AccueilPortailFAQRechercherS’enregistrerConnexion
 

Déchéance à l'église

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivante
AuteurMessage
Callisto Agarwaen
~ Proscrit ~
~ Proscrit ~


Sexe:FémininVerseauTigre
Age : 21
Inscrit le : 19 Juin 2007
Messages : 322
Âme(s) soeur(s) : Mon coeur a perdu son amour, maintenant mon corps prend plaisir dans la chair...
Camp : Celui qui conduira à la fin des anges...

MessageSujet: Déchéance à l'église   Dim 27 Jan - 0:44

C'était alors une femme dans un état étrange qu vient soudainement fouler les lieux saints, une femme désemparée mais aussi perdue, une femme dont les idées étaient nuageuses et embrouillées, dont les yeux rosés semblaient si égarés, en colère, émus, mais dont les larmes semblaient couler rageusement le long de ses joues. Une robe noire, un dos nu et échancré, un tissu fait de dentelles et de velour, sensuelle, provoquante, parfait reflet de la jeune femme qui la portait. Un tout sombre qui faisait alors agréablement ressortir son teint laiteux... Mais ses yeux étaient rougies, ses mains étaient en sang, comme son bras. Sa longue jupe traînait alors, dont les tissus qui étaient en contact avec le sol semblait balayer le pavé gelé. On entendait le bruit de ses bottines au sein de l'église, on en entendait l'échos sourd qui s'écrasait contre les murs, renvoyés, amplifiant alors le son de sa démarche cadencée, nonchalante, pénible...

Sa longue chevelure d'ébène était divinement relevée, parsemée de broches en forme de papillons, mais aussi d'aiguille qui lui maintenant le tout. Quelques mèches venaient alors lui voilaient ses traits fins, s'immiçant dans son décolleté, sans aucune pudeur. Callisto se mordait alors ses lèvres carmins, comme pour ne pas crier, ne pas laisser échapper un hurlement de rage et de colère, pour ne pas laisser échapper sa douleur.

Elle portait sa main droite à son épaule, l'enserrant entre ses doigts frêles et fortement. On pouvait alors y dicerner une flèche qui lui traversait, elle n'avait pas pris la peine de la retirer. Les plumes blanches de l'arme étaient rougies, la pointe argentée sortait de l'autre côté, traversant de par et d'autre la chair de l'ange déchue. Sa main était ruisselante de son propre sang, son bras gauche ne semblait plus bouger, comme mort, inerte... c'était presque triste, affligeant... Mais la jeune femme avançait alors dans le long couloir de l'église qui menait à l'autel.

Dans l'immédiat, on aurait pu croire dans d'autres circonstances qu'elle menait le pas d'une mariée, ou plutôt d'une femme qui se savait déjà veuve. Les portes s'étaient lourdement ouvertes lorsqu'elle était entrée dans l'édifice, dans un coup de vent violent, laissant pénétrer des feuilles mortes dans l'allée principale.

Le silence était le plus total, il n'y avait pas un seul prêcheur, pas un seul homme saint, personne... Personne sauf une : Dieu. Oui Dieu. Cet homme qu'elle haissait tant.

Notre grande blessée trainait alors toujours, les larmes sillonnant ses joues, serrant un peu plus son épaule. Sur son trajet, on pouvait alors distinguer des gouttes de sang qui marquaient son passage. Mais que lui était-il arrivée? Pourqu'elle raison était-elle blessée? Pourquoi venir dans un lieu interdit aux proscrits?

Ce fut alors qu'elle s'arrêta devant les marches de l'autel et là, Callisto leva les yeux. Un immense vitrail brillait sous les effets de la lune, car la nuit était tombée depuis longtemps alors.
Il y avait également plusieurs statues saintes de parts et d'autres, de somptueuses colonnes de marbre, une richesse inouïe lorsque l'on connaissait la pauvreté qui régnait alors dans les rues...

Brutalement, un crissement d'oiseau vint alors briser le silence religieux du lieu de culte. C'était Abel, le plus fidèle compagnon de l'ange déchue ici présente, seul et unique camarade qu'elle possédait, unique individu qu'elle pourrait cité comme étant la personne la plus précieuse qui lui restait en ce monde... un ami.
Le corbeau de mauvaises augures vint alors se poser sur le dossier des bancs des prêcheurs, criant envers sa maîtresse puis se tut mystérieusement.

Là, le visage de Callisto se crispa avant de se mettre à s'écrier violemment.


" Toi!!!! Pauvre fou!!! Regarde ce que tu as fait de moi!!! N'étais-je pas une enfant de toi!!!! N'étais-je pas une de tes créations que tu as accablé de malheur!!!!! Monstre! Dieu immonde que tu es!!!! Regarde!!!! REGARDE MOOOOOOIIIIIIIIIII !!!!! "

Ce fut alors que notre damnée ouvrit grandement ses ailes, aussi noire que ses cheveux, aussi sombre que sa robe funeste. Ses plumes noires se mirent alors à voltiger dans tous les sens, comme lors d'une pièce de théâtre. C'était étrangement beau... et si triste.

Callisto empoigna alors la flèche qui lui traversait son épaule. Sa main se fit alors puissante et son courage plus grand. Là, elle saisit alors le corps fuselé et métalique de la flèche, et la retira lentement.

On put alors dicerner sur le visage de la belle la douleur que cet instant lui causait, serrant les dents, le front fiévreux, un teint si blanc... Elle cria alors lorsqu'elle sentit l'objet glisser dans un bruit de sucion de sa plaie, dans sa chair tendre... jusqu'à émettre un soupir de soulagement. Mais sa colère n'en fut pas apaisée.

Abel observait alors la scène silencieusement, posant ses pupilles noires sur le corps de sa maîtresse, inquiet. Quant à elle, la jeune femme commença à montrer les trois marches qui la menait à l'autel du prêtre, et posa violemment la flèche fraîchement retirée.


" Tiens!! Voilà mon sang! Voilà ton dû! Voilà le fardeau que tu m'as donné pauvre vieux fou!!! Je les tuerais!!! Je tuerais ce que tu chéris tant! Je tuerais ce que tu as préféré à ceux que tu as maudit l'existance!!! Vois ce que tu as fait de moi lorsque tu m'as tout pris par le biais de tes enfants! Tu soufriras!!! Oui tu soufriras autant que moi! "

L'ange déchue recula alors, mais en oublia les marches derrière, elle se laissa alors tomber dans le vide.....
_________________


Dernière édition par le Dim 27 Jan - 17:51, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Irion
~ Banni ~
~ Banni ~


Sexe:MasculinTaureauCheval
Age : 18
Inscrit le : 23 Jan 2008
Messages : 235
Âme(s) soeur(s) : je n'ai plus mon coeur
Camp : celui qui me fut imposé par le voleur de coeur

MessageSujet: Re: Déchéance à l'église   Dim 27 Jan - 14:52

[je me suis permis de répondre en espérant qu'un autre ange déchu est le bienvenu]

Irion s'était réfugié dans cette église qui lui semblait étrangement lugubre car elle lui rappelait étrangement les palais de l'empire de Ganj ou il avait vécu. Subaru était étrangement silencieux alors que le prince déchu était assi à coté d'une gargouille qui était censée représenté un démon. Dans un grand moment de mélancolie, Irion se trouva bien semblable à ce monstre et, alors qu'il ruminait de noires pensées, son don de ressentir les douleurs d'autrui fut éveillé.
La douleur qu'il ressentait était intense brute et désespérée et surtout si violente qu'il en tomba de son perchoir. Déployant de justesse ces ailes, Irion parvint à échapper à la chute douleureuse et, lorsqu'il se releva, il vit la porte de l'église ouverte et, à l'intérieur une femme sombre et magnifique qui lui rappelait étrangement quelqu'un. Cette femme semblait souffrir et c'était d'elle que provenait cet afflux de douleur. Irion la contempla de loin sans vouloir se révéler. Elle saignait abondemment, une fléche plantée dans son épaule. Irion semblait distinguer des larmes et son sixième sens de ressentir les douleurs fut piqué à vif ce qui fit tressaillir le déchu.

Qui-est-ce?


chuchota Subaru comme pour ne pas déranger la douleur de la jeune et magnifique femme obscur.
Mais Irion ne répondit pas et écoutait le coeur sérrer les lamentations de la jeune femme et, alors qu'elle s'approchait de l'autel, Irion, un mauvais préssentiment flottant dans l'esprit, se rapprocha silencieusment. Et alors qu'elle enleva la fléche qu'elle posa d'un air de défi sur l'autel. Elle fit quelques pas en arrière et, alors qu'elle allait tomber, Irion se précipita et la rattrapa de justesse.
_________________
Revenir en haut Aller en bas
Callisto Agarwaen
~ Proscrit ~
~ Proscrit ~


Sexe:FémininVerseauTigre
Age : 21
Inscrit le : 19 Juin 2007
Messages : 322
Âme(s) soeur(s) : Mon coeur a perdu son amour, maintenant mon corps prend plaisir dans la chair...
Camp : Celui qui conduira à la fin des anges...

MessageSujet: Re: Déchéance à l'église   Dim 27 Jan - 18:19

[pas de problème! Le sujet est libre, contente de voir quelqu'un répondre aussi rapidement! merci à toi]

Callisto était tellement désemparée alors, elle perdue dans les méandres de son coeur. Elle ne savait plus trop où elle était, ce qu'elle désirait vraiment... et ce Dieu là qui lui avait mis des obstacles par milliers dans sa vie, l'avait confronté au choix les plus terribles.... choisir entre garder sa mère et la laisser devenir folle ou la perdre mais être heureuse, choisir de garder son amour ou son propre peuple... et deviner quoi? Elle s'était toujours touvée perdante, quelque soit le choix, quelque soit la décision... et qui avait toujours le beau rôle? Dieu... Dieu et les anges aux blanches ailes, ses enfants, ses moitiés de lui... ces êtres d'une hypocrysie déconcertante. Que de folie que d'être née sous pareil ciel et étoiles!

Enfin, à présent, la tempête était en partie passée et Abel, l'ami muet qui était le sien, observait la femme qu'il aimait, sa maîtresse, sa sauveuse, s'effondrer, impuissant... ne pouvant nullement soulager sa peine, ne pouvait lui prêter une épaule, lui offrir sa chaleur... car il n'était qu'un oiseau, un maudit corbeau, une âme coincée dans un corps de volatile craint à cause des supersticions... Lui aussi maudissait le Dieu qui l'avait naître dans ce corps là. Abel... pauvre pantin de plumes sombres, pauvre petit être que tu étais...

Alors que Callisto reculait comme une poupée désarticulée, elle se laissa choir, attirée inexorablement vers le sol, avec l'attraction du pavé froid de l'église qui l'appelait, comme autrefois, quand elle avait quitté les cieux blancs pour sombrer dans l'obscurité de la terre. Mais là, alors qu'elle se préparait à l'impact inéluctable qui l'attendait, alors qu'elle savait qu'elle connaîtrait la douleur de la pierre sur ses muscles trésaillants et tremblants, alors qu'elle savait que sa peau se bleuterait sous la douleur... quelque chose de chaud la saisit, des bras, des bras musclés, des bras d'homme.... non... pas un homme... des bras d'ange, d'ange noir comme elle.

Comment cela se faisait qu'un des siens étaient ici? Pourquoi ne l'avait-elle pas remarqué lors de son entrée? Avait-elle été si aveugler par sa peine et sa colère pour ne percevoir de sa présence? Etait-ce parce qu'elle avait trop négligé son propre peuple de maintenant? Après tout... elle ne connaissait aucun autre ange déchu, elle ne les fréquentait pas vraiment... son fardeau était bien assez lourd pour se préoccuper des ambitions des autres.

Elle avait déjà rabattu ses ailes noires depuis un petit moment, mais dans sa chute, ses broches avaient glissé, délaissant alors ses cheveux d'ébène, qui glissèrent comme un voile. Ils étaient doux et parfumés. Le métal de ses objets tombèrent dans un cliquetis métallique presque imperceptible car le bruit des tissus de ses vêtements en étouffèrent le bruit.

Immobile, comme si elle ne désirait plus bouger, Callisto se laissa simplement bercer par les bras qui l'attrapèrent alors, avant de détourner son visage, sillonné par ses larmes. Ses yeux rosés se posèrent alors sur le visage de l'inconnu avec un grand calme avant de murmurer simplement.


" Que votre douleur ne soit pas égale à la mienne, car dans ce là vous êtes damnée pour l'éternité... vous vivrez dans le poid de vos péchés et de vos regrets, nulle personne ne pourra vous sauver... "

Que d'étrange parole qu'elle prononça alors mais elles furent rapidement briser par les croassements d'un corbeau. Quittant le banc des prêcheurs, l'animal vint alors se poser sur l'autel du prêtre. On pouvait entendre le bruit sourd de ses battements d'ailes faire échos dans le batiment sain.

Là, le corbeau scruta alors d'un mauvais oeil l'homme qui tenait sa dame dans ses bras, comme le menaçant de ne pas avoir de geste déplacé à son égard. Elle était en position de faiblesse et le compagnon maudit n'hésiterait nullement à l'attaquer si il faisait quoique se soit de mauvais... mauvais pour elle bien entendu...

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Irion
~ Banni ~
~ Banni ~


Sexe:MasculinTaureauCheval
Age : 18
Inscrit le : 23 Jan 2008
Messages : 235
Âme(s) soeur(s) : je n'ai plus mon coeur
Camp : celui qui me fut imposé par le voleur de coeur

MessageSujet: Re: Déchéance à l'église   Dim 27 Jan - 18:39

[Mais de rien ^^ je suis ravi de faire un sujet avec un ange déchu XD]

Alors que la jeune femme tombait dans se sbras comme s'il s'agissait d'un ralentit, Irion sentit la douceur des étoffes qui la drapaient et le parfum délicats de sa chevelure et retint son corps lui évitant ainsi la douleur que lui aurait procuré les dur pavés glaciale de l'église.
Quand soudain, Un visage d'une beauté insaississable et obscure le fixa, les yeux pleins de larmes. Cette vision lui serra le coeur et, plus que jamais, Irion avait le sentiment de connaître cette jeune femme qui semblait tellement souffrir.
C'est alors qu'elle lui parla d'une voix cristalline mais brisée par la tristesse et le désespoir. Que votre douleur ne soit pas égale à la mienne disait-elle? sous peine d'être damné pour l'éternité? Et pourtant c'est qu'il était : un ange frapper par la damnation de l'Eternel.

Je crains que nous ne sommes alors tous deux les victimes du Sadisme et de la cruauté de l'Eternel


Irion la regarda de ses grand yeux profond brillant de mélancolie et lui adressa un sourire qui se voulait réconfortant. Il n'avait pas pitié d'elle, il ne se serait pas permi, mais il la comprenait plus que personne car lui même subissait le courroux et la crauté de la fatalité.
C'est alors qu'il remarqua le corbeau qui semblait ressentir de la haine envers lui et qui le surveillait attentivement. Subaru se dirigea alors vers le volatile.

Laisse moi m'en occuper Déchu. Et ce soir nous nous régalerons d'un corbeau à la broche.
Non Subaru je te l'interdits. Il me semble que c'est le compagnon de cette jeune femme je ne te laisserai donc pas lui faire le moindre mal.


Irion reporta son regard sur la jeune femme et regarda sa blessure avant de lui dire.

Votre blessure est grave, laissez moi vous emmener à quelqu'un qui pourra vous soigner

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Callisto Agarwaen
~ Proscrit ~
~ Proscrit ~


Sexe:FémininVerseauTigre
Age : 21
Inscrit le : 19 Juin 2007
Messages : 322
Âme(s) soeur(s) : Mon coeur a perdu son amour, maintenant mon corps prend plaisir dans la chair...
Camp : Celui qui conduira à la fin des anges...

MessageSujet: Re: Déchéance à l'église   Lun 28 Jan - 1:06

Il était étrange de voir O combien les êtres tels que les anges déchus étaient plein de contradiction, tellement paradoxal dans leur façon d'être... Après tout, ils n'étaient pas un peuple à part entière en soit, non... une communauté seulement, une poignée de gens que l'on avait excaumunié des cieux pour ne pas avoir voulu jouer le jeu, pour ne pas vouloir sombrer dans le conformisme, pour ne pas avoir obéi aux règles de bien séance. Et pourtant, dans chacun de ses êtres, il existait un aspect si doux et angélique... Etait-ce seulement en apparence? Non, c'était dans leur sang corrompu... Ils étaient une énigme, d'anciennes personnes vertueuses qui étaient tombées dans l'obscurité et les méandres du mal, des personnes ayant fauté, commis le péché du crime pour la plupart...

Lorsque le regard de la belle se posa sur son congénère, celui-ci semblait se montrer rassurant, doux et compatissant avec la demoiselle qui alors était en sanglot dans ses bras. Là, sa plaie continuait lentement à saigner, salissant par la même occasion les vêtements de son camarade, mais dans la situation actuelle, cela avait bien peu d'intérêt. Il lui souriait avec des paroles pleines de bon sens lorsqu'elle y réfléchissait un peu.. il était un déchu lui aussi, il était damné à sa façon.

Callisto ne semblait pas alors répondre, elle tenta seulement de lui rendre une esquisse joviale du bout des lèvres, en coin, timide et fatiguée, un petit sourire délicat sur son opalin visage aux reflets nacrés et aux expressions lunaires. Ses yeux rosés étaient si doux alors et emplis de mélancolie.

Ce fut alors que le compagnon du jeune homme commença à vouloir se montrer agressif envers Abel. En guise de réponse, comme pour tenter d'effreyer l'animal, le corbeau ouvrit grand ses ailes et les batties dans le vide, secouant alors ses plumes, avant de se mettre à croasser à répétition. Son cri résonna alors dans un échos assourdissant dans l'église, c'était lugubre et n'annonçait rien de bon.

Cependant, le jeune homme déchu retint alors son compagnon et le pria alors de ne pas effleurer Abel. Sur ses mots, le corbeau prit son envol pour venir sautiller sur le pavé du sol, et se rapprocher de sa dame. L'animal semblait si inquiet...

C'était ainsi que vint la proposition inévitable d'emmener la demoiselle dans un lieu approprié, pour qu'elle rencontre un individu apte à la soigner. Mais ce fut alors que la jeune femme glissa une nouvelle fois dans un petit mumure quelques paroles.


" Il y a des blessures qui ne peuvent être soignées ni cicatrisées.... ma blessure n'est nullement grave, mais simplement surprenante... plus de douleur et de peur que de mal en soit... je me dois juste d'être pansée mais aussi un besoin inéluctable de repos après le sang versé... "

Callisto tenta alors de se redresser légèrement, ses muscles endoloris lui faisaient alors mal mais qu'importe... elle en avait peut-être trop fait, mais elle estimait qui lui restait encore assez de dignité pour repartir, quitter ce lieu qu'elle avait souillé de son sang, provoquant l'Eternel, comme l'appelait si bien l'inconnu.
_________________
Revenir en haut Aller en bas
Irion
~ Banni ~
~ Banni ~


Sexe:MasculinTaureauCheval
Age : 18
Inscrit le : 23 Jan 2008
Messages : 235
Âme(s) soeur(s) : je n'ai plus mon coeur
Camp : celui qui me fut imposé par le voleur de coeur

MessageSujet: Re: Déchéance à l'église   Lun 28 Jan - 20:23

Irion regarda alors le corbeau aux ailes aussi noires que la nuit qui s'était approché de la dame dont il semblait être le compagnon. Lui aussi semblait si inquièt.
C'est alors que la jeune damoiselle s'adressa à lui de sa voix faible mais douce. Tant de douleur dans cette voix si belle. Irion la regarda dans les yeux et vit qu'elle semblait lui sourire.
C'est alors qu'elle essaya douleureusement de se lever et se dirigea vers l'entrée de l'église.

Attendez!


Irion se précipita derrière elle et lui prit la main.

Laissez moi panser votre blessure.


Il arracha alors la manche de sa tunique et s'employa avec délicatesse à faire un garot efficace. Irion se servit aussi de son pouvoir de la glace pour cicatriser un peu la plaie et empecher le sang de couler.

J'espère que cela tiendra suffisemment longtemps jusqu'à ce que la plaie cicatrise bien.


Il la regarda encore. Il remarqua que même si le sang avait taché ses vêtements, elle n'en était pas moins belle et pourvu d'une certaine prestance.

Je me nomme Irion Shidori et vous êtes?

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Callisto Agarwaen
~ Proscrit ~
~ Proscrit ~


Sexe:FémininVerseauTigre
Age : 21
Inscrit le : 19 Juin 2007
Messages : 322
Âme(s) soeur(s) : Mon coeur a perdu son amour, maintenant mon corps prend plaisir dans la chair...
Camp : Celui qui conduira à la fin des anges...

MessageSujet: Re: Déchéance à l'église   Lun 28 Jan - 21:56

Sa fierté avait été salie, sa bonté peut-être perdue... allez savoir. Tout ce qui animait alors la jeune femme était une grande frustration, et toujours en colère, bien que celle-ci s'était amoindrie après s'être défoulée. Il fallait que sa rage sorte, il fallait qu'elle cesse d'étouffer toutes les rancoeurs qui l'accablaient. Mais comment avait-elle fait pour être blessée? Pourquoi s'était-elle directement rendue ici pour avoir un entretien avec le seigneur?

En tout cas, intérieurement, elle fut soulagée qu'il n'eut ici, dans ses murs de pierres gelés, aucun homme de Dieu, aucun religieux car elle n'aurait pas donné cher de leur peau. Ces êtres là qui se disaient en affiliation avec le seigneur et qui le priaient, et le nommaient communément "père" l'écoeuraient. Il n'y avait pas plus agaçant pour elle que ces personnes qui pensaient qu'elles seraient sauvés et pardonnés. Pourquoi Dieu pardonnerait à des Humains et autres créatures alors qu'il était incapable et chassa les anges perdus de son royaume?

Ingrat seigneur! Haut traître que celui-ci! Callisto ne rêvait que d'une seule chose, trouver la paix mais aussi retourner la monnaie de la pièce à ceux qui prétendaient tout connaître, ses êtres qui se caractérisaient bon de façon prétentieuses et qui n'avaient pourtant rien, Hooo non rien, de bon en eux. Les bonnimenteurs la mettaient dans tout ces états, les hypocrites n'avaient pas leur place ici... Pauvre fou, brebis égarée comme IL disait... Tes enfants périront par ta faute, O toi le père!!

Calmement, ramenant toutes ses forces dans ses membres meurtris, elle se redressa et s'apprêtait à quitter les lieux saints. C'était bien trop insoutenable que de se tenir dans cette église qui ne faisait qu'étendre la tâche noire des ténèbres qui encrachaient son coeur.
Mais n'eut-elle pas fait deux pas, que la voix masculine de l'inconnu l'interpella afin de l'arrêter dans sa démarche inconsidérée. Que de folie que de repartir ainsi. Ce n'était vraiment pas sage de la part de l'ange déchue.

D'un geste lent, elle se retourna simplement face à l'appel de son congénère, qui finit par ailleurs par lui saisir la main afin de la retenir. Elle baissa les yeux quelques instants... c'était étrange.. plus personnge ne lui avait tendu une main compatissante depuis des années déjàs, ou peut-être quelques mois... elle ne savait plus trop... la notion du temps était quelque chose que l'on perdait rapidement, surtout lorsque l'on était une ange. Les seules fois où il y avait un contact avec autrui ce n'était que pour blesser ou tuer... jamais pour une poignée de main amicale, ou la caresse d'un amant... Tout ceci était bien trop lointain.

C'est alors qu'elle releva la tête et sourit simplement face à lui.


" Vous avez toute ma gratitude pour votre geste. Rares sont les personnes qui se montre aussi charitable de nos jours... les temps sont si durs que l'on a tendance à ne regarder que son propre nombril... Merci pour cela. "

Ce fut alors qu'elle observa le moindre de ses gestes qui lui pansaient sa blessure. Il faisait cela avec délicatesse, mais Abel, jaloux, lui refit alors ses yeux noirs. Il fallait dire que l'oiseau ne supportait rien lorsque l'on s'approchait trop d'elle, il considérait qu'il ne devait être le seul qui posséde le priviliège d'être avec la dame. Très étrange de la part d'un animal dont l'un des rêves était de devenir ce qu'il détestait plus que tout : humain.

Une fois le pansement provisoire mis en place, Callisto le salua simplement d'un mouvement de tête pour le remercier une nouvelle fois. L'ange déchue était une femme bien loin d'être ingrate et elle le montrait très bien.


" Tu n'as nullement à t'en faire pour cette plaie... ce n'est pas la première fois que je me vois blessée... cela ne sera certainement pas la dernière non plus... Néanmoins, je te remercie encore une fois, je te serais redevable pour ce geste. "

Et ce fut alors que l'inévitable se produit, il se présenta alors simplement comme le voulait les convenances. En temps normal, la jeune homme aurait très bien pu tourner les talons et ne pas désirer entrer dans ce genre de conformalité de la politesse, et ainsi ne pas s'attacher, ou s'en faire un ami ou quoique se soit d'autre du genre après tout... Elle avait déjà tellement de mal à se gérer elle-même...

D'une voix douce, tentant de glisser un léger sourire sur ses lèvres carmins, elle tenta de lui répondre, d'une voix qu'elle voulait agréable, douce et suave.


" Je me nomme Callisto Agarwaen... Enchantée de faire la connaissance d'un congénère... nous sommes assez rares sur ces terres... Quant à ce corbeau qui me suit et me protège, c'est mon compagnon Abel. "

Le corbeau croassa alors soudainement, montra qu'il était toujours présent. Il s'envola pour venir se percher au-dessus de l'une des portes et contemplait la scène.
_________________
Revenir en haut Aller en bas
Irion
~ Banni ~
~ Banni ~


Sexe:MasculinTaureauCheval
Age : 18
Inscrit le : 23 Jan 2008
Messages : 235
Âme(s) soeur(s) : je n'ai plus mon coeur
Camp : celui qui me fut imposé par le voleur de coeur

MessageSujet: Re: Déchéance à l'église   Mar 29 Jan - 20:51

Alors qu'il terminait le pansemant avec toute la délicatesse dont il était capable et qu'elle le remerciait sincèrement pour cela, Irion attendait mainteant qu'elle se présente avec impatience car au fur et à mesure qu'il la cotoyait, elle lui rappelait de plus en plus la princesse qui était devenu déchue également par sa faute. Et tout ça pourquoi? pour l'amour? Une des valeur louable selon l'eternel mais n'est-ce pas se mentir que de croire en la stabilité de telle sentiment? Un marchand d'illusion, voilà ce qu'était le "Père" de toute de vie, soi-disant, et ceux qui n'y croyait plus avait le malheur de voir la vrai nature de l'Eternel, un despote qui veillait avec une jalousie tyrannique sur le paradis et qui n'avait aucun scupule à les expulser de ses Terres, les jugeant impur, déchu.
Mais déchéance de quoi? aux yeux des autres? Irion, depuis qu'il était déchu s'était aperçu que se croire heureux en tant qu'ange était une autre des illusions de Dieu et pour rien au monde il ne voudrait redevenir ce qu'il était. Il ne souhaitait juste que la disparition de ses souffrances entraînées par sa "déchéance".
Les anges, laquais d'un divin charlatan, sont supérieur hein? Pourtant ce sont eux qui ont bannis celle qu'il aimait et pourquoi? parce qu'elle n'était plus bercée par les illusions de Dieu. Mais ils en ont payé les frais, ils sont tous morts et Irion, malgré toute la souffrance et la mélancolie qu'il avait ressenti suite à cela, fut satisfait de son crime dans la mesure où cela avait détruit l'un des paradis sous la coupe de Dieu.
C'est alors qu'elle se présenta et, lorsqu'elle révéla son nom : Callisto Agarwaen, Irion senti la déception l'envahir. Jamais il ne pourrait retrouver celle qui lui donnait encore la force d'espérer.
Il se tourna alors vers un vitrail représentant la colombe, symbole de paix.

Tu peux rire, te délecter de nos souffrances mais lorsque tu payera le prix de tout ce que tu as fait, il sera lourd si lourd que ne serait-ce que ton nom sera enchainé dans les profondeur de l'oubli.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Callisto Agarwaen
~ Proscrit ~
~ Proscrit ~


Sexe:FémininVerseauTigre
Age : 21
Inscrit le : 19 Juin 2007
Messages : 322
Âme(s) soeur(s) : Mon coeur a perdu son amour, maintenant mon corps prend plaisir dans la chair...
Camp : Celui qui conduira à la fin des anges...

MessageSujet: Re: Déchéance à l'église   Mer 30 Jan - 14:47

Callisto semblait alors avoir retrouvé son calme, sa sérénité, et son visage en était la preuve. Etonnemment, il n'était plus crispé par la douleur, ses traits étaient parfaitement lisses et doux. Le froid que le jeuen homme avait appliqué quelques secondes plus tôt, alors qu'il la pansait grossièrement avait un très bon pouvoir anesthésiant. Notre belle ange noire ne possédait pas ce don là, ni celui de guérir... Non, tout ce qu'elle possédait était de l'ordre de l'ombre, comme si son coeur était devenu charbonneux, les dons que la nature lui avait gracieusement offert l'étaient tout autant... Ironique non? Si elle était restée une ange, une de ses êtres aux blanches ailes, guérir, elle le pouvait... elle se souvenait de cela comme si c'était hier, et la curieuse sensation de se sentir étrangement bien et fière de soit lorsque l'on sauvait un individu... Mais tout cela était une autre vie, une époque où ces gestes gratifiants avaient un sens pour elle, lorsqu'elle se pensait aimé, lorsqu'elle se croyait protégé... Maintenant, elle n'était plus que l'ombre de cette bonne femme d'autrefois, toutes ces sensations l'avaient quitté depuis bien des années. A présent, elle arrivait à se soulager de façon malsaine en enfonçant un poignard dans la chair blanche d'un ange, comme si à chaque fois elle portait un coup au seigneur directement... Il les méritait... oui il les méritait bien pour toutes les souffrances qu'elle avait enduré sans broncher... Son ancien peuple se voilait la face, jouant les juges hypocrites, elle en était devenue à présent la main du bourreau.

Bien que la douleur de sa blessure ne semblait plus la torturer, lorsqu'elle trouva le courage et également la volonté de se présenter, Callisto sentit une forme de déception chez son camarade. Pourquoi donc? Etrange... Surtout qu'elle ne l'avait jamais rencontré auparavant, ou n'en posséder nullement les souvenirs. Un comportement bien énigmatique mais elle lui était redevable, elle ne chercherait pas à en savoir plus, cela serait déplacée de sa part.

La damnée l'observa alors lorsqu'il tint un subtil discours contre l'Eternel. Il avait son regard rivé sur une colombe délicatement représentée sur le verre d'un vitrail. Callisto détestait les églises mais elle leur reconnaissait un certain charme, notemment dans l'architecture sobre et froide. Néanmoins, l'atmosphère y était étouffante et pesante.
A cette vue, elle ironisa dans son esprit cette situation. Cet oiseau blanc était l'antipode même de son compagnon Abel, toujours représentait comme le messager de la mort ou du malheur, alors que la colombe possédait une grande symbolique de félicité. Le plus curieux était de savoir que sans Abel, l'ange noire se serait perdue depuis longtemps, son soutien, sa présence la réconfortait, il était son seul ami véritable, bien qu'il ne soit qu'un oiseau.

La jeune femme détourna alors ses yeux rosés vers l'apprenti guérisseur. Stoïque, elle trouva tout de même la force de lui sourire à nouveau, bien que rien ne prêtait alors à afficher pareilles esquisses sur son visage opalin.


" Je constate que je ne suis nullement la seule à porteur rancune à Dieu le père... Votre colère est aussi dicernable que la mienne... j'aurais dû m'en apercevoir lorsque vous m'avait rattrapé tout à l'heure. "

Soudainement, le corbeau se mit à croasser, attirant ainsi l'attention de sa maîtresse. Lentement, elle détourna la tête vers lui, balayant sa longue chevelure d'ébène, puis elle asquiéçat énigmatiquement. Là, son compagnon prit son envol pour se rediriger en direction de l'autel, puis se posa sur le sol. Sautillant, il se saisit délicatement des barettes que la jeune femme avait perdu dans sa chute dans son bec, soigneusement, comme pourrait le faire un serviteur.

Une fois cela fait, il revint de lui-même, prenant pied sur les bancs de l'église et posa les bijoux sur le bois de ceux-ci. Callisto se tourna vers lui et le salua d'un mouvement de tête.


" Merci Abel de ton attention..."

N'étant pas capable de se coiffer puisque l'un de ses bras n'était plus valide, elle se saisit simplement des objets, les enserrant dans son poing. Puis, elle s'en retourna vers son congénère déchu et lui tint alors ce language.

" J'espère que vous trouverez de quoi soulager votre colère... l'ami...."
_________________
Revenir en haut Aller en bas
Irion
~ Banni ~
~ Banni ~


Sexe:MasculinTaureauCheval
Age : 18
Inscrit le : 23 Jan 2008
Messages : 235
Âme(s) soeur(s) : je n'ai plus mon coeur
Camp : celui qui me fut imposé par le voleur de coeur

MessageSujet: Re: Déchéance à l'église   Mer 30 Jan - 20:47

Irion la regarda droit dans les yeux, aussi sérieux et calme qu'il pouvait l'être.

. Si je vous dit que, au début de mon existence en tant qu'ange déchu je souffrait horriblement de ne plus être un ange, et que maintenant je souffre d'en avoir été un, me direz vous pourquoi une telle incohérence dans mes sentiments?


Une telle incohérence en effet. Irion aurait tout donné, il y a si peu de temps pour redevenir l'être aux ailes aussi blanche que la pureté elle-même qu'il était avant, pour devenir roi d'un royaume aussi beau que paisible. Mais maintenant il savait à quel point cette pureté n'était que faux semblant et Irion soupçonnait même les rois de son royaume de n'être que des pions du grand échiquier de L'Eternel. Si il était devenu roi, aurait-il eu encore la moindre liberté ou ne serait-il devenu qu'un vulgaire esclave, veillant à entretenir aussi pafaitement que possible l'illusion de paix et de pureté que Dieu suscitait chez tout ses fidèles.
Enfant, on lui avait dit que les anges était les élus de l'éternité et pourtant, Irion se rendait compte à quel point ces êtres se mentait à eux même et tôt ou tard, ils payeraient le pris de leur naïveté.

Je ne sais pas si nous sommes plus à plaindre que les anges, car nous avons regagné une certaine liberté contrairement à eux qui resteront sous la tyrannie de Dieu tant que leurs yeux resteront clos à la vérité.


Subaru qui était resté à une bonne distance s'approcha d'eux et leur dit d'un murmure.

Quelqu'un vient.


Et, comme pour donner raison au Sans-coeur, un prêtre fit son entrée quelques instants plus tard. Les deux anges déchus n'eurent pas le tant du moindre geste qu'ils furent repérés. Le prêtre, apeuré, s'enfuit en courant.

Nous ferions mieux de partir maintenant de nous même avant que l'on nous chasse à coup de fourches et de flêches.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Callisto Agarwaen
~ Proscrit ~
~ Proscrit ~


Sexe:FémininVerseauTigre
Age : 21
Inscrit le : 19 Juin 2007
Messages : 322
Âme(s) soeur(s) : Mon coeur a perdu son amour, maintenant mon corps prend plaisir dans la chair...
Camp : Celui qui conduira à la fin des anges...

MessageSujet: Re: Déchéance à l'église   Mer 30 Jan - 22:52

Etrangement, la réponse que lui confia alors l'ange déchu qui l'accompagnait de la surprit nullement. Cette dualité dans ses sentiments, cet envie de revivre comme avant, de ne jamais avoir fauté et rester dans un monde complésant et insceptisé par l'image d'un monde idyllique où tout était beau, tout était blanc, tout était pur... Un conformisme rassurant... Cependant, Callisto n'était du même sang que ce Irion, ou tout du moins, n'avait jamais vécu la chose sous cet angle.

Sa déchéance? Une souffrance... néanmoins, elle n'avait jamais ressenti le besoin de retourner dans les cieux, de désirer retrouver ses blanches ailes, si ce n'est peut-être la meilleure considération que l'on montrait à ses êtres tout bons. Quoique finalement cela serait fausser son image... elle avait fauté, ses ailes noires en étaient le témoignages, pourquoi les troquer?

En tout cas, la jeune femme se tenta tout de même à lui apporter une vague réponse, ou plutôt une hypothèse qui pourrait lui expliquer le pourquoi du comment de l'incohérence de ce qu'il ressentait.


" Cette incohérence...Mmmm.... bien des anges déchus l'ont certainement ressenti... ceux qui autrefois étaient des êtres bons et aimants... du moins je suppose... Lorsque l'on chute, on sait le lien avec le seigneur qui s'efface, qui s'éteint, on sent la lumière qui nous quitte... celle-ci t'était si douce, si rassurance, si chaleureuse... c'est toujours difficile, c'est comme couper le cordon ombilical... et on regrette... on regrette notre geste et le cocon qui était le nôtre... mais c'est après, lorsque tu mûris, lorsque tu grandis... tu finis par te rendre compte que ce qui te rassurais alors n'était qu'une cage, que tu as toujours été prisonnié de ta condition, que tu n'avais jamais eu le choix, que tu étais conditionné... tu finis par haîr ce que tu as été car tu n'as jamais goûté à la liberté... "

Sombrer dans la déchéance n'était pas seulement un état de fait, mais aussi un état d'esprit. C'était une voie que l'on quittait pour une autre, plus rude, plus sombre, plus douloureuse car cette voie était celle de la solitude, celle où l'on connaissait le regret, celle où les sourire se faisait rare, où le bonheur se frayait difficilement un chemin... un destin tortueux en perspective qui devait donner le temps au temps, et permettre de s'habituer simplement à entreprendre un tel voyage.

Irion soutint alors un autre discours. Callisto ne prit pas vraiment la peine de répondre, elle haussa simplement les épaules, avec un léger sourire. Elle se souvint avoir eu se genre de discution avec un autre homme, un autre déchu même... finalement c'était toujours l'éternel question... Qu'est-ce qui était vraiment le mieux? Etre un ange déchu ou un ange tout court? Il y avait du bon et du mauvais dans chacun des cas... Et Callisto serait incapable de nier les bonnes choses, rares certes, qu'elle avait vécu dans les cieux.

Enfin bref... tout cela fut coupé court quand le compagnon de son congénère vint les avertir de la présence d'un homme. Là, un prêtre pénétra dans les lieux, mais rapidement, une fois qu'il perçut la présence des deux anges maudits, il prit ses jambes à son cou pour prendre la fuite.

C'est alors que Irion proposa à la dame blessée qu'elle était plus judicieux de quitter les lieux car l'homme religieux risquait de rameuter du monde, et par forcément des gens complaisants.


" Vous avez raison... Les éclésiastiques sont des gens assez peureux qui paniquent pour un rien... Quittons les lieux présentements... Abel? Montre-nous le chemin. "

Le corbeau croassa, sortit tranquillement de l'église avant que sa silhouette noire ne disparaisse. Là, Callisto lui emboita le pas, avant de se retourner vers Irion une fois sur le seuil de l'édifice saint.

" Souhaitez-vous venir avec moi? Où continuer votre chemin? Si c'est ma voie de damnée que vous voulez... suivez le corbeau.... "
_________________
Revenir en haut Aller en bas
Irion
~ Banni ~
~ Banni ~


Sexe:MasculinTaureauCheval
Age : 18
Inscrit le : 23 Jan 2008
Messages : 235
Âme(s) soeur(s) : je n'ai plus mon coeur
Camp : celui qui me fut imposé par le voleur de coeur

MessageSujet: Re: Déchéance à l'église   Ven 1 Fév - 23:05

Alors qu'Irion allait partir de son côté et elle du sien, Callisto lui proposa de manière fort aimable et poétique à l'ange déchu qu'il était libre de l'accompagner.
Le prince déchu trouva cette proposition fort interessante car cela faisait une éternité qu'il n'avait pas éprouvé le plaisir d'avoir de la compagnie, de discuté avec quelqu'un qui lui était semblable, de ne pas être craind et de provoquer la fuite de ceux l'approchant. En fait, plus précisement, cela faisait depuis qu'il était un ange déchu qu'il n'avait pas eut la sensation d'avoir de la compagnie si bien qu'il en était presque venu à oublier a quelle point cela pouvait être agréable.
Irion alla accepter avec joie lorsqu'il repensa à l'état de folie meurtrière dans lequel le voleur de son coeur pouvait le plonger à tout instant. Or cet état pouvant mettre en danger Callisto, Irion se vit dans le devoir de l'avertir du danger.

Je me ferais une joie de vous tenir compagnie mais cependant je dois vous mettre en garde.


Alors, la regardant droit dans les yeux, il posa la main sur sa poitrine, là où se trouvait son coeur et lui dit d'un ton tout a fait calme et serein:

Vous devez savoir que le fait que mon coeur m'ait été arraché, confère à celui qui me l'a volé le pouvoir d'agir sur moi et de me forcer à faire des choses atroces contre mon gré et parmi c'est chose il y a le meurtre. Cette situation pouvant vous mettre en danger, je préférais vous mettre au courant.


Et alors qu'il continuait à la regarder dans les yeux, une lueur énigmatique dans le regard, il ajouta d'un ton presque nonchalent :

Cependant si cela vous fait changer d'avis à mon égard et que vous préferez continuer seule, je comprendrais parfaitement.


Puis il s'approcha de Abel et caressa doucement les plumes de l'oiseau.

Mais si vous n'y voyez aucune objection, je suivrait bien la voie du corbeau.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Callisto Agarwaen
~ Proscrit ~
~ Proscrit ~


Sexe:FémininVerseauTigre
Age : 21
Inscrit le : 19 Juin 2007
Messages : 322
Âme(s) soeur(s) : Mon coeur a perdu son amour, maintenant mon corps prend plaisir dans la chair...
Camp : Celui qui conduira à la fin des anges...

MessageSujet: Re: Déchéance à l'église   Sam 2 Fév - 0:36

Il était rare que la jeune femme aux infinis cheveux d'ébène ne propose ainsi sa compagnie à autrui. Avec le temps, depuis sa déchéance, elle avait appris à ne vivre qu'avec elle-même et son animal Abel, de telle façon que toute humanité ne lui était pas vraiment agréable ou seulement dans des moments de faiblesse. Cependant, le paradoxe était tel que la jeune femme aimait à jouer les dames provoquantes à ses heures perdues, à jouir de la vie étant donné qu'elle ne possédait plus rien, à fabuler dans ses rêveries morbides et sa vengeance, unique but qui lui restait... entre autre. Ce n'était que les rares moments où elle se permettait d'ailleurs de se mêler à la foule...

Néanmoins, Irion n'était pas une personne banale alors, mais un ange déchu, un être tout comme elle qui a connu la gloire du seigneur, un homme qui a perdu ses anciennes raisons de vivre pour on ne sait quelles nouveaux objectifs. Ils avaient tout deux des similitudes... peut-être pas exactement les mêmes, des parcours différents mais qui les menèrent inexorablement à leur situation présente.

Mais ce fut alors qu'elle sentit en lui comme une forme de réticence, quelque chose semblait l'agacer ou le gêner... Intuition qui trouva une réponse dans son propre discours qui ne tarda pas.
Callisto se retourna dans un mouvement lent dans sa direction, et le fixa alors de ses yeux endormis et fatigués.

Il devait la mettre en garde? Voilà quelque chose de fortement amusant et d'ironique. Finalement, son congénère se révélait être un personnage curieux et attisa alors le grand défaut des femmes, celui-là même qui consuisit Pandore à laisser échapper tous les maux du monde... Diablesse de femme que voilà!

Cependant, la réaction de la damnée face à cette révélationfut assez surprenante car elle ne semblait nullement effrayée, bien au contraire, un bref et timide sourire apparut aux coins de ses lèvres carmins. Elle ne tarda alors pas à lui répondre...


" Ho? Me mettre en danger? Je me suis toujours ris du danger depuis que j'ai chû du ciel voyez-vous... De plus, je crois que vous avez plus à craindre de moi que le contraire... aussi étonnant que le laisse présager les apparences... oh! Tant que j'y pense... j'ai un grand nombre d'ennemi... certains anges sont à ma poursuite... j'espère que, dans le cas où vous choisirez ma voie, vous pourrez vous trouvez confronter à d'anciens compagnons. Quant à ma sécurité, ne vous en inquiétez nullement, j'ai plus de cordes à mon arc qu'il n'y paraît encore... même si l'état dans lequel je suis semble prouver le contraire..."

Ironique? Oui, certainement, et son sourire faiblard en marqua d'ailleurs la chose. Blessée mais elle n'en perdait pas son caustique, voilà bien une des marques de la jeune femme.

Tranquillement, elle s'en retourna, ne laissant que ses yeux glissés sur la silhouette du déchu avant de braquer son regard sur le chemin à suivre. Abel commençait lui aussi à aprécier l'individu avec qui il paratageait une chose : des plumes noires. Mais il ne fallait certainement pas croire que la gentillesse de l'animal était acquise, il était assez changeant...

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Irion
~ Banni ~
~ Banni ~


Sexe:MasculinTaureauCheval
Age : 18
Inscrit le : 23 Jan 2008
Messages : 235
Âme(s) soeur(s) : je n'ai plus mon coeur
Camp : celui qui me fut imposé par le voleur de coeur

MessageSujet: Re: Déchéance à l'église   Dim 3 Fév - 17:37

Irion écoutait attentivement Callisto sans quitter des yeux l'énigmatique et léger sourire qui avait orné ses lèvres écarlates.
Visiblement, elle ne semblait pas du tout impressionée et c'était exactement ce que Irion voulait, ne pas, pour une fois, effrayer les gens qui l'entourent et provoquer leur fuite.
En fait, tout être vivant à peur du changement et de la différence, en effet même Irion avait peur de ce qu'il ne connaissait pas mais lui aumoins essayait de ne pas le montrer.
Il était donc, en quelque sorte, normale et bien venu que Callisto fasse preuve d'autant d'assurance et Irion lui-même se sentait un peu plus en sécurité en présence de queqlu'un qui, malgré les apparence avait beaucoup de points commun avec lui.
C'est alors qu'elle lui révéla que, si il la suivait, il pourrait en arriver à se retrouver confronté à d'anciens compgnon.
D'ancien compagons? Qu'elle se rassure, il y avait au moins une chose dont Irion était sûr quant à ce qu'il avait fait au moment de devenir un ange déchu : il n'avait laissé aucun survivant de son royaume derrière lui et donc, par conséquent, aucun compagnon avec lequel il pourrait se retrouver confronté maintenant.
Ainsi, c'est avec une voix où pointait une tristesse presque imperceptible qu'il lui dit.

Soyez sans inquiètudes, il n y a plus aucun compagnon ange contre lequel je pourrais être amener à me battre, je les ai déjà tous tué.


Et, alors qu'ils s'apprétèrent à sortir de l'édifice, des voix hostiles leur parvinrent et, des lueurs rouges flamboyante vacillait derrière les vitraux, comme si le feu entourait l'église.

Nous avons trop tardé, les villageois sont là et semblent nous être hostile. Il nous faut trouver un moyen de partir sans nous faire remarquer.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Callisto Agarwaen
~ Proscrit ~
~ Proscrit ~


Sexe:FémininVerseauTigre
Age : 21
Inscrit le : 19 Juin 2007
Messages : 322
Âme(s) soeur(s) : Mon coeur a perdu son amour, maintenant mon corps prend plaisir dans la chair...
Camp : Celui qui conduira à la fin des anges...

MessageSujet: Re: Déchéance à l'église   Lun 4 Fév - 0:41

Callisto ne semblait plus réellement prêter attention à Irion, en apparence seulement. Il était vrai que le dos tourné, bien qu'elle mettait peut-être l'un de ses meilleurs atouts en vue à cet instant là, n'était pas ce qui semblait le plus chaleureux dans l'immédiat. Cependant, elle avait le pas nonchalant et ralentis, pas seulement à cause de sa plaie, mais parce qu'elle attendait alors son congénère.

Sa blessure.... on aurait pu presque l'oublier. Le piteux pansement que le jeune homme lui avait fait semblait tenir pour l'instant, mais le tissu était rougie du sang de l'ange déchue. Et il était étrange de voir que sa couleur rouge contrastait avec merveille avec le teint laiteux de sa peau, mais aussi de sa chevelure noire. Trois couleurs : blanc, noir, rouge... Le blanc laissait à penser la majestuosité qui fut la sienne autrefois, celle de l'ange aux grandes ailes immaculées, de sa douce peau... Le noir était la marque de sa partie sombre, de sa déchéance, du mal qui s'était empreigné en elle et qui entâchait son coeur. Le rouge, image de la passion dans tous les sens du termes, celle de la souffrance, celle de l'amour, celle de la haine, de la colère... Trois couleurs qui incarnaient l'essence de la jeune femme.

Elle s'arrêta alors soudainement, et ne tourna que la tête légèrement sur le côté. Là, on put percevoir ses cheveux glisser sur elle, somptueusement, et son regard rosé en biais se tournait légèrement en direction de Irion.


" Tu m'en vois à la fois navrée et ravie... au moins tu pourras te défendre sans sourciller dans le plus terrible des cas... bien que je me doute que se soit sur toi qu' ils lèvent la main... "

Ce fut alors que les mots de l'ange furent brisés par un vacarme sourd qui venait de l'extérieur. C'était assez aisé de reconnaître une petite meute de villageois, sans doute alertée par le prêtre peureux... des navrants prieurs qui voulaient protéger leur église... que de fous... des sans esprits.

Ce fut alors que Irion pria la jeune femme de quitter les lieux mais n'eut-il pas le temps de continuer que ses propros que Callisto fit apparaitre ses immenses ailes noires. Elles étaient si grandes, si belles, si sombres.


" Ne négligeons pas nos atouts... "

Une fois dehors, la damnée battit alors des ailes, là les villageois s'apprêtèrent à arrivée mais qu'importe... elle était lancée... le vent siffla dans ses plumes, puis d'un bond, l'ange déchue s'envola... des croassements, des battements... puis plus rien... le silence retomba...
_________________
Revenir en haut Aller en bas

Déchéance à l'église

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivante

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Le pouvoir du Yin et du Yang :: La ville :: L'église-