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| | La boîte de pandore... [PV] | |
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Nostra Damus ~ Recruteur ~


   Age : 18 Inscrit le : 20 Juil 2007 Messages : 225 Âme(s) soeur(s) : eh ! Heureusement qu'il y a les (s) ! Camp : Méchant !!!!!! Et là encore j'ai pas faim...
| Sujet: La boîte de pandore... [PV] Jeu 28 Fév - 22:48 | |
| [C'est fou, à peine je me dit que je Rp avec toi et ça me vient tout seul. ^^]
Le passé est une période bien vaste. Nous pouvons tous chercher à l’intérieur de cette boîte de vieux souvenirs, des bons moments, des moins joyeux. Cependant, une chose est sur, nous avons tous au fond de cette grande boîte, un petit coffret, une sorte de boîte de pandore que personne ne devrait jamais voir. Et pourtant nous l’avons, nous la gardons car elle contient sans doute la plus importante chose qui soit, soit un souvenir, soit un objet. Cette boîte peut être aussi bien matérielle qu’immatérielle. C’est ce qui en fait sa vertu de secret… Vous me croyez si je vous dit que tout le monde en a une ? Oui ? Et vous pensez que notre jeune vampire en a une lui aussi ? Et bien oui… Il n’échappe hélas pas à cette règle. Vous me demanderez sans doute : Qu’y a-t-il dans cette boîte ? Et bien laissez moi vous répondre en disant tout d’abord, cette boîte est immatérielle. C’est ce qui en fait son unicité et sa cachette si impénétrable. Elle est immatérielle, qu’en déduisez vous ? Comment ? C’est un souvenir ? Très bien ! Quelle perspicacité… Ensuite ? Quel souvenir ? Là est tout le mystère, tout être ne pourra jamais le savoir, sinon il mourrait. Tous sauf un, la personne avec qui ce souvenir a été partagé, car hélas il ne peut pas la tuer, cette personne… Là réside la faille de notre vampire. Une personne ne peut périr sous sa lame, seulement, nul ne doit le savoir… Car le temps change les choses, et donner à ses ennemis le moyen de vous tuer est tellement banal… Evidemment vous aurez tous plus au moins l’eau à la bouche n’est ce pas ? Vous voulez tous connaître ce souvenir… Tout raconter serait un affront à ce souvenir intense. Une petite partie sera amplement suffisante.
En lisant ces lignes vous voilez l’intimité de deux personnes. Soyez en conscient et accepter le prix à payer…
Ce souvenir a eu lieu une nuit, évidemment, les vampires ne sortent pas le jour… Et comme tout souvenirs interdit, il concerne une femme. Une seule et unique femme, plutôt comique lorsque l’on connaît notre vampire non ? Enfin bref. Cette femme… Et bien cette femme, elle était… La femme… Que dire d’autre ? Pourquoi et comment dire cela ? Un vampire ne peut glorifier une seule femme… Un vétéran vous le confirmera, mais pas un jeune novice. Car à l’époque, Nostra Damus ne connaissait pas l’étendu de ses limites, et venait juste de rejoindre ce clan de buveur de sang. Cette femme a été la femme d’une nuit, une seule nuit qui peut changer le reste d’une vie. Nous connaissons tous ce phénomène d’impulsivité, se laisser emporter à corps et cœur perdu dans une nuit. C’est trivial non ? Et bien ce soir là il se passa la même chose, un phénomène que l’on retrouve essentiellement chez les humains, ou les êtres doués de gentillesse. A l’époque notre jeune mordu l’était encore un peu… Cette femme, il avait bien sur craqué dessus comme on le dit si bien. La nuit passée avait été sublime, reine de romantisme et d’érotisme. Bien sur vous comprendrez pourquoi ce souvenir ne devra pas être vu par quiconque. Seule une femme a elle aussi la souvenir de cette nuit… Yuuhi Kurenai… La femme tombée du ciel, pour atterrir dans ces bras, par le plus grands des hasards programmé à la seconde…
En lisant ces lignes vous venez de signer votre arrêt de mort. N’en parler à personne, partez en courant et ne vous retournez pas…
Vous venez d’entrevoir une bribe de cette boîte, la boîte que garde précieusement notre vampire. Alors qu’il venait de renaître à quelques nuits prés, il avait inlassablement cherché cette discothèque, il ne la trouva pas. A croire que le temps avait déjà changé les choses… Il s’était alors machinalement dirigé vers le cimetière. Non pas parce qu’il voulait voir ces tombes sublimes. Mais parce qu’il voulait voir une tombe… Une et une seule… Celle d’un homme, une et une seule tombe. Il ne l’avait jamais vu, il ne savait même pas si elle était ici, il avait seulement entendu son nom… « Takeshi… » Le nom d’un homme vraisemblablement. Il ne savait pas qui il était, et à vrai dire il s’en moquait un peu. Seul ce nom était important, il était sorti de sa bouche. Sa bouche à elle, et seul ce fait contait… Il ouvrit la porte grinçante du cimetière. Faisant coincer celle-ci dans les graviers du sol. Lentement il s’avança vers les différentes pierres tombales séparées par des allées de graviers. Autour de ces pierres se dressait une herbe mortuaire, prenant sans doute les corps des cadavres pour engrais… Dans ce paysage sombre et austère par nature seule une silhouette blanche si distinguait. C’était celle de notre vampire. Vêtu de blanc de la tête au pied, sa chemise entrouverte à moitié il profanait encore un lieu sacré… On ne vient pas en blanc dans un cimetière, cette couleur marque la lumière. Et elle n’est plus en ces lieux ou la mort a étalée son pouvoir avidement… Et pourtant il l’a fait, une fois de plus il a montré son irrespect de ce lieu, ou peut être le désir de ce sentir vivant. De nouveau parmi ceux qui peuvent bouger, c’est là la différence entre un mort et un vivant, et non pas la température du corps…
Trouver la pierre tombale ne fut pas tâche facile, mais il parvint finalement à ses fins… Il était là, devant la seule tombe avec gravée sur sa pierre ce prénom : Takeshi… Il la regardait, entre dégoût et admiration il remarqua que cette tombe était entretenue. Elle n’était pas laissée à l’abandon, contrairement à certaines… Il ne voulu pas la profaner, c’était la seule qu’il ne détruirait pas, au contraire même… Il s’assit devant cette tomber, prenant ses genoux dans ses bras. Il était là, à regarder la demeure d’un mort, comme si quelque chose allait se passer…
[Je me suis permis d’utiliser ton défunt mari. Si ça te gêne dit le moi, j’essaierais de modifier le post.] _________________
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|  | | Kurenai ~ Administratrice ~ Gardien du Sceau ~ Mot Fora ~


   Age : 17 Inscrit le : 12 Avr 2007 Messages : 1767 Âme(s) soeur(s) : Là où les ténèbres coulent...Il n'y a que sang et haine Camp : La tristesse de mes yeux reflète la noirceur de mon coeur
| Sujet: Re: La boîte de pandore... [PV] Ven 29 Fév - 15:17 | |
| [ No soucis pour ma part ^^ ]
Quelque chose manquait, quelque chose qu'elle aurait dû faire depuis plus d'une semaine aujourd'hui. Elle n'avait pas porté ces fleurs...Elle n'avait pas poussé cette porte grinçante, arpenté les chemins qui menaient vers ce lieu, elle avait simplement laissé le temps agir et ses blessures se confondrent en de la haine. Ce soir-là, l'ombre n'avait eu que de cesse d'accomplir son travail, plusieurs âmes errantes s'étaient présentées et toutes...Toutes n'étaient plus. La Saint Valentin n'est hélas pas une période de fête pour tout le monde bien que, pour la silhouette marchant le long du chemin sinueux, elle l'avait été en quelque sorte. Le bonheur, le malheur, toutes ces choses complémentaires nécessaires à la vie se rejoignaient ce jour-là. Elle n'avait plus Daikirai, celui-ci s'étant envolé peut-être vers de meilleurs jours mieux éclairées que les siennes bien qu'elle avait entendu dire qu'il serait revenu dans les parages, elle n'osait approcher sa famille par crainte de leur réaction devant ce qu'était devenue leur fille comme elle n'avait pas pu venir guetter ici, le soir de cette fête tant espérée des amoureux. Quel attrait y avait-il à choisir une seule journée alors qu'on possédait la vie ? Un dîner aux chandelles, une promenade le long du lac et une longue étreinte passionnée pour conclure ? Etait-ce là que réside la magie de ce jour ? Etait-ce dans cela que des couples allaient se perdre ? Si elle devait attendre un seul jour pour prouver son amour, elle aurait depuis bien longtemps déjà franchi le petit carré d'herbe la séparant du vide, au dessous de la falaise...Maintes fois l'ombre y avait songé et maintes fois elle s'était retenue. Pourquoi ou pour qui ? Peu importe, elle n'avait à se le permettre, elle devait vivre et cela, elle l'avait bien compris.
Les pans de sa robe frôlaient doucement le sol au moindre de ses pas. Ses escarpins usés à force de marcher emportaient la terre sur son passage, ses bras restaient stoïques, point balants, ils ne suivaient pas le mouvement du corps. Ses cheveux reposaient sur ses épaules, détachés ce soir-là, ils ne flottaient pas, même la légère brise ne parvenait à les soulever. Une robe cachait le corps de la belle et, on ne porte pas de choses obscènes pour une visite en ce lieu, les manches pendaient le long de ses fins bras. Une châle entourait ses épaules, le tout d'une terne couleur noire. On aurait pu croire à une mourante, un être venant creuser sa tombe pour s'y endormir à jamais mais non...Son teint était pâle certes mais cette fois, elle souriait. Ses yeux...Ses grands yeux tristes d'autrefois n'exprimaient plus le même sentiment mais un sentiment nouveau, elle observait le dessin des tombes aux alentours, elle observait la courbe de de l'herbe, la Lune et les étoiles irradiant le cimetière d'un halo fin et imperceptible que seuls les croyants et les vivants pouvaient voir. Peut-être était-ce les défunts qui, dansant au clair de lune produisaient ces reflets fantasques ? Puis-je imaginer plus belle chose qu'un lieu de repos éternel bercé par une douce mélodie ? Le vent ne chantait pas pourtant en cette belle nuit, il murmurait, il murmurait de preux accords auxquels venaient s'ajouter le charme du paysage. Certes, les herbes gagnaient du terrain mais, elles étaient nécessaires, nécessaires à ce monde effrayant les enfants mais ravissant le coeur de la Shinigami. Elle avait passé cette porte grinçante, elle avait marché, l'allure humble au milieu de ces êtres devant reposer en paix, l'âme paisible. On ne craignait rien ici...On ne se bat point dans un cimetière ou alors on périt aussitôt...Les défunts sont parfois de drôles stratèges. Celui qui croît qu'aucun ne peut, rien qu'à la force de son souvenir, se redresser et marcher est un bien faible être. Les âmes circulent partout autour pour se pencher parfois près de ceux qu'ils ont aimé, près de leur famille, ami...Ou tout simplement parce que la barrière entre l'au-delà et le monde des vivants étant si fine que l'on peut très bien se retrouver dans l'un...Comme dans l'autre.
La dernière fois, elle était accompagnée de Daikirai, sous sa forme animale, aujourd'hui, elle était seule, elle devait prouver sa force à Takeshi, elle ne verserait pas de larmes, elle se contenterait d'un sourire, triste et voilé peut-être mais un sourire. Aucun sanglot ne viendrait s'emparer de sa voix et, elle serait, la meilleure des veuves qu'elle pourrait. Elle l'avait laissé partir, elle avait traversé tant de choses depuis que tout lui semblait flou et différent. Elle remarquait à peine qu'on avait enterré son époux proche d'un elfe...Il aurait aimé ça lui qui ne jugeait personne, il aurait apprécié les différentes cultures reposant à côté de lui. Il ne lui restait qu'une vingtaine de mètres et elle y serait. Elle ne pressa pas le pas pour autant, fidèle à elle-même, la demoiselle parcourut la distance la séparant encore...Dix-huit mètres...Dix mètres...Sept mètres...Etrange, elle distinguait une silhouette d'ici, certainement une âme égarée, elle n'en ferait pas son dû ce soir, pauvre chose...Cinq mètres...C'est que cet être semblait vivant...Trois mètres...Elle pouvait sentir le souffle de la créature...Deux mètres...Ses traits lui semblaient bien familiers...Un mètre...Quelques centimètres...L'ombre se figea. Quelle ironie ! Quelle coup du sort perfide. Là, devant la tombe de son défunt époux se trouvait un être qu'elle avait cru parti pour toujours, parti ailleurs, elle s'était sentie trahie par lui, il n'avait plus donné de nouvelles, il s'était échappé après lui avoir volé quelque chose...Une partie de son âme, de son corps...Quelque chose d'extrêmement précieux...Là, devant la pierre tombale se tenait un vampire...Un amateur de sang du nom de Nostra Damus. Comparé à tous les êtres masculins qu'elle avait pu rencontré ici, il était bien le seul qu'elle ne pouvait cerner. Les déchus sont faciles à comprendre, les humains également, les ombres aussi, les métamorphes et autres du genre mais les vampires restaient un mystère. Elle aurait pu être sa victime et il n'en avait rien fait, oui, il restait un mystère même pour elle...
« Bonsoir... »
Son bouquet de roses rouges à la main, elle s'accroupit à côté de Nostra. Sans même poser un regard sur celui-la même, la damnée posa juste un genou en avant pour pouvoir enlever le peu de poussière qui siégeait sur la tombe. Elle prit le vase, enleva les anciennes fleurs et mit à la place celles qu'elle avait apporté. Sa voix restait silencieuse, non pas qu'elle ne voulait pas mais elle ne pouvait pas, elle ne savait comment se comporter et étrangement, plus aucun son ne souhaitait sortir de sa gorge, un génie aurait été utile dans ces moments-là. Trêve de plaisanterie ! Elle arracha une rose, enfin le terme n'est pas le mieux approprié mais il résume bien l'envie de Kurenai, donc elle arracha une seule et unique rose du bouquet pour la tendre au vampire et là, elle laissa ses yeux se pencher sur sa silhouette bien que très brévement, il semblait...Différent. Fragile ? Elle n'irait pas jusque là mais dans cette position...Elle ne savait comment définir cet étrange sentiment qui l'envahissait. L'étreindre ou le gifler ? C'est peut-être pour cela qu'elle ne fit rien à part passer le bout de ses doigts sur la joue du jeune homme, il avait toujours une peau si douce...Aujourd'hui, elle ne pleurait pas, mais souriait et son sourire n'était plus adressé à Takeshi, celui-là demeurait pour Nostra. Aussi étrange que cela puisse paraître, elle n'eut nulle envie de le frapper juste de profiter de cette belle nuit sans chercher d'histoires et de querelles.
« Ainsi...Tu es revenu ? Etrange lieu de rencontre mais tu as bonne mine, je te l'accorde. Pourrais-je juste savoir si tu vas bien ? »
Ce furent des mots simples qu'elle prononça mais, elle les pensait, peut-être était-ce là le véritable charme ? Elle lâcha une dernière parole, sans grand intérêt enfin...
« Nostra... »
[ J'ai le droit de dire que tu m'inspires je crois nan xD ? ] _________________
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| Sujet: Re: La boîte de pandore... [PV] Ven 29 Fév - 16:52 | |
| [Ce qui en soi est tout à fait réciproque. ^^]
Comme si quelque chose allait se passer… A croire que la nuit a décidée de lui donner tous les tors ce soir. Une chose se passa, certes il s’en doutait qu’en venant ici il jouait avec le feu. Ce mot semblait peu dire vu ce qui se produisit… Certes il entendit les pas depuis la rue voisine, c’est un vampire après tout. Mais dites, combien de chances y avait il pour qu’ils entrent dans le cimetière en cette nuit lugubre ? Combien de chances y avait il pour qu’ils se dirigent vers cette allée ? Et combien de chances pour que ces pas s’arrêtent à cette tombe ? Il n’y en avait une, une seule sur on ne sait combien… Mais il y en avait une, c’était sans doute une de trop… Même si il le savait, même si il l’avait perçu depuis longtemps, il ne réagissait pas, il restait là devant la tombe. Les bras encerclant ses genoux, il regardait la demeure d’un mort. Il n’attendait même pas un mot, il ne souhaitait même pas un regard, il se disait que c’était normal qu’elle l’ignore. Alors il resterait là, le temps qu’elle fasse ce qu’elle avait à faire, et il ne tournerait pas son regard. Du moins c’était son intention, fuir… La réaction d’un gamin… Mais non, il ne fit pas… Elle lui dit un mot, un simple mot. Et pourtant, un déclic sonna dans sa tête. Elle aurait pu dire n’importe quoi, c’était sa voix… Il serra ses genoux plus forts encore… Il ne voulait pas être sûre, savoir était trop dure. L’ignorance c’est le bonheur. Un phrase tellement pathétique qu’elle est tout à fait vraie… Lever ses yeux signifierait regarder son visage, ce qui reviendrait à la reconnaître, alors il regarda la tombe. Ce sentiment ne devait plus persister en lui, il ne devrait même pas réagir comme cela. Habituellement il aurait un beau sourire et aurait lâcher d’une voix des plus naturels un bonsoir séducteur. Mais non, pas ce soir, pas avec elle. De tels moyens de déstabiliser devraient être interdits. Il la regarda se baisser pour poser le bouquet de rose. Elles étaient rouges… Elle les posa avec délicatesse, et en tira une seule, qu’elle donna à notre vampire. Il tendit alors sa main et la laissa parler. A croire qu’elle ne ressentait rien, qu’elle n’était pas en colère. Elle fit même une pointe d’humour. Elle semblait comme soulagée. Il tourna alors son visage, un léger sourire, un sourire un peu nostalgique. Il venait d’acquérir le savoir, c’était bien elle, Yuuhi Kurenai. Il regarda ensuite la rose, la faisant tourner du bout de ses doigts. Lentement il retira les épines, une à une sur une dizaine de centimètre de la tiges. A la dernière pointe, il prit la peine de se l’enfoncer dans le majeur, le sang commença à perler. Alors tel un vampire accomplie il fit de ces quelques gouttes de sang une fine lame de sang. Il coupa alors la tige de la rose. Et comme si cette nuit avait eu une suite il vint poser cette rose dans les cheveux de Yuuhi, au dessus de son oreille. Le sourire aux lèvres, il dit d’une voix basse et romantique :
« Tu es toujours aussi belle. »
Il savait bien que ce qu’il venait de dire était inutile. Il posa de nouveau son regard sur la tombe de Takeshi, cet homme qu’elle avait pu chérir comme son amour. Il finit par tourner de nouveau son visage vers Yuuhi. Il contempla son visage d’ange, et sa tenue pour le moins morbide. Lentement il ouvrit la bouche, et commença à parler :
« Je suis revenu il y a moins d’une semaine. J’avais des « choses » à faire… Je ne savais pas comment te retrouver, alors je me suis dit qu’en beau salop que je suis j’avais du te faire mal. Et que peut être que tu te serais raccroché à cet homme, Takeshi. Le problème c’est que je ne savais pas où le trouver, enfin si je savais, mais je ne voulais pas en avoir la certitude… »
Lentement il prit la main de Yuuhi, la portant devant son visage. Puis il posa un baiser, et d’un air désolé il dit à la belle :
« Je voulais te revoir… »
Il posa ses yeux dans ceux de Yuuhi, attendant quelconque réaction. Certes elle était toujours aussi belle et gracieuse. Mais le temps avait coulé sous les ponts, et on ne peut prévoir jusqu’où les gens peuvent changer… Alors il restera là et attendra, jusqu’à ce que le destin écrive ces lignes… _________________
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|  | | Kurenai ~ Administratrice ~ Gardien du Sceau ~ Mot Fora ~


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| Sujet: Re: La boîte de pandore... [PV] Ven 29 Fév - 18:05 | |
| Il est vrai que le temps agit grandement sur les moeurs, seulement, celui n'affectait plus Kurenai. Il se jouait de beaucoup en emportant dans son flot les êtres chéris, les saisons passant, laissant derrière elles un froid hivernal caractérisé par cette neige si pure qui se dépose sur les montagnes et embellit ce monde ou alors, en apportant le soleil, les plages fleuries d'un vert drû. Aujourd'hui, c'était différent, aujourd'hui, elle était différente. Des remords ? Peut-être...Mais elle avait grandi. Elle ne se raccrochait plus au passé, elle ne pensait plus antan mais présent. Déclamons donc sa présence...Bien plus belle, plus de prestance, plus de vie, oui dans un sens, elle était vivante. Ce n'était plus une ombre du passé mais une ombre de nos temps souhaitant aller vers le futur. Ce n'était plus un vieux vêtement qui cherche tristement son ancien propriétaire après avoir été délaissé, c'était une majestueuse entité qui s'était enfin trouvée. Ce soir, en cette nuit, en ce lieu que tous redoutent et aiment, on ne pouvait plus l'apparenter à une personne lâche ou faible, elle allait de l'avant et finalement, ses pensées ne s'en trouvaient que mieux oxygénées. Ce monde aurait pu tourner sans elle mais l'ombre ne le désirait pas, elle désirait au contraire ardemment vivre, connaître les aléas de la vie, de sa vie, de sa vie qui se dessinait, tissée par des nombreux fils dont elle ignorait encore l'existence. Messire Dieu créa ce monde à son image mais Eve pêcha, peut-être avait-elle vécu la même chose, elle avait pêché jusqu'à présent en se voilant la face, en plaçant une barrière, un bouclier autour d'elle mais désormais, il était tombé. Telles les défenses ennemis, on ne trouvait trace de cet ancien fondement. Découvrant la réelle raison de vivre, de s'attacher à ce monde car oui, malgré toute la rancoeur qu'elle éprouvait auparavant, le dégoût de vivre et d'être, elle avait goûté au fruit défendu et avait gagné...Gagné ? Contre qui ? Contre une partie d'elle-même certainement. Car pour voir, il faut croire et elle croyait...Après tout, on ne devient que meilleur en pensant l'être et en faisant tout pour l'être. N'entendez pas dans ce sens qu'elle allait donner son étendard à l'ennemi et devenir une belle et fragile bénéfique, cela enléverait grandement du charme à sa personne mais, elle deviendrait meilleure, sans se replier sur le passé, elle avancerait vers le futur.
Nostra...Nostra...Nostra...Elle aurait pu épellé tant de fois ce nom et tenter de le chasser moultes fois encore, elle n'y serait parvenue. Il hantait sa tête depuis qu'elle l'avait appris, il habitait son esprit à la façon de Takeshi mais d'une façon moins lourde, plus posée, englobée de mystères et d'une envie d'entrevoir à travers ce mystère. Tel un Dieu antique, il était apparu et tel encore celui-ci, il avait écourté son séjour, reparti vers plus belles contrées, vers plus beaux lieux, vers meilleures créatures, vers un meilleur monde...Que sais-je encore ? Cette incarnation d'une idole au sein de la mémoire de notre Shinigami n'était pas qu'un souvenir puisqu'il se tenait, là, à côté d'elle. Là, il n'eut aucun mal à laisser couler son sang, à s'entailler la chair...Pour elle. Elle aurait pu, sur une simple pression de son épée répandre plus de sang que cela que ça ne lui aurait procuré le même plaisir. Là, ces quelques gouttes tirèrent d'elle un sourire illuminé, un sourire digne d'une véritable femme, et non la simple ébauche d'une grimace tout au plus. La quantité importe peu mais la raison n'est que meilleure...Douce nuit qui exhale les passions les plus dévorantes, assouvies les désirs les plus meurtriers, qu'adviendrait-il pour la belle ? Un simple contact...Il plaça la fleur jadis offerte dans ses cheveux à elle, dans cette cascade couleur ébène. Il lui rendit son présent bien que plus beau et attrayant. Etrange...Un cadeau que l'on vous change pour vous le rendre ensuite. Il aurait pu le garder pour lui, tel un enfant qui garderait précieusement un souvenir mais il n'avait peut-être pas envie de souvenirs pour les vieux jours mais d'une réponse en cet instant ? Elle avait croisé bien différentes personnes depuis son brusque départ, mais aucune ne l'avait traité ainsi. Toutes lui avaient conféré un rang au dessus de part son niveau certainement, elle avait à chaque fois protégé ces êtres sans véritable raison. On avait dit vouloir la protéger en retour, ne pas la laisser se battre seule, ne pas la laisser se jeter dans la gueule du loup à corps et âme mais à quoi bon, depuis, elle n'avait eu un seul moment agréable. Le froid, la faim, les blessures l'avaient meurtris mais pas un seul souffle tel celui du vampire ne l'avait apaisé encore. Bien sûr, elle aurait pu souhaité une vie faite de rose et de bonheur permanent au génie lorsqu'il le lui avait proposé mais on ne vit pas sur des souhaits, on construit sa vie, voilà ce qu'elle avait pensé en cet instant. Tous des enfants, elle les voyait ainsi. Elle n'était pas une mère, elle était une femme, pas non plus une bête de cirque, une ombre au rang de Gardienne du Sceau, une simple femme qui méritait peut-être autre chose que le froid et les armes chaque jour. Faisant abstraction de son compliment, elle passa outre et ne le remercia pas, elle n'en avait pas besoin et il le savait.
« Takeshi est mort. J'aurai pu autrefois venir pleurer ici tous les soirs mais à quoi bon ? Rien ne le ramènera. Devant l'horreur et la cruauté de ce monde, il a eu raison de s'en aller loin, il n'aimait pas les guerres de pouvoir, les meurtres...Ce doit être mieux ainsi. »
Elle releva sa qualification de lui-même assez juste bien qu'elle n'aurait pas employé un tel terme puisqu'il l'avait fait. Ce n'était pas à elle de lui dicter sa conduite. Pensivement, elle posa son autre main au niveau de la rose dans ses cheveux et observa leur spectacle dans une flaque d'eau gisant au sol, de la pluie d'hier certainement. C'est dans cette même flaque qu'elle surprit le sourire de Nostra.
« Te pleurer dans les bras d'un autre serait un affront à ton honneur, je ne suis pas ce genre de personne. Je ne peux pas juger tes actions bien que ton absence m'ait été douloureuse. »
Prenait-elle un ton fier ? Non, elle parlait sincérement, peut-être plus sincérement qu'envers quiconque. Elle l'avait laissé s'enquérir de sa main, déposer un baiser dessus, ce simple geste la laissa dans un profond doute. Nostra...Qui était-il au fond ? Pouvons-nous avoir confiance en lui ? En ses sincères paroles ? Seulement, la naïveté de Kurenai ne serait plus à prouver après cet épisode-là mais tant pis. Mêlant ses doigts à la main qui venait de capturer la sienne, elle attira le vampire un peu plus près d'elle. Leur regard toujours en confrontation, elle choisit de déposer un baiser au niveau du front du bellâtre, en toute simplicité. Elle ne sut combien de temps elle laissa ses lèvres apposées là, son souffle chaud sur le front de Nostra mais lorsqu'elle eut terminé son geste, elle se détacha complétement de lui pour venir l'enlacer de ses deux bras. Ca aurait pu paraître insensé et complétement enfantin mais elle en avait eu besoin.
« Tu me vois désormais... » _________________
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| Sujet: Re: La boîte de pandore... [PV] Ven 29 Fév - 19:07 | |
| Les addictions sont des maux dont il est difficile de se défaire. Pourtant certains parviennent à s’en libérer. Certains arrêtent de fumer, d’autres se passent volontiers d’alcool. Et pourtant il existe une chose dont on ne peut se séparer, à vrai dire, ce n’est pas une chose, c’est une personne. Cette règle a été origine de beaucoup d’œuvres, qu’elles soient écrites, chantées, sculptées. Tout artiste a un jour fait les louanges d’une personne. Cependant ces personnes peuvent devenir drogue, et font alors le malheur de ces accro. Charles Baudelaire et son addiction à la femme, ou peut être à luxure ; là est la différence entre l’homme rationnel et le fou. L’homme rationnel s’accroche à un trait caractéristique d’un type de personne, d’où les airs de dépravés de Baudelaire. Le fou lui s’accroche égoïstement à une personne. En faisant les louanges, changeant littéralement en sa compagnie, prêt à suivre son addiction jusqu’où elle le mènera… Bien sur Nostra Damus est de ceux là, il n’est pas partisan des Malkavians, ce clan de fous alliés, pour rien. Son addiction à lui s’appelle Yuuhi Kurenai, jeune femme aux cheveux d’ébène, et à la peau douce tel une lame… C’est sans doute en ces quelques secrets que réside sa beauté meurtrière. Dans la jargon des êtres bénéfiques, c’est ce que l’on appelle l’âme sœur. Chez les fous, ou encore les êtres maléfiques, on appelle ça un cadeau empoisonné. La vile chose qui vous rend sensible et capable d’amour. Ce sentiment s’était évanoui chez notre vampire, pensant que chez les êtres maléfiques ces mots ne devaient avoir leur place. Ces niaiseries ne peuvent garder une place dans l’esprit d’un être capable de meurtre, ou même capable d’adultère en l’espace d’une nuit. Certes il peut chercher à tout va une autre femme, éprouver les sensations les plus torrides de l’érotisme. Et pourtant il reviendra toujours chercher le sein de sa chère et tendre. Là encore une vision que Charles Baudelaire trouvera sans doute absurde ? Pourquoi se contenter d’une seule âme sœur alors qu’elles nous procurent toutes le même plaisir ? Et bien non ! Là est toute la différence, elles ne nous procure pas le même plaisir, c’est impossible. Ou alors tuez moi de mon ignorance. La sexualité ne résume pas tout, certes chez l’homme elle est question de survie. Et pourtant ce n’est qu’une infime partie d’une vie. Une simple seconde, celle de la jouissance de l’homme, celui qui dépose sa semence pour entamer le processus de gestation… Le reste est tout sauf bestial, le cerveau a cultivé son raffinement jusqu’à aujourd’hui, et il continue encore… C’est ne ça que réside le romantisme de l’homme, sa culture plus avancée et pointilleuse du romantisme afin de maintenir la survie de l’espèce…
Ces mots sont tout à fait ignobles, cruel et complètement abjecte. Mais ils sont vrais, là est leur pertinence. Enfin, après la session philosophie il est temps de se consacrer à l’instant dit présent. L’instant durant lequel deux corps ont été en contact sans même éprouver de désirs bestiaux l’un envers l’autre. Un baiser puis une étreinte, deux marques d’attachements flagrants qui d’un point de vue scientifique peuvent être étudiés. Sauf que, nous n’en avons vraiment rien à faire… Seul les réactions comptent, car seul les faits engendrent la survie de l’espèce. Seul les actes renforcent les addictions. Un fumeur ne fumera que si il le peut, et chaque bouffé de fumer le rend plus addicte encore à cette drogue qu’est le tabac… Et bien le même phénomène se passe entre nos deux êtres, une addiction grandissante. Une addiction qui n’a pas lieu d’être, l’addiction d’un fou envers une femme. Cette justification est sans doute stupide, ou même cruel pour la femme, mais elle reste plus acceptable pour un être dit maléfique, n’est ce pas ? Certains paradoxes méritent d’exister, l’amour fait sans doute partie d’un l’un d’entre eux, mais nous en reparlerons en temps et en heure… En réponse à son étreinte il posa doucement une main dans son dos, sentant naître en lui l’addiction. Lentement il la rapprocha de lui, augmentant de plus en plus le risque de ne pouvoir se détacher de sa drogue de raison. Car disons le, en sa présence notre vampire est tout ce qu’il y a de rationnel, c’est sans doute cet effet apaisant qu’il aime… Doucement il conquit son dos et posa sa main sur son épaule il approcha celle-ci de sa bouche, afin de mieux atteindre son cou… Garde mangé pour vampire, le cou est un organe tout à fait plaisant, tant qu’on ne s’en sert pas comme moyen d’alimentation. Ce soir, il servira juste de « comptoir à baisers ». Il en posa d’ailleurs un premier. Le vampire avait entamé sa parade nuptiale. Nul ne pourrait le stopper dans cette danse effrénée, il ne trouvera repos que lorsqu’il aura terminée cette danse mêlant romantisme et érotisme. Seule la volonté de l’autre peu calmer les ardeurs de ce beaux parleurs… Toute danse se fait avec un certains bruit, une mélodie, le bruit de la nature, le chant des morts… Lui ouvrira le bal en murmurant quelques mots :
« Pour te voir je n’avais qu’à fermer les yeux. Te sentir est un plaisir bien plus intense… »
Il ne l’embrassa pas sur ses lèvres douce et attirantes. Il restait là, lâchant peu à peu son étreinte, éloignant ses lèvres de son cou. Il al regardait, il attendait le moment opportun. Embrasser ses lèvres reviendrait à marquer le début d’une danse totalement incontrôlable. Et il ne savait si le cimetière était lieu convenable pour ces choses là. Car sachez le, pour certains, les cimetières ont une valeur mortuaire… Même si les vampires jouissent de la profaner, il ne faut pas oublier notre partenaire de la soirée… Alors pour attendre, pour la laisser choisir, il préféra ne pas la forcer, et dit calmement quelques mots de patiences…
« Tu m’as manqué… »
Des mots presque incroyables, de tels mots sortant de la bouche d’un vampire. Et pourtant ils étaient là… Et tout cela, il ne le devra jamais à Dieu. Car cet homme est le prêcheur de l’ignorance… _________________
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   Age : 17 Inscrit le : 12 Avr 2007 Messages : 1767 Âme(s) soeur(s) : Là où les ténèbres coulent...Il n'y a que sang et haine Camp : La tristesse de mes yeux reflète la noirceur de mon coeur
| Sujet: Re: La boîte de pandore... [PV] Ven 29 Fév - 19:58 | |
| Le cimetière...Un endroit fui et craint. Un endroit où nul ne met les pieds sans une raison floue ou obscure et bien, la raison de cette venue aujourd'hui se clarifiait aux yeux de nos deux héros. Elle aurait dû arrêter, elle aurait dû l'empêcher d'approcher encore, elle aurait dû se souvenir de la dernière fois, il allait recommencer certainement, il allait partir en la laissant tel une âme évidée qui ne supporterait pas ces constants abandons. Mais, il reviendrait et là, tout recommencerait. Elle allait devoir s'y faire, ou peut-être, oui cette fois était-il là pour de bon ? Ne repartirait-il jamais ? Elle se plaisait à le croire. Tel est pris qui croyait prendre hein ? Venant ici pour déposer quelques fleurs, elle se trouvait dans les bras d'un autre homme...Le même homme qui lui croyait voir une femme attachée à ce cadavre...Oui, dans ce lieu, il n'y avait que des cadavres. Ca pouvait paraître romantique au départ mais ça ne l'était plus, quelque chose retenait notre ombre. Ce lieu n'était pas profané par leur étreinte mais, on ne dérange pas les morts ni les personnes souhaitant se recueillir à batiffoler. Mais qu'était-elle en train de faire ? Elle recommençait miséricorde ? Se prenant pour une enfant, elle jouait à chat avec un inconnu ? Non...Ce moment n'avait rien d'un jeu et l'inconnu ne l'était pas...Il était...Connu, parfaitement familier à la demoiselle. Sa silhouette, ses formes, son sourire, l'expression de son visage, ces vêtements, la douceur reposante de sa voix, l'intonation de ses mots, la chaleur de son sourire...Hum, elle se répétait là. Rien n'allait plus. Et pourtant...Pourtant tout allait bien. Elle se sentait légère, aucun soucis en vu simplement cette nuit, une nuit éclairée par une magnifique Lune, de belles étoiles irradiant la Terre, une brise qui n'était point fraîches, d'élégantes roses qui tangaient dans cette eau, l'une de leurs consoeurs mêlée à ses cheveux, les mains de Nostra la frôlant. Seulement, un sentiment de mal être la saisit furtivement, presque inconsciemment. En avait-elle le droit ? Avait-elle le droit d'embrasser un autre homme devant cette tombe ? Devant cet endroit même où reposait une partie de sa vie, une partie de son coeur...? Il était sien aujourd'hui ? Ou restait-il des brides à Takeshi ? Elle ne pourrait l'oublier et le vampire le savait comme il savait ce que signifie faire deuil...Il n'y avait rien de malsain alors à étreindre un homme qui l'avait réconforté ici. Au contraire, le défunt en serait des plus joyeux, il pourrait enfin errer en paix car, l'attache, les liens qu'avaient tissés l'ombre autour de lui ne s'étaient jamais éteints, il était temps qu'elle passe à autre chose, qu'elle le laisse en paix, qu'elle ne l'oblige pas à la réconforter quand joue le soir sa musique solitaire et que, désormais, il ne devrait plus venir poser ses notes sur cette mélodie pour rendre un sourire à la demoiselle. Elle en avait le droit, rien ne l'attachait plus à cette tombe, ce n'était plus sa prison mais un souvenir heureux. Il ne s'agissait plus de chaînes mais de belles émotions tremblantes, toutes nouvelles, toutes fraîches. Point de note triste, juste une douce mélancolie qui tirait un sourire ravi. Un lieu de recueillement, des questions, juste pour parler, pour esquisser une mine radieuse et prouver que l'on va bien, que l'on avance mais qu'on pense toujours à ceux qui nous ont aidé dans cette voie. Aurevoir tendre souvenir, puisse-tu reposer en compagnie des anges comme tu le mérites et moi vivre aussi passionnément que tu le désires. Ceci aurait pu être les derniers mots de notre belle à Lui...Lui qui était remplacé par d'autres traits. Des cheveux foncés, un sourire silencieux mais ô combien décelable pour ceux qui le cherchent, des manières digne d'un gentleman, des désirs digne d'un profanateur mais c'est pour cela qu'elle le trouvait si attrayant, si unique, tellement unique, tellement bien...
« S'il te plaît, ne pars plus. »
Ce n'était qu'un désir fou, mais elle avait eu envie de l'énnoncer. Au contact de ce souffle chaud au creux de son cou, elle ne pouvait que succomber. La Shinigami n'avait d'autres moyens et ne désirait pas résister...Un fou l'aurait tenté peut-être, guère elle...Messire Damus lui laissait le choix des armes et elle ne s'en plaignait pas. Mais ici...? Non...Enfin, si elle pouvait, cela oui, elle le pouvait ici, elle ne se permettrait que ce geste par contre. Ses doigts vinrent se poser délicatement sur le poignet du vampire, elle laissa remonter ceux-ci d'un geste tendre, sans brusquerie aucune. Bientôt, elle traversa son épaule et redescendit au niveau de son torse pour sans savoir, observer ce ciel et ce calme une dernière fois. Elle fit remonter sa main au niveau de la joue du bellâtre, point besoin d'un temps de réflexion. Glissant le long de ses lèvres, redessinant leur contour, elle déposa un baiser au coin de celles-ci, attisant les convoîtises du dit amant, envieuse de voir si elle en était capable et finalement, ce fut ses lèvres entières qu'elle captura, un baiser simplissime, elle n'alla pas chercher par monts et par vaux mais il avait une preuve peut-être, en avait-il seulement besoin d'une seule ? Derrière eux se dressait la tombe de Takeshi et en face, elle venait de l'embrasser, de franchir ce dernier pas dont il lui avait laissé le soin. Elle voulut le serrer plus, sentir sa présence, savoir qu'il était là, elle passa sa main dans les cheveux de celui-ci, bêtement, il était là, elle le savait mais ne pouvait pas s'en réjouir pleinement, la peur de voir disparaître cet être tel un mirage...Un rêve perdu qui viendrait hanter sa nuit pour se retrouver évanoui le matin. Elle ne voulait pas de ça, elle ne supporterait pas ça...
« Le son de ta voix est si apaisant. Comment fais-tu ? Comment fais-tu pour me faire croire à un tel moment avec simplements quelques paroles ? Tu es dangereux Nostra, tomber dans tes filets est un piège mais je m'y risquerai encore et encore... »
Elle était malade...Malade...En mal de lui peut-être ? Certainement, elle ne contrôlait pas grand chose, c'est un comble pour elle qui se pensait si intègre et indépendante de devoir succomber à quelques mots et quelques caresses. _________________
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|  | | Nostra Damus ~ Recruteur ~


   Age : 18 Inscrit le : 20 Juil 2007 Messages : 225 Âme(s) soeur(s) : eh ! Heureusement qu'il y a les (s) ! Camp : Méchant !!!!!! Et là encore j'ai pas faim...
| Sujet: Re: La boîte de pandore... [PV] Mer 5 Mar - 17:14 | |
| Aux grands maux les grands remèdes. N’est ce pas là une citation plus que vrai ? Bien sur, une grave maladie nécessite des soins plus important qu’un rhume, un accident mobilise plus de personne qu’une simple écharde dans un doigt. Alors pourquoi ne pas tenter d’appliquer ce proverbe à tout va ? Guérissons l’infidélité par la castration ! Car avouons le, les hommes sont passés maître dans l’art de la cachotterie. Soignons la colère par la vengeance, et mettons fins à la jalousie en abolissant la propriété que nous aimons établir sur tout chose, et même tout être. Un couple libertin est-t-il moins malade qu’un coule fidèle ? Y a-t-il une classification à établir pour toute chose ? Un malade honnête mérite-t-il un meilleur traitement qu’un pédophile ? D’après vous qui doit on soigner ? Le meurtrier ou le violeur ? L’un à tuer sa victime mais l’autre la traumatisée ? Quelle est la pire conséquence pour la victime ? Le trauma ou la mort ? Aucun moyen de vérifier… Si, lorsqu’un traumatisé se suicide on peut comparer. Enfin bon, on n’est pas là pour dresser le catalogue des soins autorisé pour telle ou telle personne…
Jusqu’où peut on pousser ses sentiments ? Cette question a la même connotation et en plus elle nous concerne non ? Un être mauvais mérite-t-il moins d’être aimé qu’un aimant fidèle et attentionné ? Est-ce normal de voir son amour repousser ? La cruauté est elle un critère important pour bien choisir son âme sœur ? C’est vrai ! Un meurtre passionné peut être considérée comme une preuve d’amour. Mais un meurtre tout court vous le considérez comment ? Tout être maléfique a tué au moins une fois. Enfin sur les terres du yin et du Yang c’est comme ça. Vous savez, ça fait un peu comme dans la publicité pour les antibiotiques. Tant qu’on ne tue pas, on n’est pas méchant… Bien sur les deux personnes devant nous sont de vrais méchants. Enfin notre vampire en est un, pour ce qui est de notre belle dame. On ne sait pas vraiment. Le suicide est il considérer comme un meurtre envers sa propre personne ? Dire oui serait donner un titre de méchant à beaucoup de mondes. Et comme dans toutes les règles il y a des exceptions… Où fixer la limite à ses exceptions ? La manière de se donner la mort a-t-elle un rôle à jouer ? Si elle n’est pas méchante. Notre homme succombe à un être bénéfique. Si elle l’est, la chose est certes encore étrange mais elle est défendable. Nous préférerons croire qu’elle est mauvaise. Ne serait-ce qu’un tout petit peu…
L’histoire est alors réglée. Nostra Damus succombe à un être maléfique, et il entend bien s’attirer les faveurs de la femme époustouflante qu’il a devant lui. Elle formula une requête des plus simples, « ne pars plus ». Est-ce une marque d’attachement, d’affection ? Tout devenait trouble. Serait il déjà en proie à un amour contre nature ? Lui le vampire tomber amoureux, deux fois dans sa vie ? Et de la même personne qui plus est… Certains phénomènes de la vie ne s’expliquent pas, ils arrivent comme ça et cous laissent par terre, dans la pire situation qui soit : la solitude… Il put avoir un doute à ses mots. Il ne dura qu’un bref instant, juste le temps qu’elle approche ses lèvres pour poser deux baisers, deux simples et significatifs baisers. Quelques caresses sur son corps, un contact chaud et humide entre quatre lèvres et il était sur. Elle était sérieuse, elle ne voulait pas qu’il parte. Tiendrait il cette promesse ? Comment dire non à ce si joli minois ? C’est impossible, vraisemblablement… Il se laissa embrasser avec plaisir et écouta les belles paroles de notre dame. Légèrement amusé par ces mots, il profita de son atout et dit sur un ton clame et chaleureux :
« Je ne suis qu’un homme de paroles. J’adoucis les gens par mes mots, c’est tellement facile de faire croire aux autres qu’ils sont parfaits. Flatter les autre permet de s’attirer les grâces des autres le plus simplement du monde. C’est la première phrase la plus importante, celle qui me met en confiance, celle qui donne le ton de la soirée, il baisse les yeux et poursuit amusé, Avec toi je n’y arrive pas. A chaque fois que je te vois je suis incapable de dire un mot, j’ai toujours un temps d’arrêt. Je t’admire, je reste bouche bé et je commence à parler. J’ai peut être l’air sur de moi, mais jamais une femme ne m’a autant fait douter que toi… Je crois que même si je voulais je ne pourrais pas te piéger comme les autres… »
Certes ça n’avait rien de romantique. C’était presque honteux, il venait d’admettre qu’il était le plus beau salop qui soit. Il n’a même pas tenté d’adoucir ses mots. Berner un aveugle est si facile. Et au fond, ils le sont tous, tous incapable de discerner le vrai du faux. Une personne le faisait, que ce soit voulu ou involontaire elle perçait notre vampire. Alors c’était comme dans un procès, il en était l’accusé, et pour ne pas écoper la peine maximale, autant dénoncer tous le monde. La seule chose qu’il pouvait faire était de tenter de corrompre l’audience, alors c’est ce qu’il fera de mieux qu’il pourra. Lentement il approcha ses lèvres de celles de Yuuhi, il sentait son souffle chaud, il s’approcha plus encore afin de sentir la chaleur de celles-ci. De nouveau il profitait d’une chaleur humaine qu’il avait perdue durant son absence… Il glissa sa main dans le bas du dos de sa belle et la tira vers lui, ou plutôt sur lui… La passion qui les avait animée ce premier soi était en train de renaître. L’air semblait devenir chaud, l’ambiance était moins morbide qu’auparavant, et même si il se montrait délicat et ferme à la foie, indisposer Yuuhi n’était pas dans ses intentions. Le cimetière était certes vide de monde mais pleins de morts, cela pourrait sans doute se montrer gênant… _________________
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|  | | Kurenai ~ Administratrice ~ Gardien du Sceau ~ Mot Fora ~


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| Sujet: Re: La boîte de pandore... [PV] Mer 5 Mar - 21:45 | |
| Elle avait toujours aimé l'odeur du soir, lorsque le soleil tombe et les étoiles renaissent. Cette sensation de liberté qui vous étreind, une idée exitante des choses. La nuit, il fait noir...La peur s'installe alors pour beaucoup. Ce n'est point le royaume des âmes de belles qualités et qui se clament nobles, c'est le repère des vils, des cruels, des rêveurs et des vivants...On peut le dire. La lumière du jour illumine ce monde et donne une sorte de pouvoir à celui qui marche par une journée éclairée, il se croît à l'abri de tout, à l'abri du moindre type de « méchant » comme ils se plaisent à les nommer. On aura toujours cette lumière pour nous guider, pour veiller sur nous. Mais, dit-on pas que ce sont les étoiles nos marraines ? Que ce sont ces astres qui choisissent leurs enfants et guident leur destinée ? Elles observent, là-haut, du plus lointain qu'il existe et pourtant, elles sembles si proches. Alors, tenir un raisonnement aussi étriqué que celui-ci dévoile déjà l'esprit étroit de la personne...On se pose de nombreuses questions. On dit que les fantômes sortent la nuit, on dit que les ténèbres ne sont là que le soir, que les meurtriers attendant le noir et la peur de chacun pour frapper mais, il existe des actes de bassesse la journée, quoi que, bassesse n'est pas le terme, il n'y a point besoin de motif pour tuer si ce n'est le plaisir ou la folie. Seulement, ne pensez-vous pas que tous ces jugements sont faux ? Que les idéaux inscrits dans nos terres ne sont pas vérifiés pour tout le monde ? Il y a des êtres qui se sentent bien lorsque l'or du soir tombe, il y a bien des personnes qui la nuit « vivent »...Elles s'éveillent enfin et le jour pour eux naît à cet instant. Comment craindre tant de beauté ? Pourquoi craindre des lumières dans le ciel, signe qu'il n'y a pas de danger ? Le reflet grandissant de la Lune se dessinant dans l'eau ou sur le sol ? Les bruits de pas, les conversations toutes plus intéressantes. Car la nuit, personne ne dort vraiment sur ses deux oreilles, on chuchote, on murmure, les transactions les plus alléchantes se font, les rencontres les plus importantes vont. C'était à la tombée de cet univers ténébreux qu'elle s'était pendue et c'est également la nuit qui l'a acceuilli telle son enfant. Son âme déjà emplie de pêchés par son acte de lâcheté, la nuit avait été une mère attentive et douce, elle ne l'avait point jugé, elle l'avait épaulé et aidé. En son sein, l'ange noir avait trouvé un refuge, une seconde maison, des parents sincères, des phrases sincères...Ne pouvant retourner vers sa véritable famille, se haïssant du chagrin qu'elle avait pu leur causé et...Sa nouvelle condition, ils renieraient certainement leur fille, avoir fait ça au lieu de vivre, au lieu de suivre les recommandations de Takeshi et de recommencer à sourire. Sauf que, l'alternative qu'elle avait pris était tout aussi judicieuse, elle souriait à nouveau...Un sourire dédié à Messire Damus ce soir-là.
Peut-être que là-haut, les puissances divines suivaient son évolution et peut-être qu'elles avaient décidé de la laisser tranquille en cet instant. Guère d'âmes à l'horizon, guère de cris, de souffrance, de personnes perdues qu'elle devrait renvoyer dans l'au-delà. Le cimetière était vide et pour la première fois, elle se sentit à son aise à ce lieu si singulier. Ses yeux miroitant sur les tombes aux alentours, elle n'avait de cesse que de revenir sur le fruit de son obsession, un simple homme, un simple vampire qui pourtant captivait toutes ses pensées jusqu'aux plus intimes. Elle l'aurait suivi n'importe où, elle aurait accompli le moindre de ses désirs tant que celui-ci reste réalisable, cela va de soi. Le monde ne tournait plus autour du soleil, le monde tournait autour d'un être unique, un éminent représentant de sa race, un vampire aussi flamboyant que séduisant, il s'agissait de Nostra Damus et laissez-moi vous dire, elle n'aurait soupçonné de quelle chance d'après ses dires elle était la bénéficiaire. Il était beau, extrêmement beau, c'est peut-être pour cela qu'elle s'était laissée envoûter ? Non...Il y avait plus, bien plus. Il était énigmatique, on avait envie de savoir ce qui se cache derrière ce sourire séducteur et ces yeux mielleux, ces gestes tendres, ces paroles aguicheuses. Toute femme au monde se serait laissée tenter par ce bellâtre mais pour la Shinigami, il avait été chose différente. Leur rencontre s'était faite par le fruit du hasard et ô combien intrigante, finalement, ce fut lui et sa prestance qui l'attira, pas seulement son physique bien que celui-la fasse tout de même de l'effet. Doucement, elle avait eu envie de découvrir le véritable sens de son comportement, de connaître chaque parcelle de ce corps qui la faisait frémir à chaque caresse, savoir et comprendre cet homme. Le faire sien à jamais ? Elle n'aurait pas qualifié ainsi les choses même si dans un sens elles l'étaient. Rien que d'entendre sa voix la berçait, il faudrait être fou pour laisser passer un être tel que Nostra...
Les paroles du séducteur étaient insensées. Elles paraissaient hors contexte au cours de cette entrevue et pourtant, pourtant elle était heureuse, heureuse de les entendre, heureuse de savoir, heureuse d'en connaître plus...Elle n'aurait pas dit être aux anges de savoir qu'avec elle ce jeu ne prenait pas bien que, pour lui, elle se serait peut-être jetée à corps perdu dans ses discours fantaisistes. Homme de paroles ? Elle n'était point d'accord...
« Je t'arrête tout de suite, tu n'es pas homme de paroles, tu es un homme...Un homme intrigant, intéressant, un homme que l'on a envie de connaître...Par coeur. »
Elle lui adressa un petit regard amusé.
« Te ferais-je donc peur à ce point ? Je ne mords pas ni ne mange...Quoi que... »
Sur ces chastes paroles, elle pouvait profiter pleinement du contact du vampire contre son corps. La main qu'il avait glissé dans son dos signifiait tellement de choses et pourtant, elle ne s'y attarda pas. Bientôt, elle se retrouva sur lui. Situation qui aurait pu paraître comique ici, au milieu des tombes pour des êtres damnés mais n'était-ce pas leur condition à eux aussi ? Point de remords à avoir alors...Qu'il en soit ainsi. Elle glissa à nouveau ses doigts dans les cheveux de l'homme et afficha un sourire, un sourire empli de sous entendus, un sourire que de preux chevaliers n'auraient supporté assurément...Sa tête vint se pencher jusqu'à se trouver à quelques millimètres de celle de Nostra. Les yeux grands ouverts pour inscrire ce doux visage dans ses souvenirs, elle abattit sa main le long du torse de son compagnon d'une seconde nuit, d'une autre magnifique nuit. Doucement, elle fit glisser ses doigts jusqu'à arriver au dessus de la ceinture de son amant. Passant sa main chaude de ce contact sous la chemise de cet être de la nuit, elle tanguait dangereusement vers un monde de merveilles, plaçant un baiser sur les lèvres de Nostra, elle lui laissa la suite, après tout, la nuit était son royaume à lui... _________________
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