Yilna Swam ~ Tyonu ~


   Age : 15 Inscrit le : 08 Mai 2007 Messages : 241 Âme(s) soeur(s) : ... Camp : Le mien
| Sujet: Dans le froid (test de passage) Jeu 6 Mar - 20:37 | |
| Yilna avait les yeux fermés, le vent fouettait son visage et la neige se déposait doucement dans ses cheveux. Yilna était pieds-nus dans la neige, et pas beaucoup couverte, ses jambes et ses bras découverts étaient couverts de frissons mais la karnash ne semblait pas s’en souciait. La montagne, un lieu qui ou qu’il se trouve lui rappelait ses meilleurs comme ses pires souvenirs, des souvenirs terrible et sombre, de sorte que Yilna n’en avait jamais parlé à personne, et puis s’étant elle-même piégé dans son passé elle avait la langue liait. Yilna repensait au génie, c’était la neige qui lui avait retrouvé son calme et fait disparaître sa folie, elle avait alors gagné la montagne abandonnant la plupart de ses vêtements en chemins comme si elle cherchait volontairement le froid mordant de la montagne.
Yilna avait conscience qu’elle était à deux doigts de sombrer dans la folie, elle n’avait pas prit conscience suffisamment tôt qu’elle s’était elle-même enfonçait sur cette pente dangereuse, mais elle avait quelque chose à accomplir et pour le moment elle devait garder un minimum de contrôle sur son esprit dérangé. Il est vrai qu’elle n’était pas si folle, son état d’esprit était juste le fruit de son passé dans lequel elle s’était enfermée après avoir vainement tenté d’y échapper d’abord en se tuant ensuite en s’oubliant.
Yilna ne savait pas comment avancer parce qu’elle n’avait plus eut conscience d’elle-même pendant un long moment mais tous cela elle s’avait avait contribué à ce qu’elle était à présent. Le vent souffla plus fort et Yilna ouvrit les yeux sur la montagne et son paysage abrupt et pourtant si beau.
Pour comprendre Yilna il fallait faire un récapitulatif de sa vie qui n’avait pas démarré de la meilleure des façons. Pour commencer elle était née Karnash, ce qui ne manquerait pas de créer un dilemme sur sa nature à aimer autant le sang que la nature, ensuite elle était née avec des yeux différents, l’un rouge, l’autre vert qui ironiquement représenté sa vraie nature. Ensuite elle avait eu des parents qui avait eu peur d’elle, car superstitieux et qui avait tenté de la tuer. Mais elle avait eu la chance d’avoir eu un frère qui l’aimait et elle s’était échappée, affamé, apeuré, couverte de sang mais en vie. Sa chance l’avait mis sur la route de son futur père adoptif, un homme bon et aimant qui lui apprit à rire, à goûter la vie et qui lui donna tout l’amour que l’on peut donner à sa fille. Yilna aurait put rester cette petite fille joyeuse aimant s’envoler avec les oiseaux et courir dans les vallées jusqu’à la maison un peu plus haut dans la montagne. Mais la vie en avait décidé autrement, son père avait croisé la route d’homme qu’il n’aurait jamais du rencontrer.
Yilna se souvenait très bien du placard en bois et de son désir de tuer si féroce ses hommes qui lui avaient volé son père, elle se souvint de ce sentiment violent qui avait éclaté en elle lorsqu’elle avait prit conscience qu’elle était capable de les tuer, elle se souvint de ce plaisir funeste de les voir morts. Elle se souvenait également du gouffre dans lequel elle s’était crut sombrer lorsque son père était mort et qu’elle l’avait enterré creusant la tombe avec ses mains, se fichant du sang qui dégoulinait des ses doigts meurtris. Et puis elle était partie à la recherche de son village natale, elle ne le trouva pas, en revanche, elle trouva son père biologique…s’en était suivis trois années de terreur et d’horreur, trois années qui l’avaient changé, la rendant presque folle, faisant ressortir son côté sadique et écrasant sans ménagement le reste de son enfance et de sa joie d’antan. Mais Yilna restait Yilna elle aimait ce qui lui permettait de tenir, de ne jamais abandonner. Mais cet amour était mort pour elle, encore un, Yilna avait sombré dans le désespoir.
Mais elle avait eu beau faire, elle n’arrivait pas à mourir, elle s’était pourtant jeter d’une falaise, trancher les veines, provoquer la pire racaille, défier un vampire ou deus, mais à chaque fois elle s’en était sortit vivante. Elle avait alors décidé d’arrêter ses tentatives, mais le souvenir de cette montagne froide, de cette cellule et de son amour perdu la hantait, et Yilna s’oublia pour ne plus souffrir, elle posa une pierre de plus sur l’édifice de son esprit brisé. Vint le jour où elle décida d’accomplir une dernière chose avant de se perdre totalement, n’ayant plus rien, elle emprunta le rêve d’un autre et scella elle-même la porte qui l’emprisonna dans le passé. Puis Yilna arriva sur ses terres, et rencontra une monstre, Kaijuu Shi, qui déclencha le début de son réveil douloureux et pénible. Yilna douta, se cogna tomba, rencontra Kalexa qui lui donna le goût de la liberté, et Erika qui lui fit retrouver l’envie de tuer…. Mais à présent Yilna sombrait à nouveau, bien qu’elle fusse plus décidée que jamais…étrange.
Yilna sortit de ses pensées lorsqu’elle entendit la neige frémir sous les pas très légers d’une personne, pourtant il n’y avait personne d’autre qu’elle, où qu’elle tourna le regard, Yilna souffla sur ses doigts engourdis et fixa à nouveau son regard sur l’horizon songeant que qui qu’elle soit la personne ne se montrerait que lorsqu’elle le désirerait. _________________
 Un meurtre au clair de lune est magnifique Sans lune il perd toute sa splendeur |
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