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~~Concour de texte 1~~

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Akari Mitsuko
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MessageSujet: ~~Concour de texte 1~~   Sam 21 Avr - 21:28

Oyé Oyé le peuple de Yn Yang

ici aurat lieux le premier concours d’écriture de texte
tout le monde peut participer a ce concours , il vous suffit de m’envoyer vos texte dans le temps impartit et si vous rencontré un problème et que vous le désirez vous pouvez demander un délais .


C’est quoi le concours ?
Il consiste en ce que les concurrent sur base d’une image donnée invente une histoire de leur choix .Une histoire qui expliquerait l’histoire de l’image , le pourquoi le comment et le passé de la personne ou lieux dans une histoire toute belle de leur invention .

Nombre de concurrent :
aucune limite

Nombre de ligne par texte :
minimum 10 ligne ( pour que le concours garde quand même un léger niveaux et une difficulté .) et de préférence faite attention a votre orthographe et éviter les langage sms ou gif dans vos texte

Image du concours 1 :

aller on commence par un amour XD a vous de voir triste heureux , traîtrise mensonge , fantaisiste , futuriste ou autre ….si cette image représenté le début l, a fin , un souvenir , ou si il serait bien en couverture lol
bref tous a votre imagination !

Temps impartit pour rentre votre texte :
le 10 mai

pour toute question rendez vous sur ce topic
http://yinandyangpower.forumactif.com/Hors-Jeu-c1/Flood-f4/Fanart-et-Fanfics-f99/Concour-de-texte-p160300.htm#160300

Les création sont a m’envoyer par mp

Toute les création seront postée a la suite de ce message , puit quand ce sera fini , un vote sera mit en place ..pourquoi les poster petit a petit ? pour permettre aux gens de bien les lire tranquillement et pas les avoir tous d’un cous .

Préparer votre clavier et bonne chance a tous .

ne pas poster suite a ce message


[center][color=red]Oyé oyé les vote sont lancé

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Akari Mitsuko
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MessageSujet: Re: ~~Concour de texte 1~~   Mer 25 Avr - 18:41


Pouple
Texte 1
nom de l'auteur : Erika Chiina


1+1 =1.
Ainsi fut la logique de Téros et de Sierra, ensemble.
Leurs doigts qui s'entrelaçaient pour ne former qu'une seule main, ce regard alourdit de tendresse quand ils détaillaient le visage de l'autre, ces gestes remplit de douceur quand ils portaient la main vers l'autre, leurs deux coeurs qui s'unissaient en un seul battement…
C'était un amour fiévreux et unique, d'une pureté sans pareille.
Seulement, ces deux êtres connaissaient la lourde vérité qui pesait sur leurs épaules.
Ils savaient qu'ils vivaient d'un amour interdit et banni de leurs deux races. Lui humain, elle princesse des fées…rien que leurs niveaux si différents au sein de leur société leur interdisait de se rencontrer ne serait-ce que pour parler du beau temps.

Mais que faire si l'amour devient plus fort que tout ?
Et qu'est-ce qui peut résister aux convictions d'un homme ? Surtout quand cet homme croyait en ses convictions dures comme fer ?
Téros et Sierra croyait en leur union comme une chose précieuse et inestimable et rien ni personne ne pouvaient les séparer si ils ne le souhaitaient pas. Ce désir de vivre aux côtés de l'autre alimentait cet espoir, qu'un beau jour les protocoles de leurs race disparaîtront et qu'ils pourront vivre leur amour au grand jour. Oui, un jour…

A l'heure où je vous conte cette histoire, une silhouette d'un homme est allongée sur le sable fin d'une plage des tropiques. Cet homme qui n'était autre que Téros avait les yeux rivés vers la lune. Son regard lointain et nostalgique, lui rappelait cette époque si douce qu'il ne vivra sûrement que dans une prochaine vie. Depuis ce fameux jour, Téros était mort. Cet homme assis sur le sable, les épaules affaissés par la douleur qui l'accablée de jours en jours n'était plus que l'ombre de lui-même. Ses yeux ambrés ne retrouveront plus jamais leurs éclats d'autrefois…non, plus jamais…

Comme chaque soir, il fermait les yeux et se laissait voguer sur les vagues déchainés de ses souvenirs violents et douloureux.
Oui, ce fut un jour semblable à celui-là, quand le printemps semblait mourir pour laisser sa place à l'été. Sierra et lui se trouvaient dans la forêt qui bordait le palais en cristal de la princesse. Ils étaient tous les deux couchés sur l'herbe fraîche où une étrange odeur de jasmin chatouillait agréablement leurs narines. Leurs caresses passionnés, leurs baisés endiablés, leurs langues qui se rencontraient en de douces retrouvailles, leurs souffles brûlants sur la peau de l'autre…
Rien qu'à ces souvenirs, Téros en frissonnait. Cette boule de feu qui avait remplacé son cœur et ses désirs ardents qu'il avait éprouvé au côté de sa douce moitié était encore bien trop bouleversants et émouvants pour être décrit par de simples mots.
Cette cabane qu'ils avaient construit sur la plage éloignée du regard de tous, les noms que leurs enfants porteraient…leurs éducations, et que Téros et Sierra vieillissent ensemble jusqu'à que la mort les séparent…jusqu'a que la mort les séparent…Ainsi fût leur rêve.

Pendant le moment magique qu'ils avaient échangés dans la forêt, ils avaient cru que rien ni personne aurait pu ébranler ce qu'ils ressentaient. Mais quelque chose se produisit.
Une fée armée d'une lance, avait surgit de derrière des broussailles le visage tâché de sang. Sa voix fluette et aigu avait interrompit en un sursaut l'occupation des deux amants. Son air affolé laissait bien prévoir que ce n'était certainement pas pour la violation que commettaient les deux qu'elle était venue. Elle avait criée à travers ses larmes que la force qui sommeillait dans la pièce des cristaux s'était enfin éveillée. Seule un sang royal pouvait mettre un terme au carnage.
-Carnage ? Quel carnage ?
Se libérant doucement des bras de Téros, Sierra s'était relevée en fixant avec une inquiétude grandissante la fée.
-Les cristaux attaquent tous ceux qui s'approchent d'eux majesté !
Et telle une mouche affaiblit, le petit être ailé tombât sur le sol, inconscient.
Téros s'était relevé comprenant la gravité de la situation. Il avait pris la main de sa douce dans la sienne, et dans une petite pression d'encouragement, ils coururent tous deux vers le palais.
Des éclairs lumineux éclairés brusquement le palais de l'intérieur comme si une tempête se déroulait dans l'enceinte des lieux. Téros avait pu sentir les tremblements de sa compagne. Des cris de terreur avait retentit du palais. Les deux reprirent leur course, et arrivèrent devant l'entrée du palais, absente de gardes. Sierra se faisait de plus en plus pâle, mais Téros ne l'avait pas remarqué une seule seconde. Ils devaient atteindre cette salle de cristaux au plus vite, sinon il aurait bien peur que sa princesse n'en soit plus une dans quelques instants. Ils avaient escaladés les escaliers à vive allure, et une fois à l'étage observèrent celui-ci jonchés de cadavres. Sierra posa sa main sur sa bouche, étouffant un cri d'horreur. Près de la porte des cristaux, les survivants volaient en tous sens.
En effet, des rayons lumineux jaissait de grands cristaux de couleurs noirs de jais, et tous ceux qui passaient devant la chambre se faisant tuer, sans exception.

Téros alors concentré à détailler tout ceci ne fit pas attention aux larmes de Sierra.
Elle posa sa main sur son bras, sentant sous sa paume sa peau qu'elle aimait tant. Il tourna la tête vers elle, fixant ses larmes, impuissant.
-Ne pleures pas voyons, on va bien trouver un moy…
Ses paroles furent interrompues par le baiser fougueux que Sierra lui posa sur ses lèvres. Quand elle s'écarta, Téros l'observa, troublé.
-Je t'aime mon amour…
Sierra fermi ses yeux, ne pouvant refouler ses larmes.
-Je t'ai aimée comme personne, et chaque moment avec toi fut un plaisir qui n'était pas de ce monde…
Une boule invisible se cala dans la gorge de Téros. Pourquoi parlait-elle au passé ? Quand elle rouvrit les yeux, la tristesse qu'il y lisait ne le réconforta en rien.
-Mais que…
Sierra posa un doigt sur ses lèvres, le regardant d'un air suppliant.
-Pardonne moi…mais je suis avant tout une princesse…je ne peux oublier…
Un sanglot la coupa dans ses paroles et elle caressa avec une infinie tendresse les traits de son humain.
-Mais je serais toujours la pour toi…toujours…
Sous le regard tétanisé de Téros, elle lui adressa un sourire baigné de larmes et s'éloigna de lui. La main de Sierra posée sur son bras avait laisse un vide infini quand celle-ci fut enlevée. Quand il réalisa que Sierra allait commettre l'irréparable, il se mit à courir pour la rattraper.
-Sierra, arrête !
La princesse était devant la salle des cristaux. Elle tourna la tête par-dessus son épaule et lui adressa un dernier sourire. Il n'oublierait jamais son sourire…ce sourire heureux et incroyablement paisible.
Mais il fut trop tard. Un rayon lumineux percuta de plein fouet l'abdomen de la princesse, provoquant des étincelles roses tout autour de sa silhouette frêle et mince.
Elle tomba avec grâce sur le sol sous les cris incessant de Téros. Quand celui-ci s'accroupit près d'elle pour la retourner et vérifier si elle était vivante, ses doigts tremblants sur son poul lui révélèrent la triste vérité.
Des couteaux lui avaient lacérés tout son être, alors qu'il observait à travers des larmes de douleurs sa bien aimée, défunte. Son sourire était resté sur son visage…
Téros caressa ses lèvres si douces qu'il avait tant aime couvrir de baisers. Ses poings se fermèrent et tandis qu'il ramena la tête de Sierra vers lui, entre ses bras il laissa éclater sa rage.
-POURQUOI ??
Il baissa la tête, tremblants.
Les inscriptions sur les cristaux noirs commencèrent à briller un à un, composant une mélodie féerique…
Les attaques avaient cessés. Un cercle lumineux se créa entre les cristaux et par des gestes alourdit de tristesse, Téros souleva le corps inanimé de Sierra.
A travers ses larmes il se dirigea vers le cercle lumineux, serrant un peu plus le corps de sa princesse contre lui. Les notes douces des cristaux augmentèrent de volume, et une lumière blanche jaillit du plafond éclairant la pièce de mille feux.
Téros, posa avec délicatesse Sierra sur le cercle, respirant une dernière fois son parfum enivrant, sentant pour la dernière fois sa peau satinée, et regardant pour la dernière fois, son visage angélique.
Dès que le cadavre de Sierra toucha le sol, tout les cristaux lancèrent des rayons vers le corps de la princesse et dans une lumière aveuglante celui-ci disparut.
Depuis Téros n'a jamais parlé de cet épisode. Il portait son deuil jour après jour, inconsolable.

Le Téros actuel s'étira lentement sur le sable fin, ne quittant pas une seule fois la lune des yeux. Et c'est dans un murmure qu'il lâcha…:
-La prochaine fois…
Un sourire apparut sur ses lèvres, et il se dirigea vers sa petite cabane de bois et fermi la porte…

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Akari Mitsuko
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MessageSujet: Re: ~~Concour de texte 1~~   Ven 27 Avr - 17:23

Texte 2
auteur : Dahalia


Temple de cristal


Chapitre 1
Les templiers

On dit qu’il existe un endroit magique, un endroit où toute personne possédant une âme pure peu entrer. Cette légende est bien sûre un conte de fée, raconter depuis le début des temps. Cet endroit, personne ne sait comment y accéder, ni quoi faire pour le trouver, mais il y avait une chose que tout le monde savait, c’était que si on pouvait y entrer, on avait droit à un vœu…

À l’aube du nouveau siècle dans le royaume d’Inilia, alors que les races venaient tout juste d’être créés, alors que les dieux tous puissant avaient fait lever le soleil pour la première fois, un ordre d’anges fût secrètement créé. Il fut créé au nombre de sept par Akhan, le chef de tous les dieux. Leur but était plus que simple, mais chargé d’embuches, ils avaient pour missions de protéger et de conduire quiconque le désirait au temple du cristal. Ce temple avait été créé afin que les hommes puissent garder un contact quelconque avec les divinités. On disait que c’était un lieu magique situé quelques part dans les nuages. Ceux qui en étaient revenus racontaient avoir vu des choses merveilleuses et inoubliables. Avec le temps, de plus en plus de personnes voulurent avoir accès à ce temple secret. Pourtant, il y avait une chose que les templiers ne disaient pas à ceux qui désiraient avoir le droit d’accès à ce lieu : seul ceux ayant un cœur aussi pur que l’eau pourrait en ressortir vivant.

Ce qui fit que de plus en plus de personnes disparaissaient en tentant de se faire exaucer un vœu. Les gens commencèrent à ce questionner, pourquoi ces anges laissaient un tel malheur ce produire? Les habitants d’Inilia devinrent méfiants et dangereux. C’est parmi ces temps que les sept pêchés capitaux furent pour la première fois utilisés. Le monde devenait vicieux et Akhan bouillait maintenant de colère que sa création ne se respecte plus comme avant. Afin de les punir, il interdit l’accès au temple du cristal. Les derniers adeptes en furent à un tel point choqués qu’ils se rebellèrent contre les dieux. À leur nombre se joignirent la presque totalité de la population. Ensemble, ils provoquèrent la plus grande révolte religieuse jamais connue. Ils rayèrent le nom des dieux, détruisirent les temples, et en vinrent même à rechercher les templiers pour les exterminer.

Ces derniers c’étaient repliés dans leurs nuages, craignant cette population soudainement insoumise. Akhan, voulant pour une bonne fois écrasé la rébellion obligea ses templiers à redescende sur terre. Contraint d’obéir aux ordres, les sept anges rencontrèrent une population déchainée. Malgré leurs grands pouvoirs magiques, ils ne purent résister très longtemps et furent tués les uns après les autres. La population maintenant certaine qu’il ne restait aucune traces divines, enterrèrent cette partie de son histoire. Ainsi, le temple magique devint une légende, puis la légende devint un mythe, jusqu’à ce que les gens ne croient tous simplement plus qu’il puisse exister un endroit merveilleux où les rêves des justes et braves pouvaient être exaucés.



Chapitre 2
Une belle rencontre

Nous sommes toujours à Inilia, mais cette fois-ci, plus de 2 000 ans ce sont écoulés depuis le massacre des templiers. La révolte avait cessé et le peuple pu vivre en paix durant plusieurs années. Mais c’est alors qu’un jeune homme nommé Yuni se mit à croire que le fameux temple des légendes qui avaient peuplées sont enfance pouvait réellement exister. Il parcourut les villages d’Inilia et se mit à raconter que le temple du cristal était réel. La plupart lui disait de se faire soigner, mais quelques rêveurs se rallièrent tout de même à sa cause. Ils devinrent ainsi en quelques sorte, un groupe de rebelles qui étaient contraire aux idéaux de la majorité de la population. Ils se mirent à se faire détester, mais toujours plus de personne venaient les rejoindre. En quelques années, leur nombre monta à 300. Ils étaient considérés comme fous, car contrairement aux autres, ils croyaient que les races mythiques telles que les fées et les elfes existaient, en plus de croire au mythe du temple. Cela ne prit pas de temps pour que le souverain du royaume, Jiomède, les bannissent et leur interdisent l’accès à ses terre sous peine de mort. Les rebelles se replièrent dans les immenses forêts, et formèrent secrètement une alliance avec les elfes et les fées. Plus personnes n’entendit vraiment parlés d’eux. Ainsi, Jiomède fut définitivement convaincu d’avoir écrasé la rébellion.

Quelques années plus tard, l’épouse de Jimomède donna naissance à un jeune prince qu’elle nomma Kino. Comme tous les jeunes enfants, Kino se fit raconter plusieurs fois la légende du temple du cristal. Rêveur de naissance, il se mit à imaginer comment la vie serait belle s’il pouvait réellement exister. Il se mit même à croire à son existence. Il se promit intérieurement que plus tard il partirait à sa recherche. Ses parents ignoraient bien sûr ce rêve fou. Kino grandit et devint un magnifique jeune homme bien bâtit. À l’aube de ses 18 ans, il entendit parler des rebelles, malgré l’interdiction de prononcer leur nom. Une lueur d’espoir se mit à briller au fond de lui-même à la pensée qu’il n’était pas le seul à croire en cette merveilleuse légende. Il fut cependant déçu lorsqu’il apprit que ces gens avaient disparus dans les grandes forêts bien des années avant sa naissance.


Il retourna au palais, la mine basse. Ces parents essayèrent de le réconforter, mais rien n’y faisait. Il resta enfermé dans sa chambre à concocté plusieurs plans pour retrouver les rebelles, lorsque la solution vint mystérieusement à lui. Les servantes racontaient entre elles que les hommes du roi auraient aperçu une fée non loin de là. Kino tenait sa chance. S’il parvenait à retrouver cette fée et à la persuader de le conduire aux rebelles, il aurait une chance de se joindre à eux.

Il attendit que la nuit tombe et sortir en douce du palais. Il ne savait pas encore comment il s’y prendrait pour attraper une fée, mais il essaierait tout de même. Il pénétra dans les bois sombre alors que sonnait minuit. Il s’enfonça dans les épais fourrages. C’était si grand et si sombre qu’il y avait peu de chance de voir cette fée. Il y allait à l’aveuglette, ne sachant pas trop où il allait. Il allait renoncer, lorsqu’il entendit un gémissement sur sa gauche. Il écarta quelques arbustes et trouva une jeune femme allongé par terre. De nombreux débris lui étaient tombés deçu et elle était maintenant prise sous leur poids. Heureusement pour elle, il n’avait que peu de choses, mais un rondin semblait l’avoir coincé en dessous de tous les résidus de bois et de poussière. En âme charitable, Kino alla immédiatement voir se qu’il pouvait faire pour la demoiselle. À première vu, elle ne semblait pas blesser, mais le poids du rondin l’écrasait et bientôt elle manquerait d’air. Grâce à une longue branche qu’il trouva non loin de là, il fabriqua un levier en l’appuyant sur une grosse roche. Au début, le tronc lui résista, mais plus il forçait, plus il voyait le rondin lever. Finalement, dans un bruit sourd, il dégagea la femme et le tronc retomba à quelques centimètres d’elle.

En personne bien élevé et galant, il l’aida à se relever. Son regard croisa le sien un instant, regard qu’il s’empressa de détourner. Elle était plutôt petite et arborait des traits fins et délicats. Ses cheveux coupés à l’épaules étaient argentés et soyeux. Ses vêtement étaient simples, mais suivait les courbes de son corps à la perfection. C’était une jeune fille d’une beauté exquise. Pourtant, ce n’est pas ses traits parfaits et réguliers qui frappa Kino en premier. Lorsqu’elle était allongée, il ne pouvait pas bien la distinguer, mais maintenant qu’elle était debout, il pouvait clairement voir ses ailes de papillons rattachées à son dos. C’était donc elle, la fée qu’il cherchait. Il était stupéfié, mais la jeune fée elle, elle semblait apeurée. Kino ne désirait maintenant plus la capturée pour l’obliger à lui révéler l’emplacement du camp des rebelles. Au contraire, depuis qu’il avait croisé son regard bleuté, il avait sentit une nouvelle sensation l’envahir, il ne savait pas trop ce que c’était, mais il savait bien une chose, il aimerait bien pouvoir mieux connaître cette fée.

-N’ayez pas peur de moi, je ne vous veux aucun mal, je voulais simplement vous aider.

Elle le regardait maintenant avec de grands yeux étonnée. Elle entrouvrit légèrement sa bouche comme pour dire quelque chose, puis la referma.

-Moi…m’aidez, une fée. Vous voulez dire que vous ne voulez pas me tuée, ou voulez vous simplement endormir ma méfiance afin de mieux vous servir de moi.

Elle était intelligente et ne semblait pas abaisser ses défenses avec trop de facilité. Ainsi, elle avait moins de chance de se faire tuée par ceux qui la recherchait.

-Ne vous inquiétez pas, mes intentions ne sont pas mauvaises.

Elle sembla réfléchir un moment. Elle était littéralement absorbée dans ses pensées. Il sentit une présence effleurer son esprit et se retirer.

-Vous semblez dire la vérité. Vu que vous m’avez sauvé la vie, les fées ont pour coutume de récompenser les êtes charitables qui s’arrêtes pour les aider. Que voulez vous en échange?

Ce qu’il voulait? Il y réfléchit un moment. Il aurait bien aimé connaître l’emplacement du camp des rebelles, mais à bien y penser, il y avait autre chose qu’il aimerait bien

-Est-ce trop indiscret de demander à vous revoir un jour belle demoiselle?

Un éclair de surprise traversa la prunelle de ses yeux. Jamais quelqu’un ne devait lui avoir demandé une telle chose. Il croyait fortement qu’elle allait s’enfuir, ou l’envoyer promener, mais elle n’en fit rien

-Me revoir? Je dois vous avouer que cela est peu ordinaire comme demande, mais je me dois d’accepter. Vous connaissez la falaise non loin d’ici? Si oui, rencontrer moi là demain soir vers la même heure.

Sur ces mots, elle tourna le dos et partit à travers le sombre feuillage. Kino ne savait pas vraiment se qui lui arrivait, mais il sentait son cœur battre à tout rompre à la seule idée de revoir son doux visage. Une pensée lui traversa soudainement l’esprit, un pensée qui le troubla quelque peu : serait-il possible que lui, un simple humain soit tombé amoureux d’une fée? Il l’ignorait, mais il sautait de joie à la seule idée de la revoir.

Kino avait sûrement dût endurer la journée la plus longue de sa vie. Il resta silencieux et s’enferma dans ses rêves et pensée. Depuis qu’il avait rencontré la jeune fée, tout en lui avait changé, il ne voyait plus le monde de la même manière et ne pensait plus de la même façon. Ses parents s’inquiétaient à son sujet. Ils lui demandèrent mainte fois le sujet de ses préoccupations. Il ne pouvait rien dire, sous peine de trahir cette fée, donc il restait aussi muet qu’une tombe. Il s’enferma très tôt dans sa chambre, attendant que tout le palais soit endormi pour sortir. Il avait bien hâte de la revoir, mais comment pourrait-il lui avouer ce qu’il ressentait pour elle?


Chapitre 3
Piège et vérité

Alors que la lune était bien haute dans le ciel et que le palais était endormi, une ombre se faufila dans la nuit. Kino, vêtu de vêtements sombres, se fondait littéralement dans le paysage nocturne. Il savait à peu près où se trouvait la falaise que la fée lui avait parlée. Il se dépêcha de s’y rendre, oubliant toute prudence. Un feu ardent l’animait. Il sortit de la forêt dans laquelle il c’était engouffré et se trouva au bord d’un précipice. L’endroit était dangereux et à-pic, mais la vue magnifique. La demoiselle n’était pas encore arrivée.

Il s’assit sur une pierre et attendit avec impatience la venue de la jeune femme. À peine quinze minutes plus tard, il entendit la voix mielleuse de celle qu’il attendait

-Vous êtes bien tôt. Moi qui croyais vous devancer, je dois avouer que c’est plutôt raté.

Il se retourna vers l’endroit d’où provenait cette voix mélodieuse et l’aperçut, telle une apparition dut au clair de lune. Elle avait revêtu une robe légère lilas, qui laissait deviner les formes de son corps. Ses cheveux argents était lâchés sur ses épaules et suivait le rythme de la brise. Aux yeux de Kino, elle était digne des déesses d’antan. Il ne savait pas trop quoi lui dire, ni comment lui avouer son amour

-Euh…oui, j’ai du faire plus vite que je ne le croyais…

Puis il se rendit compte de ses manières grossières

-Désolée, voulez vous venir vous asseoir, j’imagine que se serais plus confortable que de rester debout.

Décidément, il n’était pas le roi des compliments, mais il faisait du mieux qu’il pouvait. La fée esquissa un léger sourire puis vint prendre la place que Kino lui offrait à ses côtés. Ses mouvements était remplis d’une telle grâce que le jeune homme finit par se demander si elle n’était pas le fruit d’une illusion dut au rayons lunaires. Illusion ou pas, il était toujours aussi épris d’elle. Une fois bien assise, elle plongea son magnifique regard dans le sien

-Alors, vous m’aviez dit que vous vouliez me revoir, mais vous ne m’avez pas précisé pourquoi.

Elle continua de le regarder quelques secondes, puis elle baissa le regard

-Pardonnez moi mon manque de finesse, je suis bien trop empressée, nous n’avons même pas fait connaissance, je suis Méliassa, et vous, comment vous appelez vous?

Kino avait été si troublé par son magnifique regard qu’il n’avait même pas compris le sens de sa première question. Lorsqu’il l’entendit se nommer, il revint peu à peu à la réalité. Son nom sonna comme une douce mélodie à ses oreilles, pour lui, c’était le plus beau nom qui pouvait exister. Il mit quelques instants à comprendre se qu’elle attendait de lui

-Heureux de vous connaître Méliassa, je suis Kino.


suite prochain message
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MessageSujet: Re: ~~Concour de texte 1~~   Ven 27 Avr - 17:24

Il ne savait pas quoi faire, devait-il lui tendre une main pour qu’elle la serre comme le faisait deux personnes qui se rencontraient…non, cela faisait beaucoup trop familier, hors il la connaissait à peine. Il resta donc silencieux, à regarder au loin, lui jetant quelques coups d’œil furtifs une fois de temps ne temps.

-Au fait, je n’ai pas eu l’occasion de vous remerciez pour hier, sans vous je serais probablement morte maintenant. Des hommes m’avaient prise au piège chez moi et je n’ai pas eu le temps de sortir avant qu’ils démolissent ma demeure.

Ainsi, on l’avait agressée, sûrement des hommes de son père. Il ne lui dit pas qui il était, il ne voulait pas qu’elle sache qu’il était le fils de celui qui la pourchassait sans relâche. Il regarda de nouveau le clair de lune. Jamais il ne pourrait imaginer plus belle nuit. Il osa approcher sa main de celle de la fée et la prendre dans la sienne. La magie de cette soirée opéra en lui. À son tour, il plongea son regard dans celui de Méliassa. Il se rapprocha tranquillement d’elle, toujours en tenant délicatement sa main dans le sienne. Le regard bleuté de la fée était électrisant. Il sentit un frisson lui parcourir l’ensemble du corps. Il se plaisait à se perdre dans le néant de son regard remplie d’innocence et de douceur. Il passa sa main libre autour de la taille de la fée, sentant sous ses doigts la chaleur que dégageait son corps. Il se demandait s’il n’allait pas un peu trop vite. La jeune femme ne se déroba pourtant pas, donc cela le convainquit qu’elle partageait peut être ses sentiments…ou du moins qu’elle ne le détestait pas. Il se pencha vers elle et lui murmura tout doucement à l’oreille

-Je vous aime.

À son grand étonnement, elle passa alors ses bras autour de son et accota sa tête sur son torse. Son cœur battait à tout rompre. Il la serra légèrement contre lui. Il n’osait pas il aller trop fort, craignant qu’elle se brise en deux tant elle semblait menue et délicate. Il suivit la courbe de son dos, descendant et remontant lentement. Elle releva la tête, et le fixa avec attendrissement. Elle se pencha un peu vers lui. Leurs lèvres s’effleurèrent, se touchèrent. Ils goutaient et appréciaient chaque instant qui leur était réservés. Kino glissa sa main droite sous la nuque de la jeune femme, puis la tira vers elle et l’embrassa tendrement. Elle ne protesta pas, et se rapprocha davantage de celui-ci. Leurs lèvres se quittèrent et ils restèrent un moment à se regarder dans le blanc des yeux. Puis, Méliassa se pencha de nouveau et l’embrassa avec passion. Leurs langues se mêlèrent, dans l’espoir de ne plus jamais se quitter. Kino parcourra le corps de sa jeune amante, explorant chaque partie de celui-ci. Lorsqu’il commença à détacher sa robe, elle le repoussa

-On ne peut pas, murmura t-elle.

-Et pourquoi pas?

-Parce que nous sommes trop différents vous et moi, nous ne provenons pas du même camp, se serait trop compliqué.

Elle avait raison. Il leur était interdit de s’aimer. S’ils étaient découverts, se seraient sans doute la mort pour eux deux. Il eut alors une idée folle

-Alors conduit moi parmi les tiens, nous y vivrons heureux.

Elle se détacha complètement de lui, et le fixa intensément. Il ne broncha pas, mais supporta difficilement son regard

-Mais c’est complètement insensé, vous ne pouvez pas partir comme ça de chez vous!

-Bien sûr que je peux…même que je le ferais si tu me le demandais. Je serais prêt à n’importe quoi pour pouvoir passer le reste de mes jours à tes côtés.

Elle fut surprise de sa réponse. Elle n’avait pas pensée qu’il l’aimait tant que ça. Il poussait même l’audace jusqu’à la tutoyer.

-Très bien, nous nous reverrons demain soir à la tomber du jour ici même. Assure-toi de ne pas être suivi surtout.

Sur ce, elle l’embrassa furtivement et disparu dans la forêt. Kino ne savait tout simplement pas comment réagir, il pourrait peut être avoir la chance de passer une existence heureuse aux côtés d’une femme merveilleuse. Il était comblé. Il rentra en douce au palais alors que l’aube se levait. Il entra dans sa chambre et s’allongea, sans savoir que l’on avait remarqué son absence.

Il dormit une partie de la journée qui suivit pour se lever vers le milieu de l’après-midi. Il prépara en secret son sac de voyage, emportant quelques effets personnels. Il ne dirait à personne où il allait. Il n’éprouvait pas de regret à quitté sa demeure. Il n’avait jamais réellement aimé le protocole et tout se qui venait avec. Il préférait l’aventure, et le danger.

Alors que le soleil déclinait, Kino se faufila à l’extérieur, sans se douter qu’on le suivait habilement. Il entra dans la forêt en redoublant de précautions. Il atteint le ravin où il avait passé de si beaux moment la veille et s’assis sur la même pierre. Sa douce fée ne tarda pas à arriver. Cette fois ses habits étaient plus simples et mieux adaptés pour un long voyage.

-Tu es prêt à partir?

-Je te suivrais jusqu’au bout du monde mon amour.

Son visage se peigna d’un léger sourire et elle lui tendit une main qu’il s’empressa de saisir. Ensemble, ils s’enfoncèrent dans la forêt alors que les espions envoyés par le roi retournaient auprès de lui afin de lui faire un rapport détaillé sur ce qu’ils venaient de voir.

Kino et Méliassa cheminèrent à travers les bois durant toute la nuit, ne s’arrêtant que pour reprendre leur souffle. Ils virent le soleil se lever par-dessus les montagnes et commencèrent réellement à goutter à leur bonheur. Ils reprirent la route pour encore toute la journée. Jamais Kino ne se serait douté que la forêt puisse être aussi grande. À la tomber de la nuit, ils arrivèrent devant un immense gouffre qui semblait sans fond.

-Nous y voilà, annonça fièrement Méliassa.

Kino regarda autour de lui. Il ne voyait rien sinon des arbres massifs qui semblaient se refermer sur eux. Il jeta un regard interrogateur à la fée qui éclata de rire

-Pas par-là voyons, mais là-dedans.

Elle pointa le gouffre du doigt. Cela ne fit que compléter l’étonnement de Kino

-Mais personne ne vit là-dedans, c’est trop profond et inaccessible
-C’est sa le but.

Elle le conduisit jusqu’à un escalier caché que l’on avait creusé à même le roc du gouffre. C’était à-pic et pas très rassurant. Il descendait dans les profondeurs des ténèbres et semblait ne pas avoir de fin. La fée s’engagea la première. Kino lui emboita le pas à contre cœur. Il n’aimait pas ça du tout…et si tout cela n’était qu’un piège? Il suivit la fée durant près d’une heure. Après ce temps, il ne voyait toujours rien. Il commençait à avoir les jambes molles. Il était sur le bord de l’effondrement lorsque l’escalier prit fin. Il était entre deux parois rocheuses qui semblait montées jusqu’au ciel. La fée ne s’arrêta pas pour autant. Elle continua et tourna à un coin. Kino en fit de même…et là il comprit. Devant lui se trouvait sans doute la plus belle des citées qu’il n’ait jamais vu de sa vie. Construite à même le roc, des maisons s’élevaient tout le long de la paroi. De fins détails ornaient les murs et donnait un aspect divin à l’ensemble. Éclairée pas des centaines de torches qui avait l’air de briller sans fin, la citée ressemblait à une citée fantôme

-Bienvenue à Liwana, la citée des rebelles. Je vais de conduire à Yuni, notre chef, il te questionnera et tentera de savoir si tu mérites de rester.

Elle le conduisit jusqu’à la paroi nord devant un autre escalier qui montait en colimaçon et donnait sur plusieurs étages. Elle monta ainsi trois niveaux et s’engouffra dans un tunnel aux multiples détours. Il ignorait comment elle pouvait arriver à se repérer dans ce labyrinthe. Elle s’arrêta nette devant une porte finement décorée et frappa deux coups. Un vieil homme vint lui ouvrir et la toisa d’un regard absent. Il jeta un coup d’œil étrange à Kino et leur fit signe d’entrer. Il les conduisit dans une petite salle à la décoration simple dépourvue de fenêtre. Il fit assoir Kino dans un confortable fauteuil et amena Méliassa dans une pièce dissimulée par un rideau. Elle en ressortie quelques minutes plus tard le visage impassible.

-Yuni accepte de te recevoir.

Puis elle prit le chemin de la sortie. Il voulu la suivre, mais le même vieil homme le pris par le bras et l’amena dans la salle d’où était sortie la fée. Un homme d’âge mur était accoudé à un imposant bureau en chêne. Ses cheveux bruns foncés étaient coupés à l’épaule. Sa stature était assez imposante et impressionnante. Il fit signe au vieil homme de les laisser et invita Kino à s’asseoir. Il le regarda un instant, puis de sa voix grave et profonde demanda

- Comment t’appelles-tu jeune homme?

-Kino monsieur.

-Bien Kino, Méliassa m’a dit que tu aimerais bien te joindre à nous, pourquoi cette requête?

-Depuis mon enfance, j’ai entendue les nombreuses légendes sur le temple du cristal et depuis toujours, j’ai cru à son existence malgré l’opinons des autres. Lorsque j’ai appris que je n’étais pas seul, j’ai voulu avoir la chance de connaître ses personnes qui comme moi gardait l’espoir de pouvoir un jour contempler les merveilles de se temple. Quand j’ai rencontré Méliassa, elle m’a suggérée de me conduire jusqu’à vous.

Yuni haussa alors un sourcil. Il le regarda d’un air amusé puis repris

-Et…

Kino le dévisagea un instant. Que voulait dire cette parole?

-Euh…je ne suis pas sûr de comprendre.

-Je suis sûr que ce n’est pas l’unique raison. Il doit bien y avoir un et.

Il garda le silence un moment, un peu troublé. Il se sentait soudainement mal à l’aise. Il finit toutefois par répondre

-Oui, vous avez raison, il y a bien un et. En fait, je suis tombé amoureux de Méliassa et c’est en partie pour ça que je suis venu.

Un sourire étira les lèvres de Yuri

-J’en étais sûr! Bien maintenant que tu m’as tout dit, dit moi une seule raison pour laquelle je devrais te garder ici.

Il réfléchit un moment. Il ne savait pas trop quoi dire pour que ce soit valable. Il laissa donc parler son cœur

-J’aime éperdument cette fée, et je ne sais pas ce que je deviendrais sans elle. Il est bien vrai que je ne la connais que peu, mais je me sens attiré vers elle. J’ai renoncé à ma patrie pour elle, et Dieu seul sait se que je serais prêt à faire encore pour pouvoir vivre à ses côtés.

suite prochain message
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MessageSujet: Re: ~~Concour de texte 1~~   Ven 27 Avr - 17:25

Yuri plongea son regard vert dans le sien. Il le soutint jusqu’à ce qu’il reprenne d’un ton infiniment doux

-Ton cœur me semble pure et tes intentions bonnes. Je t’accepte donc parmi nous. Fait-nous honneur.

Sur ces paroles, il l’invita à quitter la place. Il se leva, tentant de contenir sa joie du mieux qu’il pouvait. Il courut presque jusqu’à la sortie et y trouva Méliassa adosser à la paroi rocheuse.

-Et puis, qu’à t-il dit?

Laissant exploser sa joie, il hurla presque

-Je suis accepté parmi vous!

Elle sourit alors de toutes ses dents et se jeta à son coup

-J’en étais sûre, tu ne pouvais être refusé.

Main dans la main, ils regagnèrent le rez-de-chaussée. Contrairement à l’atmosphère calme qui y régnait à leur arriver, une panique presque générale c’était installée. Se frayant tant bien que mal un chemin parmi la foule ils tentèrent de trouve se qui n’allait pas. Ne voyant rien d’anormal, Méliassa attrapa par le bras une jeune femme qui passait par là

-Peut tu me dire ce qui se passe.

Elle la regarda avec des yeux affoler et lui hurla presque

-Le roi, il est certain que nous avons enlevé son fils! Il est à notre recherche et fera tout pour le retrouver.

Elle se dégagea et partit se réfugier à la course dans une des maisons de roc. Kino ne comprenait pas comment son père avait pu savoir où il était partit. Il ne savait qu’une chose, tous ces gens étaient en danger à cause de lui et pis encore…il avait mis en danger celle qu’il aimait. Il jeta un coup d’œil à la fée qui paraissait stupéfié. Elle vit la pâleur de son visage, puis sembla comprendre

-Tu…Tu m’as menti. Pourquoi ne m’a tu pas dis qui tu étais vraiment. Comment veut tu que je puisse avoir confiance en toi si tu ne me dis pas la vérité? À cause de toi nous sommes tous en danger de mort! Si le roi trouve notre cachette s’en aie finit de nous.

Elle lui tourna le dos et se mêla à la foule. Kino tenta de la rattraper mais elle l’évita et disparue. Il sentit les larmes lui monter aux yeux et couler sur ses joues. Il s’en voulait énormément. Comme il regrettait de ne pas lui avoir révéler son identité. Maintenant, elle le détestait. Elle ne le pardonnerait jamais d’avoir mis tout son peuple en danger. Il ne lui restait plus qu’une chose à faire. Le cœur en miettes, il se dirigea vers les escaliers de roc et les gravit en vitesse. Peut être que si son père le retrouvait, il renoncerait à attaquer Liwana…et sa belle fée serait saine et sauve.

Il déboucha plus tard dans une forêt à moitié plongée dans l’obscurité. Définitivement, on perdait la notion du temps lorsqu’on se retrouvait privé de soleil. Il ne savait pas trop où aller, donc il prit le chemin qu’il espérait être le bon. Il ne savait pas si son père était déjà partit à sa recherche, mais il avait intérêt à faire vite s’il voulait éviter un désastre. Il se consolait en se disant que la citée était presque introuvable…et que sans lui, Méliassa serait probablement plus heureuse. Son bonheur importait avant tout, le sien n’avait que peu d’importance.

La nuit tombait rapidement et il dut bientôt se résigner à s’arrêter pour la nuit. Il s’allongea à même le sol, sans couverture, ni même de quoi se nourrir. La solitude lui pesait, il revoyait toujours le doux visage de sa jeune amie, il flottait dans ses pensées, ne lui donnant aucun moment de répits. Ses yeux se faisaient lourds et le sommeil finit bien par le gagner. Il dormit d’un sommeil léger jusqu’à ce que des hennissements éloignés, porter par le vent lui parviennent et le tir de son sommeil. Il regarda autour de lui…rien. Pourtant il n’avait pas rêvé. Le bruit lui revint de nouveau. Il le suivit quelques instants, jusqu’à ce qu’il s’aperçoive qu’il prenait la direction de la citées des rebelles.

Une terrible pensée lui traversa l’esprit : et si les soldats de son père avaient découverts la cachette des rebelles. Il se mit à courir aussi vite qu’il le pouvait, mais Liwana était bien loin. Si loin qu’il mit une heure à l’atteindre. Essoufflé, le cœur battant à tout rompre, il tendit l’oreille vers le gouffre. Aucun son ne lui parvint. Il vit plusieurs traces de pas dans la terre. Affoler, il se lança dans les escaliers, les déboulant presque tant il allait vite. Sa fatigue avait disparu tant il était inquiet. Lorsqu’il arriva tout en bas, il ne put retenir un gémissement. Par terre, des centaines de corps gisaient dans leur sang. L’attaque avait été rapide et violente. Les maisons en pierres avaient été abimées et des blocs de roches en étaient tombés, écrasant quelques personnes. Il chercha parmi les morts le visage de sa bien aimée. Il fit le tour de la place, mais ne la trouva pas.

Il courut vers les escaliers et les gravit. Sur les étages se trouvait également plusieurs morts. Aucuns survivants. La citée avait été mise sans deçu de sous…et tout cela c’était à cause de lui. Il chercha dans tout les recoins d’un étages, puis en montait un autre et recommençait ses recherches. Arrivé au troisième, il entendit un murmure provenant d’un coin plus reculé.

-Kino…

Il reconnu immédiatement cette voix satinée malgré la souffrance qu’elle exprimait, c’était celle de Méliassa. Il se dirigea vers l’endroit d’où elle provenait. Elle était là, allongée comme tous les autres. Il se pencha vers elle, sa respiration était faible, et ses yeux reflétaient une souffrance infinie. Il put voir ses mains qui seraient étroitement son abdomen. Il y vit une plait béante d’où s’échappait énormément de sang, c’était un miracle qu’elle soit encore en vie. Il la prit tendrement dans ses bras, ne pouvant retenir un flot de larmes. Sous le prix d’un ultime effort, elle rassembla ses forces pour lui dire un au revoir à peine inaudible

-Je t’aime

Puis ses yeux se fermèrent et son visage devint impassible alors que sa tête basculait vers l’arrière. Kino la serra de toutes ses forces contre lui, en pleurant tout doucement. Il ferma lui aussi les yeux pour tenter de calmer sa souffrance…comme il aurait voulu aller la rejoindre.



Chapitre 4
Au-delà des rêves

Il pleura un long moment, en tentant de trouver un sens à ce qu’il lui arrivait. Il sentit alors une brise fraîche souffler sur son visage. Il ouvrit les yeux et s’aperçut qu’il avait quitté la citée des rebelles, et qu’il se trouvait maintenant dans un endroit qui semblait flotté au milieu de nulle part. Devant lui, se tenait 6 monuments qui s’élevaient très haut et qui formaient une demi-lune. Sur chacun était gravé d’étranges inscriptions dans une langue qui lui était inconnue. Il tenait toujours le corps inerte de la fée. Il se leva et regarda autour de lui. Où était-il et pourquoi il y était? Au centre de la demi-lune, se trouvait un cercle avec en son centre un pentacle d’où provenait de la douce lumière blanche.

Il y entra en tenant Méliassa et dès l’instant où il posa le pied dans le pentacle, un homme de grande taille apparut devant lui. Il était mince et svelte et ses longs cheveux blonds lui descendait à la mis dos. Des oreilles pointues dépassaient de ses cheveux. Kino n’avait jamais vu d’elfe, mais il savait que s’en était un. Entre deux sanglots, il parvint à articuler

-Qui êtes vous…et je suis où?

L’homme lui sourit chaleureusement et désigna des mains l’endroit où ils se trouvaient

-Mais tu es dans le temple du cristal…Kino

Il savait son nom…comment était-ce possible…et comment était-il arrivé dans le temple légendaire? Comme s’il lisait ses pensées, l’homme lui répondit toujours sur le même ton

-Nul sentiment n’est aussi beau et aussi révélateur que l’amour sincère. Il n’y a pas vraiment d’entrée au temple depuis que les templiers ne sont plus. Le seul moyen d’y entrer et de prouver que nous sommes dignes d’y avoir accès. Tu es la première personne à avoir été jugé assez pure et innocente pour pouvoir avoir le bonheur de contempler le temple.

Il était stupéfait, lui simple mortel avait été jugé assez fiable pour voir les merveilles du temple. Pourtant, il n’éprouvait aucune joie…son amante était morte, sa vie et son bonheur partis pour toujours avec elle. Toujours souriant, l’homme continua

-Comme tu dois le savoir, si tu le souhaites, du peux faire un vœu. Si nous jugeons ce vœu digne s’être exaucé, il te sera accordé.

Un vœu? Seulement un, il y aurait tant de chose qu’il aurait aimé avoir…

-Comment dois-je procéder?

-C’est simple, l’endroit qui se trouve derrière moi n’est pas encadré par des monuments sacrés. Il n’y a rien en bas sauf le néant. Tu dois faire un vœu et puis sauter dans le vide. Si ton cœur est pur, tu flotteras parmi les nuages, mais si il est impur tu tomberas et finira par t’écraser.

Sur ce, il disparut, laissant Kino seul avec son désespoir. Il regarda un instant le doux visage maintenant paisible de la fée puis l’endroit où il devait aller. Il réfléchit un moment, puis prit une décision. Il n’avait rien à perdre, sa vie ne valait plus rien, qu’il la perde ou non, cela lui importait peu. Il allongea la fée au milieu du pentacle. Ses cheveux argentés reflétaient la lumière blanche, lui donnant un aspect angélique. Il s’avança au bord du gouffre et prit une grande inspiration. Il savait quel serait son vœu. Regardant droit devant, il sauta. Parmi les nuages, il vola, sentant tous désespoir le quitter. Il ferma les yeux de délice, puis lorsqu’il les rouvrit, il était de nouveau dans le temple...sauf que cette fois il était suspendu au dessus. Il regarda vers le pentacle et il vit ce qui était autrefois son corps, serrant dans une dernière étreinte celui de Méliassa.

Il regarda ce spectacle, indifférent. Puis il sentit une main se glisser dans la sienne. Il se retourna et découvrit le regard bleuté de son amante. Elle lui sourit et elle le lui rendit. Ainsi, on avait décidé de lui accordé son vœu, il serrait maintenant à jamais liée à celle qu’il aimait pour l’éternité.

On dit qu’il existe une légende, une légende racontant l’histoire d’un endroit magique ou seul une personne possédant une âme pure peu entrer. Cet endroit ce nomme le temple du cristal.

FIN

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MessageSujet: Re: ~~Concour de texte 1~~   Lun 30 Avr - 20:07

Texte 3

nom de l'artiste : Slize

Corps et âme


« L’espoir est le premier pas vers la déception. »
Vraiment des fois elle peut être d’un pessimisme. Ma meilleure amie est vraiment une fervente adepte du fatalisme. Mais bon, comme c’est ma meilleure amie, je suis bien forcée de lui pardonner. Il n’y a d’ailleurs pas grand-chose que je ne pourrais pas lui pardonner. Hormis son coté défaitiste, c’est une vraie crème toujours prête à aider. Etrange amalgame d’ailleurs que ces poussées de pseudo désespoir aux cotés d’un surplus de bonne volonté et de bonté. Mes mains tremblent légèrement. Le moindre petit sentiment de colère me fait ça.
Tout ça parce que je lui ai dit que j’espérais que mon petit ami voyait notre relation comme je la vois. Des fois je me demande si elle préfère pas les femmes. Elle a toujours été désobligeante avec les hommes que j'aime. Et je ne l'ai jamais vu elle avec une personne du sexe opposé. Enfin, c'est pas mes affaires. Tant qu'elle ruine pas ma relation avec lui.
Je passe en coup de vent devant le soldat armé et cuirassé en bas de mon immeuble sans lui adresser ni un mot ni un regard. De toute façon depuis le temps qu'il est là, je commence à m'y faire. Je remonte les escaliers quatre à quatre. Enfin chez moi! Je pose mes affaires et me met immédiatement en position du lotus sur le sol de ma chambre, au milieu de mes affaires toujours en désordre. Il n'y a que cet espace d'un mètre sur un mètre qui soit dégagé, pour me permettre de communiquer avec mon amant. Je ferme les yeux et me concentre. Enfin à nouveau avec lui.
On discute longtemps, comme d'habitude. Au lieu de travailler pour les cours, j'écoute sa voix, je le vois et l'imagine lui aussi en lotus dans sa chambre. Il m'a tellement manqué. J'échange avec lui les banalités de la journée, mais passe sous silence ma petite altercation avec ma meilleure amie. Ca lui arrive souvent de toute façon, et ça lui passe tout aussi vite que ça lui vient. Encore une fois il me pose la même question. J'hésite encore, toujours plus proche de lui céder. Toujours les mêmes arguments. Sa soeur devenue femme à quatorze ans alors que moi-même à quinze j'étais toujours vierge. Le plaisir qu'il me promettait. Comme toujours je tombe sous son charme. Je l'aime tellement. Je finis par lui résister et il me demande en échange une soirée en tête à tête. Comme toutes les fois où je repousse ses avances. Je n’y peux rien si je n’ai pas le sentiment que ce soit le bon moment pour moi de me donner à un homme. Mais je suis contente, car lui ne m’oblige à rien, et ne me demande qu’un dîner que je sais romantique et plaisant en échange. Je l’aime tellement.
Je pars de chez moi quelques minutes après, rapidement douchée et remaquillée. Me parents se fichent bien que je sorte pour manger, ça fait même moins de nourriture à préparer, moins de bouches à nourrir. Je repasse devant le garde qui polit la lame de son épée avec un chiffon. Une fière lame en argent, comme toutes les armes de la garde royale. Je m’éloigne en trottinant de chez moi, toute heureuse à l’idée de la soirée à venir.
Je l’aime tant.
La soirée s’est bien passée, comme toutes les autres en fait. Chaque fois que je suis avec lui, je me sens comme transportée par un nuage de bonheur, le monde autour de moi disparaît. Il n’y a plus que lui et moi, liés par notre amour. Je vais me coucher la tête pleine de pensées pour lui, la nuit remplie de rêves de lui.
Encore une journée qui commence. Je me suis encore endormie par terre sur mes feuilles de cours et mes devoirs que je n’ai de toute façon pas faits. Vite, me laver, m’habiller, me maquiller, pas le temps de manger et départ en cours ! Encore une journée.
Comme d’habitude, je discute avec ma meilleure amie de la soirée précédente. Je suis aux anges, elle semble moins ravie mais m’écoute sans m’interrompre et avec attention, me fixant de ses yeux sombres. Elle ne se met à parler qu’une fois que j’ai fini. Elle rabâche ! Encore ses mises en garde. D’après elle, il n’est pas digne de confiance, certains disent qu’il est le plus clair de son temps avec des gens dangereux, peu recommandables. Des voleurs ? Non, bien pire, mais elle ne sait pas quoi. Son regard s’assombrit encore. J’en ai gentiment marre. Elle a jusqu’à maintenant refusé même de lui parler. Je lui ai souvent proposé de la mettre en conversation télépathique avec nous une fois, pour qu’elle puisse se faire une idée plus juste de qui il était. Mais elle ne veut pas, et refuse encore et toujours. Elle commence à franchement m’agacer là. Je lui fais la tête le reste de la journée qui se passe comme toutes les autres.
Ce soir il n’est pas là, comme tous les trois jours il est avec un groupe d’amis à lui, dehors. Il ne m’a jamais proposé de les rencontrer, et quand je lui en ai parlé il a évité le sujet. Bah tant pis. Je vais me coucher tôt, toujours roulée en boule dans ma paperasse et mes affaires.
Ma meilleure amie m’a de nouveau accostée ce matin, toujours pour la même raison, toujours plus instante. Elle m’a dit avoir de mauvais pressentiments à mon sujet si je continuais à le voir. Même après que je l’ai giflée, elle a continué de me suivre. Finalement j’ai du courir au hasard dans les bâtiments du bahut afin de la semer pour qu’elle cesse de m’importuner.
Je ne sais pas si c’est aussi dû à ça mais ce soir, quand je me suis de nouveau retrouvée en conversation télépathique avec lui, qu’il m’a demandé si je voulais me donner à lui, je lui ai tout de suite répondu par l’affirmative, lui disant que je voulais me donner « corps et âme » à lui. A l’entendre, il avait l’air ravi. Il me donna rendez-vous dans un quartier de la ville. Il voulait qu’on aille manger et me faire passer une bonne soirée avant de conclure parce qu’il nomma un « feu d’artifice des sens ». Je commençais à me préparer tôt, je voulais être magnifique pour lui, plus que jamais. Après la douche habituelle, je commençais à me maquiller avec plus de précision et plus de choix que d’habitude. J’avais déjà jeté mon dévolu sur une robe blanche dévoilant mon dos, mes épaules et mon ventre, s’enroulant autour de mon cou. Pour casser les teintes simples de mes cheveux et mes yeux gris et la robe blanche, j’utilisais un fond de teint destiné à me rosir les joues et un fard à paupières bleu clair. La touche finale fut un gros coup de rouge à lèvre brillant. J’étais fin prête, je sortis de chez moi.
Je le retrouvais à l’heure, à l’endroit indiqué. Nous marchâmes ensemble un petit moment à travers des ruelles pour atteindre le restaurant. Je n’eus pas le temps de me rendre compte que nous nous trouvions tout à coup dans une ruelle sale et puante que ma vision devint subitement très noire.
La jeune fille tomba à terre. Le violent coup qui lui avait été asséné à l’arrière du crâne l’assomma immédiatement. Son petit ami et son agresseur l’attrapèrent par les jambes et les bras. Un troisième homme, couvert d’une cape brune, ouvrit une porte sur le coté au groupe. Le passage descendait dans des ténèbres où ils n’hésitèrent pas à s’engouffrer. Les escaliers descendaient durant de nombreux mètres, éclairés uniquement tous les dix mètres d’une bougie apposée au mur. Six bougies passèrent. Une autre porte, bien plus impressionnante cette fois, les arrêta au niveau de la septième bougie. L’homme encapuchonné qui menait la marche frappa trois coups secs contre l’épaisse paroi d’acier. On le questionna. Il répondit. On lui ouvrit.
C’était une immense pièce sombre, éclairée uniquement par des chandelles, et creusées dans la pierre. Des dizaines de piliers soutenaient le plafond dans les centaines de mètres carrés de l’endroit. A l’opposé de la porte par laquelle le petit groupe venait d’arriver se trouvait un cercle de quatre pierres noires taillées, hautes de trois mètres environ, avec une base carrée de seulement vingt centimètres de coté environ. Le cercle était surplombé par une sorte d’immense main de pierre qui sortait du mur, paume vers le haut et les doigts écartés. Il y avait assez de place dans la paume démesurée pour que s’y tiennent deux hommes et un brasero animé de quelques braises paresseuses.
Les deux hommes de l’ « escorte » partirent quelque part tandis qu’il portait toujours sa petite amie, seul maintenant. Il passa un bras sous les fines jambes et un autre sous le dos dénudé et continua son chemin vers le cercle de pierre. Tout autour, des gens s’affairaient, pressés par les deux hommes qui étaient descendus avec le jeune homme portant sa petite amie. Rapidement, un couloir formé par des formes vêtues de capes marron et sans visages traça le seul chemin autorisé au jeune homme qui s’avançait. Il n’y avait pas d’autre bruit que le bruit de ses pas, pas d’autre action que son mouvement inexorable vers le cercle. Rien n’était plus important que ce jeune homme qui amenait cette jeune femme au milieu de ces inconnus à un sort inconnu.
Elle semblait dormir paisiblement, un sourire se dessinait sur ses lèvres.
Son amant s’agenouilla au centre du cercle. Au sol, on pouvait y voir de nombreux cercles roses luminescents qui scintillaient qui se trouvaient les uns dans les autres. Entre chaque série de cercles se trouvaient de nombreux symboles arrondis qui se répétaient ou non. Et toujours dans le même rose luminescent. Le jeune homme mit son genou gauche en terre. Il murmura quelques paroles. Du sol, des cercles roses, jaillissaient maintenant une lumière vive qui partait en véritables murs jusqu’au plafond. Les pierres autour semblèrent se réveiller, des symboles roses apparurent à leur surface et s’illuminèrent avec force. Une boule de lumière rose envahit l’espace entre la pointe des pierres et le plafond, éclairant la grotte de lueurs dansantes. Un bruit, d’abord sourd et comme distant, puis rapidement puissant et imposant régnait, grave et lent, comme un bourdonnement.
Qu’est-ce que je faisais là ? Aucune idée, mais j’étais en tout cas dans ses bras. Je m’y sentais bien. Je m’accrochai mieux à lui. J’étais bien. Je l’aimais tant.
Elle se réveillait. Le jeune homme la regarda tendrement, puis commença à parler plus distinctement, son regard rivé dans celui de sa petite amie. Des paroles qui faisaient frissonner tout le monde, et aurait sans doute horrifié un passant si il avait pu entendre. Elle par contre n’avait as peur, ne cillait pas. Pas même quand il prononça la phrase « …voici pour vous une vierge désireuse de pécher ». Le jeune ferma délicatement les yeux de la jeune femme de sa main et la posa au sol avant de sortir du cercle. Un sourire béat fut visible quelques instants. Après quoi son visage sembla grandir, se distendre, comme un ballon de baudruche qu’on gonfle. De son torse un bras démesuré sortit. Son doux visage se déchira du reste de la tête et s’envola comme un masque mou pour retomber flasque sur le sol. De son corps en morceaux s’étira de toute sa taille monstrueuse une créature effroyable. La créature rit à gorge déployée.
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Dernière édition par le Sam 2 Juin - 10:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ~~Concour de texte 1~~   Mer 9 Mai - 15:22

Texte 4

Nom de l'auteur : Akuma

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Alyssa. Voilà comment ses parents l’appelaient. La petite avait à peine quatre hivers lorsque Damase, en compagnie de sa bande, l’avait rencontrée.
Il neigeait, la fillette s’amusait devant chez elle à faire un bonhomme de neige. Les garçons voulurent aussitôt la bombarder de boule de neiges. Ils eut vite fait d’avoir l’idée qu’ils saisissaient déjà de la neige. Un instant plus tard, la petite se retournait, le dos maculé de neige. Elle cria un : « Maaaaaiiiiiis ! » typique des gamins de son âge. Damase esquissa un sourire amusé et envoya une deuxième boule qui s’écrasa en plein sur le visage de la fillette. Celle-ci s’essuya les yeux, et poussa un cri plus fort que le précédent. Un sanglot. Elle pleurait ! Damase poussa un juron et se dépêcha de déguerpir avec ses amis avant que les parents de la fillette ne viennent.
Le père trouva la petite debout, immobile, en train de pleurer. Il lui demanda ce qu’elle avait.
« Ils m’ont jeté des boules de neiges ! » se plaignit-elle. Le père lui répondit des mots rassurants. L’enfant cessa de pleurer et fut portée par son père qui la ramena dans la grande maison.
Damase regarda l’enfant porté par son père. C’était elle, la rapporteuse, la balance. Celle qui n’arrêtait de dire « Je vais le dire à Papa ! », celle qui montrait du doigt le groupe d’amis lorsqu’il passait devant elle, et déclarait les bêtises qu’elle les avait vu faire. Damase n’aimait pas cette naine, cette demi-portion.

« Allez, on s’en va… ! » déclara Boby.
Damase regarda les autres pour voir leurs réactions. Lievin, le plus petit de tous, hocha silencieusement la tête, faisant tomber des flocons de ses cheveux châtains. Ses yeux verts luisaient d’impatience à l’idée de déranger d’autres voisins en envoyant des boules de neige sur leur fenêtre. Morice, la tête en l’air, se contenta de regarder ses pieds. Il n’avait sûrement par entendu la proposition. Pourtant, avec les grandes oreilles écartées qui dépassaient de ses cheveux roux emmêlés, cela avait l’air d’être assez étonnant de sa part. Johad lui donna une tape sur l’épaule.
« Eh, ne dors pas ! » s’amusa-t-il.
Il avait enfilé comme chaque fois son bonnet bleu que sa grand-mère lui avait offert. Damase aimait le retirer pour constater l’état que cela mettait aux cheveux mi-longs. Il ressemblait à une fille qui sortait de son lit. Mais il ne fallait mieux pas l’embêter trop souvent, car ses grands yeux noirs semblaient lancer des éclairs de colères. Et lorsque cela arrivait, il était prudent de s’éloigner de lui si on ne voulait pas se recevoir un sacré coup de poing.
« Bon, venez, dit Boby. On va aller chez Mme Gustave. Z’êtes d’accord ? »
Boby était celui qui menait le groupe quand il s’agissait d’organiser des mauvais coups. Il adorait plus que tout s’en prendre aux petits. Damase n’avait jamais vu plus blonde chevelure qui contrastait avec sa peau qui restait mate même les jours les plus froids. Les filles adoraient le regarder avec des yeux passionnés, Boby levait alors fièrement la tête.
Lievin s’empressa de répondre :
« Oh oui ! Oui, oui, oui ! On va lui en flanquer une, à cette mégère !
-Ouais, ça m’va, répondit Johad.
-J’ai envie de nous venger pour ce qu’elle a fait la dernière fois. » ajouta Damase.
Sur ces mots, ils allèrent chez la femme en question et tassèrent une grande quantité de neige devant sa porte. Lievin se retenait d’éclater de rire et répétait qu’il était impatient de voir la tête de Mme Gustave en ouvrant sa porte. Lorsqu’ils eurent terminé, ils frappèrent à la porte puis s’en allèrent en courant se cacher derrière des buissons enneigés. Peu de temps après, ils entendirent la porte s’ouvrir suivi du bruit étouffé de la neige qui s’étalait sur le sol.
« Bande de voyous ! » s’exclama la vieille femme.
Le groupe de garçons éclata d’un grand rire sonore en voyant le tas de neige tomber sur les pieds de la dame. Se sachant repérés, ils ne purent que sortir de leur cachette et s’enfuir en courant.

¤*¤*¤*¤*¤*¤*¤

Le lendemain matin, avant l’arrivée de ses amis, Damase voulut passer devant la maison de la naine pour voir si elle était là. A son ravissement, elle était là, plantant une branche sur le côté de son bonhomme de neige pour en faire un bras. Damase esquissa un sourire et prépara une boule de neige. Il l’envoya sur la fillette qui poussa un cri indigné.
« Je t’ai vu ! fit-elle. Sors de là où je dis à Papa que tu m’as lancé une boule de neige. Et il ira te donner une grosse fessée ! »
Oui, mais bien sûr… ! Damase leva les yeux au ciel. Il savait qu’il serait parti depuis bien longtemps quand le père de la demi-portion serait là. Il n’y avait rien à craindre là-dessus. Et puis elle ne connaissait pas le visage du garçon puisqu’il ne s’était jamais véritablement montré à elle. Hors de question de le faire maintenant. Il prépara une autre boule de neige et jaillit de sa cachette juste le temps d’envoyer son projectile qui atterrit sur la joue de la fille. Un long silence s’ensuivit. Quand Damase laissa dépasser sa tête pour voir ce qu’il y avait, il vit la fillette accroupie. Il remarqua les soubresauts de ses épaules : elle pleurait. Lui avait-il fait réellement mal ? Etait-elle blessée ? Il sortit de sa cachette et s’approcha d’elle. Il n’était qu’à un pas quand elle se retourna pour lui faire face, les joues trempées de larmes. Un bleu se formait déjà sous son œil gauche. Damase jura intérieurement.
« T’es méchant ! s’écria-t-elle. Tu m’as fais vraiment mal ! Pourquoi tu ne veux pas arrêter ? Je voudrais pouvoir jouer tranquillement, moi ! Méchant ! »
Ces paroles eurent l’effet d’un coup de poing pour Damase. Elle lui demandait pourquoi il la harcelait autant, chaque fois qu’elle mettait le nez dehors. Il réfléchit à la réponse, cherchant vainement ses mots. S’il l’embêtait ainsi, c’était parce que cela l’amusait. Il était amusant de voir la fillette s’indigner et crier qu’elle allait le dire à son père, de la voir appeler ses parents en hurlant, de la voir pleurnicher. Mais il savait que s’il disait cela à l’enfant, cela ne ferrait que décupler la colère de celui-ci. Il préféra donc répondre :
« Je suis désolé, je vois que je t’ai fait mal près de l’œil. »
La fillette calma ses sanglots muets et le regarda d’un œil surpris et intrigué.
« Alors arrête, s’il te plaît, demanda-t-elle. J’en ai marre. »
Damase hésita. Et s’il disait qu’il arrêtait, comment réagirait la petite lorsqu’elle se rendrait compte que ce n’était qu’un mensonge ? Et s’il voulait tenir sa promesse, que diraient ses amis ? Et s’il refusait, l’enfant pleurerait sans doute. Il voulut choisir la solution la plus facile et promit :
« Je ne te ferrais plus jamais mal. »
La petite eut un sourire discret avant de lui tourner le dos et de terminer son bonhomme de neige. Damase, lui, s’en alla.

¤*¤*¤*¤*¤*¤*¤

« Tiens, Boby n’est pas là aujourd’hui ?
-Non. Il paraît que la vieille mégère l’a vu et a alerté ses parents. Vaudrait mieux arrêter de lui faire des farces le temps qu’elle se calme, sinon, on va y passer aussi. »
Damase hocha gravement la tête en entendant Morice répondre à Johad qui serra les poings en poussant une série d’insultes dédiées à Mme Gustave pour la plupart.
« Merde, alors ! s’exclama Lievin. On pourra plus s’amuser avec elle. C’est dommage.
-On a toujours la naine, répliqua Johad après s’être calmé. C’est déjà ça.
-Ah ouais, la demi-portion ! J’ai envie de la voir chialer, pas vous ? »
Morice esquissa un sourire affirmatif à Lievin, Damase se contenta de hocher la tête. La promesse qu’il avait faite à la petite ce matin-même allait déjà être démentie. Il imagina la gamine pleurnicher en se rendant compte que ce qu’il avait dit était faux. Mais au lieu de sourire de contentement, il baissa la tête. Sans vraiment savoir pourquoi, cela ne l’enchantait guère de faillir à sa promesse. Il savait qu’il allait blesser la fillette. Il se souvenait très bien de la leçon de ses parents lorsqu’ils lui disaient qu’il fallait tenir les promesses que l’on faisait, sans quoi personne ne croirait le menteur lorsqu’il dirait la vérité. C’était peut-être à cause de cela qu’il se sentait coupable.
« Hé, Damase ! Ca va pas ? »
Il leva aussitôt la tête, voyant que tous ses amis le regardaient. Gêné, il répondit en se grattant la tête :
« Non non, je pensais juste à un truc. Ca n’a pas d’importance… Allez, allons lui pourrir la vie, à cette naine ! ajouta-t-il après un temps de pause.
-OUAIIIISSS ! »
Ils allèrent chez elle. Comme toujours, elle était dans son jardin, et créait un autre bonhomme de neige à côté de celui de la veille. Lievin surexcité se hâta de préparer sa boule de neige et l’envoya avant que les autres eurent terminé la leur. Damase entendit avec une pointe de déception la fillette pousser un cri surpris et indigné. Lievin poussa de rire et prépara une seconde boule tandis que Morice envoyait la sienne en souriant de toutes ses dents jaunes.
Damase s’amusa comme jamais. La petite recevait des boules de neige qui ne cessaient de pleuvoir sur elle. Elle ne pleurait pas encore, ce qui était surprenant de sa part mais plus amusant étant donné que cela permettaient aux garçons de continuer leur jeu.
Quand Damase voulut vérifier si elle ne pleurait pas, il fut surpris de la voir dos à lui, en train de continuer son bonhomme de neige en ignorant les boules de neiges qui tombaient sur elle. Il l’entendait parler tout bas mais ne comprenait pas ses paroles. On aurait dit qu’elle ne se rendait plus compte que de la neige lui pleuvait dessus. Il baissa alors la tête et finit par dire à ses amis :
« Stop, arrêtons.
-Pourquoi ? demanda Lievin. On s’amuse bien, non ?
-Tu vois pas qu’elle ignore les boules de neige qu’on lui envoie ? » prétexta Damase.
Lievin regarda Johad envoyer une boule de neige s’écraser comme un boulet de canon sur le dos de la fillette qui ne réagit pas. Il cligna des yeux en regardant la gamine avant de répondre :
« Ah ouais, t’as raison… J’avais même pas remarqué. »
Il s’adressa à Johad et lui fit la remarque.
« Dommage, répondit ce dernier. Ca fait encore une cible de moins… »
Il secoua l’épaule de Morice.
« Eh oh ! Morice, on arrête !
-Hein ? marmonna le concerné en le regardant un bon moment sans comprendre. Ah oui… D’accord. »
Content de son idée, Damase les amena loin de la fillette. Avant de tourner l’angle de la rue, il se tourna pour la regarder une dernière fois et son cœur fit un bond lorsqu’il croisa son regard. Il la vit baisser la tête puis reporter son attention sur son bonhomme de neige. Damase s’empressa de suivre ses amis.

¤*¤*¤*¤*¤*¤*¤

« QUOI ?! »
Damase ne put s’empêcher de pousser une exclamation en apprenant cela. Lui, aller chez cette gamine ? Non et puis quoi encore ! Pourquoi faire la baby-sitter tant que ses parents y étaient ?!
« Mais tu n’as pas le choix, rétorqua sa mère. Nous sommes invités chez eux. C’est un honneur, sais-tu ?
-Et tu auras l’occasion de connaître leur petite fille, ajouta son père. Elle a eu six ans il y a peu. »
Mais justement, c’était elle qui le dérangeait.
« Je ne peux pas rester ici pendant que vous y allez ? Je vous en prie… supplia-t-il.
-Non ! répondit son père. Tu viens avec nous un point c’est tout ! Va te préparer. »
Il était inutile d’insister. Il était forcé d’aller chez cette famille de bourgeois riches et de voir cette face de peste. Il jeta l’éponge et se résigna, allant dans sa chambre pour retirer ses vieux vêtements pour mettre son costume. Il ne le mettait qu’à de rares occasions, pourtant le vêtement était usé car il avait plusieurs générations. Il accrocha ce maudit nœud papillon en essayant de ne pas trop le serrer.

Lorsqu’ils arrivèrent devant la maison, Damase ne put que s’émerveiller en voyant les lampes dont la flamme dansaient et éclairaient la maison. Il ne l’avait jamais vraiment regardée et constaté à quel point elle était grande. Cette famille devait vraiment être riche ; le bâtiment ressemblait à un château ! D’ailleurs, il en était peut-être un… Quand le père de Damase frappa, la porte fut presque aussitôt ouverte par un homme habillé d’un modeste costume marron, ressemblant quelque peu à celui que portait le jeune garçon mis à part la couleur. Une majordome, probablement. Il salua la petite famille qui pénétra dans un hall immense. Damase devait tordre la nuque pour essayer d’apercevoir le haut plafond. Il regarda autour de lui. Les murs étaient couverts d’un papier rouge où défilaient des broderies magnifiques et étaient accrochés des tableaux de peintres célèbres. Le sol était en parquet poli et brillant. Le majordome les fit traverser le hall et monter les marches, recouvertes d’un long tapis rouge, d’un large escalier en face de l’entrée. Arrivé en haut de l’escalier, l’homme tourna à droite. La petite famille le suivit sans un mot, regardant autour d’elle les tableaux et les lanternes accrochés aux murs. Ils se trouvèrent devant une porte que le majordome frappa avant d’ouvrir.
Ce qu’ils virent était un vaste salon. Il y avait toujours le même papier, toujours le même parquet.
« Ah ! Merci, Kyo, d’avoir accompagné nos invités jusqu’ici. Vous pouvez disposer. »
Celui qui avait parlé était assis sur un grand canapé qui était visiblement fait de velours. Sa chevelure noire était parfaitement coupée, une raie nette parcourait la chevelure d’avant à arrière. Ses yeux bleus et limpides se montraient chaleureux et semblaient emplis d’une sagesse sans limite. L’homme avait rasé sa barbe, ne laissant qu’une fine moustache, ce qui donnait l’impression qu’il était jeune et plein de vie. Un costume noir flambant neuf habillait son corps élancé et une cravate tout aussi neuve était serrée autour de son cou.
A côté de lui était assise sa femme, qui souriait poliment aux invités, dont les grands yeux noisette enjolivés par un maquillage insistant les observaient et semblaient les déshabiller pour voir au-delà du simple corps, ce qui gêna Damase. Sa peau blanche révélait l’absence de rides, ce qui rendait la femme très jeune. Ses longs cheveux blonds étaient attachés en une queue de cheval qui venait se poser sur l’épaule droite et onduler jusqu’à la poitrine. La jeune femme était vêtue d’une longue robe de soie rouge décorée de rubans et de dentelles
Le majordome dénommé Kyo s’inclina avant de se retirer. Le couple se leva et invita du regard la famille à les rejoindre, ce qu’elle fit. Ils se serrèrent la main, se saluèrent. Le mari fit les présentations :
« Madame, Messieurs, voici ma femme Evelyn Fiona de Ylias et je me nomme Kassem Keith de Ylias. »
Les parents de Damase n’eurent pas le temps de répondre avant de voir une fillette s’approcher de ses parents. Le jeune garçon la reconnut aussitôt : c’était la naine, habillée d’une longue robes blanches ornées de rubans. Ses grands yeux bleus montraient une certaine excitation, des paillettes décoraient sa peau pâle. Ses cheveux blonds attachés en deux couettes par des rubans blancs tombaient sur ses épaules pour descendre bas dans son dos. Les lèvres roses et brillantes de la fillette se figèrent lorsque son regard croisa celui de Damase, puis le sourire s’effaça.
« Et voici notre fille Alyssa Evelyn Yukô de Ylias. »
Et vivent les prénoms multiples ! A quoi bon donner trois prénoms à quelqu’un alors qu’il n’en utilisait qu’un seul. C’était vraiment idiot. Ce fut au tour du père de Damase de faire les présentations :

suite prochain message

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Akari Mitsuko
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MessageSujet: Re: ~~Concour de texte 1~~   Mer 9 Mai - 15:23

« Je vous présente ma femme, Aïda Sanada, mon fils Damase Sanada et moi-même Dayu Sanada. Nous sommes enchantés de vous connaître. »
Kassem invita les parents de Damase à s’asseoir, tandis que Evelyn soufflait quelque chose à sa fille qui n’avait pas lâché le garçon du regard. Celle-ci marmonna quelques mots avant de faire signe à Damase de la suivre. Ce dernier hésita, regarda ses parents qui étaient déjà en pleine conversation avec Kassem, puis se résigna à suivre la petite qui l’emmena hors du salon.

Il la suivit dans un dédale de couloirs tous éclairés de lanternes, monta un escalier plus petit que celui du hall, puis arriva dans ce qui était visiblement la chambre de la fillette. Elle invita d’un geste le garçon à entrer, puis ferma la porte. Damase observait cette chambre qui devait faire au moins quatre fois la sienne. Un papier bleu ciel sur les murs où des dessins faits de la main de l’enfant étaient accrochés, un parquet peint en noir. A gauche de l’entrée se dressait une immense armoire dans laquelle devaient se trouver des dizaines et dizaines de vêtements. Sur le mur suivant se trouvaient plusieurs grandes boîtes en bois et des maisons de poupées. En face de Damase, un piano brillait contre le mur. La naine jouait de la musique ? A son âge ? Impossible ! A droite de l’entrée était un lit haut à la couette plus blanche que le papier et les nuages.
« Elle est belle ma chambre, hein ? fit Alyssa en passant devant Damase.
-J’avoue qu’elle est très belle. La mienne est misérabl… »
Il se tut en la voyant le regarder d’un air de reproche.
« Tu m’as mentie, hier, dit-elle calmement. Tu m’as fais mal avec tes boules. Et tes copains aussi. Tu es méchant… Vraiment méchant… »
Ces derniers mots furent noyés dans des sanglots. Damase se sentit honteux d’avoir provoqué ces pleurs. Il ne savait même pas qu’il irait chez la petite… Il aurait dû s’en douter. Sa famille était une des plus puissantes de l’empire. S’il avait su, il n’aurait pas failli à sa promesse et aurait inventé une excuse pour ne pas la bombarder le temps qui précédait la rencontre. Ainsi, elle n’aurait pas eu à pleurer devant lui.
Damase imagina l’enfant rentrer chez elle tête basse, s’enfermer dans sa chambre et s’affaler sur son lit pour pousser des sanglots. Il l’imagina ensuite dans les bras de son père, se plaignant qu’elle en avait marre qu’on l’embête et la harcèle. Il se sentit coupable. Il avait provoqué les pleurs de cette enfant. C’était sa faute.
Cherchant à se faire pardonner, il sortit un mouchoir en tissu de sa poche et le tendit à la fillette qui le regarda un long moment, cessant de sangloter. Le regard de celle-ci glissa lentement dans celui de Damase qui souriait. Elle regarda tour à tour le garçon et le mouchoir avant de saisir le tissu et essuyer ses larmes.
« Merci, murmura-t-elle.
-Je suis vraiment désolé pour ce que j’ai fait, s’excusa le garçon. Vraiment désolé… Je sais que c’est mal…
-Alors pourquoi tu veux pas arrêter ?
-C’est plus fort que moi… Chez moi, il n’y a pas de livres, pas de piano… Je n’ai rien à faire à part aider ma mère à entretenir la maison. Alors j’ai pris l’habitude d’embêter les gens. Ca m’amuse de les voir s’indigner et hurler des insultes, et ça m’aide à passer le temps. »
Il avait tout dit à Alyssa. Dans ces quelques phrases dites en plusieurs secondes, il s’était probablement autant confié qu’à ses amis pendant leurs quatre ans d’amitié. Il venait seulement de se rendre compte que la fillette n’était pas vilaine ni arrogante. Si elle rapportait, c’était uniquement parce qu’elle en avait marre qu’on la persécute. Pour la première fois, Damase la comprenait véritablement.
« Si tu t’achetais des jouets, dit l’enfant, tu pourrais t’occuper, tu sais ? Et si tu veux, tu peux demander à tes parents s’ils veulent te donner un piano ou un violon.
-Non… Nous n’avons pas assez d’argent…
-Ah… »
Oui, ah. Dayu Samada avait perdu son travail car son patron avait déménagé. Depuis, il n’avait pas pu trouver un bon métier à cause des temps qui devenaient de plus en plus difficiles.
« Mais tu peux te créer des poupées en bois, reprit Alyssa. Tu peux jouer avec les pierres sans les jeter sur les gens, faire de bonhommes de neiges, créer un ange de la neige… On peut jouer à plein de choses avec des objets qui ont l’air de servir à rien. »
Oui, elle avait raison. Mais Damase n’y avait pas pensé Quant à la poupée de bois, cela ne l’intéressait pas. Il n’était pas une fille. Il choisit de dévier la conversation :
« Tu veux bien me montrer comment tu joues du piano ?
-Oh oui ! »
La fillette se précipita sur son instrument, souleva le couvercle qui cachait les touches et s’assis sur le tabouret debout devant le piano. Damase s’approcha. L’enfant commença alors sa mélodie. Le garçon fut étonné par l’agilité de ses doigts qui actionnaient les touches et créaient ainsi une mélodie merveilleuse. C’était la première fois qu’il entendait un son si doux, si triste… Si c’était ainsi que les pensées d’Alyssa défilaient, elle devait être vraiment malheureuse. Il ne s’en voulut que plus de l’avoir harceler. La musique dura un long moment, mais s’arrêta trop tôt, trop vite. Lorsque la fille se retourna, elle pouvait voir un garçon à la tête baissée, les larmes aux yeux.
« Qu’est-ce qu’il y a ? » s’inquiéta-t-elle.
Damase redressa la tête, une larme coula le long de sa joue.
« C’est si beau… s’émerveilla-t-il. Comment… Comment tu arrives à jouer aussi bien ?
-Moi aussi, je m’ennuie… Et quand il ne neige pas, je n’ai pas beaucoup de choses à faire. Alors je joue de mon piano. J’ai appris toute seule à y jouer. Mais je sais quand même lire les partitions. »
Quand Damase lui demanda ce qu’était des partitions, elle s’étonna mais alla à son bureau et ouvrit un tiroir. Elle en sortit un dossier duquel elle retira une feuille qu’elle tendit à son compagnon. Ce dernier la saisit et la regarda. Bizarre. Il y avait des lignes droites et des formes qui se ressemblaient écrites dessus.
« C’est une sorte de langage qui permet de savoir sur quelle touche appuyer. » expliqua Alyssa.
Damase contempla un long moment la feuille qu’il tenait entre ses mains. Pour lui, un ignorant de première classe, son contenu était tout simplement merveilleux.

¤*¤*¤*¤*¤*¤*¤

« Non, les gars, j’ai pas envie de venir avec vous…
-Tu te dégonfles ou quoi ? »
Damase se trouvait dans une situation bien délicate. Il n’avait plus promis à Alyssa de l’embêter, mais il n’avait plus envie de s’en prendre à elle. Seulement, s’il le disait à ses amis, il voyait très bien comment cela allait tourner… Ils se moqueraient de lui. Il réfléchit à toute vitesse puis répondit :
« Non, mais ça m’emmerde de m’en prendre toujours aux mêmes… J’ai envie de changer, pas vous ?
-Moi, j’adore voir la peste pleurnicher ! répliqua Lievin.
-Ouais, seulement, elle n’a pas bronché la dernière fois… fit remarquer Morice.
-Quoi ?! Toi aussi ? s’exclama Boby.
-Non, s’empressa de répondre le rouquin. J’voulais juste vous dire qu’elle ne pleurnichera peut-être plus… ce sera plus drôle du tout…
-Ah merde, c’est vrai ça… » constata Lievin.
Damase esquissa un sourire. Sans s’en rendre compte, Morice avait tiré d’affaire non seulement lui, mais aussi la fillette.
Johad, qui était resté silencieux jusque là s’exclama en serrant le point :
« Et merde ! D’abord la vieille mégère, maintenant la gamine ! Franchement, ça me fait chier mais grave ! »
Sur ces mots, il frappa l’air de son poing.
« Désolé, les gars, mais j’dois rentrer… s’excusa Morice.
-Oh et merde ! grogna Johad. Moi aussi m’en vais ! On décidera de ça plus tard. De toute façon, j’ai bientôt cours. »
Cours ? Damase ouvrit des yeux ronds. Johad suivait des cours ? Lui ? Difficile à croire. Il était violent, appréciait beaucoup mener la vie dure aux gens. Mais suivre des cours…

¤*¤*¤*¤*¤*¤*¤

Ce fut donc seul que Damase passa son après-midi. Il ignorait ce que faisaient Lievin et Boby, mais il n’avait aucune envie de le savoir. Il voulait voir Alyssa. Cette petite était sympa, et elle pourrait ainsi l’aider à passer le temps… Lorsqu’il arriva devant la maison, elle était là, dans son jardin. Mais elle ne jouait pas et n’était pas en train de construire son bonhomme de neige. Elle était assise à même la neige, et pleurait. Sans réfléchir une fraction de secondes, Damase s’engagea dans ce lieu privé et s’approcha de l’enfant qui leva ses yeux bleus trempés de larmes. Il lui demanda d’une voix douce ce qu’elle avait.
« Ce sont… eux… sanglota-t-elle. Ils ont détruit mon… bonhomme de neige pendant que…j’étais partie aux toilettes… Ils m’ont lancé de boules…, et il y avait des cailloux dedans…
-Qui ça ?
-Ceux qui m’embêtaient avec toi… Tes copains… »
La colère monta en Damase. Instinctivement, il serra les poings, sentit une chaleur rageuse bouillonner en lui. Ils s’en étais encore pris à Alyssa ! Cette petite fragile, ils l’avaient encore attaquée ! Voyant que l’enfant le regardait, il força son calme à revenir, desserra les poings. Il était inutile de s’énerver, surtout devant une fillette de six ans… D’une voix qui lui sembla bien calme, il répondit.
« Je leur parlerai… Mais je ne peux rien te promettre. Je croyais qu’ils arrêteraient. »
Alyssa hocha la tête puis pleura de plus belle et se jeta presque dans les bras de Damase pour pleurer contre son torse. Le garçon, peu habitué à ce geste de la part d’un enfant, resta un moment immobile et muet de stupeur avant de serrer la petite. Il voyait bien qu’elle avait besoin de cela.

¤*¤*¤*¤*¤*¤*¤

Plusieurs années étaient passées. Alyssa avait compté quatre hivers. Elle avait fêté ses dix ans quelques semaines plus tôt. Elle était toujours persécutée par les gens et personne ne la protégeait. Ses parents avaient déjà essayé, lorsqu’elle était petite. En vain. Depuis, ils avaient abandonné, laissant la petite supporter les harcèlements. Brutalement furent terminés les histoires avant de se coucher, brutalement s’étaient estompés les « Je t’aime, mon cœur. » Son père s’occupait de l’organisation du village dont il était le dirigeant. Sa mère buvait et était tombée dans la dépression, ne faisant plus attention à sa famille.
Alyssa s’enfermait souvent dans sa chambre, jouant de son piano. Plus tard, elle voulait être pianiste. Seulement, lorsqu’elle avait confié son projet à sa mère, elle s’était contentée de dire que c’était très bien, d’un ton qui n’y était pas du tout. La jeune fille avait abandonné. Tant pis pour sa carrière. De toute façon, elle savait qu’elle finirait comme sa mère : à boire de l’alcool et rester avachie sur un canapé ou dans un lit. Alors à quoi bon se donner de la peine ? Personne ne se préoccupait plus d’elle.

Sauf Damase. Elle s’était rapprochée de lui. Elle aimait se serrer contre lui pour se sentir en sécurité. Il était le seul à se préoccuper d’elle, le seul à la protéger dès que quelqu’un lui faisait du mal. Il était capable d’aller jusqu’à se battre pour elle, elle l’avait vu de ses propres yeux, muette. Elle aimait son fort caractère et la douceur qu’il employait envers elle. Lorsqu’elle se sentait mal, il lui caressait les cheveux en murmurant tout bas « Ca va aller, tu verras… ». Il savait quoi dire pour remonter le moral de la jeune fille lorsqu’il était au plus bas. Elle aimait tout chez lui, même si elle ne pouvait s’empêcher de frissonner de peur lorsqu’il était sur le point de se battre avec autrui.
Quant à lui, il aimait le piano. Il demandait souvent à entendre une mélodie. Jamais il n’arrêtait de dire à quel point la musique était merveilleuse. Alyssa se sentait toute fière chaque fois qu’elle jouait devant lui.

« Je t’aime. »
Trois mots. Trois mots qui coupèrent le souffle à Alyssa. Elle se rendit compte à quel point cela était étrange et différent de les entendre de la bouche de Damase. Elle esquissa un large sourire et répondit :
« Moi aussi, Damase. Je t’aime beaucoup. Je t’aime plus que tout. »
Et ce fut ce moment qu’il choisit pour lui dévoiler un problème important : le point de vue des autres. Ils avaient trois ans de différence. Les gens n’apprécieraient sans doute pas de savoir qu’un garçon de treize ans et qu’une fille de dix ans s’aimaient. La différence d’âge était considérable pour eux.
Alyssa resta muette, sous le choc. Elle savait ce que cela voulait dire, mais repoussait l’idée le plus loin possible. Elle ne voulait pas savoir ! Elle aimait Damase, et rien ne devait plus compter, pas même l’ivresse de sa mère ni les persécutions des garçons… Elle ne put retenir des larmes qui se mirent à couler le long de ses joues, silencieusement. Aucun sanglot ne les accompagna. Le garçon la serra contre lui et lui murmura une nouvelle fois les trois mots à son oreille. La fillette pleura contre lui.
« Je ne veux pas te quitter… gémit-elle.
-Ne t’inquiète pas, la rassura-t-il, ce n’est pas ces minables qui vont nous séparer. »
S’il le disait… Elle ressentit tout à coup la peur. La peur de voir Damase mort dans la neige, à cause de gens qui n’accepteraient par leur amour. La peur de voir Damase s’éloigner, tiré par ces monstres. La peur de le quitter, tout simplement.

¤*¤*¤*¤*¤*¤*¤

La neige avait fondu à une vitesse vertigineuse, la température montée en flèche. En quelques jours, elle atteignait les 30°C. Alyssa avait rapidement dû abandonner ses manteaux, bonnets, gants et écharpes. Elle se demandait comment un changement aussi radical du temps était possible, car c’était la première fois qu’elle voyait cela.
Ils étaient assis à l’ombre d’un arbre lorsqu’elle demanda à Damase s’il avait une idée de ce qui se passait. Celui-ci baissa la tête. La fillette jugea cela comme mauvais et se mordilla légèrement la lèvre inférieure.
« Qu’est-ce qu’il y a ? » demanda-t-elle.
L’adolescent gardait la tête baissée et ne répondait pas. Alyssa passa sa main sous le menton masculin et le souleva lentement. Lorsqu’elle plongea son regard dans celui de Damase, elle fut surprise d’y voir des larmes et d’y lire une tristesse.
« Je dois te le dire… » commença-t-il.
Mais il marqua une pause. Une larme roula lentement sur sa joue. Le cœur de la fille accélérait l’allure au fur et à mesure que le temps passait. Elle ne put s’empêcher de s’impatienter :
« Me dire quoi ?
-Je vais partir. »
Alyssa ouvrit des yeux ronds. Partir ? Comment ça, partir ? Se séparer ? Ne plus se revoir ? Non, ce n’était pas possible. Ca ne pouvait pas être possible. Damase déglutit avec peine et continua.
-Mon père a trouvé un travail intéressant, mais nous devons déménager.
-Un travail ? Quel travail ? questionna Alyssa.
-Ca concerne un autre monde qui serait la cause de… de ça. »
D’un geste, il montra le ciel bleu et le soleil brûlant.
« Un autre monde ? »
La préadolescente se montra vaguement intéressée. Elle avait déjà lu des histoires qui parlaient de mondes parallèles, mais n’avais jamais su que cela pouvait être vrai.

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Dernière édition par le Mer 9 Mai - 15:30, édité 1 fois
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Akari Mitsuko
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MessageSujet: Re: ~~Concour de texte 1~~   Mer 9 Mai - 15:24

« Oui, répondit Damase d’un air malheureux. Il paraît qu’il y avait une sorte de générateur qui maintenait l’équilibre. Ce générateur s’est éteint. Mon père, ainsi beaucoup d’autres, a pour mission d’aller dans l’autre monde et de remettre le générateur en marche. Ma mère et moi ne pourrons pas aller dans l’autre monde, mais elle tient à ce que nous soyons près d’un passage, d’une Porte. »
Alyssa put retenir ces choses qui lui semblaient intéressantes. Elle était curieuse. Puis, si elle faisait des recherches, peut-être aiderait-elle le père de Damase… qui allait partir. Partir… ! Le mot résonna dans la tête de la fillette qui ne put s’empêcher de pousser un sanglot. Dans un élan d’affection, le garçon la saisit entre ses bras et la serra contre lui. Elle ne put s’empêcher de pleurer, poussant des sanglots de désespoir. Elle ne voulait pas le quitter ! Rien ni personne ne devait jamais les séparer ! Jamais ! C’était injuste, tout simplement. Et dire que, une semaine auparavant, Alyssa avait pensé à l’éventualité de voir leur amour brisé par une séparation, un départ. Elle n’aurait pas dû y penser. C’était de sa faute, de sa faute uniquement.
Damase et elle se serraient dans leurs bras et pleurait sans ajouter le moindre mot. Une odeur de transpiration se faisait sentir, mais cela n’avait pas la moindre importance pour la jeune fille qui ne voulait pas quitter Damase. Pour elle, c’était la dernière chose qu’elle devait faire, la dernière.

Elle ne savait pas combien de temps était passé. Quelques minutes, ou bien une heure ? Quoiqu’il en fût, elle souhaitait qu’il s’arrêtât, ce temps. Que chaque seconde s’éterniserait, que l’instant où ils se sépareraient ne viendrait jamais. Seulement, le destin ne l’avait pas décidé ainsi. Une voix lointaine se fit entendre. Cette voix… Alyssa aurait bien voulu tuer son propriétaire.
« Damase ! Nous devons partir ! »
Elle serra les dents tandis que Damase la repoussait lentement. Elle voulut se battre pour rester auprès de lui, mais elle fut bientôt séparée de lui. Damase l’observa un long moment de ses yeux rougis par les pleurs. Il leva la main et la plaça ouverte sous son menton, les doigts dirigés vers la jeune fil