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| | Quel est ce sentiment... ? [PV Akuma] | |
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| Auteur | Message |
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Sayuki ~ Modo ~ Elfe de Glace Eternelle ~


   Age : 16 Inscrit le : 25 Sep 2005 Messages : 1456 Âme(s) soeur(s) : ~¤ Mon coeur est glacé par l'attente et la déception ¤~ Camp : ~¤ Le soleil est ma lumière, je voudrais être la votre ¤~
 | Sujet: Quel est ce sentiment... ? [PV Akuma] Jeu 17 Mai - 16:18 | |
| C'était un soir de printemps, une soirée comme beaucoup de personnes aiment, encore une comme ca... En effet c'était la deuxièe soirée comme ça où l'elfe de cristal se rendait au cimetière... La première fois, elle y étais allé sans trop de raison et avait rencontré un humain, Kumiko akira, avec qui elle avait de suite crée des liens... Elle avait discuté avec lui pendnat toutes la soirée mais il faut dire que leurs rencontres était assez spécial... Déjà, ce n'est pas un lieu ordinnaire un cimetière... Et puis, une soirée comme celle-ci, une soirée où les hommes et les femmes sont réunis, bien au chaud dans leurs maison, avec des enfant pour certains, d'autres avec un verre de champagne juste avant de se livrer au petit plaisir que peut nous offrir le corps de l'autre... Mais eux ils étaient là, dans ce lieux spéciale, lors d'une soirée tout aussi spécial, mais ceux qu'il y avait eu de plus spécial dans leurs rencontre ce n'est pas le lieu ni le moment... C'est le comment...
Elle se souvenait de tous les détails et cela la faiait sourire quand elle y repensait... elle était venue à cheval, sur le dos de son magnifique cheval blanc offert par la chef des méthamorphes, Anna Liebert... elle l'avait laissé devant la grande griller fermés du cimetière... Puis quand elle était entrée, une mélodie l'avait attiré... Une mélodie qui rendait nostalgique et mélancolique mais qui à la fois procurrer un sentiment d'apaisement et de bien être... Oui, elle était vraiment magnifique cette mélodie... On reconnaissait le son de l'harmonica et l'elfe c'était laissé guider par cette mélodie et au bout de l'allée du cimetière, elle avait apercue cette humain, assis sous un abrit en pierre, en train de jouer avec le vent... Et puis là, elle n'avait pas compris ce qui c'était passé mais son pendentif, offert lui aussi par Anna Liebert, c'était mis à briller... Une lumière intensive mais douce à la fois... Et puis il était attiré vers le jeune homme...
Quand Sayuki l'avait pris dans sa main, il s'était transformée en flûte traversière et l'elfe qui n'en avait jamais joué avait posé instinctivement ses doigts fins sur l'instrument puis avait positionné sa bouche presde la petit fente... elle avait alors jouer une mélodie, la même que celle que jouait Kumiko et les deux instruments en même temps formés une mélodie envoutante, qui vous laisse sans voix... Mais il n'y avait aucun spectateur pour être éblouie par cette mélodie, hormis les morts, reposants sagement dans leurs tombes... elle avait appris plus tard que sa flûte traversière était magique et que même une personne ne sachant pas en jouait aller en jouait merveilleusement bien... La mélodie qu'ils avaient jouer à eux deux, aurait pu s'intituler la mélodie du vent... On aurait dit qu'elle formé une courbe qui représenté elle même la courbe suivit par le vent... c'était un vrai délice à entendre...
C'était ainsi qu'ils s'étaient rencontrés, aucunes paroles n'avaient étaient utiles pour communiquer, juste une mélodie, la mélodie du vent... Ils avaient ensuite parlé par télépathie, racontant leurs vie puis leurs occupation ainsi que leurs passion respective... elle c'était promis de lui apprendre à dessiner et ils s'étaient tous les deux promis de se revoir... Sayuki se demandait donc quand elle allait le revoir... Il lui suffisait juste de jouer la mélodie qu'elle avait jouait là-bas, ils avaient dit que si l'un avait besoin de l'autre il n'aurait qu'à jouer cette mélodie, et l'autre viendrait... Mais aucun d'eux de l'avaiat encore joué... Et Sayuki attendait encore et toujours...
Elle était donc revenue au cimetière, mais n'avait pas pour but de sortir sa flûte non... Elle était venue car elle avait envie d'aller dans un androit paisible, pendant cette soirée merveilleuse mais si triste pour les gens seuls... Elle voulait tenir compagnie aux mort, les seuls qui ne la jugeaient pas... Les seuls peut-être qui détenait le secret d'une vie meilleur et d'un monde parfait... Elle avait envie de retrouver cette ambiance là... Cette fois ci, elle était venue à pied et était entrée ans trop de problème dans le cimetière... elle était allait s'asseoir sous l'abrit de pierre, celui où elle était avec Kumiko... Et puis elle avait placer sa tête dans ses mains, le regard pleisn de sentiment mélangés...
elle regardait les tombes dans le vide, écoutant le doux bruit du vent qui se fofilait entres les tombes... Elle regardait avec peine certaines tombes qui étaient sans fleurs ou qui était en piteuse état, démôlit par la temps... La pierre de certaines était troués, oui là aussi c'était le l'oeuvre du temps... En ce moment, l'elfe de cristal se posait beaucoup de questions... elle ne savait plus vraiment qui elle était, elle était triste mais ne savait pas vraiment pourquoi... elle se sentait faible... Peut-être était-ce le faîte qu'elle soit completement dépassé par les évenement... qu'elle ai trop de choses à faires, trop de gens sur qui veiller... Elle ne savait pa, mais ce qu'elle savait c'était que ca avait des répercution sur elle...
Elle se faisait même peur elle même des fois, comme si elle était en train de changer peu à peu, de se détourner peu à peu de la lumière... Comme si le mal l'attirait sans qu'elle le veuille, l'entraînait vers un gouffre dont elle ne pourrais plus jamais ressortir... elle avait peur, elle ne voulait pas tomber dans ce gouffre mais elle était comment un aimant attirait par le métal... Elle n'avait pas le choix, c'était comme si ce n'était plus elle qui décidait de son sort... Peut-être était-ce un effet secondaire de ce qu'on pourrait appellé la routine ? peut-être qu'elle avait souver et aider trop de monde, qu'elle avait était trop gentille, trop généreuse, trop attentive à tout... Qu'elle ne c'était pas assez soucier d'elle, et trop soucier des autres... Peut-être... Mais il y à tant de possibilité... elle ne savait pas, et avait l'impression qu'elle ne serais jamais... _________________
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|  | | Akuma ~ Arbitre ~


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 | Sujet: Re: Quel est ce sentiment... ? [PV Akuma] Jeu 17 Mai - 20:23 | |
| Au début, la jeune fille n’avait pas osé toucher sa nouvelle faux. Cette arme lui semblait bien trop dangereuse et encombrante. Elle l’avait donc laissée au coin de sa petite masure et avait vagué à ses occupations, ne pouvant toutefois s’empêcher de s’ennuyer atrocement. Elle se disait toutefois qu’elle allait bientôt agir… Oui, bientôt, elle allait faire quelque chose pour changer ce monde, ou le sauver de quelque chose de plus noir. Pour se renseigner, l’adolescente avait posé quelques questions à des gens de la ville, sans toutefois cesser de vendre ses statuettes qui agrandissait peu à peu ses réserves d’argent. La sorcière avait largement les moyens de se payer une nouvel abri, plus grand, plus confortable, plus beau, plus luxurieux que celui du présent. Mais elle n’avait pas envie. Elle ne voulait quitter sa misérable cabane qui était chargée d’ondes du passé duquel la jeune fille ne voulait trop s’éloigner. Celle-ci avait décidé que son passé était une partie d’elle. Elle avait alors gardé l’hébergement du passé, les meubles du passé, les bijoux du passé… Et le nom du passé. Akuma. Démon, Diable, Esprit maléfique. Elle ne savait pas pourquoi elle avait décidé de supporter ce fardeau alors que justice avait été faite. Elle en avait marre de se poser la question. Elle savait seulement qu’elle voulait vivre une vie tranquille, mais dénuée d’ennui. Elle voulait rester la petite sorcière insouciante qu’elle avait toujours été.
Mais il fallait qu’elle ouvrît les yeux. Rien ne serait jamais comme avant. D’abord parce qu’elle connaissait la vérité sur sa famille, ensuite parce que Kan’pa était venu et avait aussitôt décidé de rester avec elle. Enfin parce qu’elle gagnait en puissance. Elle s’en était aperçue après avoir passé son test. Elle se servait de plus en plus du pentacle, pouvait invoquer des boules noires, alors qu’elle en était bien incapable avant, réussissait tous ses rituels quand elle les pratiquait correctement. Aussi, le froid et la glace étaient plus puissants quand elle s’en servait. Elle pouvait aussi modeler de grands rochers et les briser en milles morceaux. Elle avait de plus en plus de faciliter à durcir le sang en l’ordonnant de former telle ou telle forme.
Et elle pouvait atteindre quelqu’un par les yeux, sans faire le moindre mouvement. Elle l’avait vu, lorsqu’un gamin insouciant lui avait jeté une pierre (lavait-il fait exprès ?) et s’était aussitôt retrouvé à terre, hurlant que ses yeux lui brûlaient. Elle l’avait vu quand un homme avait briser une statuette en la faisant tomber par terre. Il avait perdu la vue et avait marché sur un morceau tranchant qui avait déchiré la fine semelle de sa chaussure d’Eté et blessé son pied délicat. Elle l’avait vu en obligeant inconsciemment un être souriant à pleurer toutes les larmes de son corps sans qu’il pût les contrôler.
Et peut-être était-ce elle qui avait fait pleuré le Musicien qu’elle avait rencontré dans la forêt ? Elle se souvenait vraiment de sa rencontre. Il s’était mis à nu par ses poèmes, dévoilant ainsi son nom, Akira, et avait longuement joué de son instrument de musique. Quel nom portait l’instrument, d’ailleurs ? Akuma l’avait trouvé dans un livre… Un harmonica. Il avait joué longtemps et avait apaisé un cœur oppressé depuis longtemps. Ils avaient ensuite communiqué par télépathie. L’humain ne semblait pas savoir parler. Puis il avait constaté la tristesse qui se lisait dans les yeux de l’adolescente. Celle-ci n’avait pas aimé cela, car elle n’avait voulu qu’on sût qu’elle était triste. Elle avait pensé que Akira avait vu la tristesse. Aussitôt, il avait commencé à se frotter les yeux, comme s’il avait une poussière. Puis des larmes avaient coulé. Le Musicien avait été aveuglé par les larmes. La sorcière avait ressenti cette pitié qu’elle haïssait tant et avait tendu un mouchoir à l’humain, pour qu’il s’essuyât les yeux. Ceux-ci avaient alors cessé de pleurer. Oui, c’était sûrement elle qui était responsable de cela. Et elle s’en voulait. Elle avait rencontré enfin rencontré quelqu’un qui la respectait, qui ne la voyait pas d’un mauvais œil. Et qu’avait-elle fait ? Elle l’avait attaqué ! Pire, elle l’avait touché ! C’était mal, très mal, trop mal…
Dès qu’elle était rentrée chez elle, Akuma s’était décidée. Son pouvoir devenait puissant. Plutôt de l’ignorer, elle allait apprendre à le dompter mieux que ça. Elle était donc sortie chez elle, sa faux à la main, et s’était exercée seule. Elle commença à faire quelques gestes qu’elle faisait avec sa lance. Puis, au fil des jours, elle avait appris de nouvelles attaques. Voulant aller plus loin, elle avait été à la bibliothèque des sorciers. Elle en avait profité pour rendre visite à Zadaru et son éternel caractère d’ange. Celui-ci n’était pas au meilleur de sa forme. Parah lui manquait, et la nouvelle arbitre n’était pas très sympathique avec lui. Elle l’avait quelque peu réchauffé en traitant la nouvelle Arbitre de « vieille mégère » et lui avait conseillé de s’écarter un peu de l’alcool. Lorsqu’elle avait dû subir l’épreuve, c’était Zadaru qui avait joué le rôle du passeur. Il avait épuisé peu à peu la méfiance de la sorcière qui avait fini par apprécier le jeune homme. Et c’était grâce à cela qu’elle avait réussi son test. Comme quoi, il ne fallait pas juger les gens par leur race. Un ange peut être maléfique comme un démon peut vouloir le pardon de Dieu. Akuma était néanmoins sûre que tous les démons étaient maléfiques.
La sorcière était repartie avec le livre qu’elle voulait et s’était exercée de plus belle. Plus le temps passait, plus elle devenait experte dans l’art de manier une faux. Et chaque fois qu’elle allait en ville, elle faisait toujours des victimes avec son pouvoir d’atteindre les yeux. Bientôt, elle allait faire des morts. Juste pour s’amuser un peu. Mais pas trop longtemps, car elle ne voulait pas se lasser. Et ensuite… elle ne savait pas. Elle était incapable de voir son avenir. Il faudrait qu’elle guettât la moindre occasion qui ferrait qu’elle se battît vraiment pour quelque chose d’important. En attendant, elle lisait encore et encore, pour toujours être meilleure en magie noire. Si elle devait faire quelque chose qui avait une importance, autant qu’elle le fît avec un grand savoir.
Ce fut un jour comme les autres. La neige était partie depuis quelques semaines, mais elle manquait déjà la sorcière. Le soleil était de retour et commençait à imposer sa chaleur dans la région. Akuma n’avait pour le moment pas besoin de refroidir l’air qui l’entourait, mais elle sentait que ce serait pour bientôt. Cette journée s’annonçait belle. Une douce brise fraîche caressait l’herbe de la plaine. La sorcière aimait beaucoup le vent, elle allait donc être servie. C’était le moment idéal pour aller en ville vendre de nouvelle statuettes. Après avoir préparé ses affaires, Akuma se posta sur un pentacle qu’elle avait dessiné. Pendant un long moment, elle chercha la ville, puis l’hôtel, et enfin sa chambre. Elle respirait lentement, ne pensait plus qu’à une chose : faire apparaître le pentacle de sortie. Elle voulait un pentacle entier car elle ne se faisait pas confiance, mais elle n’employait plus les pentacles des débutants, loin de là. Quand la sorcière fut fin prête, elle disparut de son abri.
Même pas fatiguée… ! Elle s’était entraînée depuis si longtemps qu’il lui était devenu facile de se déplacer de cette manière. La seule chose qu’il lui restait à faire était de s’habituer au voyage. Car, à chaque fois qu’elle sortait du noir, son cœur battait plus vite que d’habitue, son ventre s’oppressait encore légèrement. La sorcière posa ses affaires au pied de son lit sur lequel elle s’affala. Les pensées se précipitaient vers elle. Et c’était peut-être la chose la plus dure à supporter. Ce vide profond et sans couleur, ce vide calme qui se remplissait d’un flot d’images et de sons tourbillonnants… C’était douloureux. Bon, et maintenant, elle allait s’implanter dans la rue marchande. La journée se termina assez bien. Quand Akuma retourna à l’hôtel, elle se souvint qu’elle devait payer le prix que coûtait un mois passé dans la chambre. Elle paya avec presque tout l’argent qu’elle avait gagné, ne gardant que quelques pièces. Mais il restait encore beaucoup de statuettes à vendre. Mais il s’était passé un petit quelque chose : la sorcière avait entendu parler d’un être maléfique qui était en ce monde et voulait le détruire. D’après les gens, ses sbires installaient et activaient déjà des pentacles. « Il faut aller l’arrêter ! -Parle pour toi ! J’ai pas envie de risquer ma peau ! Il paraît qu’il vient tout droit des ténèbres. » Nouvelles peu agréables à entendre. La sorcière y avait longtemps songé. Et si c’était le moment d’agir ?
La jeune fille s’approcha de sa fenêtre et contempla la nuit qui emplissait peu à peu la ville. Ses yeux se posèrent sur le cimetière. La dernière fois qu’elle y avait été, c’était à cause de sa curiosité. Elle avait vue un ange aux ailes argentées qui dansaient entres les tombes. Elle s’était sentie attirée par lui. Elle avait fini par lui parler, complimentant sa danse. L’ange était une jeune femme qui semblait avoir une vingtaine d’année. Elle avait apaisé le cœur d’un fantôme qui était alors monté au paradis. Et s’était jetée dans les bras de Akuma. En y repensant, celle-ci grimaça. Oui, elle avait beaucoup aimé être serrée dans les bras de quelqu’un. Mais… il y avait eu un contact. Sur le moment, la sorcière ne l’avait pas réalisé. Elle détestait avoir un contact avec quelqu’un, se disant qu’elle était touchée par la Malédiction du Démon, mal qu’elle ne voulait transmettre. Elle ignorait si un contact était fatal pour les autres ou pas, mais elle avait fini par le croire.
A présent, la demoiselle avait envie d’aller dans ce cimetière. Celui-ci était vide. Mais elle ne serait pas seule. Elle aurait avec elle la compagnie des morts. La fois dernière, elle était sortie par la fenêtre, ayant la flemme de passer par la porte puis les escaliers. Cette fois-ci, elle prit la peine de passer par le bon chemin. Lorsqu’elle sortit dehors, elle eut à nouveau le plaisir de sentir une douce brise lui caresser le visage. D’une marche relativement tranquille, elle se dirigea vers le grand bâtiment qu’était l’église. Elle entendit alors un battement d’ailes. Un instant plus tard, un faucon hobereau était perché à son épaule. Akuma sourit. *Kan’pa : Bonjour, toi. As-tu fait un bon voyage ?* L’oiseau la regarda intensément et secouant la tête. Oui, il avait fait un bon voyage. C’était le seul être vivant qui pouvait toucher la sorcière. Car celle-ci n’avait pu empêché celui-ci de lui donner des coups d’ailes amicaux, ou de se percher sur son épaule. La sorcière avait fini par baisser les bras. De plus, l’animal ne semblait pas touché par la malédiction. Peut-être était-ce parce qu’il ne faisait pas partie d’une de ses races dites pensantes et intelligentes ? L’adolescente caressa le plumage doux du faucon. Il aimait cela. Et elle aussi. Tous deux avaient été vers l’église près de laquelle s’étendait le vaste cimetière. Aucun idiot n’essaierait de compter toutes les tombes, tellement elles étaient nombreuses. Peut-être étaient-elles par milliers ? Qui le savait ?
Lorsque les deux camarades passèrent le portail de fer, ils contemplèrent les tombes. Akuma en reconnut une pour avoir vu un fantôme assis dessus. Ces tombes, c’étaient les mêmes que la dernière fois. Rien n’avait changé, si ce n’était la lune qui avait une forme différente. La demoiselle inspira lentement l’air en fermant ses paupières qui furent caressées par la brises. Elle se sentait bien, ici. Non seulement, c’était un endroit calme et serein, mais il était aussi apprécié par les mages qui faisaient des rituels maléfiques. La sorcière réouvrit les yeux, regarda le ciel étoilé. Kan’pa déploya ses ailes et s’envola, faisant des cercles autour de sa compagne. Quelques uns étaient grands, d’autres étaient minuscules. La jeune fille comprit que l’oiseau jouait avec le vent. Il monta haut dans le ciel, redescendit en piquet, fit quelques pirouettes.
Akuma pensa à aller s’asseoir quelque part. Pas sur une tombe, ce serait offenser les morts. Il devait bien y avoir un banc, quelques part… La demoiselle regarda d’abord vers l’église, puis autour d’elle. Elle trouva ce qu’elle cherchait. C’était un abri sous lequel on pouvait s’asseoir même les jours de pluie. Seulement, il y avait déjà quelqu’un. Les yeux rubis se plissèrent, discernant une autre paire d’yeux. Ceux-ci étaient verts comme l’émeraude, et appartenaient à un visage fin. La sorcière aperçut également deux oreilles pointues dépassant d’une longue chevelure sombre. *Un elfe…* Fallait-il s’approcher ou pas ? La jeune fille se souvint qu’elle portait sa dague à la ceinture si elle avait un problème. Elle se rappela aussi l’interdiction formelle de se battre dans un cimetière. Mais l’elfe allait-il respecter cette règle ? Et puis après tout, ce n’était qu’un elfe. Il n’était pas utile de s’inquiéter à cause de la présence d’une personne. Akuma devrait s’habituer à ne plus se méfier à chaque fois qu’elle voyait une nouvelle tête seule. Pourtant, elle eut du mal à faire les premiers pas qui devaient l’approcher de l’abri. Mais, en fin de compte, elle se retrouva assise aux côtés de l’inconnu qui se révéla être une jeune femme. Kan’pa s’était un peu approché du sol, sans doute pour que sa camarade la vît. Cette dernière le contempla, ignorant autant que possible la personne de laquelle elle s’était assise le plus loin possible. _________________ ~¤~ Akuma's Theme ~¤~

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|  | | Sayuki ~ Modo ~ Elfe de Glace Eternelle ~


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 | Sujet: Re: Quel est ce sentiment... ? [PV Akuma] Sam 19 Mai - 13:34 | |
| Elle se surpris alors à penser à Vlad Sparrow... Une de ses préoccupations parmis tant d'autres... Ses sentiments... A cette pensées le nom d'akira fit écho dans sa tête. Oui, Vlad Sparrow ainsi qu'Akira, un du passé, l'autre d'un futur imaginaire qui ne vit que dans l'esprit de l'elfe de cristal... en ce moment elle n'avait pas trop le temps de songer à ses sentiments, c'était quelque chose de bien trop secondaire pour le faire passer avant toutes choses et ouis, ca la concernait elle, pas les autres, elle n'allait pas penser égoïstement... Pour elle, même les pensées étaient importantes... Il n'y avait pas que les actes où elle faisait passer les autres avant elle, non, il y avait même ses pensées...
Mais là, se soir, elle pouvait s'accorder cela, elle pouvait penser à elle car elle ne l'avait pas fait depuis bien trop longtemps... Elle avait le droit, comme tout le monde... Et ce droit, se soir, elle se prenait volontier, chose qu'elle n'aurait fait habituellement... Revenons à Vlad, ce chèr chef des vampires, créatures de la nuits, adorateur de sang et amis des chauves-souris, voilà comment certains pouvaient les définir... Mais Sayuki les avaient connues sous un autre jour... Enfin, non, elle avait connue leurs chef uniquement, différement de ce qu'on aurait pu décrire d'eux... Attentionné, délicat, tendre et possédant toutes les qualités de l'amant idéale et du futur mari dont rêve beaucoup d'entre nous...
Mais malheuresement ses qualités avaient vite était rattrapé par le mal qui l'habitait... Tout avait été détruit et leurs bonheur n'avait plus été possible... Cette marque... Cette maudite marque, qui lui avait privé de son âme et de son corps, le transformant en un être des ténèbres, assoifé par le pouvoir et toujours en quête de sang et de victimes... avec toujours la pensées de rejoindre Darkness et de briser ainsi son alliance avec les elfes... Mais Sayuki avait été bien stupide de penser qu'une telle alliance été possible... Akari sa chef, l'avait fait pour elle, elle l'avait fait car une de ses plus proches soeur de race allait se marier avec le chef même des vampires, elle avait pensé tout comme elle que ceci allait arrangé les querelles entres ses deux races...
Mais Sayuki avait tout gaché, elle avait agit égoïstement, la seule fois d'ailleurs... Elle elle s'en voulait énormément... Même si Akari lui avait dit que ce n'était pas de sa faute... Même si celle-ci l'avait serrer dans ses bras quand l'elfe était en pleure... Elle s'en voulait et s'en voudrait toujours car elle avait ainsi mis sa race en danger, elle avait par ceci briser l'alliance entre les elfes et les vampires en quittant Vlad puis elle avait donné à Darkness un allié de taille de plus... Tout ceci, elle s'en voulait car pour elle c'était sa faute... Et elle en avait longtemps souffert... Comme si la maladie dont elle été contaminée n'avait pas suffit... Elle se rongeait l'intérieur elle même par des regrets et des remorts...
Mais à présent qu'en était-il ? La dernières fois qu'elle l'avait vu à la montagne... D'un côté ce n'était plus le même mais d'un autre côté, c'était toujouts Vlad Sparrow... Celui qu'elle avait aimé, même si dans certaines choses elle ne le reconnaissait plus, elle le reconnaissait dans d'autres... Ca avait était si étrange... Elle ne serais expliquer le sentiment qu'elle avait ressentit mais elle s'en souvenait parfaitement... Comme si c'était hier... Ce dégoût pour lui, cette haine envers lui d'avoir tout gâché... Mais en même temps, l'élan de secours qu'elle avait eu envers lui quand akari avait voulu l'attaquer... Pourquoi avait-elle fait ca ? Pourquoi l'avait-elle déféndu ? Alors que celui ci voulait la tuer...
La magie de vlad avait été impuissante contre celle de Sayuki, il avait tout essayé pour la tuer mais même ses boules de feu lancé sur elle exploser avant de l'atteindre... Comment cela se faisait-il ? Etait-ce son inconscient qui l'interdisé de la tuer ? Etait-ce son inconscient qui savait qu'il l'aimé toujours... ? Mais lui, pourtant ne ressentait que la haine envers elle... Mais elle n'avait pas réagit face à ca... Elle c'était calemement avancé vers lui... S'asseyant juste en face... Sans dire un mot et sans cesser le le contempler ce qui l'avait mis dans un état de fureur imaginable, mais elle elel était rester passive... elle n'avait même pas essayé de l'attaquer alors que si elle le voulait elle aurait trés bien pu le tuer... Mais celui ci avait finit par s'en aller et puis elle ne l'avait pas revue depuis... Mais que devenait-il ? Les moment où elle pensait à lui n'était pas rare, mais elle refusait de s'avouer qu'elle ressentait encore de l'amour pour lui... Elle s'en voulait alors quand elle pensait à lui et se punissait souvent même...
Mais se soir, elle ne se punirait pas... elle voulait penser à tout ca librement, faire le point... Et c'était Akira qui venait se mêlait à tout ca... que ressentait-elle pour lui... ? Elle ne savait pas mais cela avait était si confu dans sa tête et sonesprit quand elle l'avait rencontré à la montagne... elle avait soigén ses profonde blessure de Darkness, celle-ci étaient physique mais c'était aussi des blessure de l'âme... Que lui n'avait pas réussi à guerir et qu'il croyait inguerissable... Mais par on ne sait qu'elle miracle, Sayuki elle avait réussi sans grand effort... Elle ses sentiment envers lui était toujours aussi confus et brouillé qu'ils l'étaient ce jour là...
Tout à coup, quelque chose la sortit de ses pensées... Une autre pensées d'une autre personne qui se trouvait dans les environs... Cette penséesétait courte et brève mais annoncait qu'on l'observé... Sayuki n'eu pas besoin de beaucoup cherché qu'une jeune fille sortit de l'obscurité et s'assis sous l'abris de pierre, le plus lon possible de l'elfe, en l'ignorant à la perfection... Un faucun n'était pas bien loin, faisant des petites accrobassis en volant, celle ci eu envie de sourire mais pourtant aucun sourire ne s'afficha sur son visage... Elle regarda alors la jeune fille à côté qui na'avit pas porter un seule regards vers l'elfe de cristal.. L'inconnue avait l'air d'avoir à peu pres la même puissance qu'elle, enfin si on s'en fier à l'aura qu'elle dégageait... sayuki ne savait pas tropq uoi dire, mais pourtant, elle avait envie de converser avec cette jeune personne, allait savoir pourquoi... elle se décida alors à parler.
- Je ne suis donc pas la seule à vouloir la compagnie des morts pendant une si belle soirée ...
Certe ce qu'elle avait dit était banale et sûrement sans grand interêt et puis, en y reflêchissant, oui ce qu'elle venait de dire était vraiment nul... Mais, elle ne savait pas quoi dire d'autre, alors quand l'inspiration vous manque, vous dîte ce que vous pouvez... Et puis, vu l'état dans lequel elle était, c'est à dire, trés pensive et puis nostalgique, ce qu'elle disiat n'était pas forcément cohérent et puis habituelle avec ce qu'elle aurait pu dire... c'est vrai qu'elle ne se présentait même pas et qu'elle aurait pu le faire, mais ceci seras pour plus tard si la jeune personne à envie de converser avec elle, ce qui n'est pas forcément évident... _________________
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|  | | Akuma ~ Arbitre ~


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 | Sujet: Re: Quel est ce sentiment... ? [PV Akuma] Dim 20 Mai - 23:20 | |
| Akuma avait eu envie d’aller dans le cimetière, de rendre visite aux morts. Elle n’avait pas repoussé l’idée. Elle avait pris son temps, passant par l’intérieur de l’hôtel puis par la porte pour sortir. Elle n’avait pas regardé autour d’elle pour voir s’il y avait quelqu’un dans les parages. Tout ce qu’elle voulait était d’aller près des tombes et profiter de cet air frais qui lui caressait le visage. Cela changeait de la journée durant laquelle le soleil avait peu à peu puisé sa chaleur dans la terre. Au bout d’un certain temps, le soleil serait tellement puissant qu’il enverrait une grande chaleur, celle de l’Eté. Et Akuma serait obligée de refroidir l’air autour d’elle pour pouvoir mettre la tête dehors. Cela l’agaçait de gaspiller sa magie tout au long de la journée, même si ça n’usait pratiquement rien par rapport à la puissance qu’elle possédait. Mais employer sa magie ne l’aidait pas à être de bonne humeur. La sorcière adorait tout ce qui était froid. La montagne… C’était là où elle se sentait dans son élément. La demoiselle se revit au beau milieu de la neige, sous un ciel qui pleurait des larmes gelées. Un endroit blanc et gris où marchait la sorcière, habillée d’un vêtement aussi peu coloré que le ciel, laissant sa chevelure couverte de neige voleter au grès du vent gelé, n’ayant comme couleur que celle de ses grands yeux qui semblaient venir d’un rubis…
L’adolescente n’était plus vraiment consciente de ce qui l’entourait. Elle rêvait tout éveillée, pensant à la pureté des reliefs du Nord, là où elle pouvait vraiment se sentir bien, du moins en partie. Si elle avait pu, elle aurait déjà installé une maisonnette là où les neiges étaient éternelles. Malheureusement, la bâtisse risquerait à chaque instant de se retrouver couverte de neige, et ça n’arrangerait pas Akuma qui se verrait perdre ses biens à tout jamais, les sentant avalés par la montagne. La demoiselle aimait aussi la montagne lorsque la verdure y poussait. La fraîcheur ne s’en allait pas, mais les nuages s’écartaient, la température grimpait timidement au-dessus de zéro, et l’herbe poussait. C’était la saison préférée des éleveurs qui consacraient deux à trois de chaque année à nourrir leurs moutons et leurs vaches de la meilleure herbe qui soit. Certains auraient aimé que ce moment de "répit" durât plus longtemps. La sorcière, elle, était contente qui ne consacrait que peu de temps, car elle aimait vraiment la neige des imposantes montagnes. Un jour, elle monterait haut, très haut… Peut-être y dénicherait-elle cette fameuse pierre qui s’y cachait ? Mais elle monterait jusqu’au sommet, au risque de sentir ses poumons se crisper, pour rejoindre Eëlana qui l’attendait. « Un jour, tu reviendras… Et ce jour-là, tu seras puissante. » avait dit la Déesse. Akuma avait repensé à cela chaque fois qu’elle s’entraînait, chaque fois qu’elle faisait en sorte d’avoir un nouveau savoir qui rendrait sa puissance plus dangereuse. Oui, elle serait puissante et elle rejoindrait celle qui l’attendait, pour rester auprès d’elle pendant longtemps, jusqu’à ce qu’elle lui donnât une nouvelle mission. Mais en attendant, la sorcière travaillait encore et encore. Elle savait que le jour tant attendu était loin, mais elle allait bien devoir agir un moment ou un autre, pour changer le monde elle-même. Et après, Eëlana lui ferait sa demande. Après, seulement.
Elle s’était souvent demandée dans quel but Kan’pa était venu vers elle. Ce n’était pas simplement parce qu’une envie l’y avait poussé. L’adolescente en était persuadée. Il y avait quelque chose que cachait cet oiseau bien trop parfait. Quelque chose… Et ce n’était pas un oiseau des plus banals : la sorcière avait fini par découvrir qu’il pouvait pénétrer en elle pour lui envoyer des images. Des images souvent très intéressantes et utiles. Par exemple, il pourrait communiquer à la sorcière ce qui se cachait derrière le regard de l’elfe… Qui, en ce moment-même, l’observait. Inutile de le voir pour le savoir. Akuma le sentait. Elle sentait aussi que l’aura que dégageait l’inconnue était puissante comme la sienne, chose qui n’était pas fréquent. En général, la demoiselle croisait des gens dont la quête de pouvoir n’était pas la priorité : des gens qui pensaient d’abord à subvenir à leur besoin et à celui de leur famille ; des gens qui pensaient d’abord à acquérir un grand savoir par les livres ; des gens qui vivaient dans la rue et dont l’unique but était de pouvoir dérober de la nourriture pour survivre, etc. Les personnes en quête de pouvoir n’étaient pas rares, mais elles échouaient souvent parce qu’elles n’avaient pas de patience, parce qu’elles se croyaient déjà trop fortes, parce qu’elles avaient hésité au mauvais moment… La plupart n’avaient pas eu de seconde chance. Certains étaient même morts. Tant pis pour eux.
Kan’pa faisait toujours des acrobaties. Et la sorcière reçut comme une bouffée de joie. Elle se sentit bien, pendant un instant. Elle ressentit le plaisir que procurait le vent quand il frappait le corps sans faire mal, le plaisir que procurait la lune quand elle tourbillonnait dans son champ de vision. Mais ce plaisir, et cette joie… ne l’appartenaient pas. Et cette constatation fit brutalement retomber la tristesse qui s’était vue poussée pendant un instant et avait râlé, grommelé. Akuma regarda l’oiseau, lui envoya par télépathie qu’elle ne voulait plus qu’il recommençât en la présence de quelqu’un. Ce fut un sentiment d’indignation qui lui répondit, mêlé celui de la résignation. Et l’affaire fut close.
La sorcière se demanda si l’elfe avait pu voir ce qui s‘était passé. Le voir dans ses yeux… qui étaient dirigés vers le faucon, et non pas vers l’inconnue. Il y avait peu de chance qu’elle pût remarquer ce qui s’était passé. Tant mieux. L’adolescente n’avait pas envie de partager ce genre de choses avec une personne qu’elle ne connaissait pas, qu’elle ne croisait que par hasard. Si elle pensait cela, c’était parce qu’elle était solitaire. Ne partageant rien avec personne, évitant tout contact… Malgré cela… Malgré tout… Elle avait eu un important contact… Deux fois. La première fois avait provoqué un vrai déluge en elle. La peur et l’angoisse s’étaient mêlées à un immense flot de pensée, le tout devenant plus insupportable que tout ce qu’avait ressenti Akuma jusque là. Elle ne se souvenait plus vraiment ce qui s’était passé… Elle se rappelait qu’elle avait tremblé et pleuré, c’était tout. La seconde fois, elle n’y avait même pas pensé, trop profondément enfoncée dans sa tristesse. Néanmoins, la sorcière avait ignoré qu’elle était aussi faible quand il s’agissait de toucher quelqu’un… Elle avait été presque malade, la première fois. Alors que d’autres auraient au contraire ressenti un simple gêne ou, mieux, le bien-être d’avoir enfin quelqu’un qui partageait son affection. L’adolescente était si idiote, si faible ! Non, elle n’était pas prête à rejoindre la Hikari de son cœur, pas du tout.
Des sons sortit Akuma de ses pensées. Ils étaient contrastait avec le décor et la situation. Ici, deux personnes se trouvaient dans le cimetière. L’endroit était silencieux, la ville dormait en respirant doucement. Les criquets étaient rares ici. Peut-être avaient-ils peur de la mort ? Deux personnes seulement étaient assises non loin des tombes. Aucune des deux ne disait mot. Et probablement les deux étaient plongées dans leurs pensées tournoyantes, se laissant emporter par ces innombrables images. Pourtant, des sons avaient créé une faille à cet endroit serein. Des sons qui composaient des dires. L’elfe avait parlé. Elle n’était pas la seule à vouloir la compagnie des morts durant une si belle soirée. En effet, elle n’était pas la seule. Les gens de la ville aimaient beaucoup de retrouver en couple dans un lit chaud ou autour d’un verre en compagnie d’amis. Ils aimaient penser à la chaleur, la joie, la vie. Mais il y avait deux personnes qui avaient préféré profiter de la compagnie des décédés. L’elfe et la sorcière.
Cette dernière se demanda si elle devait répondre ou pas ? Et répondre pour dire quoi ? Un simple "oui" ? Ce serait plus inutile qu’autre chose… En réalité, la remarque de l’inconnue n’amenait à aucune réponse particulière. Pourtant, l’elfe avait parlé. Probablement parce qu’elle en avait eu l’envie, mais ne sachant pas vraiment quoi dire, elle avait choisi de dire une phrase aussi inutile que si on disait : "Il fait beau…" En conséquence, la jeune femme aux oreilles pointues attendait une réponse. N’importe quoi. Akuma allait lui faire plaisir, alors. Il n’y avait pas de mal à parler, quoiqu’elle préférât la télépathie depuis la rencontre avec le Musicien muet. La télépathie servait à communiquer tout en ne brisant pas le silence alentour. La télépathie était également un moyen plus intime de se parler.
La sorcière décida d’employer son moyen préféré. Tant pis si l’elfe n’apprécierait pas. *Sayuki : En effet, vous n’êtes pas la seule…* Elle attendit quelques instants, ayant une autre pensée à partager. Elle chercha ses mots, ne sachant comment s’exprimer. Puis elle ajouta : *Sayuki : Les morts doivent être malheureux d’être seuls…* _________________ ~¤~ Akuma's Theme ~¤~

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|  | | Sayuki ~ Modo ~ Elfe de Glace Eternelle ~


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 | Sujet: Re: Quel est ce sentiment... ? [PV Akuma] Dim 24 Juin - 17:11 | |
| [Désolé pour ma lenteur ma puce, j'ai eu une longue pause rp, mais je reprens à présent]
Tournoyer, tournoyer, encore tournoyer et ne faire que ca. Se laissait aller avec le mouvement gracieux du vent, et avoir des mouvements gracieux aussi... Faisait battre un peu ses ailes puis se laisser glisser dans les long couloirs que formait cette élément magique et doux. Fermer les yeux et se dire qu'on est bien... si bien au milieu du vent qui nous caresse gentilment. Voial ce que faisait cet oiseaux, l'oiseau de la personne d'à côté. Alors l'elfe essayait de se laisser envahir par cette danse des airs, de faire comme si elle était cette oiseaux magestueux et qu'elle se laisser aller avec le vent. Mais à la grande tristesse de Sayuki, la pensée de la jeune fille disant à l'oiseaux de ne plus recommencer en présence d'autres personne brisa le plaisir de l'elfe de cristal.
Mais celle ci ne fit comme si de rien n'était. La jeune adolescente à côté d'elle n'était pas sencé savoir que Sayuki possédait les yeux du coeur et elle n'avait pas envie qu'elle le sache. Même si les autres pensé de la jeune fille atristère un peu l'elfe... Mais aprés tout c'était vrai, elle n'était qu'une iconnue pour elle. Pourtant dans ses pensées on aurait dit qu'il y avait comme une sorte de rejet de l'elfe... Mais pourquoi donc ? Aprés tout peut-être que cette dernière n'appréciait guère les elfes, cela n'aurait pas été la première fois que Sayuki rencontrait des personnes dans ce cas. Oui c'est vrai les gens avait cette facheuse habitude de pensées que les elfes ne se fréquentait que dans leurs assiettes, grillés à point. Enfin, cela était l'avis des êtres maléfique mais tout faisait penser à Sayuki que cette personne à côté n'était pas une ange...
Pourtant, même si elle était maléfique, elle ne semblait pas comme les autres... elle semblait différente, avec un petit quelque chose en plus, même si Sayuki n'aurait su dire quoi... Elle était beaucoup plus mystérieuse déjà... Et puis elle semblait plus douce même si le contact avec quelqu'un avait l'air de l'écoeuré... Peut-être avait-elle tout simplement peur d'appréciait et que c'était pour cela que ca l'effrayé tant. Mais contrairement à la majeure partie des êtres maléfique, elle ne prenait pas Sayuki de haut, elle ne la prenait pas comme une vermine sà exterminé sur le champ, et ne lui manquait pas de respect, elle était même quasiment sûr qu'elle ne refuserait pas de converser avec elle. Elle n'avait pas des idées fixes comme par exemple celle que tous les elfes sont des ordures et qu'il ne faut pas leurs parler. Non, elle ne pensait pas cela et ne faisait pas des choses une généralité. C'était bien et c'était une marque de maturité mais aussi de politesse et d'intelligence.
Comme l'avait pensait l'elfe de cristal, la jeune fille lui répondit, mais par télépathie. Cela fit alors sourire Sayuki... ca lui rapella encore une fois quand elle était venue ici, lors d'une soirée semblable... Même atmosphère... Et puis une liaison avec le vent, comme tout à l'heure... Comme si le vent était liée à cette endroit... en tout cas, des qu'elle venait ici, il avait quelque chose à avoir. Et puis la télépathie... était-elle elle aussi muette ? Les pensées de la jeune fille répondirent vite à sa question négativement. Elle n'était pas muette mais appréciait juste cette facon de parler depuis qu'elle avait rencontré ce musicien muet. Sayuki ouvrit un peu plus les yeux. Kumiko. Elle parlait là de Kumiko, Sayuki en était persuadé. Musicien mué, cela ne pouvait être que lui ! Alors elle l'avait elle ausi renontré...
Kumiko était une personne trés bien, comme il en éxiste peu. Ces personnes sont rares et précieuse. Sayuki était sûr que la jeune fille avait appréciait cette rencontre, car avec lui, on est obligé d'appréciait. Il est tellement extraordinaire. On aimerait rencontré des gens comme li plus ouvent mais malheureusement on se rend compte combien les êtres humains ou autres créatures magiques sont cruelles. Beaucoup sont des égoïstes. C'est ce que déteste le plus l'elfe. Elle ne peut pas concevoir qu'un être soit égoïste, quelqu'un de normalement constitué possède un fond de générosité au fond de soit. C'est obligé. Elle aiamit se dire ca, car ca la dégoutait un peu moins des êtres humains. Beaucoup sont vil et cruelles. Malheureusement, mais ainsi est la nature du mal. Aprés tout, peut-être qu'il en faut bien pour maintenir l'équilibre de ce monde... On dit souvent qu'il faut de tout, cela s'applique aussi pour les êtres vivants.
Pour en revenir au sujet, le faite que la jeune fille parle par télépathie faisait sourire Sayuki et l'apaisait énormement. Ca lui rapellait de bon souvenirs, et c'est toujours agréable de se remémorer des souvenirs quand ceux ci sont bons. Et puis oui, elle avait raison, parlé par télépathie était un moyen de communication idéale. Il respectait le silence apaisant du lieux et permettait de communiquer autrement, cela était en effet plus intime. C'était différent, et mieux. La jeune fille dit qu les morts doivent être malheureux d'être seuls. C'était une facon de voir les choses... Mais au fond, sont ils vraiment seuls ?
*Akuma : Sûrement... Mais je ne crois pas qu'ils soent seuls. Ils ont la compagnie des autres morts... Et puis celles des vivant qui vienne les voirs, comme nous. Même si on ne communique pas avec... Quoi que, certaines personnes le font et puis si elle le font, c'est que c'est possible et sûrement accessible à tous...*
Sayuki marqua une pause. elle n'avait jamais songé à cela, les aproles étaient sortit touts seules, elle n'avait pas réflêchit avant de parler. Mais il est vrai que certaines personnes communique avec les mort. Sayuki elle n'avait jamais essayé... Mais pourtant cela devait être accessible à tous... Elle reprit alors la conversation avec une question :
*Akuma : Avez-vous déjà communiqué avec les morts ?* _________________
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|  | | Akuma ~ Arbitre ~


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 | Sujet: Re: Quel est ce sentiment... ? [PV Akuma] Dim 1 Juil - 22:39 | |
| Alors qu’elle vaguait dans ses pensées, Akuma avait ressenti une bouffée de joie qui avait appartenu à Kan’pa. Elle n’avait pas aimé cela. Cette émotion n’était pas la sienne, elle n’avait aucune raison de l’être. Alors la sorcière l’avait refusée. Pour elle, c’était mal de prélever à quelqu’un une partie de bien-être pour se sentir soi-même mieux. Ce n’était pas un crime, mais presque. Mais elle n’avait rien prélevé. C’était le faucon hobereau qui lui avait transféré ce sentiment. Il avait voulu qu’elle allât mieux. Lui savait qu’elle était malheureuse et avait voulu arranger cela. C’était bien gentil de sa part, mais la demoiselle ne souhaitait pas qu’il lui fît sentir ses sentiments. Elle avait l’impression de violer une loi fondamentale de la vie. Non, elle n’arrivait pas à accepter ce genre de choses. Encore heureux qu’elle ne fût pas empathique par magie. Comment serait-ce de sentir la douleur des autres, la joie des autres sans même qu’ils le sussent (verbe savoir au subjonctif imparfait) ? Ce serait un malheur de plus à subir.
Mais Kan’pa ? Respectait-il cette loi que s’imaginait sa compagne ? Non. Celle-ci s’en sentit soudain responsable. C’était elle, après tout, qui se servait du pouvoir de l’oiseau pour connaître les gens. De manière indirecte, elle violait cette loi qu’elle croyait toujours respecter. Depuis longtemps, elle avait fait un mal qu’elle croyait de jamais avoir commis. Et elle avait même pensé à le refaire avec cette elfe. Et elle-même était violée. Le faucon s’infiltrait en elle, souvent pour lui donner une information. Mais quelquefois, il lisait en elle comme dans un livre ouvert pour voir si elle broyait toujours autant de noir ou si elle allait ce ne serait-ce un tout petit peu mieux. Même s’il faisait l’innocent, Akuma savait bien qu’il avait pris l’habitude d’agir ainsi. Et elle ne pouvait même pas lui en vouloir. Elle se servait de la magie de l’oiseau, elle ne pouvait pas lui reprocher de faire de même, surtout qu’il n’avait jamais de mauvaises intentions. Il lui voulait du bien, il essayait d’agir en bien. Et on n’avait pas le droit d’interdire à quelqu’un de se passer de l’unique capacité magique qu’il possédait. C’était injuste. Les gens ne se gênaient pas pour employer tous les moyens possibles afin de connaître au mieux ceux qu’ils côtoyaient. Ils le faisaient parfois par méfiance, par plaisir de violer mentalement quelqu’un, ou pour mieux pouvoir anticiper les attaques. Alors pourquoi Diable se sentait-elle si dérangée en pensant qu’elle agissait de la même manière ?
C’était pareil pour d’autres choses. Elle se dictait une loi imaginée par elle-même, une loi qui interdisait tout combat dans le cimetière. Les morts devaient reposer en paix sans avoir à supporter les bêtises des vivants. Pourtant, beaucoup se contre-fichait que les morts aient besoin de tranquillité ou pas. Les maléfiques ne se gênaient pas pour les tirer de leur sommeil, les qualifiant alors de « morts-vivants », ou de « zombis » quand c’était d’un sarcophage que l’on sortait les décédés. Pourtant, Akuma se sentait vraiment gênée en pensant qu’elle s’était déjà battue une fois avec un humain. Ce jour-là, elle s’était amusée avec des soldats ce qui lui avait valu d’être recherchée. Voir sa photo sur les affiches (d’où venait-elle, d’ailleurs, cette photo ?) lui avait procuré une certaine excitation. A cette époque, elle s’ennuyait bien plus qu’autre chose. Elle n’avait rien à faire, la magie noire ne l’intéressant que peu. Combien de mois s’étaient écoulés depuis ? La sorcière avait cessé de compter le temps depuis plusieurs décennies, laissant fuir le souvenir de son âge réel. Elle savait que blesser et tuer des gardes ne l’avait plus amusée, qu’être recherchée lui rendait son petit commerce difficile, et était finalement retournée chez elle, retrouvant le paisible vent, le doux silence et la bonne odeur de la plaine, replongeant profondément dans ses poèmes.
Akuma essaya d’imaginer quelle aurait été la situation si les deux personnes avaient agis comme les rumeurs de leurs races le dictaient. C’était simple : la sorcière ne serait même pas venue s’asseoir à côté de la jeune femme, restant à l’écart avec méprise. Ou bien elle en aurait profité pour attaquer l’elfe car elle était bénéfique. Ou encore, c’était peut-être cette dernière qui aurait attaqué la sorcière. Et si des gens se trouvaient dans les parages, ils auraient été contents de voir que tout se déroulait comme ils le pensaient chaque jour : les elfes et les sorciers faisaient deux ennemis opposés. Les elfes étaient proches de la nature, les sorciers ne s’en souciaient pas souvent. Les elfes étaient pacifiques, les sorciers arrogants. Les elfes étaient doués dans la maniement des armes (arcs et épées), les sorciers préféraient la magie (noire et nuisible à autrui). Les elfes étaient bénéfiques, les sorciers maléfiques. Comment se faisait-il que les gens aient façonné de telles images de chacune des races ? Parce qu’ils en avaient besoin. Ils ne pouvaient vivre en pensant que tous étaient complètement différents, que personne n’était dans le même bateau que quiconque. Ils étaient bien incapable d’exister sans créer des classifications. Monde misérable !
La demoiselle s’était lassée de regarder le faucon faire des pirouettes devenues répétitives. Depuis un certain temps déjà, elle avait baissé les yeux, ne posant son regard sur rien. On pouvait penser qu’il traversait le sol, le noir, l’enfer, le noir, les ténèbres, le noir. On pouvait penser qu’il allait loin, très loin… Non, il n’allait nul part. C’était ce qu’on appelait un regard vague, rêveur, absent, etc. Et à présent, c’était sûr : si elle parvenait à plonger dans ce regard, l’elfe ne verrait rien, rien excepté un abîme sans fond. Un abîme qui l’engloutirait. Le noir. L’adolescente se mit à penser des mots, les formulant silencieusement sur ses lèvres. Une chose que jamais elle n’avait faite sauf lorsqu’elle était penchée devant une feuille vierge, plume à la main. Le noir. Ténèbres. Le rouge. Enfer. Le gris. La Terre. Le blanc. Le Ciel. Elle avait commencé tout en bas, dans l’abîme. Puis elle était remonté aux sous-sols, puis sur la terre ferme, et enfin dans le ciel qui lui était interdit de naissance. Si elle donnait une couleur aux sorciers, on leur donnerait le noir ou le bleu encre. Aux démons elle attribuerait le rouge. Aux fantômes et aux ombre le gris. Aux anges le blanc. Les elfes se verraient verts, les humains orange pâle, les garous marron clair, les métamorphes le marron sombre. Les vampires seraient attribués au rouge sombre comme le sang, les réprouvés à l’or brillant comme la lumière du soleil. Il y avait de nombreuses autres races, mais elle ne les passa pas en revue.
Akuma se surprit dans sa rêverie et essaya de retourner sur terre. Elle était pas ici pour rêvasser. Elle avait voulu rendre visite aux morts, non ? Son regard se fit précis et se posa sur la tombe la plus proche. La sorcière s’aperçut que Kan’pa y était perché. Entre temps, il avait cessé de voler, peut-être lui-même lassé de ses acrobaties. Il était penché en avant, observant les fleurs que quelqu’un avait déposées probablement durant la journées. Des roses. Des plantes bien-aimées dans cette ville. Les êtres maléfiques eux-même appréciaient ces fleurs, aux pétales magnifique mais à la tige acérée d’épines. La demoiselle elle-même en possédait une chez elle. Elle semblait recouverte de sang car le liquide tombait goutte à goutte des pétales, s’éclatant au fond du vase noir de la fleur mais ne s’arrêtant jamais, restant inépuisable. La nuit, Akuma s’endormait dans le bruit régulier du : flic… floc… flic… floc… C’en était devenu une berceuse pour elle. La Berceuse du Sang. C’était la Déesse qui avait jeté ce sort. La sorcière revit les yeux de la femme. Deux grandes pupilles à la couleur proche de celle de sa rivière, son enfant. Mais il y avait quelque chose dans ces yeux, quelque chose qui avait refroidi le rouge, l’avait rendu pâle et luisant. Ce n’était ni la couleur des flammes qui crépitent, ni celle du sang qui coulait d’une plaie béante. C’était peut-être celle du ciel du crépuscule. Oui, quand le rouge du soleil couché laissait place au bleu d’encre de la nuit, on pouvait voir dans le ciel la couleur des yeux d’Eëlana.
C’était une femme merveilleuse, un ange à l’état pur, une divinité. Une chevelure blanche et brillante, des yeux pâles et luisants, une peau de porcelaine douce, une voix mélodieuse, un souffle froid. Elle était comme entourée d’une lumière blanche mettant en valeur sa pureté. Elle avait un cœur pur et serein, ne se laissait jamais emporter par les émotions, restant toujours calme et attentionnée. Elle n’avait jamais aimé le nom Akuma, détestant prononcer ce mot. Quand l’enfant était avec elle, son Mal la quittait, le démon s’en allait et la rivière devenait claire. Elle était alors nommée Kawa. La sorcière aurait bien gardé ce nom, elle aussi détestant s’appeler par le nom de la plus horrible des races, mais elle avait voulu porter un fardeau qui était le sien. Et personne n’avait le droit de l’appeler comme la déesse la nommait, personne n’avait le droit de savoir qu’elle possédait un second nom. Comment réagirait-elle si elle apprenait un jour que quelqu’un connaissait son appellation secrète ? Elle crispa les mains, pensant à une rage dont l’avant-goût se répandait déjà en elle. Elle tenait tellement au peu de pureté qu’il lui restait ! Rien dans ce monde n’était pur. Rien dans ce monde ne devait avoir connaissance de la pureté. Ce monde n’avait pas mérité d’être heureux après tout le mal qu’il avait fait. Et si ce jour si mauvais arrivait… la sorcière sentait qu’elle serrait capable de tout. Mais ce n’était pas maintenant. Ce jour-ci, elle était assise, rien n’était là pour la déranger. On pouvait se demander si l’elfe était une exception ou pas, mais sa présence n’était pas gênante, sans être bonne pour autant. Akuma devait se calmer, ne pas se laisser envahir par une émotion qui n’aurait raison d’arriver que plus tard. Le plus tard possible, espérait la demoiselle.
Celle-ci essayait de ne pas se laisser emporter par les pensées, de rester attentive à ce qui l’entourait. En vain, toujours. Si elle avait une faiblesse, c’était bien cela : laisser toutes libertés aux images et aux sons. Et très peu rarement, cela lui était néfaste. Elle se mettait à souffrir intérieurement. Et quelquefois, cela se voyait dans son regard, ses gestes. Elle avait perdu le contrôle d’elle-même la première qu’on l’avait enlacée. Les pensées s’étaient mélangées, avaient rebondi dans la tête de l’adolescente qui s’était souvenue de son Mal. Les émotions s’étaient ajoutées au reste. Et le tout avait en partie explosé. C’était insupportable. Elle ne savait se contrôler mentalement. C’était un véritable handicap. La sorcière repensa encore à cette scène qui l’avait fait souffrir, dans les bras du Musicien qui avait seulement attendu que la crise fût passée. Le souvenir se fit un peu plus précis. Peu de lumière dans une forêt, les arbres peu verts à cause de la nuit, le vent doux et magique, la chaleur non familière mais agréable de l’Humain. Si elle n’avait pas été affolée, si elle ne l’avait pas forcé à pleurer, la période passée avec lui aurait été un rêve réel parfait. Mais rien n’était parfait dans ce monde qui demandait toujours plus de défauts, toujours plus de difficulté, toujours plus de mauvais sentiments. En ce moment, son visage était impassible, son regard redevenu vague. Rien ne montrait quelles pensées la traversaient, quelles émotions en résultaient. Mas pourtant, se perdre dans les tréfonds de son âmes, même si cela restait encore calme, étaient dangereux. Si l’elfe attaquait à ce moment précis, Akuma n’aurait pas la moindre chance.
Elle devait se reprendre. Elle devait au moins réessayer. Ce fut la femme assise à côté d’elle qui l’aida, en lui envoyant des pensées qui repoussèrent les autres. La télépathie. Elle aussi l’avait choisie. Alors elle aussi préférait ce moyen de communication. Tant mieux pour les deux jeunes gens. La sorcière s’était déjà imaginée muette comme le Musicien. Ne disant mot, ne laissant sortir le moindre son malgré la douleur. Silencieuse. Ne communiquant qu’une ou deux de ses phrases glaciales par télépathie. Cela ne changerait pas grand chose d’elle. Elle était solitaire et peu bavarde. Jamais elle n’engageait la conversation sauf exceptions. Elle n’était pas des plus polie aussi, le mot « bonjour » ne semblant pas appartenir à son vocabulaire.
Le premier mot que communiqua l’elfe fut « sûrement ». Les morts étaient sûrement malheureux d’être seuls. Mais elle ajouta par la suite qu’elle ne croyaient pas qu’ils fussent seuls, contredisant la phrase précédente se limitant à un mot. D’après elle, chaque mort avait la compagnie des autres morts. Oui, vu de ce point de vu-là, ce n’était pas faux. Après tout, même si des mètres carrés séparaient chacun des corps, ceux-ci se trouvaient dans le même cimetière. Et ils avaient la compagnie des visiteurs comme les deux demoiselles dont les pieds effleuraient le sol et s’y déposaient sans abîmer ni caillou, ni sable, ni herbe. Mais étaient-il vraiment conscients de cela ? Akuma médita un certain temps sur la question. Certains morts devenaient Fantômes, d’autres Ombres. Leur corps n’était pas enterré, si ? A moins qu’il disparût par immatérialisme. Oui, c’était cela. Les corps perdaient tout de leur solidité et sortait de leur tombe. Les Ombres étaient perdus dans la souffrance, les Fantômes dans l’amnésie. Mais les autres ? Leur âme se trouvait-elle encore dans leur corps ou bien se séparait-elle de lui ? La sorcière repensa aux croyants qui disaient qu’il y avait un paradis et un enfer. Les gens bien montaient, les gens mauvais descendaient. Les premiers devenaient ange, les seconds devenaient démons. Et ils retournaient quelquefois dans ce monde, avec un corps neuf. Etait-ce un nouveau ou bien celui de la tombe, qui avait alors été dépouillé de toute blessure ? L’adolescente avait eu tort en pensant que les morts devaient être malheureux d’être seuls. Seul leur corps se situait dans le cimetière. Un corps n’avait pas de conscience, pas de pensées, pas d’émotions, donc pas de tristesse. Tout se trouvait dans l’âme. _________________ ~¤~ Akuma's Theme ~¤~

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 | Sujet: Re: Quel est ce sentiment... ? [PV Akuma] Dim 1 Juil - 22:39 | |
| L’elfe parla de communiquer avec les décédés. Certaines personnes parvenaient à avoir un contact avec eux, à leur transférer quelques images, quelques sons. Si ces quelques gens y arrivaient, c’était que c’était possible et accessible à tous. La sorcière réfléchit là-dessus. Si elle suivait le raisonnement de la jeune femme, elles-mêmes pouvaient communiquer avec les morts d’une manière ou d’une autre… Restait à savoir comment. Et à savoir si la supposition était bonne. Car rien ne prouvait que contacter un défunt était possible, comme rien ne démontrait le contraire. L’elfe avait marqué une pause. Elle n’avait pas parlé qu’un peu. Elle semblait faire partie de ces gens qui aimaient parler. Etait-elle solitaire ? Elle ne le semblait pas vraiment, quoiqu’elle fût seule dans le cimetière à la base. Elle demanda après un silence si Akuma avait déjà communiqué avec les morts. En tout cas, la femme assise à ses côté n’avait jamais essayé, sauf si elle jouait une comédie depuis le début. La sorcière laissait place au maximum de possibilité à propos de ce qui l’entourait. Elle ne repoussa pas le fait que l’elfe faisait peut-être semblant, se montrait telle qu’elle ne l’était pas, pour une raison ou une autre. Elle préférait se méfier sur ces points-là. Elle était plutôt mal placée pour cela. Elle se laissait envahir par les pensées, ce qui correspondait plus ou moins à tourner le dos à quelqu’un, dévoilant alors sa nuque si fragile, son dos non protégé.
Pendant que la femme aux oreilles pointues avait envoyé ses pensées, la sorcière l’avait écoutée avec une attention non dévoilée. Seul son regard peu absent montrait que ses pensées ne vaguaient pas loin. *Sayuki : Non.* Non, elle n’avait jamais communiqué avec les morts. *Sayuki : J’ai eu tort en disant qu’ils étaient malheureux d’être seuls.* Akuma avait une petit difficulté à tout exprimer d’un bloc. Cela lui faisait comme un désagréable pincement au cœur, elle préférait donc y aller doucement, faisant de petites pauses. *Sayuki : Un corps ne peut être malheureux… Une âme, si.* Elle marqua encore un silence avant de continuer. *Sayuki : Mais la mort sépare l’âme du corps.* Et le corps restait seul dans sa tombe, près d’autres cadavres inconscients, seuls, toujours seuls. Et les gens qui marchaient au-dessus de leur tête ne leur offraient qu’une compagnie inutile. Un objet n’avait pas besoin de compagnie. Un corps seul était un objet. *Sayuki : Sauf si la vie reprend dans le corps.* _________________ ~¤~ Akuma's Theme ~¤~

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|  | | Sayuki ~ Modo ~ Elfe de Glace Eternelle ~


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 | Sujet: Re: Quel est ce sentiment... ? [PV Akuma] Mer 29 Aoû - 15:20 | |
| [ Gomen gomen ma puce pour le retard, et je m'ecuse d'avance, mon post risque de ne pas être terrible ]
Des pensées et des pensées, l'elfe de cristal n'avait jamais vu une personne qui pensait autant ! C'est à un tel point que Sayuki se demandait comment elle arriver à penser à tant de choses à la fois sans basculer dans un état second. Sayuki elle au lieu de s'occuper à penser, s'occuper à écouter les pensées des autres... Et bien sûr après, à pensées à son tour sur ce qu'on pensé les autres... Oui, c'est un autre style certe. Elle n'avait pas tout compris mais apparement elle aussi s'introduisait dans les pensées des gens... Mais à l'aide son aigle qui avait d'ailleurs arrêter de faire des pirouettes en l'air pour venir se poser sur une des pierres tombale qui se trouvait en face de deux jeune filles.
En tout cas, Sayuki pouvait être tranquille, maintenant elle savait que la jeune sorcière à côté d'elle s'interdisait de se battre dans un cimetière... Elle n'avait donc aucune raison d'attaquer Sayuki. Tant mieux, l'elfe ,non plus n'aimait pas se battre dans un cimetière... C'était un manque de respect envers ce lieu et ses habitant... Ils avaient besoin de calme et de repos... après une si longue vie, les mort on en effet besoin de se reposer. Alors quoi de plus naturel que de respecter le silence d'un cimetière ? Et puis se battre demande beaucoup d'action... Beaucoup d'action au dessus des mort... Courir et sauter en sachnat qu'à l'instant même on marche sur leurs corps qui se trouve à une très fine couche en dessous...
Sayuki baissa la tête... Akuma penser toujours... Et oui, elle pensée encore et encore... Sayuki pouvait bien se demander si elle allait arrêter un jour de penser où non... Mais dans les pensées de la sorcière, il était introduit le fait que leurs deux races respectives était << sencés >> se détester... Que de rumeurs... Maus que de sôtises... Pourquoi les gens se donnent-ils des images ainsi ? Les sorciers et les elfes doivent se détester tout comme les démons et les anges doivent se détester et tout comme les réprouvés ne doiventpas être aimé... C'est idiot de dire des choses ainsi... Sayuki le sait bien, elle à été éperdument amoureuse du chef des vampire... Qui était lui aussi, éperdument amoureux d'elle... Pourtant leurs deux races sont aussi sencé se détester ! Bref, pour dire que tout ces peéjugés ne veulent strictement rien dire et qu'il ne faut pas se fier à eux !
Sayuki écoutait toujours les pensé de la sorcière... Et elle se maudit quand Akuma parla de son autre nom... Kawa... Elle oulait que personne ne le sache... une rage l'envahit quand elle se demanda comment elle réagirait si quelqu'un connaissait ce nom... L'elfe fit mine de rien, et elle allait continuer ainsi, faire comme si elle n'avait jamais su ca... En tout cas la sorcière avait une pensées bien sombre de la terre sur laquelle elles étaient... Elle croyait que c'était la terre qui était mauvaise... La terre qui était cruelle... Qu'elle ne méritait pas d'être heureuse après tout ce qu'elle avait fait... Mais la terre à toujours voulu être heureuse... Elle n'a jamais rien demandé, jamais rein fait... Au début elle était heureuse... C'est les hommes qui ont fait le mal... C'est les hommes qui sont responsable de tout ca, la terre n'y est pour rien dans tout ca !
Il ne faut pas accuser injustement... Les méchant dans l'histoire c'est pas la terre, c'est les hommes... Tous autant qu'ils soit... La plus part sont nuisibles... Ils n'ont qu'une envie détruire... Tuer... Faire la guerre ... A celle là, c'est leurs grande passion ! Faire la guerre... Quelle misère... Sayuki se demande comment les humains ont pu en arriver là... Elle déteste la guerre... C'est tellement inutile et tellement cruelle... Des morts inutiles.... Des vies innocentes... Tout un gachis juste pour le bons plaisir de certains... Pour certains hommes qui veulent plus de puissances... Ou pour des hommes ui ne sont pas d'accord sur un point et qui font la guerre pour régler cette histoire... Et dans tout ca encore une affaire de rumeur... Les gentils contre les méchants, eux ne s'aiment pas, ils se déteste, c'est comme ca que ca doit être... Tellement stupide... Ont dit aussi que les gentils gagnent toujours... Et vous voyez, c'est faux ! Le mal à vaincu cette fois... Mais il y a toujours un espoir qui brille au fond de Sayuki... Le bien va reprendre le dessus et repousser le mal oui...
Ce fut les pensées de la sorcière qui sortirent Sayuki de ses pensées... Non, elle n'avait jamais communiqué avec les morts... Tout comme Sayuki. elle dit ensuite qu'elle avait eu tors de dire que les mort pouvait pere malheureux car un corps ne peut être malheureux tanis qu'une âme le peut... Et l'âme et séparé du corps à la mort, oui c'est vrai... Oui sauf si la vie reprends dans le corps c'est vrai aussi... Mais ce ne sont que de rares execption... Les ombres et les fantômes... Mais sont-ils hureux pour autant ? les ombres se sont suicidés c'est qu'ils devaient être malheureux... Et les fantômes... Ils sont exclus... On n'y fait pas attention... Ils sont seule sûrement et triste... Cherche un but qui n'existe peut-être pas...
*Akuma**Oui une âme peut être seule... Elle peut être triste... Mais il faut espérer qu'elle ne le soit pas... Qu'elle soit avec d'autre âme... Mais les plus tristes sont sûrement les âmes errantes... Celles qui n'ont pas trouver ce qu'elle devait trouvait... Celles qui sont dans un état entrela vie et la mort... Ni vraiment vvant, ni vraiment mort... Ce doit être le pire...*
Oui, c'est ce que pensé Sayuki... Pour elle, c'était le pire... D'être ni vraiment vivant, ni vraiment mort, mais tout simplement entre les deux... alors qu'est-on dans ces cas là ? On doit vraiment se sentir seule et isolé du reste du monde... A l'écart... C'est horrible, ce que Sayuki n'aime pas beaucoup c'est la solitude... Des fois elle aime bien se retrouvait seule des fois mais à peur de se retrouvait défnitivement seule un jour... Oui, c'est sa peur...
*Akuma**Je m'appelle Sayuki... Je suis une elfe de cristal... Et vous ? * _________________
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 | Sujet: Re: Quel est ce sentiment... ? [PV Akuma] Jeu 27 Sep - 21:35 | |
| [Je n'avais pas vu ton message, désolée... J'espère aussi que la longueur ne t'effraie pas trop. j'ai de loin battu mes records. Apparemment, moins je vais, plus j'écris. Dernier point, le plus important : il y a un petit passage plus violent que les autres, déconseillé aux âmes sensibles.]
Penser… Tout le monde pense sans arrêt. Et penser était une preuve de la vie, une preuve qu’on était là, empli de force et de vitalité. Un idiot peut penser autant qu’un intellectuel, un rêveur autant que quelqu’un ancré dans la réalité. Mais Akuma, au lieu de laisser les penser défiler au-dessus d’elle, au lieu de les ignorer et de plonger dans une sorte de silence, les percevait toutes et les prenait, essayait désespérément de les trier comme le ferait une machine. Elle croyait que c’était les pensées qui la submergeait, mais c’était elle qui les saisissait. Elle ne s’en était pas rendue compte malgré le nombre d’années qu’elle avait vécues, elle se voyait victime de son esprit, victime d’elle-même. Quelquefois, elle avait envie de s’éteindre pour goûter enfin le silence intérieur, mais elle savait qu’un mort était incapable de goûter quoi que ce fût. C’est ainsi que nous sommes tous aux yeux de Akuma.
Souvent, les gens ont envie de pleurer. Parce qu’ils pensent à un mauvais souvenir, parce que quelqu’un ou quelque chose leur manque, parce que leur physique ou moral vient d’être atteint, ou bien quand on est joyeux. Les larmes sont souvent symbole d’émotion et/ou de douleur. Les larmes, de petites gouttes salées et transparentes qui naissent dans les yeux, en jaillissent, traversent les fins cils, roulent sur les joues, meurent au coin des lèvres ou en bas du visage… Les larmes, si simple mais si touchante lorsqu’on les voit. On sent quelque chose au creux du cœur, quelque chose qui ressemble à de la pitié. Parfois, on veut essayer de les stopper, d’autres on veut les multiplier malgré ce sentiment de compassion. Les choses les plus simples peuvent avoir une merveilleuse beauté pour qui sait la percevoir. Et Akuma pensait qu’elle pouvait la discerner, au moins en partie. Les mots ne sont qu’un simple langage qu’on emploie tous les jours pour éviter la solitude, car on ne peut communiquer autrement par les mots, sauf ceux qui ne parviennent pas à les employer. Mais, quand on sait manier les lettres, leur donner des formes lyriques, on peut mettre leur beauté en valeur. Et l’on voit que parler et écrire peuvent être des arts.
Akuma avait envie d’écrire. Elle se voyait déjà en train de tracer des lettres sur une feuille ocre à la lueur de bougies noires et blanches aux petites flammes à la danse imprévisibles qui, ensemble, répandraient lumière et chaleur dans la froide masure où vivaient la demoiselle. Il était quand même peu commun d’en voir une si puissante, si riche, si soigneusement vêtue, vivre dans une cabane à une pièce, perméable au froid et seulement protégée de la pluie par un sortilège. Oui, Akuma ne portait pas des haillons sur elle, même si elle avait choisi quelque chose de simple, comme elle en avait l’habitude. Elle aimait les vêtements légers dans lesquels elle était libre de ses mouvements. Elle était habillée d’une jupe noire et mi-longue, qui s’arrêtait aux genoux, décorée de quelques motifs blanc dont on était libre de donner un nom, elle portait une chemise blanche à manches longues et parfaitement à la taille de ses bras, et avait mis une petite veste noire sans manche ornée de motifs gris différents de ceux de la jupe, ressemblant plutôt à des lettres calligraphiques qu’on aurait du mal à déchiffrer. L’adolescente avait enrichie sa chevelure d’or nouée en une longue natte d’une fleur blanche dont les lueurs étaient bleuies par les rayons d’une lune lumineuse dans un ciel d’encre. Les pieds de la demoiselle étaient tout simplement nus, mais dénudés de toute blessure. Pas la moindre écorchure ne venait gâcher ses deux pieds délicats qui semblaient n’avoir jamais effleuré le sol. Akuma devait presque luter pour résister à la tentation de faire apparaître une feuille et une plume pour tracer des lettres de son écriture à la fois simple et calligraphique. Ce n’était pas poli d’agir ainsi en la présence de quelqu’un avec qui on communiquait. Et, en cet instant, la sorcière échangeait des propos, même s’ils n’étaient pas parlés à voix haute.
Exprimer les mots lentement, en faisant de régulières pauses… C’était ainsi que la jeune s’était mise à agir depuis de nombreuses semaines. C’était une habitude qui pesait de plus en plus sur elle. La demoiselle n’aimait pas employer sa voix. C’était quelque chose de trop classique, trop commun. Elle préférait l’original et le moins banal. Elle avait choisi l’écriture. Il y avait des centaines d’écrivains dans le monde, mais on le les reconnaissait jamais quand on les voyait dans la rue. C’était comme s’ils vivaient dans un monde différent et qu’ils venaient de temps à autre avec de nouveaux textes. A cette pensée, Akuma se vit soudain dans un futur possible, entourée de la lumière aveuglante d’un monde inconnu de tous, où seules la Déesse et elle demeureraient. Elle se vit plonger dans une profondeur dorée pour poser ses pieds sur les pavés familiers de la ville principale de la contrée du Ying et du Yang, un sac à la main. Elle se vit tendre un paquet de feuilles. Ou peut-être serait-elle dans la rue marchande, avec une quantité de livres neufs créés par la magie de la Déesse ? Il ne restait plus qu’à attendre pour le savoir. Dans ce cas, mourir ne serait sans doute pas la bonne solution. Si la sorcière mettait fin à sa vie, elle ne pourrait plus côtoyer les vivants. C’était Eëlana qui le lui avait dit, se donnant elle-même en exemple. Et, même lorsque l’on atterrit au paradis, le monde où l’on est né, a grandi, et passé de nombreuses années nous manque. Y retourner de temps à autre pour sentir l’odeur des fleurs, le bruissement des feuilles sous le vent, voir le ciel bleu et ses étoiles ne pouvait que faire du bien. C’était cela que souhaitait la Déesse. « Je ne devrais pas regretter ce monde car c’est une faiblesse. Après tout, tout être doté d’intelligence y est sans valeur. Mais la nature a gardé sa beauté, et je pense que l’on a le droit d’aimer cet éclat que nous quittons tous tôt ou tard. » Tels avaient été les mots divins qu’Akuma avait un jour entendu de cette voix cristalline et fluide qu’elle aimait tant. Les songes de la sorcière se redirigèrent vers le présent, revenant sur le sujet traitant de cette lenteur avec laquelle elle avait pris l’habitude de communiquer. C’était plus fort qu’elle.
Peut-être était-ce la solitude qui l’approchait peu à peu d’elle, la serrant de plus en plus dans ses bras ? Cette solitude qui avait marqué la demoiselle de sorte qu’elles soient liées, que l’une ne pût se passer de l’autre. En effet, la jeune ne recherchait pas la compagnie, l’évitait dès qu’elle le pouvait où l’ignorait tout simplement, comme elle l’avait fait avant d’adresser la parole à l’elfe. Le ciel sombre de l’adolescente n’avait eu aucune étoile pour briller sur sa terre aux vents déchaînés. Mais, récemment… – enfin, peut-être cela s’était-il passé depuis longtemps, mais c’était peu par rapport à ce qu’Akuma avait vécu – le Musicien Muet avait fait son apparition. A présent, une lueur unique répandait sa lumière malheureusement étouffée par la solitude. L’isolement… C’était un moyen idéal pour affaiblir quelques niaises personnes. (Attention, les phrases suivantes sont assez violentes (et morbides) et peuvent toucher les âmes sensibles. Que celles-ci passent directement au paragraphe suivant.). Assassiner leurs proches, mutiler leur corps, apporter un organe aux victimes… Quelques petites choses à la fois si futiles et si percutantes ! La jeune se revit les mains en sang, serrant entre ses doigts un méprisable cœur rouge et frais. Le cœur de celui qui avait détruit la vie de sa mère. Cette horreur avait fini au fond d’une rivière, peut-être grignoté par des poissons, ou déchiqueté par des eaux furieuses.
Un cœur… Tout le monde en avait un, on le savait tous… Un cœur saignant, tout être vivant le sentait, on le savait tous… Même les démons en avaient un, ils en avaient besoin pour vivre… Et les vampires ? Peut-être, puisque leur âme ne s’était jamais séparée du corps. Mais on ne devait pas se faire d’illusion. Le cœur pouvait être rouge et palpitant, gris et enfermé derrière la pierre, ou bien noir et pourri… Pouvait-on aussi le protéger par de la glace ? Sentir en permanence un froid intensif au niveau du thorax ? Le pouvait-on ? Si Akuma le pouvait, elle n’était pas la seule. Plonger profondément dans une eau qui se gèle autour de soi, qui emprisonne ses membres, bouche ses narines, étouffe sa poitrine… Tout le monde a des pensées noires, n’est-ce pas ? Un ange n’avait-t-il pas voulu un jour torturer celui qui lui avait volé un être cher ? Cela aurait été tout à fait normal. Chaque être une lumière et une obscurité. C’était à eux de décider vers où pencher. Les démons ignoraient la lumière et s’enfonçaient profondément dans le noir, entourés par des magies noires par leur cœur moisi. Les anges, au contraire, fuyait l’ombre pour rester toujours au plus près de l’éclat blanc. Et on avait ainsi donné un rang à chaque race. Et chaque être était forcé de suivre le rang de sa race. Mais certains ne respectait pas cela. Il existait des elfes noirs, des anges devenus déchus… Et même chez les sorciers, on était libre de choisir sa voie… à ses risques et périls. Mais il y avait toujours un penchant. Ne pouvait-on pas tous être soi, tout simplement ? Akuma, par exemple, ne suivait personne, ne servait personne, n’était personne dans ce monde de bien et de mal. Elle appartenait à une race par nature maléfique. Elle avait une personnalité à aimer regarder le sang, à aimer imaginer la mort de ceux qu’elle haïssait. Elle avait aussi une personnalité à aimer la beauté des choses, à aimer la poésie, à aimer la nature. Elle penchait pour la magie noire mais étudiait depuis peu les plantes médicinales, juste par curiosité. Elle n’était pas proprement maléfique, ni bénéfique. Elle n’avait pas de camp. Elle ne suivait qu’elle, ne servait qu’elle, n’était qu’elle. Elle n’était ni blanche, ni noire. Elle était les deux. D’ailleurs, elle s’habillait souvent avec ces deux couleurs réunies, montrant à qui le comprendrait qu’elle n’avait pas de camp. Quelquefois, elle préférait le rouge, soulignant ainsi la couleur de ses yeux de sang. Lorsqu’elle allait à la montagne, c’était une robe blanche qu’elle enfilait, une robe légère dont les manches longues seraient loin de suffire à la protection d’un être n’ayant pas de lien avec la glace. La jeune s’imagina dans une pente douce enneigée, ces pieds nus enfoncés dans la neige, sa peau devenant aussi pâle que celle d’un mort, ses cheveux blonds s’unissant avec les flocons et le vent pour former une totalité argentée qui luirait si les rayons de la lune étaient capable de percer les nuages d’un ciel blanc le jour, noir la nuit. Blanc comme la pureté, noir comme les ténèbres. L’on dirait que ce sont deux contraires.
Or, anges et démons n’étaient pas opposés. Ils avaient un point commun qui les unissait : la guerre. Ils se faisaient la guerre pour être gagnants. Les être bénéfiques disaient se battre pour la paix. La guerre pour la paix ? Cela avait-il vraiment un sens ? Massacrer des millions d’être maléfiques pour ensuite proclamer la paix. Mal en quête de sang et de souffrance, largement satisfait par le Bien cherchant à les nuire. Le Bien, le Mal. Ca n’avait aucun sens. Dès lors qu’on faisait la guerre, on était mauvais, même si l’on tuait et répandait le sang pour une bonne cause. Trop de sacrifices inutiles, car le Bien ne gagnait pas toujours. En ce moment, la province du Yin et du Yang était voilée par une puissance maléfique, et les batailles, les blessures, le sang perdu… Tout cela pour rien. Rien. La guerre n’avait pas de sens. Pourtant, tout être était lié à la guerre, incapable de faire la paix. Tous, et la sorcière s’était résolue à se mettre avec dégoût dans le même bateau que des milliards de gens. Même si elle ne faisait pas la guerre, même si elle n’allait pas dans les champs de bataille, elle se battait, blessait, tuait, répandait le sang… Et elle savait qu’un jour, elle ferrait pire. Un jour, elle empoignerait son savoir et irait se battre, faire un VRAI combat pour une cause qu’elle jugerait juste au moins pour elle-même. Elle était mauvaise, et c’était ce qui l’unissait en ce monde jusqu’à sa mort qui tardait de trop… Son corps ne devrait-il pas être enfoui dans cette terre qu’elle avait foulé quelques minutes plus tôt ? Son âme ne devait-elle pas être avec la Déesse ? Et bien non. A cause d’un démon. Un démon misérable dont le sang coulait dans les veines de la demoiselle répugnée par cette idée, se sentant souillée à chaque fois que ses songes l’emmenaient à ce souvenir. Quoi de pire que d’avoir hérité d’un caractère démoniaque qui ne faisait que rappeler cette partie enfermée en soi, cette partie sinistre telle une pourriture ? C’était comme un trait, une rayure, un défaut dans une peinture. Moisissure immonde !
Akuma ne respectait pas la nature. Elle ne suivait pas les plupart des gens, n’hurlait pas avec loup en chassant toute personne dégageant une force bénéfique… Mais était-ce vraiment une nature d’haïr quelqu’un par le simple fait qu’il fût bénéfique ou maléfique ? Chacun savait que beaucoup se fiaient à ces préjugés. Dès la naissance, on était méprisé. La demoiselle elle-même devait être haïe par beaucoup de magiciens, même si ceux-ci ne la connaissait absolument pas. Elle ne portait tout simplement aucun jugement envers eux. Elle devait les tuer, elle le savait. Mais elle n’avait pas encore prouvé sa loyauté ou sa déloyauté envers cette règle sorcière. Il fallait juste qu’elle se retrouvât devant une de ces personnes, et elle saurait si elle serait capable ou pas de se jeter sur cette rencontre en ne connaissant que sa race. Personnellement, cela ne la dérangeait pas vraiment. Si elle tuait des magiciens, elle n’aurait rien perdu, a contraire. La plupart des sorciers la verraient d’un regard que l’on lançait à un sorcier plutôt que de la voir en traîtresse. Inutile de se faire des ennemis supplémentaires, cela n’était pas intéressant et pouvait rendre à tout moment la vie dangereuse. Penser à ce danger était un obstacle entre la réalité et le rêve. Un obstacle dans ce chemin qu’empruntait fréquemment l’adolescente, en particulier lorsqu’elle tenait une plume en main. _________________ ~¤~ Akuma's Theme ~¤~

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 | Sujet: Re: Quel est ce sentiment... ? [PV Akuma] Jeu 27 Sep - 21:36 | |
| La sorcière avait penché le sujet sur les quelques cas qui se voyaient revivre alors qu’ils étaient censés être morts. Elle savait que ces cas-là étaient rares, mais on en rencontrait au moins un dans sa vie. La jeune elle-même avait déjà croisé la route d’un fantôme. Le hasard avait voulu que ce soit le plus puissant de la province, le chef de ce qui était devenu une race. Akuma se demanda ce qu’elle ressentirait si elle n’allait pas au bout de la mort pour rejoindre la Déesse comme elle l’avait prévu. Première réaction : la surprise. Ensuite, le désarroi. Enfin, un profond désespoir. Mais cela n’avait que trop peu de chances d’arriver, et ce grâce aux livres. La sorcière savait beaucoup sur ce qu’on appelait parfois les mort-vivants. Des morts revenus à la vie. Une vie incomplète, mais une vie tout de même. Les vampires ressemblaient à tout autre race, avec des caractères propres à eux-même. Mais ce n’était pas une race très intéressante à étudier pour la demoiselle qui en avait surtout lu sur les Ombres et les Fantômes. Les Fantômes étaient morts naturellement ou bien tués. Mais ils étaient revenus sur terre car ils avaient une mission importante. Parfois, c’était une vengeance. D’autres, simplement un pardon à demander ou accorder. Les livres disaient que les Fantômes perdaient leur mémoire, ce qui rendait difficile leur mission. Ils doivent retrouver leur mémoire fragment par fragment afin de retrouver ce qu’ils doivent faire et d’accomplir le devoir qui les retint ici. La particularité à la fois étrange et mystérieuse des Fantômes étaient que leur corps était réellement séparé de leur âme qui errait alors sur les terres. Une âme vide qui erre… Quoi de plus triste et pitoyable ? Cependant, les fantômes peuvent emprunter un corps, sans pour autant retrouver les sensations de leur vie passée. Et lorsqu’ils ont accompli leur mission, leur âme est libérée jusqu’au paradis ou bien peu rester avec les vivants, si tel est le désir de la personne à qui appartient l’âme. S’ils restent, c’est pour tendre des pièges plus ou moins amusants aux gens, les effrayant le plus souvent. Les Ombres s’étaient suicidés. Ils avaient voulus la mort mais elle leur avait été refusée par Dieu qui les avait renvoyé sur terre. Mais Dieu avait-il vraiment ce pouvoir ? Depuis la grande faiblesse qu’il avait montrée de nombreux mois auparavant, la sorcière doutait fortement de son pouvoir. Elle ferma sa petite parenthèse sur la dit Seigneur pour retourner vers les Ombres qui, à leur mort, se croyaient en enfer, parfaitement conscients que le suicide était un pêché. Ils apprenaient tôt ou tard qu’ils étaient encore en vie et devaient se saisir des âmes des gens qui mourraient. C’était en devenant puissants que ces morts revenus à la vie acquéraient ce pouvoir. Mais étaient-ils vraiment séparés de leur corps ou pas ? Ils avaient une forme dite humaine et une vraie forme, la forme d’Ombre. On dit qu’ils ne sont que l’Ombre d’eux-mêmes. Ils errent en se croyant en enfer alors qu’ils sont là, parmi les vivants qui ne les voient même pas… Quel était leur choc lorsqu’ils apprenaient où ils étaient vraiment ? Quel ampleur prenait leur désarroi lorsqu’ils apprenaient qu’ils n’étaient plus capable de mourir ? Et pour couronner le tout, les Ombres revoyaient sans cesse l’instant de leur suicide, ressentaient encore cette douleur qui revenait inlassablement, ce froid qui les envahissait sans les libérer… Ce n’était pas triste, c’était affreux. C’était en sachant cela que Akuma était protégée du fléaux le plus terrible. Elle savait que si elle ne suicidait pas, elle ne serait pas Ombre. Etre fantôme, en revanche, pouvait lui arriver à tout moment. Si l’elfe la tuait soudainement, elle aurait peut-être une vengeance à accomplir. Se venger elle-même, mais aussi venger tous ces enterrés qui avaient subi cette scène. L’elfe parla des âmes errantes. Elle avait le même point de vue que la sorcière : errer entre la vie et la mort était le pire sort que l’on pouvait réserver à quelqu’un. Le pire. Akuma souhaitât avec force ne jamais subir cette malédiction. La sienne, comparée à cela, était plutôt une bénédiction… Et, si la sorcière mourrait vraiment jusqu’au bout, elle irait dans son paradis, inconnu de tous, pour rejoindre la Déesse et se débarrasser de son nom maudit. Sa fin, quoique lointaine, avait de fortes chances d’être pure comme la neige.
L’elfe change littéralement de sujet. Elle ne parla plus de morts, plus d’âmes, plus d’errance. Elle se présenta, tout simplement. Elle se désigna sous le nom de Sayuki et affirma être une elfe de cristal… Une elfe de cristal… Très vite, la demoiselle eut l’image qu’il lui manquait : cette silhouette assise dans l’ombre d’un abri, une chevelure sombre encadrant son visage où l’on voyait deux lueurs vertes… Vertes comme l’émeraude. En quelques instant, la Akuma avait deviné exactement le rang de l’elfe dans sa race. Un rang élevé. Une aura égale à celle de la sorcière. L’elfe, Sayuki, avait demandé des présentations en retour, vouvoyant la demoiselle. Celle-ci ne l’était pas souvent, d’ailleurs. Pas sa taille relativement petite, son visage à la croissance non terminée, elle était souvent traitée comme une enfant. Tu. Mais, quand on sentait sa puissance qu’elle imposait (chose peu fréquente et quasiment inexistante le jour), on la respectait comme il se le devait, ni plus ni moins. Elle avait omis de masquer son aura à la jeune femme assise sur le même banc. Elles étaient égales. Par ce vouvoiement, Akuma avait entendu un respect qu’elle n’avait pas toujours rencontré. Elle décida qu’elle ferait comme avec le Musicien Muet. Elle rendrait ce respect comme il se faudrait. Seulement, la sorcière n’agit pas comme on s’y attendrait… Ses paroles ne furent pas celles que l’on aurait prévues. Pas d’affirmation ni de déclaration, juste une demande, un conseil, ou autre chose, cela dépendait de la façon dont on prenait le message :
« Dîtes-moi qui je suis. »
Pour le Musicien, elle était la Femme aux Cheveux d’Or. Pour l’ange qu’elle avait rencontré dans ce cimetière quelques mois auparavant, elle était un petit Papillon. Pour la cherf des Fantôme, elle devait être bien autre chose. Son identité fixe n’était qu’un repère facultatif duquel on pouvait se passer. D’ailleurs, la jeune sorcière aurait volontiers vécu sans aucun nom, se contentant amplement de ceux qu’on lui attribuait. A ses propres yeux, elle n’était qu’un être comme les autres, emplis de qualités et de défauts, mauvais… Elle n’avait aucune différence qui la sortait vraiment du groupe. Sa passion pour l’Ecrit n’était pas une chose aussi rare ; l’on voyait souvent des livres emplis de poésies ou de contes, ou bien des livres épais comportant un long et périlleux histoires. Savoir manier la plume n’était pas une qualité extraordinaire. C’était une qualité, tout simplement. Akuma voulait savoir ce qu’elle était pour l’elfe. Un surnom suffirait autant qu’une phrase. Après tout, on était différents de chacun et pour chacun. Alors à quoi bon porter un nom ? Seulement pour s’organiser, car les êtres ne sont pas capables de se reconnaître entre eux s’ils portent des dizaines de noms. _________________ ~¤~ Akuma's Theme ~¤~

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