'un large sourire , l'œil brillant de malice . Elle s'adressa d'abod à Aaron VISIBLEMENT PAS CHOQUÉE qu'un chat lui parle m'enfin .

- Eh oui , monsieur le chat ! Tu aimes ? Ce sont des amis à moi , tous les insectes sont mes amis . Ils ne parlent pas mais dansent en suivant la mélodie que je chantonne à leur côté .

- Joli tourbillon de couleur effectivement chère princesse des insectes . Comment vous nommez-vous ? Mon nom est Aaron .

- Je m'appelle Canelle , enchanté Aaron le matou . Et ton amie , elle ne parle pas ?

Mon air surpris était figé sur mon visage , je n'articulais pas un mot , exécutant même un pas de recul tellement la surprise m'envahissait . Je secouais vite la tête pour reprendre mes esprits , et souriant d'un air un peu gêné , je répondis :

- Oh , pardon ! J'étais tellement surprise de vous voir ainsi que j'arrivais plus à rien , même à parler . Enchantée en tout cas , mon nom est Maka .

- Ah ! Tu me rassures ! Enchantée de même ! J'espère que vous n'avez rien contre les insectes hein ... Ces papillons sont comme ma famille , vous comprenez ? Bien que les insectes n'occupent une grande place dans ce monde , ils y ont leur importance ! Alors ne les ignorez pas s'il vous plaît ...

Je souriais , parfaitement synchronisée avec mon compagnon le chat noir et m'empressai d'enchaîner .

- Les papillons sont de loin les insectes que je préfère tu sais ?

- Oh ? Quelle coïncidence ... Alors laisse moi te faire une faveur !

J'attendais de voir ce qui allait encore m'arriver , et dans un élan majestueux , tous les papillons vinrent tourner autour de moi . Mes yeux brillaient d'une lueur d'éblouissement , jusqu'à ce que je doive les fermer à cause de la lueur qui commençait à émaner de la spirale infernale qu'ils orchestraient autour de moi . Cela ne fut bientôt qu'un grand blanc . J'attendais un peu avant de rouvrir les yeux mais ne tardai pas non plus , mon regard tombant alors sur la branche où je m'étais endormie . Je sursautai ... Aaron me toisait d'en bas . Hum , je ne voyais que son regard en fait , la profondeur de ses yeux ... énormément grands ! Que se passait-il ? Comment avait-il grandi aussi vite ? Ou bien non ... Je remarquai vite que l'arbre était lui aussi bien plus grand que tout à l'heure ... J'avais diminué de taille ? Je scrutai mes mains . Du moins , j'essayai , ne tombant que deux grandes ailes bleues , semblables à celle d'un ... papillon ? Hey ! Depuis quand j'étais un insecte ? J'étais perchée sur le nez du chat noir qui me servait de frère , sous la forme d'un ... papillon ... bleu ? Qu'est ce qui se passait ?

Soudain , déclic ! Tout me revint en tête et je me sentis grandir d'un coup . Mais un papillon ne prend pas autant de place sur une branche que moi ... Je m'étalai donc au bas de l'arbre , alors qu'Aaron retrouvait le sol en arpentant l'arbre branche par branche avec l'agilité d'un chat . Je regardai maintenant mes paumes de mains bien là ébahie .

- Je vais t'appeller Mademoiselle Papillon maintenant !


Lança Aaron en souriant gentiment . Il remonta sur mon épaule , souriant . Je lui rendis et m'éloignait de cette arbre toujours un peu surprise ...



/Environ 75 lignes/


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Dim 01 Juil 2012, 14:02

~ Une journée de plus passée sur les terres du Yin et du Yang pour la jeune Ombre qui avait marché un bon moment. Son compagnon la suivait, comme toujours, un peu distrait, certainement en train de rêvasser ou de penser. Il faut dire, beaucoup d’événement c'était produit ces temps-ci pour les deux amis. Shiro avait un objectif à accomplir, un but difficile et semé d'embûche sans merci, car retourner là où tout c'est passé, là où tout a vue le jour, c'était compliqué. Tant qu'à Kuro, il avait toutes les cartes en main pour retrouver son partenaire, mais il restait perplexe sur ce qu'il allait découvrir. L'Ombre réfléchissait, puis elle s'arrêta soudainement pour demander à son acolyte,

« Dit Kuro, pourquoi tu ne veux pas te mettre à la recherche de Léon, tu as tout ce qu'il te faut, non ? Alors fonce ! »

Il stoppa sa marche, tout comme son amie. Il avait la tête baisse, plus pensif que jamais. Un brise douce et fraîche vint accompagner le silence de la conversation des deux voyageurs. Shiro était patiente, elle attendrait le temps qu'il faut pour avoir sa réponse. Le Démon fini par relever la tête pour lui répondre de dos,

« Il y a une seule raison et celle-ci est simple et me paraît logique... Il se tourna vers la petite fille pour lui dire avec une voix solennelle, je veux qu'on le cherche ensemble. Tu veux devenir plus forte et je ne veux pas me mettre en travers de ton choix Shiro, je te suivrais où que tu ailles, car c'était mon devoir mais maintenant, c'est aussi car j'en ai envie... Pour moi, si je me mets à sa chercher tout seul, tout n'aura plus aucun sens, car nous nous sommes promis de nous soutenir et de nous motiver mutuellement. Cette promesse perd son sens si je décide de le faire seul... »

L'Ombre fut surprise par la réaction de Kuro et elle en resta presque bouché bée. De tels mots dans la bouche d'un homme qui était avant silencieux, impassible et insensible à tout. Il était encore, mais il se montrait plus ouvert devant Shiro et il commençait à faire de même avec Neith... La jeune fille repensa à cette phrase que disait souvent le Démon et elle médita dessus,

*Le temps et les rencontres change les Hommes... C'est vrai, je l'avais oublié celle-ci, cette phrase dit beaucoup, même avec peu de mots. Si Kuro réagit plus à ma personne, c'est qu'il doit commencer à m'apprécier et surtout, à me faire plus confiance. C'est vraiment étrange, le lien que nous avons tissé, serait-ce cela la vraie et grande amitié incassable qui serait capable de briser les lois les plus difficiles à franchir ? Celle qui permet de défier la terre entière et qui motive pour d'accomplir son but ? J'ai de la chance si c'est le cas, une chance comme je n'en ai jamais eu... Mais, s'il fait de même avec Neith, c'est qu'il doit aussi l'apprécier et la considérer comme une amie... La vie est vraiment étrange et mystérieuse. C'est aussi là que je me dis que, c'est nous et nos rencontres qui forge notre destin... Nous sommes maître de notre destiné, nous la fabriquons grâce à ce que nous vivons... J'en suis certaine maintenant...*

L'Ombre réfléchissait, elle était concentrée, venant de découvrir et d'affirmer plusieurs chose. Elle avait pris conscience de bien des choses sur ce qu'elle avait appris au cour de son périple qui était loin d'être fini. La jeune fille avait su tirer l'essentiel, avait su retenir ce qu'il faut. Shiro venait de grandir, de mûrir car oui, le temps et les rencontres change les Hommes...

~ Shiro était retourné dans le lieu où elle avait rencontré Ellana, la femme tigre avec qui elle avait obtenu sa précieuse pierre. Ils se situaient au sommet d'une petite pente, le soleil de midi voilait par de fins nuages baignait la rare pelouse verte d'une lumière agréable et adoucie. L'Ombre avait posé ses pieds sur l'herbe fraîche et douce tandis que Kuro c'était assis, prenant appuie par derrière sur l'un de ses bras. Tout semblait calme, Shiro arrêta de penser pour observer le paysage qui bougeait lentement au grès du vent. Elle fut soudainement envahie par l'envie de faire une sieste, la nature la berçant d'avance. Elle s'assit puis s'allongea et regarda le ciel délicat et nuageux. Elle déclara doucement,

« Je crois que je vais piquer un somme Kuro, réveille-moi quand il faudra partir... Ah moins que tu veuilles dormir toi aussi... »

Elle tourna sa tête vers son ami qui c'était allongeait, probablement lui aussi ce laissant emporter par la douce brise et la lumière qui paraissait sortir d'un rêve. Il lui dit avant de fermer les yeux,

« Bonne idée, c'est l'endroit idéal pour faire une sieste... »

L'Ombre le vit s’endormir tout en ce demandant à quoi pouvait penser Kuro et si un rêve aller l'amener au royaume des songes. La jeune fille resta un instant comme cela, ayant du mal à trouver le sommeil bien les doux phénomènes naturels, son esprit étant submergé par de nombreux doutes encore présent. Quand ceux-ci allaient-ils prendre fin ? Quand enfin, l'Ombre ne serait-elle plus troublé par tant de questions et de doutes ambigus ? Mais, elle avait le sentiment que tout cela la faisait grandir, qu'elle apprenait bien plus qu'à son habitude, comme si elle mûrissait enfin, bien sa petite taille et son âge d'apparence. Oui, elle était à la base destiné à grandir et même si son corps restait celui d'un enfant, la vie continuait et la jeune fille apprenait comme tout enfant qui devient grand. Shiro fut un peu rassuré en pensant à tout cela et finalement, le sommeil et les rêves finir par l'emporter dans une destination où les songes sont maîtres...

~ Un couloir sombre et glauque, c'était la première chose que la petite fille vit en ouvrant les yeux. Elle était debout, bien droite, les yeux rivés sur le long et étroit chemin. Ses pieds touchaient le sol glacial du lieu lugubre où elle venait d'apparaître, elle décida de faire un pas pu un autre et finalement, elle se mit à marcher dans ce couloir, voyant au loin une porte. Sur les côtés de chemin se trouvaient diverses pièces, toutes avec des fenêtres dont les carreaux étaient cachés par de pâles rideaux d'une couleur rose délavée. Tout semblait silencieux, aucun bruit, pas un signe de vie, le mot exact serait immobile, comme-ci le temps c'était soudainement arrêté. Elle arriva enfin près de la porte et stoppa son parcourt une fois arrivé en face d'elle. Shiro leva sa main et la posa sur la poignée pour ouvrir l'accès et découvrir ce qu'il renfermait. Elle poussa la porte et une vive lumière lui arriva sur le visage. L'Ombre ferma les yeux avant de les rouvrir pour voir le nouveau décor qui s'offrait à elle.

Celui-ci était beaucoup plus gaie, il s'agissait d'une vaste prairie verdoyante, balayait par un doux zéphyr. Des fleurs de toutes les couleurs venaient tacher le par terre vert et, de-ci et là, on pouvait voir des insectes voler de fleur en fleur pour butiner. Tout cela était illuminé par un vaste ciel bleu où de temps en temps, des nuages d'un blanc pur se laissaient porter par le vent. Shiro avança doucement sur l'herbe, sentant chaque brindille lui chatouiller les pieds. Elle était fascinée, elle se trouvait dans un havre de paix et de beauté où la nature avait tout ses droits. L'Ombre s'assit et observa les alentours, oubliant tous ses soucis et ses angoisses. Son regard se posa sur les brins d'herbes. Elle tendit sa main pour les caresser et sentit toutes les sensations comme-ci elle faisait parti du monde des vivants, ceci la surprit, mais elle continua son geste. Tout était comme dans un rêve, c'était un endroit qu'elle avait toujours voulu voir mais qu'elle n'avait jamais aperçu. Oui, cela devait être un rêve, mais l'Ombre ne voulait pas que celui-ci se ternisse, elle voulait qu'il soit éternel. Elle pensa soudain à quelque chose qu'elle avait toujours voulu faire. La petite faucheuse se leva et prit un instant pour regarder l'horizon. Puis, elle mit en pied en avant et se mit à courir tout en souriant et rigolant. Les cheveux en l'air, le visage caressé par le vent et le corps léger comme une plume, l'Ombre courait dans la vaste plaine comme elle en avait toujours rêvé. Au loin, elle distingua des formes qui lui semblaient familière. Elle analysa un peu mieux, ralentissant un peu la cadence pour s'arrêter, les cheveux en pagailles. Elle finit par les reconnaître, il s'agissait de Kuro, Neith et Bast.

Le sourire de la jeune fille s'intensifia et elle voulu se mettre à courir vers eux, mais quelque chose sembla se passer, comme une onde d'énergie qui la bloqua. Les personnages disparurent, s'envolant comme des pétales de fleurs transporter par le vent. Elle avait envie de lever le bras pour les retenir, mais elle ne fit rien, comme paralysé par une chose. Elle ne pu que les regarder s'envoler vers le ciel sans rien dire. Un voix féminine, claire et mélodieuse s'éleva par la suite,


« Tu aimerais les suivre ? Toi aussi tu veux t'envoler, léger comme l'air ? Veux-tu être un joli papillon qui se laisse bercer par la brise ? »

L'Ombre se retourna vers la mystérieuse voix et découvrit une jeune femme assise, entourée de mille papillons colorés. Shiro la regarda, elle était belle, des cheveux couleur cannelle et des iris vertes et fabuleuses, tel une forêt printanière transpercer par les rayons du soleil, rendant le plafond feuillu verdoyant et lumineux. Elle resta un instant sans réaction à la demande de l'inconnue puis, elle finit par lui répondre,

« Tu me proposes de suivre mes amis ? Vers le ciel ? Mais je ne sais pas voler aussi haut, je sais voler à plusieurs mètres et encore, mais c'est tout... Tu peux vraiment me permettre de suivre mes compagnons ? »

La jeune femme sourit et tourna son regard vers un des papillons qui s'envola dans le lointain paysage. Shiro l'observa, elle aurait voulu faire pareil pour suivre les pétales multicolores qui, lentement, volaient portés par ce zéphyr. La femme la regarda et lui dit,

« Alors suis-les ! Soit un papillon et soit le vent... »

L'Ombre tourna ses yeux vers la jeune femme qui avait repris son air heureux. Elle ne comprenait pas trop mais elle continua sur ses paroles,

« Devenir un papillon ? Mais ce n'est pas possible, du moins, je ne possède pas cette faculté ! »

La femme répondit avec un voile énigmatique,

« Le rêve est sans limite Shiro, il s'arrête là où ton imagination s'arrête... »

Shiro baissa la tête et réfléchis sur ces mots. Mais les événements ne furent pas du même avis et déjà le vent soufflait plus fort, il soufflait de plus en plus violemment et il devenait difficile de garder les pieds au sol pour la jeune Ombre qui peinait à y rester. Soudain, une bourrasque puissante la fit s'envoler sans même qu'elle n'ai eu à utiliser son pouvoir pour voler. Elle se sentit d'un coup toute légère, ne faisant qu'un avec le vent. Une étrange sensation qu'elle ressentait pour le première fois. L'Ombre distingua faiblement mais clairement, les pétales qui étaient ses amis. Elle était bien décidée à les rattraper. Un vent chaud la porta et son vole beaucoup plus rapide et efficace qu'à l'habitude, l'emmena jusqu'à eux. Elle arriva enfin au niveau des pétales et maintenant, la petite fille volait à leur côté. Elle reconnut les esprits de ses amis dans les bouts de fleurs qui étaient près d'elle et cela l'emplie de joie. Elle volait haut dans le ciel, voyant le paysage en-dessous d'elle tout petit. C'était un rêve, un joli coloré et tendre, mais comme tout joli rêve, il a une fin...

~ Shiro sentait que quelqu'un la secouait gentiment. Elle peina à ouvrir les yeux mais finalement, elle y arriva. L'Ombre vit juste au-dessus d'elle, Kuro ne train de la secouait pour la réveiller tout en lui disant,


« Debout Mlle. Je rêve, il est temps de rentrer au manoir, la nuit ne va pas tarder à tomber et le temps qu'on y arrive... Il fera déjà bien noir, mais la nuit est notre domaine, non ? »

Shiro se redressa puis se leva et s'étira avant de regarder son compagnon tout en se frottant les yeux. Elle venait de faire un songe étrange et magnifique à la fois. Elle ne comprenait toujours pas la présence cette belle et jeune femme entourée de plusieurs papillons colorés, mais elle avait l'impression d'avoir appris quelque chose... Kuro était déjà en pleine marche quand Shiro retomba sur terre, secouant sa tête pour chasser ses pensées. Ce rêve lui avait fait du bien, elle avait pu oublier un moment ses soucis et ses angoisses, mais maintenant tout reprenait et son objectif aussi. Kuro se retourna, voyant que son amie n'avançait pas et lui dit,

« Miss, tu comptes camper ici ou quoi ? J'vais pas t'attendre indéfiniment moi ! »

Shiro sourit à la remarque de son acolyte à qui elle répondit avant de se mettre à léviter pour le rejoindre,

« Oui, excuse-moi, j'arrive ! »

Tous deux reprirent la route après une pause bien mérité. L'objectif de Shiro reprenait son cour et elle était prête à tout pour y arriver. Elle savait que ce rêve coloré et mystérieux l'y aiderait, elle ne savait pas pourquoi, mais elle en était certaine...
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Dim 01 Juil 2012, 15:14

Lover contre son papa dans une chambre miséreuse d'une vielle auberge, Chocolat s'était endormis. Elle s'indifférait bien de l'endroit où elle était. Elle avait beau aimer la solitude, maintenant, elle ne pouvait plus dormir sans son père à ses côtés, sinon elle avait peur. Et ça, c'était plus important que sa solitude. Si ça se trouvait, sa maman allait revenir et être de nouveau méchante. Dans les bras de son papa il y faisait chaud, il sentait si bon, c'était tellement rassurant pour elle qui était encore jeune. Quand elle dormait, c'était le seule moment où Chocolat semblait sereine et douce. Elle serrait sa poupée contre son ventre et s'agrippa à son père. La voilà qui était partie pour le monde des beaux rêves.

Chocolat se trouvait sur un chemin de cailloux. Ces cailloux là n'étaient pas très intéressant, mais c'était des cailloux quand même et rien ne pouvait la rendre plus heureuse. De chaque côté du chemin il y avait de magnifiques jardins où poussaient de magnifiques fleurs de toutes les couleurs. La mini sirène souriait. Elle était seule sur un chemin de cailloux au milieu des fleurs. Cette dernière chose était l'élément que sa sœur préférait. A cette pensée, Chocolat cessa immédiatement de sourire. Sa sœur lui manquait, cela faisait des jours qu'elle ne l'avait pas vu et elle était sûr au fond d'elle qu'elle ne la reverrait pas avant longtemps. Quelque chose de grave lui était arrivé si bien que son père croyait qu'elle était morte. Kiwi n'était pas morte, mais Chocolat se demandait bien ce qui lui était arrivait et cela la remplissait de tristesse. Kiwi était bien l'une des rares personnes qui la comprenait avec Taïs. Or, Taïs était moins drôle que sa sœur. Pourquoi sa mère qu'elle ne voyait jamais lui avait-elle pris sa sœur? Est-ce qu'elle avait fait une grosse bêtise? Peut être, mais ce n'était sûrement pas cela qui avait rendu sa mère en colère. Vanille faisait des plus grosses bêtises que ses filles.

Ainsi, Chocolat déambulait sur le chemin avec un mélange de joie et de mélancolie, sa fidèle poupée toujours calée sous son bras. Puis, au loin, elle vit apparaître un papillon qui s'avançait vers elle et elle cru d'abords que c'était son amie Lilu. Cependant, plus il avançait, moins il ressemblait à son amie Lilu. Il était plus grand, et il n'avait pas les mêmes couleurs sur ses ailes. Une fois arrivé à son niveau, le papillon se mit à virevolté autour de la mini sirène et celle-ci eu un petit rire amusé. Ce genre d'effusion de voix était extrêmement rare chez la fillette mais elle aimait de plus en plus les animaux ou autres insectes et il n'y avait pas l'ombre d'un humain. Elle n'avait donc plus de raison d'avoir peur et de cacher ses sentiments qui venaient spontanément. Et puis, il faut dire qu'elle était dans un rêve, c'était donc plus facile pour elle.

Le papillon eut l'air de vouloir l'emmener quelque part et Chocolat choisit de la suivre. Elle n'avait aucune raison de s'inquiéter et cet endroit était tellement beau. Le petit insecte volant l'emmena dans un champs où il y avait un nombre incalculable de papillon tous plus beaux les uns que les autres. La mini sirène ouvrit la bouche d'un air émerveillé. « Wouua » s'exclama-t-elle. Puis, une bonne partie des insectes vinrent voleter tout autour d'elle et se posèrent sur de nombreuses parties de son corps. Elle était décorés de papillon et un sourire illumina ses petites lèvres d'enfants. Chocolat ne semblait peut être pas être une enfant comme les autres, mais elle était tout aussi émerveillée par un champs de fleurs de toutes les couleurs qu'une nuée de papillons brillants. C'était comme si les insectes l'aimaient et cela réchauffait son cœur.

Seulement, peu à peu, les papillon s'envolèrent au loin pour laisser place au papillon qui était venu la chercher. Ce dernier se transforma en une jolie jeune femme et la fillette pris un air intrigué et déçu ne plus avoir l'amour des papillons.

« Bonjour » dis la jeune femme d'une voix douce. « Bienvenue dans mon rêve. Je crois que c'est ton amie Lilu qui à fait appel à moi pour te remonter le moral. Elle m'as dit que tu étais très triste en ce moment et je sais comment je pourrais t'aider à aller mieux. Déjà, il faut que tu saches qu'il ne faut plus que tu te renfermes sur toi même. Tu as besoin d'être entouré Chocolat. Je sais que tu as ton père mais que parfois il t'agace. C'est pourquoi il faut que tu te trouve des amis. J'ai bien compris que les humains ne t'intéressait pas trop, et je le comprend bien. Ils souvent ennuyeux, c'est pourquoi il faudra que tu te cherches des compagnons. Lilu est la première. Tu peux par exemple allé chercher un oeuf d'animal ailés qui se trouve dans les terres arides. Il ne sont pas facile à trouver et l'endroit est dangereux, mais je sais que tu pourras y arriver. Tu es courageuse et forte. Et je te promet qu'en t'entourant de compagnons, tu vas devenir plus forte encore. Les animaux, les insectes, les personnes seules et tristes t'aiment. Trouve les et occupe toi d'eux. Tel est ton destin Chocolat Tehre Déliana. »

Le petit sirène n'était pas tout à fait sûr de tout comprendre. Elle fronça encore plus les sourcils, perplexe. Comment se faisait-il que cette femme connaissait sa vie? Était-ce vraiment Lilu qui lui avait fait appel? Si c'était le cas, elle n'avait aucune raison de s'inquiéter. Lilu était vraiment adorable et jamais elle n'aurait cherché à faire du mal à Chocolat. De plus, cette femme avait l'air vraiment gentille. Elle ne savait pas si elle avait raison, mais elle décida tout de même d'acquiescer, comme si elle avait compris. Elle ne savait pas trop comment se faire des amis et ne savait pas non plus si elle en avait envie. Toutefois, elle se dit qu'il valait peut être mieux faire comme si elle était d'accord, sinon cette femme essayerait de la convaincre, et elle n'avait pas envie d'entendre un discours dans le même genre.

« Je sais que ce n'est pas facile à comprendre pour toi. Mais ne t'inquiète pas, tu comprendras au fil du temps. En attendant, je vais t'offrir un don. Quiconque entre dans mon rêve pourra se transformer autant qu'il le souhaitera en l'insecte qu'il souhaite, que ce soit ici ou dans la réalité. En quel insecte souhaites tu te transformer Chocolat? »

La fillette fit une mine surprise. Elle pouvait vraiment lui donner le pouvoir de se transformer? Si c'était vrai, ce serait vraiment génial. Comme ça, si les gens cherchaient à lui parler alors qu'elle n'a pas envie, elle pourrait se transformer pour leur échapper.

« Je veux me transformer en Papillon. »

La jeune femme acquiesça comme si elle s'en doutait, et en quelques instants, Chocolat se retrouva dans la peau d'un magnifique papillon. Elle resta quelques temps avec les autres papillons à s'habituer à son nouveau corps. Elle s'amusa beaucoup. Elle se sentait tellement bien avec les autres insectes volants. Il n 'y avait pas d'adultes pour l'embêter. Cela lui parut être des heures incroyablement longues.

Le lendemain matin elle se réveilla avec un jolie sourire comme il était rare d'en voir sur ses lèvres et elle se blottit encore plus au creux des bras de son père. Elle souffla un merci à son amie Lilu.


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