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| | Little Crooked house.[PV] | |
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Daikirai ~ Guerrier ~


   Age : 20 Inscrit le : 02 Aoû 2007 Messages : 114 Âme(s) soeur(s) : Vous ne pourriez me croire. Camp : Choisir quelque chose qui ne me concerne pas? Je ne vis que ma loi. Je ne vis que pour la proteger.
| Sujet: Little Crooked house.[PV] Jeu 9 Aoû - 1:17 | |
| HRP - Comme prévenue par MP, mon cher sorcier, mes débuts sont courts, je me rattrape a ta réponse =) C’est en affrontant les ténèbres de la nuit que l’ombre se glissa dans la maison de dieu. Non pas qu’il y est cru, a ce soi disant bienfaiteur de l’humanité, mais il n’avait vraiment aucune chance de pouvoir loger décemment ce soir, et seule l’église était apte a recevoir les pauvres démunis tant que ceux-ci eussent fait une confession. L’hybride soupira et porta une main a son cou. Il toucha fébrilement la petite croix d’argent avant de se laisser tomber sur un banc. Il avait acheté cette croix pour sa croyance personnelle. Le Christ n’existait pas et Dieu était une relique inexistante, alors pourquoi portait-il une croix autour du cou ? C’était son symbole de mort. En portant cette croix il ne pouvait oublier tout ceux qu’il n’avaient pas su protéger… De sa meute jusqu'à Kurenai, et puis il y avait Shiragane aussi, condamnée au bûcher par l’église elle-même.
« En fait tu n’es bon a rien… »
Il s’avança jusqu'à la vierge, avec la forte envie de la réduire a néant. Mais il se contenta de se mettre a genoux et de joindre les mains. Puisqu’il fallait se confesser pour avoir un lit chaud pour au moins cette nuit, il le ferait. Il n’aura pour seuls confidents que les statues et les vitraux. Il se mordit la lèvre et détacha sa chaîne en argent. Il avait tellement de chose a dire… Et s’il mentait ? S’il commettait un péché dans la maison même de dieu ?
« Mentir n’est pas un péché… C’est l’orgueil qui entraîne le mensonge… Au fond vous êtes un grand intellect, nous pousser à réfléchir sur la signification du mot “Péché”… Alors soit. Seigneur, pardonnez-moi, j’ai péché... J’ai… »
Il se tut. Il avait quoi exactement ? Il n’avait pas su protéger la femme qui l’avait sauvé ? Il avait fui devant le massacre de ses parents ? Il s’était contenter de regarder une humaine en peine mourir ? Il avait trahi le seul ami qu’il pouvait avoir ? Trahi la confiance qu’un mort lui avait offert en lui disant « prend soin de ma femme » ? Est-ce que cela compter comme un péché ? Il en doutait fortement. Est-ce que la culpabilité qu’il ressentait en ce moment était un péché ? Certainement pas. Dieu était peut-être un profond sadique mais a ce point là… Il soupira et se releva.
« Je n’ai pas péché. J’assume ne pas avoir su tenir mes promesses. Maintenant, soit gentil et généreux et offre moi un lit… »
Un éclair déchira le ciel, et un coup de tonnerre le fit vibrer. Une tempête s’annonçait. Foutue maison ! Maison de dieu et de repos ! Foutaise ! Maison meurtrière était plutôt le mot adéquat. Combien de femmes avaient péri en étant jugées « sorcières » par l’église ? Combien de combats cette dernière avait mené ? C’était juste une maison tordue. Ou se mélangeait vice et « pardon ».
« Quelles bandes de manipulateurs… Vous êtes des tordus. Ine bande de tordu dans une maison de tordu... Vous vous dîtes agent d’amour, de justice et de paix, mais vous envenimez les choses en ne pardonnant pas le suicide et l’homosexualité ! Tien, si un homme tombait amoureux de moi, ce serait de l’homosexualité zoophile ? C'st un crime grave ? »
Il rit a sa propre phrase. Personne ne lui répondrait de toute manière, il n’y avait que lui, les cierges et les statues sacrées. Et personne ne pourrait admirer ce caractère qui ne lui allait pas et qu'il n'avait jamais montré. Il soupira et s’allongea sur un banc, il allait dormir ici, avec ou sans confession. Il n’avait pas besoin de dire la vérité a l’homme invisible… Alors que son œil glacé se fermait, il se rouvrit immédiatement. Une autre âme en peine cherchant un foyer ? Ou un chrétien venant prêcher la bonne volonté de dieu ? _________________
.*. JE SUIS UN HOMME ET JE MESURE TOUTE L'HORREUR DE MA NATURE.*.~{Dai's Song 3}~  |
|  | | Nate River ~ Sorcier ~


   Age : 23 Inscrit le : 07 Aoû 2007 Messages : 42 Âme(s) soeur(s) : L'Amour est le plus fort des incidents néfastes. Camp : Je n'ai ni Roi ni Reine, je suis mon propre serviteur, mon seul Maitre
| Sujet: Re: Little Crooked house.[PV] Jeu 9 Aoû - 2:49 | |
| (Hj : Et il se trouve qu’il en est de même pour moi pour les premiers posts, vu que je n’ai pas vraiment matière à écrire !)
Dans la grande ville endormie, une silhouette marchait silencieusement, se confondant avec les ombres. Ses pieds nus foulaient les dalles froides, glacées qu’offrait le sol à ses profanateurs. Simplement vêtu d’une chemise de soie blanche et d’une caban noir, on aurait dit un simple esprit hantant les ruelles, tant ses gestes étaient souples. Tel un age cheminant de-ci, de-là. Son long et léger mantelet se gonflait parfois en une rumeur aériene au détour d’un croisement. De temps à autre, un véritable fantôme, perdu dans son passé, traversait devant lui ne semblant pas le voir. Qu’ils étaient sots, ces chanceux. Qu’ils étaient haissables, de désirer si ardemment se souvenir alors que d’autres ne souhaitaient qu’oublie. Tous étaient habitués à sa présence, après tant de temps. Ils ne disaient rien, et n’avaient rien à y redire. Malgré tout, les souvenirs de son ancienne vie s’obstinaient à se faire connaître, le hantant par leur simple présence, si exécrable. Non voulue. Mais elles étaient dû à son imagination qui ne cessait de chercher milles et unes astuces pour punir encore une fois ces êtres ayant trépassés.
Chaque nuit, c’était la même épopée. Il traversait les couloirs sans fin, semblant se diriger les yeux fermés dans ce labyrinthe, dans ce dédale infini de rues et de passages. Sans crainte d'être aperçu. Sans incertitude, sachant très bien que personne ne pourrait le confondre. Enfreindre les règles était l'un de ses péchés, et il ne semblait pas en être ennuyé outre mesure. Que pouvait-on lui faire? Peu de chose, à part peut-être lui faire la morale sur le respect des couvres-feu et autres sottises dignes des humains l’accueillant. Il pouvait passer de longues heures à simplement marcher, sans but véritable, jusqu’à ce que la lourde cloche de l’horloge ne sonne les cinq heures. Là seulement, il retournait sur ses pas, dans son lit plus froid encore, les yeux grands ouverts sur le plafond gris et morne qui lui inspirait sa propre vie. Il n’y avait que la nuit qu’il pouvait mettre son masque dans un tiroir pour être enfin lui-même.
Une âme errante.
Pourtant cette nuit-là, il songea à un fait. Incendiant toutes autres pensées cohérentes. Ce soir-là, il continua de déambuler, tel un somnambule aux penchants noctambule. L'albinos s'enquit de pousser l’exploration nocturne de ses lieux en ces heures plus calmes et clémentes. Il n'aspirait qu'au silence et à la sérénité. Quoi de mieux que de quémander gîte aux vieilles pierres d’un lieu dit « sacré »? Les marches furent gravit, et la porte poussée… Un bruit sourd résonna dans l’enceinte de ce lieu saint, et la porte entr’ouverte laissa filtrer de minces rets de lumière, comme si cette petite église perdue dans les entrailles d’une guerre sans fin venait de recevoir la grâce divine d’un quelconque Dieu. La fine silhouette plongée dans la pénombre put apercevoir, qu’à son grand désespoir, l’église n’était pas inoccupée. Sûrement quelque prieur désespéré du sang imprégnant la terre ou encore un homme venant s’acquitter de ses péchés. A moins que, tout comme lui, sa présence soit à la fois fortuite et emprunte d’un désir de repos. Il n’en avait que faire. Seule l’impression d’être épié mettait le jeune homme sur ses gardes. Mieux valait-il pour lui qu’il retourne à ses préoccupations. Deux doigts délicats sortirent de sa prison de tissus un petit objet luisant. Y laissant une légère caresse, il retomba délicatement sur sa gorge : un crucifix, symbole de foi et de dévotion envers Dieu. Cependant, pour un observateur attentif, la petite salamandre s’enroulant autour ferait naître bien des questions. Le sorcier s’aventura de son pas lent jusqu’au petit autel où de pâles ombres animaient le visage inerte d’une vierge tombée dans l’oubli. Dans ses habits blancs qui lui seyaient à merveille, effaçant gracieusement ses formes, il était loin d'être indécent, ayant troqué sa tenue de d’entrainement noirâtre contre cet accoutrement d'une blancheur immaculée. Ainsi vêtue en ce lieu, il lui arrivait qu’on le confonde avec un chérubin, ou autres catégories angéliques. Chose qui faisait fleurir un sourire énigmatique aux lèvres de l’auto-nommé Nate River.
Presque respectueusement, il éclaira l’espace environnant par deux bougies que l’on prendrait pour offrandes. Les lagons de ses yeux miroitaient étrangement alors que, lentement, ses paupières se fermaient le temps d’une prière dont lui seul connaissait les paroles.
" Maitre ! On vous observe, et bien que ces intentions ne semblent pas être mauvaises à votre égard vous devriez vous méfier ! "
* Une fois de plus, je ne puis vous consacrez assez de mes pensées, mais sachez que je reviendrais souiller votre mémoire, bien que je sache que vous ne méritez pas le temps que je prends à vous haïr, Père, Mère… et vous mon ‘Frère’. *
Le jeune homme prit soin de maudire sa salamandre ailée qui se posa sur son épaule afin de chatouiller les cheveux de son possesseur, espérant par ce geste d’affection et de soumission se faire pardonner son acte. Mais déjà son jeune maître avait trouvé un nouveau centre d’attention. L’albinos, dans un mouvement d’exaspération, avait braqué ses iris clairs vers le banc où le "voyeur" tel qu’il était vu par son animalier, l’observait. Il resta dans sa position, assis à même le marbre, une jambe entourée de ses avant-bras dont les mains s’étaient rejointes. En prière. C’est dans cette position semblable à l’abandon, le visage tourné vers les cieux, qu’il détailla son vis-à-vis aux reflets d’hiver. Sans autre son que le souffle interminable de sa respiration lacinante… _________________
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|  | | Daikirai ~ Guerrier ~


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| Sujet: Re: Little Crooked house.[PV] Jeu 9 Aoû - 8:30 | |
| HRP - Si ca c'est pas très long je me demande ce que c'est long *a honte de son post* n'empêche que j'adore *.*. Désolée pour le peu de conversation de Dai', je savais pas quoi lui faire dire u__u L’unique œil du loup se contenta de fixer l’importun qui dérangea son repos. Il était venu cherche paix dans cette église et des croyants venaient le déranger. Cela ne lui plaisait outre mesure, et il dut se résigner a abandonné tout espoir de repos tant qu’il y aurait des gens pour le déranger. A défaut d’avoir une quelconque prière, il avait un œil. Il observa alors cette silhouette quelque peut semblable a la sienne. Vêtu de blanc, gracieux et presque féminin. Des yeux aussi glacés que le sien… Il se releva. Un ange avait quitté le bienfaiteur qu’ils suivaient fidèlement pour aller le prier ? Non… Un ange déchu alors ? Cela semblait encore moins logique qu’un Déchu viennent demander le pardon du Seigneur. Mais cela restait tout de même une possibilité. Daikirai restait méfiant, bien que le sourira qu’il afficha puisse montrer le contraire. Le masque qu’il avait laissé a la porte était revenu. Il se contenta de laisser l’inconnu prier dans des mots qu’ils ne comprenaient pas, et qu’il ne chercherait pas à comprendre. Visiblement le ”Chrétien“ parlait de lui, mais il n’était sûr de rien et Daikirai n’était pas du genre a vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué, et parfois, ce vieil adage poussait trop loin le danger pour lui. Pendant que l’humain continuait sa prière, le loup le détailla encore plus.
Son regard fut attiré par une croix. Alors ses pensées étaient fondées, c’était bel est bien un croyant devant lui. Il prêta attention a la salamandre entourée autour. Et ses fondations semblèrent s’envoler. Ne jamais se fier au premier jugement. L’étranger lui inspirait quelques interrogations, et faute de pouvoir dormir, autan engager une conversation avec le jeune homme – qui était plus vieux que lui, Daikirai en était certain. Mais il connaissait tout de même les bonnes manières, il n’allait pas le déranger en plein recueillement, ce serait irrespectueux. Et Dieu était respectueux. Et ce que dieu était, dans sa maison on l’était aussi. Seulement lorsque l’humain eut fini sa prière, il planta ses yeux dans les siens. Il fut surprit et quelque peu déconcerté. Pas encore habitué a devoir affronter des regards autres qu’accusateurs. Il se ressaisi et offrit un sourire a l’invité. Bien que dans la situation actuelle, les deux fussent des invités dans la « petite maison tordue », comme aimait l’appeler Dai dans ses pensées macabres. Parce que finalement, pour lui l’Église était la plus grande maison de fou qu’il n’est jamais vu. Et un loup n’avait pas besoin de s’attacher à des croyances humaines, non ?
« Je m’excuse si ma présence vous empêche de continuer votre prière. »
Ce fut lui qui brisa le silence qu’il sentait pesant. Lui et la pluie qui nouait terre et ciel. Cette dernière avait commencée il y a quelques minutes déjà et martelait les carreaux. Mais Daikirai n’avait jamais fait attention du monde qui l’entourait quand il se prit a observer le prêcheur – visiblement, mais n’ayant d’autre argument en poche. D’ailleurs il n’avait pas remarqué un détail pourtant choquant : la salamandre qui s’était accroché a l’épaule du visiteur. Un animal domestiqué… Il observa aussi la créature ailée avant de reporter son attention sur le voyageur immaculée. Pour une fois c’était Daikirai qui donné le contraste, dans ses habits noirs. Un pantalon ébène en toile et une longue chemise de la même couleur qui s’arrêtait aux genoux en queue de pie. Ouverte légèrement pour qu’on puisse apercevoir ses clavicules. Il ressemblerait à un vampire si son sourire n’était pas si chaleureux. Il ne pouvait pas garder le silence si quelqu’un était dans la même pièce que lui, a l’observer. Encore si le visiteur l’eut totalement ignoré cela n’aurait rien changé, mais s’il se sentait observé, cela devenait un peu plus gênant pour conserver son flegme.
« Je me prénomme Daikirai, et vous ? »
Il se leva pour s’approcher de la personne en face de lui. Cette dernière n’avait pas bougé de sa position, un genou au sol, l’autre légèrement relever, les mains jointes. Exactement la même position de Dai avant que ce dernier comprenne que cela ne servait a rien de prêcher quelque chose que l’on avait pas fait. Il se ravisa de se mettre a la hauteur de l’inconnu et soupira intérieurement. Il devrait se taire au lieu de lancer des banalités pareilles. Mais il fallait dire que les sujets de conversation qui lui venait actuellement n’étaient pas nombreux. Ainsi un puissant silence retomba dans l’église. Seule la pluie martelant le bâtiment et le sol, et leur respiration le brisait. Il y avait les ténèbres, qui engloutissait a moitié l’église. Seuls les cierges allumés (dont deux nouveaux) et la lune passant par les vitraux éclairait la maison du salut. Et cette atmosphère étrange, que dégageait les églises la nuit ne donnait pas envie au loup d’être aimable. Cette Maison ne lui donnait même pas envie de vivre. Mais il se voyait mal tenté de se suicider dans une église avec un témoin qui aurait pu le sauver. Bien que ça n’aurait rien changé, l’Église aurait eu un mort de plus sur le dos. Daikirai se donna une baffe mentale, hors de question de mourir ici !
*Tu mourras de la main de Seon ou bien en allant chercher Kurenai, mais pas en te suicidant !*
Il soupira et se laissa tomber sur les marches qui menait a l’hôtel, sans détaché son regard de celui de son interlocuteur encore muet. Il s’appuya sur ses genoux et ferma les yeux un instant. Seule moment depuis l’arrivé de l’importun ou il ne le regarda plus. L’air sur son visage était rêveur. Cette gravure immaculée lui rappelait tant les anges, il aurait aimé que c’en soit un qui le conduise vers le paradis. Mais il ne fallait pas rêver. Il n’irait jamais au paradis, et la personne devant lui n’était pas un ange, il en était convaincu. Il pensait plutôt au pendant maléfique des anges, mais il pouvait encore se tromper, a vrai dire ce n’était pas avec ces questions idiotes et futile – dont on pouvait largement se passer – qu’il en apprendrait plus sur la personne en face de lui. Mais il se résigna a tenter d’avoir plus de conversation… Le silence ne le gênait pas tant que cela, il l’appréciait même. Mais uniquement quand il était seul, bien que parfois, il préférait se taire suivant la personne face a lui.
« Je serai indiscret mais… Pourquoi êtes vous venu trouver refuge dans cette église ? »
Cette question semblait stupide, très stupide, et pourtant c’était loin d’être le cas. Daikirai savait pertinemment que le jeune homme n’était pas venu se recueillir, il en était certain, et il voulait savoir pourquoi. Peut-être que tout comme lui il cherchait le repos au travers les dalles de marbre et les pierres de la bâtisse sacrée ? Il espérait que la personne parle sans qu’il n’ai grand-chose à dire. Auquel cas il se contentera de se remettre sur le banc et de s’endormir. Il observa a présent la distance qui les séparait. Du fait d’être assis sur les marches, Daikirai semblait plus grand. Seul un mètre les séparait… Il lâcha le sol pour reporter son attention sur le nouveau venu, tournant fébrilement dans sa main la croix et la chaîne argentée. Depuis le début de la conversation, le sourire qui s'accrochait au lèvres de Daikirai n'avait pas bougeait, pourtant, il n'avait aucune envie de sourire... _________________
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|  | | Nate River ~ Sorcier ~


   Age : 23 Inscrit le : 07 Aoû 2007 Messages : 42 Âme(s) soeur(s) : L'Amour est le plus fort des incidents néfastes. Camp : Je n'ai ni Roi ni Reine, je suis mon propre serviteur, mon seul Maitre
| Sujet: Re: Little Crooked house.[PV] Ven 10 Aoû - 18:25 | |
| (Hj: Il faut dire qu'ils ne sont pas du genre pipelette! xD Je m'excuse du retard, mais on a -encore- monopolisé l'ordinateur! Du coup je n'ai pas pu le poster avant ni le paufiner. T-T)
Une nuance de trouble peignit l’unique œil de son vis-à-vis le temps d’un souffle avant qu’il ne réponde à son pesant regard au sens inconnu par un sourire courtois. Un rictus serait plus juste pour qualifier se sourire semble-t-il sincère. Mais comment ne pas apercevoir la supercherie lorsqu’on la prône nous même ? Il se tût sur ce fait, continuant d’examiner silencieusement les expressions de l’humain si tel était le cas. Car Nate en doutait fortement, trouvant en cette personne un petit côté animal qu’il ne connaissait que chez les rares Métamorphes rencontrés. Etrange aussi cette lueur de surprise presque palpable qu’avait pu entrevoir le sorcier.
Des questions se bousculaient en son sein, cherchant à deviner ce qui pouvait l’être chez cet inconnu, lorsque le grondement sourd du tonnerre se fit entendre, rapidement suivit de l’orage tant attendu, beaucoup souhaitant voir la terre se purifier de tout ce sang, comme les pécheurs venant demander le pardon de leur Dieu. Le clapotis des gouttelettes d’eau de pluie sur les vitraux ternes de l’église semblait s’associer avec une régularité insolite aux battements d’ailes de la petite salamandre, comme donnant un rythme propre à la scène flegmatique qui se déroulait en ces lieux. Rythmant le silence.
Cette quiétude fut pourtant troublée par la voix de Daikirai. Le sorcier n’esquissa aucun mouvement autre que les battements réguliers de ses longs cils, les opalines de son regard restant obstinément fixées sur l’autre garçon. Le seul changement était la direction qu’elles avaient prise, détaillant désormais l’individu à part entière et non son visage, glissant sur les vêtements ébènes qui voilaient les courbes de son interlocuteur à la peau sélénite. Avant de remonter à nouveau vers l’œil cobalt de l’albinos en face de lui, le mettant à nu par ses pupilles claires. Lorsque la voix du loup résonna de nouveau dans la nef, se présentant sous l’identité de Daikirai, le silence retomba aussitôt. Il resta muet, se confondant dans le secret, comme incapable d’émettre le moindre son. Faisant fi une fois encore de ses paroles. Seul son regard semblait animé de vie, luxuriant de couleurs aux nuances bleutées traduisant sa perception de la société. Ce même regard qui suivait l’homme en noir, semblant avoir quelque année de moins que lui, bien qu’il fasse sensiblement la même taille que lui. Voire plus, comme pouvait lui laisser penser les escaliers qu’avait gravit l’ondin. Car voila à quoi lui faisait penser définitivement le garçon rêveur aux yeux devenus clos qui pour la troisième fois consécutive reprit la parole.
Après un sempiternel silence, une voix encore inconnu aux oreilles indiscrètes des murs se fit entendre, parlant d’une voix plaisante malgré le détachement et la froideur que l’on y décelait. Un timbre intriguant, emplit de contraires à l’image de son propriétaire élégant. Une voix que l’on devinait tranchante mais qui savait se faire délicate dans sa façon de proférer les pires outrages. Mais la voix n’était pas que ça et savait devenir une arme à qui savait l’utiliser. La plupart des sorciers avaient cette verve, cette éloquence naturelle pour duper leurs ennemis. Nate River faisait parti des meilleurs dans cette catégorie.
" Vous l’êtes en effet. Je puis même affirmez que vous ne voulez en rien le savoir."
Machinalement, ces fines mains pâles allèrent à la rencontre de sa chaine, caressant à nouveau la salamandre y étant gravée. Law’, son animalier, profita de se léger silence pour se rapprocher avec méfiance de Daikirai. Intrigué par un quelque chose dont Nate n’eut point encore l’idée. Il passa juste, d’un battement d’aile, de l’épaule de son maître et bienfaiteur à celle du borgne. Un coup de museau sur le nez plus tard, il avait retrouvé sa position initiale, mordillant l’oreille du sorcier qui continuait de fixer un point invisible en face de lui. Nouveau silence. Suivit de l’esquisse d’un sourire amusé tandis qu’il exerçait une clame pression sur la tête de l’animal, l’incitant à se calmer un peu avant de reprendre la parole.
" Oh et… "
D’un mouvement furtif, le sorcier s’était redressé face à Daikirai, les mèches de ses cheveux encadrant follement son visage sans pour autant cacher les deux miroirs de son regard. Il se pencha néanmoins posément, en profitant pour souffler la fin de sa phrase dans le creux de l’oreille du jeune loup, loin des autres ouïs attentives.
" Je me prénomme Nate. "
Le jeune damoiseau se recula relevant sa frimousse aux traits finement gravés vers les sculptures d’anges dénudés. Comme il était drôle de savoir à quel point les humains étaient sots. Eux si croyants et prudes faisaient des anges des êtres s’exhibant. Eux, premiers êtres à enfreindre les lois de leur religion sans vrai fondement. Se souvenant de la présence du garçon, il reprit place sur les marches de marbres, s’adossant au socle d’une des statues angéliques. Le prénommé Nate ancra de nouveau ses pupilles claires dans celle de son vis-à-vis, sa main droite trouvant refuge sous son menton en une pose de réflexion, un petit sourire ourlant ses lèvres purpurines.
" Sachez cependant que l’indiscret est comme un courrier décacheté, lire à l’intérieur est un jeu d’enfant. Et il n’est que trop visible à mes yeux que vos sourires sont voués à l’opprobre ! " _________________
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|  | | Daikirai ~ Guerrier ~


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| Sujet: Re: Little Crooked house.[PV] Ven 10 Aoû - 22:59 | |
| HRP - On s'est collé deux asocials a l'éloquence tranchante. Ca risque d'être amusant ! Et puis en passant... Ton post fut un vrai régal. Daikirai avait depuis cessé la contemplation de l’humain et observait l’abbaye. Les statues angéliques au corps dénudé. Il n’avait jamais compris les humains sur ces choses là. Ils cherchaient à nommer l’innommable. A dessiner l’inconnu et l’invisible. Est-ce que l’un des humains avait-il déjà réellement vu les anges, pour les façonner ainsi ? Son attention se porta sur l’autel. Au milieu, majestueuse et macabre, la statue du Christ crucifié. Cette dernière était une statue qui avait toujours fasciné le loup. Elle était si mystérieuse. Mystificatrice même. Cette image de souffrance dans une maison qui vouait un culte à la paix et au bonheur. Alors pourquoi ne pas mettre en valeur cette partie du Christ ? Pourquoi montrer aux enfants cette image funèbre ? Au fond les églises, la nuit, pouvaient devenir aussi malsaines que les cimetières. Il se surprit à perdre son sourire dans la contemplation de la maison divine. Il se prit même a ne plus réussir à sourire, malgré la présence de l’inconnu.
Cet endroit. Il ne l’aimait pas. Il le haïssait. Comme il haïssait beaucoup de choses. Il haïssait les sucreries par exemple. Il n’aimait pas non plus vampire, et les humains. Et il n’aimait pas les églises. Pourquoi les humains venaient-ils trouver le repos dans ces Abbaye mensongères ? Pourquoi cherchaient-ils à tout prix à prouver leurs amours dans une église ? S’ils s’aimaient réellement, il n’y avait pas besoin de mariage et de promesse devant dieu. Un simple mot soufflé sur l’oreiller, répété tous les matins et l’être aimé serait comblé. C’est ainsi qu’il voyait les choses, mais ce n’est pas non plus ainsi qui les feraient. Il n’aimait pas les humains et leurs façons tordues de se dire « je t’aime » dans cette maison tordue qu’il haïssait par-dessus tout. Il aurait aimé que quelqu’un élève une voix, pour le sauver de ces pensées.
Mais l’humain devant lui restait muet. Cela était peut-être mieux finalement ? Il ne dérangeait pas l’atmosphère impénétrable qui s’était glissée dans l’église. L’une des flammes douces et chaleureuse vacilla avant de s’éteindre dans un souffle inconnu. La lumière baisa une nouvelle fois. Daikirai regarda son bras, qui se fondait dans l’obscurité, comme le reste de ses vêtements finalement. Il avança légèrement. Pourtant, ses pas sur le sol marbré s’arrêtèrent. La voix froide et éloquente s’éleva dans la salle. Les phrases claquaient dans un jugement doucereux. Un rictus s’empara des lèvres de Daikirai, qui écoutait ce timbre flegmatique et tranchant. Les mots ne l’atteignirent pas. Juste un sourire des plus énigmatiques se glissa sur ses lèvres.
La voix de Daikirai s’éleva, en réponse à la réplique de l’humain. Sarcastique et tranchante. Avec bien moins de tact et de douceur que les fois précédentes. Il était… différent.
« L’indiscrétion fait partie des humains. Ils sont curieux et je m’efforce de leur ressembler. Que je veuille savoir ou pas ne change rien. Tant que je leur ressemble. Bien que vous m’aillez percé à jour. »
Une nouvelle fois le silence naquit. Nate et les sorciers n’étaient pas les seuls à pouvoir bénéficier d’éloquence et d’une voix élégante. Celle de Daikirai n’était pas grave, fluide et légèrement insipide. Un peu aigu aussi, on y décelait une émotion, qui était fausse. Mystificatrice, comme tout chez l’hybride. Lors du silence qui s’imposait de lui-même, la salamandre immaculée s’envola de l’humain vers Daikirai. Ce dernier se laissa faire. Personne n’aurait pu deviner sa vraie nature. Personne ne pouvait dire qu’il était un loup. Ce sentiment qui imposait quand on le voyait, semblable a celui qu’on ressentait face au garou ou au métamorphisa n’était rien. Juste une fausse piste. Quelque chose de plus pour le couvrir. La salamandre retourna voir son maître, qui esquissa un sourire amusé, alors que le rictus de Dai disparu.
La voix du sorcier s’éleva, et s’estompa en un souffle. Un silence aussi inutile que le commencement de la phrase du prêcheur s’éleva. L’homme se releva, planta son regard dans celui de Daikirai. Ce dernier ne cilla pas et le soutint sans trop de problème. Il s’approcha de lui. Près. Trop près. Mais Daikirai n’avait pas la force de volonté de s’éloigner. Il se laissa faire, et écouta le murmure de l’humain. « Je me prénomme Nate. » Un prénom. Un prénom comme un autre. Qui pouvait se retenir ou s’oublier. Daikirai fit un sourire. Il n’allait pas l’oublier. Il n’en avait pas envie. Et puis le sorcier eut la décence de lui dire son nom. Il aurait pu se taire et ignorer la question. Comme bien des humains le faisait.
Le dénommé Nate – puisqu’il prétendait se nommer ainsi – alla s’adosser a l’une des statues qui fut auparavant observé par Daikirai. L’église était une nouvelle fois silencieuse. Daikirai lui, s’éloigna du jeune adulte pour prendre place sur un banc en face d’une des statues. Les orbes cobalts de l’étranger fixèrent une nouvelle fois l’iris céruléenne. Plus que des mots, c’était les regards qui importaient. Regards qui se faisaient d’abord insistants, tentant de mettre à nu l’interlocuteur, que le physique soit imprimé pour qu’on puisse le reconnaître plus tard. Regards qui ensuite tentaient de voir à travers l’esprit, le caractère. Qui entrapercevaient les émotions et les moues des autres. Puis enfin les combats, les paroles. Ce que la voix ne pouvait dire, le regard le faisait. Un regard méprisant, visant à faire baisser la tête à un esprit que l’on suppose faible. Un regard lubrique, qu’envoie la femme à son amant d’un soir… Les hommes se détaillaient. Le loup notait quelque détaille, comme la chevelure immaculée… Mais il cessa de fixer Nate quand ce dernier reprit la parole.
« L’indiscrétion est comme cette lettre qui ne nous est pas adressée, on cherche à en savoir plus sur ce qui nous concerne pas… Une question indiscrète avec une réponse entrainera une autre réponse et ainsi de suite. Comme cette lettre que l’on avait lue, qui nous pousse à faire toujours plus de recherche. »
La dernière phrase de Nate fit dresser un sourire sur les lèvres exsangue du jeune homme. Libre a lui de faire semblant, même si faire ces sourires le vouait ‘a l’opprobre’ comme le disait si bien son interlocuteur. Mais cela lui plaisait, car pour depuis longtemps, quelqu’un lui fit remarquer que ses sourires n’était pas vrai, et qu’il l’avait remarqué.
« Certes, mais il est toujours plus simple de sourire. Lorsqu’une personne ne sourit pas, les autres s’agglutinent autour de lui comme des vautours sur une charogne. Ils veulent toujours en savoir plus… Alors qu’un sourire, plus personne ne le remarque, et plus personne ne vous pose de question. Il n’y a que quelques rares qui arrive à entrevoir, quand ce que les autres pensent vrai, la fausseté du geste. »
Il se leva du banc, et s’adossa lui aussi a l’une des statues. Et les nombreuses qu’il y avait, il choisi la même que Nate. Son rictus ne le quittant pas. Maintenant, le silence ne pourrait plus se reposer dans cette Abbaye.
« Quoi qu’il en soit, vous n’avez pas répondu à ma question. Et bien qu’elle soit indiscrète, elle permet d’entretenir une discussion digne de ce nom. Ce n’est pas parce que vous avez su voir à travers mon masque que je dois arrêter de jouer pour autant… »
Habituellement, Daikirai aurait fait un sourire et nié. Nier les propos de son interlocuteur, faisant semblant de ne pas comprendre. Mais cette fois-ci, il ne s’en sentait pas le cœur. Il était d’humeur joueuse et méprisante. Et puis c’était tellement amusant de jouer entre douceur et ironie. Car, depuis le début de ce semblant de conversation, le rictus ne s’était pas effacé. _________________
.*. JE SUIS UN HOMME ET JE MESURE TOUTE L'HORREUR DE MA NATURE.*.~{Dai's Song 3}~  |
|  | | Nate River ~ Sorcier ~


   Age : 23 Inscrit le : 07 Aoû 2007 Messages : 42 Âme(s) soeur(s) : L'Amour est le plus fort des incidents néfastes. Camp : Je n'ai ni Roi ni Reine, je suis mon propre serviteur, mon seul Maitre
| Sujet: Re: Little Crooked house.[PV] Dim 12 Aoû - 1:05 | |
| (Hj : Ca va être gai! x3 Et merci des compliments ! *aime les compliments, c’est rares et donc plus qu’appréciés*)
L’ensorceleur l’avait considéré, sans ciller, discernant et analysant les différentes expressions de ses traits. Voyant se faner et dépérir avec lenteur le sourire immuable, emplit de fausseté et de mensonges, qu’affichait l’être hybride. Et tandis que se flétrissait pour un temps la fleur de son sourire, l’autre damoiseau recourbait ses lèvres en un imperceptible rictus de médisance. Quelles que soient les pensées assaillant l’autre garçon, elles avaient le don, par cette quiétude et ce lieu, de faire mourir les apparences les plus fragiles et périssables.
Daikirai entreprit de s’éloigner, le tumulte de ses pas amplifié par l’écho s’aventurant jusqu’aux tympans de l’albinos. Il se stoppa pourtant lorsque les premières paroles de ce dernier résonnèrent, pourfendant de ses mots acerbes le silence dont il était le gardien jusqu’à présent. Une ribambelle de sons plus sarcastiques les uns que les autres lui répondirent, manquant de tact, de finesse, de tout ce qui fait que les mots prennent soudainement vie. Car des mots simplement dits ne « sont » pas, se contentant de voguer au gré de leurs envies improbables. Insuffler une part « d’humanité » au vocable, c’était un peu comme donner une par de soi, les guidant pour être calmes et sérénités, ou destructions et amertumes.
Ce fut l’amertume qui se fit le plus entendre dans cette voix que la délicatesse avait abandonnée. Lâchement enfuit, préférant laisser un peu plus à découvert celui qui faisait appel à elle. La dissemblance était flagrante: un masque était tombé, le sourire fugitif s’était envolé. Et quel bel air, cette symphonie éphémère où facéties, félicité et incompréhension jouaient tour à tour dans les yeux d’un être, accomplissant par cette danse la perdition de leur créateur ! Quelle beauté que de voir qu’en toute vie, qu’en toute chose, qu’en tout sentiment, la mort était présente, rendant aux présomptueux la bienséance voulu par un monde fataliste. Cette chose détestée, hait, exécrée, qu’était l’inconnu de la mort se faisait sentir à toute heure du jour et de la nuit, chaque chose changeant et devenant autre.
Nate cessa le cheminement de ses pensées, reportant un peu de son attention envers celui qui avait consenti à lui répondre, avouant à demi-mot ne pas avoir réellement d’origine humaine.
" Quelle risible réponse m’avez-vous donné là ! Mais je tiens à vous tranquilliser : vous leur ressemblez. Qui d’autre qu’un sot pour vouloir se confondre à des sots ? "
Le ton léger de sa voix, son regard vide de ressentiment, presque condescendant, semblait être tout ce qu’il y avait de plus courtois. Si les mots ne possédaient point de sens, n’importe qui aurait affirmé que Nate River était une charmante personne. Ce qu’il était, quoiqu’on en dise. A ses heures. Seulement, ses paroles étaient animées d’un sens qui devenait l’antithèse des apparences.
Il reprit, répliquant aux paroles qu’avait prononcées le loup un peu avant la nouvelle sérénité qu’avait intimé silencieusement le sorcier. Il reprit ce ton qui frôlait l’avenance et le dénie se mêlant en un ballet invisible.
" Voyez-le comme vous l’entendez, mais votre description reste toujours péjorative. Et vous le dites vous-même : le sot indiscret cherche à comprendre ce qui ne le concerne en rien et qu’il serait même inapte à assimiler. "
La gestuelle de l’albinos était emplit de nuance, restant pourtant gracieux, presque princier dans ses attitudes. L’éducation y était pour beaucoup, accentuant ainsi son charisme. Chaque mot clef, voire blessant pouvait être ponctué d’un geste fébrile ou calme de la main, d’un doigt glissant dans ses cheveux indomptables, n’en faisant qu’à leur tête et ennuyant leur possesseur et glissant devant ses orbes cristallines. Des gestes habituelles, qu’il ne remarquait plus mais que ses interlocuteurs pouvaient percevoir s’ils n’étaient pas trop obnubilés par ses paroles.
Paroles qui reprirent de sa part, être lucide dans ce monde d’avarice et d’illusions péremptoires dans lesquelles se complaisent les faibles et les ignorants.
" Le sourire est une belle barrière, je vous le concède. Quoi de mieux que l’avenance pour posséder quelques instants la tranquillité ? Peut-être la haine… "
Plus une affirmation qu’une interrogation, cette pensée sur la haine s’avérait être vrai pour lui. Les gens sont faibles, peureux, et en quête perpétuelle d’amour et de réconfort, quoi de mieux que l’inverse total pour faire fuir ces êtres ? Ces êtres abhorrés de sa personne pour toutes les futilités qu’elles déversent, pour le mensonge qui est leur second nom. Les apparences sont les bases de ce monde et de ces vies, quelle décadence selon lui.
Tout à ses idées, le jeune homme avait changé de position. Un bras à perdu à ses côté, caressant imperceptiblement le marbre de ses beaux doigts blancs, son visage fin relevé vers le petit dôme aux peintures défraichies, le regard perdu dans ses couleurs disparus qui n’avaient plus de sens sans les fresques dessinées en dessous, son apparence angélique n’en était que plus présente, cet air feint d’abandon sur ses traits fins. Une sculpture vivante d’un protecteur sous l’un de ses semblables de marbres. Son regard perdu dans les méandres de son inconscience, il n’entendit qu’à demi-mot les paroles de son vis-à-vis.
Un sourire badin et sarcastique naquit sur ses lèvres, alors qu’il continuait obstinément la contemplation de ce plafond sans grand intérêt.
" Ne vous ais-je pas dis que vous ne vouliez en rien le savoir ? "
Ses paupières s’étaient refermées plus longuement, cachant aux vues de tous son regard célestin en intriguant plus d’un. Sa main vint se mêler à la chevelure sélénite, tentant vainement d’y imposer un semblant d’ordre. Elle caressa une mèche de ses cheveux, frôlant son front lisse avant de descendre cacher les yeux clos quelques instants d’infini. Pour de nouveau se faire voir de Daikirai, le regardant dans le blanc des yeux sans aucune retenu ni gène.
" Vous ne me laisserez pas avec cette histoire tant que votre curiosité quelque peu mal placée ne sera point satisfaite je présume…"
Laissant un soupir affligé s’élever dans l’atmosphère, composé je vous le rappelle d’environ 80 pourcent d’azote et de 20 pourcent de dioxygène et que… (Nate : Je me disais aussi qu’elle n’avait pas encore détourné de sujet pour partir dans les allusions foireuses ou les trucs totalement improbables… Créa : Roh ça va >-<)
" Alors soit, je m’en vais éclairer votre lanterne sur les dessous de ma prière. Disons que… J’aspirais à ce que certains morts entendent les pensées que je leur adressais, ces mêmes personnes que je souhaite si ardemment revoir. "
Le bleu de ses yeux cyan s’assombrirent un court instant, songeant à quel point la véracité de ses propos pouvaient être à double tranchant. Oh comme il désirait revoir ses être abjects. C’était même le seul souhait concret du sorcier, l’une des seules raisons qui lui donnait l’envie de partir à la recherche de ses pierres dans le seul but de pouvoir les retrouver même dans la mort. Sa seule envie aussi néfaste et cruel soit-il que de les arracher à leur exquise mort pour pouvoir assouvir sa vengeance. Le damoiseau était cette personne néfaste et cruelle et n’en avait cure. Il était lui, celui qu’il était devenu après ses neuf ans jusqu’à aujourd’hui. Et c’était sans aucun problème qu’il songeait à ce châtiment qu’il leur ferait subir, délectable objet de son obsession. L’albinos avait même pour espoir de croiser le fantôme perdu de l’un d’entre eux et de le pousser à disparaitre définitivement après bon nombre de tortures mentales qu’il lui aurait alors infligé.
La flamme incandescente qui brulait les glaciers de son regard donnait au garçon l’allure de ses anges déchus, partagés entre deux idéaux. Seulement lui, savait parfaitement où il allait. Vers la perte des autres. Lorsque l’eau reprit le pas sur le feu, il reprit la parole, sachant que le timbre de sa voix de vibrerait pas sous l’ardente colère qui le consumer dangereusement lorsque ses pensées revenaient à cette « famille » envers laquelle il vouait une haine des plus pures. Impérissable.
" Je vous retourne l’indiscrétion, que fait un être tel que vous en ces lieux ? Vous qui semblez si amer dans la contemplation de ses reliques, vous, le sot qui souhaite se mêler aux sots ? Que faites vous donc ici ? "
[C'est étonnant comme j'ai écris la fin en moins de trois minutes xD Voili voilou!] _________________
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|  | | Daikirai ~ Guerrier ~


   Age : 20 Inscrit le : 02 Aoû 2007 Messages : 114 Âme(s) soeur(s) : Vous ne pourriez me croire. Camp : Choisir quelque chose qui ne me concerne pas? Je ne vis que ma loi. Je ne vis que pour la proteger.
| Sujet: Re: Little Crooked house.[PV] Dim 12 Aoû - 10:23 | |
| HRP - Tu l'as dis bouffi ! Et puis comme dit sur mémésaine (où c'est moi-même qui t'empechais d'écrire x.x) ben c'est euh... Beau *.* . Et puis je le savais ! C'était le sommeil qui me faisait pas comprendre tes paragraphes, là c'est beaucoup mieux passé ! Les mots, acérés, résonnaient dans l’église et dans les oreilles du loup. Ce dernier fit un sourire. Les mots étaient les seules armes « réelles » des hommes. Autant doux et amoureux, ou bien outrageux et laid. Et les rare qui maîtrisaient la répartie et l’ironie se retrouvaient maître de cette arme qui pouvait parfois achever une vie. Et le loup, cela faisait longtemps que les mots ne l’atteignaient plus. Qu’il se plaisait à répondre avec autant d’amertume que ses rares interlocuteurs suffisamment éloquents. Je vois que vous ne me suivez pas (comme toujours, d’ailleurs). Généralement, les humains se montraient aussi souriant que lui, aussi plats. Se contentant de répondre aux questions avec un sourire aussi hypocrite que le sien. Ne disant pas ce qu’ils pensent et n’ayant aucune réelle répartie. Alors, trouver, dans une église, un adversaire potentiel de joute verbale… Cela le faisait sourire.
Une réponse risible ? Un sot tentant de se mêler aux sots ? Mais très cher, puisque les humains étaient « sots », il devait lui aussi se rabaisser a leur niveau exécré et stupide. Ce qui frappait chez l’albinos était la dissimilitude entre l’apparence de son vis-à-vis et ses mots sarcastiques. Un être angélique répondant avec verve et force. Mais Daikirai en était sûr, le nommé Nate River n’était pas un ange. Pour avoir l’assurance de ses pensées, il aurait fallu le demander. Et cela Daikirai ne trouvait pas ce détail assez « important ». Il ne pensait pas que le questionner sur sa race puisse servir à entretenir une conversation qui s’était formé d’elle-même dans l’église. D’elle-même et avec l’aide du loup.
« C’est en ayant une différence qu’on attire les regards sur soi. Si je suis comme ces êtres abjects, cela tourne à mon avantage. Et qu’importe ce que je parais a vos yeux, cela ne regarde que vous. »
Daikirai porta une main à ses cheveux, qu’il ramena en arrière. Ces derniers revenaient indéniablement devant son œil bleuté. Il soupira et porta ses mains au ruban noir qui gardait ses cheveux attaché. Il le défit et les mèches – trop longue pour être acceptable, et trop courte pour faire « femme » - blondes retombèrent avec élégance sur ses épaules, alors que le ruban noir se nouait autour des mains de l’albâtre.
Le silence retomba un instant. Silence imposé une nouvelle fois par le mage. C’était lui qui une nouvelle fois régissait sur le silence et les mots. Lui qui dominait légèrement cette danse. Mais Daikirai n’était pas du même avis, et ne lui laisserait pas la marche plus longtemps. Mais il fallait d’abord entendre le souffle railleur de son interlocuteur. Souffle qui ne tarda à venir, lui et ses mots exquis et bien choisis.
« Péjorative ? Faut-il vanter les mérites des péchés dans la maison même de dieu ? Cela serait stupide si on ne veut pas subir une quelconque « punition divine ». »
Il se tût un instant, un sourire aux lèvres. Une punition divine ? Comme la foudre qui éventrait le ciel en deux parties inégales et incertaines ? Comme s’il craignait la foudre… Pour une fois, c’était lui qui laisser l’Abbaye se reposer dans un silence éphémère. Non. La foudre n’était pas la punition divine, pas plus que la pluie qui cherchait à ronger l’église, ce château fort élégant, avec ses gouttes insistante.
« Bien que je ne recevrai sans doute jamais cette punition. Car elle n’existe peut-être pas… Mais parfois le hasard fait bien les choses et peut « punir » quelqu’un a notre place… »
Comme tout bon analyste, enfin comme toute personne n’étant pas obnubilé par son propre nombril et disposant d’un QI supérieur a celui d’une huître – c'est-à-dire pas beaucoup en ce bas monde –, il ne lâcha pas Nate des yeux. Pour entretenir une conversation et chercher le meilleur argument dans une bataille qui faisait rarement des morts mais beaucoup de blessés, il fallait des oreilles, pas des yeux. Il put donc observer chaque gestes et chaque tics de Nate. Une main se glissant avec élégance dans ses cheveux, enroulant un doigt dans ses mèches aériennes. Gestes que tout le monde devait faire, mais que peu de gens remarquait. Daikirai ne bénéficiait pas de ces mimiques particulières. Parfois il prenait le menton entre son pouce et son index, s’adossant à un quelconque mur, signe qu’il analysait la situation. Mais rare étaient ces instants où il allait chercher à mettre un semblant d’ordre dans ses cheveux, à se mordre le pouce et tant d’autres gestuelles humaines et futiles.
« La haine est de loin la meilleure barrière. Mais Haïr quelqu’un est aussi dur qu’aimer une personne. Mettre toute son énergie à exécrer une personne... La haine nous empêche souvent de penser clairement. Elle nous aveugle à tout ce qui nous entoure, sauf l'objet haï… Mais haïr une personne c’est le placer haut dans son estime. Soit on aime, soit on hait. Sinon, on méprise. Aimer et haïr sont signes de respect et de reconnaissance. Disait Romain Guillaumes. Les humains devraient se retrouver heureux, que quelques marginaux les haïssent. Cela signifie qu’au moins, ils les reconnaissent vivants. »
C’est vrai, les humains devraient être heureux qu’un loup comme lui tente de se fondre dans la masse. Bien qu’il n’y est plus de loup actuellement. Juste une personne perdue entre deux rives opposées : L’humain faible en quête d’identité, et l’animal fier à la carrure majestueuse. Et dans majestueuse il y a « tueuse ». Oui, Daikirai n’était ni un humain, ni un loup. Plus loup qu’un garou qui devait dominer ses instincts animaux et sa transformation constante. Plus humain qu’un méthamorphes, ces mages animaliers. Car ces deux races étaient au fond, fondé sur la même base : un être humain. Mais Daikirai était une exception, un être unique : un loup transformé en humain. Là une différence nette se marquait. Les autres, sous une forme animale, restaient des humains, des humains qui se plaisaient à se croire semblable aux animaux. Mais leur mode de vie et de pensé était le même, il n’avait pas besoins de s’adapter vu « qu’il se maitrisait ». Mais lui ne se maitrisait pas. Lui était encore mû par un instinct méprisable. Il avait encore parfois l’envie primitive de chasser quelque chose… Et il se surprenait à se trouver répugnant en ayant ses pensées.
Le cours de ses pensées fut perturbé par les paroles de l’humain devant lui. Ne pas vouloir savoir ne signifiait pas « interdit de répondre à la question ». Il observa un instant la statue a laquelle il était adossé, et caressa du revers de sa main la pierre lisse et froide. Il eut un sourire et sortit de ses poches une paire de gant en cuir blanc dans laquelle il emmitoufla ses mains blafardes. Son allure n’était pas s’en rappeler ces nobles anglais aux mesures raffinées et adorateur de thé. Lorsqu’il mit ses gants, il ne cessa de fixer son semblable. Ce dernier caressant le marbre, le fixa. Les yeux dans les yeux (plutôt les yeux dans l’œil), les deux adultes ne cillèrent pas. Se soutenant l’un l’autre.
« Si vous ne vouliez pas parler avec moi, il aurait fallu vous taire et m’ignorez complètement. L’indifférence elle-même m’indiffère et ne me pousse pas à essayer d’en savoir plus sur la personne a coté de moi. Dès le début, si vous vouliez la paix, il aurait fallu ne pas me regarder et vous contenter de faire votre absolution… »
Enfin l’humain aux yeux d’un reflet nacré se décida à lui répondre. Et bien que Daikirai n’ait voulu en point réellement le savoir, il écouta attentivement les paroles du mage. Il adressait des prières au mort. Dans l’espoir vain d’être entendu. Des personnes qu’il souhaitait revoir, et son âme se consumait a cette pensée. Cela rendit Daikirai rêveur. On pouvait demander à revoir les morts pour de nombreuse raison. La plus égoïste était sans doute l’enfant qui souhaitait que ses parents le prennent dans ses bras. Et la plus glauque était la personne qui souhait les envoyer six pieds sous terre a leur retour dans le monde des vivants. Peu importe pour quelles raison, l’humain voulait revoir des êtres déchus dans le monde des mort. Et de toute manière, Daikirai doutait fortement que le mage lui donne sa réponse.
Alors il observa les yeux de l’albinos, devenus incandescent. Une flamme haineuse y avait trouvé refuge. Il en fut amusé. Daikirai observer l’albâtre sous la statue angélique. Le damoiseau consentit enfin à reprendre la parole. Lui posant la même question. Son sourire ironique n’en fut que plus grand. Il aurait été déplacé de ne pas répondre à une telle question. Surtout quand nous en étions l’auteur. Daikirai se détacha donc de la gravure céleste et se mit face à l’autel, les bras croisés. Ce qu’il faisait en ce lieu… Il chassait les mauvais souvenirs ? Non, il se les remémorait plutôt.
« Je ne déteste pas ces maisons divines je les trouve juste… Tordues. C’est le mot juste. Puisque vous avez eu la noblesse de me répondre, je vous répondrais aussi. Je suis venu trouver refuge dans la maison des fous. Je suis venu confesser des pêchés que je n’ai pas commis et que je ne commettrais sans doute jamais. Mais pour s’endormir sur les des bancs de bois, il faut passer par cette étape… Mais finalement je ne ferais rien de tout cela, j’ai quelque chose de beaucoup mieux à faire… »
Le sourire qui orna les lèvres de Daikirai en ce moment fut indescriptible. Plus encore qu’on ne pouvait lire dans le miroir de son âme, vu que son unique œil célestin s’était fermé. La tête penché en arrière, ses cheveux trop long et trop court a la fois retombant sur ses omoplates, il fixait un plafond sans le voir. Oui, il avait beaucoup mieux à faire… _________________
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| Sujet: Re: Little Crooked house.[PV] Mer 22 Aoû - 1:38 | |
| (Hj : Mon post a été effacé… C’r’partit pour un tour ! x3)
Les yeux glacés de l’achromique se firent furtivement rieurs lorsque les paroles du galant s’aventurèrent jusqu’à ses oreilles. La différence, mais qu’était-ce ? En soi un fait bénéfique, bien que de plus en plus abandonné des populations. C’était une chose rare et précieuse, du moins le pensait-il intimement. Car qu’étions nous sans les dissimilitudes, aussi bien physiologique que morale, qui font de chacun une personne unique et non pas une pâle copie de notre interlocuteur ? Rendu à l’état d’un amas de poussières incapable de se distinguer les uns des autres. Devenu des êtres inertes, incapables de s’étonner d’un individu ou d’un autre. Un quelque chose ne sachant être intrigué par l’Humanité elle-même et la complexité des réflexions qui l’habite.
Bien peu de choses en sommes.
Il laissa néanmoins son étonnante rencontre s’exprimer, n’ayant pas pour habitude de couper la parole aux autres sans avoir une bonne raison qui s’avérer souvent être l’absurdité des propos stéréotypés qu’ils évoquaient. Mais quoi d’étonnant dans cette société formatée ne pouvant se révolter sans craindre d’y perdre la vie ? Le courage devenait ennemi si rapidement face au régime du pouvoir.
Daikrai avait le besoin incessant de se fondre dans la masse. Et si pour Nate cela était une nécessité vis-à-vis de son passé et de ses actions, que pouvait-il en être pour ce garçon ? Mal-être ? Traumatismes ? Quels secrets cachait-il en son sein ? Il vint à l’esprit de l’ainé l’idée insensée que ce désir d’humanité pouvait exprimer une différence plus grande que la normale. Une inhumanité ? Idée curieuse sachant que même les hybrides étaient des Hommes quelque part. Le dédale de son esprit se retrouvait dans une nouvelle impasse. Le garçon gardait encore son identité, et le jeu auquel s’adonnait l’albinos pouvait reprendre. Sa gestuelle renoua avec ses habitudes, les mimiques auxquels il s’adonnait inconsciemment se renouvelant. Son regard retomba dans les abysses céruléennes de Daikirai, notant les nuances qu’il y percevait en répondant à nouveau de sa douce voix charmeuse et envoûtante aux allures perfides. Quelqu’un le connaissant aurait pu dire que le tranchant naturel de ses propos s’était usé. Mais qui dans les tréfonds de ce bas monde, pouvait ne serait-ce que percevoir ce fait ? Peut-être Lui.
" Je vous l’accorde, cela ne regarde que ma petite personne mais, j’avoue avoir plaisir à venir mettre mon nez dans l’inexactitude de vos troubles pensées. Pourquoi me blâmer alors que je ne fais que rendre service à votre incertitude si comique ? Voyez vous-même tous ses ‘peut-être’, à demi-mots avoués ! Aussi ébranlés que l’individu que vous semblez être ! "
*C’est en cela que je m’interroge encore ! Le paraitre n’est pas ce qu’il veut bien nous laisser croire, alors que prouvent les apparences de cet impertinant ? *
Ceci dit, un sourire écorcha ses lèvres, petit rictus étrange à la signification incertaine. Moquerie, compassion, sincérité ou animosité, comment s’instruire sur cet albinos taquin et chérubin ?
L’index du damoiseau coula sur sa joue pour une caresse aérienne de ses lèvres, son visage légèrement penché sur le côté, ses pâles mèches blondes se laissant aller dans le vide en un désir de fuite. Ses orbes cristallines fixaient à nouveau le louveteau, animé d’une lueur fugace, interrogatrice. Froide et distante mais pourtant relevée de cette pointe de curiosité qui lui était propre. Profaner la cathédrale de cristal d’une âme était pour lui la plus intéressante et fascinante des activités ! Et quoi de mieux en cette pluvieuse soirée ? L’occupation la plus ludique restait celle à laquelle il s’adonnait : tenter de violer l’âme de cet être. Ou le corrompre s’il ne l’était pas déjà. Mais il était fort probable que sa nouvelle proie soit le borgne qui se dressait fièrement devant lui.
Nate écouta tranquillement les pensées de son rival du soir. L’heure avançait, paisible, ne se souciant guère des deux êtres s’affrontant dans une valse verbale des plus gracieuse, restant impérissable et concentrée sur le hasard de cette rencontre insolite. Il songea à l’étrange de ses mots sur la religion. Mots aussi drus que la fine pluie qui martelait les vitraux de la petite église. Cette petite chapelle dédiée à un Dieu silencieux. Une punition Divine ! Laissez-le rire ! Si le Grand Architecte n’était point endormi, que pourrait-il bien faire contre les folies qui déferlaient sur les vastes terres de ce monde ? Que pouvait-il faire contre cette quête infinie de pouvoir et de destruction. Il était l’Impuissant dont la plus grande honte devait être cette période sombre qu’était le Darkness.
Cet Architecte, il n’en croyait rien ! Pourquoi remettre sa vie aux mains d’une personne dont l’identité était inconnue et qui était probablement issus des fabulations désespérées de toutes ses personnes ayant perdu l’espoir d’un lendemain plus à leur goût ? Le Grand Imposteur devrait être son véritable nom. Et si, par un quelconque hasard il existait vraiment hors des esprits faibles et malheureux, l’albinos ne lui accorderait qu’un intérêt curieux. Il ne serait pas de ceux allant se dévouer et se mettre aux pieds d’un Être n’ayant point connu ce monde autrement que dans sa bulle de rêve et d’idéalisme.
Il continuerait de vivre pour lui-même, selon sa voie. N’ayant pour maître que sa pensée. Comme il avait convenu de toujours faire, sans jamais s’ennuyer de laqués pouvant ralentir sa destinée !
Toujours égaré dans ses pensées, il écoutait d’une oreille fuyante les tirades du damoiseau à l’odeur particulière. Naturelle. Avec cet éternel côté fugace, sauvage et animal. N’ayant pas l’envie de répondre, n’en voyant point l’intérêt car parler de sa vision du sujet n’aurait fait que le trahir en quelque sorte. Il ne put empêcher pourtant ses pupilles de se rétrécirent lorsque l’autre parla de respect envers les gens haï. Un cynisme encore plus abondant prit place dans les miroirs de son âme ayant décidés que ce soir, le voile ne tomberait pas sur ses impressions. Un souffle lui échappa. Des mots qui auraient dû être muets mais qui résonnèrent dans la nef :
" Vous parlez de l’inconnu… La Haine est en soi une reconnaissance. Mais elle est plus puissante que tout. Que ses sentiments futiles tels que l’Amour. Que les croyances. Qu’une haine trop peu entretenue. C’est un brasier, une vibration qui s’amplifie, ne nous quitte jamais et rend immortel... "
L’albinos aurait écarquillé ses yeux de surprise si son mutisme ne contrôlait pas les étranges réactions qu’avait son corps. Nate, les paupières closes, reprit sa phrase, comme si cela avait été naturel et voulu, étonnement calme et serein pour quelqu’un parlant d’un sujet aussi épineux et pouvant étonnement différer selon les perceptions d’autrui. Peut-être était-ce car il retenait un rire montrant toute l’étendu de sa propre rancune ?
" La personne ayant dit ces mots n’avait pas eu l’immense chance de nourrir une Haine véritable, un sentiment si impérissable… "
*Mais en un sens, ne dit on pas que l’on doit reconnaissance à ses parents… Bien entendu ! Ahahaha ! Si je suis cet être c’est grâce à eux… Je les remercierais comme il se doit, la prochaine fois… Ô oui, je les remercierais… Qu’ils apprécient l’attention ou non !*
Petite goutte pleine d’acidité qui se rependait dans ses veines avec vigueur, un seul souvenir suffisait à faire monter l’adrénaline de son métabolisme à une vitesse fulgurante. Comme le plus efficace des poisons. Simplement évoquer ce sentiment qui le consumait intérieurement, le faisant avancer par la même occasion. Si ses yeux n’étaient pas fermés, le jeune loup aurait pu aisément remarquer la teinte foncée qu’avait prit ses rétines. Pas vraiment flagrante mais pour quelqu’un aux yeux si clairs, s’était indéniablement intriguant. Son corps semblait pourtant détendu, ses mains jouant toujours nonchalamment avec les pans de sa chemise blanche. Qu’attendre d’autre d’un grand enfant ayant apprit à se contrôler pour ne pas endurer trop de peines?
Il négligea pareillement la chimère quand celui-ci expliqua que cette conversation provenait de son trop plein de réactions. Mais il n’était pas impoli, lui. Tout comme il n’arrêtait pas les gens ‘priant’ tranquillement devant l’une de ses vierges effarouchées ! Il n’avait fait que répondre aux incessantes et exaspérantes tentatives de communication de ce pauvre petit être perdu. Mais à quoi bon quémander cette quiétude ! Tout va toujours de travers dans ces ‘Maisons Tordues’.
Un soupir d’exaspération, fluet et léger tonna dans l’air, couvert par le tonnerre.
Il avait mieux à faire. Vraiment ? A sa grande chance il se trouvait qu’ils étaient deux ! Seulement l’albinos restait sur le marbre froid, ne daignant pas faire d’autres mouvements que le léger balancement de ses mains. Pas que la pluie le dérangea mais la curiosité le reteint, son désir de savoir ce qu’était réellement l’autre garçon se faisant plus forte que son ennui. Et il n’était évidemment pas question de se rabaisser à le lui demander directement. Fichtre ! Pourquoi faire simple quand on peut faire compliquer ?
*Je ne compte pourtant pas y passer la nuit… La provocation serait probablement une meilleure alliée pour en apprendre d’avantages. *
Nate River rouvrit ses grands yeux, la tempête orageuse de son être s’étant calmé après cette petite pause, sans mots ni autres subterfuges. Un air mutin et un sourire badin affiché sur son fin visage, répondant au sourire indicible de son interlocuteur mystérieux. Une expression déroutante et déconcertante pour une personne qui s’était fait si froide, distante et dénudée de tous sentiments depuis le début de cette insolite conversation. Nul sentiment excepté la colère et l’ennui. Une expression naissant de sa petite idée, somme toute basique et qui devrait porter ses fruits.
Le tout restait de savoir comment. Daikirai lui facilita la tâche inconsciemment, du moins l’espérait-il sincèrement, dans cette exquise position d’abandon, l’œil clos et le visage relevé vers le ciel. Une position pour le moins inspirante pour qui savait l’apercevoir. Et pourquoi la bel albinos ne jouerait-il pas un peu avec le hasard lui aussi ? Les réactions d’autrui pouvaient trahir autant que mentir, alors autant espérer que son idée aboutirait. Sans quoi, cela lui permettra de cerner un peu plus le mystérieux jeune homme qui était resté bien éloigné de tout contact depuis leur rencontre… Il n’avait plus qu’à agir ou partir.
(Hj : Mwé, c’est un peu mieux, les phrases sont plus claires –si on veut- x3) _________________
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